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sujet; INTRIGUE # 1 ►chasse à l'homme

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M
es prières entendues, j’entrevois l’auréole blonde se rapprocher. Une inclinaison du port-de-tête comme salutation somme toute chaleureuse, puisque Malfoy me semble en cette soirée de festivités  jamais plus digne de son rang, et le sens glané par l’observation défère sur mon front quelques rides excédées. « Ne m’en parle pas. » Grognement. Mes deux calots vrillés sur les amandes bridées de la rebut mendiée plus loin, j’expire, comme à l’égard de l’héritière Joo Hee qui ne sait m’entendre ; « Et on osera se plaindre de la réserve britannique face aux sorciers immigrés, après ça. » Mépris. Voilà bien tout ce que la traitre d’Orient m’inspire, tant est que mes plus pieuses convictions de ruskov s’écorchent d’avoir un jour placé assez de confiance et de considération en sa personne désoeuvrée.

Mais les intonations du Magister gondolent bientôt contre les murs immuables de l’enceinte, pièges savamment orchestrés, sauvagerie toujours un peu plus insufflée à l’air inspiré, et ce sont l’aversion mêlée aux petites appréhensions qui s’allient, fusionnent, s’agrègent pour n’éveiller au creux des tripes que l’excellente servitude du Mangemort qui me guigne. Au-dedans, j’amasse les plaies qui suppurent, dégaine les instincts primaires pour ne plus m’inquiéter que de ma besogne et de la mission qui est mienne ; maîtriser les écarts, sécuriser le périmètre pour permettre à ses sorciers de se repaître de l’immondice humaine la plus brute.

« Here comes trouble... » Si seulement chaque béotien présent en cette Chasse possédait une once de la lucidité qu’enferme Draco, la fresque de spectacle en demeurerait moins grotesque. Mais l’impatience et les exclamations grésillent, lovent nos tympans de leur sonate intarissable, et à mesure que s’égrène le temps, mes illusions s’étiolent pour ne plus céder qu’une sensation de nausée fétide dans la trachée. Lorgnant mon allié du coin de l’œil, m’attardant même un peu sur l’épiderme creusé par la contrariété du jeune adulte mûrissant, je n’ai le temps d’entendre l’oiselle nous rejoindre. Prostrée sur son mètre soixante de malice, Carrow me fustige, pourtant, les lippes étirées d’enjouement. Jouasse, las, oui, c’est ce que transpire l’expression mutine de la belle tandis que cette dernière s’essaie à ronronner quelques diableries à mon encontre ; « Vous n'allez pas chasser ce soir, Monsieur Dolohov ? » Sourcils haussés, je mire mon regard intrigué sur la nouvelle intruse. « Pas ce soir, non. » L’insouciance adverse m’arrache une moue amusée, nonobstant, puisqu’il me faut avouer apprécier l’indécence de son jeune âge, la fraîcheur et les miasmes d’indolence que filtrent les pores de ma chétive proie. « Une autre fois, dans un autre contexte, j’essuierai la possibilité de jouir de ce loisir, soyez-en sûre. » Joue mordue, je me gausse des promesses de possibles jeux entretenus avec la biche effarouchée, lorsque l’incident survient. Aussi remuant aux fondations qu’un myocarde jouant les ascenseurs émotionnels, la subite violence du Selma diffuse sous la carne fraîche pléthore de frissons désagréables. Un instant, infime instant, la pompe cardiaque dégraisse l’inquiétude quant à l’idée d’une certaine Rowle percluse aux estrades du public nouvellement attaqué, seulement la main tendue de Draco et l’origami frictionné en son sein achève d’évincer mes songes funèbres et m’enjoignent à assimiler les ordres. « Je t’en aurais également fait part. Mais il ne me semble pas avoir vu ton nom sur la liste des membres de la sécurité. Résultat de ta piètre performance au Ministère, je suppose ? La place des spectateurs se trouvent dans les gradins. » Ponctuant la tirade du collègue d’une énième salutation à l’égard de la râfleuse renvoyée, et après relecture dudit parchemin, je finis par lui emboîter le pas.

Glaciale, la panique rogne du terrain, s’incruste comme la crasse sur chaque visage molesté de notre même besogne. Les dragons dégueulent leur sublime et les malheureux pataugent sur les berges boueuses, trébuchent aux merdes assignées, dégoisent le labeur en des râles qui, je le sens, trahissent leur dépassement face aux évènements qui toujours se déroulent différemment que lors de délectables préparations. « Je me fiche de ces veracrasses de Défenseurs des Créatures et de leurs normes, abattez-moi cette vermine ! » Aussitôt dit, aussitôt fait. Les nuées d’étincelles jaillissent de toutes parts comme chaque sorcier ajoute à la chaîne exécrable son maillon de tortionnaire. Dressé sur ma hauteur toute relative, je me laisse admirer le tableau horrifique, ravale quelques goulées d’air comme l’on m’encastrerait poignée de verre pillé dans l’arrière-gorge. Si les monstres magiques me clouent sur place ou m’affligent d’une véritable couardise, je ne tarde pas à reprendre mes esprits ni même à darder mon regard sur Roman nous ayant tout juste rejoint. « Une véritable catastrophe. » Et ça n’était pas peu dire.

De mon timbre rendu grave par l’appréhension, je susurre, saisissant ma baguette dans la poche intérieure de mon veston ; « Allons les aider. » À ma carcasse tremblante de me mener jusqu’au  pugilat, alors ; j’implore une nouvelle fois pour ne pas poser le pied sur une mine qui viendrait, salement, m'exploser au museau.


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FONDA • tomorrow's a mystery
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Un long silence incertain suivit la lutte des créatures et la mort de l'une d'elles, mais les figurants distraits reprirent leurs esprits et effectuèrent leur final, puis s’éclipsèrent. « Veuillez lever vos baguettes pour acclamer cette remarquable prestation dont le message s'est avéré des plus puissants : qu'importe la menace que semblent représenter les Insurgés, ils seront à coup sûr terrassés par le pouvoir en place. A sentir l’effroi qui émane du public, il semblerait que l’objectif de causer la frayeur des spectateurs soit déjà atteint… Joyeux Halloween ! » Imitant quelques sorciers prévenus à l’avance, tous pointèrent leurs baguettes vers le ciel, et des milliers de petites boules de lumières s’en élevèrent. En contre-bas, main d’œuvre et sécurité s’affairaient en quantité massive : une partie du lac fut transférée à l’aide de moult coups de baguettes jusqu’aux multiples fontaines inactives qui se déclinaient un peu partout à l’intérieur des murailles osseuses. Aussitôt, elles s’animèrent : leurs jets se teintèrent de couleurs variées et adoptèrent des formes diverses, remarquables de précision. Imitations de créatures et plantes de toutes sortes s’élevaient, cristallines et limpides, et les petits bassins désormais peuplées des génies de rivières tirés du lac artificiel baignaient leurs environs de la même lueur qu'ils avaient procurée à la vaste étendue d'eau un peu plus tôt. Les ouvriers s’affairaient à présent à faire émerger les remparts du labyrinthe promis, en dirigeant le liquide restant (en quantité conséquente) jusqu’à ce qu’il soit confiné à environ un quart de l’espace, divisé entre des couloirs sinueux. Enfin, le surplus fut péniblement asséché. A cet instant, le lourd nuage trouble qui recouvrait l’endroit se piqua de couleurs éparses et sous les regards appréciateurs du public, l’intérieur du labyrinthe s’y dessina en détails, différentes zones se succédant telles des scènes alternées. « Les proies se verront maintenant confier leurs armes : les reconnaissez-vous ? », rugit la voix du présentateur, rendue ardente par une satisfaction malsaine. Les rebuts, furent placés les uns à côté des autres face à trois membres du comité d'organisation descendus les rejoindre, et ces derniers entamèrent de leur confier des bouts de bois familiers. Une rumeur inquiète traversa le public avant que Greengrass ne poursuive : « Ce sont là les baguettes dérobées il y a quelques jours au célèbre fabriquant Ollivander, puis confisquées par le ministère pour subir quelques modifications. » Autant dire que la famille dudit fabriquant avait été furieuse, malgré la rétribution en gallions. Mais pour le coup, l’implication était évidente : prises de forces plutôt qu’attribuées à un partenaire de leur choix, les baguettes réagiraient de façon imprévisible et il y avait fort à parier qu’elles s’avèrent plus handicapantes que d’une réelle aide. D'autant plus que le Ministère s'était afféré à les rendre inefficaces en dehors du labyrinthe, s'assurant ainsi que les esclaves brièvement armés ne se retourneraient pas contre les spectateurs. Les Rebuts, revêtus de façon légère et dépourvus de la moindre réelle protection en dehors de leurs armes factices, furent placées aux quatre entrées de l’espace de jeu, puis : « Rebuts, entrez dans l’arène ! » Les récalcitrants furent contraints d’obéir, et ils s’y enfoncèrent à leur rythme : les uns rechignant à coopérer, les autres comprenant la nécessité de profiter autant que possible de l’avance accordée. Et enfin, une dizaine de minutes plus tard : « Chasseurs, vous aurez pour rôle de capturer une proie et, tout en la maintenant à votre merci, de vous frayer un chemin jusqu’à la plaine où auront lieu les affrontements finaux. Le dernier debout et en possession d’un Rebut vivant sera sacré vainqueur. Mais prenez garde : votre route est parsemée de pièges et certains tomberont avant d’avoir accédé à cette dernière étape. Si vous êtes en difficulté et souhaitez être secourus, envoyez des étincelles vertes en l'air pour signaler votre position. Je déclare la Chasse ouverte ! » Cette fois, les acclamations ne se firent pas attendre, aussi bruyantes que des rugissements.
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   Intrigue#1
   La cérémonie d'ouverture

L
a pression commençait à se faire ressentir. Je sentais l'heure fatale arriver, ça se précipitait. Bientôt, nous serions jetés dans le labyrinthe comme des lapins. Et à ce moment-là, plus rien n'aura d'importance. A ce moment-là, je fermerais mon esprit, j'enverrais balader mes inquiétudes et mon anxiété. A ce moment-là, je serais prête à tout pour gagner, pour montrer que je valais la peine qu'on s'attarde sur moi. Que malgré mon erreur, j'avais encore du potentiel. Je refusais de tomber, de me faire battre.
Mais pour le moment, j'avais peur. Je crevais de trouille. Je ne retenais pas l'adrénaline, je devais la laisser couler dans mes veines pour qu'elle ne m'empoisonne pas plus tard. Et pour ce fait, je m'autorisais une minute de peur intense, je m'imaginais les pires scénarios possibles. Parce qu'après, ce sera fini, après il faudra faire attention et me donner à fond. Ce ne sera plus le moment d'avoir peur. Mes paumes posées à plat sur mes cuisses, je fermais les yeux et inspirait un grand bol d'air frais. Je laissais mes craintes m'envahir, je laissais la crainte de la noyade et de la mort m'écraser. Pendant quelques instants, j'avais le droit de paniquer. Parce que je me rappelais les dangers de ces épreuves, le fait qu'il y avait des morts. Et que je pouvais être l'un de ceux-là si je n'étais pas assez investie, astucieuse et sans pitié. Aucune pitié ne m'étais permise, j'en avais déjà trop eu par le passé.

Tout s'accéléra soudainement. Les autorités sous la tente s'agitèrent et mirent en marche le show. Je me levais et pris la direction indiqué sans douceurs par nos geôliers en costume. J'inspirais, j'expirais. L'air de la nuit vint frapper contre mon visage alors que je sortais de la tente. Je levais mon regard vers les gradins et, avec surprise, je ne fus pas impressionnée par la foule amassé en hauteur. Non, ce fut le labyrinthe qui me pétrifia le temps de quelques secondes. Merde. Merde. Merde. Merde. Merde. Merde. Merde. Merde. Merde. Merde. Merde. Merde. On me flanqua une baguette inconnue dans les mains et je fus persuadé que je n'en aurais pas besoin, car je préférais éviter radicalement de me servir d'une baguette inconnue. Il y avait d'avantage de risques de causer une catastrophe avec plutôt que sans. Je coinça le bout de bois magique dans ma ceinture et fis de léger moulinets avec mes poignets, je tournais mon cou, fit craquer mes cervicales et fermais les yeux. Tout allait aller très vite, je devais prendre le plus d'avance et d'avantage possible.

« Rebuts, entrez dans l’arène ! » je rouvris les yeux dans un réflexe de survis et m'élança dans le labyrinthe. Je m'enfonçais dans les couloirs, concentrée sur ma respiration et le bruit que je faisais, plutôt celui que j'essayais de ne pas faire. Entre ces murs, je n'avais aucun allié. Aucun. C'était parti.   
WILDBIRD
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Tout semblait se passer trop vite. À peine avait-il eu le temps de reconnaître l'identité de sa vieille amie qu'un nouveau fantôme refaisait surface, supplice ambulant avec ses chaînes, danger publique. Son cœur s'arrêta un instant devant cette scène. « Sam » qu'il murmure avec effroi et désespoir, s'approchant de son ami, son meilleur ami, sans la moindre crainte lorsqu'il est délaissé, ignorant le regard des autres. Il s'élance, accourt avec hâte, l'inquiétude au visage alors qu'il s'approche près de lui. Il est si naïf, si aveugle dans sa confiance envers le jeune homme que lorsqu'il tend une main pour la poser sur un épaule, son geste éternellement réconfortant avec son prénom sur les lèvres qu'il ne s'attend pas du tout à ce que ses canines, pareilles à des crocs, s'escarpent contre sa chair. Il retire sa main, un cri de douleur et de surprise accompagnant le mouvement pour refermer son autre dessus dans un vain espoir de calmer la soudaine souffrance. Ses yeux paniqués se posent sur son ami. Mais qu'est-ce que tu fais qu'il lui demande silencieusement. Et alors qu'il se sent prêt à retirer son bandage de chair pour voir l'étendu des dégâts, le sol tremble soudainement et des cris résonnent. Il ne sait pas ce qui se passe, ne veut pas savoir ce qui se passe. Son cœur s'emballe à nouveau et ses yeux fixent le sol, refusent d'essayer de prendre conscience de la situation et ce jusqu'à ce qu'on lui fasse signe, sans la moindre tendresse encore une fois, qu'il est temps de bouger. Ce n'est qu'une fois devant le labyrinthe qu'il ose relever la tête, le cœur tambourinant dans la poitrine et la crainte, la peur, aux tripes. On lui donne une baguette qu'il regarde avec soupçon, l'observant sous toutes les coutures comme s'il croyait qu'elle allait lui exploser au visage.  « Rebuts, entrez dans l’arène ! » Il serre les poings, le souffle court, l'adrénaline grimpe et ce n'est que dans un dernier regard, à la recherche d'un visage familier dans ce calvaire, qu'il s'élance par la suite, ivre d'en avoir fini. Ivre de survie. Et les mots eux résonnent dans son corps et accélèrent ses pas. Un Rebut vivant. Un Rebut vivant.
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Tu ne reconnais rien, ni personne. Ta vision trop troublé, tes sens encore d'avantage. Tout devient plus clair au fil des secondes, mais pas lorsqu'il s'approche de toi. Tu ne le reconnais pas, ni sa voix ni son odeur ou son énergie. Et puis surtout, tu préfère que ce ne soit pas lui, qu'il ne soit pas là, dans le même merdier que toi. « Sam » Tu grognes, pour répondre à ton nom celui que tu portes encore, mais que tu n'as pas entendu raisonner depuis trop longtemps, il te semble presque étranger, même si tu veux à tous prix qu'il soit tien. Cette maison qui se pose sur ton épaule, tu tournes ta tête brusquement et la mord pour qu'elle te lâche. Ta vue est encore trouble tandis que tu respires bruyamment, comme une bête fâchée. Tu grognes encore plus férocement lorsque le sol tremble sous vos pieds et qu'un voix résonne pour dire des mots qui te semblent inconnus. On vous emmène, toi en dernier, en tirant sur tes chaines. Ta vue redeviens à peur près normal alors qu'on vous fou devant ce labyrinthe, devant les organisateurs, dont ton propre maître. Cet incapable. On met une baguette dans ta main, retirant tes chaines sans que tu ne comprenne ce qui se passait, sans que tu ne bouges. « Rebuts, entrez dans l’arène ! » hurle la voix. Ton regard se précipite sur tes camarades, tu n'as que le temps de voir le visage de Julian se tourner brusquement avant de partir à sa suite. Tu cours, tu cours pour ta vie. Tu cours derrière lui et bientôt tu le dépasses. Le souffles court, aux côtés de ton vieux frère. Il est hors de question que tu le lâche désormais. Tu vie ou tu meurs avec lui. Son destin choisira du tien. Tes jambes de fond mal, mal d'être debout et de bouger plus que les ronds que tu fais dans ta cellule, mais tu endures. Prêt à faire face à ce qui vous attend dans ce labyrinthe du diable. T'attrapes sa main, pour qu'il comprenne que vous êtes ensemble dans ce merdier. Tu cherches un endroit où vous cacher, même si c'est risqué, plus que risquer. Y as-t-il seulement une sortie à ce labyrinthe ? « Faut s'planquer. » Grognes-tu dans des mots qui sont difficiles à prononcer après tous ses jours sans utiliser ta langue pour autre chose que grogner ou boire les rares goûtes d'eau qui avaient pu trouver ta bouche.
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Dès que tu avais vu son visage, ses traits paniqués, effrayés même, sans aucune honte, tu avais paniquée aussi. Ce n’était pourtant pas ton genre que de serrer aussi fort le bras de ton cousin, d’échapper un hoquet de surprise et d’écarquiller les yeux. Tu n’osais pas y croire, tu avais dû rêver, oui voilà ! Tu songeais tant à ce baiser échangé avec ton rebut, ce moment de faiblesse, cette folie oui, que tu l’imaginais ici. En bas dans cette arène de jeu, sur cet échiquier sanglant fait pour les fous. Or, si toi aussi tu couvais la folie en ton sein, elle n’était jamais dirigée au hasard, elle avait ses victimes, des anciens bourreaux, à punir. Tu te voulais vengeresse, pas cruelle, jamais sans raison du moins. Et ce jeu l’était, le regard de Julian t’en brulait l’estomac et déjà, tu oubliais tout ce qui t’entourait, tu le cherchais, pire encore après l’ouverture, quand on avait lancé les rebuts, avant aussi, quand il avait été mordu. Pas lui, par Morgana, pas lui ! Assise sur le bout de ton siège, tu n’osais plus respirer, tes ongles enfoncés dans ton accoudoir d’un côté, dans le bras de Constantin de l’autre. Il y avait tant de vie précieuse dans cet arène, des vies que tu aimais, que tu désirais, dont tu ne saurais te passer. Tu pâlissais à vue d’œil, tu sentais ton cœur battre fort, trop fort. « Par Morgana… ils sont fous… ils sont tous fous » que tu soufflais tout bas, perdu, désespérée surtout. Tu aurais aimé te réveiller, mais ce n’était pas un rêve et là devant toi, tu le voyais, ton rebut, ton Julian s’enfuir en courant avec un autre rebut, leurs mains liés, comme tes poings en ce moment il te semblait. Tu ne pourrais pas l’aider, même si tu t’étais trouvé dans cet enfer « divertissant » tu n’aurais sut comment le faire.
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 INTRIGUE #1
On t’avait un peu forcé la main. Tu ne participais habituellement pas à ce genre d’événements mondains. Les soirées, cela allait à la rigueur mais cette farce allait être difficile à surmonter. Se paraître à nouveau, avec une petite robe noir offerte par Madame Guipure pour ton entrée dans l’équipe nationale d’Angleterre. Cousue avec précision elle était faite sur mesure et permettait une certaine liberté de mouvement. Un collant de laine, une paire de chaussures solides et un chandail après, tu te trouvais à l’entrée de chez toi enfilant ton manteau en cuir de dragon. Il ne faisait pas chaud à cette époque de l’année. Transplaner à l’entrée du lieu où se tenait l’événement : au milieu de nul part. Observer les gradins brièvement, saluer ses fréquentations puis rejoindre le lieu de rendez-vous. Quelle idée de vouloir participer à la chasse d’Halloween. Enfin ce serait peut-être l’occasion de recroiser des fantômes de ton passé. Étrangement on te pose un bracelet contrairement aux autres participants, tu fronces les sourcils mais on ne te dit rien de plus. On te précipite vers le départ de la chasse. Les démonstrations de violence te font hésiter entre un sentiment de profonde horreur et de lassitude. Désabusée, tu observes ce spectacle macabre avec ce calme placide dont seul tu as le secret.
Tu décidais de simplement suivre le mouvement, restant à l’écart de la masse mais pas trop loin non plus pour ne pas te faire dévorer par une quelconque créature. Ce serait dommage que l’Angleterre perde une de ses poursuiveuses à cause d’un accident aussi futile. Au loin, tu aperçois la sœur Carrow, et ton estomac se retourne, il te faut vite reprendre tes esprits et suivre le mouvement, comme toujours. Dans l’arène le chaos règne, c’est comme revivre cent fois la même guerre. Rien ne change. Tant qu’il sera au pouvoir, rien ne bougera. Pas de paix pour l’esprit. Même dans ces jeux, la guerre était là. Jouer à capturer un rebut, cela te donne la nausée, mais tu joues le jeu, prétextant de très faible capacité tu les laisses croire en ta bonne volonté mais ton manque de dextérité. Faire exprès de rater sa cible. À un moment ou un autre ils le remarqueront. Étrangement tu te sens assez à l’aise dans le chaos général. Tu as l’impression de revivre cent fois la même scène et cela te fait vite perdre pied. Le réel n’a plus vraiment d’emprise sur tes actes. Heureusement ta main ne te fais pas souffrir ce soir.


FICHE PAR SWAN.


Dernière édition par Katie Bell le Dim 9 Nov 2014 - 12:05, édité 1 fois
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This is halloween + Everybody's waiting for the next surprise. Skeleton Jack might catch you in the back. And scream like a banshee. Make you jump out of your skin. This is Halloween, everybody scream. Wont' ya please make way for a very special guy ~ MONSTER.



Hannah entend quelqu'un dire son nom, elle est certaine qu'il s'agit de Julian mais à peine l'a-t-elle chercher qu'une autre voix raisonne. « Rebuts, entrez dans l’arène ! » Hors de question. Hannah ne rentrera ni dans leur petit jeu, ni dans leur arène ou labyrinthe. Apparemment, on ne lui demande pas son avis. Ce n'est pas pour ça qu'Hannah ne va pas le donner. « Je ne rentrerai pas là-dedans.  » On ne lui demande vraiment pas son avis. On la pousse, elle se débat comme une démente en répétant « je ne rentrerais pas là-dedans. » Sauf qu'elle y rentre tout de même. Ce n'est pas comme si on ne lui donnait pas le choix. Lysander se débarrassera peut-être de sa rebute sans avoir eu besoin de se salir directement les mains. Elle fera ce qu'il faut pour ne pas lui donner cette satisfaction. Un rebut vivant. Hannah n'a pas l'intention de mourir. Elle ne sait pas pourquoi mais elle n'y tient pas. Pourtant, elle n'a pas tellement de raison de vivre, elle a tout perdu mais elle se raccroche à la vie, comme elle le peut, avec sa haine. Elle tourne la tête dans l'espoir de retrouver Julian. Se retrouver toute seule est bien la dernière chose qu'elle souhaite. Elle l’aperçoit avec un garçon que, de dos, elle ne reconnait pas. Elle lui court après en criant « Julian! Julian! » Ne me laisse pas mourir toute seule. Hannah apparait à sa hauteur et lui empoigne le bras et n'a pas l'intention de le relâcher. « On devrait rester ensemble. » Elle lance un regard au rebut qui accompagne Julian. Non. Non. C'est impossible. Le coeur d'Hannah arrête de battre. C'est une illusion, ça ne peut pas être vrai. Il ne devrait pas être là, pas plus qu'elle. Il devrait être en train de tenter de lui sauver la vie, comme elle l'a fait pour lui avant. Elle ouvre la bouche mais aucun mot n'en sort pour exprimer à quel point elle est désemparé de découvrir Sam. « Faut s'planquer. » La blonde est surprise d'entendre la voix de Sam comme si elle venait d'une autre dimension, surprise de l'entendr tout court puisqu'il est censé être à des kilomètres d'elle. Hannah n'est pas convaincue que le but du jeu est de rester caché tout le long. Ce serait trop facile et quand il s'agit d'être les proies d'une chasse - c'est bien ce qu'ils sont - il n'y a rien de facile et d'agréable. Hannah le sait pour l'avoir déjà été. « Je doute qu'ils aient prévus de nous laisser nous cacher. » A moins qu'une partie de cache-cache puisse attiser le sadisme de certains. D'une main elle serre la baguette défectueuse, elle a la sensation de ne pas en avoir tenu depuis des milliers d'années et de l'autre, le bras de Julain qu'elle n'a pas l'intention de lâcher. Son regard balance, d’abord sur une éventuelle issus puis les mouvements qu'il y a autour d'elle,  sur Ysolde et les autres rebuts. Elle a envie de les sauver, de les prendre avec elle de les protéger. Peut-être son âme d'ancienne insurgée. Elle ne peut plus se permettre de vouloir faire le bien, de se comporter comme une gentille petite fille naïve et de se faire pathétique piéger. Ca ne peut plus lui arriver mais ce sont que des rebuts, ils sont dans la même galère qu'elle, ils ne lui feront rien. « Il n'y a nulle part où aller. Je crois qu'on devrait se battre. Tous ensemble. » C'est idiote, sans doute suicidaire et en totale contradiction avec l'idée de se cacher mais aux yeux d'Hannah, c'est leur seule chance. Il n'y a pas d’échappatoire, d’espoir de s'enfuir.
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Tu souris tristement, lorsqu'Astoria tente de te décharger de tes responsabilités envers sa présence sur ces lieux. A-t-elle donc oublié que ta principale qualité et défaut à la fois, c'est ton honnêteté ? Tu n'aimes pas mentir, encore moins après l'avoir fait durant deux longues années. Tu ne veux plus mentir. Mais cela, tu te gardes bien de le lui rappeler. Elle s'en souviendra bien assez vite. Puis le spectacle commence, la propagande, la vision horrible qu'on donne des insurgés. La mort du monstre manque de te faire tourner de l’œil et tu es surpris de constater que tu tiens quand même le coup. C'est avec plaisir que tu acceptes la main de son amie dans la tienne, tu fermes tes doigts sur les siens, t'accrochant à elle comme à une bouée de sauvetage. Tu imagines sans peine que la chasse qui va suivre sera tout aussi sanglante que ce que vous venez de voir. Tu ne cherches pas parmi la foule de potentiels alliés. Vous serez seuls dans le labyrinthe, inutile de commencer à déjà espérer de l'aide. Mais tu aurais tellement aimé réussir à convaincre Astoria de s'éloigner d'ici...

Puis c'est la fin de l'ouverture. Tu es pâle, tu te sens mal, et c'est à contre-cœur que tu imites les autres sorciers, levant ta baguette pour éviter de trop te faire repérer dès le départ. Tu regardes plutôt le labyrinthe, ton regard s'arrêtant sur chaque recoin, essayant vainement d'en mémoriser le plan. Tu as une bonne mémoire mais celle-ci n'est pas suffisamment développée pour tout retenir. Tu ne gardes donc qu'une vue d'ensemble, avant de reporter ton attention sur les propos du commentateur. Cette voix, tu la connais sans jamais l'avoir entendue de vive voix. Il s'agit de celle du père d'Astoria. Tu retiens cette information inquiétante, conscient que l'heure tourne et que le polynectar risque de tous vous révéler au grand jour. Tu regardes les rebuts s'enfuir dans le labyrinthe avec leurs baguettes certainement dysfonctionnelles, tu essayes de retenir les visages, tu espères qu'aujourd'hui, les insurgés pourront tous les sauver... Tu espères. Jusqu'à ce qu'on annonce le rôle des Chasseurs. Capturer un rebut. Le dernier en possédant un vivant aura gagné. Un seul survivant. Cette injustice semble réveiller en toi quelque chose : la révolte. Tu serres les poings et te tournes vers ton amie. Tu sais qu'elle n'aime pas les insurgés mais considère-t-elle qu'ils sont plus cruels que ce que le gouvernement fait subir à ces pauvres personnes ? Personne n'est juste, certes. Mais... Elle n'a rien à faire ici. Oui, sans rapport.

-Il est encore temps de renoncer tu sais... lui souffles-tu.

Tu insistes, oui. Mais c'est parce que tu tiens à elle, parce que tu n'es pas sûr de pouvoir la surveiller et la protéger suffisamment bien dans le labyrinthe... Tous seront vos ennemis, durant un temps... Mais si elle entre, alors tu la suivras. Une nouvelle fois, c'est à elle de décider de votre avenir à tous les deux.


Dernière édition par Emrys L. Atkins le Dim 9 Nov 2014 - 15:00, édité 1 fois
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cérémonie d'ouverture





Que fais-tu là Little Bird ? Tu viens d'identifier Katie dans la foule des badauds massacreurs. Cela n'allait pas. Cela n'allait pas du tout. Pinçant les lèvres, tu lui adresse un sourire pervers. Pas parce que tu as envie de le faire, non, parce qu'Alecto l'aurait fait. Tu laisses ta part d'ombres envahir tranquillement le flux de tes veines, ce plaisir délicieusement sadique de les savoir bientôt sous ton emprise. Le spectacle t'as laissé de marbre car il est évident que tu as cessé de pleurer les sacrifices et les morts dans ce conflit. Les larmes et la peine ont également leur limite et il ne reste que le désert au coin de tes yeux clairs. Alors, paisiblement, tu laisses tes pas te guider jusque dans l'arène. Tu t'empêches de te retourner vers les gradins pour saluer la foule avec l'irrévérence qui te caractérise. L'odeur acide de la peur frappe tes narines, des bêtes acculées, du bétail prêt à l'abattoir. Tu ne seras pas seule dans cette immense bergerie. Les loups chassent toujours en groupe et Vincianne est le prototype même de l'Alpha. Ils parlent des rebuts mais tu es venue pour un autre type de chasse. Bien plus excitant, bien plus sanglant. Sur ta langue, la rouille et le fer se répandent déjà.

Ils ne seront plus jamais à l'abri. C'est le message que ce soir vous allez leur offrir et tu le graveras dans leur cervelle malade en lettres de terreur et de sang.  Si l'arène est un morceau de théâtre clos, que le spectacle soit cathartique et qu'il offre suffisamment d'horreur pour les expier de leurs péchés ! Tu les fracasseras sur le Mur de l'ignorance et ils ouvriront peut-être les yeux. Neutre. Aveugle. Sourd. Muet. Ils verront qu'à mordre les innocents, on en fait des martyrs.

A cette heure et en ces lieux, ils sont venus chercher la Gloire, L'Adrénaline, Le Meurtre et La Catastrophe. Tu leur offrira sur un plateau écarlate.

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INTRIGUE # 1 ►chasse à l'homme

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