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sujet; (dylan) // colors
MessageSujet: (dylan) // colors   Mer 24 Mai 2017 - 15:03

WIZARD • always the first casuality
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Zhi Lan Dylan Litexte ici texte ici texte ici texte ici texte ici texte ici texte ici
☇ Avis sur le contexte : Dylan, les moldus, elle les connaît pas vraiment, les moldus ils lui font secrètement peur, avec toutes les histoires qu'on raconte sur eux, avec le dernier meurtre en date également (et si ça avait été elle ?). Pourtant elle est contente, secrètement, de la fermeture des frontières, qui empêchent Kris de s'en allée, moldu coincée dans le monde magique.
Pour le reste, Dylan, elle est pas vraiment à la page niveau politique. Dylan, elle a vécu loin de ça tellement longtemps, qu'elle a du mal à s'y mettre, qu'elle a pas envie de s'y mettre non plus. Ça lui fait peur tout ça, elle préfère faire l'autruche, ignorer, se dire que le gouvernement est là pour ça, pour la protéger, pour les protéger, que même s'il est véreux... mais non, ça elle n'y croit pas. Aveuglée par son désir d'auto-protection, sa non connaissance de tout ce qui se passe, elle ne peut les imaginer malhonnêtes (ou en tout cas s'y refuse).  
❝ We're running in circles again ❞wizards ; SC

☇ nom & surnom(s) ; née zhi lan, pourtant appelée uniquement dylan depuis qu'elle est à Londres. ☇ naissance ; 29 septembre 1986, soit précisément 25 ans après la naissance de l'antéchrist, pour certains ce n'est qu'une malencontreuse coïncidence, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. ☇ ascendance & origines ; mêlé, ce qui ne l'empêche pas d'être fière de ses origines, fière de ses ancêtres et de ses parents. taïwanaise et japonaise, que rien ne prédestinait à arriver ici, à part peut-être l'acharnement de sa mère. ☇ métier ; étudiante au CEPAS, mais plus pour longtemps. Amatrice de petits jobs et de stages d'été, elle en change néanmoins régulièrement, afin de tâter le terrain pour découvrir enfin ce qui lui plaît. ☇ camp ; modéré, parfait mélange entre traditionalisme et modernisme. ☇ réputation ; la princesse, la poupée, la gamine, la bourgeoise, celle qui obtient toujours ce qu'elle veut, celle qui n'hésite pas à piquer des crises pour ça, mais surtout celle qui n'a jamais eu à se salir les mains. la légende raconte que ses ongles manucurés ne se sont jamais approché à moins d'un mètre d'un balais, que ses ses doigts pâles et fins n'ont jamais plongé dans le bac à vaisselle. et pourtant elle tente désespéramment de se défaire de cette image. en pleine crise d'adolescence, princesse qui se la joue rebelle, râle souvent et tempête contre l'injustice de sa situation de petite dernière de la famille. ☇ orientation & état civil ; officiellement célibataire, officieusement en plein crush ; officiellement hétérosexuelle, officieusement indécise qui ne s'imagine même pas l'être. ☇ rang social ; juste une simple petite civile. ☇ baguette ; en bois de frêne, baguette aussi entêtée et fidèle que sa propriétaire, ne se laisse manipuler par personne d'autre ; possède en son coeur un ventricule de dragon qui lui a valu de nombreux ennuis, à celle qui loin de se laisser faire, tente tant bien que mal de dompter cette baguette récalcitrante. longue de presque 30 cm (29,845 pour être précise), elle n'en est pas moins plutôt flexible et facile à manier. ☇ épouvantard ; un rat, regard noirs, petites griffes sorties, dents pointus ; rat velu et géant, prêt à la dévorer. ☇ risèd ; toute sa famille réunie, l'applaudissant avec fierté pour un quelconque exploit. ☇ patronus ; un chat, certes petit néanmoins long, il lui a fallu un long et intensif entraînement afin de pouvoir l'invoquer. ☇ particularités ; maître de la terre, héritage de sa famille. ☇ caractéristiques ; aucunes. ☇ animaux ; Lolipop, surnommée Pop's,  surnommée Pop's, petite chatte noire à l'allure et au comportement de princesse, qui passe son temps à se lécher sensuellement les poils et à cracher sur ceux qui oseraient lui tenir tête. sa victime préférée? melchior, pauvre chien bigleux d'even, sur lequel elle s'acharne avec un sadisme à peine dissimulé. ☇ objets connectés ; à la pointe de la technologie, elle se fait évidemment de tout (ou presque) posséder, du pow à l'abonnement  MirrorTV.

☇ Anecdotes & infos ;
☾ histoire de famille ☽


#FAMILLE. Sa famille, c'est toute sa vie. Son grand-frère, ses grandes-soeurs, sa mère et puis son père. Sa famille, c'est ce cocon qui la protège, duquel elle essaie de se défaire un peu, pas énormément non plus, juste assez pour pouvoir respirer, juste assez pour pouvoir être libre. Dylan, elle la veut, cette liberté, elle a secrètement peur pourtant, inconsciemment terrorisée à l'idée de tout ce que ça implique. Sa famille, c'est son rempart contre les problèmes, contre le danger ; et elle le sait que sans eux, c'est peine perdue, sans eux, elle ferait pas long feu. Et elle les aime, tous. Elle l'aime, Fei, da jie, aux yeux de velours, pourtant tellement plus vieille, pourtant tellement plus mature. Fei et ses doigts de fée, source d'admiration pour la benjamine, qui peine à masquer les étoiles dans ses yeux quand elle voit sa soeur aînée. Et elle l'aime, Su, jiejie, si talentueuse, si douée, si intelligente, si indépendante également. Su qui a déjà tant fait, tant entrepris, qui la fait complexer. Et elle l'aime, Lily, jiejie, l'irresponsable, l'intrépide, celle qu'elle aurait tant aimé être, ne serait-ce qu'à cause de cette romance qu'elle imagine, qui lui serre parfois le coeur. Et puis elle l'aime, lui, Even, gege, son protecteur, son prince charmant, celui qu'elle voulait épouser quand elle était petite ; son grand-frère à elle et rien qu'à elle, le grand-frère qu'elle refuse de voir partir, veut à ses côtés pour toujours, quand bien même elle se retrouve de plus en plus à le repousser.
Mais y a ses parents également. Avec sa mère, c'est plutôt tendu ; parce qu'elle la respecte sa mère, de tout son cœur, elle la respecte tellement qu'elle en vient à en avoir de la rancœur. Pourquoi est-ce que les autres ont le droit et pas moi ? Question qu'elle se pose souvent, quand sa mère lui interdit de faire quelque chose. Et elle se sent inutile, Dylan, si inutile ; impotente également - pourtant jamais elle n'en parle, au risque d'être incomprise, alors elle la ronge, toute cette rancœur. Au point que quand elle regarde dans les prunelles de sa mère, elle croit y voir de la déception. Déception qui n'est pourtant que le reflet de ce qu'elle éprouve elle-même.
Son père, c'est le seul qui la comprend, le seul qui accepte de la laisser respirer. Son père, c'est celui qui l'écoute quand elle n'en peut plus ; essaie de la conseiller même s'il ne sait pas y faire. Son père, elle le plaint secrètement, et l'aime suffisamment fort pour lui faire oublier ses malheurs.

#POPS. Lolipop la chatte, la hargneuse, celle qui se met parfois à grogner sans qu'on sache pourquoi. Récupérée dans la rue, tout de suite adoptée, du moins par Dylan. Elle a dû passer du temps dehors pourtant la petite bête, rejetée par cette famille qui ne voulait d'abord pas d'elle, a pourtant fini par l'accepter. Et elle est rancunière, la teigne, semble en vouloir au monde entier pour ce qu'elle a vécu. Pop's c'est simple, elle n'obéit qu'à sa maîtresse ; voit les humains comme des ennemis potentiels, les animaux comme de (futurs) esclaves. Alors elle tente par tous les moyens d'étendre sa domination, elle grogne, crache, mord parfois, elle fait le gros dos, pour quelques secondes plus tard aller défiler en remuant son royal postérieur. Pop's, c'est une princesse qui ne tolère aucun affront. C'est la manipulatrice qui range ses griffes quand Dylan est dans le parages ; passe auprès de cette dernière pour un petit ange incompris. Dylan, elle aime beaucoup Pop's et sa force de caractère, la petite chatte qui ne se laisse pas faire ; elle n'imagine pas un instant de ce côté tyrannique dont elle n'a eu pour l'instant aucune preuve.

#CRUSHS. Elle est naïve Dylan, elle est fragile Dylan, elle croit au grand amour ; s'en tient pourtant formellement aux mises en garde de sa mère. Dylan, elle aime bien les garçons, mais sa génitrice la pousse à se consacrer à ses études, alors elle écrase ce sentiment, tente de l'oublier, de le refréner, de l'ignorer. Dylan elle fait tant d'efforts qu'elle finit par ne plus le remarquer, par mal-interpréter tous les signes, persuadée qu'elle ne peut ressentir ce qu'elle considère comme indigne d'elle. Alors Dylan, ça fait des années qu'elle crushe sur Mika, le meilleur ami de son frère. Jalouse de la relation de ce dernier avec sa soeur, elle n'en pipe pourtant mot, incapable de comprendre ce qu'elle ressent. Et pourtant y a ce coeur qui s'emballe quand il est dans les parages, ses gestes qui deviennent maladroits, ce regard qui n'ose se poser sur lui, en profite pourtant dès qu'il a les yeux tournés. Mika, c'est son amour de gamine, de petite fille, celui qu'elle a élevé au rang d'idole quand elle était enfant, sans même s'en rendre compte. Dylan, elle éprouve beaucoup trop de choses, incapable d'y mettre un terme probablement parce qu'elle n'a jamais laissé l'occasion à ses sentiments de s'exprimer librement.
Mais plus récemment, Dylan, elle commence à éprouver la même chose pour quelqu'un d'autre, pour une jeune femme à la douce chevelure. Mais ça non plus elle en a pas conscience, Dylan ; parce que si elle se refuse à tomber amoureuse, elle n'imagine pas non plus tomber amoureuse d'une fille.

☾ quête identitaire ☽


#PRINCESSE. Dylan, c'est la gamine haute comme trois pommes, véritable princesse au comportement enfantin. Dylan, c'est l'enfant insupportable, qui voulait tout tout de suite, la capricieuse habituée à obtenir ce qu'elle désirait, habituée à être aimée voire adulée également. Celle qui se réfugie dans les bras protecteurs de son grand-frère au moindre problème, celle à qui on ne laisse rien faire parce qu'elle est trop jeune, trop inexpérimentée, parce qu'elle ne connaît rien au monde ; et puis tiens, pourquoi ne pas laisser Lily s'en charger, puisqu'elle en a l'habitude ? Dylan, elle se satisfaisait de tout ça, quand elle était petite ; plus maintenant qu'elle a vieilli. Mais qui la prendra au sérieux, elle dont les crises de colère sont devenues mythiques ? Qui comprendra ses récriminations et ses bravades, alors qu'elle ne fait que traverser la fameuse crise d'adolescence, que tout ça n'est qu'une phase qui finira bien par se terminer. Dylan, elle a l'erreur d'être trop jeune, d'être la petite dernière ; Dylan, parfois, au fond de son lit, quand les lumières sont éteintes, elle se maudit d'être elle-même, regrette si fort de ne pas être née plus tôt, il y a quelques année, pour être plus âgée, mieux placée dans la famille.

#PASSION. L’écriture, seule véritable passion dans sa vie. Les mots qui noircissent les parchemins, coulent directement de son cerveau en perpétuelle ébullition. Les chansons, toujours plus jolies sur le papier que dans sa bouche à elles, les histoires, oeuvres de son imagination débordante - mais surtout les fanfictions. Son couple préféré ? Marcus Flint et Oliver Wood ; à son actif, une bonne dizaine de nouvelles en leur honneur, il paraîtrait même qu'elle prévoit même de les réunir dans un livre suivent leur histoire, à la plus grande joie des fans. Il paraîtrait également qu'elle prépare depuis quelques semaines un écrit purement sorti de son imagination, prenant place dans le monde magique, mais aux personnages totalement inventés. Si à l'origine, ce projet lui semblait impossible et inenvisageable, c'est finalement kris qui lui donne motivation et inspiration.

#DOUTES. Et pourtant Dylan, elle sait pas. Ecrire, elle aime ça, écrire elle en est plutôt douée. Pourtant elle n'envisage pas de faire carrière dans ce milieu, persuadée que ce n'est qu'un rêve, beaucoup trop loin de sa portée. Persuadée qu'il faut garder les pieds sur terre. Mais Dylan, elle sait pas. Elle sait déjà pas qui elle est, gamine perdue dans un univers qu'elle ne comprend pas, poussée à être quelqu'un qu'elle n'est pas, ne veut pas être. Et Dylan, elle sait pas ce qu'elle veut faire plus tard, elle essaie, elle tente, abandonne néanmoins au premier ennui, incapable de persévérer quand elle ne fait qu'enchaîner les échecs. Têtue mais supportant peu ce qu'elle voit comme une humiliation, elle préfère baisser les bras avant d'aller trop loin, avant que les autres constatent son imposture, se rendent compte qu'elle n'est pas si douée que ça ; arrête avant qu'il ne soit trop tard, avant d'échouer pour de bon.
Alors finalement Dylan elle sait pas, tout simplement - elle sait pas et ça la hante de plus en plus, jusqu'à parfois l'empêcher de dormir, elle qui se tourne et retourne dans son lit, l'esprit encombré par toute son indécision et ses peurs ; et sa peur de l'avenir. Sa peur de décevoir sa famille également, de ne jamais réussir à les rejoindre, atteindre leur hauteur. Dylan, elle se sent mortellement inférieure, et ça la tue.

☾ anecdotes ☽

elle a pour manie d'échanger 10 bonne nuit, petit rituel pour bien dormir, qu'elle effectue la plupart du temps avec son frère, ou sinon avec une autre victime quand il n'est pas disponible (à savoir qu'elle est même capable d'appeler son frère pour ce petit rituel) (+) ne s'étant jamais approché d'une poêle de sa vie, elle est incapable de cuisine et ne sait pas non plus se servir d'un balai (autrement que pour grimper dessus, évidemment) (+) à son premier cours de vol, elle a d'ailleurs voulu faire la maline ; résultat, elle s'est cassée le bras et s'est faite réprimée par sa mère pendant une bonne semaine (+) elle adore les chats, autant qu'elle a peur des rats, ceci explique peut-être cela (+) elle est têtue, incroyablement têtue (un trait de famille) surtout devant les autres (+) elle déteste qu'on lui dise non, ne prend d'ailleurs pas ça comme une réponse ; caractère à tendance dominante, il lui arrive d'écraser les autres sans même s'en rendre compte (+) elle est très peu sûre d'elle, fait pourtant semblant devant les autres, pour ne jamais devenir objet de moquerie - tout le monde pense qu'elle a des chevilles grosses comme des pastèques, pourtant elle a surtout plus de gueule qu'autre chose (+) elle est incapable de se retenir quand on lui lance un défi (+) prête à tout pour ses deux meilleures amies.


❝ Nothing compares to you ❞Deux mots sur l'IRL

Appelez-moi PIGEON  trognon (ou alice, ça marche aussi). J'ai 21 ans, je viens de paris et j'ai connu le forum via trois magnifiquement merveilleuses membres (et une gueuse). Si tout va bien vous me verrez connecté(e) 2 jours sur 7. Pour les scénarii uniquement : j'ai l'aval du créateur concernant ma fiche [X] oui / [] non.

Approuvé par le Ministère de la Magie


Dernière édition par Dylan Li le Dim 2 Juil 2017 - 17:58, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: (dylan) // colors   Mer 24 Mai 2017 - 15:03

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❝ Introduction

Quand j’étais petite, parfois Ma passait nous voir chez ses parents, et j’insistais toujours pour qu’elle me raconte des histoires. C’était notre moment à nous, c’était juste elle et moi et puis moi et elle. Parfois Meili elle essayait de venir avec nous, il paraît même qu’une fois j’ai piqué une crise pour qu’elle s’en aille et Ma m’a criée dessus tellement fort que j’ai pleuré pendant deux jours. Ça, je m’en rappelle pas vraiment, je me rappelle surtout de cette histoire qu’elle me racontait. C’était son histoire à elle, et puis la nôtre aussi.

Ma, elle est née à Taïwan, au sein du peuple Pangcah. Ma, c’est une guerrière, c’est une battante, elle a toujours su ce qu’elle voulait, toujours obtenu ce qu’elle voulait aussi. Un non, ça veut rien dire pour Daxia Li, impossible, ça n’a jamais fait partie de son vocabulaire. C’est dans cet état d’esprit qu’elle est arrivée à Taipei, puis qu’elle s’est faite embauchée à Shape the Future. C’est dans cet état d’esprit qu’elle a rencontré otōsan, directeur marketing de la même boîte. Lui, il vient du Japon, alors vous imaginez bien, le choc des cultures. Ma, elle vient d’un peuple matriarche ; lui d’un pays où c’est l’homme qui dirige. Et pourtant il a tout abandonné pour elle, à commencer par son égo, en abandonnant son nom de famille et en acceptant de vivre dans un logement à son nom à elle, et même son héritage.

Et finalement quand Feifei naît, en 1975, il a accepté de laisser à sa femme le plein et complet pouvoir sur son enfant. A la maison, c’est Ma qui dictait sa loi, qui faisait tous les choix pour nous, il n’avait que peu voix au chapitre ; pour ne pas dire pas du tout. C’est comme ça que ça a toujours fonctionné dans notre famille, par-delà les générations, il n’a eu d’autre choix que de s’y plier. Et puis après,  c'était trop tard.

Après, y a eu Suan, et puis Jiélùn, le seul garçon. Puis y a eu Meilin, et finalement moi. Une tripotée d'enfants, tous à suivre le même modèle. A grandir dans la famille de Ma, et puis entrée à l'école et au pensionnat ; la routine, la voie toute tracée. Mais on avait de la chance, au moins là-bas, y avait pas la guerre.

❝ Chapitre un1994 & pensionnat (Taiwan)

(février 1994) « Zhilan, je te présente Aiko. » « Enchantée ! » « Enchantée. » J’saute sur mes pieds, j’me courbe un peu. J’ai le cœur qui bat la chamade et les mains moites. J’entends la porte qui se ferme, j’ose pas lever les yeux. Aujourd’hui, c’est ma première journée au pensionnat ; demain, ma première journée à l’école Mahoutokoro. Ma aurait détesté savoir que j’ai peur comme ça, on est pas censés avoir peur dans la famille. Mais c’est la première fois que j’suis aussi loin de ma famille, avec une étrangère qui prend possession des lieux, s’installe dans le lit face au mien. « Euh, tu… » Y a les mots qui se coincent dans ma bouche quand elle tourne la tête vers moi. J’avale difficilement ma salive, puis j’me détourne vers mon lit.
J’aime pas le silence, j’ai jamais aimé le silence. A la maison, y a toujours du bruit, y a toujours des gens qui parlent ou qui crient ou qui étudient – mais ils sont là quand même. Elle, j’ai l’impression qu’elle est pas là. Qu’elle est là sans être là. Et j’aime pas qu’on m’ignore comme ça. « Toi aussi demain c’est ta première journée ? » Elle pousse un soupir. « Oui. » Un mot, un seul. Elle place son dernier vêtement dans son armoire, et puis s’en va. Y a la porte qui claque doucement, et moi qui me laisse tomber sur mon lit. « Maaaa, j’veux rentrer à la maison. » C’est rien de plus qu’un gémissement ; j’me maudis déjà de l’avoir poussé.

J’m’enfouis sous mes draps, quand ça toque à la porte. Je sursaute, me lève d’un bond, pour ouvrir la porte et… « GEGE ! » J’me jette dans les bras de mon frère en chouinant. « Ma copine de chambre elle est trop pas gentiiiiille. » Il entre dans la chambre et ça continue, encore et encore et encore. J’me mets au lit et ça continue, encore et encore et encore. Il me raconte une blague, j’éclate de rire et y a toutes les larmes qui s’envolent et le bonheur qui revient. Jusqu’à ce qu’il m’annonce devoir partir. J’m’agrippe à sa manche, mais il a pas le choix ; c’est l’heure de dormir, y a Aiko qui va bientôt revenir et moi j’aime pas du tout ça. J’aurais préféré dormir avec lui. « Bonne nuit, xiao mei. » Et je capitule. « Bonne nuit… » « Bonne nuit. » « Bonne nuit ! » Il sourit et moi je rigole. C’est la tradition, dix bonne nuit avant d’aller dormir – sinon je hurle jusqu’à en perdre la voix. Alors comme d’habitude, il s’y plie sans râler, et il a à peine le temps de fermer la porte que je dors déjà.




(août 1994) Assise au bureau, les pieds qui s’agitent dans le vide, et la plume à la main, j’observe le bout de papier en me mordillant la lèvre. Aujourd’hui, Saito-san qui travaille au pensionnat, m’a offert un parchemin. C’est pas grand-chose, mais elle souriait beaucoup, jusqu’aux dents. Elle m’a dit que quand elle était petite comme moi, elle écrivait beaucoup dedans. Elle parlait de sa vie, de ses amours. Elle m’a même fait un clin d’œil en disant ça, et moi j’ai rigolé. Je l’aime bien Saito-san même si parfois elle crie beaucoup ; mais elle m’a jamais crié dessus donc c’est bon. Faut dire qu'elle est habituée, avec les enfants Li, elle nous a tous vu passer, même si je suis la dernière. L'autre fois, elle m'a même confié qu'elle était un peu triste parce que je suis la dernière de la famille, donc la dernière à passer ici, peut-être que c'est pour ça qu'elle est gentille avec moi ?
Sauf que voilà, elle m’a offert son parchemin, mais que moi je sais pas quoi écrire dedans. Alors je commence à mettre des mots au hasard et ça m’amuse tellement que je continue. Ça veut rien dire mais c’est drôle et puis j'aime bien ça finalement. J’invente une petite chanson et je commence à la murmurer. Pomme, pêche, melon, pililipoup-. Y a la porte qui s’ouvre brusquement et je peux pas m’empêcher de sursauter. « Ai-chaaaan ! » Je lui adresse un grand signe de bonjour mais elle, elle m’ignore pour s’allonger sur son lit, le nez plongé dans son bouquin. J’aime pas quand elle m’ignore comme ça Ai-chan, je sais pas pourquoi elle est toujours si méchante avec moi. Y a ma copine Lin, elle dit que c’est parce qu’elle m’aime pas, mais qui pourrait ne pas m’aimer ? Jiélùn lui, bah il dit que je suis adorable. Et c’est mon frère. Donc il a toujours raison.
Donc je suis adorable.
Point final.


❝ Chapitre deux1996/97 & école Mahoutokoro (Taiwan)

(mai 1996)« Aiiiiiiiiiiiiiiiiiii-chaaaaaaaaaaaaaan. » Elle est là, elle est devant, elle accélère le pas ; moi, je me mets à courir. « Ai-chan, t’as mangé ? J’ai ramené des pâtisseries de chez mes grands-parents, c’est Ma qui les a fait, tu veux goûter ? J’ai voulu t’en proposer hier mais- hé ! » Trop tard, elle est partie. J’pousse le soupir le plus profond que j’ai jamais fait, tape du pied dans un objet invisible et fais demi-tour. Y a Kimiko et Lin droit devant, je tourne brusquement à droite pour les éviter et- « AÏE, tu- » J’m’arrête net quand j’arrive enfin à lever la tête vers la grande perche qui me fait face. Et j’manque m’étouffe, les yeux écarquillés. « Oh. Minki. » Un jour il m’a dit de l’appeler oppa, mais moi j’y arrive pas, parce que c’est trop ridicule et j’ai pas envie d’être ridicule devant lui (mais j’le suis quand même). Sauf que quand y a Minki dans les parages, ça veut dire que… « Gege ! Ai-chan elle est trop méchante avec moi, elle m’a encore ignorée c’est pas gentiiiiiil. Et même que l’autre jour, bah l’autre jour, elle a dit que j’étais trop nulle. » Je croise les bras et je gonfle les joues, j’attends qu’il me fasse un câlin. Je sais que mon frère, il aime pas faire des câlins, mais avec moi il fait toujours des efforts, parce que je suis son bébé comme il dit. Et en plus une fois où il a refusé, j’ai fait la grève de la respiration, je me suis empêchée de respirer tellement longtemps que j’suis devenue toute rouge c’était vraiment pas beau à voir. Alors j’attends qu’il tende timidement les bras vers moi, et j’me jette contre lui. « Lin, elle a dit que t’étais trop beau et qu’elle voulait te faire des bisous, mais moi je veux pas. Alors si elle te demande tu dis non, D’ACCORD ? » J’attends pas qu’il dise d’accord, j’me décale et je rejoins en galopant mes amies qui m’attendent pour entrer dans l’école. Elles me font des sourires, y a Lin qui m’attrape la main et moi je tourne la tête vers Jiélùn pour lui faire les gros yeux à la tu l’approches pas. Parce que c’est mon frère à moi et j’aime pas du tout trop quand Lin elle lui tourne autour, elle a pas le droit.




(novembre 1997)« Euh. Minki Rhee ? » J’ai la voix qui flanche un peu, les joues toutes roses. Mes copines, elles se moquent toujours de moi, elles disent que je fais trop ma difficile parce que les garçons je veux jamais les voir. Je dis toujours que ça m’intéresse pas, qu’il faut que je me concentre tout bien sur mes cours comme Ma elle m’a dit de faire. Alors tout le temps elles me charrient mes copines, et quand Minki passe dans les parages, elles disent toujours qu'il mon amoureux. Mais c’est pas vrai d’abord, parce que les garçons c’est nul. « Oui ? » J’triture la bretelle de mon sac, j’ose pas lever les yeux, j’ose pas le regarder, alors c’est lui qui se baisse et quand j’aperçois son visage avec son sourire qui couvre presque toute sa face, j’arrive pas à m’empêcher de sursauter. Et lui il rigole, alors moi j’souris un peu (mais juste un peu). « Ça va pas ? » « Si, ça va ! » Ça sort tout seul, presque comme un cri, et c’est là que je me rappelle de la raison pour laquelle j’suis ici. J’plonge la main dans mon sac, j’en sors une petite boîte et j’la lui tends ; ou plutôt j’l’écrase contre son torse, dans ma précipitation. « C’est pour toi ! » J’entends des ricanements autour, des élèves qui se moquent de moi, y en a même un qui laisse échapper un « c’est pas la saint-valentin aujourd’hui. » Ça me fait rougir encore un plus, mais je peux pas m’empêcher de relever le menton, comme Ma elle m’a appris. « C’est pour gege, enfin… euh, Jiélùn. Enfin non c’est pour toi mais… » Je souffle un grand coup, et puis je reprends. « Ça parle beaucoup de Jiélùn en ce moment à la maison, mais quand j’arrive, ils arrêtent toujours de parler de lui, ils veulent pas que je sache, j’crois que c’est un truc hyper grave mais personne veut me tenir au courant. » J’ai presque les larmes aux yeux, mais j’les ravale. « Ils pensent que je suis trop jeune pour savoir mais… mais moi je sais qu’il se passe quelque chose. Alors est-ce que… tu prends soin de lui ? Moi je veux pas qu’il arrive de mal à- GEGE. » J’mets la boîte dans ses mains et j’cours en direction de mon frère. Depuis qu’il a rejoint l’internat de l’école, on se voit plus beaucoup. Enfin plus autant qu’avant, et moi j’aime pas le voir plus autant qu’avant. J’préfère quand il est tout le temps là, qu’il me traite comme un bébé ou comme une princesse, qu’il réalise tous mes caprices et qu’il me fasse des bisous magiques quand je me blesse (avant d’utiliser un sortilège pour que ça parte).

« Tu me manques gege ! » « Tu me manques aussi xiao mei. » « Mais si j’te manque vraiment, alors pourquoi t’es parti ? » Je retiens de peu un gros bêta et lui sors ma mine la plus réprobatrice pas contente, mais lui il se contente de m’ébouriffer les cheveux en rigolant. Et puis il s’éloigne, mais moi j’lui cours après. « Vous allez où, j’peux venir avec vous ? » « C’est pas de ton âge. » « Mais- » « On va faire des trucs d’adultes ! » Y a Mika et son grand sourire qui parle et moi qui pile net comme si pouf, on m’avait immobilisée d’un coup. « Mais moi j’veux… » « T’as pas cours ? » « …si… » Il me sort un regard à la, bah tu vois, et finalement ils s’en vont. Alors moi je reste là, en plein milieu du couloir, à les regarder partir et j’aime pas du tout ça. J’aime pas quand mon frère il me tourne le dos parce que parfois j’ai l’impression que ce sera la dernière fois. Une nuit j’ai rêvé qu’il marchait et que moi j’étais derrière et je courais pour essayer de le rattraper, sauf que j’y arrivais pas. J’avais beau hurlé, il se retournait pas, il m’entendait même pas. Alors moi, j’me mettais à pleurer. Et là aussi j’ai les larmes qui viennent, j’ai la gorge qui se serre, sauf qu’il se retourne et il me sourit. J’retiens tout, et puis j’tourne la tête pour faire genre que j’boude.

Sauf qu’il s’est retourné, alors j’suis contente.




Dernière édition par Dylan Li le Dim 2 Juil 2017 - 15:15, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: (dylan) // colors   Mer 24 Mai 2017 - 15:03

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Partie IItexte ici texte ici texte ici texte ici texte ici texte ici texte ici
❝ Introduction  ❞2000-2004 & Londres

Londres, c’est grand, Londres, c’est vaste. Y a beaucoup de monde à Londres, y en a qui tirent la tête, d’autres qui sourient (ils sont rares). Y a ceux qui s’amusent et ceux qui s’ennuient, ceux qui sont heureux et les autres malheureux. Et puis y a ceux qui rêvent, ceux qui réalisent leurs rêves ; et ceux qui n’en ont pas. A Londres, tout le monde a sa vocation, sa voie toute tracée, le chemin qu’il leur suffit de suivre pour parvenir à l’emploi qu’il désire. Et y a moi qui sait pas, qui y arrive pas, qui abandonne à la première difficulté, parce que rien ne me donne envie de persévérer.
Ma mère, elle rêve de me voir m’accomplir et moi je sais même pas dans quel domaine je pourrai le faire.
Londres, c’est grand, Londres, ça me fait peur, mais c’est mon avenir qui me fait le plus peur. Et si j’n’en avais pas, d’avenir ?
Parce que y a une seule chose qui me fait vivre, une seule chose qui me fait vibrer ; mais écrire, ce n’est rien d’autre qu’un hobby, non ?

❝ Chapitre un2000 & Londres

(février 2000) « Tu crois qu’on reviendra un jour ici ? » « J’sais pas. » J’la regarde, et j’me doute qu’en fait elle sait, qu’on reviendra jamais ici, mais qu’elle ose pas me le dire. Alors j’hoche la tête et j’enfouis mon menton dans le col de mon pull. Meilin, elle reprend pas la parole, elle garde le nez plongée dans son pocketowl, pour dire au revoir à ses amies. Et ça me rend triste, un peu ; moi j’aurais préféré qu’elle s’occupe de moi et qu’elle me fasse des câlins. Qu’elle me dise que tout ira bien. Mais non, elle est trop occupée, alors j’tape du pied et j’regarde tout autour, pour essayer de voir mon frère et son ami. Elles vont me manquer à moi aussi, mes amies. Lin et Kimiko. Et puis Ai-chan aussi. Même si elle m’a jamais vraiment aimée, qu’elle a juste haussé les épaules quand j’lui ai annoncé… je sais que la petite carte de bon courage que j’ai trouvé dans mon sac tout à l’heure, elle venait d’elle. J’me rappelle qu’une fois j’ai demandé à Saito-san pourquoi Ai-chan elle m’aimait pas ; elle m’a répondue qu’il fallait pas lui en vouloir, qu’elle avait pas eu une vie facile. Mais c’est pas une raison pour être aussi méchante si ? Saito-san elle l’a pas dit, mais moi je pense qu’elle était jalouse. Parce que moi j’ai pas eu une vie horrible et que je suis heureuse ? Et que dans tous les cas, j’ai ma famille pour s’occuper de moi. Je crois qu’elle, elle a plus vraiment de fa- « Piste de départ E-58. » J’sursaute parce que j’l’avais vraiment pas entendu venir (et pourtant ils sont pas discrets tous les deux), puis j’hoche la tête et on récupère nos affaires. Enfin j’les laisse s’occuper des valises parce que je sais que Jiélùn il me laisserait jamais porter la mienne (même pas besoin de lui faire les yeux doux), je récupère juste mon sac et on s’en va en direction de la piste.

« J'arrive pas à croire qu'ils nous forcent à aller vivre là-bas. Vous croyez que leur premier ministre mégalo va vraiment nous permettre de rester ? Avec un peu de chance on se fera expulser- » « Un peu de chance ? » J’ouvre tout grand les yeux et j’me tourne vers Jiélùn pour qu’il démente. Moi je veux pas me faire expulser ! Enfin peut-être que comme ça je pourrai retrouver mes copines ? « Ne l'écoute pas, ça n'arrivera pas. » Petit soupir de soulagement. « Qu'est-ce que tu en sais ? » « L'entente entre la Chine et le Royaume-Uni est assez solide pour que vous n'ayez pas à vous inquiéter. » « J'espère que ça changera et qu'on pourra rentrer à la maison. Vous vous rendez compte qu'ils n'ont même pas de Pocketowls ? Comment je ferai pour rester en contact avec mes amies ? » « A ta place j'y compterais pas trop. A moins de miser sur des lettres... aussi brèves et impersonnelles que possible. » Y a Minki et Meilin qui parlent et moi j’attrape la manche de Jiélùn pour attirer son attention. J’ai peur un peu mais il est avec moi, alors j’suis sûre que tout va bien se passer. J’lui adresse même un gros sourire. Jusqu’à ce que Meilin reprenne la parole. « La prison, quoi ! » Sursaut, gémissement. « Gege j'veux pas aller en prison moi, j'ai rien fait. » Je sais que j’ai la voix plaintive de la gamine et que ça craint trop mais moi je veux pas aller en prison. « Personne n'ira en prison. Meimei, arrête un peu de la faire flipper. » J’me blottis encore un peu contre le torse de mon grand frère, comme si lui il pouvait me faire éviter la prison ; et j’ferme les yeux, comme ça j’peux ignorer tout le monde extérieur et faire comme si on était de retour à la maison.

Et j’aurais préféré être à la maison. Parce que là, y a des gens qui nous fouillent nos affaires et qui commencent à nous engueuler, et moi j’aime pas trop me faire engueuler (sauf par Ma, mais Ma c’est la seule qui a le droit et encore j’aime pas trop beaucoup non plus). En plus y avait pleins des cadeaux dans ma valise alors quand ils se sont approchés de moi avec leurs airs menaçants, j’ai serré très fort la main de mon grand-frère. Ça a duré longtemps, en plus, je veux plus du tout revivre ça. Mais finalement on parvient à en sortir et y a Ma qui nous attend au pied de la tour, et moi qui lui saute dans les bras. Elle me regarde, elle me sourit un peu, mais elle tourne bien vite la tête vers Jiélùn et moi je fronce les sourcils. « Je crois qu’il est pas content parce que les messieurs ils ont pas été très gentils. » Puis j’hausse les épaules. « J’suis trop contente de te revoir Ma ! » Et c’est vrai que j’suis contente, parce qu’elle m’a trop manquée. Elle sourit, elle me frotte les cheveux, « moi aussi. » Et puis elle me relâche pour s’avancer vers le frère et moi j’m’accroche un peu plus à mon sac. « Hé, tu sais pourquoi il est aussi pas content gege ? » « Il avait pas envie de venir je crois. » J’sursaute, j’crois même que j’pousse un petit cri et puis instantanément je me mets à piquer un fard. J’étais persuadée que c’était Meilin. Mais non, parce que j’la vois un peu plus loin, en train de parler à Ma, et avec moi y a plus que Minki. C’est pas que je l’aime pas hein ! C’est que c’est trop bizarre et il est trop grand et il est grave gentil et moi ça me fait rougir. Les filles, elles disent que j’suis amoureuse mais elles sont stupides non ? Parce que Ma elle m’a toujours dit de me concentrer sur les études au lieu des garçons, alors je peux pas être amoureuse hein ? « Oui, ça doit être ça ha ha… » Je sais même plus quoi dire, j’ai le cœur qui bat trop vite. « J’vais lui parler ! » Et je pique un sprint, plus pour m’éloigner de lui que pour me rapprocher de mon frangin.



(avril 2000) Y a eu les cartons à défaire, les papiers à remplir, la nouvelle maison à découvrir ; on est là depuis deux mois, j’ai l’impression que ça fait une éternité. Une éternité avec les soupirs de Ma, les rires de Even, les chamailleries des jumeaux. Une éternité sans presque sortir, toujours fourrée à la maison. Une éternité sans voir d’amis, et ça qu’est-ce que c’est long. Aujourd’hui, j’ai réussi à m’enfuir. J’me suis échappée de la maison, j’avais pas envie d’y rester. On s’est déjà un peu promenés ici, mais c’est la première fois que j’la découvre seule, cette ville. Y a les gens qui passent et qui bousculent, certains qui s’arrêtent, d’autres qui flânent. Très peu qui flânent. Londres, on y va pas pour le tourisme ; on y va juste pour faire sa vie. Pour tenter de survivre. A Taipei, il faisait beau, ici il fait gris, même quand y a du soleil. Il fait gris dans le cœur des gens, c’est gravé sur leur visage, et moi ça me fait un peu peur. J’ai jamais trop compris à leur politique ici, Even il m’a dit que les anglais étaient comme ça et c’est tout, mais moi j’aime pas. Moi j’préfère quand les gens ils sourient et que tout est b- « maouuuuu ». J’m’arrête, brusquement. J’sursaute. Personne d’autre n’a l’air d’y prêter attention, ils continuent tous leur vie. C’est peut-être un mirage ? Une hallucination audi- « mi-a-ouuuuuu ». Plus d’insistance cette fois, presque de l’impatience. J’tourne la tête à droite, à gauche, j’essaie d’apercevoir l’origine du bruit ; et c’est là que j’la vois. La tâche sombre coincée dans un buisson, qui hurle à la mort. C’est en m’approchant un peu, que je constate que la pauvre bête est totalement coincée. Y a des épines, des petites touffes de poils perdus à leur bout. Et le chat qui miaule, encore et encore. Alors sans vraiment réfléchir, j’tends les bras. Je sens les bouts de bois qui m’entaillent les bras, ça fait mal, j’ai presque envie d’abandonner. De rentrer à la maison en courant, pour demander à quelqu’un d’autre de s’en charger. Mais j’arrive à toucher les poils, à écarter les branches assez pour qu’elle s’en aille, qu’elle bondit sur mes genoux, pour venir se frotter contre moi en ronronnant. « Lollipop. J’vais t’appeler Lollipop. » Je sais pas trop d’où ça vient, ça sort tout seul. Elle me répond en miaulant, et moi je souris. Au moins je serai plus seule ici.

❝ Chapitre deux  ❞2001 & Londres

(juin 2001) Tout le monde a un but ici. Even il a la danse, il a l’art et puis il a ses amis. Su, elle a l’ingémagie. Ils ont tous un objectif et moi j’ai rien, moi j’arrive pas à trouver. Alors je fais comme Ma m’a conseillée (ou plutôt contrainte ; c’est qu’on a des règles dans la famille) : j’enchaîne les stages. Ou en tout cas je vais enchaîner les stages. Aujourd’hui commence le premier. Et même si je sais pas trop si ça va me plaire, au moins y aura des gens là-bas. J’aime bien Vitmagic, mais ça change tellement de l’école. A Vitmagic, j’étudie à la maison, j’ai pas mes copines, j’ai que mes frères et sœurs, je sors pas beaucoup non plus justement parce que j’ai personne avec qui sortir. Ça devient étouffant à la maison, alors quand Ma m’a parlée de l’hôpital Sainte Mangouste, j’ai pas tardé à postuler. Et ils m’ont prise en stage. Sauf que… c’est grand, là-bas. « Euh, bonjour ? » La dame à l’accueil lève les yeux vers moi, m’adresse un sourire. « Je suis… Dylan Li, je commence mon stage aujourd’hui ? » « Auprès de… ? » « Moriyama. Emi. » Elle sourit, « je la contacte tout de suite. Vous pouvez vous asseoir là-bas, le temps qu’elle vienne vous chercher. » Alors j’vais m’asseoir là-bas. J’ai les yeux qui parcourent les lieux, visitent un peu. J’ai le stress également, la pression. Je sais pas si ça va me plaire, j’ai jamais trop aimé les hôpitaux. Mais après tout, il faut essayer pour savoir non ? Alors j’essaie. Et puis on verra bien. « Emi est auprès d’un patient. Chambre 203, vous pouvez la rejoindre là-bas. » J’lève la tête, la hoche et puis me relève pour aller me perdre dans le dédales. C’est grand ici, c’est inconnu aussi ; j’ai pas trop l’habitude, et puis j’aime pas trop ça. On m’a toujours traitée comme une enfant, je sais pas me débrouiller toute seule. J’ai jamais appris ça moi.

« T’es nouvelle ? » Je détache enfin mes yeux de mon assiette, pour les lever en direction d’une fille à la peau mate, aux cheveux bruns, qui semble avoir à peu près mon âge. Et ça me fait sourire. « Oui ! Je suis en stage, j’ai commencé ce matin. » « Et ça va tu t’en sors ? » « Ouais grave, même si c’est grand ! » En fait pas tant que ça, mais je sais pas pourquoi, j’ai pas envie qu’elle le sache. J’ai pas envie qu’elle me prenne pour une handicapée d’entrée de jeu. Je pointe le siège en face de moi de la pointe de ma fourchette, « tu veux t’asseoir ? » J’ai à peine le temps de finir ma phrase qu’elle prend place. « Moi c’est Calixte ! » « Et moi Dylan. » On se regarde, on se sourit un peu aussi, et puis on mange évidemment. On est là pour ça après tout non ? Mais on discute aussi un peu (on discute aussi surtout). On parle du stage, et puis de l’hôpital ; on parle d’Emi, de Shin aussi, on passe ensuite aux potins, et on termine en éclatant de rire.



(août 2001) Un coup de vent. Rien de plus qu’un coup de vent. La main sur la poignée, prête à tirer la porte. Porte qui s’est à moitié écrasée contre ma tête quand le fameux coup de vent s’est fracassé dessus, pour ensuite s’enfuir en direction des vestiaires. « Attends PARDON ? » J’ai même pas le temps de crier qu’elle a déjà disparu. Je jette un coup d’œil dans la salle, pour apercevoir Even et ses amis en train de s’entraîner à la danse, et finalement hausse les épaules. Pour faire demi-tour et aller voir la furie. « Hé toi- » Ok j’étais bien partie pour un savon saveur Ma mais la voir en larmes, ça m’arrête immédiatement. « Euh ça va ? » Je crois que de toute manière, je suis pas trop faite pour les leçons de moral. Enfin il paraît que j’suis une petite princesse capricieuse mais une princesse capricieuse qu’a pas la force mentale de sa mère. Même si je pense que peu de personnes arrivent à sa hauteur. « Ça va. » Elle se cache un peu, essaie de pas croiser mon regard. Alors j’m’avance pour m’asseoir à côté et j’balance mes jambes dans le vide. « Nan ça va pas. » Elle me répond pas. « Et sinon pourquoi elle est sortie comme ça la fille qui va bien hein ? » C’est là que j’pose le regard sur ses pieds. « T’es blessée ? » « Oui j’ai… » « J’veux pas savoir, montre-moi ça. » Elle hésite, j’lève les yeux au ciel. « J’ai fait un stage à sainte-mangouste, j’ai les bases de premier secours. » Finalement elle abandonne, me laisse ses pieds. Y a comme des petits trous, un peu de sang.

J’repositionne mon sac sur mon épaule, bascule mes cheveux derrière mon épaule. « Tu viens, on sort ? » « Mais t’avais pas quelque chose à faire ? » « Nan juste passer chercher mon frère mais il peut bien se débrouiller. » Et j’lui souris, avant de lui tendre la main. Et elle accepte de me suivre à l’extérieur. Jian Chang, c’est comme ça qu’elle s’appelle. J’aime bien son prénom, et puis je l’aime bien elle (même si j’oublie pas qu’elle a failli m’éborgner). « Et ça te dit un petit verre de jus de citrouille ? » Elle hoche la tête et moi j’rigole. De toute manière, j’pense que Jian elle a déjà compris, qu’un simple non, ça ne fait pas partie de mon vocabulaire ; j’suis bien la digne fille de ma mère après tout.



(octobre 2001) « A plus les filles ! » J'adresse un grand signe de la main à Jian et Callie, un grand sourire également, avant de me détourner et de pousser la porte. Mais j’ai à peine le temps de franchir le pas de la porte, que mon regard se heurte au visage de Ma. Elle est livide. Even aussi est livide d’ailleurs. Il me salue pas comme à son habitude, se contente d'ouvrir la bouche. Puis de la refermer. « Qu’est-ce qu’il se passe ? » Je suis plus la gamine que j’étais, je suis plus aussi stupide, j’le vois qu’il se passe quelque chose. Même si comme d’habitude ils veulent pas m’en parler. « Dîtes-moi. » Je vois Ma qui change de couleur, les joues qui rosissent un peu ; signe qu’elle s’apprête à me passer un savon. C’est sûrement mieux que de m’expliquer hein ? « S’il-vous-plaît ? » Cette fois c’est à papa que je parle, en lui adressant mon regard le plus implorant. Papa, il a toujours été plus facile à convaincre de toute manière. Il ignore le coup d’œil furieux (et préventif) de ma mère, garde son attention toute entière fixée sur moi, et puis sa bouche qui s’ouvre. « Kyohei. » Ton sec de Ma, et pourtant c’est trop tard. « C'est Emi... » « Emi ? » J’ai la voix qui part dans les aigus, les yeux grands ouverts par l’inquiétude. Emi, j’la connaissais avant, mais on s’est rapprochées quand j’ai commencé mon stage ; presque deux mois ensemble, ça forge les relations. Et je l’aime bien Emi, moi. « Elle… » « Kyohei, arrête. » « TA GUEULE, LUI DIS PAS. » J'sursaute, surprise par les cris d'Even. J'ai peur un peu, j'ai peur d'un coup. « Jiélùn, tu respectes ton père. » Ma, elle a la voix calme, mais elle lui jette son fameux regard, celui qui pourrait tuer un homme, mais ça l'arrête pas lui, et moi ça me fait encore plus peur. « Dîtes-moi... » C'est guère plus qu'un gémissement, j'ai les larmes qui me montent aux yeux. Et j'me sens ridicule, mais je déteste ne pas savoir. Alors papa profite du désaccord entre les deux autres, pour me glisser d'une traite, « elle est morte. » Et j’ai l’impression que c’est le monde qui s’arrête de tourner. Ma et papa commencent à se disputer, moi j’essaie de croiser le regard d’Even. Qui l’évite. Et j'pleure quand j’fais demi-tour, hésite à monter dans ma chambre, mais fait finalement machine arrière pour ouvrir la porte d’entrée à la volée et détaler. J’ai besoin de marcher, j’ai besoin de courir, j’ai besoin de… tout, mais pas ça.


❝ Chapitre trois  ❞2003 & CEPAS (Godric's Hollow)

(avril 2003) « C’est le grand jour. C’est. Le. Grand. Jour. Celui que j’attends depuis des jours, voire des mois ; que dis-je, des années ! Aujourd’hui s’arrêtent les cours par correspondance. Aujourd’hui je commence enfin les cours au Centre Educatif Pour Jeunes Sorciers, qui ouvre dès à présent ses portes aux adolescents sorciers. Vous y croyez ça vous ? « T’as rien ou- » « Non Ma, j’ai rien oublié ! » J’lui adresse un grand signe de la main afin de filer, sautant à l’intérieur du magicobus avant d’y décliner mon identité. J’ai à peine le temps de regarder mes parents par la fenêtre, qu’ils ont déjà disparu. Ou plutôt, c’est nous qui avons disparu. « Trop cool ! » « N’est-ce pas ? » « Et encore, t’as rien vu. » « Waaah, vous êtes déjà là ? » Y a Callie et Jian qui me fixent à quelques pas, et moi qui me précipite pour les prendre dans mes bras. « J’ai tellement hâte les filles si vous saviez. » « Oh crois-moi, on sait. » Et on rigole, parce qu’elle a pas totalement tort au fond ; ça fait des semaines que je leur rabâche les oreilles avec ça. Pas que j’aime particulièrement les cours (mais je travaille, j’suis bien obligée), mais là c’est différent, là je suis plus seule. J’en avais marre, de passer des heures à mon bureau, sans avoir âme qui vive à qui parler. C’est franchement ennuyeux les cours, quand on a personne. Mais c’est fini. Parce que j’ai mes deux meilleures amies avec moi. (Et parfois, ça me fait rire, elles me font penser à Lin et Kimiko, mais en mieux ; surtout qu’à priori, y en a aucune qui flashe sur mon frère alors c’est cool.) « Vous croyez qu’ils nous laisseront visiter Godric’s Hollow ? J’ai jamais pu aahhhh j’ai trop hâte ! » Et on rigole encore mais je sais qu’au fond elles ont tout aussi hâte que moi (j’espère).

« Non mais je dis pas que Bertie Crochue est une malade hein, mais qui aurait l’idée de faire des bonbons goût crotte de nez hein ? » C’est vrai quoi, faut vraiment avoir un problème. Et puis y a pleins d’autres goûts absolument pas bons, comment on peut aimer ça même ? « Tu dis ça parce que tu tombes toujours sur crotte de nez ou vomi, avoue. » « Nan. » Quoi, mauvaise foi ? « Menteuuuuuuuuuse. » J’leur jette mon fameux regard noir (hé, j’l’ai peaufiné longtemps celui-là) mais elles se contentent de rigoler et pire, elles se moquent de moi. Quand j’serai assez grande pour apprendre les sortilèges interdites, j’vais leur en lancer moi elles vont voir, elles feront plus les malines. Mais en attendant, j’me contente de rire avec elles, puis de piocher un bonbon, que j’fourre dans ma bouche et… vomi. Mais qu’est-ce que j’ai fait pour avoir aussi peu de chance ? En toute discrétion, j’approche ma main de ma bouche pour y recracher l’arme du crime et- « OH MON DIEU. » On est arrivés. On est enfin arrivés. J’lâche le bout mâché par terre, et puis je récupère mon sac pour me précipiter hors du magicobus, sans attendre les deux limaces. C’est beau c’est magique c’est formidable. J’suis Callie et Jian à l’intérieur, sans cesser de m’extasier de tout.



(mai 2003) Baguette brandie, regard déterminé, lèvres pincées. « Expulso ! » Ça fait des heures que je travaille ce sort, produisant parfois des explosions négligeables, parfois des explosion bien trop incontrôlables, et le reste du temps… rien. Comme présentement. J’fronce les sourcils, regard ma baguette, puis détourne le regard vers Callie. « Je comprends pas Callie. » C’est guère plus d’un gémissement ; elle me jette un regard compatissant. Ma baguette, j’ai toujours eu du mal à la dompter. Oh bien sûr elle est puissante, mais souvent hors de contrôle ; elle n’obéit qu’à moi, loyale au-delà du possible, mais encore faut-il qu'elle daigne m’écouter. Ma baguette et moi, c’est un combat constant, une guerre de caractère ; et j’suis bien trop têtue pour lui laisser cette victoire. « Expulso. » Le carton qui explose, mes lèvres qui se serrent et mon regard qui se heurte à son sourire victorieux. Et ses yeux méprisants. « Quand on est nulle, on évite de faire la maline non ? » « Qu’est-ce que t’attends pour arrêter alors ? » J’crache ces quelques mots, sans dissimuler ma haine. Y a cette animosité entre nous deux, présente depuis notre rencontre. Lucy, la sorcière qui se la joue princesse, fière de ses origines pures, de ses parents hauts placés. Qui déteste les gens comme moi, ceux qui viennent de loin, ceux qui viennent d’ailleurs. Parfois, elle nous appelle les colonisateurs, les profiteurs, qui se servent de l’allègement des règles pour débarquer dans un pays qui ne veut pas d’eux. Lucy, elle l’a toujours exprimé ; elle veut pas qu’on soit là et ne s’en cache pas. « Si seulement t’avais du talent, on t’accepterait, mais là… » Elle laisse planer le suspens, sourire aux lèvres. « T’es juste un parasite. »

J’pousse la porte discrètement, avance dans le couloir sur la pointe des pieds et… « Zhi Lan Li. » J’me fige soudainement, n’osant même pas tourner la tête vers ma mère. « Quel est ce courrier que je viens de recevoir ? » « Oh, les hiboux vont vite apparemment… ha ha. » « NE RIGOLE PAS. » J’frissonne, le cœur qui bat à cent à l’heure, le rire (nerveux) qui se coince dans ma gorge. Ma, elle me fait peur quand elle est énervée ; Ma, j’aimerais tellement la rendre fière. Mais aujourd’hui, y a pas de fierté dans ses yeux quand elle me regarde. Y a pas de fierté, y a que… de la déception. De la déception. J’ai le cœur qui se serre, la respiration qui se bloque dans ma gorge. J’sens les larmes qui veulent venir, mais j’les en empêche. J’les en empêche, mais ça me fait mal. « Ma, je… » « Je ne veux pas le savoir. » Alors j’me tais. J’me tais et j’me tiens prête à essuyer la tempête, la tornade. A affronter les reproches et les récriminations. « J’apprends que tu t’es battue en plein cours avec une de tes camarades de classes ? » Je hoche la tête, le regard fuyant, sans oser la regarder. De la honte. C’est ça. J’ai honte. Pas spécialement d’avoir mis une raclée à Lucy ; mais que Ma l’ait appris. « Ma propre fille s’est battue, manquant de peur de blesser son professeur ? Ma propre fille a traite sa camarade de sale conne et de pitiponk édenté ? » « Ma… » « Va dans ta chambre. Je ne veux plus te voir. » J’me détourne, j’avance. Et j’espère, secrètement, qu’elle va m’arrêter, qu’elle va me parler ; me dire que c’est pas bien, mais qu’elle me pardonne, qu’elle le méritait bien, cette Lucy. Parce qu’elle le mérite, Lucy, j'en suis persuadée. Et j'me sens si mal, de ne pas pouvoir le faire comprendre à sa mère.


❝ Chapitre quatre  ❞2004 & maison (londres)

(janvier 2004) « Papa ? » Il lève la tête de ses papiers, arque un sourcil. Il attend que je parle, me laisse la parole ; il est un des rares, dans la famille. Alors ça me fait sourire. « Aujourd’hui y a.. » J’pousse un soupir et il m’invite à m’asseoir. « T’es pas obligée de me dire si-. » « J’en ai marre. » Ça sort tout seul, j’me mords les lèvres en prenant conscience que j’lui ai coupé la parole. Mais il se contente de hocher la tête, de m’inviter à continuer. « Est-ce que tu trouves que j’suis une incapable toi aussi ? » « Zhi… » « Nan, sérieusement. A chaque fois que j’entends mes copines parler, j’ai l’impression d’être une incapable. Hier j’ai voulu cuisiner, mais Ma m’a mise dehors en disant qu’elle allait s’en charger. Et quand j’l’ai dit à gege il a juste rigolé ! T’y crois ça ? J’suis sûre que s’il avait été là, c’est lui qui s’en serait chargé à la place de Ma. Enfin pas de cuisiner hein, mais… Non mais tu vois, j’ai jamais fait le ménage de ma vie, jamais fait la cuisine non plus, j’ai jamais rien fait tu trouves ça normal toi ? Callie elle a dit que c’était pas une honte mais alors pourquoi quand j’en ai parlé à une copine, elle s’est moquée de moi ? Elle m’appelle princesse maintenant… Tu trouves que j’suis une princesse ? » Je sais que j’en ai le comportement parfois, j’ai toujours mis ça sur le coup de mon entêtement mais… j’en ai marre d’être toujours reléguée à la place du bébé. Quand j’étais petite c’était cool, mais j’suis plus petite, et j’ai l’impression que personne arrive à s’en rendre compte. « Je pense pas que tu sois une incapable. T’es capable de faire pleins de choses. » « MAIS ON ME LAISSE PAS LES FAIRE. » Je comprends à son froncement de sourcils que j’suis allée trop loin. « Désolée… » Papa, c’est le seul qui me comprend, le seul qui essaie pas de me préserver de tout et n’importe quoi, le seul qui me laisse vivre même si lui-même a du mal à vivre, à cause de Ma. « C’est juste que… je sais pas… » « Je sais. C’est pas grave. » Il tend la main pour venir me frotter le dos, et j’me laisse aller à son contact. Avec lui, j’ai toujours eu l’impression que j’pouvais parler de tout ; parce qu’avec lui j’ai toujours pu parler de tout. Enfin non, ça c’est pas totalement vrai. C’est surtout depuis quelques temps en fait. « En plus y a… » Et commence la litanie des plaintes. Il m’écoute sans faire de commentaire, hoche simplement la tête à certains moments, se permet même de rigoler devant mes mésaventures. « J’suis une grande fille maintenant, pourquoi Ma me laisse même pas boire une bière au beure ? » « Je lui en parlerai. » « Hm. » Mais lui comme moi, on sait que c’est faux ; et que même s’il ose, elle lui dira non. Parce que c’est toujours ce qu’elle fait avec lui.



(juin 2004) « On met le point final… et… on… ENVOIE ! » Le texte apparaît alors sur MSN, liant le court résumé au texte plus complet sur archive of our obsession. J’m’étire, me masse la nuque puis les tempes, épuisée ; après une soirée entière passée dessus, il est presque minuit. Mais quand j’entends mon pocketowl s’agiter, je sais que j’pourrai pas me coucher tout de suite. « Salut Callie, alors t’as- » « Le. bi. souuuuuuuuu. » J’vois le petit minois de Callie, j’entends l’excitation dans sa voix et ça ne peut que me faire sourire ; et même un peu rire. Papa, il s’autoproclame souvent mon fan numéro un, mais la vérité c’est qu’il pourra jamais dépasser Callie. Callie qui me soutient depuis le début, Callie qui ne peut s’empêcher de passer un appel dès que je publie quelque chose ; Callie qui vit chacune de mes histoires avec une passion qui me fait toujours chaud au cœur. Callie, c’est vraiment ma fan numéro un et parfois j’me demande même si elle irait pas lire mes listes de course en cachette. « Ouais bah il fallait bien qu’ils s’embrassent au bout d’un moment. » « Euh. Pardon ? » « Quoi ? » « Non rien, j’ai cru que tu critiquais un de mes ships préférés, j’ai eu peur. » Elle a la voix sérieuse, mais pas les yeux ; et quand j’éclate de rire elle parvient pas à se retenir de m’imiter. « Ouais mais ton ship préféré il est quand même méga lent. » Et on continue à se chamailler pendant quelques minutes, pendant de longues minutes. C’est ponctué de rires, ponctué de sourires et d’éclats, c’est ponctué d’amour et j’ai le cœur qui se gonfle quand j’la regarde, que j’prends conscience de la chance que j’ai, de la chance qu’on a.
Puis j’ai le cœur qui s’arrête, quand mon regard tombe sur la toute petite notification. La notification qui grossit dans ma tête, prend toute la place. Un message. De Kris. « Ça va ? » « Euh ouais ouais, c’est rien t’inquiète. »

De Kris, 00:01
T’es là ?
De Dylan, 00:07
Ouais pardon, j’étais en appel avec une amie.
De Kris, 00:08
Attends.
T’as des amis ??

De Dylan, 00:10
C’est pas que j’ai des amis… c’est que j’en ai trop, pf, la popularité tu sais c’est épuisant parfois.
De Kris, 00:12
Haha.
Ça te dit qu’on se voit ?

De Dylan, 00:12
Euh là, maintenant ?
De Kris, 00:13
Tu peux pas ?
De Dylan, 00:15
Euh…
Si si, j’pense que si !

De Kris, 00:16
Ok, rdv tu sais où !
De Dylan, 00:16
Ok !

Et j’ai le cœur qui bat la chamade quand j’me faufile par la porte d’entrée entrouverte, quand j’me glisse dans la nuit, à peine munie d’un petit pull, quand j’arpente la rue d’un pas discret.
Et j’ai le cœur qui bat la chamade, quand j’la vois, que j’perçois son visage, le sourire qui apparaît dès que son regard croise le mien.
Et j’ai le cœur qui bat la chamade, mais après tout on n’est seulement des amies.
Non ?



Dernière édition par Dylan Li le Dim 2 Juil 2017 - 17:59, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: (dylan) // colors   Mer 24 Mai 2017 - 15:05

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‹ inscription : 29/01/2017
‹ messages : 766
‹ crédits : neo venus.
‹ dialogues : sienna.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ madelaine petsch ; calixe Davis w/ audreyana michelle; ardal ollivander w/ matthew daddario ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook.
‹ âge : 18 yo (19.12.85).
‹ occupation : ancien élève de Mahoutokoro, 1er cycle achevé au RU par correspondance (vitmagic). désormais étudiant à la WADA cursus Arts visuels. jobbe en tant qu'animateur au CEPAS en semaine et au dirico express le samedi (club d'art pour une ribambelle de gosses qu'il adore).
‹ scolarité : 1992 à aujourd'hui.
‹ baguette : cerisier, 27cm, écailles de kappa.
‹ gallions (ʛ) : 1077
‹ réputation : party boy, slut assumée, toujours partant pour des hook up sans signification et probablement un brin obsédé par le sexe, sans limite, dork en compagnie de ses potes, skater taré, doué avec les gosses, artiste prometteur.
‹ faits :
personnalité:
 



steven jiélùn li, dit evenpyrokinésiste • il porte le nom de sa mère, sorcière pangcah (taïwanaise), plutôt que le "Matsuoka" hérité de son père (japonais) • il a 4 soeurs • tyrannisé à l'école, il a fait une tentative de suicide à 13 ans et est encore aujourd'hui terrifié par le vide. • il a un soft spot pour les gosses mal aimés de son club d'art. • sa famille paternelle est propriétaire de Shape the Future (grand groupe spécialisé en technomagie), où sa mère travaille en tant que directrice marketing de la branche brit. son père a délaissé l'entreprise familiale au profit de sa passion pour l'art et est désormais directeur de la Wada. sa soeur aînée est créatrice de mode, la cadette ingémage chez des concurrents, tandis que les deux dernières sont encore aux études.

vu par le monde:
 


il a toujours un appareil photo, des multiplettes ou un pinceau au bout des doigts • big softie sous ses allures punk • aime être sous les feux des projecteurs lorsqu'il est dans son élément mais devient socially awkward et mal à l'aise avec les gens aussitôt qu'il doute de lui-même. • praise kink • il préfère cependant se tenir derrière la caméra plutôt qu'être mis en avant. • dents de lapin, sourire de bunny. • veut devenir photographe pro. • poste des cover de chant et de danse sur son msn pour satisfaire ses autres passions. • trop d'alcool, trop de sexe, trop d'orviétan, trop de boissons énergisantes. il ne peut pas s'empêcher d'abuser, bien qu'il ait vu sa sœur Lily frôler la mort à cause d'une overdose. • ses potes et lui sont adeptes de bodypainting et font office de toiles humaines les uns pour les autres. • a l'air mort quand il dort. • infoutu de cuisiner, vit de bouffe à emporter et de gras de fast food. • passe un quart de son temps au skatepark, un autre à l'Espresso Patronum, et sèche beaucoup trop les cours pour son bien. • il a un caméléon (kowalski) et mickey et lui ont adopté d'autres animaux, dont un hérisson et un chien.
‹ résidence : vit au Sawl Yard, dans un appart pour deux avec son bff Rhee Min Ki (aka Mickey), rentre chez ses vieux un week-end sur deux environ.
‹ patronus : un kappa, encore une fois. Son animal totem, décidément : très protecteur de son territoire.
‹ épouvantard : ses proches privés de mémoire. Depuis qu'on leur a rendu un Shin tout sauf lui-même, Even s'aperçoit qu'être totalement oublié par quelqu'un qu'on aime est presque aussi terrible que le perdre à jamais... ou peut-être pire.
‹ risèd : quelque chose ayant trait à son paternel, probablement, mais Even préférerait crever plutôt que l'avouer.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t6592-even-human-soul-on-fire
AHOQEIFHS

edit ; MON KDO
MON BB A MOI QUE LES PARETNS ONT FAIT RIEN QUE POUR MOI (NON ?? COMMENT CA NON ??)
MON TRESOR
MA DYLAN
ALICE
ALIIIIIIIIIIIIIICE
PIGEON DU BONHEUR DU PLAISIR ULTIME
OMG OMG OMG

J E REVIEN S


edit 2 ; ALORS DEJA OK MA MISSION POUR T'AVOIR PAROTUT DANS MA VIE AVANCE BIEN J'AIME BEAUCOUP CA
TU EXCUSERAS LES FAUTES JE SUIS L'EXCITAITON ???????? TOI ZICI C'EST L’AVÈNEMENT DE GLOIRE DE LA POULE EN EXTASE (WTF OMG MOI NON PLUS JSP CE QUE C'EST I'M SORRY)

je suis trop heureuse je pleure des larmes de sang ;(((((( EN PLUS CE DSEBUT ? JE HURLE JE FANGIRLE J'AIME ???? le jh en moi est genre "donne des cours de cutance à hana noona stp ????" MAIS PTDR TLMSF IL ASSUME SA NOONA DE LA VILAINIE CE GUEUX HAHAHAHA
ET EVEN ASSUME BCP SON BB CAPRICIEUX
D'O% AIKO L'IGNORE OMG ??? CeT IRRESPECT ? CETTE MEUF QUI COMPREND PAS LA VIE ?????? CA PAR CONTRE J'AIME PAS TROP BCP ? JE DESAPPROUVE ? MAIS C'qEST PROBABLEMENT PSK 1000% DE MON APPROBATION VONT A TON

DEBUT





DE


FICHE

si


perf


que
je *

sui s


en pls


j't'aime

t'es belle
t'es cute
t'es bonne
sois ma frangine soon et pour l'éternité yeux
merci d'être là inlove inlove inlove inlove inlove

et hop un petit rougissement laser rien que pour toi, héritage de la hoemance bolei rougit

• • •

I CAN'T FALL IN LOVE WITHOUT YOU
we're not nothing • don't feed me scraps from your bed, I won't be the stray coming back just to be fed. just pretend that you want me and be my babe.



Dernière édition par Even Li le Mer 24 Mai 2017 - 16:33, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: (dylan) // colors   Mer 24 Mai 2017 - 15:10

WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 25/03/2017
‹ messages : 225
‹ crédits : ethereals
‹ dialogues : #teal.


‹ liens utiles :
‹ occupation : attrapeuse titulaire des holyhead harpies
‹ maison : gryffondor
‹ gallions (ʛ) : 438
‹ particularité : maître du feu, particularité qu'elle tient de sa mère, une Moriyama.
‹ patronus : une louve
‹ épouvantard : les buts - plus précisément les trois cercles des Appleby Arrows
‹ risèd : être mère et ne plus ressentir cet horrible vide laissé par la perte de son fils.
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aezrety(u§èi!oço

• • •

all you have is your fire
When I was a child I'd sit for hours, staring into open flames. Something in it had a power, could barely tear my eyes away. When I was sixteen my senses fooled me : thought gasoline was on my clothes. I knew that something would always rule me, I knew this scent was mine alone.
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MessageSujet: Re: (dylan) // colors   Mer 24 Mai 2017 - 15:11

WIZARD • always the first casuality
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‹ disponibilité : dispo ♡
‹ inscription : 29/01/2017
‹ messages : 1049
‹ crédits : hrsy (avatar), the weeknd (paroles), tumblr (gif sign).
‹ dialogues : rosybrown.


‹ âge : vingt ans (02.09.83)
‹ occupation : attrapeur des falmouth falcons et étudiant au Centre London-I ; enchaîne également plein de petits jobs à côté pour payer ses études.
‹ maison : poufsouffle (de septembre 95 à juin 02).
‹ scolarité : septembre 02 à aujourd'hui (au Centre London-I en 2ème année).
‹ baguette : mesure trente centimètres, en bois de vigne, elle contient un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 1781
‹ réputation : true athlete, terre-à-terre capable de converser avec tout le monde, il reste humble et bienveillant en toutes circonstances ; mais il dégage aussi une image de snob, du gars inaccessible et froid, ça dépend surtout du point de vue.
‹ particularité : maître de l'air.
‹ résidence : dans un appartement avec mes deux meilleurs amis, dans le quartier du Whitehorn.
‹ patronus : une hirondelle
Voir le profil de l'utilisateur
jyuhtgbvfcdxw

• • •


I like the thrill, nothing's gonna make me feel this real. so baby don't go home I don't wanna spend tonight alone. baby please would you end your night with me ? don't you leave me all behind, don't you leave my little life, don't you leave my little lie.
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MessageSujet: Re: (dylan) // colors   Mer 24 Mai 2017 - 15:15

WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 29/11/2016
‹ messages : 342
‹ crédits : moony.
‹ dialogues : lightsteelblue (design foncé), steelblue (design clair).


‹ âge : 24 ans
‹ occupation : criminel en période de probation | apprenti Mage Social.
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : 1991 - 1994.
‹ baguette : a été brisée à son emprisonnement à Azkaban. A sa libération, on lui a refilé une merde complètement bridée, de 25cm, taillée dans du noyer et contenant un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 798
‹ réputation : on dit que c'est un délinquant, une petite frappe qui essaye de retrouver une vie normale, décente. Les anciens SM et les autres gangs du Londres Sorcier disent que c'est un traître, un vendu.
‹ particularité : c'est un maître du feu, le seul de sa famille puisqu'ils appartiennent tous à la tribu de l'eau.
‹ faits : il était le n°2 des shadow moses, qu'il a créés aux côtés de mood - mais ce dernier l'a trahi et il a passé un an et demi à azkaban - à son retour, mylan a décidé de quitter le gang - il a fait tout un tas de trucs nuls et c'était pour survivre, mais ça pèse lourd sur sa conscience - il ne supporte plus d'être enfermé - il est extrêmement tactile mais surtout, il a besoin qu'on le touche, qu'on lui rappelle qu'il est vivant - il ne ressent pas la douleur et ça le rend dangereux, mais c'est extrêmement pénible à vivre - il mange sans arrêt, adore cuisiner - il aime les chiens, déteste les chats - il ne supporte pas d'avoir froid - c'est un nabot, mais faut surtout pas lui dire, il déteste qu'on lui rappelle sa petite taille - il sait parler coréen, mais c'est un peu rouillé - il a deux petits frères qui sont sa seule famille, puisque ses parents et son aîné l'ont renié - il veut sortir les mômes de la rue, les aider avant qu'ils se retrouvent avec un casier judiciaire long comme le sien.
‹ résidence : techniquement, dans un appart' miteux au Chemin de Traverse, en réalité, chez Heath Ravka.
‹ patronus : il n'a jamais appris à en faire un.
‹ épouvantard : lui, dans sa cellule vide et glacée à Azkaban, privé de tous ses sens.
‹ risèd : lui, entouré de ses proches.
Voir le profil de l'utilisateur
laissez-moi être plus éloquente.

eufbiezbfihbzeiubfibrhgbzhbrigb.

• • •


set the world on fire
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MessageSujet: Re: (dylan) // colors   Mer 24 Mai 2017 - 15:24

WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 23/05/2017
‹ messages : 26
‹ crédits : spartaxiu
‹ dialogues : pink


‹ liens utiles :
‹ âge : 17 ans MAIS C'EST PLUS UN BEBE
‹ occupation : étudiante au CEPAS
‹ gallions (ʛ) : 207
Voir le profil de l'utilisateur
PTDRRRR JVM TELLEMENT SI VOUS SAVIEZ
même que moi aussi j'sais être éloquente tiens: jcoazifpzai

(ptn, pq faut que ce mot s'écrive eloquente..)
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MessageSujet: Re: (dylan) // colors   Mer 24 Mai 2017 - 15:27

HERO • we saved the world
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‹ inscription : 22/02/2016
‹ messages : 615
‹ crédits : cristalline et crackle bones pour la signature.
‹ dialogues : salmon


‹ liens utiles :
présentationjunereaghandaphnemoodlyannalorcànremus

‹ âge : vingt-quatre ans.
‹ occupation : C'est la grosse question que se pose Ronald en ce moment. Il n'aspire plus à devenir Auror, être autant de temps en guerre lui a passé l'envie de partir à la chasse aux mages noirs et il ne veut pas non plus avoir de contact avec les autres êtres humains alors il ne sait pas. Il aide Charlie avec ses dragons de temps en temps et ça ne lui déplaît pas. Peut-être qu'il va finir par se lancer dans des études de magizoologie ?
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : septembre 1991 et juin 1998.
‹ baguette : Bois de saule, trente-cinq centimètres et contient un crin de licorne. Cette baguette le suit depuis qu'il a détruit celle de son frère Charlie en deuxième année.
‹ gallions (ʛ) : 1449
‹ réputation : Difficile de passer à côté de la famille Weasley tout de même. Connue pour l'immense fratrie qui la compose, il est difficile de passer à côté d'eux. Famille emblématique des insurgés, ils ont tous presque reçu l'Ordre de Merlin et une jolie somme pour les services rendus à la société sorcière. On sourit beaucoup plus à Ron depuis la fin de la guerre et étrangement, il déteste cette célébrité. Lui qui convoitait tant celle de Harry quand ils étaient à Poudlard, il a fini par comprendre pourquoi son meilleur ami la fuit.
‹ particularité : aucune.
‹ résidence : il a retapé le Terrier alors en attendant c'est là-bas qu'il est.
‹ patronus : un jack russel terrier
‹ épouvantard : Celle-ci ne changera pas, pour rien au monde. Ronald peut faire face à n'importe quelle horreur, mais si vous le mettez devant une araignée... vous pouvez dire adieu au Gryffondor qui sommeille en lui.
‹ risèd : Il se revoit à Poudlard, quand tout allait bien, avec Harry, avec Hermione. Quand il pouvait encore entendre son père pester contre le fonctionnement d'un objet moldu et que Fred et George étaient en train d'inventer des confiseries piégées pour leur boutique tandis que leur mère s'affairait à la cuisine avec ce sourire si caractéristique. Ronald souhaiterait pouvoir revenir à cette période où tout le monde était encore là.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t6913-ronald-king-and-lionheart
vous m'apprendrez votre langue ? elle a l'air super cool trognon
bienvenuuuuuuue, j'aime tellement la famille Li omg et trop hâte de voir ce que tu vas faire du personnage minikr

• • •

red king  and at once i knew i was not magnificent strayed above the highway aisle, i could see for miles, miles, miles.
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MessageSujet: Re: (dylan) // colors   Mer 24 Mai 2017 - 15:34

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arrête d'écrire, c'pas bon pour toi rougit
allez jtm palpite
hehe hehe hehe
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(dylan) // colors

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