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sujet; La vengeance est un plat à savourer froid + Cornelirse

WIZARD • always the first casuality
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‹ disponibilité : Ralentissement/absente du 11 au 28 août
‹ inscription : 28/06/2017
‹ messages : 233
‹ crédits : Black.Pineapple
‹ dialogues : #
Won't be pretty, won't be sweet !

‹ âge : Trente ans
‹ occupation : Poursuiveuse titulaire des Ballycastle Bats
‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 1985 - 1992
‹ baguette : Bois d'ébène, crin de licorne, trente-deux virgule un centimètres, peu flexible
‹ gallions (ʛ) : 234
‹ réputation : Grande-gueule, fauteuse de troubles et casse-cou.
‹ particularité : Métamorphomage
‹ résidence : Duplex dans le quartier de Shoreditch -- 319 Old Street, London EC1V 9LE
‹ patronus : Chauve-souris
‹ épouvantard : Elle-même en fauteuil roulant
‹ risèd : Finir sa carrière comme entraîneuse, puis ouvrir une maison d'accueil pour les enfants orphelins.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t7803-saoirse-crazy-bat-cap-tain#17
Ces derniers temps, Saoirse passait un peu trop de temps dans les tribunaux à son goût. Fort heureusement, elle n’était que le témoin et non l’accusée. Mais en tout honnêteté, ça mettait un peu sa patience à rude épreuve. Quand on savait que son absence de patience était quasiment légendaire, c’était dire si ce n’était pas simple. Sa franchise et son franc-parler n’étaient pas à propos dans ce genre de lieu. Au contraire, ils requéraient une finesse qu’elle devait se forcer à adopter. Cette fois, elle était appelée comme témoin dans une histoire de paris illégaux. Si ce genre d'affaires se réglait en général devant une commission des jeux et sports magiques, celle-ci avait apparemment pris une tournure trop médiatique. L'un des matchs incriminé ayant été joué contre les Ballycastle Bats, Saoirse se retrouvait donc à la barre. Si elle n'avait pas joué le match, elle avait pu observé toute l'action depuis le sol. Le tout avec une expertise qui pouvait s’avérer utile à la Cour.

La salle d’audience était un lieu peu chaleureux. Grande et pauvre en décoration, les voix y résonnaient de manière peu agréable. Saoirse y connaissait quasiment personne et l’équipe incriminée avait intégralement été remplacée depuis la dernière fois qu'elle les avait affronté dans un stade. Quelques rares visages étaient vaguement familiers, dont même les noms ne l'avait pas vraiment aidé à les replacer. Et puis, il y avait Cornelia Rosier, l'avocat de la défense qui l'avait cuisinée longuement, essayant de l'amener à se contredire, pour décrédibiliser son témoignage. Dans son esprit légèrement tordu, Saoirse n'avait pas pu s’empêcher de la trouver un peu sexy. Ou peut-être que c’était juste la situation, elle ne savait pas trop. Mais il lui avait semblé la voir sous un jour nouveau.

Finalement, le procès avait été ajourné pour la journée, pour une raison quelconque à laquelle Saoirse ne s’était pas vraiment intéressée. Comme dans l’immédiat, elle n’était pas utile, elle s’apprêtait à quitter le Ministère. Elle avait obtenu la journée de congé et entendait bien en profiter différemment qu'en restant dans une salle avec des fausses fenêtres au 2ème sous-sol du Ministère de la Magie. Slalomant entre les gens qui quittaient à la salle, les journalistes qu'elle ignora superbement et les spectateurs, elle se retrouva dans le couloir, nez à nez avec l'avocate de la défense. Apparemment, à l’instant exact où cette dernière termina sa conversation. Elle ne prit aucunement le temps de réfléchir, agissant instinctivement comme toujours et de toute manière, incapable de résister à la tentation.

- Alors, tu cuisines toujours tes témoins avec autant d'ardeur, dit-elle en insistant sur le dernier mot, ou c'est spécialement parce que c'est moi ?

Son sourire, mutin et séducteur en même temps, en disait long sur ses intentions. Sans vraiment savoir elle-même où est-ce que sa provocation allait mener, elle avait bien l'intention de s’amuser un peu. En vérité, on ne pouvait pas exactement dire qu’elles avaient entretenus des bons rapports jusque là. La fille Rosier avait été préfète-en-chef durant la scolarité de Saoirse, qui n'avait rien trouvé de plus drôle que de la faire tourner en bourrique. Les retenues étaient franchement peu dissuasives pour une gamine qui découvrait le potentiel du monde magique et qui était plutôt habituée aux châtiments corporels. En soit, Saoirse n’avait rien contre elle, mais elle n’était pas sûre de pouvoir en dire autant pour l’avocate. Mais après tout, il s’était écoulé une paire d’années et une guerre depuis leur dernière rencontre. Peut-être même qu'elle ne se rappelait pas d'elle, mais cette pensée n’effleura pas Saoirse. Avant que Cornelia ait eu le temps de répondre, elle surenchérit.

- Avocate, hein ? dit-elle de l'air de celle qui savait pas déjà. Et ça paye bien ? Boarf, au moins, t'es jolie !

La référence à une réplique de Cornelia, des années plus tôt, était évidente. Au terme d'une rencontre d’orientation durant laquelle Saoirse n'avait rien écouté – préférant faire le pitre au fond – car assurée de son avenir, Cornelia lui avait lâchée la même phrase en apprenant qu'elle se destinait à devenir joueuse de Quidditch professionnelle.
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WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 28/07/2017
‹ messages : 77
‹ crédits : evie
‹ dialogues : #cc3366


‹ liens utiles :
‹ âge : n'évoquons pas les sujets qui fâchent (... 30 ans)(depuis 6 ans)
‹ occupation : Sorcière à la Défense de haut vol, particulièrement reconnue dans la matière du droit des créatures magiques, impliquée dans plusieurs associations liées à celles-ci, et plus récemment conseillère pro-bono auprès du groupe de soutien des victimes de brainwashing. A n'en pas douter future directrice du département de la justice magique.
‹ maison : Serpentard, de toute évidence.
‹ scolarité : 1979 à 1986
‹ baguette : Bois de rose, puisqu'il faut un cliché. Une fleur de mandragore, puisqu'il faut une surprise. Définitivement plus grande que la tienne, puisqu'il faut une logique.
‹ gallions (ʛ) : 269
‹ réputation : Christ Rédempteur des Rosier, égérie des créatures magiques, tyran de la Cour.
‹ patronus : Méduse.
‹ épouvantard : Plus un murmure. Plus un mot. Plus un son ne la concerne. Elle a été et n'est plus. Invisible. Ignorée. Oubliée.
‹ risèd : Un bureau à la taille de ses ambitions : celui du Ministre de la Magie.
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Une goutte de sueur perle à la ligne des cheveux.
La tête tourne un peu.
La chaleur est étouffante.
Des bouffées écarlates se diffusent sous sa peau, dansent au bout de ses doigts.
Le masque de poudres et de crèmes tient bon sur son visage, mime des ombres, suggère des traits.
Elle accentue toujours sa dureté quand elle monte à la barre.
C’est un peu ses peintures de guerre à elle.
Le rouge menaçant des lèvres. Le taupe intransigeant des sourcils.
L’ocre impassible sur ses paupières.
La pommette sculptée par le rose du blush.
Ses tempes dorées par le bronzeur.
Incisive.
Le moindre de ses pores camouflés. La plus petite ridule comblée.
Impeccable.
Son apparence soigneusement matifiée est plus qu’une armure, devant les accusés autant que les jurys, c’est une arme blanche qu’elle a appris à manier à la perfection.
Invincible.
Autour d’elle le grattement des plumes se taris. Les bancs se vident lentement.
Le parquet cesse de grincer sous les pas pressés.
Elle écarte les épaules, relève le front.
C’est toute la colonne qui se déroule, vertèbre après vertèbre.
Cornelia se fait grande, immense, intouchable.
Les plis de la jupe crayon se détendent sous sa paume méticuleuse.
Ses jointures blanchissent quand elle resserre sa prise sur les lanières de son sac à main.
L’adrénaline fait trembler sa respiration.
La cuisse contractée, le talon levé.
La double porte s’ouvre avec fracas.
Il y a une seconde blanche.
Parfaitement immaculée.
Ses cils se rencontrent devant son regard, balaient la lumière, libèrent son champ de vision.
La lumière du couloir se fracasse sur la pénombre qui l’entoure.
Le silence de la salle d’audience se fait peu à peu mordiller par les murmures, les flashs et puis les cris.
Miss Rosier. Miss Rosier. Miss Rosier.
La litanie commence.
Avec une dose calculée de dédain, elle rejette ses cheveux luisants derrière son épaule.
Un mouvement du coude fend la masse compacte de journalistes, juste assez pour lui permettre de s’y glisser. C’est comme pénétrer une ruche sans y avoir été invitée. Les grondements tournoient autour de sa tête. Ses sens sont inondés de voix, de regard, de parfums, de présences. Ca pousse, ça claque, ça crisse.
Ca pique.
Chaque pas en entraîne quarante-trois autres, dans un écho chaotique et pressé. Un animal immense aux innombrables têtes et deux fois plus de pattes encore qui danse plus qu’il n’avance. Des éclats de voix explosent contre les murs, les points d’interrogation pleuvent sur la foule.

- Miss Rosier are you confident with this case ?
- It’s not a question of confidence, it’s a question of truth. But if you ask I got both.
- The judge ajourned the court quite early…
- The jury has everything in its hands to deliberate. We need to trust the good people of England to make the right decision. I do.
- It’s not the first time you are involved in a Quidditch trial…
- I’ve been involved in many trials. I’m where I’m needed.
- Not always on this side of…
- I’m always on the right side. I wouldn’t take a client if I thought otherwise.
- But you’ve been in multiple scandalous…

Elle s’arrête.
Le monde s’arrête.
Figé comme une galerie de statue, des figures de cire aux positions grotesques. Quelques-uns s’effondrent, les autres tiennent bon. La minuscule reporter tient tant bien que mal son micro vers sa bouche, la main tremblante sous le regard acide.

- I wouldn’t been involved in scandals if there weren’t scandals, mademoiselle. You better ask why rich men owners of multiple sports teams and investments businesses keep repeating the same mistakes thinking that they are above the law when they make a quick buck instead of working for it like every single one of us. You better ask why referees and team members still agree to feed this system, tricking the supporters who pay good money to see them play and betraying the Honnour and the Ethic of the Sports. You better ask yourself why you are questioning me on this matter  when all I do is just my job, instead of cheating like all the people you never put a camera on the faces’ cause they might be on your little editions board and you are to afraid to end up fired to make a proper investigation.
- But…
- Now move.

Elle a levé la baguette. Aucun sort n’est concrètement jeté.
Pourtant c’est en Moïse médiatique qu’elle avance à présent dans l’attroupement de parasites que son ton vibrant avait su séparer en deux blocs bien cadrés.
La chaleur se dissipe. Les photos crépitent encore un peu. Les objectifs restent à distance cela-dit.
Ses talons claquent comme des applaudissements sur son passage.
La violence simulée s’effrite déjà sur son visage en une satisfaction organisée.
Quelque soit le verdict, elle aura envoyé son message dans l’opinion public.
Quoiqu’il advienne, Rosier & Associate vient de gager ce procès.
Ils sont loin maintenant.
Pourtant une voix vrille dans la quiétude dont elle pensait profiter pour fumer un peu.

- Alors, tu cuisines toujours tes témoins avec autant d'ardeur ou c'est spécialement parce que c'est moi ?

Visage lunaire. Paupières bouffies. Air médicamenteux.
Tenues aux proportions absolument inadaptées à une morphologie rachitique.
Lèvres un peu avancées.
Saoirse.
La cigarette encore fraîche roule entre ses lèvres alors qu’elles se tordent en un sourire coriace.

- Avocate, hein ? Et ça paye bien ? Boarf, au moins, t'es jolie !
- You are talking to me ? With this wig ?

Soupir théâtral.
Elle ne l’a déjà que trop vue aujourd’hui.
L’ongle pointu de son index très long effleure une mèche pâle dont les pointes ont vu de meilleurs jours.

- Well I guess at least we can tell who makes more money, right ?

Le bout de sa baguette allume le bout de sa clope avec un mouvement souple du poignet.
Calée à la base de ses griffes, elle tire une première bouffée qu’elle recrache sans sourciller vers le visage de la joueuse.

- Oh it was just foreplay for me darling. And I bet you wish I’d go harder on you.

Les souvenirs flottent entre elles entre les nuages cancérigènes que Cornelia éparpille.
L’odeur humide des cachots de Poudlard. Les ordres. Les effluves colorées des chaudrons qui prennent à la gorge. Les sarcasmes. La craie écrasée contre le tableau de la salle de retenue. Les rires. L’atelier de paroles des anciens élèves. Les altercations. Le verni décapé sur le bois du siège du témoin. Ses mains qui valsent en grand geste. Ses mots qui accusent. Leurs yeux accrochés.
Leur visage est très près l’un de l’autre.
Le regard de la Rosier se coule le long de la mâchoire de la joueuse.

- Look at you. You almost look like a big girl now.

Brusquement, son bras se replie autour de celui de la Moran. Son coude dans le sien, elle la serre presque trop fort, la force à avancer avec elle.

- Why don’t you show me one of your cheap bar so we can talk some more about how bad of a witness you are.
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La vengeance est un plat à savourer froid + Cornelirse

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