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sujet; INTRIGUE # 1 ►chasse à l'homme

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   Intrigue#1
   La cérémonie d'ouverture

J
e perdais progressivement la notion du temps. Je n'aurais su dire le nombre de minutes, de secondes écoulées depuis mon entrée dans le labyrinthe. Mon esprit, auparavant préoccupé par l'incident certain durant la présentation des créatures aquatiques, n'était maintenant focalisé que sur les voies étroites, le sol terreux et l'horrible silence confiné entre ces murs. Au loin, j'entendais les applaudissements, les acclamations, les injures même. Mais tout semblait loin, en-dehors de la réalité, les échos ne m'atteignaient qu'avec une grande difficulté. La solitude me frappa de plein pied alors que je ralentissais ma course. Je sentais mes mollets se remettre en état de marche sans grande douleur. Le camp d'entrainement, je venais presque d'en sortir. Et ce qu'on y vivait là-bas, n'était en rien égal à ce labyrinthe. C'était pire. Vraiment plus douloureux et stressant. Je contrôlais au maximum ma respiration alors que mon regard oriental scrutait l'horizon, quels mystères et autres créatures pouvaient bien se terrer ici ? Qu'allais-je croiser ? M'en sortirais-je vivante ? Pour cela, il ne fallait pas que je lutte contre les chasseurs. Ce n'était pas eux mon ennemi, non, mes ennemis étaient les autres rebuts. Eux, devaient mourir. Je, devais survivre. Il n'y avait qu'un seul gagnant dans ce jeu funeste. Alors si-tôt que je rencontrerais un chasseur, je ne me débattrais pas, j'accepterais et je l'accompagnerais jusqu'à la plaine. C'était comme ça que j'allais gagner, et non pas en me rebellant contre mon seul moyen d'atteindre la victoire. Non pas en ma rebellant contre ceux qui avaient été toute ma vie mes alliés. Je me remis à marcher, la paume de ma main caressant la parois droite du labyrinthe. L'on m'avait toujours appris que l'on trouvais la sortie en ne lâchant jamais la paroi droite.  

L'espace de quelques instants, je réussis à attraper les dires des quatre rebuts derrière moi, je n'aurais su dire à quelle distance mais leur plan était stupide, ou pas tellement que ça. Mais si, très stupide. Les baguettes ne leur obéiraient pas, du moins pas convenablement et ils risquaient leur vie plus qu'autre chose à décider de s'unir pour se battre contre des Mangemorts. Mais je cessais immédiatement de m'inquiéter pour eux lorsque l'évidence me frappa de plein fouet. C'était quatre concurrents en moins. Oui en moins, car je doutais fortement qu'ils n'atteignent la plaine. Alors je repris ma route, filant entre les allées, respirant doucement pour me calmer et avoir un semblant de maîtrise sur la situation. Un temps indécis s'écoula avant que le silence pesant du labyrinthe ne laisse échapper des bruits de pas. Ne m’arrêtant pas, je déterminais tout de même qu'il ne s'agissait pas d'un être bipède. Oh non, c'était un animal. Gros de surcroît. Puis soudainement je compris d'où provenaient les souffles, les pas. Je me retournais sans attendre et vit apparaître devant moi la silhouette imposante d'un loup dont la couleur de charbon n'augurait rien de bon. Je n'avais pas peur des loups, il suffisait de savoir les mater. Mais lui...non...non ce n'était pas un loup. "T'es qui toi ? Pour ne pas oser chasser sous ta vraie forme, hein ?" oui je le bousculait dans mes propos, je voulais voir si il était de ceux qui étaient chargés de nous capturer. Et si c'était le cas, et bien qu'il me capture, qu'il nous emmène jusqu'à la plaine pardi ! Que tout ce cirque finisse vite.   
WILDBIRD
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FONDA • tomorrow's a mystery
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‹ inscription : 13/09/2013
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Alors que les rebuts s’appliquaient à prendre leurs repères, les spectateurs, de leurs sièges, étaient témoins de leur regroupement et de leur tentative d’élaborer une stratégie valable, par le biais du nuage-écran qui recouvrait l'enceinte des murailles osseuses. L’effort était louable – mais vain, car offrir aux proies la possibilité de s’unir contre l’ennemi eût été une trop grande preuve de clémence de la part du comité.

Un vent désagréable s’éleva à travers les couloirs du sombre labyrinthe, enclenchant les pièges jusque-là inertes, animant les murs et arrachant un grondement sonore aux remparts ébranlés. Peu soucieux des groupes formés, des espoirs évoqués, des objectifs fixés, les cloisons ensorcelées coulissèrent, étonnamment vives en dépit de leur épaisseur ; certaines se fondaient à d’autres, disparaissaient sous terre, d’autres s’en extirpaient bruyamment, surgissant brusquement sous les pieds incertains des proies ayant pénétré à l’intérieur et les forçant à se déplacer de façon aléatoire. Désormais, le lourd nuage qui surplombait la scène offrait des images plus nettes que jamais : les choses sérieuses commençaient.

Les règles:
 

ZONE NORD
Loup de Lancastre
Rodrigue P. Holmes
Teresa C. Grimaldi
Daphné Greengrass
Katie Bell
Susanna P. Carrow
S. ''Chav'' Paternoster
June Winchester

EST
Cillian A. Runcorn
Loki M. Greyback
Henry Wilkes
Emrys L. Atkins
Astoria Greengrass
Ysolde Yaxley
Ginevra Weasley

SUD
Lysander Selwyn
Luna Lovegood
Lavande Brown
Vincianne de Lancastre
Beatrix P. Carrow
Shae L. Burke
Akëla Joo Hee

OUEST
Simon Rosier
Rodrigue P. Holmes
Morgana Ives
Gabriel Nicholson
Vyk Hawkstone
Reaghan I. Phillips
Hannah Abbot
Julian H. Summerfield
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Se débarrasser d’Octavius Yaxley ne fut pas une mince affaire. Mais comme tout homme haut placé qui se respecte, ce dernier avait ses petites habitudes qui n’étaient pas passées inaperçues aux yeux de Vyk. Une vie réglée comme du papier à musique. En étudiant attentivement l’emploi du temps organisé de ce mangemort, le Gryffondor était parvenu à s’emparer de quoi pouvoir prendre son apparence. A l’heure actuelle, une puissante potion soporifique maintenait le Yaxley profondément endormi, dans son manoir. Une grimace étira les traits déjà ridés de ce visage derrière lequel se cachait Vyk : à son réveil, le mangemort accusera certainement ses domestiques, dont son elfe de maison. Ils seraient punis, pour une faute commise par Hawkstone. « Que vous arrive-t-il Yaxley ? Est-ce la vue de votre progéniture ratée qui vous crispe à ce point ? » Sans avoir besoin de jouer la comédie, Vyk tourna vers son interlocuteur mangemort un regard furieux. Il fut sur le point d’adopter une répartie indigne d’Octavius, heureusement, juste à temps, il se ravisa. A sa différence, le père Yaxley n’aimait pas Ysolde. « Est-ce, chez vous, une tradition de vous tromper si régulièrement ? Une coutume, peut-être ? » Le regard outré que le mangemort lui renvoya poussa Vyk à continuer sur sa lancée. Voilà même qu’un sourire mauvais étirait ses lèvres : « Car oui, cher ami, vous vous trompez. Je trépigne d’impatience à l’idée de voir ma bâtarde de fille s’engouffrer dans ce labyrinthe. Et Merlin sait que j’espère fortement qu’elle n’en sortira pas vivante. » Ses propres paroles eurent le don de le dégoûter. C’est pourquoi, Vyk se leva aussitôt, afin de s’éloigner de son présumé collègue mangemort, abandonnant ce dernier sur ces mots bien amers. Le sorcier quitta les gradins, et il trouva rapidement le groupe auquel il avait été assigné pour la chasse d’Halloween. Il fut déçu de voir Ysolde Yaxley se diriger à son opposé, adressant au passage une dernière prière silencieuse pour qu’il ne lui arrive rien de grave. Mais Vyk ne se faisait pas vraiment de soucis : l’assistance grouillait d’insurgés, qui étaient tous motivés par un seul et même but : libérer les rebuts.
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11738
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t4710-draco-there-s-a-hole-in-my-so
Les Chasseurs furent nommés, regroupés par lots que l’on pourrait qualifier de tout sauf de gagnants, puis conduits jusqu’aux entrées qui les concernaient. La tâche fut rapide, bien que les mines étaient sombres – si les uns jubilaient, les autres courbaient simplement l’échine en exécutant le rôle que l’on attendait d’eux et les derniers se concentraient pour affronter dans le meilleur état d’esprit possible les tâches à venir. Une fois certain que les six sorciers qu’il guidait se soient bel et bien engouffrés à l’intérieur, Draco se permit de souffler. La nausée le taraudait encore, due au sang qui maculait sur son visage, sur sa tenue, fine couche qui se craquelait en séchant. Alors que le Dragon d’eau avait été évacué, les restes de la créature qu’il avait éventrée et vidée de son liquide vital iraient croupir dans l’eau saumâtre accumulée çà et là dans le labyrinthe, de ce que Malfoy avait entendu dire. Les messes basses de sa tante et de son père, surpris au détour d’un couloir et semblant finalement trouver un terrain d’entente après tant d’années ponctuées par des relations tendues, laissaient à croire qu’outre les lambeaux de chair épars grouillaient sous les terre des Inferis qui seraient réveillés tôt ou tard. Soit. Il n’enviait clairement pas ceux qui pataugeraient dans la mélasse – moins encore ceux qui auraient la malchance d’y goûter. Déjà saturé de cette nuit qu’il espérait voir devenir plus calme à présent, le jeune homme se dirigea jusqu’aux tentes, où attendaient sagement un nécessaire qui leur permettrait à effacer toute trace du carnage auquel ils venaient de participer, des tenues de rechange prévues par leurs soins, des multiplettes – bref, tout ce qui pouvait convenir à un spectateur soucieux de ne rien manquer du redoutable spectacle à venir. Well, au terme de cette escale il ne lui resterait plus qu’à s’appliquer à prétendre qu’il ne venait pas de voir des mâchoires claquer autour du corps désarticulé de l’une de ses collègues au Ministère. De l’une de ses supérieures hiérarchiques, par ailleurs.

Une fois apprêté, il chercha du regard Roman et Maksim sans parvenir à les apercevoir au premier abord. Il avait ouïe dire cependant que, si l’un s’était naturellement présenté avec sa fiancée, le second avait délaissé son épouse le temps d’une soirée pour se parer des charmes de Lucrezia Rowle. Aussi le blond reprit-il la direction des tribunes, passant de l’une à l’autre, saluant aussi brièvement que possible des connaissances tout au long de son trajet, jusqu’à parvenir aux côtés de la silhouette recherchée. Au passage, il échangea quelques mornilles contre deux coupes d’Hydromel. Il se doutait que voir trépasser un serpent, si agressif et informe soit-il, ne serait pas le passage le plus agréable de la soirée de la fourchelang. Pansy, sans doute, s’inquiéterait quelque peu de ne pas le voir revenir immédiatement, mais il comptait rester à ses côtés jusqu’au prochain rappel une fois qu’il aurait croisé les rares visages qui lui importaient. « Charmant lancement, n’est-ce pas ? » ironisa-t-il en rejoignant la jeune femme et en lui tendant l’une des coupes, avant d’aborder un terrain nettement moins déplaisant. « J’espère que Maksim ne m’en voudra pas de l’avoir devancé auprès de sa compagne. S’il se plaint, tu lui rappelleras pour ma défense que je ne pouvais profiter de ta compagnie que quelques instants, tandis qu’il en bénéficiera une bonne partie de la soirée. » Flatteries légères, sourire agréable, conversation sans conséquence – ou comment nier farouchement l’atrocité des minutes précédentes. Mine de rien, c’était sa façon de dissiper les potentielles inquiétudes de Lucrezia à propos des tâches attribuées aux membres de la sécurité, bien qu’ils n’aient aucune idée de ce qui les attendait ensuite. Alors qu’il s’autorisait à  rester quelques instants de plus à ses côtés, attendant de recroiser les deux hommes dont il avait été séparé précédemment, son regard dériva sur la foule en quête de la chevelure brune et familière de Susanna, qu’il n’avait plus vue depuis des jours (depuis la débâcle au restaurant, à vrai dire). Etrangement, elle n’était pas à sa place : il n’y avait que deux sièges vides là où se situait son cousin – le fils Crouch, qu’il connaissait peu.

Des glapissements surpris tirèrent Draco de son observation ; il releva les yeux vers le nuage qui surplombait les lieux. Et se figea. Sur fond de désert glacé, une armada de ce qui semblait être des épouvantards se découpait sous la forme des pires peurs des malheureux ayant croisé leur route, mais là n’était pas le problème. Le jeune homme avait vaguement conscience de voix autour de lui, de regards tournés dans sa direction, de chuchotements fébriles – et pour cause : devant ses yeux apparemment neutres et inexpressifs se dessinait, en premier plan, une jeune femme qu’il lui semblait vaguement avoir croisée plus tôt ; elle s’adressait à ce qui devait être son cauchemar – lui-même. Lui, raide et haineux, encerclé par les bras de Susanna. S’il était déjà perturbant de voir cet étrangère considérer leur semblant de couple comme la pire de ses craintes, le tableau ne fut complet que lorsque s’y ajouta la silhouette de Wyatt Greengrass. Son esprit ne voulait pas assimiler ce qu’impliquait cette vision incongrue. C’était trop inattendu, trop… – mais ce petit corps inanimé dans les bras de la jeune femme n’était-il pas la représentation imprécise et mortifère que pouvait se faire une mère n’ayant pas vu grandir son fils, une mère dont le dernier souvenir était celui du poupon à l’agonie ? Livide, le jeune père se redressa sans même s’en rendre compte. Ses lèvres s’entrouvrirent en direction de sa voisine sans qu’un mot ne s'en échappe ; se refermèrent, toujours muettes, et il secoua la tête pour tenter d’ordonner ses pensées sans parvenir à s’arracher de ce vague état d’incompréhension et de choc. Il s’extirpa de la Tribune d’un pas d’abord maîtrisé, puis de plus en plus vif, ses membres tremblant presque sous le coup de l’adrénaline brut qui se répandit dans ses muscles alors que les faits prenaient sens : c’était Astoria. C’était Astoria. C’était l’instant qu’il avait attendu trois années durant et, alors qu’il se dirigeait vers la tribune des organisateurs et du Magister pour plaider sa cause et obtenir l’autorisation de s’introduire dans le labyrinthe, il se demanda pourquoi maintenant. Pourquoi ici, dans de si terribles circonstances et sous les regards assoiffés de drame de la quasi-totalité de la communauté sorcière.

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.


Dernière édition par Draco Malfoy le Mar 11 Nov 2014 - 18:34, édité 1 fois
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Il a envie de sauter dans l'arène pour sauver Ysolde. Les regards frénétiques qu'elle lui jette à répétition le font de plus en plus douter des liens qui unissent la rebut et sa maîtresse. La véritable Siwan n'aurait pas laissé la blonde s'aventurer dans ce coupe-gorge, c'est certain. Il ne peut cela dit plus reculer, tout comme il ne peut pas décider d'aller chasser, tout bonnement, vêtu ainsi. Heureusement, Roman est parti à ses occupations de sécurité et il a désormais moins à gérer son corps, ses émotions. Il n'est pas là pour le scruter.

Le combat opposant le Selma et le Dragon d'eau se termine enfin et le véritable « spectacle » commence, quoique celui de tous les responsables de la sécurité en train de se démener pour tout mettre en place est divertissant. La voix du présentateur retentit pour souligner la nature des armes données aux rebuts, soit des baguettes de chez Ollivander. Tous les regards se tournent vers lui et il prend une moue contrite, furieuse, appuyant d'un signe de tête les dires du présentateur. Oh oui, voyons, elle est furieuse, la Siwan, blessée dans son orgueil et son honneur. Blessée dans le fait qu'on ait volé des baguettes, certes, mais encore plus qu'on ait osé les modifier. Elle est pourtant là, fière, présente, prête à assister à ce carnage – puisque c'est bien ce qui est annoncé, la mort de la plupart des participants. Enfin, ça, c'est ce qu'il veut bien faire croire jusqu'à ce que ses yeux marron se posent sur une silhouette maigre, pâle, dont il peut voir le visage brièvement.

C'est le petit.

Davius ouvre la bouche, abasourdi, et se lève brusquement pour s'étirer de toute la hauteur de Siwan Ollivander sur talons pour tenter de mieux voir les rebuts qui s'apprêtaient à entrer dans le labyrinthe. Il n'a pas rêvé. C'est bien Sam. C'est bien son gamin. Son loupiau. « Vous me cachez la vue, miss. Une voix inconnue gronde dans son dos. Il se retourne et foudroie la personne du regard, un homme à la moustache généreuse. Si vous vouliez mieux voir, vous n'aviez qu'à aller dans l'arène. »

Il quitte la tribune avec précipitation, vacillant sur ses hauts talons, et se jette à peu près sur une vendeuse de Multipliettes, lui arrachant presque des mains son bien avant de lui balancer ses Gallions au visage avec aucune grâce. Le nuage-écran ne lui donne pas ce qu'il veut. Il réussit à se rendre jusqu'à l'extrême barrière de la tribune, bousculant quelques sorciers au passage, et s'y plante fermement en enfonçant les Multipliettes contre son beau visage déformé par l'anxiété. Il cherche. Il repère vaguement Ysolde, isolée au milieu des flammes, mais ce n'est pas elle qu'il cherche. « Où il est, ce petit... » Il marmonne un juron en gallois, sans se soucier de l'incongruité de ce commentaire dans sa bouche actuelle. Le petit est vivant. Et il est mieux de le rester jusqu'à la fin. Au moins jusqu'à ce qu'il foute le bordel dans ces estrades.
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L
e glapissement monstrueux éventre l’atmosphère devenue lourde, grondements dantesques résonnant jusqu’aux fondations de chacun, et lorsque enfin la carcasse d’écailles se meut pour ne demeurer qu’un amas de chair reptilienne faisandée, c’est une bruine carmine et capiteuse qui s’abat sur les lieux du crime. Poisseuse, l’hémoglobine dégueule sur les faciès ahanés qui trépassent, s’indignent, s’exclament en l’euphorie libérée par la barbarie nouvelle tandis que mon bras retombe et que j'enserre la baguette percluse en ma paume. Plus exalté que prostré dans les relents éveillés à l’âme, je contemple, immobile, expire les quelques souffles avortées que ma poitrine contient encore. Sous la cage osseuse et le thorax rudement sollicité, je le sens battre, battre, et battre encore. Forcené ennemi, mon coeur pompe et me sèche pour diffuser sous l’aplat de veines gonflées ce Mal qui ronge. Plénitude funèbre. Il y a le parfum de mort et cette fragrance pestilentielle qui inondent chaque sens ; jusqu’au gosier, je déguste la liqueur ferreuse du Selma qui exsude chaque ride, chaque trait un peu trop marqué du museau Dolohov. Je me sens néophyte, oréade dans les méandres d’un tableau magique et ombragé. Ainsi repeinte au sein des immondices primaires, souillée des crasses putréfiées de ses comparses, la Bête se sent enfin chez elle.

Et grisé je m’étire, gomine les anglaises toujours visqueuses jusqu’à l’arrière du crâne tout aussi fleuré de sang. Il me faut quelques secondes pour recouvrer la motricité habituelle et fluide, dégager les derbies des vases qui me lovent et menacent de m’engoncer aux terres enduites des Arts de Faucheuse.
Un coup d’œil miré sur le dos Malfoy que je vois s’éloigner.
Un sifflement adressé aux factions endiablées.
Mes phalanges sanguines essuyées à même le tissu du veston, pour ce que j’en ai à foutre.
Puis je décampe.

Si l’apparat macabre ne dégraisse en moi que quelques sentiments de confiance ou de bien-être, je ne sais retenir un sourire aux prunelles horrifiées se posant sur ma barbaque. Ainsi l’horreur et sauvagerie humaines ne les divertissent qu’à supposer qu’elles soient propres et bien encadrées ? Connards. C’est agacé que je guide les proies jusqu’aux entrées leur étant réservées, alors, non sans leur épargner quelques appréhensions puisqu’il me plait, soudain, de guigner les lueurs apeurées aux pupilles de pauvres pions. « En file, pressez-vous. J’ai pas toute la journée. » L’entreprise se révèle sans encombre, les mines se terrent et il n’y a plus de place pour rien sinon la frénésie de voyeurisme. Un abruti s’essaie bien, dans l’entrée d’à côté, à décamper, mais ce ne sont que le coude de mon collègue encastré à la mâchoire et quelques larmes qu’il récolte en pénitence.

La chair fraîche engloutie par les remparts affamés du labyrinthe, il ne me reste bientôt plus qu’à rejoindre les tentes réservées au personnel de sécurité ; deux tenues y trônent, c’est que l’un de mes deux acolytes y est passé plus tôt. Asservi, j’enfile l’une d’entre elles sans plus réfléchir et y trouve, en les poches intérieures, le nécessaire pour une toilette dont la perspective m’ennuie foutrement ; l’idée de décanter le malaise aux gradins mondains m’effleure et c’est la bienséance, les ordres erronés, surtout, qui me dissuadent de jouer les abrutis, me forçant à récurer chaque parcelle d’épiderme avec minutie pour mieux me présenter aux yeux de la foule. En son sein, beuglant aux gradins que je juge bien trop absorbés par les écrans nuageux, j’aperçois Ivory, comme lovée de sa plus grande propension à festoyer. La belle piaffe à son comparse quelques palabres ou jargons indignes de son rang, l’exaltation d’un possible divertissement à venir sans doute, et mes commissures se fendent en un demi-sourire excédé ; il demeure au moins ici quelqu’un qui s’assume et ne joue aux faux-semblants.

Ballade écourtée, c’est sans mal que je parviens à recouvrer mon siège depuis la glèbe ; l’imposant Daeva me toise de son assise et aux mines dégoûtées de ses voisins l’entourant, je m’esclaffe, poings soudain plongés dans mon pantalon de laine. Un sourire à la délicieuse Lucrezia qui me semble contrariée, et que je rejoins aux estrades, non sans me repaître d'une certaine appréhension. C'est tout en m'asseyant que je dégoise, mal à l'aise : « Désolé pour... enfin vous savez, le Selma. » Après tout, je détenais une responsabilité dans la mort du monstrueux reptile.



Dernière édition par Maksim Dolohov le Mar 11 Nov 2014 - 23:58, édité 1 fois
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La fête d’Halloween, une vaste blague selon moi. Pourtant, même si je n’avais pas la moindre envie d’assister à ce spectacle navrant, c’était mon devoir. Cette chasse n’avait rien d’humain et elle m’écœurait au plus haut point même si cela faisait des semaines que je disais l’inverse lorsque je croisais un collègue ou “ami” qui m’en parlait. Il faut dire que les préparatifs avaient occupés beaucoup de monde. Le ministère avait eu besoin de renfort et il m’était impossible de dire non. Employée à la préparation des enchères, on m’avait demandé de donner un coup de main à la préparation des rebuts qui participeraient. Une fois fait, je n’aurais plus qu’à m’occuper des propriétaire de rebuts, m’assurer qu’ils étaient heureux de leurs acquisitions et des sponsors qui devaient être traités comme des rois. Je pris une grande inspiration en pénétrant dans cette tente où tout le monde s’agitait auprès des rebuts qu’on allait dans peu de temps balancer dans un labyrinthe et chasser comme du vulgaire bétail. Comment pouvais-je les préparer à ça ? Je les connaissais tous, des plus virulents aux plus craintifs et c’est vers ces derniers que je m’orientai. Tentant au mieux de les soutenir sans que cela ne soit visible. Au moins, j’avais la décence de ne pas leur dire qu’ils avaient de la “chance” d’avoir été choisi par tel ou tel maître et d’être ainsi envoyé à l’abattoir ... Non, je me contentais de jouer mon rôle silencieux. Le couperet tomba, pile à l’heure, les rebuts entrèrent dans l’arène. J’étais la dernière à quitter la tente de préparation, en profitant pour voir quels étaient les sorciers qui allaient chasser chacun de leurs côtés. Grâce aux divers préparatifs, les spectateurs pouvaient voir ce qui se déroulait à l’intérieur du labyrinthe, les premiers cris, les premières angoisses. J’avançais en observant le visage des rebuts, je n’avais pas vu Roman Travers non loin de moi et je le bousculai légèrement. Veuillez m’excuser, monsieur Travers. J'observai Draco et Maksim et leur adressai un signe de tête courtois accompagné d’un Messieurs avant de retourner mon regard sur Roman . La chasse semble démarrer rapidement. Un rebut semblait déjà vouloir qu’on l’attrape, un bon moyen d’en finir rapidement ... courage ou folie, la frontière est ténue. Vous ne chassez pas, monsieur Travers ? Etes-vous satisfait de votre rebut ? Je ne l’ai pas vu dans la liste des participants ...Contrairement au rebut de Siwan Ollivander, sa fiancée, qui semblait se démener. Maintenant, les deux hommes étaient partis chacun de leur côté et Roman allait sans doute prendre le chemin des gradin, lui aussi. Une odeur pestilentielle me parvenait, j’avait loupé une partie de l’entrée en scène de cette macabre comédie... Je tentais donc de comprendre ce qui avait pu se passer en mon absence.
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Comme à son étrange habitude, Nhÿx n’arborait que cet air détaché, cette neutralité insatisfaisante. Pourquoi était-elle ici ? Elle-même ne cessait de se poser la question, encore et encore. La chasse à l’homme était pour elle le plus ignoble des supplices, guère mieux que la chasse à l’animal. La vente de rebuts l’avait déjà mise mal à l’aise, incapable de supporter cette régression de l’être humain, mais cette vaste plaisanterie ? Immondice. Elle avait beau être portée sur la magie noire, être capable de ce que l’on appelle ignominie, n’en demeurait pas moins encore humaine. Rien de tout cela n’avait de sens. Mais la voilà, qui déambule à travers la foule, neutre, ne laissant aucune émotion traverser ce masque qu’elle arbore depuis son plus jeune âge et qui ne laisse jamais rien présager de bon, finalement. Ses prunelles céruléennes observent, détaillent ses pairs, glissent sur différents visages qu’elle reconnaît vaguement, mais dont elle n’a certainement pas prit le temps d’apprendre le patronyme par cœur. Futilité, la belle ne vit pas assez avec les vivants, et l’on pourrait y reconnaître certainement une marque de son frère de changer cela. Elle avance, quelques pas, observe le labyrinthe de ce qu’elle peut en capter, réfléchit sans même s’exprimer, repart dans la bonne direction. Elle ne tient à qu’à rejoindre Lucrezia et Maksim qu’elle sait non loin d’elle. Et alors qu’elle continue d’avancer, des cris lui parviennent enfin, synonyme des premières festivités macabres. Et elle n’ose, elle n’ose tourner le regard en direction de leurs provenances. Certainement à sa droite, un peu plus en retrait, mais elle ne cèdera nullement à cette impulsion, pas maintenant.  Et avance, se laisse porter, jusqu’à rejoindre les sièges où se tiennent son frère et sa compagne du moment. Pas son épouse, mais une partenaire, et son amie. « Veuillez pardonner mon retard. » Glisse t’elle avant de prendre place aux côtés de Lucrezia, accordant de même un salut envers le reptile qui l’accompagne et dont la cadette Dolohov n’a semble t’il, jamais craint la présence. « Entreras-tu là-dedans ? » laisse t’elle échapper en direction de son aîné, non sans cacher le minimum de dégoût que cela lui inspire.
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Intrigue #1


L’hydromel entre tes mains, tu observes la tignasse blonde si familière après l'avoir remercié. Malfoy. Petit frère sans l’être. Tension inexplicable. Votre relation n’était plus ce qu’elle fut. Pourtant il était là, rompant ta solitude. « Charmant lancement, n’est-ce pas ? » Sans doute ton manque d’expressivité témoigna-t-elle de ton caractère inchangé mais d’un laps de temps surtout plus maîtrisé. Il t’avait connue dans de plus sombres heures. « Digne du Magister. » réponds-tu simplement. Que dire ? Tu ne pouvais accuser le lord d’une aversion envers les reptiles, au contraire. En revanche il savait se servir des représentations, des symboles, et quoi de mieux que les Selma ? Même si tu en déplorais le sacrifice. En temps de guerre, tout était sacrifiable. Lorsqu’il évoque Maksim, tu ne peux retenir une esquisse de sourire en coin. « La gazette va s’en donner à coeur joie. Deux hommes en si peu de temps. » Avec lui, tu étais capable d’humour. Tu le connaissais depuis si longtemps. Et ta confiance aurait été aveugle si le jeune homme ne s’était pas montré quelque peu mordant dans tes périodes les moins glorieuses. Banalités d’usages, discussions légères. Tu tentes de ne pas montrer que tu t’en fais pour lui. Lui et ses secrets arrachés cruellement pour être jetés en place publique. Il est peut-être plus ta famille que ceux qui partagent ton sang, le petit fouineur de Poudlard, le Serpentard dans tes pattes.
Et il se fige. Tu n’es pas douée pour les relations humaines mais tu comprends que son univers se recolle pour mieux lui éclater au visage. Si tu tends la main pour tenter de l’apaiser, si ton geste se fait anormalement maternel, tu n’as pas le temps de le retenir. Il s’échappe, d’abord lentement, puis avec précipitation. « Sois prudent. » lui as-tu soufflé, mais tu suppose qu’il n’a pas entendu, dans la tourmente. Tes doigts retournent sur le corps de ton serpent, le coupe offerte toujours dans l’autre main. Finalement, tu aurais peut-être bien besoin de boire ça.

Maksim revient, propre comme un sou neuf, ou presque. « Désolé pour... enfin vous savez, le Selma. » Tu finis par te demander si toute l’assemblée te suppose coeur d’artichaut. « Ca n’est rien. » et Daeva glisse sur le sol tandis que tu te redresses pour glisser tes doigts près du coeur de Dolohov. « Mh. Vous avez oublié, là. » Tu effaces la trace discrète qui pousse ton cobra à le fixer si intensément. Le sang marque mal. C’est à ce moment là que Nhÿx choisit d’apparaître, te plongeant dans une certaine gêne. Tu t’écartes de son frère, la salue d’un signe de tête pour te rasseoir. Si tu es une inexpressive de première, le malaise n’en est sans doute que plus palpable. « Veuillez pardonner mon retard. » « J’ai bien cru que tu allais m’abandonner à cette folie ambiante. » Oui. Enfin les mots étaient peut-être mal choisis, parce que la véritable folie pouvait être interprétée comme ta venue en lieu et place de l’épouse absente.

492 mots.
Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE

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Profondément las, Clyde se laissait traîner par Ivory jusqu'à la Tribune officielle composée du gratin de la sorcellerie. Aussitôt, son allure se fit moins vive, allant même jusqu'à attraper la manche de sa comparse et la tirer pour l'arrêter dans son délire. Cela ne fit qu’amplifier la fougue de la jeune femme qui l'entraîna plus rapidement encore vers l'objet de ses désirs. Il n'avait pas l'habitude d'être aussi bien entouré ; Lucius Malfoy, dont le rejeton alimentait les tabloïds, était à une distance raisonnable de Wyatt Greengrass. D'autres proches du Magister étaient également présents mais leurs noms lui échappaient, ou du moins n'avait-il pas envie de s'en souvenir. Les bras croisés sur son torse, il aperçut brièvement la tignasse blonde de Ysolde Yaxley s'enfoncer dans les ténèbres du labyrinthe. Grinçant des dents, il se pencha légèrement sur le côté, frôlant l'oreille de son bourreau « For Merlin's sake, qu'est-ce qu'on fout ici ? » il baissa de nouveau la voix afin de ne pas se faire entendre par leurs tendres voisins « Qu'est-ce qu'on fout ici ? » gronda-t-il, entamant les hostilités. A voix basses et usant de toute leur délicatesse, ils se rejetèrent la faute mais se redressèrent automatiquement lorsque des regards appuyés leur furent lancés.

Au loin, Clyde pouvait voir la silhouette de Maksim Dolohov se découper parmi ses pairs. Glissant un regard en coin à son amie, qu'il aurait bien voulu attraper par les cheveux et l'envoyer valser en orbite, il s'abstint du moindre commentaire en voyant les rebuts puis les chasseurs pénétrer dans le bourbier. Poussant un profond gémissement de douleur – qui lui valut d'ailleurs un regard assassin de la part Wyatt Greengrass - Clyde saisit sagement ses multiplettes et les cala contre l'arête de son nez, se tournant vers Ivory pour mieux lui montrer l'ampleur des dégâts. « J'ai l'impression d'être une pucelle avec ça devant les yeux » un raclement de gorge inconnu lui signala que sa remarque avait été entendue et parfaitement assimilée. Se raidissant, il commença à observer les scènes qui ponctuaient allègrement le labyrinthe. Une explosion ici, du poison là, un épouvantard qui se met en marche. Force était de constater que Clyde ne parvenait pas à comprendre l'intérêt d'une telle réunion - et surtout sa présence au sein d'un événement tel que celui-ci. La faute à Ivy. Forcément.
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INTRIGUE # 1 ►chasse à l'homme

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