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sujet; (JAN. 2004) MYTH #3 + holding on to you.

WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 29/11/2016
‹ messages : 342
‹ crédits : moony.
‹ dialogues : lightsteelblue (design foncé), steelblue (design clair).


‹ âge : 24 ans
‹ occupation : criminel en période de probation | apprenti Mage Social.
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : 1991 - 1994.
‹ baguette : a été brisée à son emprisonnement à Azkaban. A sa libération, on lui a refilé une merde complètement bridée, de 25cm, taillée dans du noyer et contenant un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 847
‹ réputation : on dit que c'est un délinquant, une petite frappe qui essaye de retrouver une vie normale, décente. Les anciens SM et les autres gangs du Londres Sorcier disent que c'est un traître, un vendu.
‹ particularité : c'est un maître du feu, le seul de sa famille puisqu'ils appartiennent tous à la tribu de l'eau.
‹ faits : il était le n°2 des shadow moses, qu'il a créés aux côtés de mood - mais ce dernier l'a trahi et il a passé un an et demi à azkaban - à son retour, mylan a décidé de quitter le gang - il a fait tout un tas de trucs nuls et c'était pour survivre, mais ça pèse lourd sur sa conscience - il ne supporte plus d'être enfermé - il est extrêmement tactile mais surtout, il a besoin qu'on le touche, qu'on lui rappelle qu'il est vivant - il ne ressent pas la douleur et ça le rend dangereux, mais c'est extrêmement pénible à vivre - il mange sans arrêt, adore cuisiner - il aime les chiens, déteste les chats - il ne supporte pas d'avoir froid - c'est un nabot, mais faut surtout pas lui dire, il déteste qu'on lui rappelle sa petite taille - il sait parler coréen, mais c'est un peu rouillé - il a deux petits frères qui sont sa seule famille, puisque ses parents et son aîné l'ont renié - il veut sortir les mômes de la rue, les aider avant qu'ils se retrouvent avec un casier judiciaire long comme le sien.
‹ résidence : techniquement, dans un appart' miteux au Chemin de Traverse, en réalité, chez Heath Ravka.
‹ patronus : il n'a jamais appris à en faire un.
‹ épouvantard : lui, dans sa cellule vide et glacée à Azkaban, privé de tous ses sens.
‹ risèd : lui, entouré de ses proches.
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Myth + holding on to you
I must've forgot, you can't trust me, I'm open a moment and close when you show it, Before you know it, I'm lost at sea, And now that I write and think about it, And the story unfolds, You should take my life, You should take my soul.
15 mars 2004. Heureusement pour lui, Heath comprend vite que Mylan ne lui laisse pas vraiment le choix. S’il ne le rappelle pas un peu à l’ordre, Ravka a tendance à oublier le reste du monde et ça peut être attachant, surtout quand il a les sourcils froncés derrière ses lunettes qu’il remonte distraitement sur son nez alors qu’il se concentre sur son travail. Mais ça peut aussi être très agaçant et même inquiétant, lorsqu’il en oublie un peu de boire et de manger. « Yes, sir. » Ca a au moins le mérite de lui tirer un petit sourire en coin, alors qu’il commence à sortir les différents ingrédients pour préparer le repas qu’il a en tête. Il dépose tout sur le plan de travail, avant d’allumer un feu qu’il augmente à sa convenance en quelques gestes. « What do you plan to cook ? » lui demande Heath une fois qu’il a débarrassé la table de sa paperasse. « I was thinking pork ramen, my uncle had a great recipe. » C’est en discutant avec Mika qu’il a pu se souvenir du contenu exact de la recette et il a vraiment envie d’y goûter à nouveau. Il se met un peu la pression tout seul, parce qu’il sait que si le résultat n’est pas le plus proche possible de ce que son oncle était capable de faire, il sera forcément déçu. Mais il garde ses appréhensions pour lui et se met au travail avec encore plus d’application que d’habitude.
Ils ne parlent pas beaucoup, Mylan est concentré et Heath semble avoir compris qu’il a besoin d’un peu de calme pour être certain de ne pas faire d’erreurs. L’avantage d’avoir un véritable cuistot en guise de sous-chef, c’est que Heath sait exactement ce dont il a besoin et ils parviennent à travailler facilement, habilement. C’est presque naturel. Une fois que la préparation semble bien lancée, Mylan se détend un peu et parvient à faire la conversation. Il est censé faire la gueule mais c’est difficile quand ils se retrouvent dans cette pièce à préparer à manger ensemble, comme ils pouvaient le faire avant.

« I’ve missed this, » lui parvient la voix de Heath alors qu’il éteint le feu sous les deux casseroles. Mylan se fige et retient un peu son souffle. « Cooking with you, spending time like we used to. » Son cœur manque un battement, alors qu’il se retient difficilement d’esquisser un sourire. Bien, il n’est pas le seul à qui tout ceci a manqué. Mylan se détourne des préparations qui ne risquent pas d’accident maintenant qu’il a éteint le feu pour regarder Heath. Lentement, ce dernier se décide enfin à lui faire face. « But I feel like something isn't right since- ? » Oh, alors il a quand même remarqué ? Merlin, il était temps ! Déjà, le jeune homme lève les yeux au ciel, prêt à reprocher à Heath d’être vraiment lent parfois, mais ce dernier ne finit même pas sa phrase et… fait définitivement une tête bizarre.
« I'm- ah- you're not- you forgot your- pants ? » Mylan fronce les sourcils, ne comprend pas vraiment où veut en venir Ravka, avant de suivre son regard. Ah. Il est… sérieusement perturbé par sa tenue ? Certes, le t-shirt est trop grand pour lui et descend trop bas, preuve qu’il n’est clairement pas à lui. Mais ça n’a pas l’air d’être ce qui perturbe le plus Heath.

Mylan arque un sourcil, alors qu’il hésite entre sourire à la réaction de Ravka et lui jeter un regard agacé. Ce n’est pas la première fois qu’il finit dans ce genre de tenue, à vrai dire, c’est même le cas presque tous les soirs quand il rentre du boulot puisqu’il n’a qu’une hâte, se débarrasser de ses fringues et prendre une douche. Puisqu’il préfère dormir le moins habillé possible, Mylan a tendance à passer la soirée vêtu d’un t-shirt et d’un caleçon. Heath devrait savoir ça. Certes, c’est compliqué puisque ça fait plusieurs soirs qu’ils ne se voient pas tellement, à cause de leurs horaires et parce que Mylan va se coucher tôt, mais quand même. Il est peut-être un peu vexé.
« People don’t forget their pants, Heath, » fait-il en lui tournant le dos afin de remplir un premier bol de ramens. « At least, I don’t. » Une fois le premier rempli, il le dépose sur le plan de travail et attrape le second. « I choose not to wear pants because it’s more comfortable this way. » Il a ce ton qu’adoptent souvent les adultes, quand ils expliquent quelque chose aux gosses. Et ça ne le rend pas petty, d’accord ? Il attrape les deux bols et va les déposer sur la table de la cuisine, avant de voir que Heath n’a toujours pas vraiment bougé.

« Heath ? Are you having an aneurysm or an existential crisis ? » prétend-il s’inquiéter avant de s’installer à table. Et puis, parce qu’il n’est peut-être pas petty, mais définitivement moqueur, il pointe nonchalamment ses baguettes en direction de Ravka. « It’s rude to oggle your roommate’s ass, hyung, » fait-il d’un ton accusateur. Sans l’attendre, il entame son bol et laisse échapper un soupir de contentement à la première bouchée. Ce n’est pas parfait, mais c’est presque comme la recette de son oncle et il pourrait en pleurer de joie. Mais il a d’autres choses plus importantes à faire pour le moment, alors Mylan vide sa bouche et sans même accorder un regard à Heath, il conclut d’un air faussement détaché : « Unless you’re ready to act on it. » Le coloc : 1 – Heath : 0.

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WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 01/12/2016
‹ messages : 353
‹ crédits : heresy.
‹ dialogues : teal.
‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; alicia spinnet w/ zoe kravitz ; calixe Davis w/ jennie kim ; ardal ollivander w/ matthew daddario ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook.

‹ âge : 27
‹ occupation : chef cuisinier.
‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 88 et 95.
‹ baguette : est taillée dans 29,7cm de bois de charme et renferme un cœur de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 822
‹ réputation : j'ai quitté l'Angleterre après avoir décroché mes ASPICs pour ne rentrer de France qu'en 98, après avoir récupéré mon statut de Sorcier Britannique, temporairement perdu à cause du décret concernant les séjours de longue durée à l'étranger. Une blessure au genou m'a épargné de participer à la guerre. J'ai travaillé à l'Elysea (gastronomie française) à mon retour, mais les difficultés économiques des sorciers au terme de la guerre et les procès contre l'ancienne clientèle (mangemorts et élite) mettent le restaurant en faillite et en provoqueront probablement la fermeture.
‹ particularité : géokinésiste, du fait de mes racines nivkhes (indigènes de russie ayant longtemps subi l'occupation japonaise). Mais j'ai perdu mon père à 14 ans et mon apprentissage est resté incomplet — relativement instinctif et peu utilisé.
‹ faits : ma mère, française naturalisée britannique, est une ancienne Oubliator, hospitalisée à Janus Thickey à cause de de graves séquelles dues à son métier. • mon frère cadet, Aspen, a été adopté juste avant mon départ, mais a été officiellement déclaré né-moldu selon le statut de sang de ses parents adoptifs. La famille a été décimée durant la guerre et il s'est retrouvé à la rue. Je tente de renouer le contact avec lui, en dépit des griefs qui nous séparent depuis que je suis parti en le laissant derrière. • uc. • • • • •
‹ résidence : dans un immeuble récent du Chemin de Traverse.
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(Myth) holding on to youI hope you'll hear me in the streetlight's humming, softly breathing out your name. I know that even with the seams stitched tightly, darling, scars will remain... I say we scrape them from each other and let them wash off in the rain. I swear that even with the distance slowly wearing out your name, your hands still catch the
light the right way and our hearts still beat the same

15MARS 04. People don’t forget their pants, Heath. They don't... ? il répond distraitement sans réellement l'entendre, déglutit lorsque Mylan corrige : At least, I don’t. I choose not to wear pants because it’s more comfortable this way. Vraiment ? Il ne lui semble pas, à lui ; cela dit il ne songe pas à se plaindre, il ne songe pas à grand-chose à vrai dire. Seulement à la chaleur qui se loge au creux de sa poitrine et qui lui rougit la nuque, le cou jusqu'au visage, l'attraction longtemps refoulée qui s'éveille. Oh- of course. That's a good thing- I mean- I'm glad you feel at home here, that's all I wanted. Il est plutôt à l'aise avec les mots habituellement mais pour le coup, la conversation qu'il tentait d'initier lui échappe complètement tant il est décontenancé. Il a rejoint Mylan prêt à lui faire savoir qu'il n'attend rien de lui (c'est si faux), qu'il peut se sentir libre plutôt qu'entravé parce que Heath ne compte pas l'obliger à poursuivre une ébauche de relation potentiellement faussée dès le départ, ne voudrait l'obliger à rien (c'est si douloureux rien que de songer à y renoncer pourtant). Il l'a rejoint prêt à baisser les bras, à sacrifier ce qu'il voudrait au profit du bien-être de Mylan, certain que le silence et la distance de ces derniers jours recèlent un message. Il l'a rejoint presque à moitié (ou au quart) (ou au huitième) (whatever) convaincu de pouvoir se contenter de quelque chose comme... une amitié, une entente cordiale, quelque chose de platonique, basique. Mais en quelques secondes, Mylan l'affole ; il est juste lui et les résolutions de Heath lui filent d'entre les doigts parce qu'il ne lui faut pas plus que la simple présence de cet homme pour faire naître un brasier sous son épiderme. Heath ? Are you having an aneurysm or an existential crisis ? I'm just- lost ? Panicking ? Il y a quelque chose de condescendant dans le ton de Mylan et Heath a vraiment l'impression d'être à côté de la plaque et c'est désagréable parce qu'il voudrait réellement pouvoir lui assurer que sa tranquillité est tout ce qui prime, mais que la résilience qu'il s'est efforcé de construire s'effondre déjà comme un château de cartes. It’s rude to oggle your roommate’s ass, hyung. C'est tellement vrai et tellement gênant- Heath relève les yeux brusquement, pour fixer le plafond plutôt que de dévisager Mylan dont le soupire de satisfaction sonne indécent à son oreille et le fait frissonner d'envie. Unless you’re ready to act on it. I know, I'm sorry that was- l'excuse qui se précipite à ses lèvres avorte brutalement lorsqu'il assimile les mots du coréen ; what ? Et Heath de chercher son regard, lèvres entrouvertes sur il ne sait quels mots qu'il est incapable de formuler de toute façon, trop surpris pour savoir quoi répondre. C'est diamétralement opposé à tout ce qu'il s'est préparé des jours durant à entendre et il n'est pas certain de comprendre. Are you being serious... ? il tente, incertain (Or are you joking ? il n'ose pas ajouter). Amorce un pas, hésitant, avant d'aviser la mimique du Rhee : il y a quelque chose de presque défiant tatoué sur ses traits et c'est ce qu'il faut pour que Heath s'aperçoive enfin qu'il a peut-être mal interprété les signes, tout ce temps. Qu'il s'est convaincu de tout ce qu'il ne fallait pas.

Ses jambes contournent la table qui les sépare, comme mues par une volonté propre, comme il s'autorise une réaction instinctive de peur de perdre tout cran s'il cogite trop. D'une main ferme mais aucunement autoritaire, il récupère le bol que tient Mylan et le pose au centre de la table, ses yeux ne lâchant pas les siens un instant, puis il se penche pour effleurer sa joue du bout du nez, paupières closes. Il est ainsi, Heath : très axé sur les sens, car c'est ainsi que fonctionne la dégustation. L'odorat — il se délecte des fragrances qui se lient ; le parfum naturel et subtile que recèle chaque parcelle de l'épiderme de Mylan et, à mesure qu'il borde ses lèvres, le fumet plus présent du plat qu'il a goûté, le piquant des épices, la fraîcheur du gingembre, la note de fond mais reconnaissable des champignons, et tant d'autres éléments qu'il dissèque en pensée, sans vraiment y songer, avec l'aisance d'un habitué. Le toucher — le contact léger, presque inexistant se prononce, et retrouver les lèvres de Mylan est un soulagement plus intense qu'il ne se s'y serait attendu. Il remarque presque inconsciemment les différences ; gercées au tout départ, œuvre du froid, et d'une souplesse qui le fait fondre désormais. Mais il ressent surtout les similitudes, la signature familière gravée dans sa mémoire, indélébile ; la dextérité et l'assurance, la façon dont elles retrouvent les siennes un peu paresseusement au départ, comme pour lui rappeler qu'il a été idiot, puis avec une fermeté empreinte de ferveur qui le laisse pantois, essoufflé. Le goût — et Mylan est comme toujours une explosion de saveurs sans cesse différentes, mais exquises, car plus prononcées à mesure que l'aptitude d'Heath à déceler les richesses qui lui effleurent les papilles s'aiguise à nouveau. Sur ce terrain il le redécouvre sans cesse et se retrouve à chaque fois plus conquis, rongé par l'envie de ne jamais plus se détacher de lui. Pourtant il ralentit la cadence, sa bouche se détachant à contrecœur de celle de Mylan pour la piquer de baisers fantoches, avant qu'il ne s'écarte un peu. I thought you didn't want me anywmore, il avoue, un peu piteux de l'avoir si mal compris. Il re songe à tout ce que sa mère l'a forcé à voir, à reconnaître, son côté oublieux et sa distance, sa passion chronophage pour la cuisine qui le rend trop souvent aveugle à ceux qui l'entourent, et il se morigène mentalement parce qu'il ne veut pas de ça. It was stupid and I'm sorry if I upset you, it's so new to me... Il ne peut définitivement comparer Mylan à aucune de ses histoires précédentes, de ce qu'il lui fait ressentir à l'importance qu'il accorde aux sentiment du Rhee, en passant par son envie presque paralysante de bien faire. You know how terrible I am at relationships, but I promise I'll do better. Et sur ces mots il cherche sa main, pour le pousser à se relever et cette fois le baiser est plus profond, entier, non alourdi par des non-dits et des explications en suspend. Il se sent léger, ivre et assoiffé du contact de Mylan et de tout ce qu'il est, de tout ce qu'il a à offrir.

Heath le repousse contre la table, pour qu'il s'y hisse et l'encadre de ses jambes nues, dont ses paumes épousent la courbe. You feel amazing against me, il confesse, soupirant contre ses lèvres qui lui ôtent toute envie de parler, de penser — il veut juste ressentir. Mais il ne peut retenir le léger rire, nerveux, qui lui secoue la cage thoracique. But I must confess that I really don't know what I'm doing, il avoue finalement après des semaines d'incertitude. L'embrasser, le découvrir de ses mains — c'est instinctif. Mais Heath se croyait profondément hétéro avant de le rencontrer. Don't laugh- il prévient en lui lançant un regard, mais ses commissures esquissent un sourire autodérisoire, I may have read about it ? Il comptait vraiment ne pas avoir à tenir cette discussion, d'accord, mais- clairement il n'a pas d'autre choix que d'en discuter avec Mylan, parce que la crainte de le décevoir le stoppe à chaque fois que leur proximité devient trop intense. Heath se mord la lippe, se sentant un peu gauche, avant de se résigner à ajouter précipitamment. I could find some... material ? on the general mechanics of intercourse and such, but I didn't really find a How to do your- (coloc ? il s'arrête juste une demi-seconde, le temps d'un battement de coeur, d'un baiser du bout des lèvres, et puis achève d'une voix plus basse, bien que chargée) -boyfriend guide. Ils n'ont jamais réellement mis de nom sur ce qu'ils partageaient, et tandis que la question muette pèse entre eux, ses mains flirtant avec les rebords du haut qu'il a relevé à la taille de Mylan, il se rend compte que c'était une erreur ; parce que penser à lui comme son petit-ami (compagnon ?) est incroyablement stimulant.

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- memories crumbling like dried leaves. -

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‹ âge : 24 ans
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‹ scolarité : 1991 - 1994.
‹ baguette : a été brisée à son emprisonnement à Azkaban. A sa libération, on lui a refilé une merde complètement bridée, de 25cm, taillée dans du noyer et contenant un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 847
‹ réputation : on dit que c'est un délinquant, une petite frappe qui essaye de retrouver une vie normale, décente. Les anciens SM et les autres gangs du Londres Sorcier disent que c'est un traître, un vendu.
‹ particularité : c'est un maître du feu, le seul de sa famille puisqu'ils appartiennent tous à la tribu de l'eau.
‹ faits : il était le n°2 des shadow moses, qu'il a créés aux côtés de mood - mais ce dernier l'a trahi et il a passé un an et demi à azkaban - à son retour, mylan a décidé de quitter le gang - il a fait tout un tas de trucs nuls et c'était pour survivre, mais ça pèse lourd sur sa conscience - il ne supporte plus d'être enfermé - il est extrêmement tactile mais surtout, il a besoin qu'on le touche, qu'on lui rappelle qu'il est vivant - il ne ressent pas la douleur et ça le rend dangereux, mais c'est extrêmement pénible à vivre - il mange sans arrêt, adore cuisiner - il aime les chiens, déteste les chats - il ne supporte pas d'avoir froid - c'est un nabot, mais faut surtout pas lui dire, il déteste qu'on lui rappelle sa petite taille - il sait parler coréen, mais c'est un peu rouillé - il a deux petits frères qui sont sa seule famille, puisque ses parents et son aîné l'ont renié - il veut sortir les mômes de la rue, les aider avant qu'ils se retrouvent avec un casier judiciaire long comme le sien.
‹ résidence : techniquement, dans un appart' miteux au Chemin de Traverse, en réalité, chez Heath Ravka.
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I must've forgot, you can't trust me, I'm open a moment and close when you show it, Before you know it, I'm lost at sea, And now that I write and think about it, And the story unfolds, You should take my life, You should take my soul.
15 mars 2004. « I know, I’m sorry that was- » Il va l’étranger. « What ? » Oh, peut-être pas. Mylan arque un sourcil, l’air de dire tu m’as très bien entendu, Heath Ravka. « Are you being serious… ? » Il doit faire un effort pour ne pas lever les yeux au ciel, parce que est-ce qu’il a l’air de plaisanter ? « So ? » il insiste, parce qu’il a besoin de savoir si Heath est juste un idiot ou si c’était vraiment un moyen subtil de mettre un terme à leur… peu importe ce que c’était. Enfin, Ravka bouge et Mylan le regarde contourner la table, avant de venir se planter devant lui. Il ne résiste pas lorsqu’il attrape le bol pour le poser sur la table, plus loin. Dans d’autres circonstances, il se serait probablement battu pour le conserver – la bouffe, c’est sacré – mais en cet instant, ce n’est définitivement pas important. Et puis, Heath se penche et enfin, après des semaines à se regarder à peine, le touche. Ce n’est presque rien, à peine un effleurement et pourtant, Mylan doit fermer les yeux et presser un peu ses lèvres l’une contre l’autre parce que ça lui a tellement manqué, parce qu’il a les nerfs tellement à vif que ce simple contact manque de le faire sursauter.
Et puis, enfin, les lèvres de Heath contre les siennes. Les mains de Mylan vont se glisser dans sa nuque, puis ses doigts vont se perdre dans ses cheveux. C’est comme s’ils faisaient ça pour la toute première fois, comme s’ils se découvraient à nouveau. C’est terriblement lent et délicat jusqu’au moment où ça ne l’est plus et Mylan n’arrive plus à respirer mais ça n’a aucune importance parce qu’il voudrait que ça ne s’arrête jamais. Merlin comme ça lui a manqué. Il a presque la tête qui tourne à cause du manque d’oxygène et surtout parce que trop de ses sens sont déjà affolés.

Heath finit par s’écarter et Mylan fait un effort pour ouvrir les yeux, reprendre un peu son souffle. « I thought you didn't want me anywmore, » il murmure contre ses lèvres et Mylan a un peu envie de le frapper. « You asked me to move in because it was convenient. You called us roommates, » qu’il marmonne contre ses lèvres et il est incapable de masquer à quel point ça l’a vexé. « It was stupid and I'm sorry if I upset you, it's so new to me... » Les traits du jeune homme s’adoucissent, alors qu’il va presser ses lèvres contre celles de Heath, presque délicatement. « You know how terrible I am at relationships, but I promise I'll do better. » Mylan ouvre la bouche, prêt à admettre à son tour qu’il aurait dû lui en parler avant au lieu de faire la gueule, mais Heath lui attrape la main et il se retrouve debout, les mots étouffés contre les lèvres de Ravka.
Il s’accroche à lui sans hésiter et ne réalise pas trop qu’ils bougent, jusqu’à ce qu’il se retrouve pressé contre le rebord de la table. Alors Mylan va s’y percher et referme ses cuisses autour des hanches de Heath avant de le ramener contre lui. Il frémit presque lorsque les mains de Ravka viennent se poser sur ses jambes nues et Merlin, si quoi que ce soit les interrompt, Mylan va pleurer. « You feel amazing against me, » lui parvient la voix de Heath contre ses lèvres et ça achève de transformer les étincelles qui lui parcourent le corps en véritable brasier.

C’est le rire nerveux de Heath, qui le retient de justesse de se jeter sur ses lèvres comme un affamé, qui le force à tenter de maîtriser les battements affolés de son cœur. « But I must confess that I really don't know what I'm doing. » Oh. Right. Ce n’est pas qu’il avait oublié ce détail. Disons plutôt, mis de côté. Mais bien sûr que l’inexpérience de Heath couplée à sa tendance à n’avoir aucune confiance en lui-même l’ont poussé à agir ainsi. Ugh. Il est si stupide. Il aurait dû le savoir et être plus malin que ça. « Don't laugh- » Mylan fronce les sourcils. Il ne va pas se moquer de son manque d’assurance, ce serait complètement stupide et cru— « I may have read about it ? » Le jeune homme manque de s’étouffer et doit faire des efforts considérables pour ne pas le montrer à Heath. « I could find some... material ? on the general mechanics of intercourse and such, but I didn't really find a How to do your- » Le baiser l’empêche juste à temps de le couper en plein milieu de ses aveux. « -boyfriend guide. » Holy unicorn. Boyfriend. Son cœur manque un battement, alors qu’il se retient de lancer un FINALLY qu’il troque contre un large sourire.
Okay. Ces dernières semaines de torture sont peut-être worth it, juste pour l’entendre prononcer ce mot. C’est ridicule, Mylan n’a plus quatorze ans. Il a clairement besoin de rééquilibrer un peu la situation, alors il va frotter son nez contre celui de Heath, dévie sur sa joue et approche ses lèvres de son oreille. « This is gold, » murmure-t-il avec un sourire dans la voix. « Heath Ravka, doing research on gay—what was it ? Intercourse. » Il va taquiner l’oreille de Heath du bout des lèvres. « I’d kill to see that. All furrowed brows, completely focused. Probably blushing, too. » Ses dents remplacent ses lèvres, brièvement. « Scratch that. Definitely blushing. » Ses doigts se détachent de la nuque de Heath et habilement, lentement, commencent à défaire les boutons de sa chemise.

« I’m wondering, » commence-t-il alors que ses lèvres partent s’aventurer dans le cou de Heath. « If you took the time to imagine what it’d be like, » poursuit-il en arrivant aux derniers boutons, qu’il défait sans peine. « To try out what you read- » Ses mains se posent enfin sur le torse ainsi découvert de Heath et il peut sentir son cœur qui s’emballe, sous ses paumes. « -with me, » achève-t-il et il abandonne la gorge de Heath pour relever la tête et croiser son regard, un sourire qui lui donne de véritables airs de prédateur aux lèvres. Il peut l'imaginer sans mal, refermer brusquement le bouquin qu'il avait alors dégoté, rouge d'embarras. « There’s no guide for this, Heath, that’s why it’s so exciting, » murmure-t-il avant d’effleurer ses lèvres. « It’s nothing like following a recipe from a book. » Ses doigts se mettent en mouvement, frôlent les lignes du torse de Heath. « It’s more like creating a new one. » Ses lèvres tracent un sillon de baisers le long de la mâchoire de Ravka, descendent à nouveau dans son cou, s’attardent sur sa clavicule. « You have to be adventurous. Find out what matches and what doesn’t. » Ses dents emprisonnent un peu de peau, juste assez pour y imprimer leur marque et la faire rougir un peu le temps de quelques secondes. « You have to taste everything. » Ses mains trouvent leur place sur les flancs de Heath alors qu’il relève la tête pour croiser à nouveau son regard.

« We won’t do anything you’re uncomfortable with, » promet-il d’une voix douce parce que Mylan est à peu près aussi sûr de lui dans ce domaine que Heath est en proie au doute. Il ne le laissera pas s’embarquer dans quelque chose qu’il pourrait regretter. « But if you’re okay with this, I intend to find out exactly what it takes to make you lose your mind, » susurre-t-il avec un sourire en coin, avant de capturer ses lèvres dans un baiser fiévreux, avide.

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‹ baguette : est taillée dans 29,7cm de bois de charme et renferme un cœur de licorne.
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‹ réputation : j'ai quitté l'Angleterre après avoir décroché mes ASPICs pour ne rentrer de France qu'en 98, après avoir récupéré mon statut de Sorcier Britannique, temporairement perdu à cause du décret concernant les séjours de longue durée à l'étranger. Une blessure au genou m'a épargné de participer à la guerre. J'ai travaillé à l'Elysea (gastronomie française) à mon retour, mais les difficultés économiques des sorciers au terme de la guerre et les procès contre l'ancienne clientèle (mangemorts et élite) mettent le restaurant en faillite et en provoqueront probablement la fermeture.
‹ particularité : géokinésiste, du fait de mes racines nivkhes (indigènes de russie ayant longtemps subi l'occupation japonaise). Mais j'ai perdu mon père à 14 ans et mon apprentissage est resté incomplet — relativement instinctif et peu utilisé.
‹ faits : ma mère, française naturalisée britannique, est une ancienne Oubliator, hospitalisée à Janus Thickey à cause de de graves séquelles dues à son métier. • mon frère cadet, Aspen, a été adopté juste avant mon départ, mais a été officiellement déclaré né-moldu selon le statut de sang de ses parents adoptifs. La famille a été décimée durant la guerre et il s'est retrouvé à la rue. Je tente de renouer le contact avec lui, en dépit des griefs qui nous séparent depuis que je suis parti en le laissant derrière. • uc. • • • • •
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(Myth) holding on to youI hope you'll hear me in the streetlight's humming, softly breathing out your name. I know that even with the seams stitched tightly, darling, scars will remain... I say we scrape them from each other and let them wash off in the rain. I swear that even with the distance slowly wearing out your name, your hands still catch the
light the right way and our hearts still beat the same

15MARS 04. Tu étais supposé ne pas rire, fait remarquer Heath en s'efforçant de rester stoïque, faussement réprobateur ; mais l'amusement l'emporte, ou peut-être le soulagement d'être à nouveau aux côtés de Mylan et de le voir rire (à ses dépends, certes) ou peut-être encore le plaisir d'être dans ses bras — sans doute un peu de tout ça à la fois. L'éclat se tarit pour laisser place à un sourire ravi et à des yeux pétillants de malice qui captivent Heath, et qu'il tente de suivre jusqu'à ce qu'ils disparaissent de son champ de vision, les lèvres de Mylan lui effleurant l'oreille. Heath Ravka, doing research on gay—what was it ? Intercourse, il s'amuse du choix scrupuleux, et Heath lève les yeux au ciel, même si le Rhee ne risque pas de le voir. Alors à la place, il lui pince légèrement la fesse en guise de rétribution, bien que certain que le geste l'amusera plus qu'autre chose. I’d kill to see that. All furrowed brows, completely focused. Probably blushing, too.. Scratch that. Definitely blushing. Who do you think I am, a virgin schoolgirl ? I don't blush, il proteste d'un ton un brin outré alors même qu'il ne saurait se convaincre lui-même. Il sent déjà la chaleur crépiter de son cou à ses joues, invalidant un peu plus ses dires, en réponse au sourire de Mylan, à ses mains sur son torse de devant lequel il écarte progressivement les pans de sa chemise, ses lèvres dans son cou. Le toucher est encore presque fantomatique, mais quelque chose dans l'assurance de Mylan l'électrise et le fait d'avoir enfin mis des mots sur leur appartenance l'un à l'autre, d'avoir épelé un début d'engagement, avive les braise qui brûlent constamment au creux de son ventre lorsqu'il pense à cet homme. I’m wondering... If you took the time to imagine what it’d be like, il entame, attisant de ses doigts habiles qui jouent Heath comme un instrument. To try out what you read- with me. L'espace d'un instant sa peau se hérisse de frissons, nés du souffle de Mylan et de ses mots et des images qu'il fait naître et des sensations qu'il évoque. Heath s'humecte les lèvres, paupière entrouvertes et pensées entièrement tournées vers la promesse tacite que recèle l'interrogation. Mais le charme se rompt lorsque Mylan recule pour se confronter à ses inquiétudes, conscient sans doute de combien elles les ont freinés jusque-là et du fait qu'elles risqueraient de resurgir, s'ils se contentaient de les brosser. There’s no guide for this, Heath, that’s why it’s so exciting. Vraiment ? Cette fois, Ravka se mord la lippe ; cesse de la torturer lorsque Mylan l'embrasse du bout des lèvres. It’s nothing like following a recipe from a book. It’s more like creating a new one. Il aime créer. Aime la façon dont le Rhee sait lui parler — trouver les formulations qui l'inspirent, le touchent. Parce qu'alors il lui semble qu'en dépit des quiproquo qui surviennent parfois, ils se comprennent. You have to be adventurous. Find out what matches and what doesn’t. You have to taste everything, il continue, donnant vie au conseil en le marquant de ses dents, de sa langue, de la plus agréable façon. I can do that, murmure Heath, commissures légèrement étirées par l'amusement et regard chargé d'affection ; parce que Mylan lui a rendu un sens, le plus capital à ses yeux, et que l'envie de le tester sur lui, de se laisser envoûter par une explosion de saveurs nouvelles, le dévore déjà. L'une de ses mains quitte les hanches du plus jeune pour épouser sa joue, alors qu'ils se font à nouveau face. But I- don't want to disappoint you, finit-il par exhaler pour s'ôter ce poids de la poitrine. Mylan est expérimenté — à quel point, il ne saurait le dire, mais il a l'aisance de l'amant certain de ce qu'il aime et de ce qu'il désire, là où Heath a l'impression de tâtonner encore à l'aveugle. Il ne peut s'empêcher d'être perfectionniste et de trop penser et d'être un peu préoccupé par les fantômes d'anciens hommes ou femmes que Mylan aurait connus avant lui et qui auraient su le combler. We won’t do anything you’re uncomfortable with, promet pourtant l'autre, plus attentionné et soucieux d'un plaisir partagé que de sa propre quête de satisfaction. Et il aurait dû le savoir, Heath, que Mylan serait patient et compréhensif, parce que quand ne l'a-t-il pas été jusque-là ? Il aurait dû le savoir mais la crainte de ne pas être à la hauteur était logé juste là, rationnelle ou non, paralysante en tout cas. But if you’re okay with this, I intend to find out exactly what it takes to make you lose your mind, il ajoute , carnassier, avant d'emprisonner fiévreusement ses lèvres des siennes. Plutôt que d'exprimer son accord par des phrases que son esprit rechigne à produire pour l'heure, Heath le trace à même la peau de Mylan.  Let's take it to the bedroom, il suggère tout bas, voix aggravée par le désir naissant et bras emprisonnant déjà son homme pour l'arracher à son perchoir. Leurs doigts se croisent et ne se lâchent pas et il s'est rarement senti si entier qu'à cet instant où le parcours vers la chambre se prolonge indéfiniment, parce que ponctué d'arrêts incessants pour embrasser Mylan, le toucher, le rapprocher de lui, corps affamé du sien.

Fermer la porte au monde extérieur pour ne se consacrer qu'à lui est un délice. Il n'y a que la fenêtre d'ouverte, les lumières de la ville tranchant la pénombre en y dessinant des rayons dorés, ténus, qui éclaboussent partiellement Mylan, révélant partiellement ses traits et projetant des ombres qui masquent le reste de son visage. Heath ne perd rien de ses yeux expressifs et plus que tout, ce sont eux qui le bouleversent. Au-delà les craintes, la conscience du fait que ce garçon qui a tant vécu l'a choisi lui. I like you, I really do, il offre son cœur, choisissant de le mettre à nu avant quoi que ce soit d'autre, désireux de le dire avant que l'emportement et la passion ne puissent sembler fausser la confession. Il veut le lui dire maintenant, tant qu'il connait son âme plus que son corps ; graver cette certitude et faire d'elle le socle de tout ce qui est à venir. So, so much. Et de sa bouche sur la sienne, il tente de lui transmettre à quel point il le considère comme l'une des meilleures choses qui lui soient arrivées, offrant enfin leur place aux gestes plutôt qu'aux discours.

Mylan lui a demandé de tester, de goûter, de créer plutôt que mimer des mouvements appris de d'autres, alors d'une main hésitante Heath s'attelle à le découvrir. Ses paumes épousent ses creux et ses formes, ses phalanges retracent et décryptent et cherchent ces espaces d'épiderme plus sensibles qui lui tirent des soupirs approbateurs ; ses ongles accrochent légèrement et relâchent, intimidés, recommencent là où il lui semble entendre son souffle s'entrecouper. La chemise tombe de ses bras et Heath s'attelle alors à entraîner Mylan jusqu'au lit, sans daigner le lâcher un instant. Dans le secret des draps il le recouvre de sa silhouette ; recule juste assez pour l'observer sans pourtant s'éloigner, penchant la tête de côté comme un enfant curieux tandis qu'il s'efforce de graver dans sa mémoire tout ce qui fait Mylan. Wonderful, il laisse échapper, conquis. Du bout de l'index, il trace lentement la courbe du front, le creux entre les yeux, le nez droit, les lèvres pleines, le menton sur lequel il se penche pour poser un baiser ; le pli du cou, puis le torse qui s'élève sur des inspirations profondes et maîtrisées, courses aboutissant sur le ventre de Mylan, contre lequel sa pain se pose à plat. I- I still can't believe you're mine. How did I get so lucky... ? Il y a quelque chose de révérencieux dans le baiser qu'il pose dans la chaleur du cou du Rhee, mais quelque chose que chasse la faim qui reprend ses droits.

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WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 29/11/2016
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‹ crédits : moony.
‹ dialogues : lightsteelblue (design foncé), steelblue (design clair).


‹ âge : 24 ans
‹ occupation : criminel en période de probation | apprenti Mage Social.
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : 1991 - 1994.
‹ baguette : a été brisée à son emprisonnement à Azkaban. A sa libération, on lui a refilé une merde complètement bridée, de 25cm, taillée dans du noyer et contenant un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 847
‹ réputation : on dit que c'est un délinquant, une petite frappe qui essaye de retrouver une vie normale, décente. Les anciens SM et les autres gangs du Londres Sorcier disent que c'est un traître, un vendu.
‹ particularité : c'est un maître du feu, le seul de sa famille puisqu'ils appartiennent tous à la tribu de l'eau.
‹ faits : il était le n°2 des shadow moses, qu'il a créés aux côtés de mood - mais ce dernier l'a trahi et il a passé un an et demi à azkaban - à son retour, mylan a décidé de quitter le gang - il a fait tout un tas de trucs nuls et c'était pour survivre, mais ça pèse lourd sur sa conscience - il ne supporte plus d'être enfermé - il est extrêmement tactile mais surtout, il a besoin qu'on le touche, qu'on lui rappelle qu'il est vivant - il ne ressent pas la douleur et ça le rend dangereux, mais c'est extrêmement pénible à vivre - il mange sans arrêt, adore cuisiner - il aime les chiens, déteste les chats - il ne supporte pas d'avoir froid - c'est un nabot, mais faut surtout pas lui dire, il déteste qu'on lui rappelle sa petite taille - il sait parler coréen, mais c'est un peu rouillé - il a deux petits frères qui sont sa seule famille, puisque ses parents et son aîné l'ont renié - il veut sortir les mômes de la rue, les aider avant qu'ils se retrouvent avec un casier judiciaire long comme le sien.
‹ résidence : techniquement, dans un appart' miteux au Chemin de Traverse, en réalité, chez Heath Ravka.
‹ patronus : il n'a jamais appris à en faire un.
‹ épouvantard : lui, dans sa cellule vide et glacée à Azkaban, privé de tous ses sens.
‹ risèd : lui, entouré de ses proches.
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Myth + holding on to you
I must've forgot, you can't trust me, I'm open a moment and close when you show it, Before you know it, I'm lost at sea, And now that I write and think about it, And the story unfolds, You should take my life, You should take my soul.
WARNING: the mighty myth is (finally) getting some (aka mylan's about to bang his ROOMMATE).

15 mars 2004. « I can do that. But I- don’t want to disappoint you, » lui parvient le murmure de Heath. Mylan esquisse un sourire, incapable de masquer la tendresse que les mots de l’autre lui inspirent. « You won’t, » assure-t-il fermement. « Let’s take it to the bedroom. » Il acquiesce d’un grognement, se retrouve déjà de nouveau les deux pieds sur le sol et le trajet jusqu’à la chambre lui semble incroyablement long, comme si l’appartement de Heath s’était brusquement transformé en manoir, mais c’est probablement parce qu’il est incapable de refuser les baisers et les étreintes de Ravka. Pire, il en redemande, lui agrippe la nuque à quelques centimètres de la porte pour parcourir ses lèvres des siennes, comme s’il était désormais incapable de vivre plus de quelques secondes sans ce contact. Enfin, la porte est passée et Mylan respire déjà difficilement, parce que son cœur bat la chamade et il y a tant de choses qu’il veut faire et découvrir qu’il ne sait plus sur quoi se concentrer. « I like you, I really do. » Et Heath l’achève de ces quelques mots qui résonnent lourdement et tout à coup, Mylan paraît presque timide, ne sait plus quoi faire de sa bouche ni de ses mains, n’a plus rien à redire, lui qui réplique toujours. « So, so much. » Il entend son sang battre à ses oreilles et lorsque les lèvres de Heath recouvrent les siennes, il ne peut s’empêcher de laisser échapper un gémissement presque plaintif parce que c’est parfait et pas assez à la fois.
Ses mains partent s’enfouir dans la tignasse noire de Heath, s’accrochent là, comme s’il craignait brusquement de perdre pied. Alors enfin, les mains de Ravka se font curieuses, aventureuses, et Mylan a tôt fait de s’écarter, juste assez pour attraper le bas de son t-shirt – ou plutôt celui de Heath, mais à ce stade, qu’importe – et le faire passer par-dessus sa tête avant de le laisser retomber par terre. Débarrassé de cette barrière de tissu, il retourne se presser contre Heath et ne retient pas le soupir de satisfaction qui lui échappe, lorsque sa peau touche la sienne.

Il le débarrasse entièrement de sa chemise et le laisse l’entraîner jusqu’au lit où il finit par retomber. Déjà, Heath le recouvre et Mylan veut l’attirer à lui mais il s’écarte un peu, le parcourt du regard. « Wonderful. » Elle est brusquement de retour, cette timidité qu’il ne savait pas être en mesure d’éprouver. Mylan est confiant, il s’amuse et rit de tout. Il n’a jamais été du genre à se cacher, à avoir honte de son physique, bien au contraire. Mais sous le regard de Heath, il a l’impression d’être quelqu’un d’autre. Dans sa bouche, ce mot paraît nouveau et le touche plus que jamais. Il sent ses joues s’échauffer et ne se rappelle pas de la dernière fois qu’il a rougi à un compliment, c’est aussi plaisant qu’incroyablement mortifiant et Mylan a peu à peu l’impression de perdre le contrôle.
Les mains et les lèvres de Heath le ramènent à la réalité, petit à petit. « I- I still can't believe you're mine. How did I get so lucky... ? » Les mots plus que les lèvres de Heath dans son cou, lui arrachent un souffle rauque alors qu’il brûle un peu plus. Mylan se fait l’effet d’un rat d’égout. Nabot pas très épais, même s’il a repris du poids depuis qu’il est ici, le corps barré des vestiges de la vie brutale qu’il a menée, il n’est pas certain que wonderful le qualifie vraiment.

Comme toujours, Mylan chasse au loin les doutes et l’inquiétude, il les enterre, parce que toute sa confiance en lui est basée sur sa capacité à ignorer cette petite voix qui essaye de lui rappeler qu’il n’est vraiment pas tout ça. « Have you seen yourself ? » murmure-t-il alors, sourire en coin bien en place. Ses mains partent entourer la nuque de Heath, rapprochent son visage du sien pour l’embrasser. Ses doigts repartent dans les mèches noires, s’y attardent tendrement, puis à mesure que le baiser s’éternise et se fait plus passionné, plus fiévreux, ses ongles s’accrochent au crâne de Heath. Ses cuisses se referment souplement autour des hanches de Heath et le ramènent plus près, jusqu’à ce qu’ils soient pressés l’un contre l’autre. Le contact soudain tire à Ravka un son délicieux qui meurt contre ses lèvres et dont Mylan s’enivre immédiatement. Il décide qu’il veut en entendre plus, beaucoup plus, alors ses lèvres délaissent celles de Heath pour parcourir sa mâchoire, finir dans son cou, qu’il embrasse et mordille sans réellement suivre une quelconque logique, guettant simplement les réactions de l’autre pour se guider. Ses mains finissent par se détacher de ses cheveux, pour partir dans son cou, le long de son torse. Ses ongles tracent des sillons rougis sur leur passage et s’arrêtent à la naissance de son pantalon. « Too many clothes, » grogne-t-il contre les lèvres de Heath. Il s’écarte juste assez pour guetter ses traits et n’y voit rien qui l’arrête, alors avec un nouveau sourire, Mylan joue habilement de ses hanches et inverse leur position.
Perché sur Heath, il prend le temps d’admirer ses lèvres et son cou rougis. Sous lui, il perçoit sans mal qu’il n’est pas le seul à ne pas être indifférent à ce qui est en train de se passer. Mylan décide de ne pas le torturer, pas cette fois, et se soulève assez pour reculer sur les cuisses de Heath. Ses doigts se font léger, lorsqu’ils jouent sur le torse du jeune homme, descendent le long de son ventre, jusqu’à s’arrêter à nouveau au niveau de son pantalon. Habilement, il défait l’ouverture et l’attrape pour le tirer plus bas, découvrant ses jambes avant de s’en débarrasser. « Much better, » souffle-t-il, déjà de retour contre les lèvres de Heath qu’il embrasse.

Il ne s’y attarde pas, préfère repartir explorer son cou, s’attarde sur sa clavicule et continue sa lente descente. Mylan embrasse et mordille chaque parcelle de peau, avidement. Sa main gauche prend appui sur le matelas et l’autre frôle et caresse ce qu’il ne peut atteindre avec sa bouche. Ses lèvres trouvent l’os d’une hanche et ses dents viennent s’y planter, taquinent le point sensible alors que ses doigts accrochent le dernier vêtement qu’il lui a laissé. Il embrasse la peau qu’il a légèrement meurtrie avant de lever la tête, pour murmurer : « May I ? » d’une voix rauque. L’accord de Heath fait danser une lueur joueuse dans son regard, alors que ses deux mains s’attellent à débarrasser Ravka du sous-vêtement qui part rejoindre le reste, quelque part.
Mylan se fait une place entre les cuisses de Heath, à genoux. Là, il ne se gêne pas pour observer ce qu’il a sous les yeux d’un air grandement satisfait. Il n’y a plus rien qui masque Heath et il laisse son regard parcourir chaque trait, chaque petit détail dont il se délecte sans se cacher. Ses doigts trouvent un genou relevé et la gêne de Heath se fait plutôt évidente. Les lèvres de Mylan partent rejoindre sa main, déposent un baiser au sommet de son genou et d’autres, le long de sa cuisse. Il sent les muscles qui se contractent sous ses lèvres et ne peut résister à y planter un peu ses dents, avant d’embrasser à nouveau, comme pour se faire pardonner. « I’ve been wanting to do this since the first day I saw you, » confesse-t-il entre deux caresses de ses lèvres contre l’intérieur de sa cuisse. « Though I had imagined it being quite different, » poursuit-il avec un sourire en coin, alors qu’il s’arrête là, à quelques centimètres seulement de l’érection de Heath. « Obviously, there was no bed. Only the Elysea’s back alley. » Il se demande si Heath ose imaginer la scène et son sourire s’agrandit un peu plus à cela. Il l’évite exprès et part de l’autre côté, s’attarde sur l’autre cuisse. « You had such a serious face, » susurre-t-il du bout des lèvres, un rire dans la voix.

« I wanted to see if a blowjob would change that, » s’amuse-t-il avant de cesser de play around, pour réellement le toucher, du bout des lèvres d’abord, d’une langue mutine. « Not so serious anymore, » taquine-t-il une dernière fois, avant d’enfin, enfin, refermer ses lèvres autour de lui.

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WIZARD • always the first casuality
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‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; alicia spinnet w/ zoe kravitz ; calixe Davis w/ jennie kim ; ardal ollivander w/ matthew daddario ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook.

‹ âge : 27
‹ occupation : chef cuisinier.
‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 88 et 95.
‹ baguette : est taillée dans 29,7cm de bois de charme et renferme un cœur de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 822
‹ réputation : j'ai quitté l'Angleterre après avoir décroché mes ASPICs pour ne rentrer de France qu'en 98, après avoir récupéré mon statut de Sorcier Britannique, temporairement perdu à cause du décret concernant les séjours de longue durée à l'étranger. Une blessure au genou m'a épargné de participer à la guerre. J'ai travaillé à l'Elysea (gastronomie française) à mon retour, mais les difficultés économiques des sorciers au terme de la guerre et les procès contre l'ancienne clientèle (mangemorts et élite) mettent le restaurant en faillite et en provoqueront probablement la fermeture.
‹ particularité : géokinésiste, du fait de mes racines nivkhes (indigènes de russie ayant longtemps subi l'occupation japonaise). Mais j'ai perdu mon père à 14 ans et mon apprentissage est resté incomplet — relativement instinctif et peu utilisé.
‹ faits : ma mère, française naturalisée britannique, est une ancienne Oubliator, hospitalisée à Janus Thickey à cause de de graves séquelles dues à son métier. • mon frère cadet, Aspen, a été adopté juste avant mon départ, mais a été officiellement déclaré né-moldu selon le statut de sang de ses parents adoptifs. La famille a été décimée durant la guerre et il s'est retrouvé à la rue. Je tente de renouer le contact avec lui, en dépit des griefs qui nous séparent depuis que je suis parti en le laissant derrière. • uc. • • • • •
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(warning)

15MARS 04. Tissus froissés, écartés, abandonnés — et bientôt il ne reste plus de barrières, seulement leurs mains avides couvrant de caresses leurs corps fiévreux. Le malaise se loge au creux de la cage thoracique de Heath tandis que Mylan le dévore du regard ; c'est excitant et mortifiant à la voix, peut-être parce qu'il a toujours eu une approche relativement traditionnelle de l'intimité : foreplay limité, sécurité des droits. Un passage obligé durant lequel il estimait tout naturel de donner du plaisir, sans tant en ressentir lui-même ; presque un passage obligé. Il n'a jamais éprouvé une telle connexion avec quelqu'un d'autre, un tel désir de s'abreuver de tout ce qu'il pouvait découvrir, une telle soif d'apprendre par cœur chaque parcelle d'un autre corps, chaque soupir. Mylan a raison : c'est une nouvelle palette qui s'offre à lui et soudain Heath voit se décliner le champ des possibles d'une façon qu'il n'aurait jamais pu imaginer auparavant. Il le veut, vraiment, jusqu'aux tréfonds de son être. En dépit du zeste d'insécurité qui persiste à le tarauder. C'est un rollecoaster émotionnel, entre la part de lui qui en réclame toujours plus, qui voudrait tout, et celle encore incertaine face à l'inconnu et à l'intensité des émotions qui le secouent.

Ses paumes recouvrent son visage en un mouvement défensif, et dans un demi-rire il plaide Don't do that, relevant instinctivement un genou et se retenant difficilement de chercher de quoi se couvrir. Il s'oblige à écarter une main de ses traits, cale tout de même le creux de son coude sur son front pour dealer avec l'embarras que provoque le regard insistant de Mylan sur son corps nu. Heath est encore électrisé par les sensations tracées sur sa hanche juste un instant plus tôt, curieux d'encore sentir les lèvres de Mylan sur lui. Et elles reviennent, ces lèvres exquises ; dessinent un chemin de baisers qui laissent sa peau en chair de poule. De son genou à sa cuisse, parcours audacieux. Heath se contracte malgré lui, ses yeux rivés au plafond s'abaissant pour contempler Mylan, et c'est presque trop de le voir là. Bien trop plaisant et prometteur et ce qu'il murmure le laisse flustered.

Since the first day I saw you, dit-il, et Heath se mord la lippe en se représentant la scène, cet inconnu —à l'époque— dont il ne pouvait détacher le regard. C'est hors caractère et il le sait, jamais il ne se serait prêté au jeu jusqu'au bout, si exaltant soit-il : simple plaisir interdit. Mais il y a quelque chose d'envoûtant dans le fantasme, encore plus à présent qu'ils se connaissent et qu'il l'imagine comme un rôle. Mylan prétendant ne pas le connaître et se pressant indécemment contre lui, sans décor confortable et rassurant — only the Elysea’s back alley. I've fantasized about that scenario, il admet avec un sourire en coin, tendre et amusé, en réponse à celui ravageur que lui offre Mylan. You had such a serious face, reprend-il en se remémorant les débuts, leurs premiers contacts, Heath droit et digne et agréable mais toujours trop sérieux. L'aîné déplace sa main de son propre ventre, où elle était simplement posée, à l'épaule de Mylan, caressant sa peau de crème, puis son cou, sa joue, puis rabattant en un geste familier la frange qui lui tombe bas sur le front et qui lui masque un peu les yeux. Hm. I was trying to keep a straight face to hide that you had... quite an effect on me. Assurément il ne le laissait pas indifférent, mêle si Heath ne savait pas quoi faire de cette attraction qu'il se cachait plus à lui-même qu'autre chose. I wanted to see if a blowjob would change that. Il y a du défi dans sa voix et quelque chose se bloque au creux de la gorge de Heath ; la plus agréable forme d'anticipation qui soit. Mylan..., il soupire, agrément ou encouragement ou simple plaisir de murmurer son prénom, lui-même ne saurait le dire. Ses phalanges quittent la joue du plus jeune et sa main se loge contre sa cuisse, taquinant la naissance de ses cheveux avant de plonger tout à fait entre ses mèches en bataille. L'instant d'après Mylan le touche enfin et les paupières de Heath se closent un instant, éteignant un sens pour en attiser l'autre. Not so serious anymore, l'entend-il titiller cette fois avec satisfaction et Heath lâche un rire au souffle court, toutes ses pensées se tournant vers les sensations qu'il lui procure. S'il a connu des compagnes plus aventurières qu'il ne l'était lui-même, rien n'aurait pu le préparer cette fois. Là où il n'éprouvait généralement que de la gêne et une forme de secondhand embarrassment, il ne trouve cette fois que du plaisir brut. La langue de Mylan le torture d'une façon merveilleuse et le contact de ses joues brûlantes fait courir un frisson le long de sa colonne.

Keep this up and I'll be done in no time, il souffle à regret un instant plus tard, l'excitation lui courant dans les veines comme des langues de feu. Il attire Mylan plus haut sur son torse, cherche ses doigts pour les joindre aux siens et presse sa bouche sur le dos de ses phalanges, puis au creux de son cou et le long de sa mâchoire. Ses mains ne libèrent les siennes que pour repartir à la conquête de son dos, qu'elles parcourent lentement lentement jusqu'à épouser la courbe de ses fesses, descendre au haut de ses cuisses. Can I ? Il demande simplement pour être certain, rit de l'air menaçant d'un Mylan dont les yeux lui hurlent que s'il s'arrête maintenant il le cramera sur place or something. Alright, il prétend capituler, comme s'il n'en mourait lui-même d'envie.

Heath se redresse contre la tête de lit, mi assis mi allongé pour étendre un bras et chercher à l'aveugle sa baguette sur le chevet, Mylan et lui refusant de se détacher un instant pour se concentrer sur autre chose qu'eux. Wait, I just need to- finit-il par rire, mots englouti par des lèvres gourmandes tandis qu'il perd un peu l'équilibre et bascule un peu sur le côté, se rattrape sur son coude, cessant sa fouille pour se consacrer pleinement aux lèvres de son compagnon. Okay- just give me a sec, il demande à contrecœur lorsqu'ils se séparent finalement, promesse tacite de se dépêcher de lui revenir. Sa baguette n'est nulle part en vue. Il soupire d'impatience lorsqu'il lui faut se résoudre à quitter le lit. Mylan est indécemment étalé sur le drap pour le priver ne serait-ce que de l'idée de les emporter pour se couvrir. Heath lui adresse une œillade stern qui ne reçoit en retour qu'un rictus impénitent, et il lève les yeux au ciel en consentant à quitter le lit dans cet état. Il se passe une main dans les cheveux en parcourant le sol du regard en quête de son pantalon, s'efforçant d'ignorer les yeux et les remarques de Mylan sur lui, puis récupère le bas échoué au sol pour piocher l'objet de ses recherches au fond d'une poche ensorcelée. Get it, il l'agite brièvement en revenant sur ses pas pour rejoindre Mylan sur le lit. Positions à nouveau inversées et plus qu'un peu nerveux, mais élève toujours studieux, Heath procède à l'étape qu'il maîtrise — sa baguette trace entre eux tous les sorts nécessaires. Il l'abandonne sur le meuble d'à côté pour prendre les joues de Mylan en coupe et l'embrasser à en perdre haleine, puis glisse une main entre eux, hésitante mais aventureuse, qui s'attarde sur les zones sensibles lui valant des soupirs appréciateurs, avant de continuer leur route plus bas. Mylan le guide parfois, tantôt de ses propres mains et tantôt par des mots, lui instillant la confiance nécessaire pour gommer les hésitations tandis qu'il le prépare sans cesser, lui-même, de le couvrir de l'affection, des baisers et des compliments qu'il lui évoque.  

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‹ réputation : on dit que c'est un délinquant, une petite frappe qui essaye de retrouver une vie normale, décente. Les anciens SM et les autres gangs du Londres Sorcier disent que c'est un traître, un vendu.
‹ particularité : c'est un maître du feu, le seul de sa famille puisqu'ils appartiennent tous à la tribu de l'eau.
‹ faits : il était le n°2 des shadow moses, qu'il a créés aux côtés de mood - mais ce dernier l'a trahi et il a passé un an et demi à azkaban - à son retour, mylan a décidé de quitter le gang - il a fait tout un tas de trucs nuls et c'était pour survivre, mais ça pèse lourd sur sa conscience - il ne supporte plus d'être enfermé - il est extrêmement tactile mais surtout, il a besoin qu'on le touche, qu'on lui rappelle qu'il est vivant - il ne ressent pas la douleur et ça le rend dangereux, mais c'est extrêmement pénible à vivre - il mange sans arrêt, adore cuisiner - il aime les chiens, déteste les chats - il ne supporte pas d'avoir froid - c'est un nabot, mais faut surtout pas lui dire, il déteste qu'on lui rappelle sa petite taille - il sait parler coréen, mais c'est un peu rouillé - il a deux petits frères qui sont sa seule famille, puisque ses parents et son aîné l'ont renié - il veut sortir les mômes de la rue, les aider avant qu'ils se retrouvent avec un casier judiciaire long comme le sien.
‹ résidence : techniquement, dans un appart' miteux au Chemin de Traverse, en réalité, chez Heath Ravka.
‹ patronus : il n'a jamais appris à en faire un.
‹ épouvantard : lui, dans sa cellule vide et glacée à Azkaban, privé de tous ses sens.
‹ risèd : lui, entouré de ses proches.
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Myth + holding on to you
I must've forgot, you can't trust me, I'm open a moment and close when you show it, Before you know it, I'm lost at sea, And now that I write and think about it, And the story unfolds, You should take my life, You should take my soul.
WARNING: the mighty myth is (finally) getting some (aka mylan's about to bang his ROOMMATE).

15 mars 2004. « I’ve fantasized about that scenario. »  Shit. Taquiner Heath à ce sujet est une chose, l’entendre l’admettre c’est… inattendu. Pendant quelques secondes, Mylan est un peu déstabilisé, mais il ne tarde pas à se reconcentrer sur sa tâche. C’est Heath qui est censé perdre ses moyens, pas lui. Alors c’est exactement ce que Mylan cherche à faire et il ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire satisfait lorsque le souffle laborieux de Heath lui parvient aux oreilles. « Keep this up and I'll be done in no time. »  Déjà, le jeune homme l’attire plus haut et ses doigts attrapent les siens. Les lèvres de Ravka sont sur lui et ses mains se font plus aventureuses, tirant soupirs et frissons délicieux à Mylan. « Can I ? »  Le Rhee arque un sourcil à cela. Sérieusement ? Heureusement, il comprend vite le message mais Mylan le juge hard, parce que Ravka a l’air de lui faire une putain de faveur alors qu’il sait très bien qu’il en a autant envie que lui. Mylan recouvre les lèvres de Heath des siennes en espérant ainsi l’empêcher de formuler d’autres âneries. « Wait, I just need to- » tente-t-il de formuler entre deux baisers et Mylan grogne, repart à l’assaut de ses lèvres. Pendant une seconde, il se dit qu’il a gagné, parce que Heath arrête de se tortiller en-dessous de lui, mais il finit par écarter ses lèvres de siennes et le jeune homme fait la moue. « Okay- just give me a sec, »  fait-il avant de se redresser.
Immédiatement, Mylan le voit qui tente d’agripper le drap, probablement pour se couvrir et c’est juste hors de question, alors il s’assure de le recouvrir le plus possible et adresse un sourire en coin à Heath, lorsque ce dernier comprend enfin que s’il compte quitter ce lit, il le fera sans rien pour masquer sa nudité. Il rit légèrement lorsqu’il le voit lever les yeux au ciel et finir par se lever malgré tout. Mylan ne se prive pas pour suivre son trajet du regard. Il profite que Heath a le dos tourné pour se débarrasser du dernier vêtement qui le recouvre encore et ne peut pas tellement résister à la tentation de le lancer en direction de Ravka qui se fige un peu en comprenant probablement sans mal ce qui vient de lui frôler l’épaule.

Il le regarde farfouiller dans son pantalon et finir par mettre la main sur sa baguette et enfin retourner auprès de lui. Il est presque tenté de le taquiner à nouveau lorsqu’il affiche cet air sérieux et appliqué pendant qu’il lance des sorts qui ont pour objectif une activité beaucoup moins sérieuse, elle. Mais bien vite, Heath se débarrasse de sa baguette, ses mains et ses lèvres sont de retour sur Mylan et il oublie la bêtise qu’il s’apprêtait à dire.

Le problème, quand on ne ressent pas la douleur, c’est qu’il est impossible de savoir quand dire stop, quand savoir que quelque chose ne va pas. Et puis, il y a une certaine vulnérabilité qui accompagne la position dans laquelle Mylan se retrouve en cet instant, une vulnérabilité qu’il ne pouvait pas se permettre de montrer à qui que ce soit avec la vie qu’il menait. Mais il a confiance en Heath. Il sait qu’il n’en profitera pas, il sait qu’il ne pensera pas stupidement que son insensibilité à la douleur est bien pratique. Qu’au contraire même, en sachant que Mylan est incapable de lui dire s’il s’y prend mal, Heath n’en est que plus prévenant. Il voudrait se perdre entièrement dans les sensations qu’il réveille en lui, mais il y a toujours une partie de lui qui n’est pas habituée à laisser le contrôle à quelqu’un d’autre et qui a peur, même si c’est Heath. Alors lorsqu’ils atteignent cet instant où tout est à la fois trop et pas assez, lorsque Heath croise son regard avec une interrogation dans le regard, Mylan a un moment d’hésitation.

Il doit reprendre son souffle, remettre de l’ordre dans ses idées, décider de ce qu’il veut réellement. C’est difficile lorsque la seule chose à laquelle il semble parvenir à penser, c’est qu’il a vraiment envie que Heath le touche mais après un moment, il finit par savoir exactement ce dont il a besoin. Ses mains trouvent les épaules de Heath et il le repousse un peu. « Sit, » murmure-t-il contre ses lèvres. Il le suit agilement et déjà, l’angoisse qui lui nouait les entrailles se dissipe, alors que Mylan trouve sa place sur les cuisses de Heath. Il se sent un peu bête de s’accrocher encore à ce besoin de contrôler les choses mais les lèvres de Ravka frôlent les siennes et effacent ses derniers doutes.
Il libère une épaule de Heath et va appuyer son front contre le sien, alors que ses doigts vont se refermer autour de lui et lentement, le guident. Il sait que Heath a fait ce qu’il fallait alors s’il s’attarde autant, c’est surtout pour se délecter de l’expression qui prend place sur son visage. Les mains de Heath trouvent ses hanches et s’y agrippent avec force tandis qu’il cherche à étouffer les sons qui menacent de lui échapper contre ses lèvres, mais Mylan s’écarte juste à temps pour l’entendre et le voir pleinement. Lorsqu’il s’immobilise enfin, Heath semble lutter, parce que c’est trop ou pas assez, Mylan l’ignore mais ses doigts vont s’enfouir dans les cheveux du jeune homme et ses lèvres vont caresser son front, sa joue, sa mâchoire, dans des baisers réconfortants.
Concentré sur Heath, Mylan en a oublié ses propres sensations pendant un instant, mais elles reprennent le dessus brusquement et sa patience s’en retrouve usée. Il capture enfin les lèvres de Heath et l’entraîne dans cette danse nouvelle pour eux deux. C’est différent, complètement différent de tout le reste. Parce qu’il ne s’est jamais livré ainsi à quelqu’un d’autre auparavant ou parce que c’est Heath, peut-être un peu des deux. Mylan mène peut-être cette danse mais il perd le contrôle, petit à petit, se laisse happer par ce feu nouveau qui lui fait oublier tout ce qui n’est pas Heath.

La chaleur de son corps, son odeur, sa peau sous sa langue, les sons qui s’échappent de la gorge qu’il va mordre en réponse. « Heath, »  appelle-t-il alors d’une voix tremblante. « Heath, I need-- »  Il ne sait plus, déjà, ce qui l’a poussé à formuler ces quelques mots. Qu’il le touche, que ça ne s’arrête jamais, qu’il prenne le relais parce qu’il ne sait plus ce qu’il fait ni ce dont il a besoin sinon— « More. »  Il sera gêné de paraître aussi needy plus tard, lorsqu’il parviendra à nouveau à aligner deux pensées cohérentes. Pour l’instant, ça n’a absolument aucune importance, si ça lui permet d’apaiser le brasier qui parcourt ses veines.

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WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 01/12/2016
‹ messages : 353
‹ crédits : heresy.
‹ dialogues : teal.
‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; alicia spinnet w/ zoe kravitz ; calixe Davis w/ jennie kim ; ardal ollivander w/ matthew daddario ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook.

‹ âge : 27
‹ occupation : chef cuisinier.
‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 88 et 95.
‹ baguette : est taillée dans 29,7cm de bois de charme et renferme un cœur de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 822
‹ réputation : j'ai quitté l'Angleterre après avoir décroché mes ASPICs pour ne rentrer de France qu'en 98, après avoir récupéré mon statut de Sorcier Britannique, temporairement perdu à cause du décret concernant les séjours de longue durée à l'étranger. Une blessure au genou m'a épargné de participer à la guerre. J'ai travaillé à l'Elysea (gastronomie française) à mon retour, mais les difficultés économiques des sorciers au terme de la guerre et les procès contre l'ancienne clientèle (mangemorts et élite) mettent le restaurant en faillite et en provoqueront probablement la fermeture.
‹ particularité : géokinésiste, du fait de mes racines nivkhes (indigènes de russie ayant longtemps subi l'occupation japonaise). Mais j'ai perdu mon père à 14 ans et mon apprentissage est resté incomplet — relativement instinctif et peu utilisé.
‹ faits : ma mère, française naturalisée britannique, est une ancienne Oubliator, hospitalisée à Janus Thickey à cause de de graves séquelles dues à son métier. • mon frère cadet, Aspen, a été adopté juste avant mon départ, mais a été officiellement déclaré né-moldu selon le statut de sang de ses parents adoptifs. La famille a été décimée durant la guerre et il s'est retrouvé à la rue. Je tente de renouer le contact avec lui, en dépit des griefs qui nous séparent depuis que je suis parti en le laissant derrière. • uc. • • • • •
‹ résidence : dans un immeuble récent du Chemin de Traverse.
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(Myth) holding on to youI hope you'll hear me in the streetlight's humming, softly breathing out your name. I know that even with the seams stitched tightly, darling, scars will remain... I say we scrape them from each other and let them wash off in the rain. I swear that even with the distance slowly wearing out your name, your hands still catch the
light the right way and our hearts still beat the same

(warning)

15MARS 04. C'est... maladroit, et sensuel, et envoûtant tout à la fois. Une étape de leur relation que Heath a longtemps appréhendée, repoussée, tant par crainte de décevoir que d'être déçu, mais il s'avère que réflexions et préoccupations n'y ont tout simplement pas leur place. Au départ il pense et pense et pense encore et remet en question chacun de ses gestes, consciemment ou non ; s'applique, mouvements trop peu spontanés, mais "familiers" en ce sens qu'il n'a jamais connu l'intimité autrement qu'ainsi : devoir de couple, en somme ; plaisir passable, passage obligé. Il ne s'est jamais tout à fait laissé aller, Heath. N'a jamais été submergé par les sensations dans leur forme absolue, telles que décrites par autrui, avec une belle dose d'exagération selon lui. Self conscious et seulement modérément attiré par les corps qu'il étreignait, toujours réticent à en toucher certaines parties. Les moins glorieuses, mais aussi d'autres inexplicables, blocages agaçants. Les pieds par exemple — il a définitivement un problème avec les pieds.

Ceux de Mylan sont charmants.
Le constat le fait rire parce qu'il se sait biaisé et whipped et que le peu qui ne soit pas charmant chez Mylan est tout simplement sexy. C'est bête, les réflexions que peut induire la nervosité dans les moments les moins appropriés ; Heath rassemble ses pensées dissipées pour se consacrer entièrement à l'instant présent. Et peu à peu la tension et les questionnements excessifs cèdent face à- tout le reste. L'inconnu. Son expérience raisonnable et nullement impressionnante n'est en rien comparable ; à vrai dire, elle échappe à son esprit comme des grains de poussière balayés par le vent. Parce qu'il s'abreuve de la vision de Mylan contre lui, peau contre peau, et qu'il lui semble être à nouveau un ado avide de découverte et aisément bouleversé. Et qu'après avoir été si vide pendant si longtemps, il se sent intensément vivant. L'une de ses mains a épousé la courbe alléchante des fesses du plus jeune, phalanges ancrées dans l'épiderme soyeux, incroyablement pâle, et y gravant involontairement une empreinte éphémère, tandis que de l'autre il se perd dans sa chaleur. J'ai incroyablement envie de toi, il soupire en tournant la tête contre l'intérieur de la cuisse relevée de Mylan, l'effleurement de son souffle brûlant et de ses lèvres la parsemant de frissons. Mais il se contient, s'applique pour deux, s'exhorte à la patience : pour le Rhee, pour lui-même, pour leur couple et la confiance qu'ils s'efforcent de maintenir. Il ne se pardonnerait jamais, Heath, de se montrer négligeant et empressé, égoïste au point de le blesser. You okay ? interrogation à mi-voix pour ne pas briser le moment. Mylan demeure quelque peu crispé sous lui et c'est subtile, puisque le coréen a l'art et la manière de masquer toutes émotions à même de dénoncer une once de vulnérabilité ; mais c'est tout de même perceptible, ce contraste avec la façon dont il s'abandonnait plus tôt. Il y a comme un instant de flottement. Heath ne décèle le nœud du problème que lorsque Mylan l'enjoint à lui rendre les rennes, ce à quoi il n'oppose aucune résistance. La position qu'ils retrouvent a quelque chose de rassurant pour eux deux : contentant à la fois les incertitudes de l'un et le besoin de contrôle de l'autre. Et il y a quelque chose d'incroyablement érotique et plaisant dans la façon dont Mylan le chevauche, jambes crayeuses calées de part et d'autres de sa taille, bouche rougie par leurs baisers, mèches en bataille lui conférant un air un peu sauvage. Heath ne peut s'empêcher de l'embrasser encore, pour lui assurer que tout va bien, jusqu'à ce que les épaules de Mylan se décrispent. Ballotés par les flots indomptables d'un désir sans cesse croissant, ils s'amarrent l'un à l'autre, leurs fronts se heurtant sans douleur et les doigts de Ravka s'enroulent autour de ceux grâce auxquels le Rhee prend appui sur son épaule.

Heath s'égare dans les méandres d'un plaisir insoupçonné, lorsque Mylan le torture agréablement en le guidant en lui. Mouvements lascifs et enivrants, de la pression parfaitement dosée de sa main autour de son sexe à la sensation terriblement plaisante des chairs s'ajustant autour de lui. Les lèvres de Ravka trahissent son ressenti sans son consentement, concert de soupirs et de gémissements devenant plus lourds à mesure qu'il est plongé dans leur chaleur grisante. Le regard scrutateur de Mylan ne fait rien pour apaiser l'amalgame de sensations qui menace de l'emporter tandis que leurs corps s'emboîtent tout à fait, son bas-ventre gorgé de sang pulsant contre les parois brûlantes à lui faire perdre la tête. Les gestes lui viennent d'eux-mêmes, naturels et volontaires à présent. Il n'y a pas de poitrine encombrante dont ne savoir que faire et de sons haut-perchés répétitifs pour lui heurter les tympans ; la voix de Mylan est rauque et un peu cassée et il n'a jamais rien entendu de si excitant, addictif. Ses paumes trouvent naturellement leur chemin jusqu'aux hanches du plus jeune et s'y agrippent, la tentation d'étouffer les sons qui lui échappent à lui-même vite annihilée par la volonté de Mylan. A-attends-, il balbutie, oscillant entre la folle envie de bouger pour accroître le plaisir par des mouvements erratiques, et celle de le faire durer en se laissant juste le temps de retrouver une once de calme et de maîtrise. C'est presque trop et, noyé par ces mêmes sensations qu'il avait cessé d'espérer connaître depuis une éternité, il est reconnaissant de le sentir s'immobiliser. You're too much- you're- everything, il lui glisse en cherchant son regard de ses propres prunelles dilatées par le plaisir, trop incohérent pour faire sens. Ils ont attendu, cela dit, et quelque chose en Heath voudrait que Mylan perde la tête lui aussi et oublie tout, tout ce qui n'est pas eux, tout ce qu'il a connu avant lui — qu'il n'ait aucun regret. Il se redresse sur un coude pour s'asseoir à moitié, son autre main courant de la taille du plus jeune jusqu'à son dos et pressant contre sa colonne pour le pousser à se laisser aller contre lui, jusqu'à ce que leurs torses s'alignent et que leurs lèvres se retrouvent en un ballet dont il ne se lasse pas, avant que celles de Mylan ne lui échappent pour graver leur tendresse sur toutes les parcelles de son visage se trouvant à leur portée. Le bras qu'il avait enroulé autour de Mylan se replie pour attraper l'une des mains de plus jeune et la poser à plat sur son cœur, leurs doigts à nouveau entrelacés. Les battements effrénés expriment tout ce qu'il ne peut englober dans des phrases construite, à cet instant où toutes les connexions de son cerveau se dédient d'un commun accord à leur étreinte électrisante. Ya khochu tebya (je te veux), il murmure, bougeant les hanches pour rendre limpide l'obscur aveu russe ; accord aussitôt saisi par son homme : déjà Mylan se redresse, friction délicieuse faisant Heath rejeter la nuque en arrière. Sans jamais vraiment se détacher de lui, le Rhee s'écarte puis s'enfonce à nouveau, prenant son temps d'abord, puis accélérant progressivement la cadence. Heath est ivre de ses murmures, de la façon dont il geint son prénom en quête de plus ; il se laisse à nouveau basculer en arrière, sur le matelas, l'entrainant avec lui, pour être plus libre de ses mouvements. Ses phalanges tracent des arabesques sur ce corps qu'il voudrait ne plus jamais lâcher, sa bouche appose une traînée de baisers le long de la gorge à sa portée. Talons plantés dans le matelas, il rejoint les mouvements de Mylan à mi-chemin en réponse à sa requête. Il est ivre. De lui, du tableau qu'il offre, avec ses lèvres entrouvertes, la débauche peinte sur ses traits et exhalées en série de halètement auxquels répondent fiévreusement ceux de Heath. Maladresse et hésitations sont tout à fait gommées à présent qu'ils ont pris leurs marques l'un contre l'autre, l'un en l'autre ; tout semble incroyablement évident désormais et dans un bref élan de lucidité, Ravka se demande comment il a pu douter tout ce temps.

Mylan a toujours été différent.
Physiquement, émotionnellement ; dès le premier instant il s'est engouffré comme une tempête dévastatrice, sans crier gare, dans la vie monotone, monochrome de Heath, pour l'illuminer d'un kaléidoscope de tâches de couleurs tantôt sombres tantôt vives, bonheur éclatant. Bien sûr que Mylan est tout ce qu'il lui a toujours fallu. L'une de ses paumes se glisse entre eux, simple effleurement d'abord pour attiser le bas-ventre brûlant du jeune homme, pressé entre leurs corps entremêlés ; puis il l'enveloppe de sa main à la fois douce et ferme, œuvrant à l'instinct. Il s'oblige à garder les yeux ouverts, rivés sur les expressions du coréen pour y déchiffrer ses préférences, tandis qu'il alterne caresses et pressions précises : pouce taquinant l'extrémité puis raclant délicatement de son ongle une veine sensible, à intermittence ; phalanges raffermissant et relâchant sporadiquement leur prise lorsqu'il redescend jusqu'à la base, s'attarde sur les globes de chair qui l'ornent pour le stimuler ; et recommence.

Ses commissures se crispent, rictus mécanique plus que sourire, ses dents creusent sa lippe pour faire durer l'euphorie latente prenant naissance au creux de son ventre et traçant des sillons de plaisir brut jusqu'aux moindres de ses terminaisons nerveuses. ça monte, progressivement et, d'un coup, plus vite, très vite : instoppable. Paroxysme de plaisir qui le prend presque par surprise de par son intensité, picotements agréables derrière ses paupières closes. Ty svodish' menya s uma... (tu me rends fou) il rit tout bas, ravi et stupéfait comme à chaque fois que Mylan lui fait redécouvrir et apprécier tous les aspects d'une vie de couple, de tout ce qui ne lui a toujours semblé que pesant avant lui. L'extase reflue progressivement et ses mains reprennent leur valse sur les cuisses de Mylan, auxquelles il n'avait même pas conscience de s'être accroché. Mouvements un peu gourds et groggy, le temps qu'il s'extirpe de la vague de fatigue qui suit. Ses paupières papillonnent pour se rouvrir, et un sourire fatigué joue sur ses lèvres lorsqu'il revient finalement à lui. Come here. Mylan est déjà lové contre lui mais d'un index Heath lui redresse le menton pour l'embrasser à en perdre haleine, bougeant encore un peu en lui jusqu'à ce que son corps ne le permette plus. Soucieux de ne pas revenir à la position l'ayant mis mal à l'aise au départ, il les tourne précautionneusement pour qu'ils se retrouvent sur le côté, ravageant de sa bouche insatiable le cou de son amant. Il enroule une main autour du genou calé en travers de sa hanche, en taquine l'arrière, et puis remonte jusqu'à sa hampe pour la torturer à nouveau, jusqu'à ce que Mylan bascule à son tour.

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WIZARD • always the first casuality
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‹ occupation : criminel en période de probation | apprenti Mage Social.
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : 1991 - 1994.
‹ baguette : a été brisée à son emprisonnement à Azkaban. A sa libération, on lui a refilé une merde complètement bridée, de 25cm, taillée dans du noyer et contenant un crin de licorne.
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15 mars 2004. Parfois, les lèvres de Heath s’entrouvrent pour laisser échapper plus que des soupirs et Mylan suppose qu’elles forment des mots, mais il a perdu la capacité de comprendre ce qu’il dit. Il réalise vaguement que c’est parce que Heath s’exprime dans une langue qui n’est définitivement pas de l’anglais et en temps normal, il lui demanderait de répéter avec une moue, agacé de ne pas comprendre ce qu’il dit, curieux aussi. Mais en cet instant, il s’en fiche pas mal. Heath peut bien dire ce qu’il veut, dans la langue qu’il veut, le simple fait d’entendre sa voix qui semble devenir plus rauque à chaque fois que son corps se presse contre le sien suffit à faire perdre pied à Mylan. Heath semble avoir laissé tomber l’idée absurde de garder pour lui les sons qu’il parvient à lui tirer et Mylan s’applique plus encore, parce qu’il a l’impression de découvrir quelque chose de nouveau et d’incroyable à chaque fois. Il ne sait pas s’il a envie de les maudire parce qu’ils auraient pu faire ça il y a tellement longtemps et tellement de fois s’ils n’avaient pas été aussi stupides, ou si c’est aussi incroyable justement parce qu’ils ont mis autant de temps. Et qu’importe finalement, parce qu’ils sont là, maintenant. Parce qu’il a l’impression d’être exactement où il doit être, pressé ainsi contre Heath, ses paumes plaquées contre son torse alors qu’il ne peut s’empêcher de faire rougir sa peau avec ses ongles. Et s’il ne sait plus quoi choisir entre aller se coller contre Heath pour le sentir partout ou se redresser pour trouver cet angle parfait qui lui fait perdre la tête ce n’est pas bien grave, parce que Heath choisit pour lui lorsque ses lèvres viennent trouver sa gorge.
Et puis, la main de Heath se referme autour de lui et Mylan perd la faculté de formuler la moindre pensée cohérente. C’est à son tour de balbutier, de soupirer son prénom et de se perdre, jusqu’à ce que les doigts de Heath agrippent fermement ses cuisses et à ce moment-là, Mylan sait qu’il n’est plus très loin. Alors il se redresse, autant pour se délecter des expressions qui prennent place sur le visage de Heath que pour se faire plus précis, presque merciless dans chacun de ses mouvements. Son regard affamé observe chaque changement sur les traits du jeune homme et il sait, voit aussi bien qu’il peut sentir, le moment où Heath ne peut plus lutter face au plaisir qui prend le dessus sur son corps. C’est presque brutal et Mylan est fasciné, hypnotisé par la vision qui s’offre à lui. Et lorsqu’un son rauque échappe à Heath, il y fait écho malgré lui, alors qu’il a la sensation que tout son corps a pris feu.

Un sourire lui mange les joues alors que paupières closes et souffle erratique, Heath laisse échapper ce rire un peu surpris. Mylan se penche sur lui et va couvrir son visage de baisers. Son front, ses joues, sa mâchoire, il suit un tracé tendre jusqu’à ce que les paupières de Heath s’ouvrent à nouveau. « Come here. »  Un frisson lui parcourt l’échine. Merlin, sa voix ne devrait pas avoir un tel effet sur lui. Mais Mylan n’a pas tellement le temps de s’inquiéter de tout ça parce que déjà, les lèvres de Heath capturent les siennes et étouffent l’exclamation de surprise qui lui échappe lorsqu’il se remet à bouger jusqu’à ce qu’il n’en soit plus capable.
Il ne réalise même pas que leur position a changé, il ne peut que sentir la bouche de Heath dans son cou, son souffle brûlant sur sa peau, ses mains sur son corps, alors que Mylan va enfouir les siennes dans les cheveux du jeune homme. Les doigts de Heath le trouvent à nouveau et tout son corps se tend vers lui pour plus de contact, plus de chaleur, plus. Il a un brasier dans tout le corps et il suffoque, ne peut que s’accrocher à Heath et l’encourager à ne surtout, surtout pas s’arrêter.

L’orgasme le laisse tremblant, à bout de souffle. Le temps s’étire sans qu’il s’en rende compte, alors qu’il laisse les battements de son cœur ralentir, ses doigts défaire petit à petit leur prise dans les cheveux de Heath. Pendant un moment, il est complètement incapable de penser et encore moins de parler. Paupières closes, il laisse simplement l’adrénaline retomber peu à peu. « Fuck, I needed that, »  finit-il par croasser et sa voix est tellement wrecked qu’il ne retient pas un rire nasal tout aussi ridicule. L’euphorie passée, il prend conscience de leur état respectif et plisse le nez. « Ugh. » C’est à son tour de tâtonner, ses doigts allant se perdre sur la table de chevet pour se refermer autour de la baguette de Heath – il n’a absolument aucune idée d’où la sienne peut bien se trouver et il est hors de question qu’il se lève - et d’un sort marmonné, il arrange tout ça avant d’aller s’étaler sur Heath. « I love magic, »  susurre-t-il avec un sourire satisfait. Il presse un baiser sur le torse du jeune homme et esquisse un sourire en coin lorsque son regard s’attarde sur son visage. Ses joues sont toujours un peu rougies et il n’a jamais vu Heath avec les cheveux autant en bataille, même au réveil. « Mmmh, you look like you had a good time, »  murmure-t-il avant d’aller déposer un baiser sur ses lèvres cette fois. « It suits you, » fait-il contre sa bouche, taquin. « I think I could do this all day just to look at you, »  confesse-t-il avant un dernier baiser.
Il finit par se redresser un peu parce que sa position actuelle ne doit pas être des plus confortables pour Heath  et va s’étendre à côté de lui. Il se sent lourd et il pourrait presque abandonner l’idée de sortir du lit, mais son estomac n’est pas du genre à lui laisser oublier à quel point il a faim. « I’m hungry, »  qu’il geint en fixant le plafond. Puis il laisse échapper un grognement sourd. « And I feel gross. It’s a good kind of gross, but still. Gross. »  Il laisse échapper un soupir à fendre l’âme. « I just took a shower, s’your fault, »  accuse Mylan d’un air faussement sérieux.

« Definitely worth it though. » Le Rhee prend un air songeur et tourne la tête vers Heath. « I need food. And a shower. Or a bath. A bath, I’m a genius. »  Déjà, il se redresse et se lève du lit, son énergie retrouvée. « What d’you want first ? Food ? Or bath ? »  Il se retourne vers le jeune homme en réalisant qu’il n’a toujours pas bougé et main sur la hanche, lui lance un regard désapprobateur. « Come on, old man, help me out. I mean, I guess we could do both at the same time, but I’m afraid tonight’s dinner isn’t ideal. »  Encore que, Mylan en serait bien capable. « Unless you’re already too tired to move, »  susurre-t-il avec une moue faussement déçue.  

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set the world on fire
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(JAN. 2004) MYTH #3 + holding on to you.

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