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sujet; FRED + the ghost of his last laugh.
MessageSujet: FRED + the ghost of his last laugh.   Mar 11 Juil 2017 - 15:29

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Frederik Septimus Weasleythe ghost of his last laugh
☇ Avis sur le contexte : Ce n'est pas que Fred s'en fiche, parce que s'il prenait quelques secondes pour se pencher sur tout ça, il trouverait probablement des centaines de raisons de s'énerver et de vouloir monter au créneau. C'est qu'il a décidé qu'il arrêtait de s'en mêler. Il y a encore des mangemorts dehors ? Bien, ça donne du boulot aux aurors. Il y a des gens en taule qui ne méritent peut-être pas de l'être ? Des gens se motiveront bien pour aller les sortir de là. Une injustice ? Quelqu'un se battra contre.
Il a assez donné, Fred. Un frère, un père, une mère, des amis, lui-même. Il a tout donné parce qu'un jour il a décidé qu'il se battrait contre ce qu'il estime injuste dans ce monde. Il a perdu plus qu'il n'a gagné alors on ne l'y reprendra pas deux fois, merci bien.
❝ We're running in circles again ❞war heroes ; SC (Ron & Ginny)

☇ nom & surnom(s) ; des taches de rousseur sur tout le corps, une tignasse si rousse qu’elle en ressemble à des flammes perchées au sommet de son crâne, c’est un Weasley through and through. Si tout le monde l’appelle Fred, son acte de naissance indique Frederik, un prénom d’origine germanique qui a été porté par différents saints et souverains. Il est à peu près certain que personne ne l’a jamais appelé Frederik, à part peut-être sa mère, une fois, parce qu’elle était vraiment énervée. En deuxième prénom, on lui a donné Septimus, comme son grand-père paternel. Des surnoms, il en a des tas. D’abord, Forge, parce que George et Fred, ça donnait Gred et Forge. C’était à eux et à personne d’autre, alors depuis qu’il a perdu son frère jumeau, ce surnom n’a plus été prononcé. Il y a eu Rodent lorsqu’il s’occupait de Potterwatch avec Lee parce qu’il était ce petit rongeur, cette vermine qui tentait de pourrir le gouvernement de Voldemort en permettant aux sorciers de continuer à espérer. Et puis, George est mort et il est devenu Rapier, comme l’épée à la lame fine et impeccablement aiguisée, il est devenu mortel.  ☇ naissance ; son frère et lui ont vu le jour le 1er avril 1978. Parce qu’elle avait déjà mis au monde trois enfants avant eux et que la grossesse s’était parfaitement bien passée, Molly ne s’est absolument pas pressée après avoir perdu les eaux. Arthur était au travail et elle se voyait mal emmener Bill, Charlie et Percy à Ste Mangouste pour probablement y patienter des heures comme ça avait été le cas pour ses précédents accouchements. Le problème, c’est que Fred et George se sont montrés beaucoup plus empressés que leurs frères et lorsque leur mère s’en est rendue compte, il était déjà trop tard. Elle a chargé Bill de prévenir leur père par cheminée et c’est ainsi que les jumeaux sont nés dans le salon du Terrier. Leur première farce, finalement.  ☇ ascendance & origines ; il est de sang pur, sa mère étant une Prewett et son père, un Weasley. Mais la pseudo pureté de leur sang n’a jamais eu la moindre importance à leurs yeux. Arthur et Molly n’ont pas inculqué les « valeurs des Vingt-Huit Sacrées » à leurs enfants, puisqu’eux-mêmes n’ont jamais dû s’y plier. Non, le couple Weasley a préféré apprendre l’amour et la tolérance à ses sept enfants. Pour ce qui est de ses origines, comme tous les Weasley, Fred est britannique ☇ occupation ; Fred est et a fait bien des choses. brillant inventeur et ingénieux farceur, ces qualités lui ont permis, aux côtés de son frère jumeau, d'ouvrir une boutique de farces et attrapes : Weasleys' Wizard Wheezes qu'ils ont tenu ensemble avant la guerre. Fred y était dans son élément, mais ils ont dû laisser tomber la boutique pour aller se battre. Fred est alors devenu bien des choses. Traqueur, assassin, bourreau, ses créations sont passées de drôles, amusantes, à utiles, mortelles. On a fait de lui un Héros de Guerre une fois le conflit terminé, mais la guerre n'est pas finie pour Fred. Oh il y a cru, au début. Ou tout du moins, il a prétendu y croire. Il a immédiatement rouvert la boutique, il s'est jeté dans son travail en pensant y trouver un moyen de panser ses plaies.
Foutaises. Fred a passé des années à mettre au point de nouvelles inventions pour permettre à la Résistance de survivre et de l'emporter et sans George à ses côtés, à quoi bon rire ? Il a perdu le truc. Bien vite, Fred a réalisé qu'il était encore capable de reproduire ce que George et lui avaient créé il y a des années, mais l'inspiration pour de nouvelles choses l'a quitté. Il n'a plus rien. Alors il a sombré de nouveau dans l'alcool, sa seule source de réconfort. Il a dit merde à ceux qui ont essayé de l'aider et à la fin, il a même perdu la boutique, parce qu'incapable de la gérer convenablement. Il vit misérablement de l'argent que le Ministère lui a donné pour le remercier d'avoir fait ce que tout le monde aurait dû faire pendant la guerre et il semblerait qu'il ne puisse pas aller plus bas. ☇ parti politicomagique ; il s'est battu pour un vrai gouvernement, pour que de bonnes choses soient faites. Mais le temps que ça arrive, Fred a perdu tout intérêt pour la scène politicomagique. Les Merlinois ont gagné, il suppose que c'est une bonne chose. ☇ réputation ; il a été le clown, le jumeau de George, parfois il a même été George tout court, parce qu'on les confondait sans cesse. Il a été le fantôme, le résistant. Il a été beaucoup de choses Fred. Mais tout ça c'est du passé, pas vrai ? Aujourd'hui, à peine quelques mois après la fin d'une guerre trop longue, il n'est qu'un Héros de Guerre parmi tant d'autres, on cherche déjà à en faire une relique, à l'oublier, parce que ses yeux vides rappellent trop de mauvais souvenirs. ☇ orientation & état civil ; il est célibataire, ça fait un moment d'ailleurs. Fred ne se rappelle plus la dernière fois qu'il a eu ne serait-ce qu'une conquête, un truc d'un soir. On disait qu'il aimait tout le monde, Fred, homme ou femme, ça n'a jamais eu la moindre importance pour lui. ☇ niveau de vie ; il a connu la pauvreté, il sait ce que c'est que de devoir faire attention tous les mois, que de devoir se serrer la ceinture, prêter ses affaires, récupérer celles de ses aînés. Et puis un jour, le confort est arrivé. Après la guerre, les gens avaient besoin de se distraire, alors la boutique marchait bien et avec sa prime d'héros de guerre, Fred vivait bien. Mais il a merdé. Il a arrêté de gérer les choses comme George et lui le faisaient avant : avec beaucoup, beaucoup de minutie et d'attention, avec la prévention de ceux qui ont connu la précarité. Il a perdu la boutique et il vit sur le peu qu'il lui reste de sa prime d'Héros de Guerre. Autant dire qu'il est dans la dèche. ☇ baguette ; les jumeaux ont cassé énormément de choses mais ils ont toujours fait extrêmement attention à leur baguette. Elles provenaient toutes deux du même arbre, un immense chêne centenaire et celle de Fred mesurait 28 centimètres et contenait un crin de licorne alors que celle de George contenait un ventricule de dragon. C'était une très bonne baguette, idéale pour les métamorphoses, un domaine dans lequel Fred excelle. Il a conservé sa baguette pendant des années et puis un jour... elle a cessé de lui répondre. C'était pendant la guerre, elle s'est brusquement retournée contre Fred, sans prévenir. Elle n'était pas faite pour commettre tant d'atrocités, pour obéir à quelqu'un qui ne connaissait plus que la rage et la douleur. Alors elle a tout simplement dit stop et Fred a été contraint de se satisfaire de remplacements qui ne lui correspondaient jamais vraiment. Il s'en est payé une neuve après la guerre. 30 centimètres, taillée dans du saule et contenant un ventricule de dragon. ☇ épouvantard ; il n'a pas besoin de croiser un épouvantard pour être face à sa pire peur, il n'a qu'à fermer les yeux et il est là, le cadavre de George, qui le fixe de ses deux yeux vides. ☇ risèd ; souvent, les gens ont des rêves un peu fous, parfois irréalisables. Celui de Fred était plutôt réaliste, il se voyait aux côtés de George, bras dessus bras dessous, un immense sourire aux lèvres, des piles d'inventions loufoques et de gallions aux pieds, leurs proches en train de s'esclaffer derrière eux. Et ce rêve, il s'est quasiment réalisé quand ils ont ouvert la boutique avec George. Ils n'étaient peut-être pas riches, mais ils étaient dans leur élément et ils étaient heureux. S'il devait se retrouver face à un miroir du risèd, Fred ne verrait plus qu'une seule chose : George. George dont la poitrine se soulève et s'abaisse régulièrement, George qui a cette lueur pleine de mischief dans le regard. George et rien d'autre, parce que l'argent, le succès, les inventions, faire rire leurs proches, tout ça n'a plus aucune importance si George n'est plus là pour le faire avec lui. ☇ patronus ; le patronus de Fred a longtemps pris l'apparence d'un furet, un animal intelligent et extrêmement farceur.  George avait exactement le même et autant dire que ça les amusait beaucoup. Après la mort de son frère jumeau, Fred n'a jamais plus été en mesure de produire un patronus corporel. Il n'a pas pris une autre apparence, il est seulement resté cette masse informe de lumière, comme s'il avait complètement perdu son identité, lui aussi.  ☇ particularités ; il a toujours eu un don pour la magie informulée, ce qui rend Fred particulièrement redoutable pour les duels. Ça lui a beaucoup servi pendant la guerre, rien de tel que de surprendre son adversaire avec un sort qu'il n'a pas entendu venir, après tout. ☇ caractéristiques ; Fred a récolté pas mal de cicatrices au fil des ans. Il y a celles attachées à une anecdote marrante - en tout cas pour les jumeaux - comme une expérience qui a mal tourné, un accident de Quidditch, une mauvaise blague qui s'est retournée contre lui. Et puis il y a celles qu'il a récoltées pendant la guerre. Celles qui ont bien failli lui coûter la vie, car Fred était reckless et il n'est pas passé loin d'en payer le prix. ☇ animaux ; les jumeaux se sont toujours dit qu'un jour, ils auraient plein d'animaux. De préférence, les plus loufoques et les plus dangereux possibles. Mais Fred est à peine capable de prendre soin de lui-même, alors infliger ça à un animal... non.  ☇ objets connectés ; il possède un POW qui a déjà bien morflé, mais il n'a plus tellement les moyens de le remplacer. ☇ déplacement ; Fred marche, transplane, passe par la cheminée. Il devrait être fasciné par tout ça pourtant, surtout les voitures volantes, il adorait la Ford Anglia de son père. Sauf qu'il n'a plus tellement les moyens de se payer une bagnole et elle ne lui servirait pas à grand-chose alors Fred se débrouille à l'ancienne.

☇ Anecdotes & infos ; TWINS. il y a ceux qui sont deux et qui n'aiment pas qu'on oublie qu'ils sont avant tout un. Et puis il y a Fred et George. Parfaitement identiques, parfaitement inséparables, liés depuis toujours et pour toujours. Fred et George c'est la même âme coupée en deux alors il n'y a qu'ensemble qu'ils se sentaient véritablement entiers. Fred et George sont ces jumeaux que la Cérémonie de Répartition a terrifiée. Pas parce qu'ils craignaient de décevoir leurs parents, Arthur et Molly ont suffisamment répété que ce n'était pas parce que eux et leurs premiers enfants étaient allés à Gryffondor que tous devaient suivre le même chemin. Mais parce qu'ils craignaient d'être séparés. Ils n'avaient jamais dormi bien loin de l'autre et ce n'était pas à onze ans qu'ils étaient prêts à subir une séparation aussi soudaine. Alors quand Fred s'est retrouvé le premier avec le Choixpeau sur la tête, il a forcé ce sourire confiant sur ses lèvres. Gryffondor, s'est écrié le vieux chapeau, ses frères aînés étaient ravis bien entendu et l'ont applaudi chaudement, mais Fred n'est parvenu à respirer de nouveau correctement que lorsque le Choixpeau a annoncé le même verdict pour George.
Les jumeaux Weasley, ils n'avaient pas besoin de se dire les choses pour les savoir. Fred connaissait l'humeur de son frère sans avoir à lui demander. Il savait ce qu'il avait en tête avant même que George ne formule son idée. Ils finissaient leurs phrases, étaient même capables de savoir quand l'autre était blessé ou en danger. C'était comme une sensation désagréable leur parcourant le corps, un truc qu'ils n'ont jamais su expliquer autrement que par "We're magic twins!" Ils étaient parfaitement au courant de leurs différences, des petits points de caractères qui ne servaient qu'à équilibrer l'autre au final, mais ils se plaisaient dans leur ressemblance. Fred et George ne se vexaient pas quand on les confondait, pire, ils s'en amusaient.
Lorsque la guerre a commencé, Fred a eu peur pour ses parents,pour ses frères aînés, son cadet et pour sa petite sœur. Il a eu peur pour ses amis, mais à aucun moment il n'a eu peur pour George.
Parce qu'ensemble, ils pouvaient tout faire. Parce que la simple idée qu'on puisse lui enlever sa seconde moitié lui paraissait complètement absurde, impossible. La mort leur faisait peur, mais ils se rassuraient en se disant qu'ils l'affronteraient ensemble, comme tout le reste.
Mais il a suffi qu'ils soient séparés une fois. Rien qu'une fois, à peine quelques minutes. Ils s'étaient pourtant jurés que ça n'arriverait plus après la blessure de George, après tout, ils avaient eu la preuve que des choses graves pouvaient leur arriver lorsqu'ils n'étaient pas ensemble.

C'était un avertissement, et Fred ne l'a pas suffisamment écouté.
Il n'aurait jamais dû quitter George des yeux une seule seconde.

PRANKSTER. les farces des jumeaux Weasley avaient des airs d'événements incontournables et attendus à Poudlard. La plupart des élèves attendaient avec une angoisse mêlée de curiosité et d'impatience, de découvrir qui allait être leur nouvelle victime et qui allait bien se marrer. Personne n'était à l'abri. Bien sûr, les Serpentards étaient la cible des blagues les plus élaborées mais les autres maisons subissaient également, même les Gryffondors. Fred et George transformaient n'importe quoi en rire alors il leur arrivait de ne pas se rendre compte qu'ils en devenaient extrêmement dangereux et parfois même cruels. Fred était de loin le pire et Ron en a malheureusement très souvent et très tôt fait les frais. Entre l'ours en peluche transformé en araignée, la suçacide qui a creusé un trou dans la langue de son cadet et le Serment Inviolable qu'ils ont presque failli faire jurer à Ron, Fred n'a jamais reculé devant rien pour se payer une bonne tranche de rire, même aux dépens de ses proches. Les jumeaux ont toujours été fortement réprimandés pour toutes ces conneries, mais ça ne les a pas empêchés de continuer et de redoubler d'efforts pour se renouveler.
Mais sans son meilleur public (George) pour rire de ses blagues,sans personne pour le réprimander (Papa et Maman), Fred semble avoir perdu tout intérêt pour les blagues, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Pourquoi mettre au point de nouvelles farces, si George n'est plus là pour lui dire que c'est brillant, et s'il ne peut pas voir Maman devenir rouge de colère et Papa secouer la tête d'un air blasé, une lueur amusée dans le regard ?

INVENTOR. ça a commencé par des feux d'artifices complètement fous, des pétards qui hurlaient des tubes des Bizarr'Sisters au lieu de faire des bruits d'explosion, des bonbons aux effets nouveaux. Fred et George ont créé tout un tas de trucs, dans un seul et unique but : amuser la galerie. Ils sont même allés jusqu'à créer leurs propres sorts parfois. Leurs professeurs (enfin, à part Snape, parce que Snape n'en avait rien à secouer) leur disaient souvent que s'ils mettaient cette créativité au service de leurs études, ils feraient de brillants élèves et plus tard, d'incroyables sorciers. Mais ça les intéressait pas trop, Fred et George. C'était bien trop sérieux, tout ça !
Malheureusement, quand la guerre est arrivée, ils n'ont pas vraiment eu le choix. Ils ont détourné certaines de leurs inventions pour les rendre utiles à l'effort de guerre et une fois seul, une fois privé de George, Fred n'a créé de nouvelles choses que pour lutter contre Voldemort et ses sbires. C'était nécessaire, ça leur a permis de survivre, de remporter des batailles. Mais Fred y a perdu un autre bout de son âme. Il inventait pour faire rire, pour amuser, pas pour détruire, pas pour tuer.
Il ne sait pas comment revenir en arrière, comment être à nouveau celui qui créait des trucs loufoques et inoffensifs. Il a perdu son inspiration, il n'a même plus envie de réfléchir à de nouveaux produits marrants, parce que le processus l'amène toujours à penser à ce que George ferait, à ce qu'il pourrait suggérer, parce qu'ils ont toujours fait ça à deux, l'un avait l'idée, l'autre trouvait comment faire et maintenant il n'y a plus que lui et Fred est perdu.

FAMILY. perdre George et Papa, ça aurait dû le rapprocher du reste de sa famille. Il aurait dû chercher du réconfort auprès de ses frères et de sa sœur, il aurait dû les laisser l'aider, s'ouvrir à eux, accepter qu'ils soient là pour lui. Il devrait s'occuper de Maman, comme elle s'est toujours occupée d'eux même lorsqu'ils lui faisaient les pires tours. Mais quand Maman le regarde, elle l'appelle Fabian. Ou pire, George. Et avant c'était drôle, avant il en jouait, avant il adorait la rendre folle avec ça. Maintenant, ça fait juste mal parce que George n'est plus là Maman, George est mort et j'ai envie de pleurer et que tu me serres dans tes bras mais si je fais ça, ton état va empirer Maman. Alors il reste loin, parce qu'il a peur de faire une bêtise, il a peur de la perdre elle aussi parce qu'il n'aura pas fait ce qu'il fallait.
Et il sait que Bill, Charlie, Percy, Ron et Ginny ont perdu un frère eux aussi, il le sait, bien sûr, mais lui il a perdu tellement plus qu'un frère. Lui il s'est perdu, il ne sait plus qui il est et il ne sait pas s'il peut être retrouvé, s'il a envie qu'on le retrouve. Alors c'est mieux de rester loin, de ne pas les empoisonner, parce qu'il voit bien qu'ils essayent d'aller de l'avant tous, alors qu'il en est incapable.
Et puis, ils ont leurs problèmes eux aussi. Ils ont leurs plaies, ils souffrent tous, même s'ils se démerdent beaucoup mieux que lui pour moins le montrer. Et Fred voudrait aider, vraiment. Il voudrait serrer Ginny dans ses bras et lui dire qu'il l'aime et qu'elle est une mère fantastique. Il voudrait s'asseoir sur le perron du Terrier avec Ron et lui dire que Papa et Maman lui manquent à lui aussi et qu'il peut crier et pleurer, s'il en a envie. Il voudrait secouer Percy et lui dire de réfléchir deux secondes. Il voudrait dire à Bill et Charlie qu'ils ont fait de leur mieux, qu'ils font toujours de leur mieux, mais que c'est pas leur travail de remplacer Papa et que Papa n'aurait pas voulu ça de toute façon.

Mais il en est incapable. Alors il se tait et il reste loin d'eux, parce qu'ils se battent tous les jours quand lui a laissé tomber et il a pas le droit de les entraîner avec lui.

❝ Nothing compares to you ❞Deux mots sur l'IRL

Appelez-moi MOONY | Marion. J'ai 24 ans, je viens de nancy et j'ai connu le forum via DES GUEUSES!!!!!! Si tout va bien vous me verrez connecté(e) 7 jours sur 7. Pour les scénarii uniquement : j'ai l'aval du créateur concernant ma fiche [] oui / [] non.

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Dernière édition par Fred Weasley le Ven 28 Juil 2017 - 20:37, édité 16 fois
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Fred & George
1989, the burrow

« Move. » Fred fronce les sourcils et regarde George planté à côté de son lit, sa couverture sur les épaules. Il n’attend pas, jette son oreiller à côté de celui de Fred et le rejoint dans le lit. Fred grogne. « We’re too big for this, » qu’il marmonne parce qu’il se retrouve maintenant pressé contre le mur et ça n’a rien d’agréable. Son lit n’est pas fait pour accueillir deux personnes, ça allait quand ils étaient petits mais maintenant, ils ont onze ans et ça commence vraiment à être juste. « I don’t care, » réplique George en se mettant sur un flanc pour donner plus de place à son frère. Fred se met dans la même position et son regard croise celui de George maintenant face à lui. C’est comme se regarder dans un miroir. Sauf qu’il y a quelques petits détails qui différent, des taches de rousseur plus nombreuses à certains endroits, moins à d’autres. Ces différences ils les ont cherchées, comptées ensemble et ils sont les seuls à vraiment les connaître.
« What if we’re not sorted in the same house ? » Fred formule enfin à voix haute ce qui lui noue les entrailles et l’empêche de trouver le sommeil alors qu’ils font leur toute première rentrée à Poudlard le lendemain. « It won’t happen, » George réplique d’un ton faussement détaché. Fred sait qu’il fait semblant, pour tenter de le rassurer. « Yeah, but what if it does ? » Son jumeau grimace. « Remember when I had to sleep with Percy for a whole week because we were both sick and Mum didn’t want you to catch it too ? » Fred hoche la tête, bien sûr qu’il s’en souvient. L’opération avait été complètement inutile, puisqu’il avait fini par tomber malade quand même. « Yeah but you were like—in the room right next to this one. It’s not that I’m scared or anything but—it’s too quiet when you’re not here, » avoue-t-il du bout des lèvres.

Ils ne connaissent pas le silence, les jumeaux. Pas vraiment. Il y a toujours la voix de l’autre ou dans le pire des cas, chacune de ses inspirations. Et bien sûr, ils savent qu’ils ne seront pas seuls à Poudlard, même s’ils sont séparés, quatre autres élèves dormiront dans le même dortoir qu’eux mais… ce n’est pas pareil. « Don’t worry, I’ll find a way to sneak out of my room if you have a nightmare, » George murmure. Fred fronce les sourcils. « Why would I have nightmares ? Maybe you’ll need me to sneak out at night, » réplique-t-il et son frère arque un sourcil moqueur. Ugh, il le déteste. « We’ll be fine Freddie, don’t worry. » Et George ferme les yeux, comme si tout allait parfaitement bien. Il sait que son frère n’est pas plus rassuré que lui mais comme toujours, Fred est celui qui exprime leurs peurs à voix haute alors que George est celui qui tente d’être parfaitement optimiste.

Fred soupire mais il ferme les yeux à son tour. Au pire, il pourra toujours menacer le Choixpeau, pas vrai ?

1989, Hogwarts

« So, what d’you think it does ? » demande Fred, la bouche pleine de dragées. Son frère lance un regard au vieux bout de parchemin qu’il a sur les genoux et hausse les épaules. « No idea, but it’s supposed to be ‘Highly Dangerous’ so I guess it’s not just and old piece of paper. » Fred hoche la tête et sort sa baguette. « Aparecium ! » Le sortilège est réussi mais de toute évidence, ça n’a aucun effet sur le parchemin. George arque un sourcil et Fred fait la moue. « What are you ? What d’you do ? » poursuit-il en agitant sa baguette. « Are you broken ? Ugh, Filch wouldn’t keep some useless paper in that drawer ! » George s’approche de lui et sort sa propre baguette. « I, George Weasley, command you to reveal what you are ! » s’exclame-t-il et Fred laisse échapper un rire moqueur au ton terriblement pompeux employé par son jumeau. Mais il est vite interrompu lorsque George pousse une exclamation surprise et Fred baisse les yeux sur le parchemin, pour y découvrir une inscription qui n’y était pas avant.

Messers Moony, Wormtail, Padfoot and Prongs obey no one.
But Mr Moony wishes a very good day to Mr Weasley.
Mr Padfoot wishes to add that they’ll be glad to reveal their secrets to someone who is  worthy of their mighty knowledge.


« Holy unicorn, » murmure George. Les deux frères échangent un regard, un sourire en coin. « Okay, how are we supposed to prove that we’re ‘worthy’ ? » fait Fred en fronçant les sourcils. « No idea, is there some kind of trial ? But they’d have told us, right ? Or maybe-- » « A password ! » Ils se lancent, disent un peu tout ce qui leur passe par la tête et lorsque Lee entre dans le dortoir pour leur dire qu’ils vont être en retard au dîner s’ils ne se dépêchent pas, les jumeaux n’ont toujours pas trouvé comment débloquer les secrets de Moony, Wormtail, Padfoot et Prongs. Ils sont sur la bonne voie cependant, leurs quatre nouveaux guides semblent de plus en plus enthousiastes et Padfoot les a même appelés la Relève, ce n’est pas rien ! Ils sont presque tentés de sauter le dîner mais ils savent qu’ils ne tiendront pas la soirée l’estomac vide alors Fred et George suivent Lee jusqu’à la Grande Salle, en continuant de se marmonner des idées de mot de passe sur le trajet.

Bien évidemment, leur camarade de dortoir finit par leur lancer un regard suspicieux. Il n’est pas toujours inclus dans les mauvais plans des jumeaux, mais c’est rare qu’ils lui donnent à ce point l’impression de ne vraiment pas faire partie de leur dernier coup.

« What are you up to this time ? » soupire-t-il en plissant les yeux. « No good, » répond George avec un grand sourire. Et Fred se fige. « We’re up to no good ! » s’écrie-t-il brusquement. Lee fronce les sourcils et le visage de George s’éclaire.

« Keep us a plate Jordan ! » s’exclame-t-il et déjà, les jumeaux s’apprêtent à faire demi-tour. « Hey ! Where are you going ? » « I forgot my— » « Wand ! » Lee n’a pas le temps de leur répliquer qu’ils n’ont pas besoin de leur baguette pour manger, Fred et George grimpent les escaliers quatre à quatre et font irruption dans leur dortoir.

Fred ouvre sa malle et en sort le parchemin. « I’m up to no good ! » s’exclame-t-il.

Rien.

Puis.

Do you pinky swear ? – Prongs.

« I… swear that I’m up to no good ? » tente George, sourcils froncés.

You gonna need to be more serious about this. – Padfoot.

« Oh come on ! I seriously swear that I’m up to no good ! »

Almost there. – Moony.

Les jumeaux laissent échapper un grognement frustré.

« I solemnly-- » commence Fred « What’s that ? » « Another word for seriously, dummy. I solmenly swear that I’m up to no good. »

Good lad.

Quoi ? C’est tout ? Fred est à deux droits de transformer le parchemin en boulette de papier quand enfin, quelque chose de différent se produit. Les jumeaux poussent une exclamation surprise et regardent le papier jauni se noircir de traits et de courbes noirs, de noms et—

« Merlin, it’s— » « A map ! » « Freddie, it’s Hogwarts ! » « And look ! We can seee everyone ! » « Does this mean-- » « That we can sneak out of the dorm and avoid Filch and the teachers ? Yes ! » « And-- » « That we’re now the kings of this castle ? » « Forge, I think I’m in love with these guys. » « Me too, Gred, me too. »

1991, Hogwarts

« Dude, you need to breathe, » fait Fred en serrant l’épaule d’Oliver, un pli soucieux barrant son front. « Yeah, you look constipated, it’s scary, » ajoute George. Mais Wood ne cesse de fixer Flint avec tellement de haine dans le regard que sa propre équipe ne peut s’empêcher de se sentir mal à l’aise. « He stole the pit. Again, » siffle Oliver en serrant les poings. « Come on, let’s just go see McGonagall, she’ll kick his ass and we’ll get the pit, » marmonne Alicia. Mais Oliver secoue la tête. « He does this every fucking time. Plus, McGonagall is teaching a class right now, she won’t be available before five, » continue-t-il entre ses dents serrées. « Then we wait till they’re done, it’s fine, we have time, » soupire leur attrapeur. « We don’t have time. The match is in two weeks and we’re not ready ! » s’exclame Oliver. Leur attrapeur soupire et tous les autres grimacent.

Wood arque un sourcil. « Are you bored ? Don’t you want to train and get better ? Don’t you care about winning this match ? » « There we go, » murmure George. « Again, » rajoute Fred. « Sure I want to win but it’s just a game mate, » marmonne l’attrapeur. « Oh shit, he said it. » « He definitely said it. » « There’ll be blood. » « He’s so dead. » Oliver a l’air d’avoir avalé une dragée à la morve de Troll quand il fait un pas en direction de l’attrapeur de Gryffondor. « Just a game ? Just a game ? Quidditch is NOT just a game, it’s THE game, it’s the game Gryffindor’s been losing against Slytherin for years and as the new Captain I intend to change that so if you’re not ready to give everything for this game, maybe you should go play Gobstones ! » s’écrie-t-il si fort que même l’équipe de Serpentard l’a probablement entendu.

« Are you serious ? » fait le jeune homme. Fred soupire. « It’s Quidditch. Never doubt Ollie’s seriousness about Quidditch. » « It’s like Percy’s seriousness about rules. » « Or Snape’s seriousness about oily hair. » « Or-- » « We get it, boys, » intervient Oliver, acide. « You see ? Very serious. »

« Trouble in paradise ? » intervient une voix familière au-dessus d’eux. Les Gryffondors lèvent la tête, pour trouver Flint perché sur son balai, un sourire moqueur aux lèvres.

« YOU ! » vocifère Oliver, sa colère envers son attrapeur instantanément oubliée, transférée sur le Capitaine des Serpentards. George se penche vers Fred. « D’you think we’ll need to intervene this time ? » Il hausse les épaules. « The usual ? » Son jumeau hoche la tête et ils reportent leur attention sur l’échange entre les deux capitaines.

« I’m tired of you stealing the pit everytime I book it ! You—get down there ! » s’exclame Oliver en faisant de grands gestes. Flint arque un sourcil et ne bouge pas, alors Oliver saute sur son balai et le rejoint dans les airs.

« Shit, » marmonne George. « We’ll probably need the girls now, » fait Fred en soupirant. « Nah, I got this. » Son frère s’approche de la malle contenant les balles de Quidditch et l’ouvre, avant de l’orienter dans la direction des deux capitaines qui se hurlent dessus à présent. George approche son doigt de l’attache qui retient un des cognards dans la malle, mais Fred lui attrape le poignet.

« No wait, Oliver hasn’t punched him yet, » murmure-t-il. « Guys… » fait Alicia derrière eux d’un ton désapprobateur mais les jumeaux ne l’écoutent pas.

Flint et Wood se crachent des horreurs au visage et brusquement, Marcus s’avance pour attraper Oliver par le col, mais le capitaine de Gryffondor l’esquive et—lui en colle une en pleine mâchoire.

« Oh shit that one was good ! » s’exclame Fred en voyant Flint reculer sur son balai.

Puis le Serpentard grogne, fonce droit sur Oliver en jurant qu’il va l’étriper et--

George libère le cognard. « BLUDGER ON THE LOOSE ! » s’écrie Fred. La balle fonce droit sur les deux capitaines et Oliver fait un écart, tandis que de justesse, Flint choisit de piquer pour éviter le cognard qui lui passe à deux centimètres de la tête.

« Shit Georgie, watch out ! You almost killed them ! » s’exclame Fred avant de lancer un regard faussement désolé à Flint. « My brother’s so clumsy, I swear if he didn’t look exactly like me, I’d say he was adopted. » Les narines de Flint frétillent tellement que Fred se demande si de la vapeur ne va pas finir par en sortir.

Cette fois, le capitaine des Serpentards descend de son balai et fonce droit vers les jumeaux, visiblement prêt à en découdre.

« What is going on here ? » résonne la voix du Professeur Hooch. Flint se fige aussitôt et serre les dents. « Nothing, Professor, » parvient-il à répondre précipitamment. « What happened to your face, Mr Flint ? » demande-t-elle, un sourcil arqué. « Why, Professor, that’s not nice, that's his normal face, » réplique Fred. Flint s’empourpre furieusement et ses poings se serrent. « You son of a-- » « Mr Flint ! And Mr Weasley, I’m taking five points from Gryffondor for this. Now, I believe Gryffondor was supposed to have the pit this afternoon, Mr Flint. »

« Yes, Professor, » cède Flint. Son regard laisse clairement entendre qu’il n’en a pas terminé et qu’il prendra sa revanche dès qu’il en aura l’occasion mais pour l’instant, il remonte sur son balai et rejoint le reste de son équipe pour leur faire signe de décamper.

« Alright boys and girls, go play, choo ! » s’exclame Mrs Hooch avant de tourner les talons.

« Well, we got the pit, » fait George en haussant les épaules.

« But you made us lose five points, your brother’s going to be pissed. »

« What Percy doesn’t know, » commence Fred. « Cannot hurt him, » conclut George avec un large sourire.

1993, Hogwarts

Le coude de George s’enfonce dans ses côtes mais avant que Fred ne puisse lui demander ce qui ne va pas chez lui, son frère fait un signe de tête en direction de leur petit frère. Lui et Hermione ont un air désolé sur le visage, alors que Potter force un sourire sur ses lèvres en leur assurant probablement que ce n’est pas grave, qu’il trouvera bien de quoi s’occuper pendant que ses deux meilleurs amis vont s’amuser à Pré-au-Lard le lendemain. « Poor lad, » murmure Fred avec une grimace. « I wish he knew a way to sneak out of the castle, » soupire George et son frère fronce les sourcils. « You’re serious ? » Il hausse les épaules. « Well, we did learn everything our four friends taught us, right ? » Fred prend un air songeur. « Aye, we did. You think it’s time for us to bequeath that knowledge ? To him ? » Nouveau haussement d’épaule de la part de George. « Well, he won’t keep it to himself, he’ll probably share it with Ron. And he’s not the most respectful of the rules, so Moony, Prongs, Wormtail and Padfoot won’t mind. I think. Plus, this is just so sad. » Fred esquisse un sourire en coin. « You’re such a softie. » « Shut up. He looks like a kicked puppy. » « That he does. Okay, let’s give it to him. »

« Give what to whom ? » fait la voix de Lee qui se laisse tomber sur le canapé à côté de Fred. Le jeune homme fait danser ses sourcils de manière suggestive et Lee plisse le nez. « Okay, I don’t want to know. So, did you decide what you were going to buy this year ? For the team ? » Fred se cale contre Lee et étend ses jambes sur les genoux de son frère. L’équipe de Gryffondor ne manque jamais de célébrer Noël comme il se doit, en s’offrant des cadeaux. Mais parce qu’ils sont parfaitement conscients du budget limité de chacun – plus particulièrement des jumeaux – ils ont décidé que chaque membre de l’équipe devait acheter un cadeau et que les sept présents seraient ensuite distribués au hasard.  « I wanted to put a dungbomb into a package and see what happens next, but if Angie’s the one who gets it, she’ll probably punch me in the balls, so… » « She wouldn’t do that, » fait George. « Nope, she would cut your balls and make you eat them. » Fred soupire. « Yeah, I guess we’ll have to do with the boring gifts again, » fait-il tragiquement.

« I’m glad I’m not on the team, » fait Lee, parfaitement au courant que les jumeaux ne pourront jamais se contenter d’un cadeau lambda et en profiteront encore pour jouer une mauvaise blague. « Aww, don’t say that honey, you’ll get a Christmas present too, » roucoule Fred à son oreille avant de passer un bras autour de son cou. Lee plisse le nez. « Please don’t, » supplie-t-il avec une grimace. « You wound us Jordan, » déclare George d’un air faussement solennel.

1994, England

« It looks like shit Ollie, » lance George avec une moue et le capitaine fait volte-face pour lancer un regard noir aux jumeaux. « Well, I’m the only one allowed to do magic outside Hogwarts, so you’ll have to deal with it, » déclare-t-il sèchement. « Sure, but what if it falls right on us during the night ? » poursuit-il en regardant la tente bancale d’un air dubitatif.  « No one’s making you sleep inside, you can spend the night out if you prefer. Anyway, I thought no one was actually sleeping tonight ? » « Why did we bring a tent then ? » demande Fred et Oliver fait de grands gestes avec ses mains, comme à chaque fois qu’il commence sérieusement à être agacé par les jumeaux.  « Oh my god, I hate you, » marmonne-t-il et les jumeaux laissent échapper un rire moqueur, quand un craquement sonore retentit non loin. Quand ils font volte-face, Angie est là, avec son père et Nazir. « Hey guys ! I know it was supposed to be a Gryffondor team thing, but that big baby can’t live without me, hope you don’t mind ? » fait-elle avec un sourire en coin et son meilleur ami lui lance un regard noir. Oliver hausse les épaules.  « It’s fine, it can’t really be a Gryffindor team thing when our seeker’s not here anyway. » Harry n’a encore que treize ans et de toute façon, avec son oncle et sa tante, il ne risquait pas d’avoir l’autorisation d’aller camper sans un véritable adulte – no offense Ollie – pour le surveiller. Ils ne lui ont même pas demandé s’il pensait que ça pouvait se faire, les jumeaux n’avaient pas tellement envie de voir Harry faire ce truc où il se force à sourire et à dire it’s fine, quand vraiment, ça ne l’est pas.

« Guys, what happened to the tent ? » demande alors Angelina et le visage d’Oliver s’affaisse.  « Not you too, » marmonne-t-il. Mr Johnson laisse échapper un rire amusé et sort sa baguette. « Alright, let me give you a hand. » En quelques sorts, il redresse la tente, la plante bien comme il faut et enfin, ça ressemble à quelque chose. « Wow, thank you Mr Johnson ! » s’exclame George.  « No problem boys. I’m leaving now and I intend to find you all in one piece in three days, okay ? » fait-il, brusquement assez menaçant et les garçons comprennent vite le message, ils ont intérêt à veiller sur Angelina, sinon, ils le regretteront.  « Yes, sir ! » Le père d’Angelina leur lance un dernier regard sévère, puis disparaît. « Where are the others ? » demande Angie en se débarrassant de son sac, qu’elle dépose à côté de la tente. « Over here ! » s’exclame une voix et Alicia, Katie et Lee apparaissent d’entre les arbres, les bras chargés de branches pour le feu.

Bien vite, ils sont tous installés autour du feu de camp et la nuit tombe peu à peu. L’odeur de viande grillée s’élève dans la petite clairière qu’ils ont choisie pour passer ces trois jours ensemble et lorsque Nazir sort de l’alcool de son sac, Oliver proteste parce qu’il est le seul à être majeur, ce qui signifie qu’il est responsable d’eux et il ne veut pas que leurs parents l’étripent, blablabla. Tous s’empressent de le convaincre que leurs parents n’en sauront rien et les jumeaux rajoutent que leur mère n’en voudra jamais à Oliver de ne pas avoir su empêcher ses fils de faire quelque chose.
Une fois le repas terminé, l’alcool commence déjà à faire effet sur la plupart d’entre eux – et plus particulièrement Oliver dont ils ne cessent de remplir le verre. Alors quand Fred et George disparaissent un moment, il ne remarque rien et c’est très bien comme ça. « Ugh, these candles suck, » marmonne George en essayant de les planter dans le gâteau qu’ils ont réussi à cacher jusqu’à présent. Elles s’allument toutes seules et c’est bien pratique, mais c’est tellement simple. Ils auraient clairement préféré quelque chose d’un peu plus fou, mais ils supposent qu’ils devront se contenter des feux d’artifice qu’ils ont prévu pour plus tard. « Okay, all done. Don’t drop the cake. » « Come on, you’re the clumsy one, » marmonne Fred avant de se lever, le gâteau dans les mains.

Ils s’approchent à nouveau du feu de camp et quand les filles les voient, elles se mettent toutes les trois à sourire et se lancent dans un chant d’anniversaire atrocement faux. Bien vite, Nazir et Lee les rejoignent et c’est encore pire.

Oliver sursaute un peu et se détourne, les joues roses à cause de l’alcool, les yeux brillants. Fred dépose le gâteau devant lui et Ollie attend patiemment qu’ils aient terminé le chant. Il a un sourire si grand aux lèvres que c’en est ridicule.

« It’s not gonna bite me, is it ? » demande-t-il et les autres s’esclaffent, tandis que les jumeaux prennent un air outré. « Hey, we can be nice ! Plus, Mum baked that cake, so it’s safe and delicious, » déclare Fred. Les yeux d’Oliver brillent un peu plus et shit, est-ce qu’il va pleurer ?  « Molly baked a birthday cake for me ? » demande-t-il et George lui tape gentiment le dos. « Sure, Mum loves you ! » Oliver souffle enfin sur ses bougies et ils applaudissent en poussant des cris ridicules. « I have something for you, » se rappelle brusquement Fred en fouillant dans ses poches, pour en tirer une enveloppe qu’il tend à Oliver. « The big idiot’s sorry he couldn’t come, but he wanted you to have it, » fait-il en lui donnant la carte d’anniversaire que Percy lui a préparée en sachant qu’avec son tout nouveau travail au Ministère, il ne pourrait pas venir.

Le gâteau ne fait pas long feu, ils ont beau avoir énormément mangé déjà, le gâteau de Molly est si bon qu’ils se jettent tous dessus. Leur réserve d’alcool amenée par Nazir ne semble pas avoir de limites et bien vite, ils atteignent tous le stade où ils ne contrôlent plus grand-chose. Fred ne sait plus trop ce qu’il est en train de faire, tout ce qui compte, c’est que les autres sont en train de rire si fort qu’ils en ont les larmes aux yeux. Alors ce n’est pas très grave, même s’il finit par se prendre les pieds dans un sac et s’étaler de tout son long devant Angelina. « Shit, are you okay ? » fait-elle entre deux gloussements et Fred plonge son regard dans le sien, brusquement très sérieux. « It seems that I have fallen for you, » déclare-t-il.

Un blanc.

« Smooooooth, » susurre Nazir avec un air admiratif. Et tous s’esclaffent à nouveau bruyamment à l’exception de George, qui secoue la tête d’un air blasé. « I swear he’s not my brother. » Mais Fred s’en fiche, parce que tout le monde se marre et il n’y a rien de plus agréable pour lui que d’entendre le rire de ses amis.

Et puis, l’euphorie retombe peu à peu. Angelina est calée contre Nazir, qui est adossé contre une pile de sacs. Alicia s’est allongée et a décidé que la cuisse de Peterson était un bon oreiller. Katie ronfle à moitié à côté d’Angie. De l’autre côté du feu qui brûle plus doucement, Oliver et George sont étendus dans l’herbe et observent le ciel étoilé. Lee revient d’entre deux arbres en titubant et se laisse tomber à côté d’eux avec un grognement sourd. Alors Fred rampe jusqu’à eux et va caler sa tête sur le ventre de George qui laisse échapper un gémissement pathétique. « You’re heavy, » marmonne-t-il. « You love me. » C’est silencieux, tout à coup. A l’exception des branches qui craquent dans le feu et des quelques animaux nocturnes qui ne sont définitivement pas effrayés par ces quelques humains.

« I’m gonna miss you, » murmure alors Oliver. « Aww, Ollie, don’t do that now, » marmonne Fred en plissant le nez.  « Seriously, I will. You’re a pain in the ass, but I’ll miss you. » George esquisse un sourire en coin. « We’ll miss you too, Captain. But we’ll be out of Hogwarts soon. Plus, you’ll be rich and famous soon, I hope you won’t forget about your best friends, » susurre-t-il et Oliver laisse échapper un rire amusé.  « I knew you only loved me for my promising career. » Fred ferme les yeux parce que tout tourne un peu trop vite autour de lui. « Nah, it’s your fantastic ass that got me. » Oliver glousse bêtement, jusqu’à être interrompu par un ronflement sonore.  « Shit, is that a wild boar or something ? » fait-il en se redressant. « Nope, it’s Angie, » leur parvient la voix de Nazir. « That’s hot, » commente Lee et ils rient si fort que Katie leur lance une bouteille vide avec une précision redoutable, même à moitié endormie.  

1995, 12 Grimmauld Place

Fred ferme la porte de la chambre et George et lui se dirigent immédiatement vers le même lit. Ils sont encore en pyjama et de toute façon, aucun d’eux n’aurait eu la force de se changer, alors ils se laissent tomber sur le matelas et se réfugient sous la couverture. Allongés sur le côté, face à face, ils sont épuisés mais ils n’arrivent pas à fermer les yeux, pas encore. « Mum said he’s going to be alright, » murmure Fred en essayant d’avoir l’air sûr de lui. « I know, » répond son frère. « But we could have lost him, and I-- » La voix de George se brise, alors Fred passe un bras autour de lui et le ramène un peu plus près. « Shit, I’m tired, » marmonne son jumeau et il ne peut s’empêcher de laisser échapper un rire rauque à ça. « He’s Dad, he can’t—he’s Dad, » insiste George, comme si ça expliquait tout.
Et à vrai dire, oui, ça explique tout. Papa est courageux et fier et protecteur et—et aujourd’hui, ils réalisent qu’il est aussi très humain, qu’il est loin d’être invincible et qu’ils peuvent le perdre. Ça arrivera un jour, forcément, ils le savent. Mais seulement quand ils seront vieux à leur tour, seulement quand il pourra partir avec Maman à ses côtés, tout fripés et probablement un peu gâteux. Pas comme ça, pas maintenant.

« He’s fine, Bill’s watching him and we’ll get to see him later, » murmure-t-il contre les cheveux en bataille de George. « I know. I just-- » « Feel like shit. » « Yeah. » Ils restent silencieux un moment et ils devraient vraiment dormir, mais ils en sont toujours incapables. « You know, he was probably doing something for the Order, » reprend George d’une voix un peu étouffée contre le haut de pyjama de Fred. « Yeah, probably. » « Always thought it was cool, y’know ? That Mum and Dad were part of the Order. Feels like they’re kind of heroes, right ? » Un mince sourire se dessine sur ses lèvres alors qu’il hoche la tête. « And we know that it was dangerous, Gideon and Fabian died during the war, but—I guess we were probably too young to realize what it meant and now-- » « Now we know how dangerous it really is, » murmure Fred. « Yeah. » Un autre silence, il peut sentir George presser son visage un peu plus contre son torse et Fred raffermit son étreinte.

« And I don’t want them to stop, y’know ? I’d join the Order too if I could, but what happened tonight—I hated it, » marmonne-t-il et Fred grimace. « Me too. » George redresse la tête pour croiser son regard. « I can’t wait to be out of school. They won’t be able to stop us from joining the Order then and we’ll be able to help Dad and the others. » « Hogwarts sucks this year anyway. » « Yeah. If I wasn’t so sure Mum would disinherit us if we didn’t finish our studies, I’d be out of here already. » « Well… there’s not much to inherit anyway, right ? » fait Fred et George laisse échapper un rire moqueur. Il ne peut s’empêcher de sourire, c’est bon d’entendre son frère rire après tout ça.
« You know, maybe we should ditch Hogwarts, » fait son jumeau, les sourcils froncés. « I mean, we have the money Harry gave us, we’re of age and we definitely won’t learn anything useful at school. » Fred prend un air songeur. « So what, we don’t go back to Hogwarts ? » « Nah, not right now, Mum would kill us. We need a plan. Plus, I wouldn’t mind teaching the pink toad a lesson before we leave for good. » Un large sourire se dessine sur les lèvres de Fred. « It’ll have to be spectacular. » « Of course it’ll be spectacular. But right now-- » « Sleep, yeah. »  George se cherche une position confortable, tout en restant proche de lui et Fred étouffe un bâillement, puis ferme les yeux.

Everything’s gonna be alright.



Dernière édition par Fred Weasley le Ven 28 Juil 2017 - 20:32, édité 17 fois
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Fred & --
1998, hogwarts

Ils ont été séparés. Il ne sait pas comment, mais ils ont été séparés. Il ne sait pas où est George. Un sort lui frôle le flanc alors que Fred l’esquive de justesse. La chaleur suffit à lui tirer un sifflement angoissé et il réplique aussitôt, touche sa cible. Il ne sait pas qui, mais ça porte un masque et ça lui suffit. Il faut qu’il retrouve son frère, il ne sait pas si c’est parce qu’ils sont au beau milieu d’une bataille où les cadavres s’empilent déjà, mais l’idée l’obsède. Il a un goût amer sur la langue, les articulations douloureuses sans trop savoir pourquoi, parce qu’il est certain de ne s’être pris aucun sort. Mais ça lui rappelle la fois où George a eu le bras brisé par un cognard. Sans même le voir, il l’a senti, comme un courant le traversant du bout des doigts jusqu’au coude. Ça lui rappelle la fois où George a écopé d’une retenue sans lui avec Ombrage, il a senti les mots se graver dans la chair de sa main comme si c’était lui qui subissait la punition.
Something’s wrong, something’s wrong, something’s wrong. Ca le prend aux tripes et une sueur froide perle dans son dos, sur son front. Something’s wrong. Il le voit presque trop tard, le mangemort qui se dresse devant lui, mais il n’a pas le temps, il faut qu’il retrouve son frère. Sa baguette se lève, le sort n’a même pas besoin d’être prononcé qu’il file et frappe l’homme de plein fouet, l’envoyant voler plus loin. Something’s wrong. Ses muscles sont douloureux et il a l’impression que des aiguilles chauffées à blanc pénètrent sous ses ongles, dans sa colonne vertébrale, son crâne, son visage. Il est hors d’haleine, tremblant et peine à avancer, mais il faut qu’il le retrouve, il faut absolument qu’il retrouve George.

Something’s wrong.

Et puis,
Il ne se l’explique pas, il ne sait pas ce que c’est, il ne comprend pas.
Mais il a l’impression qu’une main glacée s’enfonce dans sa cage thoracique. Elle lui couple le souffle et ses longs doigts se referment douloureusement autour de quelque chose d’essentiel, là, en lui. Il veut crier mais il n’y arrive pas, il ne peut que vaciller. Il a froid, tellement froid tout à coup et ses lèvres s’entrouvrent, ses yeux s’arrondissent. Don’t ! veut-il hurler de toutes ses forces parce que ce petit bout est à lui et rien qu’à lui et qu’on ne peut pas lui prendre, parce que si on lui prend, ça veut dire que quelque chose de terrible est en train de se produire.

Quelque chose qui ne peut pas arriver.
Quelque chose qui ne doit pas arriver.
Quelque chose qu’il ne peut pas accepter.
Une chose à laquelle il ne pourra pas survivre.

Fermement refermée autour de ce petit bout de lui, elle lui arrache.
C’est brutal.
Ça fait mal comme jamais il n’a eu mal.

Un hoquet de douleur lui échappe, alors que l’air remplit à nouveau ses poumons mais--
Elle lui a pris quelque chose.
On lui a pris quelque chose.

Ses jambes cèdent sous son poids et Fred n’a rien pour se raccrocher parce que celui qui le rattrape toujours n’est pas là.

Alors il s’effondre, il s’effondre lourdement mais ça ne fait toujours pas aussi mal que—

« Give it back, » s’élève enfin sa voix tremblante. « G-give-- »

« Fred ? Fred ! » s’exclame une voix et le visage inquiet de Lee apparaît devant lui, mais il ne le voit pas. L’autre sorcier dresse un bouclier entre eux et des sorts qui filent droit dans leur direction. « Fred, what are you doing ? Fred ! » Il secoue la tête. « Give it back, give it back, I—it can’t-- » « FRED ! » hurle Lee en l’attrapant pour le soulever et enfin, son regard croise celui du jeune homme. « Something’s wrong. » L’autre l’entraîne plus loin mais ce n’est pas la bonne direction. « No, no, Lee, something’s wrong, I—I can’t feel it, I can’t feel it anymore, I can’t-- » Lee le jette presque derrière un pan de mur à moitié effondré, puis l’attrape pour le secouer. « The fuck were you thinking ? » « But I can’t feel it, I CAN’T ! » hurle-t-il et Lee le regarde, confus. « What ? What is it you can’t feel ? Talk to me mate, I don’t-- »

« George, » le nom est comme arraché de sa poitrine. « I can’t feel George. »


Sa main va écarter les mèches rousses du visage méconnaissable de celui qui a toujours été son reflet identique. Elle frôle l’oreille amochée et finit par aller saisir la main de George. Elle est glacée, mais l’information ne semble pas l’atteindre. « George, » appelle-t-il doucement et il serre la main de son frère. « George, come on. » Il mène le dos de sa main jusqu’à ses lèvres, qu’il appuie là, délicatement. « I know, I know they hurt you, I know, but come on, it’s going to be okay, I’m here now, right ? » Et un sourire se dessine sur ses lèvres, mais George ne bouge toujours pas. « You can open your eyes now, come on. I know it hurts, I know, » murmure-t-il tandis que son autre main passe sur les traits ravagés de son frère, en osant à peine les frôler, de peur de lui faire mal.
« You have to wake up, okay ? » (Derrière lui, Molly hoquète.) « Can you do that ? I know you can do it, come on, you’re the tough one, alright ? I admit it now, I’m the cry baby and you’re the tough one, so open your eyes. » (« Fred, » hoquète Arthur.) Mais les yeux de George restent résolument clos et Fred lui agrippe l’épaule, le secoue. « George, it’s not funny, you’re supposed to be funny, you—George ? George ? » Il lâche sa main et va prendre son visage entre ses paumes. Du sang lui macule le visage, mais il a cessé de couler.

Et il est froid.
Tellement.
Tellement froid.

Ils sont là, autour de lui. Il peut les entendre pleurer, renifler, et s’il lève la tête, il sait qu’il les verra. Ils sont là, mais Fred a l’impression d’être complètement et irrémédiablement seul.

Il ne sait pas ce qu’est la solitude.
Il n’a jamais été seul, à aucun moment de sa vie il n’a été seul.
Même lorsque George n’était pas à côté de lui, il était quand même là. Parce qu’un petit peu de George a toujours été avec lui, comme un petit peu de lui a toujours été avec George.
Mais maintenant, maintenant—

Pour la première fois de sa vie, Fred découvre ce que solitude veut dire.

Un premier sanglot silencieux lui secoue le corps alors que celui de George est toujours immobile.

Et il comprend.
Il comprend que George—

Une longue plainte rauque est arrachée de sa gorge alors que tout son corps s’affaisse. Son visage part s’enfouir dans le creux de l’épaule de George, ses mains l’agrippent comme des serres et Fred crie.

Il crie et gémit et sanglote et appelle.

Le prénom de son frère se transforme en prière, en supplique, qu’il répète en boucle, incapable de s’arrêter, parce qu’il n’a jamais été seul et il ne sait pas comment être seul et il ne veut pas être seul. George ne peut pas partir, il ne peut pas le laisser là, ce n’est pas comme ça que ça marche. Ils n’étaient qu’un seul et même être, puis deux toujours reliés, ils ont toujours été ensemble, ils auraient toujours dû être ensemble et—

« I’m sorry I lost you, I’m sorry, George, George I’m sorry I couldn’t find you, I’m sorry, I should have found you, I should have been here, what have they d-done, what have they done to you, George, George, George. It’s always been you and me, you’re the best part of me, remember ? I can’t—can’t-- »

Un bras l’entoure et le contact ne lui paraît pas réel, c’est comme s’il ne sentait rien, il ne sent plus rien d’autre que la douleur. « Buddy… we have to go. I’m sorry Fred but we have to go. » Partir ? Partir ? Il n’a nulle part où aller. George is home. Il a envie de s’allonger là et de ne plus bouger. De s’étendre tout contre George, comme lorsque l’un d’eux faisait un cauchemar et avait simplement besoin de la présence de l’autre pour l’oublier et retrouver le sommeil. De se coller à lui comme lorsqu’ils n’étaient encore que des bébés et que le deuxième berceau construit par leur père n’a jamais servi parce qu’ils étaient incapables de dormir séparément. « Fred, please, we have to-- » « WE’RE NOT LEAVING HIM BEHIND ! » hurle-t-il d’une voix brisée.
Charlie – parce que c’est lui, il le sait maintenant – le tire en arrière, le force à défaire ses mains du col de George qu’il tient toujours comme si sa vie en dépendait. Alors Fred se débat et hurle et manque de frapper son frère mais ce dernier l’agrippe fermement. « Of course we’re not leaving hi-- »

La porte de la Grande Salle explose.

Les débris de bois partent dans tous les sens et déjà, des hurlements résonnent. Fred sent qu’on le repousse brusquement et ça lui évite de se faire empaler par un bout de bois aussi gros que sa cuisse.

Déjà, les mangemorts entrent, les sorts fusent.

Papa tire sa baguette, repousse Ron et Hermione. Maman lève la sienne et dresse un bouclier qui empêche un sort de les atteindre, elle et Ginny. Elle hurle quelque chose et Percy sursaute, attrape Ginny, l’entraîne. Bill protège Fleur et déjà, alterne différents sorts pour atteindre les mangemorts.

Il n’y a personne pour protéger George. Alors Fred se redresse et il veut se jeter sur son frère, mais un bras le cueille en plein estomac et quand il lève les yeux, il voit Charlie. Charlie et ses lèvres pincées, pâle, mais avec cet air déterminé de celui qui a une mission. « No, no, we can’t leave him, Charlie ! » s’exclame-t-il quand il comprend que son frère aîné le tire plus loin. Il ne s’arrête pas et Fred se débat, les yeux rivés sur le corps de son frère, ses parents et Bill qui reculent, les mangemorts qui gagnent du terrain. « No, stop, STOP ! We can’t leave him, WE CAN’T, GEORGE ! GEORGE ! » Il hurle, mais Charlie est plus fort que lui, Charlie est un véritable bœuf quand il l’a décidé. Les mangemorts se rapprochent, Papa évite un sort de justesse mais il n’a plus le choix, il va se faire encercler s’il continue, alors Maman et lui reculent, reculent.
Un mangemort enjambe le corps de George et Fred pousse un hurlement d’animal enragé. « I’M NOT LEAVING HIM, I’M NOT LEAVING HIM ! » Son poing s’abat sur le visage de Charlie qui vacille, mais il tient bon et Fred va l’étriper, il va l’étriper parce qu’ils ne peuvent pas abandonner George, ils ne peuvent pas le laisser là-bas, avec eux. « LET ME GO ! I NEED HIM ! I NEED HIM, CHARLIE, LET ME-- » Du coin de l’œil, il voit le poing de Charlie qui file droit vers lui.

L’atteint à la tempe.
Et puis,

Plus rien.


« Fred ? » Il se fige brusquement et serre les dents. Maman a les yeux rougis et l’air de ne pas avoir fermé l’œil de la nuit. « Honey, what are you doing ? » elle demande d’une voix tremblante. Fred détourne le regard. « I’m going back there, » lâche-t-il tout simplement. Il n’a pas besoin de préciser où c’est, là-bas, elle comprend tout de suite et pâlit. « Fred-- » commence-t-elle et les sanglots sont de retour dans sa voix et par Merlin il les déteste. « You can’t do that, son, » lui parvient la voix de Papa et Fred se tourne vers lui. « I can, and I will. I’m not leaving him there, with them, » crache-t-il durement. Papa s’approche et pose une main sur son épaule, il lui faut tout son contrôle pour ne pas s’arracher à cette paume, mais il tressaille quand même et il voit la peine dans les yeux fatigués de son père et c’est pire que tout. « We don’t want to leave George either but it’s too dangerous, son. » « Really ? » réplique-t-il aussitôt et Papa fronce les sourcils. Cette fois, Fred s’écarte d’un bon pas, pour échapper à la prise de son père sur son épaule.

Il a mal. Il a tellement, tellement mal. Il a un trou béant dans la poitrine, un trou à l’âme et il a besoin de le combler, mais tout ce qu’il a sous la main, c’est de la haine. Alors il se jette dessus, il la dévore toute entière jusqu’à ce qu’elle remplisse le trou laissé par George.

« All you’ve done is sit on your ass and cry like a bunch of pathetic kids ! All of you ! » Fred s’exclame, hurle et si les autres avaient réussi à fermer l’œil pour dormir un peu, il a probablement ruiné ça à présent. « You know what they’ll do to him ! They hurt him, they’ll hurt him again ! » (They can’t hurt him anymore, he’s dead. Fred refuse d’écouter.) Maman sanglote et tremble, Papa a l’air d’avoir mal physiquement. « He’s alone ! He’s alone, with them, because you left him behind and now you don’t even want to bring him home ! » (He’s alone because you lost him.) L’accusation laisse Papa pâle et les yeux grands ouverts, comme si Fred venait de le frapper en plein visage, de toutes ses forces.
« You could have grabbed him ! You could have-- anything, anything but this ! » assène-t-il. « Fred, that’s enough, » croasse la voix fatiguée de Percy. « I know you’re in pain, but don’t take it out on them, they don’t deserve any of this. Dad’s right, it’s too dangerous. » Les autres sont là aussi et le regardent de cet air résigné, dépité.

« Oh, so everyone’s taking advice from the Traitor, now ? » Un rire hystérique, mauvais lui échappe. « Mummy’s favorite son is back with his mighty wisdom so let’s just all do what he says, right ? » Ah, enfin, de la colère, il n’est plus le seul à la ressentir, maintenant. « HE WAS THERE AND HE DID NOTHING ! GEORGE WOULD HAVE DIED FOR ALL OF US ! YOU’RE JUST A BUNCH OF COWARDS ! » il vocifère.

C’est Ron qui s’avance. Bien sûr que c’est Ron qui s’avance. Il a un mélange d’expressions similaires aux siennes dans le regard et quand son poing se connecte avec la mâchoire de Fred, ça fait mal. Il aurait dû s’y attendre, mais ça le prend complètement par surprise et Fred chancelle, n’a plus de forces pour se retenir et s’effondre.

Fred regarde Ron avec un air stupide et pendant un instant, il voit du regret dans le regard de son frère, mais c’est vite remplacé par quelque chose de dur, d’implacable.

Ron n’a même pas besoin d’ouvrir la bouche.

Il sait.

« I-- » il hoquète. « I don’t-- »

Les bras de Papa se referment autour de lui et Fred cesse de respirer.

Il serre fort Papa, si fort.

« I’m s-sorry. » Fred s’accroche. « I-I didn’t— Dad, » gémit-il.

« We know, son, we know, » Papa murmure et Maman s’ajoute à l’étreinte.

Il étouffe entre eux, mais Fred ne bouge pas.

2001, Somewhere

Son poing s’enfonce dans la mâchoire de l’agent de la BPM qui pousse une exclamation de douleur et manque de s’effondrer. « Fred ! » s’exclame Lee dans son dos, mais il l’ignore complètement. « Where did they take them ? » siffle-t-il entre ses dents avant d’attraper le type par le col pour le maintenir droit sur la chaise à laquelle ils l’ont ligoté. « I don’t know, » répond l’homme d’une voix rauque et Fred laisse échapper un grondement sourd avant de le frapper à nouveau, avec plus de force cette fois. « Where are they ? » exige-t-il encore de savoir. L’agent crache une gerbe de sang. « I said I don’t know ! » répète-t-il. Alors Fred tire sa baguette et la pointe sur lui. « Last chance, you tell me now or I’ll make you speak and I’ll tie you up to a tree in the middle of Daeva on the full moon. » Les yeux de l’agent s’écarquillent de terreur. « No, please, you can’t—I have children, a wife, I swear I don’t know ! » s’écrie-t-il, clairement terrifié à présent. « Cru-- » « FRED ! » hurle Lee en lui attrapant le poignet. « He says he doesn’t know ! » Le jeune homme lui lance un regard noir. « He knows something ! He has to know something ! And he’ll fucking tell me ! You said you’d help me ! » La prise de Lee sur son poignet se fait plus ferme. « I said I’d help you find them, not torture innocent people ! » Fred laisse échapper un rire mauvais. « Innocent ? Innocent ? He works for them ! I don’t care if he doesn’t have his Mark, he’s still working for him ! » vocifère-t-il et l’homme pâlit, tandis que ses yeux écarquillés se remplissent de larmes de terreur.
« Please, I can’t tell you, He’ll know it was me, my children-- » commence-t-il mais la main de Fred se referme autour de sa gorge. Lee sort sa baguette et la pointe sur lui. « Let him go, Fred ! » s’exclame-t-il durement, même si sa voix vacille. « Did they care about Arthur Weasley’s children ? You were there, weren’t you ? When they executed him like a fucking dog ! Tell me, did you bring your kids ? Did you make them watch what happens to the people who fight against your Lord ? » crache-t-il au visage de l’agent qui ouvre la bouche pour répondre, mais les doigts de Fred enserrent sa gorge, l’empêchant de former le moindre mot.

L’Impardonnable lui brûle les lèvres, mais une vive lumière l’aveugle soudainement et la seconde d’après, son dos rencontre brusquement le mur derrière lui. L’arrière de son crâne se cogne contre la pierre et Fred laisse échapper un grognement sourd. Il sent sa baguette lui glisser des doigts et quand sa vision s’ajuste à nouveau, il se retrouve face à Lee qui le menace de sa baguette, tremblant. « Enough, » fait-il d’une voix blanche et Fred le fixe bêtement, sans comprendre. Lee l’a attaqué. « Lee, give me my wand. » Son meilleur ami secoue la tête. « I said : enough, Fred. We will find Percy and Ginny, but not like this. » D’un autre sortilège, il défait les liens de leur prisonnier et Fred écarquille les yeux. « If you let him go, I’ll never forgive you, » siffle Fred entre ses dents.
Il voit la douleur dans les yeux de Lee, mais il l’ignore. Il s’en fiche. Qu’il souffre autant que lui souffre, qu’ils souffrent tous autant que lui ! « Hate me if that makes you feel better, but I would never forgive myself if I let you become like one of them. » Lee attrape l’agent de la BPM par le bras. « Don’t you DARE ! » s’écrie Fred en se levant d’un bond mais trop tard, Lee et le type ont disparu.

Il ne reste plus que sa baguette, retombée sur le sol où son meilleur ami se tenait juste avant. Fred pousse une exclamation de rage, attrape la chaise désormais vide et la jette de toutes ses forces contre un des murs. Il s’acharne dessus un moment, puis passe à l’armoire qu’il renverse. Il ne s’arrête que lorsque tous les meubles de la pièce sont en morceaux, que lorsqu’il ne peut que s’effondrer au milieu du carnage, les mains en sang et la voix brisée d’avoir hurlé sa rage.


« Fred… » commence Percy d’un ton désapprobateur et le jeune homme l’ignore, vide le reste de son verre d’une traite. « We need to focus on this, come on. » Fred laisse échapper un rire nasal, mauvais. « I don’t need to do anything. Besides empty that bottle, perhaps, » susurre-t-il d’une voix grave. Il tend la main pour l’attraper, mais Percy est plus rapide. « Why d’you have to do this ? » siffle son aîné entre ses dents. Fred relève la tête, sourcils froncés. « Why don’t you ? » demande-t-il brusquement très sérieux. Percy pince les lèvres et ne répond pas. « I mean, they took Ginny, Mum’s getting weird, George and Dad are dead. Why don’t you get shitfaced, Percy ? Did they cut out your heart too ? Or are you too noble to cry ? To feel anything ? » « I do feel something ! » s’exclame brusquement le plus âgé et Fred se lève d’un bond. « Then SHOW ME ! » s’écrie-t-il alors que son verre vide part s’éclater contre le mur le plus proche. « Show me how fucking much it hurts you ! Instead of acting like you don’t give a shit ! » Il ne supporte plus de voir Percy, brave et noble Percy encaisser, serrer les dents et rester debout malgré tout alors que lui… alors que lui se donne l’impression de n’être qu’une merde, alors que lui n’arrive pas à tenir le coup, alors qu’il veut juste se rouler en boule dans un coin et pleurer, parce que George lui manque, parce qu’il veut que Papa soit là, parce qu’il n’a pas réussi à sauver Ginny.
« I don’t need to drown myself into firewhisky to prove that I miss them too ! Ginny wouldn’t want you to do that, neither would-- » « DON’T ! » l’interrompt brusquement Fred en l’attrapant par le col de sa veste. « Don’t tell me what George and Dad would or wouldn’t want me to do. They're dead, they don't want anything ! » siffle-t-il à quelques centimètres du visage de son frère. Les traits de Percy se tordent et Merlin, Fred le déteste pour ça. Il le lâche avant de faire quelque chose qu’il regrettera probablement quand il aura dessoûlé et s’écarte d’un pas. « Now be a good boy and go think of something smart so that I don’t regret waisting my time on saving you instead of Ginny, » crache-t-il amèrement.

Il récupère la bouteille et sans un regard en arrière, part se trouver un coin plus tranquille pour rincer la bile qui lui monte dans la gorge.

2001, England

« You’re injured. Go home. »  Fred continue de fouiller dans les placards et finit par dénicher une bouteille poussiéreuse. « Don’t have a home anymore, »  réplique-t-il en fronçant les sourcils pour se concentrer sur une tâche essentielle : l’ouverture de cette saloperie de bouteille. « You know what I mean. »  Il grogne, bataille, mais finit par réussir à ôter le capuchon. Satisfait, il lève la tête vers son reflet, dans le miroir poussiéreux. « There, from now on, I’ll stick to muggle booze, maybe that’ll make you shut your mouth. »  Il laisse échapper un rire mauvais à l’expression blessée de son frère et boit une gorgée de l’alcool infâme qui lui brûle la trachée. « You’re completely drunk. »  Un nouveau rire. « You’ve always been the smartest twin. »  « If they find you here-- »  « They’ll kill me ? Probably. »  Il attrape le bas de son t-shirt pour le soulever et observe la large plaie qui lui barre l’abdomen. Il a perdu tellement de sang déjà qu’il se sent faible et nauséeux. « This booze’s shit, I guess it’s okay to waste it on a dead man, what d’you think Georgie ? »  Il veut rire à nouveau, mais il vacille et finit par s’effondrer sur le vieux fauteuil derrière lui.
Il a froid et l’alcool ne parvient pas à le réchauffer. Il est crevé, aussi. Tellement, tellement crevé. Ça fait combien de temps qu’il n’a pas fait une nuit complète ? Il ne s’en souvient plus. Et puis ça fait plus de deux heures qu’il tente de semer ses poursuivants avec la moitié du flanc en moins, y a de quoi se sentir épuisé, pas vrai ? Le sourire qui se dessine sur ses lèvres n’atteint pas ses yeux, ça fait bien longtemps que les sourires de Fred sont vides de sens. Il a mérité de se reposer. Ils ne trouveront pas les autres, ils ont réussi à s’enfuir et lui—lui il va crever ici probablement mais ce n’est pas bien grave.

La bouteille lui paraît terriblement lourde à présent, mais il arrive quand même à la porter à ses lèvres. « Freddie, don’t do this, »  supplie George. « Like I told you not to leave me ? Fuck off, » crache-t-il durement. Il y a du bruit à l’extérieur de la maison et Fred soupire. Ils sont déjà là, merde. Et il n’a plus l’énergie de se lever, plus maintenant. Il aurait dû piéger la maison, essayer d’en emmener le plus possible avec lui. A présent, s’il parvient à en toucher un avant qu’ils le tuent, ce sera un véritable miracle.

« Eh, Georgie ? »  fait-il alors que le vacarme se fait de plus en plus bruyant. « What ? »  « You’ll be there, right ? With me. »  « Sure. I’ll always be there. »  « Don’t lie to me, you left once. »  Et il jure qu’il peut la sentir, la main de George qui serre son épaule. « You shouldn’t die. But I’ll be there. »  Fred sourit et pour une fois, l’étincelle est presque de retour dans ses yeux clairs. La bouteille lui échappe des mains et s’écrase sur le sol où elle se brise, alors que la porte s’ouvre brusquement.

Il veut lever sa baguette, mais il n’y parvient pas. Des cris retentissent et avant qu’il ne puisse vraiment comprendre pourquoi il n’est pas déjà mort, il sent qu’on lui saisit le visage, il entend qu’on hurle quelque chose.

« --red ! Fred ! Stay with me, I got you ! » C’est Bill. Fred grimace, tente de le repousser. « No, stop, don’t-- »  croasse-t-il faiblement. On soulève son t-shirt, quelqu’un pousse une exclamation horrifiée et ça farfouille, ça presse quelque chose contre ses lèvres. « No, » gémit-il mais on le force à ouvrir la bouche. « It’s me, Fred, it’s Bill, it’s okay, drink this, come on. »  Il sait que c’est Bill c’est bien ça le problème ! Fred secoue la tête alors que sa vue se brouille de larmes. Un hoquet lui échappe et il peut sentir le liquide chaud lui couler le long de la gorge. « No ! »  sanglote-t-il. D’autres voix, il ne sait pas qui c’est mais il reconnaît la formule, il reconnaît la douce sensation de chaleur qui irradie le long de son flanc.

Fred attrape le poignet de Bill et force sa vue à se stabiliser, accroche le regard de son frère. « Just let me-- »  hoquète-t-il. Son frère aîné froncé les sourcils. « Please, just let me go, »  supplie-t-il. Les traits de Bill se couvrent d’horreur. Fred veut supplier encore, mais les mots restent bloqués dans sa gorge et il sombre.

2004, London

Il va aux réunions. L’alcool lui manque toujours terriblement, mais il n’y a pas retouché depuis des mois. Pas même quand ils célèbrent la fin de la guerre et ils font ça souvent. Il a utilisé une partie de l’argent que le gouvernement lui a reversé pour rouvrir la boutique. Il essaye de remettre de l’ordre dans sa vie, de renouer des liens avec ceux qu’il a repoussés cruellement pendant la guerre. Il essaye de rendre visite à Maman aussi mais c’est difficile, parce que quand elle ne l’appelle pas George, elle lui demande où il est avec un air méfiant, comme si elle s’attendait à ce qu’il apparaisse avec les cheveux ébouriffés et le visage noir d’avoir encore fait exploser quelque chose.
C’est bon d’être de retour à la boutique. Elle est bondée de monde tous les jours et il est enfin à sa place, là où il a toujours voulu être. Il y a toujours les cauchemars et c’est difficile de croiser son reflet dans un miroir. Il essaye de sourire un peu plus, aussi. Ça n’atteint toujours pas son regard mais les clients ne s’attardent pas tellement là-dessus alors qu’importe.

C’est le soir que c’est le plus difficile. Quand il rentre à la maison, quand il se retrouve tout seul et qu’il a terriblement envie de boire un verre, pour oublier la solitude.

Mais il s’accroche.
Vraiment, il s’accroche.
Il va bien.


Un verre.
Rien qu’un tout petit verre, parce qu’il a vraiment passé une journée de merde et l’état de Maman s’est empiré et il sait qu’il devrait la voir plus souvent mais il n’y arrive pas. Il a besoin de ça, rien que ça et ensuite il n’y touchera plus, il ira à plus de réunions, il recommencera à faire des efforts.


Il ne devrait vraiment pas faire ça.
Mais il a tout perdu dans cette putain de guerre alors il mérite bien de boire un putain de verre s’il en a envie.


Il cale la tête de Benjen contre son épaule d’une main tremblante. « Shhhh, » murmure-t-il d’une voix rauque mais les pleurs de son filleul ne font que redoubler. « I know buddy, I know, you miss your sister and you want your mum. » Le petit hoquète, ses minuscules poings serrés, son visage rouge. « You have every right to be angry at me, I fucked up big time. » Il continue de le bercer contre lui, alors qu’il fait des allers et retours dans le salon de son appartement. « We grown ups did a stupid thing and now you’re paying the price, I’m sorry, » continue-t-il à voix basse. Benjen est épuisé et ses pleurs se font moins forts mais il hoquète toujours misérablement et a du mal de respirer.

« So you’ll help me ? » Fred hausse les épaules. « If shagging the Traitor is what you need to stop brooding then sure, I’ll help. » Percy fronce les sourcils. « Fred… » « Look, you’ll do it anyway, so I’d rather give you a hand so that you don’t immediately end up in jail, alright ? I’m not doing this for her, I’m doing it for my stupid elder brother. If it’s not enough for you then I’m leaving and you can smuggle your Deatheater girlfriend out of St Mungos on your own. »


« I should have stopped your stupid father, » marmonne-t-il entre ses dents serrées. « But I thought-- » Il s’interrompt, déglutit avec difficultés et va presser sa joue contre le sommet du crâne de Benjen. « Nevermind, I wasn’t thinking and that’s the issue. » Il arrête de faire les cent pas et va s’asseoir sur le fauteuil. « I know what it’s like to miss your twin, » souffle-t-il et sa vue se brouille un peu. Il ne fait pas d’effort pour retenir les larmes, cette fois. « I’m sorry. » Le petit ne pleure plus, mais il hoquète toujours un peu faiblement, alors que ses paupières papillonnent de fatigue.

Fred le garde contre lui, même lorsque Ben finit par s’endormir.



Dernière édition par Fred Weasley le Ven 28 Juil 2017 - 20:32, édité 15 fois
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JPP DE CETTE FICHE ALORS FINALEMENT NON OKAY?????


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‹ âge : vingt-quatre ans.
‹ occupation : C'est la grosse question que se pose Ronald en ce moment. Il n'aspire plus à devenir Auror, être autant de temps en guerre lui a passé l'envie de partir à la chasse aux mages noirs et il ne veut pas non plus avoir de contact avec les autres êtres humains alors il ne sait pas. Il aide Charlie avec ses dragons de temps en temps et ça ne lui déplaît pas. Peut-être qu'il va finir par se lancer dans des études de magizoologie ?
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : septembre 1991 et juin 1998.
‹ baguette : Bois de saule, trente-cinq centimètres et contient un crin de licorne. Cette baguette le suit depuis qu'il a détruit celle de son frère Charlie en deuxième année.
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‹ réputation : Difficile de passer à côté de la famille Weasley tout de même. Connue pour l'immense fratrie qui la compose, il est difficile de passer à côté d'eux. Famille emblématique des insurgés, ils ont tous presque reçu l'Ordre de Merlin et une jolie somme pour les services rendus à la société sorcière. On sourit beaucoup plus à Ron depuis la fin de la guerre et étrangement, il déteste cette célébrité. Lui qui convoitait tant celle de Harry quand ils étaient à Poudlard, il a fini par comprendre pourquoi son meilleur ami la fuit.
‹ particularité : aucune.
‹ résidence : il a retapé le Terrier alors en attendant c'est là-bas qu'il est.
‹ patronus : un jack russel terrier
‹ épouvantard : Celle-ci ne changera pas, pour rien au monde. Ronald peut faire face à n'importe quelle horreur, mais si vous le mettez devant une araignée... vous pouvez dire adieu au Gryffondor qui sommeille en lui.
‹ risèd : Il se revoit à Poudlard, quand tout allait bien, avec Harry, avec Hermione. Quand il pouvait encore entendre son père pester contre le fonctionnement d'un objet moldu et que Fred et George étaient en train d'inventer des confiseries piégées pour leur boutique tandis que leur mère s'affairait à la cuisine avec ce sourire si caractéristique. Ronald souhaiterait pouvoir revenir à cette période où tout le monde était encore là.
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‹ âge : vingt-et-un (02/06)
‹ occupation : étudiante au CEPAS bientôt diplomée, membre de la War Victims Charity et VP de la Youth Doonist League
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1994 et janvier 1999.
‹ baguette : mesure vingt-sept centimètres, est en bois de hêtre et contient une plume de phénix..
‹ gallions (ʛ) : 1505
‹ réputation : je suis une vraie weasley ou une fausse weasley selon que l'on regrette mon implication dans la résistance ou qu'on estime que je ne m'implique justement pas assez ; on trouve également que je suis une miss-je-sais-tout insupportable ainsi qu'une grande gueule qui braille sans cesse ; enfin nombreux sont ceux qui me voient comme une gamine qui aime trop jouer aux grandes. On se souvient également souvent de moi comme étant la fille qui a crisé quand on ne l'a pas nommée préfète.
‹ faits : je suis une Weasley de sang-mêlé puisque ma mère est une moldue, quoique par les temps qui courent ce n'est pas quelque chose qui se crie sur tous les toits. Il vaut mieux se munir de bouchons pour les oreilles si l'on veut passer du temps en ma compagnie. J'ai tendance à voler tous les livres qui me tombent sous la main peu importe que j'en connaisse le propriétaire ou pas. Je me suis inscrite au CEPAS pour passer BUSES et ASPICS à la fois avant de me lancer dans de grandes études de…je ne sais pas quoi.
Je suis la fan numéro un des Wand Direction.
‹ résidence : dans un studio dans le Londres moldu juste à côté du Chemin de Traverse.
‹ patronus : un poney shetland
‹ épouvantard : une colonie de cafards.
‹ risèd : sa famille, enfin réunie.
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cousiiiin potte potte potte potte potte potte

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If we make it out alive, from the depths of the seas compass points you anywhere closer to me. Where you are, I will be, miles high, in the deep. Where you are, I will be, anywhere, in between. I will take the pieces, put them back together even when the grass isn't green enough taking all the branches, build ourselves a mansion love you in the ways that you needed love


gone but never forgotten  graouh :
 
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‹ maison : gryffindor
‹ scolarité : 1991 - 1997
‹ baguette : vingt-sept centimètres, bois de vigne, ventricule de dragon.
‹ gallions (ʛ) : 148
‹ réputation : Hermione est une héroïne de guerre. Il se dit qu'elle est la tête pensante du trio qu'elle formait avec Harry Potter et Ron Weasley, on dit que l'élu n'aurait pas pu aller bien loin sans elle. Il se murmure qu'elle est une excellente sorcière, l'une des meilleures de sa génération, qu'elle est quelqu'un de travailleur, un modèle à suivre pour toutes les jeunes filles. En somme, c'est la fille, belle-fille et femme parfaite aux yeux des médias et du public. Elle aimerait que cette image soit un reflet de la réalité, vraiment.
‹ particularité : une cicatrice, le mot mudblood, gravé sur l'avant-bras gauche. elle trouve en général le moyen de la cacher.
‹ faits :


‹ résidence : un appartement dans le londres sorcier, à deux pas du SAWL center.
‹ patronus : une loutre.
‹ épouvantard : ses proches lui tournant le dos pour de bon.
‹ risèd : qu'on lui pardonne ses erreurs de jugement et ses mauvaises décisions.
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j'suis pas prête à souffrir oké ? èé

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I'M FADED AWAY

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‹ maison : gryffondor.
‹ scolarité : 1984 et 1991.
‹ baguette : bois de frêne, crin de licorne, vingt-quatre centimètres, souple et rapide.
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‹ réputation : j'adore les dragons et c'en est même un peu flippant. pendant la guerre, j'étais Scale, l'homme qui s'occupait du principal camp de réfugiés britanniques en Roumanie. De nombreuses vies et de nombreuses familles ont été sauvées grâce à moi. Je suis aussi un énième Weasley.
‹ faits : Je suis le cadet des Weasley. Je suis obsédé par les dragons depuis mon plus jeune âge et je le vis plus ou moins bien. Plutôt moins bien que plus ces temps-ci parce que lors de ma dernière expédition dans les Highlands, j'ai perdu un bras à cause d'un de ces animaux que j'adore (même si ça n'a pas du tout terni mon enthousiasme pour la dragonologie). Je suis un héros de Guerre et je prévois de fonder une réserve de dragons en Grande-Bretagne.
‹ résidence : au terrier avec ronald et elliott.
‹ patronus : une belette.
‹ épouvantard : le corps mort de george, son frère qu'il n'a pas pu sauver.
‹ risèd : sa famille heureuse et réunie.
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