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sujet; i'm terrified to get my heart broke † hitdat#4

WIZARD • always the first casuality
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‹ disponibilité : always.
‹ inscription : 26/06/2017
‹ messages : 378
‹ crédits : que du poupoune (moi) et kid cudi.
‹ dialogues : white ou black.


‹ liens utiles :
rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton, hwan ft. vernon choi, jay ft. gong yoo, hiram ft. abel tesfaye, adidja ft. reece king.


‹ âge : vingt-sept (23/07).
‹ occupation : chanteur, compositeur, producteur signé chez Gatsby Entertainment.
‹ maison : serpentard.
‹ gallions (ʛ) : 774
‹ réputation : fuckboy, connard, king du rap arrogant et insupportable.
‹ patronus : aucun.
‹ épouvantard : les effets dévastateurs de la drogue sur le corps de sa mère.
‹ risèd : ses deux parents en vie, autour de lui, souriants et heureux.
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kidagakash vanei know there's been stigma 'round me, I know you heard things about me, You sleep one eye closed, Too scared to get heartbroke, Heard too many lies told, Don't make this shit my fault, I could tell why you would doubt me, I hit one time, you can't live without me, Girl I'm just peakin', I'm just tryna be on top of you, On top of you.
warning, il fait du sexe

paris † Hiram? Come on in. ” Hiram jette un dernier regard aux alentours avant de s'introduire comme un voleur dans la loge. Dès que la porte est fermée, les sons de la musique sont atténués, étouffés par les murs renforcés de sortilège; ce qui était assourdissant devient bruit de fond. Le premier show de Poomina's Secret est un grand succès, d'aussi loin qu'Hiram puisse voir depuis derrière les coulisses. Il a été invité à y participer, pas en tant que mannequin bien entendu, mais en tant que performer, il a deux chansons à chanter à la fin du show et était en train de passer le temps dans sa propre loge en attendant, le coup de départ a sonné il y a dix minutes et il a trente minutes à tirer quand il a reçu le message de Keisha. Il a répété pendant des semaines mais ça fait deux jours qu'ils répètent tous ensemble, les mannequins et autres chanteurs sélectionnés pour l'évènement, deux jours qu'il ignore précisément Kida qui est l'une des quatre égéries de PS et deux jours qu'ils se tournent autour avec Keisha. Ou plutôt, deux jours qu'elle lui tourne autour elle, ce qui n'est pas pour lui déplaire pour être honnête.
Keisha est assise sur la table au centre de sa loge. Tous les Anges et les artistes ont reçu une petite pièce similaire (même si il remarque que celle de Keisha est plus spacieuse que la sienne) là où les autre mannequins se retrouvent à papillonner backstage autour des assistants stressés, maquilleurs empressés, habilleurs à deux doigts de la crise de nerf. Mais Hiram ne pense pas à ça quand il voit que la seule chose que l'Ange porte, c'est des talons aiguilles noirs au bout de ses jambes croisées. “ What are you waiting for?

Hiram sait qu'il devrait être en train d'échauffer sa voix, de se préparer à monter sur scène. Trente minutes, ça passe vite, trop vite, surtout qu'il a pris un peu d'Excess il n'y a pas si longtemps. Il est arrivé à Paris il y a trois jours et ces derniers jours ont été intenses, il a à peine fermé l'oeil et il risque de crasher après le show jusqu'à l'afterparty. Il a l'impression que tout son corps vibre en même temps que les basses qui font trembler les murs et le sol. C'est une opportunité incroyable pour sa carrière mais pour être honnête? Kida représente 50% de sa raison de venir, non pas qu'il lui ait adressé le moindre regard ces derniers jours et encore moins aujourd'hui quand elle est revenue de scène — les Anges passent au début et à la fin, les 4K, Kidagakash, Keisha, Kendall et Kira. Hiram a prévu de coucher avec les trois qu'il n'a pas encore touché et si il avait au début jeté son dévolu sur Kira, c'est Keisha qui a fini par le harponner lui. Tant mieux, ça lui fait moins de travail.
Il ne répond pas, se contente de s'approcher, arrêté quand elle tend une jambe et pose le bout de son talon sur son ventre. “ Really? I'm changing my mind I think. You shouldn't. ” Il appuie un peu mais elle garde la jambe tendue, l'air indifférent. “ You're going to need to be quick about it. Okay. Not promising you'll be able to walk properly afterwards though. ” Il enroule sa main autour de sa cheville, les doigts remontent sur son mollet jusqu'à son genou qu'il la force à plier; il s'apprête à se glisser entre ses jambes quand elle se détache de la table et s'échappe, toujours aussi nue et tentatrice; il suit sans même hésiter. “ Cocky. ” Elle fait le tour de la table et il s'arrête devant elle. “ Wait 'til you see it. ” Keisha mord un sourire pour le réprimer avant de l'attirer à elle.

Ce n'est même pas satisfaisant. Enfin si — ça l'est. Tout l'est, pendant un temps au moins. Jusqu'au moment où c'est fini et qu'il y a encore un vide à combler. Pour le moment ça va. L'Orviétan fait encore effet, et le corps pressé contre lui de Keisha, frémissante et brûlante autour de lui, ses jambes refermées autour de ses hanches, le poussant toujours en plus en elle, son nom une prière inachevée sur ses lèvres. Hiram voit seulement la porte qui s'ouvre parce qu'elle est dans le champ de vision; il n'y aurait pas fait attention en temps normal, et n'aurait certainement rien entendu, entre son corps qui bat trop vite, le bruit de fond de la musique trop forte et les gémissements de Keisha; mais la porte s'ouvre et ses yeux noirs se posent presqu'aussitôt sur la personne qui pénètre dans la loge, il est prêt à s'enfuir en courant s'il le faut, ou à faire signe de passer son chemin; mais non. C'est Kida qui rentre dans la loge et qui reste plantée là, surtout aussi surprise de le trouver là que lui de la voir. “ Come for me, Keisha. ” Il parle suffisamment fort pour que Kida, apparemment clouée sur place sur le pas de la porte, l'entende. Ses yeux sont plus sombres qu'avant si c'est possible, la main qu'il a glissé dans le dos de l'Ange se crispant en l'attirant plus proche, lui arrachant un gémissement plus audible que les précédents dans un coups de rein plus brusque. Ses yeux ne quittent pas une seule seconde Kidagakash.

Il la hait. Il la hait parce qu'il se hait lui-même de ne pas pouvoir la haïr, pas entièrement. Il sait que c'est réciproque mais elle l'a fait se sentir comme un moins que rien, comme une merde, un rien du tout, un vaurien, nothing, nothing, nothing. Il la hait tellement et il est venu pour lui mettre toute cette haine au visage, même s'il n'a réussi qu'à sortir de l'indifférence et de la froideur pour l'instant. Là c'est pire que tout, il le sait mais il s'en fout. Il va venir pour tout détruire autour d'elle, elle va être incapable de pouvoir le dismiss comme elle a pu le faire en lui rappelant qu'il n'était rien, il va teinter toutes les filles qui l'entourent, il va voir son royaume brûler et être réduit à rien.
Mais sinon il s'en fiche d'elle. “ Come, ” dit-il encore, et son nom sort des lèvres de Keisha sans qu'il ne quitte Kida du regard pour autant. Fool me twice.

• • •

I don't care, hand on the wheel, Driving drunk, I'm doing my thing, Living my life, getting out dreams, People told me slow my roll, I'm screaming out: Fuck that, I'mma do just what I want, Looking ahead, no turning back, If I fall, if I die; know I lived it to the fullest, I'm on the pursuit of happiness, and I know, Everything that shine ain't always gonna be gold, Hey, I'll be fine once I get it, I'll be good.


Dernière édition par Hiram Thomson le Jeu 29 Juin 2017 - 23:03, édité 1 fois
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WIZARD • always the first casuality
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‹ crédits : riverdale
‹ dialogues : thistle (design foncé), plum (design clair)


‹ âge : vingt ans (30/04)
‹ occupation : mannequin, égérie (Angel) de Poonima's Secret et chanteuse dans une subunit de soloistes. Elle prend également des cours à la wada.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1995-2002
‹ baguette : bois de saule, crin de licorne, vingt-cinq centimètres
‹ gallions (ʛ) : 814
‹ réputation : Vain ; l'autre morceau des Vane Sisters, on l'adore (elle est belle) ou on la déteste (c'est une potiche) au choix, mais son visage commence à être partout, affiches, réseaux sociaux, elle touche à tout à la fois semble-t-il, le mannequinat, le chant, bientôt la MirrorTV prédit-on, mais pourtant elle reste pour beaucoup rien d'autre qu'un visage et un corps plus qu'agréable, le reste n'étant jamais qu'agrément. Beaucoup se nourrissent également de la rivalité que l'on cherche à attiser entre elle et sa sœur Romilda, une star elle aussi.
‹ faits : stéréotype de la mannequin creuse, obsédée par son physique et par sa ligne, elle est la première à s'accuser de superficialité. anorexique restrictive, elle fait semblant de manger et quand elle ne peut pas s'en contenter finit la tête dans la cuvette, mais tout va bien puisqu'elle fait en sorte que personne ne se doute de rien et préfère achever seule sa descente aux enfers.
‹ patronus : une couleuvre
‹ épouvantard : son insuffisance congénitale qui lui est renvoyée à la figure par sa mère et sa génitrice.
‹ risèd : un vrai sourire sur son visage
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Hiram Thomsoni know there's been stigma 'round me, I know you heard things about me, You sleep one eye closed, Too scared to get heartbroke, Heard too many lies told, Don't make this shit my fault, I could tell why you would doubt me, I hit one time, you can't live without me, Girl I'm just peakin', I'm just tryna be on top of you, On top of you.
paris † Can you sign zis? ” Elle porte à ses lèvres la cigarette dont elle a déjà perdu quelques précieux centimètres en acceptant de prendre un selfie avec une fan, mais hoche la tête. Ça lui fait bizarre qu’on la connaisse ici, à des kilomètres de chez elle, dans un autre pays. Et qu’on ne la connaisse pas que parce qu’elle s’est mélangée à quelques VIP à la finale de l’Eurowiz’Sing, mais que des fans français avec leur accent un peu nul en anglais connaissent vraiment son nom et son visage. Ça doit faire le même effet à Poonima dont le défilé du lendemain n’est promis qu’à de grandes choses. Tous les rangs sont remplis, et pas par n’importe qui ; ça été la bataille et un cauchemar pour la styliste de choisir qui aurait l’honneur d’aller au premier rang parmi tous les VIPs qui ont accepté leurs invitations. Et il y a eu tellement de retour qu’ils ont même dû se débarrasser des places qu’ils avaient pourtant prévu d’offrir par un concours aux fans anglais de Poonima’s Secret et à ceux des Angels. Finalement une fan de Kida a gagné une place au fond de la salle et deux clientes ont trouvé un golden ticket dans leur sac il y a trois semaines. L’équipe de Kida est littéralement aux anges. Ils disent qu’une carrière internationale lui ouvre grand ses portes. Kida elle est surtout fatiguée du voyage, et trouve que ça devient de plus en plus difficile de se cacher durant ses pauses clopes. Elle laisse sa cigarette entre ses lèvres et attrape la plume tendue, surprise de voir qu’il s’agit d’un exemplaire de la toute première couverture de magasine qu’elle ait jamais faite. “ Where did you get this? I went through all ze bookshops in Paris and eventually 'ad to get my couzin in England to send it via mail. Wow. Thanks. ” Elle signe avec un peu plus d’attention et ajoute quelques mots et plus de xoxo que nécessaire. “ Good luck tomorrow, you’re gonna slayyy! ” Elle dévoile quelques dents dans son sourire avant de s’éloigner des grilles pour retourner dans l’hôtel particulier où le défilé aura lieu le lendemain. Elle espère, elle espère vraiment, pour Poonima, pour les trois autres Anges, pour sa mère qui a promis de regarder le défilé sur la MirrorTV, pour Romilda même qui lui a envoyé des fleurs avant qu'elle quitte son appartement il y a trois jours pour l'OPI. Et puis pour elle-même aussi. Un peu. Parce qu'ils ont réussi à booker plein d'artistes pour rendre le show mémorable et qu'on a évidemment demandé leur avis à aucune des mannequins, pas même les Angels et qu'elle n'a rien dit quand elle a vu la liste avant que ça soit annoncé sur MSN en gros et gras. Elle n'a rien osé dire et puis elle n'aurait rien pu dire. De toute façon c'est une professionnelle, elle est dans son élément (censée l'être en tous cas) et c'est un projet sur lequel elle a beaucoup travaillé, s'est beaucoup (trop) investie, essayant à tout prix d'être parfaite pour les shoot mais surtout surtout pour ce défilé qui peut absolument définir toute la carrière de Poonima (et la sienne avec). Elle ne se souvient même plus de son dernier repas.

C'est passé tellement vite, qu'elle n'a rien vu. Kidagakash n'a pas le trac. Elle est Kida Vane, la mannequin, Vain, qui n'est jamais camera shy. Mais c'est passé tellement vite, qu'elle n'a pas profité, se concentrant sur le poids de ses ailes dans son dos et ignorant les trop nombreux regards qui ont glissé sur son corps, se contentant de marcher en rythme et de poser au bout de la plateforme, un doigt contre les lèvres, l'autre main posée sur sa hanche. Les flashs l'ont aveuglée mais elle a souri. Les quatre Angels ont fait l'ouverture du défilé sur les beats d'une DJ apparemment très connue en France (Poonima était ravie de l'avoir bookée en tous cas) et elles feront la clôture aussi avec les plus belles pièces de la collection. Kira a un énorme sourire sur les lèvres quand elles se retrouvent dans les coulisses, Keisha et Kendall aussi. Kida traîne un peu avec Kira, faisant rouspéter les assistantes qui courent dans tous les sens pour régler tous les petits problèmes que les autres mannequins peuvent avoir, avant de retourner dans la pièce qui lui est réservée (et son nom est en argenté sur une étoile dorée accrochée à la porte et ça la fait sourire à chaque fois). John est là, avec une maquilleuse, une coiffeuse et une assistante personnelle et y a deux bouquets de fleurs sur la table et deux cartes avec, mais elle se laisse tomber sur la chaise devant son miroir sans rien toucher d'autre que la bouteille d'eau vitaminée qui est devant elle. “ You need to sign those pictures for the fan mail. ” Il y a une pile entière de photos d'un ancien shoot à elle sur la table et elle hoche lentement la tête. “ You can do it after the show though if you want a power nap? ” Elle est plus vigoureuse cette fois. “ Thirty minutes, I'll come and wake you for the fitting. Try not to mess up your hair. ” Elle ne répond pas, croise ses bras sur la table et sa tête par-dessus et ferme les yeux. Elle n'arrive pas à dormir, ceci dit. C'est pas tellement la musique qu'elle entend encore quand elle se concentre, ni le fait qu'elle sait n'avoir que trop peu de temps, ni le manque de fatigue (elle pourrait dormir des heures), c'est…elle ne sait pas trop. L'excitation peut-être parce qu'elle adore l'ensemble qu'on lui a réservé pour le grand finale et la paire d'ailes dorées qui va avec. Elle est vraiment très fière pour sa copine styliste et un petit peu d'elle-même aussi. Elle se lève pour récupérer les cartes. rock their worlds and make them wet their pants xoxo Orla. you didn't need these wings to be an angel. fly high azizam. Roksaneh. Son POW n'arrête pas de s'allumer à côté des fleurs, elle a presque peur pour le peu de mémoire qu'il lui reste (elle ne supprime jamais ses messages, même ceux qu'elle ne lit pas), mais elle ne le récupère pas plus, pousse un soupir agacé, et sort de la pièce.

Elle ne sait pas ce qui lui prend, elle devrait essayer de dormir, mais elle est trop agitée et n'a aucune idée de pourquoi. Elle l'est juste. La clôture va être superbe et elle va être parfaite et même Kida va être parfaite tout le monde le dit, et ses ailes sont les plus belles et elle devrait être excitée et elle l'est mais… Mais ce n'est pas sur le son d'une DJ française qu'elles vont marcher. “ Merlin Kida can you get Keisha ” Laura, l'assistante personnelle de Poonima, qu'elle a fini par bien connaître à force à l'air complètement paniquée et Kida se doute qu'elle ne lui demanderait pas de faire quelque chose d'aussi mondain si toutes les petites mains n'étaient pas déjà prises. Elle ne lui demande même pas ce qui ne va pas, hoche la tête et file sur ses talons et dans son petite peignoir en soie vers la loge de l'autre Ange. Elle ne toque pas parce qu'elle l'entendra sûrement pas, ouvre juste la porte en s'attendant à la trouver occupée avec ses propres maquilleuses et coiffeuses sauf que-

Elle devrait partir, elle devrait claquer la porte derrière elle et prétendre n'avoir rien vu et dire à Laura de venir la chercher elle-même. Elle devrait fait tout sauf rester les doigts sur la poignée, clouée sur place par les yeux sombres qu'Hiram a posé sur elle aussitôt qu'elle est rentrée dans la pièce. Son propre regard est obligée de le fixer lui pour ne pas voir ce qu'il se passe, ce qu'ils sont en train de faire, pour ne pas voir Keisha complètement nue contre lui et lui qui- Elle a envie de vomir et en même temps pas vraiment. Parce qu'autant qu'elle essaye de ne pas voir, elle remarque trop et  “ Come for me, Keisha. ” Il la regarde en disant ça suffisamment fort pour qu'elle l'entende et son corps reconnaît trop bien ce qu'envoient les prunelles trop noires d'Hiram et il apprécie (traîtreusement) , même s'il y a aussi quelque chose de plus sombre qui vient alourdir son estomac, quand Keisha gémit.

Elle fulmine littéralement et se dit que c'est la surprise qui la tient en place. Parce qu'elle ne s'attendait vraiment pas à ça. Pourtant le soir de leur arrivée à Paris, après leur première répétition, Keisha est venue la voir.  “ So are the rumours true? ” Kida a prétendu ne pas comprendre de quoi elle parlait (et c'est vrai que sur le moment elle ne savait vraiment pas) “ What's the deal between you and Hiram? ” Elle a haussé les épaules et répondu qu'il n'y avait rien (parce qu'ils sont bien d'accord là-dessus, nothing is all they've got) et c'est vrai que Keisha a souri “ So he's good to go? ” Sauf que Keisha était ivre à ce moment-là et que Kira derrière elle avait le regard de celle qui aurait plus tôt fait de la tacler et de lui casser la jambe sans remord, dix minutes avant qu'elle n'ait à marcher sur le podium que de la laisser s'approcher d'Hiram (that's Kira for you). Kida n'a pas voulu y penser et elle a évité les soirées organisées après les répétitions après ça, pour ne pas le croiser. Et vu sa surprise, il faut qu'elle a raté plus que quelques verres. “ Come, ” Et l'autre a l'air d'obéir sans se rendre compte que son amant en regarde une autre et que, s'il finissait par jouir lui aussi, Kida pourrait presque claim it as hers. “ Yes please Keisha do come quickly for him so maybe we can all go back to business quickly. ” Kida semble se réveiller brusquement, presque dans un spasme et croise les bras contre sa poitrine, prenant un air agacé alors que l'autre sursaute contre Hiram et lui jette un regard par-dessus son épaule; agacement, frustration, un peu de gêne aussi, mais pas trop. “ Poonima's looking for you. ” Un problème avec sa tenue s'imagine-t-elle, Kida s'en fiche complètement (mais elle aimerait bien que ça veuille dire qu'elle ne peut plus défiler). “ But if you want to finish this off and take your time I can always go tell her you prefer shagging the guests instead of actually working. ”  Elle n'a pas vraiment de problème avec Keisha (jusqu'à présent), mais elles n'ont jamais exactement été amies non plus (et elles ne le seront jamais désormais) contrairement à Kira. “ So very professional ” siffle-t-elle en décroisant les bras, parce qu'au fond elle s'en fout complètement, ils font ce qu'ils veulent et aucun d'eux n'est à elle et elle n'a pas son mot à dire. Mais ça l'agace et ça l'énerve d'être agacée et ça l'énerve aussi, ce désir complètement stupide d'être à la place de Keisha et cette jalousie complètement déplacée qui lui ronge l'estomac. Elle le hait pour ça, elle le hait vraiment. Il aurait pu, il aurait dû, refuser l'offre de Poonima's Secret. Qu'est-ce qu'il s'en fout de chanter à un défilé ? À son défilé. Her big day. Elle pourrait le tuer en cet instant tant son corps tremble de rage.

Keisha n'existe pas, mais elle est bien réelle quand son épaule rencontre la sienne en sortant (elle a quand même enfilé un truc avant de quitter la pièce et peut-être même qu'elle a parlé mais Kida ne l'a pas entendue). L'iranienne regarde toujours Hiram et rien qu'Hiram, un feu noir (de colère et seulement de colère) dans le fond des yeux. Elle s'approche rapidement de lui, sans même savoir ce qui lui prend, sans même savoir ce qu'elle compte faire jusqu'à ce que sa paume s'écrase violemment contre sa joue, les surprenant tous les deux. Pas besoin de bague cette fois pour laisser une marque rouge sur sa peau. Mais ses doigts ne se détachent pas de la chair d'Hiram, glissant plutôt jusque dans sa nuque, alors qu'elle n'a toujours pas lâché son regard, plongeant totalement dans le gouffre offert par ses gemmes noires. Le désir pulse dans ses veines, mélangé à sa colère, nourri par sa colère et sa haine à vrai dire. Parce qu'elle le hait sincèrement. Elle hait Hiram de chaque fibre de son corps. Quand elle est partie presque en courant dans les rues du Londres moldu, les larmes roulant si vite sur ses joues que mêmes les claques assénées par ses paumes rageuses ne suffisaient pas à les effacer, encore moins les arrêter, elle le haïssait comme elle n'avait jamais haït personne, mais il a réussi à rendre la chose pire encore. Ain't trying to find anything, baby girl, you know it's always stupid, desperate, self-loathing bitches like you who come looking for me elle le hait parce que c'est vrai, parce qu'il l'a comprise, parce qu'elle ne peut même pas lui reprocher ça, il l'a comprise et depuis le début sûrement et il s'est joué d'elle et leur date était nothing et il veut nothing et elle est nothing (rien d'autre que stupide et désespérée et self-loathing précisément) elle n'arrête pas de revenir et il a raison, c'est de sa propre faute et plus elle le désire, plus elle le hait et plus elle le hait- Ses ongles s'enfoncent un peu dans sa nuque quand leurs lèvres s'écrasent l'une contre l'autre. Qui a donné l'impulsion elle ne le sait pas et elle s'en moque, elle sait juste que la haine la rend brûlante, qu'elle pourrait le déchirer de ses ongles et le déchiqueter de ses dents et le faire saigner. Elle sait que ça n'a rien avoir avec les autres fois, que s'il finit par l'étreindre comme Keisha, ça ne sera qu'une autre façon de se battre.

• • •

It's ideal oh you need someone to tell you how to feel and you think your happiness is real there's so much more the world has to reveal but you choose to be concealed. So you're somebody now but what's a somebody in a nobody town
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WIZARD • always the first casuality
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Et elle reste . Hiram n'arrive pas à lire son expression de là où il est, mais impossible de manquer le sourire qui écartèle ses lèvres à lui, qu'il finit par poser dans le cou de Keisha, la baisant comme si sa vie en dépendait sous le regard de Kida. “ Yes please Keisha do come quickly for him so maybe we can all go back to business quickly. ” Le frisson qui agite Keisha toute entière se réverbére à travers Hiram qui grogne, l'attirant à lui en même temps qu'elle le repousse pour se retourner en direction de Kida. Mais on s'en fout d'elle, elle va partir et on peut continuer, veut-il dire, sauf qu'il sent déjà les ongles de l'Ange s'enfoncer dans ses épaules à travers son t-shirt. “ Poonima's looking for you. Can't it wait? ” Il a l'impression d'être le démon dans l'oreille de l'Ange, soufflant ça à Keisha et Keisha elle seule, ses yeux vissés sur elle, alors qu'il ignore ostensiblement Kida qui a croisé les bras dans l'encadrement de la porte sans entrer; tant mieux, elle n'est pas la bienvenue. “ Tsk, ” tchipe-t-elle simplement en le repoussant plus franchement, ses mains glissant sur son ventre pour le détacher complètement d'elle, le retirer même, sans douceur. “ But if you want to finish this off and take your time I can always go tell her you prefer shagging the guests instead of actually working. ” Keisha ignore ostensiblement l'autre Ange en repoussant Hiram, dénouant ses jambes et ses bras d'autour de lui. “ So very professional. Aw come on. ” Hiram assimile Kida au bruit de fond. Il n'arrive pas à croire qu'elle ne se soit pas détournée pour partir, qu'elle n'ait pas tout simplement abandonné, il s'en fiche d'elle, il doit le lui dire dans quelle langue? (c'est faux) (il a l'impression qu'elle le sait aussi) (ou peut-être pas) (peu importe) Il se rhabille difficilement en pestant, il est encore raide, mal à l'aise du coup, le désir présent et brûlant et maintenant solitaire alors qu'elle était déjà en train de venir quand l'autre a débarqué. “ I'll finish you off later, ” dit simplement l'Ange en quittant la table sur laquelle il l'a assise sans se soucier une seule seconde de sa nudité, sautant dans un ensemble de sous-vêtements qui se nouent autour de ses courbes par magie et glissant une robe de chambre en satin sur ses épaules. “ Don't hold your breath tho', I'm workin'. How am I supposed to-- Tsk, ” refait-elle avec un mouvement des doigts dédaigneux dans sa direction, avant de partir sans un regard en arrière.

Hiram n'est pas trop habitué à ça. Il ne sait pas trop si il apprécie ou non, juste qu'il a les yeux posés sur Kida maintenant.

Et il ne s'attend pas vraiment à cette tempête qui vient de nulle part, les sentiments contradictoires qui l'agitent, entre honte et fierté, colère et indifférence, agacement et curiosité. Il veut la voir réagir et il veut qu'elle reste là où elle est. Il veut qu'elle s'énerve et il veut qu'elle s'en fiche. Il veut qu'elle lui répète qu'il n'est rien et il veut qu'elle lui dise qu'elle veut tout. Il veut qu'elle s'approche, il veut qu'elle parte.

Hiram a machinalement suivi Keisha en la voyant partir si rapidement, s'est arrêté en pleine course; il devrait achever son chemin et contourner Kida sans la toucher (il ne peut pas la toucher) pour retourner dans sa loge se finir proprement et réellement commencer à préparer sa performance de plus tard; mais à la place il reste immobile, incapable de seulement ciller sous le regard incendiaire que Kida a posé sur lui. Il n'arrive pas à la lire et à la comprendre, il n'arrive pas à seulement imaginer ce qui peut se passer derrière les gemmes d'émeraude posées sur lui; il sait seulement qu'il a peur, qu'il est terrifié quand elle s'approche, la porte se fermant derrière elle; qu'elle est capable de tout et qu'il la trouve imprévisible, enchanteresse, douloureuse à regarder quand son expression est si froide et composée. Elle s'approche et il est presque sur le point de reculer. Il aurait peut-être dû parce que sa main le cueille violemment, la gifle claquant tant la peau que l'air dans un bruit sonore qui le laisse abasourdi, l'embarras et la colère montant déjà dans sa poitrine dans un duo destructeur et rageur. Il est tellement choqué qu'il ne bouge pas d'un poil, la bouche entr'ouverte et les pupilles dilatées, les yeux tournés vers elle alors que la main, qui a certainement dû laisser une trace rouge sur sa joue (merci Dieu qu'il n'y ait pas eu de bague cette fois) se glisse dans sa nuque. Elle porte des talons, elle est plus grande que lui, elle est trop belle, il la déteste, avec ses yeux verts et les tâches de rousseur effacées par le maquillage et le fait qu'ils soient là, tous les deux, qu'elle le touche, le touche, le TOUCHE; il la hait. Le couteau chauffé à blanc de sa honte est terrible, fait des noeuds dans son estomac aussi sûrement que le soudain désir (conséquence directe du départ abrupt de Keisha, parvient-il à se convaincre) qu'il ressent quand elle le regarde sans rien dire pendant un instant. Juste un instant.

Après ils s'embrassent, et il serait bien en peine de dire qui va vers l'autre; peut-être que pour la première fois c'est quelque chose de mutuel, peut-être qu'au final ils ont tous les deux perdu à leurs jeux et que du coup il n'y a pas de gagnant, peut-être que ça n'importe pas. Peut-être, peut-être pas; Hiram serait bien en peine de réfléchir à autre chose que Kida en cet instant précis, high on Excess, high on Keisha, high on her, surtout, sa présence, son contact et ses lèvres et il la hait tellement, la hait de lui faire perdre ses moyens et sa froide résolution de ne même pas la regarder de tout le spectacle et ses préparations, la hait de l'attirer inéluctablement alors que lui doit se battre pour son attention. Hiram a l'impression qu'une secousse sismique l'agite tout entier, remonte le long de sa colonne vertébrale et se transforme en grognement, frustré et impatient, quand il la plaque elle aussi sur le bureau, les autres Anges sont oubliés, le bâtiment pourrait tout aussi bien s'affaisser sur eux qu'il n'y ferait pas du tout attention, préférant se faire torturer avec les lèvres de Kida, se complaisant complètement dans ce baiser qui tient autant de la bataille haineuse que de la passion ravageuse. Ses mains trouvent l'ouverture de son peignoir, se glissent sur son ventre et ses côtes, remontent dans son dos; il ne lâche pas ses lèvres avant de coller un baiser brûlant sur sa mâchoire, son menton, son cou, soufflant un “ Professional my ass, ” à peine audible tant elle lui a volé tout son souffle.

Il se détache légèrement pour venir effleurer ses cuisses, ses jambes, l'incitant à s'asseoir sur la table, ses doigts volant à la surface de sa peau, caresses légères et attentionnées, jusqu'à revenir sur ses hanches sous les pans de son peignoir. Sa bouche revient contre son épaule, sa clavicule, sa gorge, son cou. “ I fucking hate you. ” Le murmure contre sa peau est professé presque comme une menace, avec toute la rage, semble-t-il, qui existe, ses doigts se crispant sur ses hanches, l'attirant plus proche de lui jusqu'à ce que leurs centres soient pressés l'un contre l'autre, séparés seulement par quelques misérables vêtements. “ I wish I could fucking hate you. ” Ça lui rendrait définitivement les choses bien plus simple; ils sont devenus quelque chose de flou et d'imprécis et d'emmêlé et il déteste ça (malheureusement, pas rien, pour lui en tout cas). Mais elle, il n'y parvient pas, à la détester autant qu'il le dit ou le pense.

Fuck you. ” Sa voix est agressive elle aussi, l'insulte devenant malédiction sur ses lèvres qu'elle attire aux siennes. Le baiser est violent et belliqueux, retors et destructeur, ils se battent et Hiram est en train de perdre mais peu importe, peu importe. Ses doigts s'enfoncent dans la chair de ses cuisses, laissent des marques rouges; elle griffe sa nuque, tire sur le col de son t-shirt. Elle se détache seulement pour souffler: “ I hate you. ” Hiram réprime un grognement presque amusé, se penchant pour revenir embrasser Kida sans répondre, il peut gérer sa haine si ça veut dire qu'elle enfonce elle aussi ses ongles dans sa nuque en répondant avidement à son baiser. Kida frissonne en sentant les doigts d'Hiram glisser à la surface de sa peau, ses ongles râpant contre la peau et y laissant des lignes roses éphémères, jusqu'à se glisser sous la dentelle complexe qu'elle porte en bas, guidant le tissu le long de ses jambes jusqu'à ce qu'il tombe parterre, inutile et oublié. Les mains d'Hiram reviennent dans le bas de son dos pour la ramener contre lui, toujours plus proche, ses lèvres plus avides encore si c'est possible, ses doigts pianotant à la surface de son corps un rythme endiablé qui n'a aucun sens. En temps normal — même si le normal est depuis longtemps révolu entre eux deux —, il prendrait son temps, ferait monter la pression lentement mais sûrement avec ses doigts et sa bouche mais ils n'ont pas le temps, justement, et lui-même est trop égoïstement impatient pour la vénérer comme il le devrait, la rendre dingue comme il le voudrait. À la place, le bout de ses doigts vient seulement l'effleurer, jouer superficiellement avec elle, réveiller son désir qu'il sent déjà se manifester, devenir brûlant et humide, accepter la phalange qu'il y glisse, le doigt se tordant en elle jusqu'à lui arracher un gémissement impossible à réprimer.

Hiram n'a même pas le temps de lui offrir un de ses sourires indulgents et moqueurs; il se perd complètement dans la pression de ses ongles sur sa nuque, sa chaleur et son désir et son impatience et sa haine, si c'est ça qu'elle lui voue alors il peut s'en dépêtrer, en faire quelque chose. Il retire son doigt d'elle seulement pour se déshabiller lui-même, étouffant une protestation d'un baiser plein de dents, auquel elle répond avec deux fois plus de virulence; le soulagement de se débarrasser des vêtements remis trop vite en est presque trop intense, le désir qui suit quand la main de Kida s'enroule autour de lui avec la sienne en est quant à lui suffoquant.  
Il y a toujours le son de la musique qui résonne, qui fait trembler les murs et le sol; l'impression distante qu'un monde existe, mais que cette pièce n'en fait pas partie. Ils ont des rôles à jouer, des choses à faire, des répliques à répéter mais tout ça n'est que secondaire, complètement oublié en cet instant précis, quand leurs yeux s'attrapent, l'obsidienne et l'émeraude, les mains d'Hiram venant refermer les cuisses de Kida autour de lui alors qu'elle le guide lentement vers elle, moins timide qu'hésitante. Lui aussi la marque, l'instant qui précède le moment où il se glisse en elle; puis il s'oublie complètement.

C'est incomparable à tout ce qu'ils ont vécu jusque là mais pour être honnête, c'est comparable à peu de choses qu'Hiram ait jamais vécu. Il aimerait que ça dure plus longtemps mais ils n'ont pas beaucoup de temps à disposition et de toutes façons, he's too far gone to do much about it. C'est tant infernal que délibéré, frustrant que libérateur, les ongles d'Hiram s'enfonçant dans le bas de son dos où sa main est posée et l'amène contre lui de concert avec ses hanches, les ongles de Kida s'enfonçant dans sa nuque où sa main est posée et l'amène contre elle pour l'embrasser, encore et encore, jusqu'à en avoir les lèvres rouges. Il pourrait se perdre dans ces baisers, en elle, dans ce moment. C'est tout ce qu'il a toujours voulu et plus encore, c'est ce dont il parle dans ses chansons et plus encore, elle le rend fou et ça le terrifie mais en même temps, ça semble en valoir la peine en cet instant précis. Chaque mouvement de bassin lui arrache un grognement et à elle un gémissement, leurs mains s'agrippant l'un à l'autre, leurs bouches se trouvant par intermittence pour se battre en duel.
Hiram savoure plus qu'il ne l'a jamais fait avec elle, réalise la cartographie de ses plaisirs et de ses désirs, marque sa peau avec ses ongles pour ne pas abandonner trop tôt, étouffe des grognements frustrés contre la peau de son cou où la tentation de laisser sa marque est trop grande. Mais Hiram reste sage (autant qu'il peut l'être avec Kida, ce qui n'est pas beaucoup), se contentant d'embrasser la peau, d'étouffer ses gémissements en mordant ses propres lèvres; et quand son estomac se tord et que cette fois il n'a pas la force de retarder l'échéance, il n'y a que son prénom qui passe ses lèvres, un “ Kida ” tant désolé que suppliant. Il perd la course cette fois-là mais elle le suit de près, son souffle tremblant contre le sien, son corps vibrant plus fort encore que les basses qui résonnent dans la pièce d'à côté. “ That is not nothing, ” argue-t-il dans un grondement vexé, la douleur de leur dernière rencontre resurgissant en lui en traîtresse, alors qu'il se détache comme à regret du corps de Kida.

Spoiler:
 

• • •

I don't care, hand on the wheel, Driving drunk, I'm doing my thing, Living my life, getting out dreams, People told me slow my roll, I'm screaming out: Fuck that, I'mma do just what I want, Looking ahead, no turning back, If I fall, if I die; know I lived it to the fullest, I'm on the pursuit of happiness, and I know, Everything that shine ain't always gonna be gold, Hey, I'll be fine once I get it, I'll be good.


Dernière édition par Hiram Thomson le Ven 30 Juin 2017 - 16:20, édité 1 fois
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WIZARD • always the first casuality
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‹ âge : vingt ans (30/04)
‹ occupation : mannequin, égérie (Angel) de Poonima's Secret et chanteuse dans une subunit de soloistes. Elle prend également des cours à la wada.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1995-2002
‹ baguette : bois de saule, crin de licorne, vingt-cinq centimètres
‹ gallions (ʛ) : 814
‹ réputation : Vain ; l'autre morceau des Vane Sisters, on l'adore (elle est belle) ou on la déteste (c'est une potiche) au choix, mais son visage commence à être partout, affiches, réseaux sociaux, elle touche à tout à la fois semble-t-il, le mannequinat, le chant, bientôt la MirrorTV prédit-on, mais pourtant elle reste pour beaucoup rien d'autre qu'un visage et un corps plus qu'agréable, le reste n'étant jamais qu'agrément. Beaucoup se nourrissent également de la rivalité que l'on cherche à attiser entre elle et sa sœur Romilda, une star elle aussi.
‹ faits : stéréotype de la mannequin creuse, obsédée par son physique et par sa ligne, elle est la première à s'accuser de superficialité. anorexique restrictive, elle fait semblant de manger et quand elle ne peut pas s'en contenter finit la tête dans la cuvette, mais tout va bien puisqu'elle fait en sorte que personne ne se doute de rien et préfère achever seule sa descente aux enfers.
‹ patronus : une couleuvre
‹ épouvantard : son insuffisance congénitale qui lui est renvoyée à la figure par sa mère et sa génitrice.
‹ risèd : un vrai sourire sur son visage
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That is not nothing. ” Elle n'a plus de souffle, et plus rien d'autre d'ailleurs, certainement aucun contrôle sur ses cuisses qui restent enroulées un temps de trop autour d'Hiram, sur ses ongles encore enfoncés dans sa nuque, sur sa peau frémissante. Mais ça, ça réveille quelque chose d'autre en elle, lui fait reprendre un peu la conscience qu'elle a perdu dans cette bataille des passions.“ No. ” elle est obligée de consentir alors que tout chez elle trahirait le moindre mensonge, tout jusqu'à la voix trop tendue avec laquelle elle répond. Non ce n'est pas rien, mais leurs étreintes n'ont jamais été rien, c'est eux qui sont rien. Elle pourrait lui dire à Hiram qu'il ne l'a pas comprise; qu'elle n'a jamais dit (mais peut-être aurait-elle dû) qu'ils n'étaient rien, juste qu'us n'existait pas (malheureusement) et juste que, s'il n'avait pas rejoint le MFactor, il ne se serait jamais rien passé entre eux. Et elle pourrait lui dire que c'est juste parce que lui s'en est assuré en quittant son appartement comme un voleur, parce que lui ne voulait plus d'elle, mais qu'elle, elle aurait pris son numéro, se serait même dégoté un téléphone moldu pour ça s'il le fallait et elle aurait voulu recommencer et peut-être que ça n'aurait rien donné au final, mais ça aurait été quelque chose malgré tout. Les mots dansent sur ses lèvres, mais ne s'en échappent pas.

Heureusement qu'il se détache, heureusement que leurs corps ne se touchent presque plus parce que sinon Kida pourrait agréer encore, pourrait dire qu'il a raison, totalement, parce que ce n'est pas rien, pas du tout, parce qu'elle a presque oublié où elle était, parce qu'elle tremble encore de son apogée. “ But it doesn't mean it's anything special either. ”  C'est bien parce qu'ils s'est éloigné qu'elle trouve la froideur en elle (qui n'est pourtant que colère brûlante et désir encore foudroyant) d'assener ça en refermant la soie sur elle sans même remettre en place la dentelle qui a échoué par terre. Heureusement que ce n'est pas sa tenue pour le prochain tour parce que Poonima la tuerait. Very professionnal. Et Kida n'a pas besoin de ça parce qu'elle pourrait le faire elle-même. Elle a tellement honte qu'il lui semblerait que ça serait une faveur des cieux si le sol pouvait l'engloutir en cet instant précis. Elle a honte parce qu'elle ment, parce que c'est tellement spécial et peu commun et carrément nouveau pour elle, parce que ça n'a jamais été aussi intense ni avec d'autres, ni même avec lui, parce qu'elle pourrait planer sur Fabuleo et Snow à la fois que ça serait pas plus fou et absolument dévorant. Parce que oui, même avec lui, ça n'a encore jamais été aussi intense (mais c'est étrange parce qu'elle a l'impression que ça devient plus fort et assourdissant et engourdissant à chaque fois) parce qu'elle a honte de ce que sa haine lui a fait faire, de ce désir inexpliqué et inexplicable, de cette envie qu'elle aurait presque de recommencer, de s'abandonner encore et encore dans ses bras et contre lui et autour de lui, parce qu'il est encore la pire drogue a laquelle elle ait jamais goûté, celle dont elle essaye pourtant vraiment de se tenir à l'écart, mais à laquelle elle n'arrive pas à échapper. Elle n'a pas besoin que Poonima la tue, elle est train de le faire elle-même en brûlant à chaque fois un peu plus ses ailes d'ange auprès du démon qu'est Hiram. Mais elle ne ment pas tout à fait non plus, ce n'est pas spécial parce qu'elle ne devait son enthousiasme à lui qu'au fait que Keisha l'ait abandonné avant qu'il n'ait fini. Ce n'est pas spécial pour lui parce qu'il s'en fiche d'elle et voulait juste se taper une Ange avant de monter sur scène. Ce n'est pas spécial pour lui, parce qu'elle ne l'est pas et désormais elle n'a plus rien en elle et sous sa peau comme des centaines d'aiguilles chauffées à blanc que la honte. Elle est tellement ridicule et stupide et oui, désespérée, parce qu'elle a pris les restes de Keisha, sans même se poser de question, peu importe que la rage l'y est poussée, peu importe que ç'ait été un combat et rien d'autre, parce qu'il n'en reste pas moins qu'encore une fois il a gagné. Qu'encore une fois elle n'a été que son second choix, c'est tout ce qu'elle est (you're my only choice, ça ne veut plus rien dire si tant est que ç'ait été le cas un jour) tout ce qu'elle sera jamais.

Elle espère que ses doigts à lui n'ont pas laissé de traces là où ils ont si violemment tiré sur la peau de ses cuisses, elle va être à moitié nue devant trop d'inconnus pour qu'elle puisse les compter, qu'il ne lui gâche pas ça au moins, qu'il lui laisse encore cette dignité-là de ne pas rater ce qui est pourtant inratable (on ne lui demande que de marcher sans s'humilier), ce pour quoi elle a tant travaillé, ce pour quoi Poonima s'est presque tuée à la tâche. Mais Hiram ne respecte rien, ce n'est pas nouveau. Elle glisse au sol depuis la table et le contourne pour sortir, elle n'a rien d'autre à lui dire, parce que tout ce qu'elle pourrait dire serait malvenu, n'aurait pas sa place ici. Elle espère sincèrement que c'est la dernière fois qu'elle le voit (outre le podium qu'ils vont devoir partager, mais peu importe), parce qu'elle se rend compte d'à quel point exactement elle est faible un peu plus à chaque rencontre et voit toujours un peu mieux et plus violemment à quel point exactement il a vu totalement juste à son sujet. “ Break a leg. ” Et ça n'a rien du vœux classique offert à quiconque doit se produire devant un public, ici c'est presque un souhait littéral; qu'il se casse une jambe quitte à les laisser défiler sur rien d'autre que le silence, ça serait toujours mieux que lui partageant le runway avec elles, et les battements de son cœur plus forts dans ses oreilles que toutes les basses qui pulsent pourtant dans presque toutes ses chansons.

Il s'est pas cassé une jambe et elle non plus et Keisha non plus au dernière nouvelle. Elle est arrivé un peu en retard dans sa propre loge ses propres assistantes déjà prêtes à lui refaire une beauté, à lui en inventer une même avec le million d'outils de torture déjà prêt, sa tenue encore rangée soigneusement comme un trésor fermé à clé. C'est si beau qu'elle aurait pu en pleurer en la voyant, et surtout ça lui va si bien qu'elle se demande parfois si les Anges ont de muses plus que le nom. (Merlin Kida you should see yourself you're so beautiful I could cry) On lui ajoute des ailes qui pèsent un peu plus lourd que les premières mais sont trop belles pour qu'elle se plaigne et elle est prête sur un dernier coup de laque. Elle pourrait presque en oublier sa honte et le millier de douches qu'elle voudrait prendre et l'impression que les ongles d'Hiram râpent encore contre ses cuisses et l'envie de tout laisser tomber pour rentrer chez elle. Elle arrive même vraiment à oublier quand elle retrouve Poonima juste devant l'entrée de la scène (il y en a deux et heureusement les artistes prennent l'autre), quand la styliste est réunie ses quatre Angels autour d'elle, visiblement très émue. Leurs paires d'ailes les empêchent de faire un câlin collectif alors elles posent juste leur main les unes sur les autres (et heureusement celle de Kira sépare la sienne de celle de Keisha bien trop belle et désirable dans son propre ensemble). Les premières notes de la musique se font entendre, ce n'est pas elle qui ouvre le bal, mais Kendall qui compte déjà les mesures.

Le clou du spectacle ce ne sont pas vraiment elles, même si elles sont ravissantes, ce sont les dernières pièces conçues par Poonima qui n'a rien laissé au hasard en réalité en choisissant Hiram pour les faire marcher. Parce que le concept de l'artiste va bien avec son concept à elle, quoique Poonima ait une classe que le chanteur-rappeur n'aura jamais. Keisha passe juste avant elle, la dernière avant le grand retour où elles emporteront Poonima avec elles pour les dernières photos et les applaudissements sur Earned It (le cringe pendant les répétitions était bien réel, elle a fini par la vomir cette chanson). En attendant c'est un autre morceau que chante Hiram, un qu'elle ne connaissait pas avant et dont il semble arriver au bout du premier refrain. “I just fucked a skinny model right before her runway show, she the one in the back nose running from the blow. ” Elle fait son entrée sur scène, mais Keisha elle est presque au niveau d'Hiram et Kida a beau regarder droit devant elle elle ne rate pas le changement de couleur de son ensemble qui passe d'un bleu nuit à un rouge vibrant. Elle ne se souvient pas de ces paroles-là aux répétitions (mais elle avait des bouchons dans les oreilles les trois quart du temps pour protéger ses tympans).  “And we did in on the floor that's why she's walking kinda funny. ” Elle se force à continuer à marcher droit et en rythme sans rien laisser paraître (mais elle ne sourit plus comme elle avait commencé à le faire). Poonima a décidé de jouer un peu sur ses derniers modèles, sachant pertinemment que, au bout du compte ses sous-vêtements s'ils sont beaux sont faits pour être vus et finalement échouer au sol. Alors elle a travaillé avec quelques ingénieurs et des chimistes pour trouver comment rendre le tissus sensibles aux...émotions, à la manière des bagues que les adolescentes moldues portent parfois et qui sont censées changer de couleur selon les humeurs. Sauf qu'avec Poonima c'est accurate et que, en cet instant précis, l'ensemble de Keisha n'est pas du tout censé faire ça (le changement est pour le moment censé être contrôlé dans les coulisses puisque les mannequins n'ont pas de raison d'être flustered ou quoi que ce soit d'autre). Sauf que c'est le cas et que Keisha n'a pas l'air d'y voir le moindre inconvénient, lançant un baiser dans l'air quand elle passe à côté d'Hiram qui se retourne pour la regarder se déhancher jusqu'au bout du podium.

Tous les regards sont sur eux et Kida rage et les ignore. Elle essaye vraiment de se convaincre que c'est parce que son entrée a été gâchée (alors qu'elle aurait du être parfaite. Kira est en train de finir son propre tour et passe brièvement à côté d'elle, lui lançant un regard indéchiffrable (il y a tant de monde autour), mais qui semble presque désolé. Et elle rage encore plus, passant à côté d'Hiram presque sans le regarder, le contournant sans sourire, ses sous-vêtements à elle ne changeant pas de couleur, soit qu'ils ne connaissent pas la colère, soit que Poonima se soit empressée d'empêcher que la chose en se reproduise. Quand elle arrive au bout du podium et pose elle essaye de se rappeler de pour quoi, de pour qui elle est là et de faire son boulot au mieux qu'elle peut, trop consciente non pas des centaines de regards posés sur elle, mais d'un seul, brûlant, dans son dos. Le satin mêlé à la dentelle passe de l'émeraude profonde à un doré brillant qui va exactement avec ses ailes (comme prévu, elle ne joue pas les troubles fête, elle) et elle envoie un baiser à la foule qui est capté ensuite dans les caméras et jusque dans les chaumières britanniques, prend son temps parce qu'elle clôture et qu'elle a le droit et repart les deux mains sur ses hanches. Elle regarde toujours droit devant elle, mais semble vouloir offrir un meilleur angle aux photographes à sa droite parce qu'elle pivote très légèrement en arrivant au milieu de la plateforme et oups! une de ses ailes rencontre la tête d'Hiram et elle continue de défiler sans s'arrêter, parce que c'est une professionnelle, elle arrive même à sourire sur la fin avant de disparaître dans les coulisses.

Si Poonima est embêtée par tout ce qui vient de se passer sur scène, elle n'en dit rien, les feux d'artifices magiques ont été déclenché comme prévu au changement de couleur de la tenue de Kida, la chorégraphie calée au millimètre près sur la musique (mais Hiram a un peu fucked it up, probablement à cause de son aile) et elles sont censées repartir. On ajoute des diadèmes sur chacune de leurs crinières brunes et elles se tiennent toutes par la main pour rentrer sur scène alors que cette fois-ci c'est Earned it qui martèle leurs tympans. Un jeu de lumière sophistiqué les attend, Kida a la main de Poonima d'un côté (elle est au milieu, la véritable star, le génie) et celle de Kira de l'autre et elle les serre sûrement un peu trop fort, mais elle sourit pour le final pour la dernière remontée du podium et les applaudissements et les feux d'artifices qui les effleurent presque.

Pendant trois, peut-être cinq minutes c'est l'euphorie, elle a l'impression que le monde entier lui serre la main, on lui demande des selfies alors qu'elle n'a même pas encore enlevé sa paire d'ailes, et elle se fait arroser de quelque chose qui ne ressemble en rien à de l'eau.  “Don't forget the after party!!. ” Et puis ça retombe et elle est dans sa loge, alors qu'on détruit tout ce qu'on a construit, qu'elle enfile ses propres sous-vêtements (même s'ils sont toujours signés PS) et sa robe pour la soirée (cadeau d'un designer français) tandis que John parle tellement qu'elle ne capte rien, si ce n'est son excitation qui la fatigue plus qu'autre chose.  “-and I don't know what that was but it got everybody at home talking! ” Il a l'air content, donc elle l'est aussi, elle suppose, son POW devient complètement fou si bien qu'après avoir eu brièvement sa mère au téléphone elle préfère l'éteindre et suit son équipe jusqu'à la voiture et la fête.

Elle n'a pas du tout envie de faire la fête, elle a juste envie de dormir et d'oublier tout ce qui vient de se passer, même l'euphorie, parce que c'est encore trop mêlé à la honte. Elle sait pertinemment qu'elle a fait exprès. Et elle s'en veut moins qu'elle ne le devrait vis-à-vis de Poonima que parce qu'elle déteste ce qui l'a motivée à le faire. On lui tend un verre de champagne avec un grand sourire et Kira a l'air d'en avoir déjà descendu deux ou trois et elle ne sait pas comment elle va pouvoir tenir toute la soirée avec ces inconnus mais surtout ceux qu'elle connaît alors elle l'avale après une seconde à peine d'hésitation. L'alcool c'est nul.

Sauf qu'après un verre, elle en prend un autre, et décide d'essayer un vrai martini aussi puis un de ces cocktails roses parce qu'ils sont beaux. Elle rit beaucoup aussi, de vrais rires, qui résonnent contre les verres qu'elle porte à ses lèvres. Kira a quitté son flanc pour retrouver une autre mannequin (une jolie blonde et elles ont l'air prêtes à quitter la soirée ensemble), mais ça ne semble pas trop la déranger. Elle étudie un peu la pièce du regard, le sol tangue un peu sous ses pieds, une partie d'elle se dit qu'elle devrait rentrer à la maison, sauf qu'elle ne sait pas où c'est la maison, l'autre qu'elle devrait retrouver quelqu'un qu'elle connaît pour l'aider, une autre encore qu'elle devrait manger (elle a avalé goulument l'olive sur le cure-dent de son premier cocktail et la fraise dans le deuxième verre de champagne et elle a le ventre qui gronde), mais elle ne bouge pas parce qu'elle a l'impression qu'elle va tomber si elle le fait. Malgré tout quand on vient vers elle avec un autre verre elle l'accepte.  “What is it?Morgana's Secret, special french recipe. ” Il a un petit accent étranger (mais pas français) et un regard un peu trop intense au goût de Kida qui attrape le verre, mais recule un peu, manque d'ailleurs de de trébucher sur le tabouret derrière elle. Le couinement s'étrangle dans sa gorge quand il la rattrape d'une main autour de son avant-bras, un peu trop brutale et surtout pas tout à fait nécessaire. Ils sont un peu plus proches qu'elle ne le voudrait alors elle glisse le verre entre eux et fait retomber son autre bras contre son flanc pour l'inciter à la lâcher, ce qu'il fait, après quelques instants de trop. “ Thank you.No need to thank me for this, it's the least I can do for a creature so ravishing.. Haha err, you're very kind. ” Elle fait la moue. De son poste elle voyait assez bien Poonima en train de discuter avec Hiram sauf que maintenant elle ne les voit plus. Elle avale le contenu du verre sans se poser plus de question. Ce n'est pas très bon et ça lui brûle la gorge plus que les autres cocktails, elle ne savait pas que les français aimaient autant les alcools forts. “Ok well I gotta go. ” Elle a la tête qui tourne et les idées en vrac (où sont passés Poonima et Hiram? Il va se la faire elle aussi ? Ne peut rien lui laisser intact ?) “ Where are you going? The night is just getting started. I need some air. ” Ou une cigarette (ou un burger), ou un lit (ou Hiram) ou, il attrape ses doigts alors qu'elle se détourne déjà.  “ Can I come with you. No. ” Et elle tire un peu sur son bras pour se dégager, mais ça ne fonctionne pas tout de suite.

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It's ideal oh you need someone to tell you how to feel and you think your happiness is real there's so much more the world has to reveal but you choose to be concealed. So you're somebody now but what's a somebody in a nobody town


Dernière édition par Kidagakash Vane le Jeu 6 Juil 2017 - 13:06, édité 2 fois
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warning, utilisation non
consentie de drogue?

But it doesn't mean it's anything special either. ” Il pourrait la tuer. Il pourrait l'empêcher de partir et l'enfermer dans ses bras et retourner en elle pour lui faire regretter ses mots. Il pourrait lui arracher les yeux et il pourrait venir l'embrasser, déchirer ses lèvres pour qu'elle arrête de mentir — mais elle ne ment pas. Elle ne ment pas, elle dit la vérité, elle le pense vraiment en tout cas. Hiram ne s'est jamais inquiété de l'avis des gens, jamais, il s'en fiche comme d'une guigne, ne lui importe que sa propre image de lui-même, la musique, les fêtes et les drogues. Pourtant, entendre Kida dire ça, ça l'énerve, ça lui fait mal, ça l'emmerde profondément et il ne parvient même pas à répondre, ses yeux montrant une tempête à peine contenue, une rage violente et difficile à comprendre. Il aimerait lui prouver qu'il n'est pas rien, qu'il est quelque chose de spécial mais il aimerait aussi qu'elle n'ait aucune importance à ses yeux. “ Yeah. ” Elle rabat les pans de son peignoir et il se rhabille, en silence. Il espère sincèrement qu'il a laissé sa marque, sur sa peau et à l'intérieur, il espère que Kida se souviendra de ce moment, de sa rage et sa passion et, il l'espère, sa honte. Lui n'a pas honte (un peu) (still), il s'en fiche, il a eu ce qu'il voulait après tout, non? Il a levé un Ange juste avant le show, quelques minutes avant qu'elle aille sur scène et peut-être qu'elle ne fait pas partie de ses trois cibles, mais elle reste un Ange donc ça suffit, il s'en fiche, le fait qu'elle soit ne lui importe pas.

Elle ne lui importe pas. Alors pourquoi il se sent vexé, heurté, blessé quand elle dit que ce n'était pas spécial. Elle le contourne et il la suit du regard alors qu'elle se dirige vers la porte. Le feu qu'elle a instillé dans ses lèvres en le giflant — il aurait presque oublié la chaleur douloureuse de sa joue — s'est transformé en glace dans ses veines, il a l'impression qu'il ne va pas pouvoir bouger tant qu'elle sera dans la pièce. Échec et mat. “ Break a leg. Yeah you too. ” Il en serait presque agressif, espérant qu'elle se brise les deux jambes et soit incapable de marcher pour défiler. Quand elle quitte la pièce, le poing d'Hiram s'abat sur la table qu'elle a quitté, le choc remontant le long de son bras alors qu'il pousse un grognement de douleur. Il reste dans la loge de Keisha encore quelques instants pour que son coeur se calme, puis pour récupérer sa respiration, avant de sortir comme si de rien n'était, cheminant dans le dédale de mannequins et divers assistants pour retourner dans sa propre loge où l'attend Nicky. Il a juste envie de partir, d'annuler au dernier moment, de rentrer chez lui et de trouver Roy. Il a vraiment besoin de parler à quelqu'un et il n'y a personne d'autre que Roy pour l'écouter, il n'a pas reparlé à Scylla depuis son overdose et il ne risque pas de parler à son agent qui a pris l'habit de manager pour cet évènement-là et qui l'attend assis sur sa chaise de maquillage en pianotant sur son pow. “ Merlin, Hiram, where were you?? Dicking a model down, what's up?

Il change rapidement de vêtements, laisse un maquilleur faire sa magie et Nicky le prendre en photo, se laisse lentement gagner par ce calme placide qui le prend à chaque fois qu'il s'apprête à monter sur une scène ou une autre. Il est toujours en colère. Tellement en colère (et que en colère). Envers Kida et envers lui-même. Roy lui dirait d'utiliser cette énergie mais il sait qu'elle n'est que néfaste, sombre et destructrice; qu'elle pourrait le noyer si il la laissait alors à la place, il la laisse à la porte quand il sort de sa loge pour rejoindre l'entrée de scène pour les artistes, sans adresser un regard à quiconque et en clignant des yeux face aux encouragements. Et la musique commence à résonner dans l'imposante salle de l'hôtel partculier où a lieu le défilé. Et rien d'autre n'existe que ce bruit-là, cette musique-là, ces notes-là qui viennent d'une chanson qu'il a fait il y a plusieurs mois — qui ressemblent à des éternités maintenant — mais qui a quand même fini sur la cassette chromée que Poomina a un jour acheté sur le Chemin de Traverse de sa propre main. Elle s'en est souvenue et l'a invité pour la fin de son set, aussi fou que cela puisse paraître. Il ne peut pas rater cette occasion. Toute sa carrière repose sur cette soirée-là, lui semble-t-il. Il avale une gorgée de la flasque plaquée à l'intérieur de sa veste, la vodka mêlée à l'Excess brûlante et acide dans sa gorge. “ I've been mixing, I've been sipping... ” Il entre sur scène et il oublie tout, se concentre sur ce qui a été répété et rien d'autre, les applaudissements et la chaleur de la lumière sur lui, les mannequins qu'il rejoint sur le podium, au milieu desquelles il chante avec ce sourire insolent sur les lèvres qui le caractérise si bien.

I just fucked a skinny model right before her runway show, she the one in the back nose running from the blow. ” Keisha lui sourit en coin alors que son ensemble vire du bleu au rouge et Hiram se sent sourire, lui adressant un petit hochement de tête comme en réponse au changement de couleur délicat de sa tenue, tandis qu'elle envoie un baiser à la foule qui s'est mise à crier en les voyant. Il continue de chanter en la suivant du regard sans aucune forme de honte, se tournant pour la regarder (hate to see you go, love to watch you leave) avant de faire un petit clin d'oeil qui, il le sait, sera capturé par les caméras magiques qui pullulent partout.
La suivante est Kida et she's not walking kinda funny; pourtant, en la voyant, il sent cette colère se rallumer, cette chaleur reconnaissable entre toutes se répandre dans sa poitrine alors qu'un sourire démoniaque vient tordre la bouche d'Hiram, là où Kida reste impavide, marchant à côté de lui sans un regard, les ailes dorées battant en rythme avec la musique languide qu'il chante avec assurance. Il espère qu'elle sent son regard sur elle, il espère qu'elle sait qu'il la regarde comme si elle était nue, comme si ils étaient de retour chez elle ou chez lui ou dans la loge de Keisha, il espère qu'elle a honte, il espère qu'elle le hait parce que lui il la hait, il essaie tellement de la haïr qu'il va finir par y parvenir, il le doit.

And I woke up in the kitchen saying how the hell did this shit happen oh baby, drunk in lo-- ” Il ne la voit pas venir, sans doute parce que c'est la dernière chose dont il penserait Kida capable; mais il sent précisément l'armature métallique d'une des ailes dorées lui percuter la tempe et envoyer sa tête en arrière. Le coup n'est pas violent, quoiqu'un peu douloureux, mais suffisamment inattendu pour que sa voix reste en suspens pendant une seconde. That bitch did it on purpose, pense-t-il aussitôt en sentant son sang faire un tour dans ses veines, ses yeux noirs se vissant sur Kida qui continue de marcher comme si de rien n'était; il semble sur le point de lui sauter dessus pendant un instant avant de se remettre à chanter comme si de rien n'était, finissant la chanson et s'inclinant profondément à la fin. Il est à bout de souffle mais ce n'est pas à cause de la chanson ou de l'excitation, c'est la colère, la rage, qui revient comme un coup dans le ventre. Il se redresse pour adresser un grand sourire aux spectateurs avant que la nouvelle chanson, les premières notes Earned It — qui est au top des charts depuis sa sortie, le clip sortira la semaine suivante, le film dans lequel elle apparaît le mois suivant — rendant l'atmosphère encore plus sensuelle et sulfureuse si c'est possible.

La fin est incroyable, spectaculaire, et Hiram est véritablement content d'en être. Poomina et ses Anges ont l'air aux anges, justement, et c'est la folie quand ils se retirent en coulisse à la fin, tout le monde parle de fête, il voit déjà des bouteilles de champagne être débouchées, des photos être prises et il s'arrête pour en prendre avec des assistants qui en ont fini pour la journée et laissent un peu de leur professionnalisme à la porte. Nicky est le seul auquel il adresse un autre mot que “ Thanks ” ou “ Merci, ” son agent doit sentir que quelque chose ne va pas parce qu'il l'attrape par l'épaule et le mène à l'intérieur de sa loge en riant aux éclats jusqu'à ce que la porte soit refermée. “ What's wrong, Hiram? I'm going to fucking MURDER HER! Who's her? ” Mais il sait, du moins Hiram pense. Il n'a même pas la force de parler, il envoie juste son poing contre la table, une fois, deux fois, avant de renverser ce qui s'y trouve d'un mouvement de main, la colère explosant enfin. Nicky reste contre la porte, il ne l'a jamais vu dans cet état qu'une seule fois, et il a bien compris que c'était inutile de le raisonner; Hiram finit par s'affaler sur son fauteuil en attrapant son pow en ouvrant déjà sa conversation avec Scylla, avant de la refermer une seconde plus tard. “ Did you see what she did?! Yes but it's okay-- During my thing, on my day-- Technically-- I looked like a fucking fool out there, a fucking idiot who can't even sing--Calm down, Hiram, it's not the end of the world. Except that it is.

Hiram se force à respirer lentement, se passe une main sur le visage. “ Come on, don't worry too much about it, it was pure fire otherwise. ” Mais il voulait que tout soit parfait, que tout soit spécial et elle a tout ruiné. Et tout ça pour quoi? Il ne veut même pas imaginer que Kida n'est pas professionnelle ou qu'elle n'a pas fait exprès. C'est le cas. Elle a ruiné ça pour lui. Il ne mentirait pas en disant qu'il la hait véritablement en cet instant précis. “ Here's your outfit for the afterparty-- I'm not going. Hiram... I'm not going. I'll be good, I'll just calm down and go back to my hotel room, I'm fine. Are you sure? Yeah. Okay, I guess... don't do anything I wouldn't do. ” Hiram ne répond pas, tourne son fauteuil pour lui présenter son dos et rouvre son pow pour aller sur MSN, curieux malgré tout (mais cherchant surtout une distraction pour pallier à sa colère).
Il finit par se changer, quand même, et se sent plus à l'aise une fois qu'il a troqué la veste bleue (foncé) (quand même) pour le noir habituel, sortant de sa loge avec l'air de quelqu'un prêt à commencer une guerre s'il le faut. Il n'y a quasiment plus personne, ils sont tous à l'afterparty, il y a juste des groupes de VIP et autres qui discutent avec des verres de champagne à la main. Hiram se dit qu'une fête ici serait plus agréable que wherever that fucking afterparty is; mais peu importe, il n'a pas la tête à ça en cet instant précis. Il a fini sa flasque vodka-Excess dans sa loge et le duo fait encore effet dans ses veines, il va juste rentrer à son hôtel et commander la moitié de la carte pour satisfaire son estomac qui crie famine avant d'essayer de dormir.

C'est son plan jusqu'à ce qu'une main se pose sur son bras. “ Lost your Angels? Catching up with them in a moment. ” Poomina lui adresse un petit sourire ravi. “ Thank you for inviting me today. It was splendid by the way, ” a-t-il la bonne conscience de dire et elle rosirait presque de plaisir en frappant légèrement ses deux mains. “  You think? Yeah it was pretty good, ” admet-elle avec un sourire en coin. “ Are you coming to the afterparty? Not sure.  Going underground?Nah, I just don't want to kill the vibe there. ” Elle hoche la tête d'un air compréhensif. “ We'd be really happy to see you there, you know? We- well, most of us were really happy to book you today. ” Hiram se sent sourire malgré tout. “ Most of you.  Yeah. ” Elle lui renvoie son sourire complice avant de lui tapoter le bras. “ Long time since that day in Diagon Alley, uh? ” Le jour où elle a acheté sa mixtape, au prix d'un Gallion, et est revenue le soir-même pour lui dire qu'elle avait adoré l'écouter. Il l'a invitée à venir boire un verre et elle avait refusé à l'époque; ceci dit, quand Hiram voit comment Poomina le regarde en cet instant précis, il a presque l'impression qu'elle dirait oui cette fois. “ You going now? I think. Wanna join? Yeah, let's do it.

Le bar privatisé a le mérite d'avoir une bonne sélection de cocktails, même si la plupart sont nommés en français; mais heureusement, Poomina semble en parler quelques mots et commande pour eux deux quand ils s'accoudent au bar. Elle a sûrement un million d'autres personnes auxquelles parler mais elle reste là, assise à côté de lui, et ils parlent de tout et de rien; de la LFW où ils sont tous les deux invités, de la musique, de XO, de l'industrie, des autres célébrités présentes. C'est bizarre, c'est presque normal. Presque, parce qu'il a un peu trop bu maintenant et que le genou de Poomina repose contre le sien et qu'il se rapproche de plus en plus pour lui parler et être sûr qu'elle l'entende; c'est seulement quand une main se pose sur l'épaule de la créatrice de mode qu'il se détache pour observer le nouveau venu, quelqu'un d'important vu le sourire charmant que lui adresse Poomina avant de s'excuser pour aller discuter avec lui à sa table. Hiram se retrouve donc seul, son humeur à peine moins destructrice que plus tôt; simplement édulcorée par l'alcool et les réminiscences d'Excess. Il est en train de se lever pour aller aux toilettes passer à une drogue plus intéressante quand il voit Kida.
Et il s'en fout d'elle. Il la hait. Rien que la voir l'énerve, l'énerve vraiment, réveille une frustration et une douleur en lui, rouvre une plaie qui n'a pas cessé de saigner depuis ce qu'elle lui a dit avant la fin du show. Il aimerait savoir quoi lui dire pour se venger, pour la heurter autant qu'elle l'a fait. Mais il voit Kida et après il voit le gars qui essaie de l'attirer à lui alors qu'elle résiste mollement.

Si la colère est terrible, la jalousie l'est encore plus. Il attrape son énième verre de gin tonic et quitte la table qu'ils ont investi avec Poomina pour rejoindre le couple, se faufilant entre les autres invités pour les rejoindre, posant d'autorité une main sur l'épaule nue de Kida avec un grand sourire. “ About earlier- oh. ” Il fait mine de remarquer l'autre. “ Do you mind if I borrow her for a second? Actually I do. ” Hiram n'aime pas son visage, la manière qu'il a de parler, le fait qu'il ne lâche pas la main de Kida. “ Chill, it's just a second, mate.She doesn't want to go with you. Right? She comes with me. You wish. Le sourire d'Hiram s'agrandit un peu, il pose son verre sur le comptoir après l'avoir vidé d'une traite et plutôt que l'épaule de Kida, il pose sa main sur celle de l'autre mec, enfonçant son pouce contre sa clavicule. “ I said chill. And I said-- I don't care. ” Il glisse une main autour de la taille de Kida qui se laisse faire et c'est sans doute ça qui le frappe comme étant étrange, le fait qu'elle se laisse faire et pose même son menton sur son épaule, qu'il sente le baiser qu'elle dépose sur son cou, presque tendre. “ What did you give her? Nothing. ” Mais il lâche sa main, avec un air coupable et Hiram n'a pas besoin de plus de confirmation. Il sent son sang bouillir dans ses veines. Il pourrait bien provoquer une esclandre, il s'en sent capable, son poing le démange et il a un surplus d'énergie depuis tout à l'heure; à la place il relâche l'épaule de l'autre après lui avoir tapoté la joue d'un air condescendant. “ You're lucky. ” Il repousse gentiment Kida qui se presse toujours un peu (trop) contre lui, glissant sa main dans la sienne pour la tirer de là.

C'est dans ces instants-là que l'alcool semble aider, lui donne des objectifs précis, des buts faciles à comprendre et des ordres facile à exécuter. Il faut qu'il la sorte de là, il avisera ensuite. Il imagine qu'elle reste dans le même hôtel que le sien, il espère en tout cas, au pire il appellera quelqu'un pour passer la récupérer, la mettra dans un taxi s'il le faut. En attendant, il la tire hors de la salle principale du bar et ils se retrouvent dans un couloir menant aux toilettes de la venue, dans lequel il l'arrête pour chercher son pow voir s'il n'a pas le numéro de son agent à elle ou si Nicky pourrait pas le lui donner. Hiram a les yeux baissés sur son miroir quand il sent la main de Kida qui n'est pas dans la sienne se poser sur son entrejambe. “ What the f-- ” il la repousse mais elle insiste et le pow finit par retrouver sa poche parce qu'il lui faut ses deux mains pour emprisonner ses poignets; elle est boudeuse, insistante, marmonne son nom et d'autres mots qu'il ne comprend pas, cherche ses lèvres et il reste immobile, tournant la tête quand la porte qu'ils viennent d'emprunter s'ouvre, révélant le mec qui apparemment a mis un concentré de philtre d'amour dans son verre. “ Hiraaaam. Ya fucking'. ” Il ne finit pas sa phrase, envoyant plutôt son poing s'écraser dans le nez de l'inconnu, attrapant la main de Kida et la menant dans les toilettes sans se retourner. Ça pourrait faire un écho ironique à leur première rencontre, la manière qu'il a de verrouiller la porte derrière eux et aussi la force avec laquelle il la plaque contre le mur; ceci dit, plutôt que de l'embrasser et de chercher à la toucher partout en même temps, il a toujours ses poignets d'emprisonnés entre ses deux mains, gardant leurs bras entre eux pour ne pas avoir de mal à éviter ses baisers fiévreux dont l'impatience perd d'intensité au fur et à mesure.

Quand elle cligne des yeux d'un air étourdi, la pression de ses mains baladeuses disparaissant lentement, il consent à la relâcher, ses mains ont laissé des marques rouges de ses poignets. Hiram se laisse aller contre l'autre mur de la cabine, les yeux vissés sur elle. “ Your drink was spiked. ” Il ne sait pas ce à quoi il s'attend, mais certainement pas à ce qu'elle tombe sur la cuvette pour vider un estomac déjà bien vite; après une hésitation surprise, Hiram se penche pour attraper ses cheveux, maladroit mais pour autant pas mis dans une situation inconnue. Quand Kida se redresse un peu, ceci dit, il a l'air sincèrement embarrassé. “ I'll wait for you outside.
Il la hait tellement. Il aimerait tellement pouvoir la haïr. Hiram l'attend dans le couloir menant aux toilettes, l'autre a compris le message et n'a pas attendu pour quitter les lieux. Sa flasque est vide, il aimerait bien avoir un petit requinquant sinon il ne va pas survivre à cette journée. Il avait l'impression d'être à peu près sobre en l'amenant aux toilettes mais il se rend compte qu'il a véritablement trop bu quand Kida ressort des toilettes et qu'il se détache du mur, un bref vertige manquant de le faire trébucher sur ses propres pieds. “ You're drunk, I'm taking you back to your hotel. ” Sa voix ne souffre d'aucun appel, il se dirige déjà vers l'autre bout du couloir pour la conduire dehors. Elle peut bien le haïr de tout son coeur, il ne va pas la laisser ici. Il ne peut pas.

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I don't care, hand on the wheel, Driving drunk, I'm doing my thing, Living my life, getting out dreams, People told me slow my roll, I'm screaming out: Fuck that, I'mma do just what I want, Looking ahead, no turning back, If I fall, if I die; know I lived it to the fullest, I'm on the pursuit of happiness, and I know, Everything that shine ain't always gonna be gold, Hey, I'll be fine once I get it, I'll be good.
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WIZARD • always the first casuality
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‹ âge : vingt ans (30/04)
‹ occupation : mannequin, égérie (Angel) de Poonima's Secret et chanteuse dans une subunit de soloistes. Elle prend également des cours à la wada.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1995-2002
‹ baguette : bois de saule, crin de licorne, vingt-cinq centimètres
‹ gallions (ʛ) : 814
‹ réputation : Vain ; l'autre morceau des Vane Sisters, on l'adore (elle est belle) ou on la déteste (c'est une potiche) au choix, mais son visage commence à être partout, affiches, réseaux sociaux, elle touche à tout à la fois semble-t-il, le mannequinat, le chant, bientôt la MirrorTV prédit-on, mais pourtant elle reste pour beaucoup rien d'autre qu'un visage et un corps plus qu'agréable, le reste n'étant jamais qu'agrément. Beaucoup se nourrissent également de la rivalité que l'on cherche à attiser entre elle et sa sœur Romilda, une star elle aussi.
‹ faits : stéréotype de la mannequin creuse, obsédée par son physique et par sa ligne, elle est la première à s'accuser de superficialité. anorexique restrictive, elle fait semblant de manger et quand elle ne peut pas s'en contenter finit la tête dans la cuvette, mais tout va bien puisqu'elle fait en sorte que personne ne se doute de rien et préfère achever seule sa descente aux enfers.
‹ patronus : une couleuvre
‹ épouvantard : son insuffisance congénitale qui lui est renvoyée à la figure par sa mère et sa génitrice.
‹ risèd : un vrai sourire sur son visage
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En même temps que Kida tire — avec trop peu de force — sur ses doigts pour se dégager, lui ne la lâche pas et ça l'agace, mais l'envie de se détacher et d'aller prendre l'air est en train de se dissiper avec chaque seconde que ses doigts passent dans les siens. Et puis une main se pose sur son épaule et elle sursaute. “ About earlier- oh. Do you mind if I borrow her for a second? Actually I do. ” Kida a tourné la tête vers Hiram avec la vague idée qu'elle devrait lui dire d'aller se faire foutre parce qu'elle le hait (mais elle a du mal à se souvenir pourquoi), sauf qu'elle se contente de le regarder, une certaine admiration dans les yeux, ne s'intéressant pas le moins du monde à la conversation, comme si ça ne la concernait pas. Elle sourit quand Hiram sourit, alors qu'il ne la regarde même pas et lâche son épaule nue. Il est beau Hiram, elle se demande s'il sait ça, il a un joli sourire et elle a envie de déposer le sien tout contre. Ou plutôt, elle a envie de faire tout ce qu'Hiram voudrait faire. “ I said chill. And I said-- I don't care. ” Quand sa main se glisse autour de sa taille, Kida se laisse faire et se love un peu contre lui, ignorant totalement l'autre type qui n'existe même plus, elle caresse son cou de ses lèvres avec tendresse. On s'en fiche de l'autre a-t-elle envie de lui dire, take care of me. Il a la peau très douce à cet endroit là, elle se demande s'il sait ça aussi, et puis est-ce qu'il sait qu'elle aussi elle a la peau douce et qu'il peut toucher, elle peut enlever sa robe pour lui.  “ What did you give her? Nothing. ” Ses doigts sont enfin libres, mais elle se rendait à peine compte qu'ils étaient encore dans une quelconque emprise parce que n'existe véritablement que Hiram (sauf si Hiram décidait qu'elle devait s'intéresser à l'inconnu aussi. Elle peut s'occuper des deux). Elle se blottit un peu plus contre ce dernier la tête sur son épaule le corps pressant contre le sien, à peine consciente de la main d'Hiram qui tapote la joue de l'autre. “ You're lucky. ” Elle se fait repousser et gémit un peu jusqu'à ce qu'Hiram n'attrape sa main. Ils vont quelque part, rien que tous les deux, alors elle sourit.

C'est difficile de le toucher quand il marche et Kida a vraiment très envie d'avoir les mains partout sur lui. Elle a l'impression de n'avoir jamais autant désiré quiconque, voulu même obéir à quiconque. Quand il s'arrête, elle se moque pourtant bien qu'il ne la regarde pas et attrape son POW, sa paume contre la sienne est pressante tandis que sa main libre vient chercher l'entrejambe d'Hiram, le plus naturellement du monde. “ What the f-- ” il la repousse, mais ça doit être un jeu décide-t-elle, alors elle continue, lui rappelle qu'elle existe, essaye de le déshabiller ici et là, essaye même de tirer sur la fermeture éclair de sa propre robe alors qu'ils sont encore en public, ses lèvres avides tentant de s'approcher de son visage, plus les secondes passent et plus elle s'impatiente, mais Hiram emprisonne ses poignets et ne la laisse pas s'approcher. “ Hiraaaam. Ya fucking'. I want you. ” Elle se détourne très vaguement quand le poing d'Hiram vient s'écraser contre le visage de celui qui tenait sa main quelques minutes plus tôt, avant qu'elle ne profite de la distraction pour voler un baiser dans le cou d'Hiram qui semble avoir les idées remises en place puisqu'il l'entraîne enfin dans un endroit où ils peuvent être seuls. Kida ne pense même pas à leur premier soir, aux toilettes moins propres et spacieuses qui les ont accueilli, parce qu'elle ne pense à rien, vraiment rien qu'à Hiram, mais même pas tel qu'elle le connaît, leur history n'existe pas dans son esprit, il est juste là et elle veut lui plaire c'est tout ce qu'elle sait. C'est tout ce qui importe. Sauf qu'il ne la laisse pas. Elle est plaquée au mur, mais pas par les baisers et ses poignets prisonniers sont devant elle, entre eux, elle n'a plus d'arme que ses lèvres qu'il évite sans mal. Elle le veut vraiment, elle le veut tout de suite, sauf que, ça retombe, doucement jusqu'à ce qu'elle semble découvrir sa présence, battant des cils, les sourcils commençant à se froncer non plus de désespoir, mais d'incompréhension, elle ne sait même pas où elle est. Il n'y a que quand il lâche ses poings qu'elle réalise qu'il les avaient gardé entre les siens, d'une poigne un peu trop lourde d'ailleurs se rend-t-elle contre en frottant ses poignets rouges l'un contre l'autre.

Your drink was spiked. ” Elle l'écoute à peine parce qu'elle a l'estomac en pagaille et un goût amer sur le fond de la langue et elle se penche juste à temps pour que sa nausée arrive dans la cuvette des toilettes et pas sur ses pieds. Elle a vaguement l'impression qu'on ôte ses cheveux du passage et ça serait rassurant s'il n'y avait pas un début d'embarras en elle, alors qu'elle essaye juste de se concentrer suffisamment pour viser juste. Quand elle se redresse légèrement, elle se sent un peu mieux. Presque bien, un instant. Elle n'a rien rendu pourtant parce qu'elle n'avait rien d'autre à rendre qu'un peu du sucre peut-être présent dans les premiers cocktails et juste de la bile (et ça fait mal), l'alcool a déjà été absorbé par son organisme. “ I'll wait for you outside.Right, elle l'a presque oublié un instant et la vague d'embarras qui la prend entraîne une autre vague intérieure qui la secoue alors qu'il sort des toilettes et la laisse en paix.  Your drink was spiked. elle sent quelques larmes lui monter aux yeux, ça doit juste être la douleur physique qu'est de rendre un estomac vide, mais ça la brûle et elle efface ça rapidement pour que ça n'affecte pas son maquillage. Elle veut un autre verre, elle veut oublier de nouveau, elle veut qu'on serre des bras autours d'elle et qu'on ne la lâche pas. Elle se sent mieux, elle en est sûre, jusqu'à ce qu'elle tente de sortir des toilettes et manque de trébucher sur ses propres pieds. Elle s'avance jusqu'au lavabo doré, passe de l'eau froide sur son visage. Elle peut continuer à faire la fête, elle va continuer à faire la fête. Elle a envie de (mourir) danser, elle va danser (et s'étaler contre le sol au premier mouvement).

Le sol tangue encore sous ses pieds et l'endorphine ou whatever it is que son cerveau a lâché pour compenser les caprices de son ventre est en train de se dissiper. She's still drunk. Et Hiram l'a attendue réalise-t-elle dès qu'elle pousse la porte d'une main un peu tremblante. Elle a besoin d'air frais, elle a besoin de quitter cet endroit. Elle se demande si l'équivalent d'un bad trip existe avec l'alcool et si c'est ce qui est en train de lui arriver. Elle ne boit jamais Kida, même pas une goutte et c'est la première fois qu'elle est ivre et elle l'est presque trop pour savoir qu'elle l'est. “ You're drunk, I'm taking you back to your hotel. ” Elle veut secouer vivement la tête, mais elle a l'impression que ce mouvement risquerait de détacher son crâne du reste de son corps et elle le regarde juste. Il devrait retourner parler à Poonima. Try to make that special (sauf que ça sera le cas, ça sera forcément le cas puisque son amie vaut mille fois plus qu'elle).  “Unfair 'mate' you reaped what I sowed. ” La voix lui fait tourner brusquement la tête et le visage tord quelque chose en elle, arrachant un peu de la haine qu'elle ressent pour Hiram ordinairement pour se diriger, pure et dure contre celui qui passe entre eux une main contre son nez mais un sourire moqueur sur les lèvres. Kida recule spontanément parce qu'elle a peur et elle a honte aussi, maintenant que les mots d'Hiram commencent vraiment à faire sens. Elle a honte et ne sait pas quoi répondre. Sauf qu'elle en a pas besoin. Hiram le fait à sa place.

Elle est trop ivre, pour se rendre compte exactement de ce qui se passe, la tête contre le mur les yeux dans le vide avant de se faire entraîner à l'extérieur et que l'air frais ne la réveille, avant qu'elle se détache d'Hiram et se mette presque à courir, manquant de se tordre la cheville sur les talons qu'elle n'a plus la dextérité pour utiliser. Elle pourrait se mettre à chanter, elle pourrait se mettre à danser, elle pourrait frapper Hiram ou le remercier (même si elle n'a qu'à moitié conscience d'à quel point elle devrait, de ce qu'elle lui doit) elle aurait presque pu s'endormir en sortant des toilettes, mais maintenant elle n'en a plus envie, ce n'est pas lui qui la dérange désormais juste le fait qu'il veuille la raccompagner. Elle s'arrête sur le rebord d'un trottoir pour retirer ses chaussures. Il a fait chaud à Paris et les pavés sont secs et pas trop froids et ça la réveille un peu plus d'être à même le sol pourtant bien sale. Elle continue en sautillant s'échappant d'Hiram chaque fois qu'il s'approche un peu trop, tenant un bout de sa robe un peu trop longue d'une main et sa paire de talons de l'autre. Elle s'arrête brusquement devant une enseigne quelconque toutefois, s'approchant fascinée du gigantesque (il lui semble) morceau de viande qui tourne et tourne dans la vitrine. Il y a quelques personnes devant la porte qui ont l'air de manger la chose la plus grasse au monde, mais elle s'approche de la vitre presque jusqu'à avoir le nez pressé contre.

Kida ne se souvient pas de la dernière fois qu'elle a mangé. Sauf que ce n'est pas vrai, ça fait quatre-vingt six heures et huit minutes exactement et la dernière chose qu'elle ait avalé et qui ne soit pas de l'eau ou plus récemment de l'alcool ou quelques pills, c'était une barre de céréales. C'est de son dernier repas qu'elle ne se souvient pas. Sauf qu'elle sait très exactement aussi que c'était il y a un peu plus de deux semaines, chez elle et les pâtes rouges de Scylla. Entre temps, il y a eu un dîner chez sa mère et ses tantes où elle a dû manger, mais en rendant tout plus tard dans la soirée. Ça lui a fait un peu mal au cœur de gâcher la nourriture, parce qu'autant qu'elle ne mange pas, elle sait que c'est important, nécessaire, vital pour d'autres et ça lui fait un peu de peine de gâcher. Mais ça vaut le coup. Ça vaut le coup parce qu'elle a été vraiment belle aujourd'hui, ils l'ont dit, et si elle est encore intimement convaincue qu'ils ont menti, ou exagéré en tous cas, parce qu'elle n'a pas encore atteint son objectif, ça valait le coup parce que si elle ne l'avait pas fait elle aurait été encore moins à la hauteur. Donc Kida a fait taire son estomac bon gré mal gré et vu que tout le monde était content, de son poids, de son allure, vu que les sous-vêtements lui allaient bien, elle s'est sentie tout à fait confortée dans son idée. She's doing something right. Même quand c'est un peu dur parfois le soir devant ses feuilletons et que son ventre fait un bruit à en réveiller les morts.

Si Kida ne boit pas c'est aussi et surtout que ça donne faim. Elle l'a entendu, elle la vu en vrai comme en fiction sur le MirrorTV. Donc elle sait. Et elle s'est protégée. Jusque là. Ses yeux qui observent la viande tourner sur elle-même, complètement fascinés, à tel point qu'elle se rend à peine compte que la bande devant l'échoppe s'adresse à elle.   “Bas alors Cendrillon tu t'es échappée du bal ? ” Ses doigts glissent sur la vitre, alors qu'elle s'en détache lentement. “ I've never had this. ” C'est typiquement le genre de nourriture à laquelle elle n'a jamais eu droit. Et elle en salive d'autant plus en voyant les frites servies aux clients à l'intérieur. Kida ne sait pas où sont ses résolutions (elles n'existent plus), elle sait juste que son estomac crie famine et qu'elle veut ça, elle veut absolument ça tout ce qu'il sont en train de manger avec une sauce qui leur coule sur le menton.  “ I haven't eaten a thing in four days. ” À peu près. L'information sort comme une platitude, elle s'adresse à Hiram derrière elle ou à la bande, ou à elle-même. Sans gêne, une vérité que pourtant elle n'a jamais énoncé devant personne d'autre. “ But I'd like that. ” Elle n'a pas d'argent sur elle cependant, ayant sauté de la voiture pour l'afterparty, le sac, jeté en bandoulière sur son épaule (et heureusement parce qu'elle l'aurait sinon perdue en route), vide outre un tube de rouge à lèvres et son POW toujours éteint. Elle s'éloigne de l'échoppe à grand pas. It's definitely not a date donc il n'a pas de raison de payer pour elle et ils ne sont pas amis, ils se détestent, il s'est tapé une des autres Anges puis elle, elle lui a donné un coup d'aile devant tout le monde pendant le défilé, et ils se haïssent et elle ne sait pas pourquoi il la raccompagne plutôt que d'appeler son manager ou de la laisser se débrouiller, pourquoi il a frappé le connard qui a mis un truc dans son verre, pourquoi il a mis un point d'honneur à rester avec elle jusqu'à ce que la drogue cesse de faire effet sans la laisser le toucher, pourquoi il a écarté ses cheveux quand elle avait la tête dans la cuvette. Il y a plein de choses qu'elle ne sait pas et qu'elle pourrait demander, qu'elle demanderait même à coup sûr si elle était sobre, mais là elle ne l'est pas, elle est saoule et elle a faim et pas d'argent et tant pis.

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It's ideal oh you need someone to tell you how to feel and you think your happiness is real there's so much more the world has to reveal but you choose to be concealed. So you're somebody now but what's a somebody in a nobody town
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WIZARD • always the first casuality
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‹ crédits : que du poupoune (moi) et kid cudi.
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‹ âge : vingt-sept (23/07).
‹ occupation : chanteur, compositeur, producteur signé chez Gatsby Entertainment.
‹ maison : serpentard.
‹ gallions (ʛ) : 774
‹ réputation : fuckboy, connard, king du rap arrogant et insupportable.
‹ patronus : aucun.
‹ épouvantard : les effets dévastateurs de la drogue sur le corps de sa mère.
‹ risèd : ses deux parents en vie, autour de lui, souriants et heureux.
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Hiram est sur le point de passer la porte au bout du couloir quand l'autre connard revient et le contourne avec un rictus sur le coin de la bouche. Hiram est tellement surpris de la voir qu'il n'a même pas l'esprit de le retenir ou de continuer à lui ruiner le visage et sans doute que si il était resté silencieux, il n'y aurait pas réfléchi à deux fois, aurait pris la main de Kida dans la sienne pour la mener à l'extérieur et mettre tout ça derrière elle. Sauf que malheureuse, le connard s'avère aussi être un gros con. “ Unfair 'mate' you reaped what I sowed. ” L'idée ne lui a même pas effleuré l'esprit, parce que tout d'abord, Hiram n'a pas besoin de ça pour coucher avec quiconque et ensuite what the fuck? Il est énervé qu'on puisse penser ça de lui et il est encore plus énervé en imaginant le sort réservé à Kida si il n'était pas intervenu. Il pourrait littéralement foutre au feu tous les hommes comme lui sans la moindre hésitation. Mais il n'a pas besoin de sortir son briquet, donnant à la place un coup de pied dans un des genoux du mec après l'avoir rattrapé alors qu'il lui tourne stupidement le dos; il tombe parterre et l'instant suivant, Hiram est sur lui, écrase une nouvelle fois son poing dans sa mâchoire. Il devrait lui apprendre une leçon — be kind always ou alors respect women ou même go kill yourself — mais il ne fait pas confiance à sa voix, lui assénant un autre coup de poing avant de se relever pour lui envoyer son pied dans le ventre. Il s'en fiche complètement des conséquences, il est trop rageur et ivre pour ça, et il voit rouge quand il fait mine de se détourner et que l'autre sort une baguette; il écrase le poignet au sol de sa basket, puis écrase l'artefact magique qui craque sous sa semelle. Hiram est à deux doigts de lui donner un coup de pied au visage; l'autre est en train de le maudire dans une langue qu'il ne connait pas — il ne reconnait pas le français en tout cas — mais il n'en a strictement rien à foutre. “ Your name better not be on the guest list or else you're done for. Kida, come on, let's go, ” dit-il avant de s'emporter une nouvelle physiquement contre son détracteur, attrapant la main de la mannequin en passant pour la sortir de là. Ses poings lui font mal, son pied aussi — il s'est un peu tordu la cheville — et son sang circule trop vite dans ses veines.

Il ne se sent pas vide, au moins. Il a vite découvert que c'était une solution plus effective que la drogue, mais aussi plus dangereuse. “ Wait her- Kida! KIDA! ” Mais elle s'échappe et à la place d'appeler quelqu'un, quiconque, pour venir s'occuper d'elle — il se doute qu'elle n'ait aucune envie qu'il soit là avec elle quand elle est si ivre et après avoir vécu ce qu'elle vient de vivre —, il se met à lui courir après pour la rattraper et malgré ses talons, elle est rapide (to be fair, elle fait du sport et lui n'a pas couru depuis littéralement un siècle). Chaque fois qu'elle ralentit et qu'il semble sur le point de lui mettre la main dessus, elle virevolte, s'échappe, et dans un juron il se voit accélérer l'allure pour ne pas la perdre. Quand elle s'arrête pour enlever ses chaussures, il reprend son souffle et fronce les sourcils. “ Hey, careful, there's glass on the floor — KIDA! ” Mais elle est intenable, il s'attendrait presque à ce qu'elle se mette à rire et il rirait aussi, de l'énergie qu'elle dégage, de la robe qui flotte autour d'elle, si il n'était pas aussi inquiet de son état. Elle s'arrête seulement face au chippie le plus dodgy de tous les temps, et Hiram s'arrête avec soulagement en reprenant son souffle, sa respiration sifflante, se rapprochant en marchant du groupe attroupé devant le magasin. C'est un fast-food comme il en existe mille, il ne comprend pas vraiment la fascination manifeste de Kida pour la viande exposée dans la vitrine. Il s'approche d'elle après avoir jeté un regard noir à celui qui vient de lui dire un truc en français, il ne s'est pas occupé d'un connard pour se charger d'un autre maintenant, surtout que ses poumons le brûlent (il devrait écouter Nicky et se mettre au sport).

I've never had this. ” À une période, il ne mangeait que ça, quasiment, presque tous les soirs, en rentrant de soirée ou juste parce que lui et ses cinq potes slash colocs avaient la flemme de cuisiner. Il n'aime pas trop cuisiner, ça lui rappelle sa mère, et il a toujours adoré les fast-foods, pour lui, c'était la marque ultime de la richesse quand il était petit, une victoire en soi: quand sa mère était trop fatiguée pour faire à manger ou lui demander de le faire et qu'elle l'emmenait au McDo du coin. Maintenant, c'est plus trop son délire, il en est presque dégoûté, c'était la source même de son alimentation avec le gang. “ I haven't eaten a thing in four days. What?! ” Elle ne semble pas entendre sa surprise, son indignation, son horreur. Il ne peut même pas imaginer ne pas manger pendant quatre jours. Rien que d'y penser, ça lui fout l'estomac en boule. Quatre jours?! Il savait les mannequins obsédées par leurs poids mais pas... pas Kida. Like other girls but different. Il l'a sans doute trop idéalisée en la pensant différente, ou alors il pensait juste que les régimes suffisaient pour ces idiotes, et pas le jeun. Quatre jours. Il se souvient de l'inquiétude de Scylla lui demandant si elle avait mangé aujourd'hui. Du fait qu'il ne l'a pas vue manger ce jour-là, qu'il n'y a que eu la barbe à papa et le Coca Light. Quatre jours. But I'd like that. ” Ils vont en acheter quatre, ouais, elle a besoin de manger, quatre jours, ce n'est pas sain. Il est déjà en train de cringe en imaginant comment il va faire pour communiquer avec le mec qui tient l'échoppe quand elle s'échappe une nouvelle fois à grands pas et qu'il lui faut une seconde pour s'en rendre compte et la rattraper; cette fois il est plus rapide, lui attrape le bras durement. “ Where the fuck do you think you're going? You need to eat, come on. Shut the fuck up, ” ajoute-t-il quand elle ouvre la bouche, sûrement pour protester; il la traîne dans l'autre sens, sous les rires moqueurs des jeunes qui profitent de leur kebab, pour la faire entrer dans le magasin.

Hiram l'assied d'autorité sur la table la plus loin de la porte, en la gardant dans un coin de son champ de vision, avant de passer le pire moment de sa vie en passant commande. Au moins, le propriétaire de l'endroit est sympathique et compréhensif, hilare presque en entendant Hiram bougonner deux-trois mots de français. Il sert la viande dans du pain avec de la salade, des tomates et de l'oignon (pas la forme à laquelle Hiram est habitué mais tant pis, ça fait plus de nutriments pour Kida) et garde la monnaie du billet que lui tend le chanteur à sa demande; il revient à la table où est toujours assise Kida avec aussi deux boissons, diet bien entendu. “ It's for you, ” précise-t-il quand elle ne fait pas mine de s'attaquer au sien. Hiram a un peu faim mais pas trop, il mange une frite d'un air complètement suspicieux et son appétit se réveille quand il l'a avalée; ils mangent en silence, sirotent le Diet Dragon Cola sans se regarder. La situation est anormale, dérangeante, étrange. Il y a trop à manger, il finit par tourner sa boîte vers elle pour que Kida puisse prendre le reste de ses frites si elle veut. Il l'observe. Il la hait. Il a eu peur pour elle. Au moins elle semble un peu calmée maintenant, ou simplement occupée à autre chose qu'à lui rendre la vie compliquée.

Hiram sort son pow pour pouvoir enfin le consulter tranquillement, ignorerait les messages si l'un ne venait pas de Poomina elle-même, lui demandant si il a fini par rentrer dans sa chambre d'hôtel (il pourrait presque lire en filigrane l'idée qu'elle a de l'y rejoindre). Après une hésitation, il l'appelle. “ Hey?Hey! I was looking for you, where are you? I'm, errr, I left, I'm sorry. I need your help, Kida's... drunk. We're at a kebab shop, she's steaming, have you seen her manager? What? Is she okay? Yeah she's fine. Yeah. ” Pas du tout mais peu importe. “ Have you seen- what's his name, James? Yeah, no, I don't know, uh, where are you again? ” Ils discutent pendant cinq minutes, il parle au propriétaire, il finit par trouver l'adresse; bref, c'est tout un programme et Kida a l'air sur le point de s'endormir, au moins elle ne va pas s'enfuir. Quelqu'un va venir la chercher et la ramener à son hôtel, il va rester avec elle en attendant. “ Okay, I'm just going to the toilets, stay here. Okay? ” Il attend d'avoir son approbation avant de se lever pour la laisser quelques minutes.

Quand il retourne dans la pièce principale du kebab shop, elle n'est plus là. “ What the fuck what the fuck what the fuck, ” marmonne-t-il en courant presque pour sortir du magasin, finissant au milieu du même groupe de jeunes désormais occupés à fumer, assis sur le rebord du trottoir, qui lève vers lui des regards hilares. “ Which way? Par là! ” fait l'un en désignant une direction et Hiram n'a pas le temps de se poser de questions donc il se met à courir. “ Troo lôve winz! ” entend-t-il derrière lui. Il déteste Paris, c'est décidé.
Il a l'impression qu'on l'a trompé ou foutu de sa gueule alors qu'il descend l'avenue à toute vitesse, les poumons en feu, jusqu'à ce qu'il voit une silhouette appuyée contre une rambarde. Il ralentit peu à peu en reconnaissant les formes de Kida (il finit par bien connaître son corps), se laissant tomber contre la rambarde à côté d'elle, littéralement mort. Il y a la Seine qui coule sous leurs yeux, la partie invisible sorcière dont les moldus ignorent l'existence, il a lu ça quelque part avant de venir. À chaque solidifaction de la rambarde, il y a des cadenas qui attrapent la lumière orange des lampadaires, avec des initiales et des messages. Kida et les yeux fermés, ses cheveux volent au vent et elle est belle et il la hait. “ You scared me what the fuck, ” marmonne-t-il, posant son front contre ses bras pliés sur la rambarde avant de se redresser. “ Here, take my hand, we're staying in the same hotel, I know how to get there. ” Il n'a plus qu'une envie, qu'elle soit en sécurité et peut-être la responsabilité de quelqu'un d'autre, elle lui fait bien trop peur et l'inquiète beaucoup trop et ça c'est un gros problème pour lui.

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I don't care, hand on the wheel, Driving drunk, I'm doing my thing, Living my life, getting out dreams, People told me slow my roll, I'm screaming out: Fuck that, I'mma do just what I want, Looking ahead, no turning back, If I fall, if I die; know I lived it to the fullest, I'm on the pursuit of happiness, and I know, Everything that shine ain't always gonna be gold, Hey, I'll be fine once I get it, I'll be good.


Dernière édition par Hiram Thomson le Sam 1 Juil 2017 - 18:25, édité 1 fois
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WIZARD • always the first casuality
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‹ âge : vingt ans (30/04)
‹ occupation : mannequin, égérie (Angel) de Poonima's Secret et chanteuse dans une subunit de soloistes. Elle prend également des cours à la wada.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1995-2002
‹ baguette : bois de saule, crin de licorne, vingt-cinq centimètres
‹ gallions (ʛ) : 814
‹ réputation : Vain ; l'autre morceau des Vane Sisters, on l'adore (elle est belle) ou on la déteste (c'est une potiche) au choix, mais son visage commence à être partout, affiches, réseaux sociaux, elle touche à tout à la fois semble-t-il, le mannequinat, le chant, bientôt la MirrorTV prédit-on, mais pourtant elle reste pour beaucoup rien d'autre qu'un visage et un corps plus qu'agréable, le reste n'étant jamais qu'agrément. Beaucoup se nourrissent également de la rivalité que l'on cherche à attiser entre elle et sa sœur Romilda, une star elle aussi.
‹ faits : stéréotype de la mannequin creuse, obsédée par son physique et par sa ligne, elle est la première à s'accuser de superficialité. anorexique restrictive, elle fait semblant de manger et quand elle ne peut pas s'en contenter finit la tête dans la cuvette, mais tout va bien puisqu'elle fait en sorte que personne ne se doute de rien et préfère achever seule sa descente aux enfers.
‹ patronus : une couleuvre
‹ épouvantard : son insuffisance congénitale qui lui est renvoyée à la figure par sa mère et sa génitrice.
‹ risèd : un vrai sourire sur son visage
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Comme depuis qu’ils sont sortis du bar, Kida n’a aucune idée d’où elle va, mais elle y va d’un pas décidé, elle ne court plus ceci dit, parce qu’elle regrette un peu d’avoir laissé ce qu’elle voulait derrière et qu’elle a l’impression que son estomac est en train de le lui faire payer. Elle a une main posée dessus comme si ça pouvait le calmer, quand on referme des doigts sur son avant-bras. “ Where the fuck do you think you're going? You need to eat, come on. ” Elle secoue la tête et ouvre la bouche pour répliquer, parce qu’il en a déjà bien assez fait et puis il ne vaut mieux pas qu’elle se laisse faire et mange autant de choses aussi mauvaises, ce n’est pas raisonnable, ce n’est pas bien. “ Shut the fuck up  ” Et il la traîne sans plus attendre vers l’échoppe. Elle se laisse asseoir à une table trop loin de la porte pour que l’air frais balaye son visage et elle s’installe comme si c’était le siège le plus confortable du monde, alors qu’elle joue avec le sel et le poivre et les couverts en plastique dans un pot sur la table. Kida parle quelques mots de français. On les lui a appris quand elle était petite parce que ça plaisait aux jurys de concours, parce que tout le monde aime le français il paraît, c’est une langue romantique et Paris la ville de l’amour ou peu importe la niaiserie qu’on lui a raconté. Elle était nulle ceci dit, toute sa mâchoire se rebellant contre cette langue inconnue et à ses yeux parfaitement inutile, ceci dit elle se souvient de la fierté de Roksaneh quand elle avait su conclure son discours de Mini-Miss avec une phrase en français. Ça lui avait presque donné envie de continuer à apprendre, presque. Toujours est-il que maintenant c’est John qui aimerait qu’elle apprenne la langue de Molière pour ajouter ça à son CV (comme si quiconque en avait quoi que ce soit à foutre de ce qui peut s’échapper de sa bouche, let alone dans quelle langue ça sort). Elle aurait pu aider Hiram à commander si elle avait été sobre, mais elle a la tête contre le mur et les yeux dans le vide et elle ne l’entend même pas galérer proprement. Elle ne se moque même pas. Elle sursaute un peu quand il s’assoit devant elle posant deux boites en polystyrène sur la table avec deux canettes de Diet Dragon Cola. Elle renifle presque; au point où elle en est (elle va vraiment manger ça?!) ça n’a plus aucun sens de chercher le diet quoique ce soit. Elle se dégoûte. “ It's for you  ” Elle est craintive, comme si elle avait peur que le sandwich n’explose sous ses doigts, elle est craintive, comme si elle avait peur d’imploser après une première bouchée. Elle en a très envie, vraiment très très envie et attrape un bout de viande qui dépasse d’abord, puis une frite, puis croque franchement dans le pain. C’est bon, vraiment bon, et gras, elle le sent sur sa langue et ses doigts et sur les tâches d’huile sur la serviette qui enrobe le sandwich. Mais c’est bon, vraiment bon et elle serait presque surprise de la vitesse à laquelle elle finit tout ça, comme une affamée (qu’elle n’est pas).  Elle ne regarde même pas Hiram parce que la honte est trop brûlante, elle se hait d’être en train de remplir à ce point un estomac qui n’en a vraiment pas besoin, de gâcher tous ses efforts; oui le défilé est fini, mais elle n’a pas encore le poids qu’elle voudrait. Elle ne se trouve pas encore parfaite devant le miroir, ni même juste jolie. Et pourtant elle avale goulument ce qu’Hiram (Hiram of all people) lui a acheté et sirote son soda et elle va vomir elle pense, elle va vraiment tout rendre sur la table. Quand il lui tend sa propre boîte où il reste des frites, elle hésite alors que l’envie est toujours là, alors qu’enfin autorisé à exister, son appétit prend toute la place (et c’est sûr qu’elle va être malade, parce qu’elle n’a plus l’habitude de manger autant), mais quand il sort son POW et qu’il ne la regarde pas, elle tend un doigt timide vers les frites. Ce ne sont objectivement pas les meilleures qu’elle ait jamais avalé, et même elles semblent avoir le goût de sa honte et son embarras, mais elle a tellement faim qu’elles lui font l’effet d’être celles du meilleur chef étoilé.  “ Hey? ” Elle relève la tête, il est en train de parler dans son miroir. De toute façon c’est logique ils n’ont rien à se dire (elle devrait lui dire merci). “ I'm, errr, I left, I'm sorry. I need your help, Kida's... drunk. We're at a kebab shop, she's steaming, have you seen her manager?  ” Elle essaye de deviner de qui il peut s’agir. Mais ça lui vient trop facilement, trop rapidement, alors qu’elle décide avec un temps de retard qu'elle ne veut pas savoir. Elle sait avec qui Hiram était avant de venir la voir, avant de la sauver, sûrement malgré lui. La honte s’empare de ses joues alors qu’elle laisse tomber les frites et se laisse aller contre le dos de son siège. “ Yeah she's fine. Yeah. ” Il pense qu’elle va bien. Bien sûr qu’il pense qu’il va bien, bien sûr qu’il s’en fout. Elle se redresse un peu et finit son soda, parce qu’elle ne va pas le détromper, comme ça il pourra retourner à sa soirée et à Poonima. C’est elle qu’il doit avoir au téléphone (et même elle croit reconnaître sa voix à l’autre bout du fil). Elle n’écoute pas la suite, se concentre sur le fait de ne pas être malade, sur le fait de ne pas tout renverser, de ne pas lui arracher le POW des mains, de ne pas se remettre à courir, parce qu’il la rattraperait trop facilement cette fois (elle est si lourde maintenant). “ Okay, I'm just going to the toilets, stay here. Okay? ” Elle hoche la tête.

Il ne va pas revenir. Ou s’il revient, ça ne sera que pour attendre de la reléguer à quelqu’un d’autre, ce qu’il aurait du faire depuis le début — pourquoi il ne l’a pas fait depuis le début ? Elle se sent mal, mais les toilettes sont occupées, il y est. Alors elle se lève et sort de la boutique, en laissant ses chaussures sur la banquette, mais heureusement pas son sac encore accroché à son corps, et entend quelques remarques en français dans son dos quand elle arrive dans la rue, mais ne se retourne pas. Elle descend l’avenue et bifurque à droite, elle n’a aucune idée d’où elle est, d’où peut se trouver l’hôtel où on est censé la ramener, où elle veut aller maintenant pour dormir. Elle veut dormir, mais elle veut aussi rester dehors où la brise la fait se sentir un peu mieux, moins nauséeuse. Elle finit sur un pont à la rambarde duquel elle s’accoude pour regarder la Seine couler tranquillement. Elle pourrait rendre toutes ces mauvaises choses qu’elle a avalé, mais le pire, le pire c’est qu’elle n’en a pas vraiment envie, le pire, le pire c’est qu’elle se sent un peu mieux. Elle ferme les yeux, essaye d’imaginer qu’elle n’est pas toute seule, pieds nus dans les rues de Paris, elle essaye d’imaginer que toute cette soirée n’est qu’un rêve, un cauchemar surtout, dont elle va pouvoir se réveiller. Elle hait Paris décide-t-elle. Elle veut rentrer chez elle. Elle sent bien que quelqu’un se laisse tomber à côté d’elle, elle devine qui c’est, pense deviner qui c’est en tous cas, sait qui elle voudrait que ce soit, et ne rouvre pas les paupières, parce qu’elle ne veut pas le voir et peut-être que si elle n’ouvre pas les yeux, il disparaîtra. “ You scared me what the fuck ” Elle est désolée pour lui, il sonne essoufflé, elle aurait préféré qu’il ne lui coure pas après, qu’il la laisse se débrouiller, pourquoi il ne la laisse pas se débrouiller ? Il s’en fout d’elle. Elle-même, elle s’en fout d’elle. Pourquoi il a eu peur ? “ Here, take my hand, we're staying in the same hotel, I know how to get there. ” Elle a toujours les yeux fermés, mais tourne très légèrement son profil vers lui, là où elle devine qu'il se tient, un sourire minuscule sur les lèvres. “ I thought you weren't coming back. ”  Kida elle-même ne sait pas si elle fait exprès de répéter des mots qu'il lui a déjà adressé, elle sait juste qu'ils sont vrais quoiqu'idiots et qu'une fois qu'ils ont dépassé la barrière de ses lèvres, elle se rappelle qu'il les lui a déjà dit. C'était évident qu'il allait revenir des toilettes, mais ça n'en reste pas moins sincère. Il n'est pas revenu pour elle, pas vraiment et il ne le fera jamais. Elle rouvre les yeux, bat des cils, un peu aveuglée par la lumière orange des lampadaires et regarde les doigts tendus vers elle, avant de se retourner vers la Seine en haussant une épaule. “ I wanted to be pretty. ” fait-elle d’une voix blanche, en refermant les paupières. Comme s'il lui avait demandé quoique ce soit, comme s'il en avait quoique ce soit à foutre de pourquoi. Nobody cares, et ça l’arrange en réalité. “ I wanted it to be perfect, Poonima deserves that. ” Mais ça ne fait rien, parce que même sans manger, même avec ses efforts, elle a tout gâché, en restant dans la loge de Keisha après son départ puis en frappant Hiram de son aile sur le runway. Elle a tout gâché et c’était prévisible, elle aurait du le dire à Poonima, qu’elle ne pouvait pas défiler avec lui, qu’elle n’est pas assez professionnelle pour ça, qu'elle aimerait, mais pas avec lui, elle n'est pas assez forte. Elle aurait pu lui dire aussi et surtout qu’elle avait fait le mauvais choix d’égérie avec elle, depuis le début. Elle se retourne vers Hiram. “ Two truths one lie? ” propose-t-elle en faisant glisse ses doigts sur la rambarde. Elle a presque envie de se pencher en avant pour toucher la Seine et s’asperger de l’eau (pourtant sûrement très sale). Elle se sent mieux, mais pas très bien non plus (du tout).  Elle est malade, de quelque chose de nouveau. “ I’ll start: I wish it didn't feel special to me. I'm sorry I hit you with my wing, it wasn't on purpose. I hate it when you kiss other girls. ” C’est presque tout vrai en réalité. Le mensonge glissé au milieu, n’en est plus un, parce que si elle a fait totalement exprès de le frapper, par vengeance et haine et jalousie (elle aimerait tellement pouvoir le nier), parce qu’il a gâché sa journée aussi et qu’elle voulait lui rendre la pareille, là tout de suite, elle est véritablement désolée. Parce que c’était égoïste, parce que Poonima doit la haïr.

Parce que: “ Not part of the game: you're not a bad person, I'm sorry if I ever made you feel that way. ” Ce n’est pas une mauvaise personne, parce qu’il ne lui a jamais rien promis au final et que si certains de ses mots ont pu être cruels ils étaient aussi totalement vrais. Et elle n’a jamais été plus stupide, plus désespérée, plus haineuse envers elle-même que ce soit, après s’être laissée droguer à son insu, après s’être sentie humiliée en sortant des toilettes pour revoir celui qui en aurait profité si quelqu’un qui la déteste pourtant n’était pas intervenu. Ça ne serait jamais arrivé si elle n'avait pas commencé à boire ; et elle sait pourquoi elle a commencé, pour oublier quoi et qui. Kida n'a même pas envie, ne peut pas y penser, mais elle est reconnaissante quand même, en plus d'être terriblement embarrassée. Et elle l'est d'autant plus qu'une part d'elle —  infime, qui commence peut-être à redescendre du high pourtant si peu appréciable de l'alcool —, sait qu'elle va regretter tout ça au réveil. Pas que ça ne soit pas vrai, mais qu'elle n'a pas besoin de s'enfoncer en l'avouant. Et puis, Hiram se moque probablement totalement de ce qu’elle pense de lui. “ You like Poonima. ” ajoute-t-elle de but-en-blanc, comme si ça avait un rapport avec tout le reste. Et elle ne masque pas son ressentiment. Poonima deserves to be liked. Loved even. Même si elle mérite un peu mieux qu’Hiram quand même. Elle attrape ses doigts et le serre fort, sûrement trop, entre les siens. “ I want to go home ” avoue-t-elle dans un souffle. Même s’ils sont dans un autre pays et que home ça n’est que l’hôtel, parce qu’elle a encore du travail le lendemain, des interviews à faire et des gens à voir et qu’elle ne peut pas rentrer à la maison, sa vraie maison, avec sa maman et Shadi aussi. Et elle donnerait tout pour avoir Azadeh à ses côtés (dans ses bras) là tout de suite.

Trois autres vérités. Gratuites. Things she wishes weren't true.

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It's ideal oh you need someone to tell you how to feel and you think your happiness is real there's so much more the world has to reveal but you choose to be concealed. So you're somebody now but what's a somebody in a nobody town
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WIZARD • always the first casuality
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‹ crédits : que du poupoune (moi) et kid cudi.
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‹ âge : vingt-sept (23/07).
‹ occupation : chanteur, compositeur, producteur signé chez Gatsby Entertainment.
‹ maison : serpentard.
‹ gallions (ʛ) : 774
‹ réputation : fuckboy, connard, king du rap arrogant et insupportable.
‹ patronus : aucun.
‹ épouvantard : les effets dévastateurs de la drogue sur le corps de sa mère.
‹ risèd : ses deux parents en vie, autour de lui, souriants et heureux.
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I thought you weren't coming back. ” Il se souvient de cette satané journée passée chez elle, de l'overdose et du bain et de la paranoïa quand il a cru qu'elle ne reviendrait pas, ce doute insidieux et anxieux qu'elle allait le laisser en arrière pour se noyer sous les yeux de Snow. Il se demande si elle a ressenti la même chose, si elle se sent aussi fragile qu'il l'était ce jour-là, aussi vulnérable. Kida a les yeux fermés et Hiram l'observe, intrigué et fasciné — comme toujours, semble-t-il — par tous ces petits détails d'elle qu'il ne prend jamais la peine de regarder quand ils sont si proches, pris dans la précipitation, l'impatience et le désir. Of course I came back, a-t-il envie de lui dire, mais il s'est perdu dans la manière qu'a la lumière orangée de jouer avec sa peau dorée et il a manqué sa chance: elle se tourne vers lui en battant des cils et il fait mine de regarder la Seine d'un air ennuyé. Il est là, c'est ce qui compte, et il reviendra autant de temps qu'il faudra, la rattrapera si elle se met à courir, la retiendra si elle fait mine de se jeter dans le fleuve. Parce qu'il ne peut pas la laisser, pas dans cet état-là. Il est peut-être une mauvaise personne et il s'en fout, mais il n'est pas sans coeur. “ I wanted to be pretty. ” Les yeux noirs d'Hiram se tourne presqu'aussitôt vers elle, brutalement, de nouveau. Elle a refermé les yeux. Il comprend qu'elle parle de son jeun, de sa carence, du fait qu'elle n'ait rien mangé de solide depuis quatre jours avant ce kebab. Il en aurait presque mal au ventre pour elle, ça le rend malade, il ne comprend pas. Il se demande si c'est ce que ressentent les gens qui s'inquiètent pour son usage de drogues, si c'est ce que Scylla a ressenti en lui disant d'arrêter de ce détruire. Ce mal-être, ce besoin de la secouer dans tous les sens, de lui dire qu'elle est jolie, non, qu'elle est belle, c'est ce qu'il a pensé la première fois qu'il l'a vue, c'est ce qu'il pense encore — sauf qu'il croyait que c'était naturel, apparemment ce n'est pas le cas. “ I wanted it to be perfect, Poonima deserves that.

Hiram ne sait pas quoi répondre. C'est plus frustrant que jamais. Il a toujours le dernier mot, il a participé à tant de rap battles qu'il ne pourrait pas les compter, il peut freestyle sur un mot pendant une minute sans s'essouffler, il sait toujours quoi dire; mais devant Kida il est complètement démuni, perplexe, pris de court. Ce doit être l'alcool dans ses veines. “ Kida... ” Elle ne l'entend pas. “ Two truths one lie? ” Il serre les dents. “ Ok. ” Il déteste ce jeu, il lui semble dangereux, en plus, d'y jouer avec Kida. Il préférerait qu'elle ne sache rien sur lui, ce serait plus simple pour tout le monde. “ I’ll start: I wish it didn't feel special to me. ” Mensonge. “ I'm sorry I hit you with my wing, it wasn't on purpose. ” Mensonge. “ I hate it when you kiss other girls. ” Why would she care? Mensonge. Hiram hait ce jeu. Il la regarde sans savoir quoi dire, ni quoi penser, avant de lentement froncer les sourcils en essayant de démêler le vrai du faux. Il est convaincu qu'elle a fait exprès avec son aile, ce n'est pas possible autrement... si? Mais en même temps, ça voudrait dire que le reste est vrai. Et ça lui semble encore plus impossible. “ Not part of the game: you're not a bad person, I'm sorry if I ever made you feel that way. ” Elle est ivre. Il doit se rappeler de ça. Elle est complètement ivre, elle ne sait pas ce qu'elle dit, elle dit n'importe quoi, elle ne le pense pas ou en tout cas, ne devrait pas le penser. Elle se souvient juste du Hiram qui lui a couru après, qui a certainement démoli la moitié du visage d'un mec qui voulait abuser d'elle, celui qui lui a mis de la nourriture devant elle quand elle avait faim, qui est là pour elle en cet instant précis. Kida a oublié qui il était vraiment. Celui qui l'a faite pleurer, notamment.

Repenser à ses larmes lui donne la nausée. “ You like Poonima. ” Elle attrape sa main. “ I want to go home. Okay. Okay. Okay, let's go, ” hésite-t-il, avant de la tirer lentement. Il sait que l'hôtel est près de la Seine, il faut juste décider d'une direction; il choisit celle qui mène vers l'amont et la tire doucement pour qu'ils marchent l'un à côté de l'autre. “ Okay, my turn, ” marmonne-t-il, it's only fair after all. Il n'est pas très bon pour parler de lui, encore moins de ses sentiments, et certainement qu'elle ne s'en souviendra pas demain, elle a l'air suffisamment ivre pour ça. “ I- wait, where are your shoes? Did you leave them at the shop?! Careful where you walk. ” Elle va le rendre dingue. Il se rend compte qu'il est en train de gagner du temps alors il soupire, nerveux, regardant partout sauf en direction de Kida (après avoir jeté un coup d'oeil suspicieux à ses pieds nus), balançant leurs mains liés plus par nervosité qu'autre chose. “ Alright so... two truths one lie. I... ” La formulation est importante donc il se permet de réfléchir un peu. “ I think- no, you are special to me. I know I'm not a bad person indeed and... I don't like Poomina. Not like that. ” Son coeur n'est pas sensé battre si fort mais il met ça sur le compte de l'Orviétan et de l'alcool et de la course qu'il a dû faire pour la rattraper, rien de plus rien de moins.

Ils font encore quelques pas avant qu'il ne reprenne. “ Not part of the game, ” commence-t-il comme elle l'a fait, si elle y a eu droit alors lui aussi, “ but I think you were perfect tonight. The first time I met you, that first night, I thought you were pretty but you weren't, not really, you were beautiful. I remember thinking that, like you know, it got me thinking about the difference, right? I couldn't pinpoint it but I knew it was true. There was something special about you. There is. Here, I didn't lie when I told you that you were something else in red. Or in anything really. ” Il devient trop bavard avec l'alcool. Avec elle. Hiram secoue la tête, refusant toujours de la regarder. Avec un peu de chance, lui non plus ne se souviendra pas de cette conversation le lendemain. Mais étonnamment, il est rempli de cette assurance et de ce manque de peur de l'alcool joueur et sincère, celui qui révèle et vous fait sentir mal le lendemain, mais seulement le lendemain. Ça a l'air seulement secondaire quand il le dit en cet instant précis. “ You should eat more, ” finit-il. Il se doute, parce qu'il n'est pas stupide, qu'elle ne va pas se mettre à manger juste parce qu'il le lui a dit, mais ne rien dire lui semblerait cruel et stupide.
Ils sont moins loin de l'hôtel qu'il ne le pensait parce qu'il le voit déjà se profiler à l'horizon; il est sorti un peu ces deux derniers jours pour explorer la ville, ravi de l'anonymat tout relatif de la France — quoiqu'il se soit fait arrêter à plusieurs reprises pour prendre des photos, mais moins fréquemment que ça aurait pu l'être sur le Chemin de Traverse — et sait qu'ils ne sont plus très loin. Les quelques minutes qui les séparent de la porte se déroulent en silence. Il devrait la laisser aller vers sa chambre toute seule comme une grande mais reste à ses côtes, ses doigts entremêlés aux siens, ignorant les regards curieux qu'on leur adresse alors qu'ils attendent l'ascenseur. Parvenir à l'hôtel vient de le casser, littéralement, il n'a plus qu'une envie: retrouver son lit, quitte à juste être allongé sans dormir. La journée a été vive en émotions, le poing qui a frappé l'autre connard lui fait encore mal et il a un peu mal à la tête à cause de l'alcool. Kida ne semble pas être dans un meilleur état, elle se laisse un peu aller contre lui, il la soupçonnerait presque de s'endormir alors qu'ils attendent. Il sort de sa main libre son pow pour envoyer un message à Poomina et lui dire qu'ils ont réussi à se débrouiller finalement.

Dans l'ascenseur, il a l'impression qu'il va s'endormir lui aussi, malgré la rambarde qui court le long de la cage qui lui rentre dans le bas du dos et le poids de la tête de Kida sur son épaule. Il a toujours sa main dans la sienne, ses doigts férocement serrés entre les siens, et il la presse légèrement quand ils arrivent à destination. “ Come on, just a few more steps, Kida, ” marmonne-t-il, en la tirant à sa suite. “ Don't make me carry you. ” (Même si elle fait le poids d'une plume, il pense qu'il en serait bien incapable; he really needs to get in shape). Elle lui a marmonné le numéro de sa chambre quand ils étaient dans le hall de l'hôtel et il la mène à la porte, détache leurs mains pour récupérer — sans gêne — sa baguette dans son sac, la mettre dans la main de Kida qu'il guide en avant, pour déposer la pointe de la baguette sur le battant qui s'ouvre presqu'aussitôt.
Il devrait la laisser là. C'est bon, il l'a ramenée à chambre, home — ou du moins, ça l'est pour cette semaine —, il en a fait plus qu'il n'aurait dû. Mais Hiram rentre dans la chambre sans même une hésitation, récupérant sa main et la tirant à sa suite. Il aurait presque peur qu'elle vomisse la nourriture qu'ils ont avalé alors à la place, il traverse l'antichambre à grands pas pour la pousser légèrement sur le lit, relâchant sa main seulement pour la laisser tomber. “ Are you feeling sick? Do you want me to call someone? ” Il enlève sa veste, qui lui colle à la peau, avec une grimace. “ I'm like... three floors up but, uh. ” Il esquive son regard — comme c'est le cas depuis qu'il a répondu à son jeu de deux vérités et un mensonge — et fait mine de regarder un peu la chambre, la vue de sa fenêtre. “ Do you want me to stay? ” demande-t-il finalement, l'air indifférent, mais glissant enfin un regard mal assuré dans sa direction. Il la hait.

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I don't care, hand on the wheel, Driving drunk, I'm doing my thing, Living my life, getting out dreams, People told me slow my roll, I'm screaming out: Fuck that, I'mma do just what I want, Looking ahead, no turning back, If I fall, if I die; know I lived it to the fullest, I'm on the pursuit of happiness, and I know, Everything that shine ain't always gonna be gold, Hey, I'll be fine once I get it, I'll be good.
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WIZARD • always the first casuality
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‹ âge : vingt ans (30/04)
‹ occupation : mannequin, égérie (Angel) de Poonima's Secret et chanteuse dans une subunit de soloistes. Elle prend également des cours à la wada.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1995-2002
‹ baguette : bois de saule, crin de licorne, vingt-cinq centimètres
‹ gallions (ʛ) : 814
‹ réputation : Vain ; l'autre morceau des Vane Sisters, on l'adore (elle est belle) ou on la déteste (c'est une potiche) au choix, mais son visage commence à être partout, affiches, réseaux sociaux, elle touche à tout à la fois semble-t-il, le mannequinat, le chant, bientôt la MirrorTV prédit-on, mais pourtant elle reste pour beaucoup rien d'autre qu'un visage et un corps plus qu'agréable, le reste n'étant jamais qu'agrément. Beaucoup se nourrissent également de la rivalité que l'on cherche à attiser entre elle et sa sœur Romilda, une star elle aussi.
‹ faits : stéréotype de la mannequin creuse, obsédée par son physique et par sa ligne, elle est la première à s'accuser de superficialité. anorexique restrictive, elle fait semblant de manger et quand elle ne peut pas s'en contenter finit la tête dans la cuvette, mais tout va bien puisqu'elle fait en sorte que personne ne se doute de rien et préfère achever seule sa descente aux enfers.
‹ patronus : une couleuvre
‹ épouvantard : son insuffisance congénitale qui lui est renvoyée à la figure par sa mère et sa génitrice.
‹ risèd : un vrai sourire sur son visage
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Okay. Okay. Okay, let's go, ” ils ne bougent pas tout de suite, mais quand il tire un peu sur ses doigts, elle se détache de la rambarde et le suit sans hésiter, à petits pas. Elle est fatiguée maintenant, fatiguée d'avoir trop parlé, non qu'elle ait prononcé beaucoup de mots, mais elle en a trop dit malgré tout. Surtout qu'il n'a rien demandé, surtout qu'il n'a rien répondu. “ Okay, my turn ” Elle a oublié de lui rendre la main, pour le jeu, c’est vrai, mais c’est qu’elle ne pensait pas que ça l’intéressait en réalité, c’était une excuse pour dire ce qu’elle avait sur le cœur, mais peut-être que lui aussi a des choses dont il veut se débarrasser, elle espère simplement que ce sont des choses qu’elle peut supporter d'entendre.  “ I- wait, where are your shoes? Did you leave them at the shop?! Careful where you walk. ” Elle se dresse sur la pointe des pieds juste pour lui faire plaisir, avant de retomber à plat au bout de quelques secondes, parce qu’elle n’a pas l’équilibre nécessaire dans cet état-là, quand bien même elle a passé des années à faire de la danse classique. Il gagne du temps, mais elle s’en rend à peine compte, les yeux allant chercher le reflet de la lune dans l’eau qu’ils longent. Leurs mains entrent eux se balancent un peu en arrière sur l’impulsion d’Hiram, comme s’ils étaient deux enfants dans un voyage scolaire, trottinant sur le rythme d’une continue, mais ça ne la dérange pas, elle s’accroche encore désespérément à ses doigts. “ Alright so... two truths one lie. I... I think- no, you are special to me. ” Faux. Archi-faux. Elle grimace en détournant les yeux.  “ I know I'm not a bad person indeed” Elle aimerait que ça soit vrai, il ne mérite pas de se penser mauvais, il ne l’est pas, pas tout à fait.  Mais elle sait, ou croit savoir en tous cas que c’est faux. “ and... I don't like Poomina. Not like that. ” Faux ? Il faut bien que quelque chose soit vrai. Elle ne devrait pas être soulagée, parce que ça ne change rien, si c’est pas Poonima qu’il aime, c’est quelqu’un d’autre, ou même personne. Ça lui semble impossible tant elle serre déjà fort, mais elle raffermit encore un peu plus son emprise sur la main d'Hiram. Elle se demande quoi d'autre est vrai, les deux premières affirmations semblent autant impossibles l'une que l'autre, à moins que ça ne soit la première, mais spéciale, ne veut pas forcément dire en bien. Ça doit être ça. Mais Kida décide que ce n'est pas grave, parce qu'il est là pour elle ce soir au moins, et elle ne sait pas ce qu'elle ferait sans sa main, elle ne sait pas ce qu'elle aurait fait s'il n'avait pas été là, ce qui lui serait arrivé si- “ Not part of the game, but I think you were perfect tonight. The first time I met you, that first night, I thought you were pretty but you weren't, not really, you were beautiful. I remember thinking that, like you know, it got me thinking about the difference, right? I couldn't pinpoint it but I knew it was true. There was something special about you. There is. Here, I didn't lie when I told you that you were something else in red. Or in anything really. ” Elle aurait pu lâcher ses doigts dans la surprise. Elle a cherché ses yeux, désespérément mais l'obsidienne lui échappe, comme s'il le faisait exprès, comme s'il n'osait pas la regarder, alors elle cherche the next best thing, leurs mains liées entre eux. Il n'est pas le premier à lui dire qu'elle est jolie. C'est quelque chose qu'elle entend souvent, ne serait-ce que comme un encouragement, ou pour féliciter l'équipe qui l'a rendue jolie pour un shoot. C'est diminishing parfois aussi, quand c'est la seule chose qu'on trouve à lui dire alors qu'elle essaye de chanter, d'écrire, d'exister autrement. Et lui, il le dit sûrement pour essayer d'être la personne bien qu'il ne pense pas être, juste parce qu'elle a avoué ne pas le penser, ou avoir besoin de ne pas manger pour l'être. Mais ce qu'il ne sait pas Hiram, c'est qu'il n'y a que devant lui, sous ses yeux sombres qui ont découvert son corps nu la première fois, qu'elle s'est sentie vraiment appréciée et qu'elle aurait presque pu y croire, qu'elle était belle, à ce moment-là et d'une façon qui lui plaisait, à elle aussi, parce que pas réductrice.

You should eat more ” Elle fronce les sourcils et secoue la tête. Il ne comprend pas et ça n'a aucune importance, mais ça l'agace. Parce qu'il n'aurait même jamais du savoir et qu'elle regrette déjà d'avoir été faible devant lui, d'avoir avoué ne pas manger et qu'il ait pitié d'elle maintenant. C'est pour ça qu'il le dit, pas parce qu'il s'intéresse, pas parce qu'il s'inquiète comme elle a pu s'inquiéter pour son overdose, mais juste parce qu'il a pitié, parce qu'elle fait pitié. Elle se dit qu'il ne doit pas être vraiment surpris ceci dit. Elle est mannequin, elle est stupide et creuse et en plus elle ne mange pas, elle est tout ce qu'on attend d'elle finalement, ni plus ni moins. Rien de spécial; les deux vérités d'Hiram devaient être les deux derniers points. Il sait qu'il n'est pas une bad person, et c'est prouvé par les efforts qu'il fait pour elle en cet instant. Elle n'a rien à répondre et ne croit pas qu'il s'attende à quoique ce soit alors elle continue de le suivre en regardant où elle marche, quelques gravillons ayant déjà heurtés la plante de ses pieds pendant qu'elle l'observait lui et elle n'a pas très envie de s'ouvrir la chair avec des morceaux de verre. Quoiqu'elle ne serait plus à ça près. Mais Hiram en a déjà beaucoup fait, il n'a pas besoin de la porter en plus. Ils arrivent à l'hôtel et elle s'en rend à peine compte, un brouillard épais est tombé lentement puis tout d'un coup sur son cerveau et elle dodeline de la tête sur le chemin des ascenseurs, retombant un peu contre Hiram, juste assez consciente pour marmonner le numéro de sa chambre, la joue s'écrasant doucement sur son épaule quand ils sont dedans et qu'il appuie sur le bon bouton.

Elle n'a pas le droit de s'endormir encore ceci dit, il la réveille un peu quand ils sont arrivés au bon étage. “ Come on, just a few more steps, Kida, ” Il pourrait être en train de l'emmener n'importe où, au Spitfire, chez lui, chez elle, en Enfers, qu'elle ne s'en rendrait pas compte, que ça ne ferait aucune différence, alors qu'elle le suit à petits pas fatigués, tenue en place (en vie) et éveillée seulement par ses doigts encore mêlés aux siens. “ Don't make me carry you. ” Elle sourit très légèrement, ça lui plairait bien pourtant, elle peine tellement à garder les yeux ouverts. Quand leurs doigts se séparent, elle geint légèrement et s'accroche au mur alors qu'il fouille dans son sac sans qu'elle s'en rende véritablement compte (ça devrait la déranger pourtant). Il lui fourre sa baguette entre les doigts, mais la manipulation pour ouvrir la porte lui échappe totalement. Il reprend sa main, c'est tout ce qui compte. Elle se retrouve sur le lit sans savoir trop comment et le regarde un peu perdue. “ Are you feeling sick? Do you want me to call someone? ” Elle secoue la tête même si le geste lui-même manque de lui donner la nausée et laisse son crâne reposer sur ses oreillers. Elle a les pieds sales d'avoir marché dans Paris et ça la dégoûte un peu, mais elle est trop fatiguée pour y penser. Elle n'a personne à appeler, personne qu'elle voudrait voir en cet instant, ou du moins personne qui pourrait venir, personne qu'elle n'oserait réveiller pour si peu. “ I'm like... three floors up but, uh. ” Elle se redresse sans réfléchir, trop brusquement d'ailleurs pour son corps trop lourd ; l'idée qu'il s'en aille la rebute absolument, mais… elle pince des lèvres. Elle n'a pas le droit de le retenir. Il en a déjà tant fait. “ Do you want me to stay? ” Elle se mord la lèvre, mais il la regarde enfin — ses yeux sombres qu'elle voit à peine dans l'obscurité de la pièce, lui ont manqué dans la rue, depuis leur jeu et elle hésite, elle devrait mentir, mais “ Don’t go.” Et si elle avait encore ses doigts contre les siens elle les serrerait de toute la force et l’énergie qu’il lui reste encore. Elle ne supporterait pas qu'il parte et l'abandonne. Elle n'oserait pas demander s'il n'avait pas posé la question. Elle se recroqueville un peu sur elle-même, mais reste d'un seul côté du lit, comme pour lui offrir la possibilité de s'étendre à côté d'elle. “ Please.” la dernière fois qu'elle lui a dit ça il lui a rétorqué don't be desperate et ça a fait mal vraiment. Si bien que dans un état normal elle n'oserait jamais redire ça devant lui dans quelque contexte que ce soit. Mais elle n'est pas dans un état normal et lui non plus d'ailleurs, et elle elle ose espérer que ça ne sera pas le cas cette fois, que même s'il l'a laisse (et il devrait, il s'en fout) il le fera plus gentiment.

Mais il devrait lui dire qu'elle est désespérée, parce qu'elle l'est vraiment, elle n'a pas envie d'être seule, mais plus encore, elle veut être avec lui. À chaque fois, elle a l'impression que c'est la dernière fois et à chaque fois ça ne l'est pas, mais c'est tellement random, c'est tellement imprévisible, qu'elle préfère penser qu'elle ne le reverra plus, qu'il ne l'aidera plus, qu'il ne sera jamais plus là pour elle et profiter, ce seul soir où elle est si faible qu'elle ne peut même plus le cacher — elle ne voudrait pas risquer de laisser la vraie dernière fois filer. Après ce qui semble à Kida être une éternité il vient s'asseoir à la place libre. Et c'est tout ce qu'il lui manquait et tout ce qu'il lui faut pour qu'elle cesse de s'accrocher à ses dernières réserves d'énergie. “ Hiram…do you really think, I’m stupid and desperate and self-loathing? ” fait-elle dans un murmure, les paupières déjà closes, si bien qu’elle entend à peine sa réponse avant que le sommeil ne la happe complètement. Elle aurait bien aimé savoir pourtant (mais elle sait déjà).

Elle se réveille une fois dans la nuit, un peu perdue, la bouche pâteuse, l’impression d’avoir des piverts qui font la fête dans son crâne, encore engourdie par le sommeil. Elle cherche Hiram dans les draps, mais il n’y est pas, la panique l'arrache presque au lit, mais il est là malgré tout, près de la fenêtre et elle se laisse retomber doucement sur les oreillers et se rendort presque aussitôt. Rassurée.

Quand elle se réveille la seconde fois c'est beaucoup moins agréable, c'est son estomac tordu qui la réveille et les battements trop rapides de son cœur et elle n'a même pas le temps de s'assurer qu'il est encore là (elle espère, elle espère tellement), qu'elle se dresse hors du lit, ignore le vertige qui la prend et court jusqu'à la grande salle de bain de sa suite, manquant de glisser sur le parquet juste avant de tomber à genoux devant les toilettes. Elle tremble et elle a mal partout et elle se rend compte qu'elle a dormi dans sa belle robe c'est con et elle pense qu'elle a de la fièvre et elle se demande si Hiram est là (elle ne veut pas qu'il la voie comme ça) et elle se rappelle qu'elle a mangé (tant mieux qu'elle se débarrasse de tout). Elle toussote encore un peu, mais la vague est passée après deux minutes et elle reste sur le sol frais de la salle de bain et se frotte le visage et les yeux en tirant sur la chasse pour tout faire disparaître. Quand elle relève le regard il est là, il est peut-être là depuis le début, elle n'en sait rien et elle ne sait pas ce qu'elle en pense (elle est rassurée)(et ce n'est pas normal).  “ I'm fine. ” Elle ne l'est pas du tout et le sentiment le plus persistant c'est encore la honte d'être vue comme ça et le soulagement de ne pas être seule. Elle se sent sale toutefois, ses pieds le sont véritablement, mais c'est tout son corps qui a fait n'importe quoi aujourd'hui et c'est sa peau frémissante et fiévreuse qui a besoin d'être lavée et c'est son cerveau qui a besoin d'être définitivement réveillé.

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It's ideal oh you need someone to tell you how to feel and you think your happiness is real there's so much more the world has to reveal but you choose to be concealed. So you're somebody now but what's a somebody in a nobody town
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i'm terrified to get my heart broke † hitdat#4

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