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sujet; ambroisie #2 + morning after dark
MessageSujet: ambroisie #2 + morning after dark   Mer 7 Juin 2017 - 20:47

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Ambroisie + morning after darkMy moon belongs to your sun, your fire is burning my mind,
something that I just can't describe.

5juin 04. Callie étire un peu plus le bras, fronçant le nez de dégoût en effleurant un mouton de poussière. Sa main tâte le sol en quête de sa baguette, qui a eu le bon goût de rouler bien trop loin sous le lit, et elle s'immobilise en effleurant une boîte. Curieuse, elle l'attire vers elle, prenant tout de même le temps d'attraper la fugitive avant de reculer pour se relever. AH ! Shot d'adrénaline dans ses veines lorsque quelque chose se déplace à toute vitesse juste sous son nez ; elle se heurte violemment l'arrière de la tête dans le meuble qui la surplombe, avant de parvenir à s'extirper de là. Callie ? L'appel de son nom est simultané et elle sait que les deux sont liés. Sa grimace se mue en une moue affectueuse, même si encore piquée de dégoût, tandis que dans la pièce d'à côté l'eau cesse un instant de couler dans la douche, un Ambroise inquiet tendant probablement l'oreille pour déterminer ce qui a causé l'élan de panique de la Davis. Ha, les empathes. C'est rien mahál (chéri), elle rassure, main sur le cœur. Je me suis juste cognée. Je crois- non, j'ai vu une énORME araignée sous le lit, elle geint, et une seconde de silence suit. Oh. Hm, je m'en occuperai en rentrant. Elle époussette ses bras et ses cheveux, s'assurant qu'aucune particule de poussière ne soit agrippée à ses boucles, et fronce les sourcils au ton nonchalant de son petit-ami. Tu vas la tuer ? Plutôt la relâcher quelque part à l'extérieur. Elle lève les yeux au ciel. Non, la tuer. Callie- Embers. C'est une araignée d'accord, cette- chose ne mérite pas d'exister. Il soupire lourdement, mais la bouille de la plus jeune est butée bien comme il faut lorsqu'il arrive dans la chambre, une serviette à la taille et de l'eau goutant encore de ses mèches ébène. Les lèvres de Callie s'entrouvrent sur un oooh appréciateur. Alors qu'il se détourne pour s'habiller en affichant un sourire amusé, elle l'observe scrupuleusement depuis sa position (assise sur ses genoux et ses talons devant le lit) ; tentant sans honte aucune d'apercevoir ses fesses. Evidemment il ne lui laisse rien voir, cet égoïste. Et évidemment, ça la fait bouder.

Il n'y a plus grand-chose d'intéressant une fois qu'il a enfilé un caleçon et un pantalon avant d'envoyer la serviette plus loin, à l'entrée de la salle de bain ; alors avec un pfffff ennuyé et désapprobateur, Calixe se reconcentre sur la boîte qu'elle a dénichée. Du bout des doigts, elle effleure le carton du couvercle, reconnaissant finalement le contenant. C'est son frère qui le lui a envoyé il y a un peu plus d'un mois : des objets rescapés ce la destruction de la maison, rendus par le département de la Justice à la fin de l'enquête sur leur famille et la fouille des ruines qui en a résulté. N'ayant pas le courage d'y plonger le nez immédiatement, Calixe l'avait fourrée à un endroit où elle ne risquait pas de la voir, au point d'en oublier l'existence.

Je rêve ou tu viens d'ignorer un appel ? Il souligne d'un ton dramatique, se moquant clairement d'elle (il ne lui laissera jamais oublier combien elle a été accro au réseau social msn et combien elle peinait à décrocher de son pow au tout début) ; elle lui tire la langue en laissant le pow vibrer dans le vide. C'est juste Delilah, probablement — ou Granny qui la shame tous les matins en lui rappelant qu'il n'est pas digne d'une jeune femme respectable de vivre chez un homme dont elle n'est pas l'épouse. Mais il m'a demandée en mariage, Granny, elle songe avec un sourire extatique. Ils n'en ont pas reparlé après la guerre, mais elle n'a pas oublié, et quand leurs regards s'accrochent et ne se quittent pas, lourds de promesses, elle sait que lui non plus. Ils attendent seulement le bon moment. Tu vas être en retard, la prévient Ambroise, mais elle lui lance juste un hmhm pensif en époussetant de sa paume l'objet entre ses mains ; il quitte la chambre pour continuer de se préparer. Après quelques minutes de débat intérieur, elle se décide à ôter le couvercle. L'élan de nostalgie qui la prend à la gorge est encore plus intense que ce à quoi elle s'attendait. Et alors que son souffle se coince dans sa gorge, menaçant de lui arracher un sanglot, elle se résout à l'idée qu'elle n'est décidément toujours pas prête pour ça. Pourtant, des jeux de couleur la retiennent de tout refermer précipitamment et de renvoyer le carton loin sous le lit : surprise, elle se saisit délicatement du bout de parchemin très familier qui dépasse et l'extirpe de la pile. Et lâche une exclamation choquée et définitivement ravie. AMBROISE ! Le ton est alarmant, mais il n'y a que de l'excitation au creux de sa poitrine et lorsqu'il réapparait sur le pas de la porte, Callie bondit sur ses pieds pour se précipiter dans ses bras. Dem m'a envoyé le dessin ! Le dessin de toi qui m'a fait- tu sais bien... Elle s'interrompt, gênée, mais trop contente malgré tout, et se mordille la lippe un instant avant d'embrasser son copain du bout des lèvres, tout sourire. Le dessin qui l'a charmée, avant même qu'elle ne le rencontre en personne. C'était il y a douze ans déjà et le crush de ses six ans s'est mué en un amour tellement puissant qu'elle en vacille parfois (c'est fou quand même, de songer qu'elle l'a aimé pendant les 2/3 de sa courte vie, précisément). Oh non, je suis en r'tard ! Pourquoi tu ne me l'as pas dit !? Elle glapit soudain en avisant l'heure sur l'horloge murale, rompant l'étreinte pour retourner sur ses pas. Le dessin est abandonné sur le bureau pour plus tard, et elle attrape un peigne africain et sa baguette pour attaquer le démêlage de sa tignasse. Embers part toujours le premier alors elle clame un : TON DÉJEUNER EST SUR LA TABLE. PASSE UNE BONNE JOURNÉE, SOIS SAGE, JE T'AIME A LA FOLIE PASSIONNÉMENT BEAUCOUP ! avant qu'il ne quitte l'appartement.

Comme tous les jours ils ont partagé un café au lit au réveil, mais il n'a pas trop d'appétit le matin et elle s'est calquée sur son habitude, préparant plutôt deux paquets jumeaux qu'ils emportent avec eux : lui au travail et elle à l'école. EMBERS ! Callie se précipite sur le lit pour atteindre la fenêtre ouverte, espérant le capter avant qu'il n'ait pu trop s'éloigner. Comme de fait, sa silhouette s'immobilise dans la ruelle et il fait demi-tour pour la rejoindre, levant vers elle un regard un peu ennuyé. Tu ne m'as pas embrassée en partant, elle glousse en se penchant à l'extérieur, jusqu'à la taille, pour pouvoir l'atteindre. Il n'aime pas trop ça elle le sait — dit tout le temps qu'elle risque de tomber et blablabla. Mais depuis que son père est parti à la guerre pour ne plus revenir, depuis qu'Ambroise est parti aux combats également et qu'elle a craint de ne jamais le revoir, Calixe est intraitable sur le sujet : chaque séparation est ponctuée d'un baiser fougueux et de déclarations, parce qu'on ne sait jamais si on se reverra et qu'il est préférable de pas se quitter fâché ou comme si le bonheur était acquis. Il ne l'est jamais. Elle le salue à grands mouvements de bras lorsqu'il s'en va pour de bon, et le regarde disparaître en direction des rues plus animées du Chemin de Traverse, avant de finir de s'habiller à son tour.

Elle finit de remplir son sac de cours à la va vite, fourre quelques bouquins supplémentaires pour réviser ce soir pendant ses pauses au Dirico, et attrape sa blouse pour l'aprèm à l'hosto, prête à partir. Dernier jour de pratique pour l'AO, ça fait si étrange. Les ASPICS débutent la semaine prochaine et c'est un peu la panique. Son pow vibre pour la millième fois : quicky de Dami, appel manqué de Jian. Calixe la rappelle, ajoute Dylan dans la foulée, et coince son pow entre sa joue et son oreille tout en dépassant la porte de Neil sur la pointe des pieds (Ambroise lui a dit de ne pas trop traîner dans les pattes de son père lorsqu'il est absent et elle se tient à sa recommandation, pas très à l'aise avec ledit homme). Hanae je file, bye, elle chantonne, la tonalité d'attente résonnant en fond sonore. Après un baiser rapide sur la joue de sa belle-mère, qui se balance comme toujours sur sa chaise sans se soucier du monde extérieur, l'adolescente referme soigneusement l'appart derrière elle et détache son vélo volant accroché à l'entrée, direction l'arrêt du magicobus scolaire.

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It's innocence lost
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WIZARD • always the first casuality
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‹ âge : vingt-quatre (13/07)
‹ occupation : un employé d'Alastar Doherty officiant principalement comme bookmaker, fraichement innocenté pour ma collaboration avec le gouvernement du Magister.
‹ maison : serpentard
‹ baguette : mesure vingt-cinq centimètres virgule sept, est faite du même chêne rouge que mes soeurs et contient une canine de dragon (boutefeu chinois) réduite en poudre. Elle est prédisposée aux maléfices impliquant le feu.
‹ gallions (ʛ) : 577
‹ réputation : je suis un manipulateur-né, de la même trempe que le fameux Gatsby. Ma soeur est cinglée et on a observé chez moi des comportements "anormaux" comme on aime dire. Je suis un parieur, et je ne peux jamais refuser un défi, aussi farfelu puisse-t-il paraître.
‹ particularité : empathe, ainsi qu'un maître du feu.
‹ faits : je suis un empathe utilisant son don pour manipuler et extorquer autrui. Grâce à mon métissage, j'ai une affinité avec l'élément du feu, même si cette caractéristique m'est un peu inutile et me semble, encore aujourd'hui, obscure. Je suis, secrètement, atteint d'une malédiction depuis un an environ, qui me ruine la vie et a divers effets (douleurs brûlantes chroniques, magie parfois instable/trop puissante, apparitions de tatouages, décoloration de la peau). J'ai été Adhérent sous le Magister mais je me suis sorti sans mal de mon procès.
‹ résidence : sur le Chemin de Traverse, avec mes parents.
‹ patronus : un niffleur.
‹ épouvantard : ma soeur jumelle Ariane sur un rocking-chair, l'écho de son propre Épouvantard.
‹ risèd : la richesse et la reconnaissance du reste de l'Élite.
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calixe davisYou deserve someone who loves you with every single beat of his heart, someone who thinks about you constantly, someone who spends every minute of every day just wondering what you’re doing, where you are, who you’re with, and if you’re OK. You need someone who can help you reach your dreams and protect you from your fears. You need someone who will treat you with respect, love every part of you, especially your flaws. You should be with someone who could make you happy, really happy, dancing on air happy.
C'est ta copine qui t'a préparé ça? Cute. C'est ma fiancée, ” corrige-t-il presqu'aussitôt en lançant un regard noir à Yasmeen qui pouffe légèrement de rire. Sa fiancée. Le terme est sérieux et adulte à en faire peur, trouve-t-il, et Ambroise l'utilise avec parcimonie, rarement devant la concernée qui serait bien capable de fondre (littéralement) en l'entendant parler d'elle ainsi. Ce n'est pas faux, bien entendu, il l'a demandée en mariage et il compte bien l'épouser... un de ces jours. Dès qu'ils entendent qu'Ambroise a demandé Calixe en mariage, les gens ont tout un tas de questions: sa bague ressemble à quoi? quelles couleurs pour le mariage? vous comptez faire ça quand? où? comment? combien d'invités? je suis invité(e)? elle est pas un peu jeune? et toi t'es pas un peu vieux pour elle? t'as choisi un témoin? je peux être le témoin? elle est enceinte, c'est pour ça?; autant de questions qui l'embarrassent, l'énervent, le mettent mal à l'aise, le rendent muet tour à tour, et parfois tout à la fois. Ambroise redoute ce mariage (la cérémonie, pas l'état de fait) avec une force terrifiante mais il n'en a parlé à personne de peur que ça remonte aux oreilles de Calixe. Ce n'est pas tant qu'il ne se voit pas passer le restant de ses jours avec elle, ou qu'il a peur de s'engager (Ambroise est très précis dans ses engagements et ça fait longtemps qu'il sait que Callie va faire partie de son futur sur le long-terme); simplement que ça va lui coûter cher d'un argent qu'il ne possède pas. Difficile pour lui d'avouer à quiconque qu'il n'a plus rien de l'argent pourtant durement gagné pendant la Guerre; la plupart a fini dans les caisses avides du nouveau Gouvernement pour acheter tant un procès rapide qu'un état de tranquillité pour le reste de ses proches et le reste est peu à peu drainé par son style de vie incompatible avec l'argent qu'il gagne, c'est sans compter le fait qu'il a accepté les réductions budgétaires de Doherty sans broncher et qu'il est en train de se faire écarteler vivant (financièrement parlant en tout cas).

Inutile aussi de parler du fait que son père a été remplacé par un Mangemort bien trop ambitieux à son goût et qu'il est physiquement incapable de le dénoncer aux autorités, se retrouvant à la place à passer s'occuper de son véritable père dans un local en métal insonorisé magiquement loué à des moldus quelque part dans le Kent. Il passe tous les soirs, part du boulot plus tôt que prévu et dit à Callie qu'il y a été retenu, pour nourrir et voir son père qui dépérit un peu plus de jour en jour, en sachant pertinemment qu'il ne peut pas le sauver. Sans compter le fait qu'Arabella est toujours coincée dans son fauteuil, que sa mère ne va pas (jamais) mieux, qu'Anthea et Ariane brillent par leurs absences et que même si Callie vit avec eux et que ça ne le dérange pas, c'est un budget en plus à prévoir, quelqu'un de plus de qui s'occuper, à rassurer aussi.
Mais il l'aime. Il l'aime tellement. Il a l'impression de redécouvrir ce sentiment à chaque fois. Il peut tellement s'agacer d'un rien par rapport à Callie, il a l'impression qu'ils sont incompatibles, qu'elle ne le comprend pas, qu'elle ne voit pas qu'il fait de son mieux mais qu'elle boude quand même, qu'elle est trop jeune, trop gamine et irresponsable — et puis tout d'un coup, il ouvre le repas qu'elle lui a préparé pour la journée et il y a une note, ou juste un coeur dessiné au feutre sur dans le papier magique enveloppant la nourriture et Ambroise sent son coeur exploser dans sa poitrine, littéralement, alors qu'un petit sourire touché s'invite sur ses lèvres. Il est trop dur avec elle.

Yasmeen trouve toujours le moyen d'être là au moment où il ouvre son repas pour se fiche de lui, mais toujours avec une note d'envie, aime-t-il imaginer. C'est pas demain qu'elle va se trouver une compagnon pour lui préparer sa nourriture, elle. “ Jalouse, Saadi? Pas du tout quand je sais que moi je vais déjeuner avec Mrs. Shah pour parler de sa soirée de lancement à Paris... Mais quoi! C'est moi- — Tût-tût, Moriarty, trop tard, et de toutes façons tu as déjà à manger. ” Yasmeen lui adresse un sourire en V ironique avant de récupérer manteau et sac, lui envoyant un baiser du bout des lèvres en quittant le bureau qu'ils partagent à l'entrée de celui de Doherty qui de toutes façons n'est pas là. “ Bon repas! Va te faire- ” Elle claque la porte et Ambroise, frustré, grogne en se détournant ostensiblement comme si elle pouvait encore le voir. Mais au fond, peu lui importe de manger avec Poomina Shah quand il a les miso rāmen de Callie à déguster. Elle sait toujours ce qu'il préfère dans ses nouilles, et elle lui a fait ses préférées aujourd'hui; il n'a qu'à lancer un sort pour que le bol sous vide se réchauffe et que l'odeur se répande dans le bureau désormais désert. En attendant que la minute de préparation passe, Ambroise se lève de sa chaise pour se dégourdir les jambes, il a rangé tous ses papiers et documents pour la pause déjeuner  et son espace de travail a l'air presque vide en cet instant précis. C'est une impression étrange.

Ambroise s'accoude à la fenêtre ouverte et regarde le Chemin de Traverse en consultant son pow. Le vent frais lui fait un peu du bien. Ça fait presque deux jours que son bras ne lui fait pas mal, presque un mois qu'un nouveau tatouage n'est pas apparu. Il n'est pas stupide au point de penser que la malédiction s'est arrêtée d'elle-même (les runes sont toujours inscrites à même sa peau, la peau décolorée atteignant presque son épaule; il devient un cadavre à la manière de Reaghan Phillips), mais c'est comme... du progrès, quand bien même il n'a toujours pas trouvé de solution durable à son problème. Peu importe. Tout semble possible depuis la fin de la Guerre. Ou presque. Powcall? envoie-t-il à Callie et elle l'appelle presque deux secondes plus tard. Il accepte l'appel aussitôt avec un sourire en coin.

Ambroise! ” Il oublie à chaque fois combien il l'aime; parfois, il lui semble qu'elle oublie aussi à chaque fois combien il l'aime. Demain, c'est lui qui fera leurs déjeuners. Lui qui la réveillera d'un baiser, lui qui fera tout le matin, lui qui la laissera traîner au lit jusqu'au dernier moment. “ Hey honey, ça va toujours? ” C'est étrange mais il pourrait véritablement l'écouter parler pendant des heures. Calixe est une vraie pipelette quand elle s'y met et des fois, ça ne l'intéresse pas du tout (les lubies de ses célébrités préférées lui passent un peu au-dessus de la tête) mais pourtant, ce doit être quelque chose sur son visage, dans sa voix ou dans le rythme de ses paroles, mais il pourrait véritablement l'écouter pendant des heures sans se lasser. Il aime l'entendre analyser chaque détail, retourner chaque situation, réfléchir en même temps qu'elle parle, se reprendre, s'agacer, trouver une solution quand elle lui parle alors qu'il ne participe pas ou peu sans qu'elle ne s'en formalise parce qu'elle sait qu'il l'écoute (il finit toujours par lui en reparler plus tard (pour ton problème en Astronomie tu devrais (...), des pensées qui ressortent soudainement, des notes mentales qu'il a prises en l'écoutant et qui lui reviennent brutalement)) et Merlin que ça lui fait du bien de lui parler aujourd'hui.

Calixe (elle sait qu'il est sérieux quand il utilise son prénom entier), je ne suis sûr de rien mais d'une chose: tu vas parfaitement réussir tes examens. ” Dans deux jours, les examens commencent et elle va passer les ASPICs, passer du CEPAS au SAWL Centre. “ Tu vas parfaitement réussir et toutes les portes vont s'ouvrir à toi. Je n'en doute pas une seule seconde et je sais que tu ne me décevras pas mais que surtout tu ne te décevras pas toi-même. Je t'aiderai à réviser les Sortilèges si tu veux. Tu ferais ça? Bien entendu. À chaque fois que t'auras une bonne réponse, t'auras un baiser. Et si j'ai une mauvaise réponse? ” Ambroise sourit légèrement. Il est revenu vers son bureau pour commencer à manger ses nouilles. “ Je ne peux rien promettre... Embeeeeeers. Il faut bien que t'aies une motivation! Est-ce que t'as seulement le droit de priver ta fiancée de bisous? Si tu veux tout savoir, ” il pointe le bout de ses baguettes vers l'objectif du pow qu'il a posé devant lui, “ oui. C'est injuste! La vie est injuste honey. ” Elle a du mal à réprimer son sourire et lui aussi.

Callie le rend tellement heureux. Juste heureux. Ça aussi ça le prend par surprise parfois. Le bonheur simple, pur et net de lui parler alors qu'il a tant de problèmes, financiers et émotionnels et professionnels et personnels et autre. Il a tant de problèmes, tant de choses à gérer, de gens à retenir, desquels se venger, à dépouiller, à séduire, à détruire, et pourtant quand il lui parle, le reste du monde s'évanouit complètement, il n'y a qu'elle, son sourire éclatant et son rire carillonnant. Il aimerait pouvoir conserver cette image et ce son pour toujours. “ Je dois retourner en cours.D'accord. Travaille bien. Et prépare tes fiches! Oui, oui, je saiiis. ” Il la voit rassembler ses affaires, ce qu'elle a commencé à bouquiner distraitement en parlant et en mangeant. “ On se voit ce soir. Je t'aime. ” Son visage brille quand elle sourit. “ Moi aussi je t'aime, à ce soir!

Le silence du bureau le rend un peu triste après la fin de la communication.

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He couldn’t stand it, all of this inside him. In the end, he was nobody to Anthea, he was nobody to Ariane. Thea spit his words back at him and Ari squandered however many second chances he gave her. Ambroise was just a guy with a lot of stuff and a hole inside him that chewed away more of his heart every year. They were always walking away from him. But he never seemed able to walk away from them.
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