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sujet; chiott — EVEN YOU CANNOT CONQUER THE SUN.

HERO • we saved the world
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‹ disponibilité : toujours là.
‹ inscription : 04/05/2017
‹ messages : 156
‹ crédits : calvaries, tumblr, madeline miller.
‹ dialogues : teal


‹ liens utiles :
rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton, hwan ft. vernon choi, jay ft. gong yoo, hiram ft. abel tesfaye, adidja ft. reece king.


‹ âge : trente-deux ans.
‹ occupation : dragonologue indépendant, baroudeur.
‹ maison : gryffondor.
‹ scolarité : 1984 et 1991.
‹ baguette : bois de frêne, crin de licorne, vingt-quatre centimètres, souple et rapide.
‹ gallions (ʛ) : 337
‹ réputation : j'adore les dragons et c'en est même un peu flippant. pendant la guerre, j'étais Scale, l'homme qui s'occupait du principal camp de réfugiés britanniques en Roumanie. De nombreuses vies et de nombreuses familles ont été sauvées grâce à moi. Je suis aussi un énième Weasley.
‹ faits : Je suis le cadet des Weasley. Je suis obsédé par les dragons depuis mon plus jeune âge et je le vis plus ou moins bien. Plutôt moins bien que plus ces temps-ci parce que lors de ma dernière expédition dans les Highlands, j'ai perdu un bras à cause d'un de ces animaux que j'adore (même si ça n'a pas du tout terni mon enthousiasme pour la dragonologie). Je suis un héros de Guerre et je prévois de fonder une réserve de dragons en Grande-Bretagne.
‹ résidence : au terrier avec ronald et elliott.
‹ patronus : une belette.
‹ épouvantard : le corps mort de george, son frère qu'il n'a pas pu sauver.
‹ risèd : sa famille heureuse et réunie.
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elliott fawkessit down with me and tell me about the dragon. tell me how it fell in love and burned the world apart for it. tell me how the story ended triumphant, but only for the careless hearts.
Do you think that's enough food? ” Le regard qu'Elliott lui jette est agacé et franchement blasé en fait. Charlie a littéralement rempli tous les étages du frigo avec de la viande (ew) et des légumes et surtout des trucs à base de pomme de terre, de quoi contenter Ron. Normalement, ils vont être partis pendant une semaine et Charlie ne veut pas que son petit frère souffre de la faim, ces jours-là sont finis depuis longtemps. Il a écrit un post-it pour lui souhaiter une bonne semaine, et aussi une liste de plats recommandés pour la semaine à venir. Elliott a pas arrêté de commenter. Il faut dire qu'il est de mauvaise humeur: Charlie l'a fait se lever à quatre heures pour qu'ils puissent sortir du Terrier en même temps que le lever du soleil, sauf qu'il a mis plus de trois heures à faire cette foutue liste de plats. Et il faut dire qu'Ellie n'est pas trop réputé pour sa patience.
Mais ils finissent par partir, une fois Charlie convaincu que son frère n'allait pas mourir de faim, et ils ont utilisé le Portoloin acheté à l'OPI il y a quelques jours pour finir dans un coin reculé des Highlands écossaises.
Il a reçu le mot comme quoi il y avait eu du dragon sighting dans le coin et on l'a contacté lui pour pister le dragon et le trouver, puis l'ensorceler pour empêcher les moldus de le voir. Il a accepté, bien entendu, c'est pas tous les jours qu'il a un travail si passionnant à faire! Depuis l'annonce de l'existence du Syndrome de Rosier, Charlie n'arrête pas de penser aux effets que pourrait avoir la magie noire sur les dragons et les dragonneaux. Il ne peut pas s'empêcher d'être enthousiaste, même si Elliott grogne à chaque fois qu'il rajoute une phrase à son explication détaillée du dernier spécimen écossais auquel il a été confronté pendant sa carrière. Mais rien ne semble capable d'atteindre sa bonne humeur, même quand il se met à pleuvoir légèrement malgré le bon mois de mai qu'ils ont eu juste là. Charlie reste sous la pluie alors qu'Elliott s'abrite. Petite chose.

C'est un véritable déluge alors qu'ils continuent d'avancer sur le chemin de terre qui commence à se transformer en périple boueux sous leurs pas, il manque de tomber à plusieurs reprises. Ils sont dans la zone indiquée par l'employé du Ministère qui l'a contacté, et Charlie sort ses jumelles toutes les trois secondes pour observer l'horizon ou le flanc de la montagne qu'ils contournent. Peut-être qu'ils vont devoir se mettre à monter, finalement, ce qui ne semble pas enchanter Elliott...
La pluie est torrentielle, ce qui n'est pas normal mais la magie a déréglé la météo et encore aujourd'hui, Londres est parfois, pendant plusieurs heures, soumis à des intempéries anormales. Mais là c'est plus fort que n'importe quelle pluie qu'il ait déjà vu. Il se demande si Elliott l'entend quand il se met à hurler de toute la force de ses poumons: “ I'M THINKING MAYBE WE SHOULD HIKE UP, WE MIGHT GET A CLEARER VIEW FROM UP THERE-- ” Sauf qu'il est interrompu par un rugissement clairement pas humain qui fait vibrer l'air, décale même certaines gouttes d'eau dans un mouvement inopiné qui fait lever le nez à Charlie.

Le dragon est énorme. Charlie voit tout de suite que c'est une dragonne. C'est un Worm of Linton, le nom ayant été donné parce que le specimen ressemble mot pour mot à la description de la fameuse légende: un énorme dragon qui ressemble presque à un serpent, avec une mâchoire inférieure proéminente et une deuxième paire de mâchoires dans la gorge. Un phénomène MAGNIFIQUE finalement.
IT'S THERE! ELLIOTT, IT'S RIGHT THERE!! WHAT A BEAUTY, SHE'S SO BEAUTIFUL, ELLIOTT! ELLIE!!! ” Mais la pluie continue de tomber et il est aveuglé et il ne trouve pas Elliott mais il ne peut pas s'empêcher de sortir son appareil photo pour prendre des photos (avec flash, au cas où il n'attirerait pas l'attention avec sa chemise rouge qui lui colle désormais à la peau) du specimen qui a sorti la tête de sa grotte creusée à même le flanc de la montagne, hurlant pour les faire partir, ouvrant la bouche en l'attente de leur sauter dessus pour les dévorer. “ What a beauty, I can't believe it! ” marmonne-t-il pour lui-même en prenant une photo, avant de sauter sur le côté quand le dragon commence une première attaque, fendant l'air et refermant ses mâchoires là où il se trouvait un instant plus tôt. Charlie laisse échapper un gémissement de bonheur en entendant ses mâchoires claquer dans l'air. Il dérape dans la boue et finit épaule contre épaule avec Elliott, avec un grand plaisir. “ ISN'T SHE LOVELY?!

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name one hero who was happy, you can't. they never let you be famous and happy. but i'll tell you a secret. — tell me. — i'm going to be the first. swear it. — why me?because you're the reason.
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‹ inscription : 03/05/2017
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‹ crédits : mind.
‹ dialogues : tan


‹ âge : 25 ans.
‹ occupation : dragonologiste, assistant de Charlie Weasley.
‹ maison : Serpentard.
‹ scolarité : de 1990 à 1997.
‹ baguette : 28cm, taillée dans du tremble, contenant un ventricule de dragon.
‹ gallions (ʛ) : 295
‹ patronus : une moufette. Haha.
‹ épouvantard : un médecin dans une foutue blouse blanche, qui brandit une saloperie de seringue.
‹ risèd : un père et une mère.
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charlie weasleysit down with me and tell me about the dragon. tell me how it fell in love and burned the world apart for it. tell me how the story ended triumphant, but only for the careless hearts.
Qui se lève à quatre heures du matin et paraît aussi frais, aussi heureux ? Charlie fucking Weasley, bien sûr. Elliott en est à sa troisième tasse de café et n’arrive toujours pas à chasser le sommeil. De ses yeux pas encore tout à fait ouverts, il suit le rouquin qui s’agite dans la cuisine et fait des allers-retours entre le frigo et la foutue liste de plats qu’il prépare pour Ron. Il se retient vraiment de toutes ses forces de lui dire que son petit frère n’a pas cinq ans et qu’il est parfaitement capable de se démerder. Pire encore, que connaissant Ronald, il risque de tout faire sauf suivre les recommandations de son frère qui ne comportent que des plats beaucoup trop sains. Ellie fait de son mieux pour être patient, mais voir Charlie bouger autant dès le matin commence à sérieusement lui taper sur les nerfs, alors il termine sa troisième tasse de café et va la déposer dans l’évier. « If we’re not gone in five minutes, I’m going back to bed, » qu’il grogne d’une voix traînante. Qu’est-ce qui lui a pris d’accepter de s’installer avec ce nigaud ? Avec l’argent qu’il a reçu pour avoir contribué à sauver le monde sorcier, il aurait pu se prendre un appartement tout seul. Bon, rien de très grand ni de très luxueux, mais ça lui aurait épargné ce genre de matin beaucoup trop actif à son goût.
Enfin, il est trop tard pour regretter. La menace semble porter ses fruits et ils quittent enfin le Terrier à l’aide du Portoloin que Charlie s’est procuré, pour se retrouver paumés dans les Highlands. Le coin est vraiment chouette et Ellie serait probablement en mesure d’en apprécier la beauté, s’il ne pleuvait pas. Mais rien ne semble altérer la bonne humeur du Weasley, qui commence à se lancer dans ses théories improbables – bon d’accord, pas tant que ça, mais Elliott déteste vraiment se lever trop tôt et crapahuter sous la pluie. Alors il grogne, peste et fait la gueule tout le long du trajet.

Bien évidemment, le crachin se transforme en pluie torrentielle et Elliott a déjà envie de rentrer.  La terre déjà molle sous leurs pieds devient peu à peu une boue infâme dans laquelle ils glissent et s’enlisent à moitié. Pourquoi est-ce qu’il suit cet imbécile, déjà ? Foulmouth lève la tête pour voir Charlie observer l’horizon avec ses jumelles, son sourire toujours en place et il se souvient, pourquoi. Meh. Cette pluie n’est pas normale, enfin, il sait qu’il pleut énormément par ici, mais ils sont au mois de mai et même ici il devrait y avoir au moins un peu de soleil. Là, Ellie a juste l’impression que le contenu de l’océan Atlantique est en train de se déverser sur eux. Le rouquin se tourne vers lui et il a à peine ouvert la bouche qu’il sait ce qu’il va dire et déjà, Fawkes se renfrogne. « I'M THINKING MAYBE WE SHOULD HIKE UP, WE MIGHT GET A CLEARER VIEW FROM UP THERE-- » Il est prêt à grogner, mais un rugissement clairement flippant résonne au-dessus d’eux. Oh great, I’m dead, ne peut-il s’empêcher de penser avant de lever la tête.
Oh putain. Ce truc est gigantesque. Genre vraiment énorme. Genre tirons-nous Charlie cette bestiole va nous BOUFFER. « IT'S THERE! ELLIOTT, IT'S RIGHT THERE!! WHAT A BEAUTY, SHE'S SO BEAUTIFUL, ELLIOTT! ELLIE!!! » Merlin, il le déteste. Qui est aussi enthousiaste, face à la mort personnifiée ? Qui sourit comme un demeuré, devant une créature capable de le réduire en bouillie d’un simple coup de patte ? Charlie fucking Weasley, bien sûr.

Pourquoi est-ce qu’il a décidé de faire ce job ? Alors que le rouquin sort son appareil photo, Ellie lui tire sa baguette et s’assure d’avoir une bonne prise dessus, parce que la dernière chose qu’il souhaite, c’est bien de la perdre dans la boue. L’énorme dragonne leur hurle dessus, son énorme mâchoire claquant dans un son qui veut clairement dire c’est mon territoire, tirez-vous d’ici et Elliott a parfaitement capté le message.
Mais pas Weasley. « What a beauty, I can't believe it! » s’émerveille l’abruti et Ellie pâlit en voyant les mâchoires énormes du dragon manquer de près de le croquer. Heureusement, Charlie a de bons réflexes, l’évite et glisse dans la boue, avant de le percuter. « ISN'T SHE LOVELY?! » qu’il s’écrie, comme s’il se trouvait devant un golden retriever.

« She’s ugly and fucking angry, too ! » lui siffle Ellie à l’oreille. Charlie se décolle de lui, prêt à se rapprocher de la dragonne, probablement pour prendre de meilleures photos, mais Elliott referme sa main libre autour de son bras et le tire en arrière. « I don’t know if she’s protecting an egg or if something’s wrong, but she’s fucking aggressive ! Don’t be stupid ! » s’exclame-t-il et la seconde d’après, l’énorme gueule de la dragonne fonce droit sur eux. Il n’aura pas le temps de lancer un sort efficace – parce qu’il n’y a aucun moyen de savoir si un sort sera vraiment efficace sur un dragon et en général, il en faut plusieurs pour pouvoir espérer leur faire quoi que ce soit, tant leur cuir est épais – alors Elliott ne réfléchit pas. Il se jette en avant, entraînant Charlie avec lui et ils finissent tous les deux la tronche dans la boue et les mâchoires de l’énorme créature claquent bruyamment à quelques centimètres de leur tête. « CHARLIE ! » vocifère-t-il. Il a pris ses photos, il est temps de se tirer d’ici parce que clairement, elle n’a aucune envie de coopérer.

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I've been around the world and never in my wildest dreams would I come running home to you. I've told a million lies but now I tell a single truth : there's you in everything I do. (i bet my life)
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‹ âge : trente-deux ans.
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‹ scolarité : 1984 et 1991.
‹ baguette : bois de frêne, crin de licorne, vingt-quatre centimètres, souple et rapide.
‹ gallions (ʛ) : 337
‹ réputation : j'adore les dragons et c'en est même un peu flippant. pendant la guerre, j'étais Scale, l'homme qui s'occupait du principal camp de réfugiés britanniques en Roumanie. De nombreuses vies et de nombreuses familles ont été sauvées grâce à moi. Je suis aussi un énième Weasley.
‹ faits : Je suis le cadet des Weasley. Je suis obsédé par les dragons depuis mon plus jeune âge et je le vis plus ou moins bien. Plutôt moins bien que plus ces temps-ci parce que lors de ma dernière expédition dans les Highlands, j'ai perdu un bras à cause d'un de ces animaux que j'adore (même si ça n'a pas du tout terni mon enthousiasme pour la dragonologie). Je suis un héros de Guerre et je prévois de fonder une réserve de dragons en Grande-Bretagne.
‹ résidence : au terrier avec ronald et elliott.
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« She’s ugly and fucking angry, too ! » Charlie laisse échapper un piaillement de joie. Il devient un tout autre homme quand il y a un dragon dans les parages, surtout quand ce dragon est un dragon aussi rare qu'un Worm of Linton et surtout quand il est aussi dangereux. “ Of course she's angry, we're on her territory! ” dit-il d'un ton mettant en avant l'évidence de son propos. Les dragons ont tendance à ne pas s'attaquer aux moldus, étranger, Charlie a lu que plusieurs chercheurs pensent que c'est parce qu'ils manquent de la magie qui les attirent. La chair sorcière aurait meilleur goût — même les loup-garous le disent alors bon — et serait plus nourrissante.
La dragonne a l'air un peu sur les crocs, pour être tout à fait honnête, donc le Weasley n'est pas étonné qu'elle ait besoin d'un petit casse-croûte dans un endroit si peu visité des Highlands. Ce qui est étrange, en revanche, c'est qu'elle soit si férocement territoriale. Ce n'est pas la période de reproduction, pour autant qu'il sache, même si il n'est en aucun cas un spécialiste dans l'espèce des Worm, au contraire. C'est une espèce rarissime, légendaire parmi les moldus et quasi-impossible à trouver pour les sorciers. Ils sont véritablement chanceux d'être tombés dessus!
Charlie s'apprête à se jeter en avant pour prendre une meilleure photo de la tanière de l'animal quand la main d'Elliott se referme autour de son bras et le tire sèchement en arrière. Charlie fait un bruit offusqué. Comment ose-t-il, il allait prendre le cliché de sa carrière!

« I don’t know if she’s protecting an egg or if something’s wrong, but she’s fucking aggressive ! Don’t be stupid !You, don't be stupid, ” rétorque Charlie sur le même temps mais l'instant suivant, le dragon jaillit — comme une murène (héhé) — de sa tanière, tous crocs dehors, et dans leur direction. Elliott a la présence d'esprit de se jeter en avant, le nez dans la boue (il doit être ravi) avec Charlie au bout du bras. Ils ont pris refuge derrière une petite pierre qui ne sera pas d'une grande protection si le dragon décide de les chercher et de les attaquer là aussi. Ces dragons-là ont une très mauvaise vue mais un excellent odorat, surtout pour capter le sang. Charlie pense que la pluie va les aider à rester à couvert. « CHARLIE ! It's not MY fault she's pissed off! ” râle-t-il en vérifiant que son vieil appareil est encore en état. “ She shouldn't be protecting an egg, not during this time of the year. No it's something else, Ellie, just like I told you, dark magic has affected-- ” Il est interrompu parce que brutalement, c'est silencieux.
Tout est silencieux, le calme plat des Highlands lui revenant en pleine figure. Même la dragonne semble aux aguets, détournant son imposant visage pour regarder au-delà et machinalement, Charlie regarde dans la même direction. La pluie diluvienne qui jusque-là s'abattait sur eux s'est arrêtée et le monde est silencieux, chatoyant de couleurs. “ What is she looking at? ” se demande-t-il à voix haute, avant de se redresser de derrière leur cachette pour mieux voir.

La dragonne plonge encore une fois dans leur direction et Charlie fait un bond en arrière, dérapant sur le sol et tombant dans la boue, évitant de peu les deux mâchoires qui claquent bruyamment dans l'air. Sa gueule est écumante de salive, une salive noire de mauvais augure. “ ELLIE! ” appelle-t-il son ami, avant de sauter sur ses pieds pour reculer le plus vite possible de la tanière de l'animal qui ne semble pas vouloir sortir de son flanc de montagne. Ils sont suffisamment loin pour ne pas être inquiétés et Charlie peut déjà deviner ce à quoi pense Ellie: il veut rentrer à la maison. Mais non, Charlie ne peut pas laisser un dragon en détresse comme ça. Elle ne protège pas un oeuf, il en est persuadé, les espèces de l'Europe du nord ne se reproduisent pas à une saison qui permettraient pour elle d'avoir un oeuf. Cette espèce est aussi si rare et méconnue...
Charlie retire son sac de ses épaules pour se mettre à fouiller dedans. Ellie a la tente et une partie de la nourriture, Charlie a l'autre, le matériel de dragonologie et... “ don't panic! ” hurle-t-il en enfournant le balai qui se dé-miniaturise dès qu'il est sorti du sac, avant que Foulmouth ait pu faire quoique ce soit pour l'arrêter. Il se jette à toute vitesse en direction de la dragonne, son appareil autour du cou. Il aurait pu demander à Ellie de faire distraction pour lui mais il n'aurait jamais accepté. Charlie ne se permet pas de s'arrêter ou de se mettre en vol stationnaire, volant un peu partout au-dessus de la tête du dragon qui l'observe. Là, il a une vue parfaite de l'entrée de sa tanière. Peut-être cache-t-elle un trésor? Non... elle semble blessée, même si Charlie ne peut pas vraiment voir si elle a des plaies ouvertes...

Il s'immobilise le temps d'une seconde pour prendre une photo, ses deux mains lâchant le manche du balai pour s'accrocher à l'appareil. “ Come on, baby, ” dit-il autant à la dragonne qu'à son balai qu'à son appareil photo qu'à lui-même en se rapprochant pour prendre un cliché. Flash.
La dragonne choisit ce moment-là et il parvient de justesse à l'esquiver en manipulant son balai avec ses jambes, technique qu'il a appris pendant un match contre Serdaigle en quatrième année alors qu'il était littéralement en train de se battre avec l'autre attrapeur pour s'emparer du Vif. Les dents ne passent pas très loin, ceci dit. Il s'éloigne un peu et retrouve Elliott qui a lui aussi sauté sur un balai. “ I'm not crazy, ” lui hurle-t-il en tournant autour de lui (il a peur que si il se met en vol stationnaire, Ellie va lui faire un tacle aérien pour le forcer de se poser). “ There's something wrong with her. Can we pleaaaaase go and see? ” Et sans attendre, il se précipite de nouveau vers la dragonne,dans l'optique de la faire sortir, plutôt littéralement, de son trou. Il sait qu'Elliott est derrière lui, le protège. Comme toujours.
Il fait signe à Elliott de distraire le dragon pendant qu'il s'approche dangereusement près de la collerette frémissante de la dragonne, pour prendre des photos précises de cette dernière et de ses écailles, au cas où. Il reste très silencieux, sauf pour le déclic de son appareil photo duquel il a enlevé le flash, pour ne pas attirer l'attention, tournant de temps à autre la tête vers Elliott... jusqu'à sentir quelque chose. Une odeur... de soufre.

Wait. What?

ELLIE, WAIT! ” hurle-t-il en se mettant à voler à toute vitesse vers lui, le vent fouettant son visage et ses cheveux. Il ne parle plus pour se concentrer, se précipitant à toute vitesse vers son ami pour attirer son attention... “ ELLIE! ” hurle-t-il et au dernier moment, la tête de la dragonne se tourne vers elle et une gerbe de flammes illumine la scène. Charlie sent la chaleur faire rougir ses joues mais heureusement parvient-il à échapper à la plupart du feu, en sortant presque indemne  (sauf pour quelques brûlures au visage, des sourcils cramés et un flanc douloureux) grâce à la vitesse de son balai, montant en chandelle dans le ciel...

Sauf que le bois de son balai s'en est moins bien sorti, lui.

Et il retombe, dans un hurlement de terreur, dans la gueule du monstre.

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‹ âge : 25 ans.
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charlie weasleysit down with me and tell me about the dragon. tell me how it fell in love and burned the world apart for it. tell me how the story ended triumphant, but only for the careless hearts.
« Of course she's angry, we're on her territory! » Elliott se retient de répliquer que lui aussi est possessif et territorial, mais qu’il essaye pas pour autant de bouffer les gens quand ils empiètent sur son territoire ! C’est pour ça qu’il déteste ces grosses dindes volantes, elles sont stupides et agressives inutilement et s’emportent pour un rien ! (Oh, wait…) Même quand ils essayent de les aider, les dragons ne peuvent pas s’empêcher de toujours chercher à croquer un bout d’humain ou à foutre le feu à ce qui les entoure. Ils finissent le nez dans la boue et déjà, Ellie se sent mal. Il chasse ces mauvais souvenirs qui n’ont rien à faire là et qui vont seulement le distraire et le tuer s’il s’attarde dessus. Ce n’est pas le moment de penser à Peggy et Andrei et-- non. « It's not MY fault she's pissed off! » Foulmouth rend hommage à son surnom au sein de l’Ordre en laissant échapper une flopée d’injures. « We’re on her territory, it’s kinda our fault ! » vocifère-t-il parce que Charlie doit vraiment intégrer qu’il faut qu’ils décampent. « She shouldn't be protecting an egg, not during this time of the year. » Oui, il sait ça, mais elle est tellement sur les nerfs qu’il en vient à se demander si ce n’est quand même pas le cas. Ils ne savent pas grand-chose sur cette race de dragon, voire-même rien du tout, alors peut-être qu’ils se reproduisent plus tôt que les autres ? « No it's something else, Ellie, just like I told you, dark magic has affected— » Et il se tait. Parce que tout s’est brusquement tu. Le silence soudain lui tire un frisson d’angoisse alors qu’Elliott déglutit avec difficultés, retient son souffle.
« What is she looking at ? » se demande Charlie. « Something better to eat than us ? » suggère Ellie avec un peu d’espoir. Elle fonce sur eux et ils ont le réflexe de s’écarter, même s’ils glissent tous les deux. Le brun arrive à se stabiliser, mais le Weasley glisse et tombe. « ELLIE ! » « YES, I KNOW ! » beugle-t-il en réponse parce que c’est qui qui insiste pour qu’ils filent de là ??? Ils s’éloignent le plus rapidement possible et pendant un instant, il se dit bêtement que Charlie a compris et qu’ils vont enfin partir, mais il le regarde enlever son sac avec un air horrifié. « Don’t panic ! » hurle-t-il avant de sauter sur son balai, sans lui laisser le temps de le retenir.

Il va
Le tuer.

« Oh yeah, RIGHT ! An ENORMOUS MONSTER is trying to EAT US but yeah, I WON’T PANIC ! » beugle-t-il en regardant Charlie s’éloigner sur son balai. Et c’est qu’en plus, il file tout droit vers la dragonne. « Fuck this shit. Don’t panic, he says. YEAH ! Why would I panic ? » râle-t-il avant de sortir le deuxième balai du sac pour l’enfourcher. Il n’a jamais fait de Quidditch mais il est plutôt à l’aise dans les airs, beaucoup lui ont dit que c’était vraiment dommage que le sport ne l’intéresse pas, bref. Elliott frappe le sol durement et s’élève jusqu’à rejoindre Charlie. « I’m not crazy, » hurle-t-il et Foulmouth lui lance un regard sombre. Non, à peine. « There's something wrong with her. Can we pleaaaaase go and see? » S’ils étaient dix – voire-même quinze – soigneurs aguerris capables de la paralyser le temps qu’ils aillent voir, Elliott n’hésiterait pas à lui dire oui, mais ce n’est absolument pas le cas et c’est de la folie.
Mais bien sûr, Charlie n’attend pas de réponse et fonce déjà. « I HATE YOU ! » Mais il le suit, baguette à la main, prêt à intervenir. Il doit servir de distraction, d’appât en somme, tout ce qu’il adore, mais il s’exécute, concentré sur sa tâche. Ça fait un moment qu’il sait qu’essayer d’empêcher Charlie Weasley est impossible et que la seule chance d’espérer qu’il ne se fasse pas bouffer, c’est de surveiller ses arrières.

Il le regarde s’approcher dangereusement du monstre avec angoisse. C’est son erreur. Se concentrer sur l’imbécile plutôt que sur la dragonne. « ELLIE, WAIT ! » Avec la pluie et le vent, il entend à peine le cri de Charlie. En revanche, il perçoit l’odeur. Déjà, il se prépare à filer loin de la portée des flammes de la dragonne, mais—« ELLIE ! » le cri attire l’attention du monstre, qui tourne son énorme tête vers Charlie et—« CHARLIE ! » hurle-t-il et son cœur cesse de battre. Les flammes masquent sa silhouette et non, non, non. « CHA-- » Elles disparaissent, laissent de nouveau apparaître Charlie et déjà, Elliott fonce vers lui. Son balai. Son balai.

Il veut remonter dans les airs, mais le bois de son balai a été touché et il tombe. Tombe. Droit dans l’énorme gueule du dragon, grande ouverte. Ellie laisse échapper un rugissement de rage et se couche presque sur son balai pour foncer. Charlie passe la rangée d’énormes dents et c’est stupide et dangereux et ils vont probablement y rester tous les deux mais Elliott s’en fiche. Il a vu Finn, Iris, Andrei, Peggy, Edgar et Gus mourir, il en a vu des centaines mourir, il ne regarde pas. Charlie. Mourir. Il fonce en piquée dans la gueule du monstre et quand enfin, sa main se referme autour du poignet du Weasley, il laisse échapper un cri de douleur, certain que son épaule s’est déboitée. Ils continuent à descendre dans la gueule puante du monstre, entraînés par le poids de Charlie et c’est trop tard, quand Ellie se rappelle du discours interminable du rouquin sur les Worms of Linton. C’est quand il voit la deuxième paire de mâchoires foncer droit sur eux.
Un grondement sourd lui échappe alors qu’il cherche à redresser son balai, à s’élever dans les airs, mais c’est à ce moment là qu’un claquement sonore retentit, suivi de près par un hurlement atroce. Il voit les dents, innombrables mais beaucoup plus petites, enfoncées dans l’avant-bras de Charlie, juste après son coude. Il voit le sang, il voit la douleur sur les traits pâles du Weasley.

Et puis, l’obscurité la plus totale.

Ils ne vont pas. Crever. Ici. Il lâche le manche de son balai, lève sa baguette et d’un Lumos, éclaire la gueule nauséabonde du dragon. Déjà, le monstre essaye de les entraîner plus profondément, vers sa gorge, avec sa seconde paire de mâchoires. Elliott pointe sa baguette vers sa cavité buccale et enchaîne plusieurs sorts, jusqu’à lui réduire le palais en charpie sanguinolente. Alors le monstre gronde, ce qui fait tout trembler, mais relâche sa prise et Ellie n’hésite pas une seconde. Grognant sous l’effort, il remonte Charlie, jusqu’à ce qu’il soit à moitié affalé sur le balai et il fonce. A cause de la douleur, la dragonne a ouvert la gueule et il peut sentir l’insoutenable chaleur derrière eux, alors qu’elle tente de les griller. Mais il pousse les capacités de son balai à leur maximum et enfin, ils sortent de la gueule du monstre.

Elliott s’éloigne, il ne pense qu’à ça, emmener Charlie le plus loin possible de ce monstre. Mais les flammes ont un peu atteint son balai également et il finit par ne plus supporter leur poids. De justesse, Ellie arrive à se rapprocher suffisamment du sol pour que leur chute ne soit pas trop douloureuse, mais ils roulent quand même dans la boue et son épaule proteste. Il s’ébroue, se redresse le plus vite possible, terrifiée à l’idée que la dragonne soit sortie de sa tanière pour les suivre. Alors il attrape Charlie, le secoue, le force à se lever. « Get up, GET UP, you can walk, fucking WALK ! » hurle-t-il avant d’entraîner le Weasley  jusqu’à une cavité rocheuse, à l’abri de la pluie. Il y laisse tomber Charlie, avant de lever sa baguette pour lancer tous les sorts de protection auxquels il pense dans une litanie paniquée.
Et puis, enfin, il se tourne vers le Weasley et son regard se pose sur l’horreur sanglante où devrait se trouver le reste de son bras.
Il doit ravaler la bile qui lui brûle la gorge. Elliott sursaute, puis avec des gestes précipités, déboucle et arrache sa ceinture, avant de se laisser tomber à genoux à côté de Charlie. D’un sort, ce qui reste de ses manches est découpé, tombe en lambeaux imbibés de sang et Elliott entoure sa ceinture autour du bras de Charlie, presque au niveau de l’épaule. Il serre, ignorant les plaintes de l’homme, il serre jusqu’à être certain qu’il ne se videra plus de son sang. « Charlie ? » appelle-t-il alors, parce qu’il a les yeux à moitié fermés. « Charlie ? CHARLIE ! » Il le gifle, violemment, obtient un gémissement de douleur et enfin, le Weasley ouvre des yeux vitreux. « You stay with me, you piece of shit, » siffle-t-il entre ses dents et son regard se pose à nouveau sur le bras en charpie.

A l’endroit où la dragonne a plongé ses crocs, une substance autre que du sang recouvre la masse sanguinolente. Et le peau de peau qu’il peut encore voir est noire. Elliott retient son souffle, alors qu’il réalise que la noirceur remonte. De plus en plus.

Du poison.
Bien sûr.
Evidemment.

« Shit. Shit, shit, shit, shit ! » crache-t-il avant d’aller claquer ses doigts contre la joue de Charlie, qui peine à rester conscient. « Poison, she poisoned you ! Charlie, it’s spreading, I’m not sure the tourniquet will be enough ! » Il sourit. Cet abruti sourit. Pourquoi est-ce qu’il sourit ? « WHY ARE YOU SMILING ! YOU’RE DYING, YOU MOTHERFUCKER ! Don’t FUCKING SMILE ! » hurle-t-il en le secouant. « I need to take you to a-- » Il se tait brusquement. Ils ont laissé les sacs là-bas. Dont celui de Charlie. Qui contient le Portoloin.

Ils sont perdus au beau milieu des Highlands qu’il ne connaît pas. Et il ne peut pas transplaner jusqu’à Londres. Pas sans risquer de les désartibuler tous les deux. Elliott pâlit un peu plus encore, si c’est possible. « You can’t die. » Sa voix tremble. « You can’t die. You hear me ? Charlie—you—your arm, I—it’s spreading, it’s spreading fast, I need to do something, I need to-- » Il sait ce qu’il doit faire.

« Tell me what to do, » supplie-t-il parce qu’il ne veut pas faire ça. Il ne veut vraiment pas faire ça.

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HERO • we saved the world
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‹ disponibilité : toujours là.
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‹ âge : trente-deux ans.
‹ occupation : dragonologue indépendant, baroudeur.
‹ maison : gryffondor.
‹ scolarité : 1984 et 1991.
‹ baguette : bois de frêne, crin de licorne, vingt-quatre centimètres, souple et rapide.
‹ gallions (ʛ) : 337
‹ réputation : j'adore les dragons et c'en est même un peu flippant. pendant la guerre, j'étais Scale, l'homme qui s'occupait du principal camp de réfugiés britanniques en Roumanie. De nombreuses vies et de nombreuses familles ont été sauvées grâce à moi. Je suis aussi un énième Weasley.
‹ faits : Je suis le cadet des Weasley. Je suis obsédé par les dragons depuis mon plus jeune âge et je le vis plus ou moins bien. Plutôt moins bien que plus ces temps-ci parce que lors de ma dernière expédition dans les Highlands, j'ai perdu un bras à cause d'un de ces animaux que j'adore (même si ça n'a pas du tout terni mon enthousiasme pour la dragonologie). Je suis un héros de Guerre et je prévois de fonder une réserve de dragons en Grande-Bretagne.
‹ résidence : au terrier avec ronald et elliott.
‹ patronus : une belette.
‹ épouvantard : le corps mort de george, son frère qu'il n'a pas pu sauver.
‹ risèd : sa famille heureuse et réunie.
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Ils sont à l'intérieur de la bouche du dragon, une expérience que Charlie n'avait jamais vécu jusque là et en temps normal, il serait fasciné et enthousiaste parce qu'après tout, qui peut se vanter d'avoir été dans la gueule d'un dragon et d'y avoir survécu?
Mais il est incapable de former une pensée cohérente. Il n'y a que la terreur et la peur et il a envie de vivre, de vivre, et il ne veut pas mourir, pas ici, pas comme ça, il a encore tellement de choses à faire et à voir, de gens à connaître, des livres à écrire, de dragons à découvrir. Il doit régler les choses avec Fred et retrouver Percy et lui faire entendre raison et il doit épauler Ron et il doit accompagner Maman et il doit voir Faith et Louis grandir et il doit prendre James dans ses bras et il doit, il doit, il doit-
La main d'Elliott se referme autour de son poignet et Charlie pousse un gémissement de douleur en sentant son épaule craquer. Il referme ses doigts autour de l'avant-bras d'Elliott en commençant à se soulever, difficilement, voyant au-dessus de la tête de son ami que le dragon commence déjà à fermer sa gueule et il va bientôt faire trop noir pour qu'ils y voient quoique ce soit, et ils ne pourront jamais briser les crocs de la dragonne pour sortir de là, c'est trop résistant.
Il est trop lourd. Il est trop lourd. Le balai est en train de perdre de la hauteur et Charlie lâche le poignet d'Elliott. “ LET ME GO, I'M DRAGGING YOU DO-- ” Mais il ne pourra jamais finir sa phrase, parce que la seconde paire de mâchoires de l'animal se referme sur son autre bras, et il hurle.

Le noir.

Il ne sait pas si il a perdu conscience ou si la dragonne a refermé son imposante gueule. Il sait juste qu'il est tiré en arrière et que la seule chose qui le retient de sombrer dans l'estomac de la dragonne, c'est la main qu'Elliott a de serrée autour de son poignet. Ses doigts à lui sont gourds, lointains. Il a l'impression que son corps flotte, est porté par un millier de boules de coton qui volent paresseusement dans l'air. Son bras mordu, quant à lui, est en feu et la douleur va et vient en vagues dans sa tête.

Non, il n'a pas perdu connaissance parce qu'il hurle encore, encore et toujours, et ses cordes vocales lui font mal, il est en train de se déchirer la voix mais comment résister? il a tellement mal. Il en pense à rien d'autre qu'à son bras, et ces rangées de dents qui l'attirent vers l'arrière, de plus en plus fort. Heureusement qu'ils n'ont pas été attrapés par la première mâchoire sinon ils n'auraient jamais pu s'en échapper.

Ils ne vont pas s'en échapper. Charlie sent du sang sur son visage. Elliott? ELLIOTT? Non... non. Il ne sait pas. “ Let me... go, ” s'entend-t-il marmonner mais Elliott ne l'entend pas. “ Let me go, ” répète-t-il, encore et encore et encore et encore, son bras se tordant et lui gémissant de douleur pour essayer de défaire la mâchoire pharyngale de l'animal. Il ne sait plus si il parle à la dragonne ou à Elliott. Il sait juste que son bras est en feu et qu'il se débat et qu'il ne sent pas tout à fait son corps mais que lentement... lentement il ne sent plus... rien... du tout. Il a l'impression d'avoir été anesthésié.

Puis le vent fouette son visage. Ils sont dehors... il est mort? Non, il n'est pas mort, la chute avec le sol est bien réelle. Ils dérapent dans la boue et ils sont recouverts de sang, c'est Elliott qui doit être content. Elliott... ELLIOTT! « Get up, GET UP, you can walk, fucking WALK ! » Charlie ne sent pas ses jambes mais elles doivent être en train de marcher parce qu'ils sont en train de se déplacer. Il ne sait pas exactement. Il se laisse guider, s'appuie contre Elliott. Il est tellement désolé parce qu'il va l'abandonner, lui aussi. Il va l'abandonner et il va mourir et don't die et il sent ses yeux se remplir de larmes. Il n'a pas envie de mourir, il a encore tellement de choses à faire...

Quand Elliott le lâche, Charlie se laisse tomber parterre. Il n'arrive pas à penser, il ne sent pas son corps, il ne sent même plus son bras, si ça se trouve, il n'a rien, ce n'était qu'un mauvais rêve... rendors-toi. Rendors-toi, dors, tout va bien, Charlie, tu veux entendre l'histoire du dragon qui a volé tout son or à l'Empereur de Chine? Il se souvient bien de cette histoire. C'était Papa qui la lui racontait à chaque fois, parce que c'était la seule histoire que Charlie aimait bien, vraiment bien. Papa lui manque. Il aimerait qu'il soit là: il saurait quoi faire.

« CHARLIE ! » Charlie regarde Elliott. Il a l'impression que tout son corps est en feu maintenant. Il aimerait que ça s'arrête. Il aimerait d'être de retour dans les nuages, avec les boules de coton. Tout son corps est en feu mais il ne parvient pas à garder les yeux ouverts. Elliott dit quelque chose mais Charlie ne comprend pas, se contente de hm son approbation. Tout ce que tu veux, Ellie. Je suis désolé. Je dois dormir là. Juste cinq minutes...
« Poison, she poisoned you ! Charlie, it’s spreading, I’m not sure the tourniquet will be enough ! » Il comprend à peu près ce qu'il lui dit. à peu près... tourniquet... Charlie se met à sourire. Il y a comme une bombe qui explose dans sa poitrine. Après l'impression d'engourdissement, les endorphines. Il se calme lentement. Tout va bien. « WHY ARE YOU SMILING ! YOU’RE DYING, YOU MOTHERFUCKER ! Don’t FUCKING SMILE ! » Ellie le secoue et Charlie se met à rire malgré tout. “ Tourniquet, ” pouffe-t-il de manière incontrôlable en secouant sa tête, même si ça fait un peu mal. « I need to take you to a-- » Charlie se met de plus en plus à rire, un rire fou et fiévreux. Les sacs sont restés là-bas. Y'a les Portoloins dans les sacs, et certainement de quoi concocter un remède au poison — il a compris le mot poison mais n'a pas l'esprit d'avoir peur. C'est quand même con, comme situation. Ellie lui a dit un milliard de fois que les dragons allaient être sa perte.

Charlie continue de rire et puis tout d'un coup, l'adrénaline prend la place de l'endorphine. Poison. Poison. POISON. « You can’t die. » Charlie cligne des yeux pour se concentrer sur Foulmouth. Elliott. Ellie. « You can’t die. You hear me ? Charlie—you—your arm, I—it’s spreading, it’s spreading fast, I need to do something, I need to-- » Ils doivent trouver une solution. Ensemble, comme toujours.

Mais il n'y a pas de solution, pas cette fois. Pas de tour de magie, pas de trait d'esprit, pas de pirouette.

« Tell me what to do. »

Ils sont recouverts du sang du dragon, et de celui de Charlie un peu quand même. Il se sent faible mais il a l'impression que ses veines sont en feu brutalement. Surtout au niveau de son bras, qu'il ne veut même pas regardé. Il y a aussi de la boue, sur le visage d'Ellie, dans ses cheveux, dans son cou. Charlie se redresse un peu, s'appuyant fermement à l'épaule d'Elliott, posant sa main près de son cou, ses ongles s'enfonçant dans son dos, son pouce appuyant sur sa gorge. “ Three inch down from the shoulder, ” dit-il simplement, parce qu'ils savent tous les deux ce qu'Ellie va devoir faire. “ Lay my arm down flat  on the ground and make sure that I'm unmoving but conscious. ” Il a un peu du mal à parler mais il sait qu'Ellie comprend ce qu'il dit. Il est en train de faire non de la tête et Charlie glisse sa main dans sa nuque, puis dans ses cheveux, ses ongles grattant son crâne, prenant ses boucles noires à pleine main. “ Come on, brother, ” marmonne-t-il. Il n'a pas la force de sourire ou de rire, plus maintenant. Il serre ses cheveux à lui faire mal puis relâche brutalement la pression, se laissant tomber en arrière pour être à plat sur le sol, bougeant lentement, très lentement, son bras pour qu'il soit perpendiculaire à son corps. Il jette un coup d'oeil.

Il a l'impression qu'il va perdre connaissance pour de vrai quand il voit le véritable gros chunk de chair qu'il manque à son avant-bras. L'os brille blanc et la chair est noire, déjà noire, et le brûle. Ça remonte vite le long de ses veines, et la peau est déjà en train de se nécroser. Il va vomir alors il regarde Elliott à a place. “ Three inch down from the shoulder, ” répète-t-il. Sa main est toujours posée sur Elliott, sur son torse. Il y a tant de choses qu'il aurait dû lui dire quand il avait encore le temps. Sa main se tend vers son visage, pour effacer un peu de boue qu'il a sous l'oeil, mais il est trop loin et à la place, son bras retombe. “ Cauterize when you're done and then run like hell to get the Portkey, don't bother with the potions just be quick. Leave me here. Come back. Once at the Burrows, call for Ron. He'll help you Apparate to St Mungo's. Don't tell Gin. Okay? ” L'adrénaline commence lentement à repousser. La douleur à se faire de plus en plus présente. Charlie ferme les yeux, la repoussant de toutes ses forces pour ne pas se mettre à hurler et à se débattre. “ Immobilize me but no knocking out okay? Okay let's go.

Il se force à être immobile mais son corps est agité de frissons et de soubresauts et il devrait peut-être lui demander de mordre quelque chose mas ils n'ont rien à disposition donc il garde sa langue au fond de sa gorge. Son visage est inondé de larmes et même si il a les yeux fermés, il tourne la tête de l'autre côté pour ne pas se faire éclabousser de son propre sang. Il ignore si il va survivre. Il a très peu de chances de survivre, en fait. Son bras est littéralement en train de mourir. Le dragon l'aurait avalé en un instant et son corps n'aurait jamais eu le temps de se nécroser mais une fois en dehors... Charlie n'a jamais entendu parler de quelqu'un ayant survécu pour en parler. C'est peut-être pour ça que les gens ne ressortent jamais des gueules de dragons. Ils vont rentrer dans l'Histoire et cette pensée, plutôt que de le réconforter et de l'enthousiasmer comme elle l'aurait fait normalement, le terrifie. Il n'a pas envie de mourir. Il n'a pas envie de laisser sa famille derrière, de leur apporter encore de la peine, pas après George et Papa et Percy. Il n'a pas envie d'être celui qui a été trop con pour vivre.

Il n'a pas envie d'abandonner Elliott non plus. Il serre les dents, tellement fort que toute sa mâchoire lui fait mal. Son bras est littéralement en feu mas Elliott est parvenu à l'immobiliser, une partie de son corps du moins, il va devoir garder son énergie pour le reste des sortilèges... Son bras est toujours agité de tremblements, néanmoins. Tout son corps en fait. Quand il entend Elliott inspirer profondément avant de commencer, il s'entend dire: “ I love you, Ellie. Say it back or else you might regret it if I don't make it, ” dans un souffle désespéré. Il est tellement, tellement désolé.

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‹ âge : 25 ans.
‹ occupation : dragonologiste, assistant de Charlie Weasley.
‹ maison : Serpentard.
‹ scolarité : de 1990 à 1997.
‹ baguette : 28cm, taillée dans du tremble, contenant un ventricule de dragon.
‹ gallions (ʛ) : 295
‹ patronus : une moufette. Haha.
‹ épouvantard : un médecin dans une foutue blouse blanche, qui brandit une saloperie de seringue.
‹ risèd : un père et une mère.
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charlie weasleysit down with me and tell me about the dragon. tell me how it fell in love and burned the world apart for it. tell me how the story ended triumphant, but only for the careless hearts.
La main sur son épaule pèse une tonne. L’étouffe. « Three inch down from the shoulder. » Elliott pâlit et ferme les yeux, serre les dents pour ravaler la nausée qui lui prend la gorge. « Lay my arm down flat  on the ground and make sure that I'm unmoving but conscious. » Il ne peut pas faire ça. Charlie a besoin d’un médecin, pas qu’un type qui n’y connaît rien lui charcute un peu plus le bras. Il a besoin de voir un médicomage, quelqu’un capable de soigner son bras, de chasser le poison, il a besoin—il a besoin de tout sauf de lui et ses maigres connaissances, ses maigres capacités. Il secoue la tête, il ne veut pas faire ça. La main file dans sa nuque, agrippe ses cheveux et Ellie laisse échapper un gémissement désespéré parce que Charlie ne peut pas lui demander de faire ça. « Come on, brother. » Il va vraiment vomir. S’il avait fait plus attention à la dragonne, Scale ne se serait pas précipité pour attirer son attention, il n’aurait jamais été touché par les flammes du monstre et rien de tout ceci ne serait arrivé. S’il avait fait son putain de job, Charlie n’aurait pas perdu un bras et ne serait pas en train de mourir. « Charlie, » supplie-t-il faiblement, mais le Weasley relâche ses cheveux et se laisse tomber en arrière, avant de bouger son bras en charpie pour le mettre en position. Son regard s’attarde sur les chairs déchirées et Elliott doit fermer les yeux un instant.

Le crâne de Peggy qui éclate.
Le corps de Gus, brisé, ses membres formant des angles impossibles.
L’abdomen d’Edgar tailladé, qui vomit son sang et ses tripes.

« Three inch down from the shoulder. » Il ouvre brusquement les yeux et croise le regard de Charlie. « Cauterize when you're done and then run like hell to get the Portkey, don't bother with the potions just be quick. Leave me here. Come back. Once at the Burrows, call for Ron. He'll help you Apparate to St Mungo's. Don't tell Gin. Okay? » Il veut dire non, il veut dire qu’il ne le fera pas, qu’il est incapable de le faire, mais s’il ne fait rien, Charlie va crever. Charlie ne peut pas mourir. Il n’a plus que lui, tous les autres sont morts. Il ne veut pas le faire mais il n’a pas le choix. Alors Elliott hoche la tête, mouvement à peine perceptible, parce que ses muscles sont comme paralysés, refusent de lui obéir. « Immobilize me but no knocking out okay? Okay let's go. » Sa main tremblante attrape sa baguette et en quelques sorts, il arrive à immobiliser Charlie du mieux qu’il peut.
Il devrait le frapper, pile sur la tempe, pour qu’il sombre dans l’inconscience. Il devrait lui épargner ça. Mais Charlie ne veut pas et Elliott n’est pas certain d’avoir encore assez de forces pour le frapper efficacement. Son regard se pose sur ce qui reste de son bras. Il va devoir tailler la chair. Puis scier l’os. Il sait quel sort faire, parce qu’il a déjà vu Andrei s’en servir sur un dragon qui avait la patte tellement amochée et infectée qu’il a fallu l’amputer de quelques orteils. Il sait quel sort employer, mais il ne l’a jamais fait et s’il n’est pas suffisamment précis, il pourrait— « I love you, Ellie. Say it back or else you might regret it if I don't make it. » Son cœur se fige dans sa poitrine et Elliott lève un regard horrifié vers Charlie.

I love you. « Shut up, » siffle-t-il durement. « Shut the fuck up. » Sa main lui agrippe la mâchoire pour être certain d’attirer son attention. « If you wanna hear me say anything, you gonna have to fucking survive this. » Il ne parle pas aux morts, Ellie, c’est inutile.

Alors avant de changer d’avis, il pointe sa baguette sur l’endroit indiqué par Charlie et lance le sort. Ce n’est pas suffisant et Scale a beau serrer les dents, il ne retient pas le hurlement de douleur qui lui échappe. Sa vue se brouille et Elliott lâche un juron, se frotte les yeux d’un revers de main rageur avant de recommencer, deux fois, avant de parvenir à détacher complètement le reste de son bras ravagé. L’amputation n’a rien de propre, c’est un carnage et Ellie ravale un sanglot, alors que des flammes s’échappent de sa baguette pour venir cautériser la plaie.

L’odeur est insoutenable et il doit se retenir de toutes ses forces pour ne pas vomir. Mais entre le garrot fermement serré et la cautérisation barbare, le moignon cesse de saigner. Charlie ne bouge plus et ses mains tremblantes vont agripper son col, il glisse deux doigts contre sa gorge et quand il perçoit un pouls, affaibli mais bien présent, Elliott laisse enfin échapper un sanglot. « Hold on, I’ll be back, don’t die on me, » supplie-t-il avant de se lever. Trop vite, ses jambes tremblent sous son poids et il manque de s’effondrer. Il fait quelques pas, sort de la cavité rocheuse et se plie en deux pour rendre le contenu de son estomac.

Tout son corps tremble et il reste un moment immobile, agrippé à la roche pour ne pas s’effondrer. Ellie inspire, expire. Il faut qu’il aille chercher le Portoloin. Il faut qu’il revienne avec, qu’il ramène Charlie à la maison. Il pourrait transplaner jusqu’aux sacs, mais il n’a jamais été très doué pour ça et dans son état, il a peur de se rater et de finir complètement désartibulé, définitivement incapable d’aider Charlie.

Elliott s’élance et court comme jamais il n’a couru. Le trajet lui paraît interminable et quand il aperçoit enfin la tanière de la dragonne, il prie pour que les sacs soient intacts, pour que le Portoloin soit toujours là. Il est à deux doigts de se mettre à pleurer quand il les voit sur le sol boueux et il se jette sur le sac de Charlie, fouille à l’intérieur et trouve enfin le portoloin, enveloppé dans un tissu. Tant pis pour les sacs, ils ne feront que le ralentir, alors Elliott fait le chemin inverse. Quand il retombe à côté de Scale, il est complètement essoufflé, les poumons douloureux, mais il s’empresse de vérifier à nouveau qu’il respire toujours.

Oui.

« I got you, I got you, » répète-t-il avant de sortir le portoloin de sa protection de tissus. Ses doigts vont se planter dans la main intacte de Charlie et il s’empare de l’objet. La cavité rocheuse disparaît, pour laisser apparaître la cuisine du Terrier et Elliott jette le portoloin. « Ron ? » appelle-t-il d’une voix tremblante, étouffée. « Ron ? RON ! » hurle-t-il et il y a du sang et de la boue partout sur le sol de la cuisine maintenant, et Charlie ouvre faiblement des yeux vitreux. « RON ! » répète-t-il mais toujours rien, la maison est terriblement silencieuse. « He’s not here, Charlie, he’s not here. » Il est si pâle et il tremble, Merlin ce qu’il tremble. La porte d’entrée s’ouvre avec fracas, sur Ronald qui se fige en les voyant là. Il ouvre la bouche, mais semble incapable de former le moindre son, lorsque son regard se pose sur Charlie. Et son épaule. « Ron ! We have to take him to St Mungos, help me, NOW ! » s’écrie-t-il, ses doigts toujours douloureusement enfoncés dans la main de Charlie.

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‹ âge : vingt-quatre ans.
‹ occupation : C'est la grosse question que se pose Ronald en ce moment. Il n'aspire plus à devenir Auror, être autant de temps en guerre lui a passé l'envie de partir à la chasse aux mages noirs et il ne veut pas non plus avoir de contact avec les autres êtres humains alors il ne sait pas. Il aide Charlie avec ses dragons de temps en temps et ça ne lui déplaît pas. Peut-être qu'il va finir par se lancer dans des études de magizoologie ?
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : septembre 1991 et juin 1998.
‹ baguette : Bois de saule, trente-cinq centimètres et contient un crin de licorne. Cette baguette le suit depuis qu'il a détruit celle de son frère Charlie en deuxième année.
‹ gallions (ʛ) : 1421
‹ réputation : Difficile de passer à côté de la famille Weasley tout de même. Connue pour l'immense fratrie qui la compose, il est difficile de passer à côté d'eux. Famille emblématique des insurgés, ils ont tous presque reçu l'Ordre de Merlin et une jolie somme pour les services rendus à la société sorcière. On sourit beaucoup plus à Ron depuis la fin de la guerre et étrangement, il déteste cette célébrité. Lui qui convoitait tant celle de Harry quand ils étaient à Poudlard, il a fini par comprendre pourquoi son meilleur ami la fuit.
‹ particularité : aucune.
‹ résidence : il a retapé le Terrier alors en attendant c'est là-bas qu'il est.
‹ patronus : un jack russel terrier
‹ épouvantard : Celle-ci ne changera pas, pour rien au monde. Ronald peut faire face à n'importe quelle horreur, mais si vous le mettez devant une araignée... vous pouvez dire adieu au Gryffondor qui sommeille en lui.
‹ risèd : Il se revoit à Poudlard, quand tout allait bien, avec Harry, avec Hermione. Quand il pouvait encore entendre son père pester contre le fonctionnement d'un objet moldu et que Fred et George étaient en train d'inventer des confiseries piégées pour leur boutique tandis que leur mère s'affairait à la cuisine avec ce sourire si caractéristique. Ronald souhaiterait pouvoir revenir à cette période où tout le monde était encore là.
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Ronald a bien prévu sa semaine sans Charlie et Elliott. Il a acheté des livres sur la magizoologie qu’il doit potasser. Il a prévu aussi de s’occuper un peu du jardin. Les plantes ont commencé à pousser un peu partout et n’importe comment et définitivement, Molly aurait hurlé si elle avait vu l’état de son jardin et pour ça, il doit faire un effort et prendre plus le temps pour s’en occuper. Il faut que tout soit parfait si un jour leur mère guérit et revient au Terrier. Ronald s’accroche à cette possibilité malgré tout ce qu’on peut lui dire (Votre mère a très peu de chance de survie. Tout ce qu’on peut faire c’est ralentir la maladie. Ça se voit que vous ne la connaissez pas, elle peut tout vaincre.). Alors quand il revient dans le salon après avoir passé un long moment à désherber et envoyer balader des gnomes au-delà des barrières. Il sursaute en voyant qu’Elliott et Charlie sont là. Sauf qu’Elliott est totalement paniqué et que Charlie… Charlie est inconscient et incroyablement pâle et couvert de sang ? Et il lui manque un bras aussi. « Ron ! We have to take him to St Mungos, help me, NOW ! » – « What happened ? » Dit-il en se précipitant à l’intérieur en refermant la porte d’entrée d’un coup de pied. Il se précipite vers Charlie principalement pour voir s’il est en vie ou s’il doit en coller une dans la figure d’Elliott parce qu’il a été incapable de le protéger. Il presse deux doigts dans son cou. Le pouls est là, mais il est faible et… ok, il ne doit pas céder à la panique. Elliott fait déjà bien ce job pour deux. Il souffle plusieurs fois pour reprendre contenance. « Alright. Je vais-je vais… ma baguette. » Il se précipite dans les escaliers, manque deux ou trois marches et se rue dans sa chambre. Il détourne toutes ses affaires avant de se rappeler que sa baguette est dans la poche de son pantalon. Il s’en est servi pour dégager les gnomes. Il redescend aussi vite et manque de se vautrer pas moins de cinq fois en chemin. « On y va. » Elliott n’a pas bougé et Charlie est toujours inconscient et il flippe tellement, Ronald. Il retient difficilement l’envie de vomir qui lui saisit l’estomac parce que tout ça, ça lui rappelle George et c’est horrible.

Il essaie de se calmer parce qu’ils ne vont pas pouvoir transplaner si aucun des deux n’est capable de se concentrer plus de cinq minutes. « Tiens-toi à moi. » Mais Elliott ne réagit pas alors Ronald se saisit de son poignet pour le faire réagir. Ils ne doivent pas attendre plus longtemps. Il attrape également la main de son frère toujours inconscient et il ferme les yeux et se concentre sur la destination. Il n’a pas le droit à l’erreur. Il transporte deux personnes avec lui dont une blessée qui se trouve être son grand frère. Shit. Ok, il doit se calmer. Il régule sa respiration comme il peut et ils finissent par disparaître de la cuisine pour réapparaître au rez-de-chaussée de Ste Mangouste. Ronald se détache immédiatement d’Elliott et de son frère pour se ruer au bureau de l’accueil. « On a besoin de soin urgent. C’est mon frère il- » La secrétaire ne daigne pas lever la tête de ce qu’elle est en train de faire. « Vous devez patienter. » Ronald la regarde comme s’il était en train d’halluciner, il serre les poings. Il sent la colère monter d’un seul coup. « Non, mais vous ne comprenez pas c’est urgent. » - « Oui et je dois terminer ça urgemment. Alors vous patientez. » Ronald fait des gestes obscènes juste devant en elle en guise de réponse, mais elle ne bronche toujours pas, la tête toujours penchée sur Merlin knows what et Charlie perd toujours du sang et il va probablement mourir. « Je suis Ronald Weasley, héros de guerre et j’amène ici, Charlie Weasley, mon frère, lui aussi héros de guerre qui a subi une blessure très grave qui peut lui coûter la vie. Donc soit vous vous bougez pour nous trouver un médicomage ou un guérisseur ou peu importe tant que votre gars ou votre dame sait soigner parce que si jamais mon frère crève dans votre putain d’hôpital, je jure sur la tombe de mon père que je vous saigne comme lui et que je vous répondrai de la même manière quand vous viendrez me demander de l’aide. » Eructe-t-il à bout de patience. Il voit la femme lever la tête et blêmir. Il ne sait pas si c’est à l’évocation de leur titre à tous les deux ou si c’est le visage rouge de colère de Ronald qui lui fait cet effet ou la menace de la tuer, mais on peut dire que ça fonctionne. Même pas deux minutes après, Charlie est pris en charge, laissant une grosse tâche de sang sur le sol de l’hôpital et un Elliott toujours sur le choc avec un Ronald qui commence à faire les cent pas. Il finit par lâcher un : « Explique-moi. » Un peu en colère en se plantant devant Elliott, les bras croisés sur sa poitrine.

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red king  and at once i knew i was not magnificent strayed above the highway aisle, i could see for miles, miles, miles.
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HERO • we saved the world
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‹ disponibilité : toujours là.
‹ inscription : 04/05/2017
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‹ crédits : calvaries, tumblr, madeline miller.
‹ dialogues : teal


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‹ âge : trente-deux ans.
‹ occupation : dragonologue indépendant, baroudeur.
‹ maison : gryffondor.
‹ scolarité : 1984 et 1991.
‹ baguette : bois de frêne, crin de licorne, vingt-quatre centimètres, souple et rapide.
‹ gallions (ʛ) : 337
‹ réputation : j'adore les dragons et c'en est même un peu flippant. pendant la guerre, j'étais Scale, l'homme qui s'occupait du principal camp de réfugiés britanniques en Roumanie. De nombreuses vies et de nombreuses familles ont été sauvées grâce à moi. Je suis aussi un énième Weasley.
‹ faits : Je suis le cadet des Weasley. Je suis obsédé par les dragons depuis mon plus jeune âge et je le vis plus ou moins bien. Plutôt moins bien que plus ces temps-ci parce que lors de ma dernière expédition dans les Highlands, j'ai perdu un bras à cause d'un de ces animaux que j'adore (même si ça n'a pas du tout terni mon enthousiasme pour la dragonologie). Je suis un héros de Guerre et je prévois de fonder une réserve de dragons en Grande-Bretagne.
‹ résidence : au terrier avec ronald et elliott.
‹ patronus : une belette.
‹ épouvantard : le corps mort de george, son frère qu'il n'a pas pu sauver.
‹ risèd : sa famille heureuse et réunie.
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« Shut up. Shut the fuck up. » Charlie a envie de lui dire que tout ira bien. Mais il va être malade, il le sent, et même avant la douleur, il sent déjà sa conscience lentement se détacher du tissu de la réalité. Il devrait mettre un truc entre ses dents. Il doit lui dire ça, il doit... il n'y parvient pas, sa vision se fait trouble, il parvient juste à sourire légèrement. Il a envie que Ellie se souvienne de lui en train de sourire, si il ne parvient pas à revenir. « If you wanna hear me say anything, you gonna have to fucking survive this. » Charlie hoche lentement la tête. Sa vision n'est pas troublée à cause de sa conscience qui, lentement, s'envole en fumée; c'est les larmes, réalise-t-il, quand elles glissent en laissant derrière elle des sillons brûlants et amers sur ses joues, tandis qu'il tourne la tête pour ne pas voir l'oeuvre d'Elliott.

Le premier sortilège lui arrache un gémissement qu'il espère étouffé de douleur. Le monde cesse de tourner pendant un instant, et il voit tout dans un flash de brillance, une clarté qu'il n'a jamais eu avant. Il est conscient de son corps tout entier, de la pierre sous son dos, l'éclat de granit qui lui rentre dans le flanc. Il est conscient de la douleur, qui réveille chaque nerf dans son corps, dans son cerveau, et il aimerait supplier Elliott d'arrêter mais avant qu'il ait le temps de desserrer les dents, un second sortilège s'abat sur son bras. Et il est en train d'hurler quand le troisième sortilège coupant s'abat et qu'il est absorbé par la pierre là où il devrait rencontrer de la chair. Charlie est en train de tourner la tête pour observer l'oeuvre d'Ellie, sans jamais cesser d'hurler — il a ouvert la mâchoire, et elle lui fait mal à mourir, mais pas autant que son bras bien entendu — jusqu'à ce que les flammes sortent du bout de bois, dansantes dans le clair-obscur de la grotte, et Charlie va supplier Elliott d'arrêter, il ne peut pas, il ne peut pas puis il sent la chaleur, puis le monde devient noir, entièrement noir, comme si on venait de fermer un épais rideau de théâtre.

Quand il se réveille, il fait toujours noir. Il ne sait pas trop où il est pendant un instant, assumant d'abord qu'il est de retour dans la gorge du dragon qui les a retrouvés et qui les a dévorés... avant de comprendre qu'il est allongé dans un lit. Dans un lit... un lit d'hôpital, propre et sec et et et-
Charlie ferme les yeux. Ils 'oblige à respirer correctement.
Il est en vie. Il doit se concentrer sur ça. Pas sur le reste. Pas sur les autres pensées qui l'assaillent (à moitié en vie, à moitié là, inutile et stupide) et qui forment une boule dans sa gorge et un poids sur sa poitrine qui l'empêchent de respirer. Machinalement, il ferme les poings. Il ferme les poings. Tout va bien. Il sent- il- il sent les- ses ongles s'enfoncer dans- dans ses paumes. Tout va- va bien. Il sent ses- ses deux mains. Elliott a trouvé une solution. Elliott trouve toujours une solution. Il peut rouvrir les yeux. Tout va bien.

C'est la nuit. Son bras droit est du côté de la porte et- et il sent ses ongles et sa main donc tout va bien; il peut tourner la tête vers la gauche, en direction de la fenêtre. Il est seul, c'est une chambre individuelle, et la première pensée de Charlie est que ça doit coûter cher et qu'il n'a pa cet argent. De toutes manières, il va bientôt sortir. Il n'a rien. Il sent parfaitement sa- sa main droite. Tout va bien. Tout va bien.

Il observe en direction de la fenêtre, et ne voit que le bleu profond de la nuit, rendu orange par les lumières nocturnes de Londres. De là où il est, allongé, il ne peut pas voir grand-chose: juste la lueur orange étrange de la ville moldue, le bout d'un immeuble peut-être. Cette vision le rassure un peu, même si quoique ce soit pourrait le rassurer en réalité. Il observe avec attention toute la partie de la pièce à sa gauche. Sur la table de chevet, il y a une tasse de thé à peine consommée, et une tasse de café vide. Il y a... pas grand-chose d'autre. Un réveil moldu — il est deux heures du matin, et quelques minutes. Et une chaise, tirée à côté du lit. Sur le mur en face de son lit, il y a un tableau sur le bleu apaisant du papier peint. C'est un paysage, les brins de blé s'agitent lentement au rythme d'un vent qui n'existe que sur la peinture. Il y a un homme qui dessine au second plan. “ Hey. Hey? ” Sa voix est râpeuse, inégale, et Charlie déglutit difficilement. “ Hey! ” Ses cordes vocales lui font mal. Il a trop crié mais- mais il n'avait aucune raison de crier. Tout va bien.

Le peintre se retourne pour l'observe, l'air agacé d'avoir été tiré de sa création artistique, et se rapproche un peu du premier plan. Il est trop loin pour que Charlie le voit en détail mais il peut le voir presser son nez contre la dernière couche du tableau, comme le ferait un badaud curieux faisant du lèche-vitrine. “ Ye alright here mate? Oui, oui... est-ce que vous pourriez-- Ah oui.  Oui. ” Le peintre hoche la tête d'un air très sérieux. “ J'vais aller leur dire, oui, hm, oui, y'a des gens pour vous dans la salle d'visite mais, hm, vous savez, l'est un peu tard, hm, 'vont pas avoir le droit de v'nir, quoi, les visites r'commencent qu'à, hm, huit heures j'crois. Non, p'tet neuf en fait.C'est pas grave, je- je vais bien. Je veux juste sortir d'ici.Ah, hm, d'accord. ” Le peintre regarde son bras droit d'un air grave. Charlie l'ignore avec détermination. Il va bien. Tout va bien.

D'accord, hm, j'vais y aller alors... Faites ça. ” Sans attendre son reste, le peintre disparait dans un côté du tableau. Charlie respire profondément. Il va bien. Tout va bien! Il a la bouche un peu pâteuse, et il a un peu mal au flanc, et les brûlures de son bras gauche et de son visage sont gênantes mais il va bien, c'est rien qu'il ait jamais eu avant. Il va très bien même. Il enfonce plus profondément ses ongles dans sa paume droite. Il sent ses ongles entrer dans l'épiderme, faire sortir un peu de sang. Il sent le bague qu'il porte toujours à l'index droit autour de son doigt, rentrer légèrement dans la peau. Il sent les draps de l'hôpital sur son bras. Il sent tout ça. Il va bien. Tout va bien.

Il y a du bruit à sa droite et Charlie pose son menton sur son épaule pour regarder sans regarder son bras qui va excellemment bien. La porte se trouve à sa droite et il voit de la lumière dans le couloir de l'autre côté, il entend des bruits de pas, des cris, peut-être une lutte? un conflit de quelques sortes? Il est un peu dans le coltard, réalise-t-il alors qu'il va interagir avec un être humain. Il est même complètement à côté de la plaque même si, lentement, il sent son corps se réveiller, se débarrasser de la potion anti-douleur qu'on a dû lui administrer pour quelque raison qu'il ignore... sans doute... pour s'occuper de ses légères brûlures, oui, ça doit être ça. Tout va bien.

La porte s'ouvre brutalement et il grogne de douleur quand la lumière envahit sa chambre; il y a une silhouette dans l'encadrement de lumière, la silhouette d'un géant foudroyé sur place, immobilisé, la main toujours sur la poignée alors que derrière lui, Charlie entend clairement des protestations d'une... femme? et d'une voix qu'il reconnaitrait entre toutes: son frère. Ronald. Alors l'homme qui est dans l'encadrement de la porte... “ Ellie... Ellie, tell them I'm fine. I don't want to stay here. I want- I want to go home, ” s'entend-t-il dire, s'étonnant alors que sa voix se remplit de larmes et qu'il reste immobile dans son lit, incapable de bouger, incapable de lâcher son regard d'Elliott parce que si il baisse les yeux- si il baisse les yeux...

Il veut pas baisser les yeux. Tout va bien.

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name one hero who was happy, you can't. they never let you be famous and happy. but i'll tell you a secret. — tell me. — i'm going to be the first. swear it. — why me?because you're the reason.
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‹ inscription : 03/05/2017
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‹ crédits : mind.
‹ dialogues : tan


‹ âge : 25 ans.
‹ occupation : dragonologiste, assistant de Charlie Weasley.
‹ maison : Serpentard.
‹ scolarité : de 1990 à 1997.
‹ baguette : 28cm, taillée dans du tremble, contenant un ventricule de dragon.
‹ gallions (ʛ) : 295
‹ patronus : une moufette. Haha.
‹ épouvantard : un médecin dans une foutue blouse blanche, qui brandit une saloperie de seringue.
‹ risèd : un père et une mère.
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charlie weasleysit down with me and tell me about the dragon. tell me how it fell in love and burned the world apart for it. tell me how the story ended triumphant, but only for the careless hearts.
« What happened ? » I screwed up. Elliott ne répond pas, il est incapable de répondre. Il ne peut que s’accrocher à Charlie et trembler et attendre que Ron file à l’étage, puis redescende enfin. Il l’entend qui parle, mais il ne fait pas attention à ce qu’il dit, les yeux rivés sur le Weasley dont la respiration est faible, laborieuse. Ron lui attrape le poignet et la seconde d’après, la cuisine du Terrier a disparu pour laisser apparaître le hall de Ste Mangouste. I screwed up. Ses deux mains sont accrochées à celle de Charlie et il fixe sa poitrine qui s’abaisse et se soulève avec la crainte que s’il détourne le regard, il cessera de respirer. Et puis on vient lui arracher Charlie et il veut protester mais-- I screwed up alors il le laisse partir, la gorge nouée, suit les médicomages qui l’entraînent jusqu’à ce qu’il disparaisse derrière une porte.
« Explique-moi. » Ellie lève les yeux vers Ron. I screwed up. Il voudrait ouvrir la bouche pour dire quelque chose, n’importe quoi vraiment, mais il a trop peur de vomir à nouveau s’il ne garde pas les dents serrées. Mais le petit frère de Charlie le fixe toujours, bras croisés, sourcils froncés. Il se relève péniblement, chancelle un peu sur ses jambes tremblantes. « I—a dragon, I-- » balbutie-t-il faiblement. « Sir ? » appelle une voix et il se tourne vers une infirmière qui le regarde d’un air inquiet. « Sir, are you injured ? » Il fronce les sourcils et réalise qu’il est toujours couvert de boue et de sang. Le sang de Charlie. Celui de la dragonne aussi, probablement. « I—I don’t know ? » murmure-t-il d’une voix blanche. La jeune femme fait signe à des collègues de s’approcher avec un brancard.

« I screwed up, » lâche-t-il enfin en reportant son attention sur Ron. « I’m sorry, I screwed up. » Une main lui attrape le bras et le contact le fait sursauter. « Sir, we’re going to take care of you, » fait l’infirmière d’un ton rassurant qui lui hérisse le poil. « I’m fine, » croasse-t-il en essayant de dégager son bras mais déjà, on l’entoure. « Sir, you’re covered in blood, you need to come with us, » insiste un des médicomages en tendant la main. « Don’t. Touch me, » siffle-t-il alors que la panique prend place peu à peu. Il va bien, qu’ils aillent donc s’occuper de Charlie, c’est lui qui est blessé, c’est lui qui a perdu un bras, par sa faute, alors— « Sir-- » « DON’T ! » s’écrie-t-il en pointant sa baguette sur le médicomage, menaçant.

Quelqu’un le désarme.
Et puis,
Plus rien.


Quand il ouvre les yeux, tout est si blanc qu’il a déjà envie de prendre ses jambes à son cou. Et puis, il se souvient. Elliott se redresse d’un bond dans son lit d’hôpital. On lui a retiré ses vêtements sales pour lui passer une chemise d’hôpital et visiblement, on l’a nettoyé aussi. Mais il a l’impression d’être encore couvert de crasse et un frisson de dégoût lui parcourt l’échine. Son regard se pose alors sur Ron, qui se tient debout, les bras toujours croisés, adossé contre un mur. « What did these assholes gave me ? » qu’il grogne en réalisant qu’il se sent groggy. « Some kind of sedative, » lui répond le plus jeune d’un ton morne. Elliott se frotte le visage et bascule sur le lit, jusqu’à poser ses pieds nus sur le sol froid. « Where’s Charlie ? » Il voit la mâchoire de Ron qui se crispe. Il ouvre la bouche pour lui répondre, mais la porte de la chambre s’ouvre sur un infirmier qui fronce les sourcils en le voyant assis. « Mr Fawkes, you should stay in bed. » « Shut up. Where’s Charlie ? » gronde-t-il en se relevant. Il chancèle un peu, mais après quelques efforts, parvient à se tenir sur ses deux jambes. « You—err—Mr Weasley got out of surgery, he is in another r—what are you doing ? » fait-il en voyant Elliott qui se dirige vers la porte. « Take me to him. » « Sir, you can’t-- » « Look. You can either tell me where he is, or take me to him. Otherwise, I may not have my wand right now, but I’m pretty sure his brother here, wouldn’t hesitate to give you a few reasons to cooperate. » L’infirmier pâlit un peu, regarde Ron qui arque un sourcil et semble visiblement abdiquer.
Il ouvre la porte et se fichant pas mal de ne rien porter sous son affreuse chemise d’hôpital ouverte dans le dos, Elliott le suit dans le couloir, accompagné de Ron. Ils croisent l’infirmière qui était là un peu plus tôt et cette dernière s’empresse de foncer vers eux et de se mettre à lui piailler dans les oreilles. « Room 118, » fait une voix et le jeune homme se fige, cherche sa provenance. « Here. » Putain de tableau qui parle. Elliott plisse les yeux. « Your guy, you'll find him room 118. » Ron marmonne un truc qui ressemble à un remerciement, mais Ellie se met déjà à chercher la bonne chambre. L'infirmière continue à dire qu'ils ne peuvent pas, que Charlie doit se reposer. Mais la chambre 118 est juste là et il n’hésite pas à ouvrir la porte brusquement. Derrière lui, la gonzesse se met à crier, probablement frustrée d’être ignorée.

Il s’en branle.
Charlie est là.
Il est vivant.

« Ellie... Ellie, tell them I'm fine. I don't want to stay here. I want- I want to go home. » Mais son bras. Merlin, son bras. Elliott déglutit avec difficultés et s’avance, jusqu’au lit de Charlie, les yeux rivés sur son bras.

Enfin, sur l’endroit où devrait être son bras. Il ne reste plus qu’une épaule, entourée de bandages. Lentement, ses yeux remontent le long du cou de Charlie et s’arrêtent sur son visage. I’m sorry. It’s my fault. I’m so sorry. Charlie. Your arm. I did this. I did this to you. I’m sorry. Ses sourcils se froncent. « You’re not fine, idiot. You almost died. What did I tell you ? You can’t die, » siffle-t-il durement. « You don’t want to stay here ? Guess what, me neither. But morons don’t get to want anything. » Il a envie de pleurer et de s’excuser, il a envie de hurler, il a envie de vomir. Il veut céder à la panique, au frisson d’angoisse qui le parcourt depuis qu’il s’est réveillé dans cette chambre, il veut prendre ses jambes à son cou et emmener Charlie avec lui. Il veut frotter sa peau jusqu’à se débarrasser de la boue et du sang même si ce n’est plus là, déjà.

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I've been around the world and never in my wildest dreams would I come running home to you. I've told a million lies but now I tell a single truth : there's you in everything I do. (i bet my life)
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‹ âge : vingt-quatre ans.
‹ occupation : C'est la grosse question que se pose Ronald en ce moment. Il n'aspire plus à devenir Auror, être autant de temps en guerre lui a passé l'envie de partir à la chasse aux mages noirs et il ne veut pas non plus avoir de contact avec les autres êtres humains alors il ne sait pas. Il aide Charlie avec ses dragons de temps en temps et ça ne lui déplaît pas. Peut-être qu'il va finir par se lancer dans des études de magizoologie ?
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : septembre 1991 et juin 1998.
‹ baguette : Bois de saule, trente-cinq centimètres et contient un crin de licorne. Cette baguette le suit depuis qu'il a détruit celle de son frère Charlie en deuxième année.
‹ gallions (ʛ) : 1421
‹ réputation : Difficile de passer à côté de la famille Weasley tout de même. Connue pour l'immense fratrie qui la compose, il est difficile de passer à côté d'eux. Famille emblématique des insurgés, ils ont tous presque reçu l'Ordre de Merlin et une jolie somme pour les services rendus à la société sorcière. On sourit beaucoup plus à Ron depuis la fin de la guerre et étrangement, il déteste cette célébrité. Lui qui convoitait tant celle de Harry quand ils étaient à Poudlard, il a fini par comprendre pourquoi son meilleur ami la fuit.
‹ particularité : aucune.
‹ résidence : il a retapé le Terrier alors en attendant c'est là-bas qu'il est.
‹ patronus : un jack russel terrier
‹ épouvantard : Celle-ci ne changera pas, pour rien au monde. Ronald peut faire face à n'importe quelle horreur, mais si vous le mettez devant une araignée... vous pouvez dire adieu au Gryffondor qui sommeille en lui.
‹ risèd : Il se revoit à Poudlard, quand tout allait bien, avec Harry, avec Hermione. Quand il pouvait encore entendre son père pester contre le fonctionnement d'un objet moldu et que Fred et George étaient en train d'inventer des confiseries piégées pour leur boutique tandis que leur mère s'affairait à la cuisine avec ce sourire si caractéristique. Ronald souhaiterait pouvoir revenir à cette période où tout le monde était encore là.
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Elliott se lève, chancèle puis se stabilise et ouvre finalement la bouche pour répondre à Ron. « I—a dragon, I-- » - « Sir ? Sir, are you injured ? » Le rouquin se retient de lever les yeux au ciel. C’est pas maintenant qu’il aura ses réponses, mais c’est vrai qu’il n’a pas pensé à demander à Elliott si ça va. Il rougit un peu de honte parce qu’il a totalement paniqué pour Charlie sans se soucier de savoir l’état de santé d’Elliott. « I—I don’t know ? » - « I screwed up. I’m sorry, I screwed up. » Ron ouvre la bouche pour lui demander plus de détails, mais on l’interrompt avant même qu’il y pense. Une main se pose sur l’épaule du jeune homme. « Sir, we’re going to take care of you, » - « I’m fine, » - « Sir, you’re covered in blood, you need to come with us, » - « Don’t. Touch me, » - « Sir-- » « DON’T ! » Elliott sort sa baguette et les menace. Ron essaie d’intervenir, mais avant qu’il puisse faire quoi que ce soit un infirmier le désarme et lui enfonce une aiguille dans le cou. Le corps d’Elliott s’effondre lourdement sur le sol sans personne pour le rattraper. « Mais vous êtes complètement tarés ! Et s’il est vraiment blessé ? Vous venez peut-être d’aggraver sa blessure là ! » Commence-t-il à beugler alors qu’on charge le corps inconscient d’Elliott sur le brancard. Un autre infirmier le repousse parce qu’il est au milieu et pendant un léger moment de flottement, Ron fixe la main qui est posée sur son torse. Dans un réflexe malencontreux, il lui aurait envoyé son poing dans la figure. Il se contente juste d’enfoncer ses ongles dans la paume de sa main et de s’écarter. Ils commencent à transporter le corps du jeune homme et Ron fait un pas en avant pour le suivre. Encore une fois on le stoppe. « Les membres de la famille uniquement. » S’il le touche une troisième fois, il va lui en mettre une. « C’est le copain de mon frangin, il fait partie de la famille Weasley. » Répond-t-il en faisant lâcher l’infirmier. Qu’il cite son nom est important parce qu’il n’y a que comme ça qu’il obtient ce qu’il veut. Ah les sorciers l’agacent tellement.

On a fini par l’autoriser à aller voir Elliott. Enfin, il n’a pas trop demandé l’avis du personnel de Ste-Mangouste en fait. Il est allé s’est infiltré dans la chambre du jeune homme quand tout le monde a eu le dos tourné. « What did these assholes gave me ? » Elliott le sort de ses pensées. Il a une voix toute drôle, encore sous l’effet du sédatif qu’ils lui ont donné. En temps normal, Ronald se serait moqué, mais la situation est beaucoup trop sérieuse pour qu’il songe à une blague. « Some kind of sedative, » - « Where’s Charlie ? » Pas bien. Pas dans un bon état. Un bras en moins. Il veut lui répondre, mais encore une fois, on vient l’interrompre. Un infirmier, encore. « Mr Fawkes, you should stay in bed. » - « Shut up. Where’s Charlie ? » - « You—err—Mr Weasley got out of surgery, he is in another r—what are you doing ? » Ronald s’écarte du mur et décroise ses bras, prêt à intervenir si jamais Elliott s’effondre. Il s’est levé du lit et se dirige vers la porte. « Take me to him. » - « Sir, you can’t-- » - « Look. You can either tell me where he is, or take me to him. Otherwise, I may not have my wand right now, but I’m pretty sure his brother here, wouldn’t hesitate to give you a few reasons to cooperate. » Ron est même prêt à lui en mettre une si ça peut le faire décider plus vite. Finalement l’infirmier décide de coopérer et ils sortent tous les trois de la chambre. En chemin, ils croisent une autre infirmière qui se met à les suivre en ne cessant de bavasser. Ron va finir par lui hurler dessus si ça continue. « Room 118. Here. » C’est un tableau qui leur parle. « Your guy, you'll find him room 118. »

« Mais vOUS NE POUVEZ PAS. Il a besoin de repos et sûrement pas de visites. Vous devez patienter et Monsieur Fawkes votre place est dans un lit. Vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez dans cet hôpital ! » On sent bien que la femme est au bord de la crise de nerfs d’être ignorée et qu’on continue à se diriger vers la bonne chambre. Et ça finit d’achever Ron qui se tourne vers elle. « FUCKING TRY ME. » Il n’en peut plus des sorciers et de l’espèce humaine en général. Il craque totalement. Et quand il s’énerve, il devient rouge, littéralement. La teinte a commencé à monter quand ils sont arrivés et n’a pas cessé d’être présente sur son visage et là, il a viré à l’écarlate. « Mon frère a été salement blessé, il lui manque un bras et je ne sais toujours pas ce qu’il s’est passé. Avec son ami, ici présent, on veut savoir comment il va alors on va voir comment il va puisque vous êtes pas foutus, tous, de nous donner des nouvelles qui ne soient pas entrecoupés par des euh ou des mmh. Maintenant si vous permettez… » Et il referme la porte derrière l’infirmière. « Merci de ne pas revenir avant un moment, rappelez-vous qui nous sommes. » Il se tourne alors vers l’intérieur de la chambre pour voir Elliott et Charlie en train de discuter. Charlie a un bandage là où devrait se trouver son bras. Sa gorge se noue. Il n’a pas prévenu Bill et Ginny. Il ne les a pas prévenus alors qu’il aurait dû. Cette fois, c’est Charlie qui va mal et il ne comprend toujours pas ce qu’il s’est passé. Son frère est en vie, mais il lui manque une partie de lui, comment il va faire pour travailler avec ses dragons ? Ronald s’avance, il se sent un peu de trop au milieu du couple, mais il veut les rassurer. La situation va s’arranger, ils vont trouver une prothèse pour Charlie probablement et ils iront tous les deux voir un psychomage parce que peu importe ce qu’il s’est passé, ça marque et c’est important de se soigner. « Charlie ? Wa t’as une gueule d’enfer. » Pendant six ans de guerre, Charlie a toujours été le plus costaud et celui qui revenait avec le moins de blessure, qu’est-ce qu’il s’est passé pour qu’il se retrouve avec un bras en moins ? « Hé comment t’es ? Tu veux un truc à boire ? Elliott ? » Il a besoin de se sentir utile parce qu’il a l’impression que Charlie ça va pas, qu’il ne réalise pas. Et il ne sait pas comment faire à part proposer quelque chose à boire et s’énerver contre le personnel de Ste-Mangouste.

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