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sujet; ROSAN — it's quiet uptown.
MessageSujet: ROSAN — it's quiet uptown.   Ven 7 Juil 2017 - 1:38

HERO • we saved the world
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‹ disponibilité : always.
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‹ crédits : flightless bird, les gifs à tumblr et à maggie stiefvater pour la signature.
‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles :
rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton, hwan ft. vernon choi, jay ft. gong yoo, hiram ft. abel tesfaye, adidja ft. reece king.


‹ âge : il a l'air d'avoir environ trente-cinq ans mais en a en réalité vingt-huit.
‹ occupation : employé à mi-temps dans un élevage indépendant de licheurs.
‹ maison : serpentard.
‹ scolarité : 1987 et 1994.
‹ baguette : est rigide, sculptée d'une salamandre à sa base, longue de trente-quatre centimètres, est faite de bois de sureau et contient un crin de Kelpie.
‹ gallions (ʛ) : 2031
‹ réputation : je suis quelqu'un qu'il est difficile d'approcher.
‹ particularité : empathe. J'entends et ressens les émotions d'autrui.
‹ faits : je suis empathe et après avoir abusé de l'usage d'un Retourneur de Temps, mon corps est toujours désynchronisé et je parais avoir six ans de plus par rapport à l'âge que j'ai réellement. J'ai fait cavalier seul pendant des mois jusqu'à finalement rejoindre Poudlard mi-juillet 2003, où j'ai rejoint la Renaissance du Phénix. Mon surnom parmi les Insurgés était Oz.

Je vis avec Luna depuis la fin de la Guerre, et avec notre fille née à la fin de la Bataille, Lesath — jusqu'à ce qu'elle ait contracté le syndrome de Rosier et soit en convalescence à Saint-Mangouste.
‹ résidence : dans la maison Lovegood.
‹ patronus : un loup
‹ épouvantard : moi-même, fou à lier, écumant, incapable de sauver la silhouette indistincte d'une femme qui se tord de douleur devant moi.
‹ risèd : rien de particulier. j'ai tout ce que j'ai jamais désiré.
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susan dillingerif i could spare her life, if i could trade her life for mine, she'd be standing here right now, and that would be enough. i don't pretend to know the challenges we're facing i know there's no replacing what we've lost and you need time.
Rolf ne sait plus en quoi placer ses espoirs et ses rêves. Le monde est vide, le Bruit est permanent. Il y a toujours une touche de Luna dans son Bruit, à moins que son coeur à lui soit devenu si lourd qu'il doive souffrir lui aussi de ses propres vagues émotionelles, qu'il doive se noyer dans ses émotions propres plutôt que de se perdre dans celles des autres. Lesath est toujours à l'hôpital. Il ne sait pas si elle pense à eux, si elle se souvient d'eux, si elle a conscience d'eux. Il ne sait pas si elle souffre ou si elle dort. Elle est née il y a six mois et elle est à l'hôpital depuis presque la moitié de cette courte vie; la dernière fois que Rolf l'a vue, c'était derrière une vitre, comme la fois d'avant, comme la fois d'avant, comme la fois d'avant. Il vient tous les jours, avec ou sans Luna. Il vient tous les jours et la situation ne change pas.
Le pire, c'est que la vie continue. Et c'est un sentiment terrible, de continuer d'avancer en ayant l'impression que tout s'est arrêté autour de soi. C'est un sentiment terrible qui le remplit d'une haine vertigineuse de lui-même. Il aimerait, comme Lesath, rester enfermé toute la journée, ne pas bouger, ne rien faire, attendre que les jours passent et qu'on leur rende leur fille. Il a l'impression d'être un fantôme qui hante la maison Lovegood en traînant les pieds. Il y a des jours où lui et Luna s'évitent; d'autres où ils sont inséparables, enroulés l'un autour de l'autre dans les draps du lit qu'ils partagent, silencieux et contemplatifs, cherchant de l'espoir et du bonheur dans les yeux de l'autre — toujours en vain.

Certains jours, elle n'est pas là et Rolf ne sait pas quoi faire. Elle part, va voir des amis, va se balader, va cueillir des fleurs et récolter des ingrédients, va prendre l'air et il est heureux que ce soit le cas mais lui ne bouge que rarement. Il a trouvé du travail auprès d'un éleveur de Licheurs qu'il aide un jour sur deux avec son élevage; il gagne suffisamment d'argent pour les nourrir et les loger dans la maison Lovegood et ils survivent.
Ils ont oublié de vivre, en quelques sortes. Et il déteste voir la silhouette de Luna s'affiner à vue d'oeil, déteste se trouver faible les jours où il a à peine la force de sortir du lit, sauf pour aller visiter sa fille bien entendu. Il pourrait donner une main, un bras, un coeur pour voir Lesath une dernière fois, pouvoir la toucher. Il pourrait tout faire sauf qu'il n'y a rien à faire; il ne s'est jamais senti aussi impuissant.

C'est une belle journée. Luna a trouvé une guitare dans un vide-grenier et Rolf passe des jours entiers avec l'instrument dans les mains, à expérimenter les cordes, les éprouver, chercher sur le pow qu'elle lui a aussi donné comment en jouer; quand elle n'est pas là, il comble le vide avec les cordes auxquelles il s'acclimate de plus en plus. Ce n'est pas vraiment de la musique, il ne sait pas encore très bien jouer, mais c'est quelque chose, ça devient quelque chose en tout cas. C'est une belle journée et Rolf ne sort pas aujourd'hui, il n'en voit pas l'intérêt; il ira à Saint-Mangouste plus tard pour aller voir sa fille, vouloir la kidnapper et la ramener à la maison, comme chaque jour. Il ignore si elle souffre. Il ignore si elle-
Quelqu'un frappe à la porte. Ce ne peut être Luna, bien entendu, et il n'attend personne; un espoir fou (comme souvent) l'étrangle alors qu'il imagine deux personnes en blouse blanche et aux visages imprécis venant lui annoncer que Lesath revient à la maison. Il peut tant imaginer la scène que ça lui donne la force de repousser la guitare et de sauter, littéralement, sur ses pieds depuis le canapé où il s'est avachi dans le salon.

C'est bien quelqu'un de l'hôpital qui est sur le perron, mais elle n'est pas là pour lui rendre sa fille; il voit à la place dans ses bras un énième sac de provisions. Elle vient de temps en temps, remplit les étagères avec d'autre chose que le pudding, porridge et café qu'ils achètent simplement les autres jours; chocolat trop sucré, potions vitaminées, sucreries dignes d'Honeydukes, Susan leur fait de véritables care packages dès qu'elle en a l'occasion et Rolf lui en est énormément reconnaissant, il sait que Luna l'adore. Cette dernière est normalement là mais pas aujourd'hui, la maison est vide. Il ne sait pas quoi lui dire, sauf un rapide “ hm, je crois que Luna n'est pas là, elle ne va pas tarder, tu veux entrer, je te sers un thé? ” maladroit, Rolf n'a jamais été bon pour interagir avec les autres, encore moins quand ils ne sont pas plus familiers que ça. C'est étrange pourtant, parce que Susan aurait sur lui la même influence qu'elle semble avoir Luna; il sait, d'une manière quasi-aveugle, qu'il peut lui faire confiance. C'est peut-être une impression qui lui vient de son Bruit, peut-être le fait qu'il sait que Luna mettrait sa vie entre ses mains sans hésiter. En tout cas, il lui ouvre grand sa porte avec une pointe de soulagement, un rictus minable sur les lèvres, mal à l'aise.

• • •

You're asking me to define an abstract concept that no one has managed to explain since time began. You sort of sprang it on me. Why do we breathe air? Because we love air? Because we don't want to suffocate. Why do we eat? Because we don't want to starve. How do I know I love her? Because I can sleep after I talk to her. Why?


Dernière édition par Rolf Scamander le Jeu 20 Juil 2017 - 23:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ROSAN — it's quiet uptown.   Dim 9 Juil 2017 - 20:11

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‹ scolarité : 1996 - 2002
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Ils sont là, tous les jours. Ils se succèdent, avec leurs mines sombres, leurs allures appauvries. Ils n’ont pas tous la même manière de réagir. Certains sont rongés par une colère constante, qu’ils reportent sur les médicomages. Certains sont amincis par le stress, et silencieux, ils attendent une évolution silencieusement, respectueusement. Certains semblent ne pas pouvoir épuiser leurs réserves de larmes, et on les entend sangloter - discrètement ou non, dans l’aile réservée aux enfants. D’autres jouent les durs, restent de marbre, droits comme des piquets devant les vitres. Certains trouvent le moyen de sourire, et remercient les professionnels pour leur patience, leur engagement et toutes ces heures qu’ils ne comptent pas passées auprès des enfants, à la recherche d’un signe, d’une idée, d’une réponse. C’est un quotidien étrange, une danse un peu maladroite et pesante qui se répète entre les médicomages, les parents et les enfants, dans cette aile de l’angoisse.

Rolf vient tous les jours. Luna aussi est très souvent là, bien sûr. Mais Susan a beaucoup remarqué la présence du jeune homme. Ils se connaissent mal, tous les deux, alors elle n’ose pas vraiment aller le voir. La situation est déjà assez délicate pour qu’elle vienne en plus le déranger. Peut-être qu’il aurait besoin que quelqu’un vienne lui poser une main sur l’épaule, lui dire que tout va bien se passer… Mais Susan ne se sent pas vraiment légitime, et tant qu’elle ne sait pas comment il réagirait, elle ne se risque à rien. Comme avec les autres parents qu’elle ne connaît pas trop. Elle reste à sa place. Et sa place n’est définitivement pas la plus aisée. En tant que directrice adjointe, elle est en première ligne auprès des journalistes et de la population qui s’interroge. Sa popularité sur les réseaux sociaux et son statut d’héroïne de guerre ont fait d’elle le porte-parole privilégié de l’hôpital. Au début, c’était un véritable honneur pour l’ambitieuse qu’elle est. Mais avec le syndrome Rosier… C’est devenu de plus en plus compliqué. Les sorciers s’impatientent. Ils commencent à se demander pourquoi les meilleurs médicomages et guérisseurs du pays - du monde même, n’arrivent pas à trouver un remède. On leur reproche de ne pas travailler assez, de ne pas être assez transparents avec la presse, et avec les parents qui se plaignent régulièrement dans les médias. La situation est de plus en plus tendue. Susan aimerait avoir des solutions, elle aimerait être porteuse de bonnes nouvelles. Mais depuis plusieurs mois, elle ne fait que répéter les mêmes choses, au plus grand damn de tout le monde : we’re working on it, the best wizards of our generation are on the subject, and we’re making progress.

Heureusement, elle ne retrouve pas un appartement vide de tout quand elle rentre chez elle. Il y a Murtagh, maintenant, et son quotidien en a été sensiblement amélioré. D’ailleurs, elle est même un peu trop heureuse. Elle ne devrait pas sourire comme ça, être aussi guillerette au quotidien alors que des enfants se meurent et qu’aucun médicomage ne semble savoir précisément pourquoi. Susan a du mal à cacher son bonheur, comme une adolescente, et elle s’en veut un peu. Mais que peut-elle y faire, hein ? Ce n’est pas facile à contrôler, ce genre de choses. Ça fait tellement longtemps qu’elle n’a pas été heureuse comme ça… Une part d’elle refuse de se cacher, parce que ce serait trahir l’une des plus belles choses qui lui soit arrivée depuis des années.

Susan n’a pas beaucoup de jours de repos. Même quand elle est censée se reposer, elle finit toujours à Sainte Mangouste, incapable de garder son nez hors des affaires urgentes et des cas les plus préoccupants. Même quand elle est doit rester chez elle, elle finit toujours avec son POW contre l’oreille, à prendre des nouvelles des enfants et des médicomages qui travaillent sur le remède, avec Murtagh qui lève les yeux au ciel en face d’elle. Elle est comme ça : elle ne sait pas décrocher. Mais aujourd’hui, elle a laissé son POW chez elle et ses malades à l’hôpital, pour aller chez Luna. Lors des premières semaines de l’hospitalisation de Lesath, elle est passée plusieurs fois chez elle et Rolf, pour les soutenir et les informer sur l’avancement des recherches. Elle n’a - bien sûr - pas pu s’empêcher de regarder dans les placards et de faire sa fouine, voulant s’assurer qu’ils ne partaient pas complètement à la dérive. Les paquets de bonbons ont suffi à lui faire comprendre qu’il était temps qu’elle mette son grain de sel dans leur quotidien - discrètement, bien sûr. Elle a commencé par remplir les placards derrière leur dos, jusqu’au moment où Luna a remarqué. Elle n’a pas bronché, cependant, alors Susan a pris ça comme un signe qu’elle pouvait continuer. Elle a donc arrêté de le faire dans leur dos.

C’est Rolf qui lui ouvre la porte, aujourd’hui. « hm, je crois que Luna n'est pas là, elle ne va pas tarder, tu veux entrer, je te sers un thé? » Elle a envie de lui dire qu’elle ne fait pas ça que pour Luna, mais pour lui aussi, mais à la place, elle sourit, entre avec enthousiasme et accepte le thé. Comme si elle était chez elle, elle se dirige vers la cuisine avec Rolf sur ses talons, et commence à décharger son sac de provisions. « Des légumes du jardin, je me fous pas de vous. » annonce-t-elle en sortant des courgettes, des tomates, un concombre et du brocoli de son sac. « Du thé qui fait du bien. Du chocolat noir. Des smoothies tout prêts, des pâtes et du quinoa, de quoi faire des bons lasagne… » Elle énumère tout ce qu’elle sort en espérant que ça fasse son chemin dans l’esprit de Rolf, que ça lui donne faim ou au moins envie de faire quelque chose pour Luna. Elle réduit le sac en boule une fois que tout est rangé, et revient vers le salon. « Eh, c’est nouveau ça ! » Elle n’a jamais vu cette guitare avant. « Tu joues de la guitare ? » demande-t-elle, curieuse, en faisant glisser ses doigts sur les cordes avant de s’asseoir dans un des fauteuils.

« Tu sais où elle est partie ? » Luna, bien sûr. Susan a bien remarqué que la blonde partait régulièrement en vadrouille, et que ça lui faisait du bien. Elle est contente de voir que sa petite Lovegood ne reste pas enfermée chez elle à déprimer. « Tu ne voulais pas l’accompagner ? » La question est loin d’être anodine. Rolf est toujours là, chez lui. Sue n’a pas l’impression qu’il bouge beaucoup, et elle commence à s’inquiéter pour sa santé. Encore une fois, ils ne se connaissent pas assez pour qu’elle entre trop dans son espace vital, mais il faut au moins qu’elle essaie, parce qu’elle refuse de voir l’homme que Luna aime sombrer.

• • •


they think i'm insane

you can't wake up, this is not a dream, you're part of a machine, you are not a human being, with your face all made up, living on a screen, low on self-esteem, so you run on gasoline.
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MessageSujet: Re: ROSAN — it's quiet uptown.   Jeu 20 Juil 2017 - 23:55

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Je vis avec Luna depuis la fin de la Guerre, et avec notre fille née à la fin de la Bataille, Lesath — jusqu'à ce qu'elle ait contracté le syndrome de Rosier et soit en convalescence à Saint-Mangouste.
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Ça lui fait étrange de la laisser entrer mais après tout, il a déjà senti le Bruit de Susan dans les parages. Il y a toujours de l'énergie et de l'enthousiasme et de la diligence et ce côté... positif, qui laisse une trace à l'intérieur de la maison. Rolf est le seul à le remarquer, bien entendu, il est le seul à pouvoir lire les Bruits, et il n'a jamais dit à Luna que ça lui avait fait bizarre, la première fois qu'il avait senti sur les murs qu'il effleure constamment en se promenant dans la maison, de sentir la présence de Susan. Les traces intangibles de son passage, au-delà de la nourriture discrètement déposée dans la cuisine et du sourire laissé sur les lèvres de Luna. Rolf suit Susan en silence, il doit apprendre à sourire un peu pus à ceux qui ne font pas partie de sa vie quotidienne et Susan est un bon entraînement parce qu'elle ne lui ferait pas se mordre les doigts d'être awkward. « Des légumes du jardin, je me fous pas de vous. » Il ne peut pas s'empêcher de sourire légèrement, la regardant faire comme chez elle et répartir la quantité plutôt impressionnante de nourriture qu'elle répartit dans les différents meubles et étagères de la cuisine. « Du thé qui fait du bien. Du chocolat noir. Des smoothies tout prêts, des pâtes et du quinoa, de quoi faire des bons lasagne… » L'énoncé de la nourriture devrait lui faire plaisir, ou lui donner faim, mais ça lui tord juste le ventre. Il n'a pas faim, n'a plus faim, depuis des semaines. Il est toujours dans cet entre-deux étrange, cet état de choc permanent et même si la vie continue, même si il fait avancer les choses et travaille et observer le monde et la vie aller à toute vitesse autour d'eux, Rolf est toujours dans cet état de latence où il n'a envie de rien, n'a faim de rien, veut simplement rester des heures durant dans la même pièce avec les mêmes pensées dans la tête. Il sait que ce n'est pas sain mais c'est plus fort que lui.

Merci, ” dit-il néanmoins. Aussi malade soit-il à l'idée de toute cette nourriture, la perspective du chocolat noir a le mérite de repasser une seconde fois dans ses pensées. Elle n'a pas que des mauvaises idées, Susan. Rolf s'efface pour la laisser retourner dans le salon. Il a l'impression d'être un fantôme, dans cette maison, de se confondre avec le papier peint et le mobilier pas du tout assorti, de faire autant partie de l'édifice que les murs ou le tapis un peu poussiéreux. « Eh, c’est nouveau ça ! » La guitare. Rolf articule un sourire maladroit sur ses lèvres, mal à l'aise. « Tu joues de la guitare ? » Il fait un bruit un peu bizarre, ni un oui ni un non, plus ou moins, parce que oui, il joue, mais disons qu'il expérimente plus avec les cordes qu'autre chose, il n'arrive pas encore à tirer une véritable mélodie de l'instrument... Il s'assied en face d'elle, ses longs doigts venant enserrer ses genoux un peu osseux, tapoter le long de ses jambes avec nervosité. « Tu sais où elle est partie ? » Encore une fois, un bruit étrange s'échappe de sa bouche, il ne sait pas trop, il a une idée un peu imprécise de la chose mais il fait confiance à Luna pour revenir chaque soir et ça lui suffit. Rolf doute qu'il soit capable de dormir sans elle; quand ça arrive, il se contente de dessiner dans un carnet pendant toute la nuit en l'attendant. « Tu ne voulais pas l’accompagner ? » Il a l'impression d'être chez le psychomage — il a un très mauvais souvenir des quatre mois passés à Saint-Mangouste sous observation — et il gigote, mal à l'aise, avant de répondre. “ Non.

Il se fait aussitôt la réflexion que sa réponse est un peu dure et méchante, alors que Susan n'essaie que d'être gentille et accommodante. Elle n'a aucune raison d'être là sauf par générosité et lui se comporte comme un gros ours bourru et insolent. Luna est meilleure pour ce genre de trucs-là que lui. “ Je ne sais pas si elle avait envie que je l'accompagne, ” rajoute-t-il lentement, comme avec prudence, choisissant chaque mot avec maladresse. Son jean est ouvert au niveau de son genou et il baisse les yeux sur le tissu pour en jouer avec un fil, nerveusement, du bout des doigts. “ Je n'ai pas envie de m'imposer ou de la déranger. Je crois qu'elle est en train de cueillir des fleurs. ” Ses doigts lissent le fil désormais tordu sur son genou avant de relever les yeux vers elle. “ Le thé, ” marmonne-t-il d'un air ennuyé — il a oublié — avant de se relever pour chercher sa baguette (coincée entre deux coussins) et se pencher sur son séant pour faire se remplir la théière d'eau qu'il met à bouillir de quelques sorts, sans décoller du canapé. “ Pour la guitare... si tu connais un sort pour qu'elle s'accorde toute seule, je suis preneur: je pense que ce serait un bon départ pour apprendre, ” rajoute-t-il après un court silence du malaise, parvenant à décocher un véritable sourire en coin à Susan, même si ses yeux restent fatigués et focalisés un peu sur tout sauf elle.

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