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sujet; An unexpected visit ∆ Cameron
MessageSujet: An unexpected visit ∆ Cameron   Lun 8 Mai 2017 - 19:36

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An unexpected visit     
Cameron Hughes

La paix ne dure qu'un temps, la guerre appelle la guerre, mais la paix également. Malgré la mise en place de ce gouvernement qui n'avait que de provisoire son nom, chacun était retourné à sa « vie d'avant ». Les artisans avaient reprit leurs outils, les politiques continuaient leur étrange danse du pouvoir,  les héros de guerre savouraient leur victoire durement gagnée et même les anciens repris de justice se voyaient offrir la chance d'un nouveau départ. Pourtant tous dotés de deux yeux, d'un nez, d'une bouche, de deux bras et de deux jambes, pourquoi le cœur des Hommes demeure-t-il aussi hostile aux différences aussi infimes soient-elles ? Être sociable il peine paradoxalement à accepter l'autre. Encore dans sa bulle ce matin, ce sont les murmures des passants sorciers inquiets qui lui avaient apprit la nouvelle.  Encore et toujours la guerre, jeu macabre préféré de l'humain. Cette sempiternelle rengaine avait assombri l'humeur aujourd'hui plutôt bonne du sorcier. Comme à son habitude, ses heures de travail terminées, il ne s'était pas fait prier pour quitter la boutique des Ollivander pour retrouver le calme de ses appartements.

Terré dans sa tanière, l'animal  avait tout le loisir de ruminer. Subsistait dans sa gueule une saveur âcre teintée d'un amer  sentiment de frustration. Hier artisan, aujourd’hui il n'était que l'assistant sur lequel on comptait à moitié. De plus, bien qu'estimant les jeunes hommes qu'il secondait, ils restaient.... jeunes. Un mâle reste un mâle et la jeunesse les a de tout temps inquiété et diminué, ah la fierté masculine... Remuant l'air absent sa cuillère, inutile sa boisson ne contenant nulle trace de sucre, dans sa tasse, c'est la sonnerie stridente de l'entré qui le sorti de ses pensées moroses. Mais qu'est-ce que qui avait bien pu passer dans la tête du prêteur de ce bien pour installer une pareille horreur ? N'attendant pas de visite, Dorofey songea à un de ces énièmes contrôles auxquels on soumettait les anciens prisonniers. Toutefois, la porte ouverte, le visage en apparence avenant de la jeune femme se tenant devant lui ne semblait pas appartenir à l'une de ses mégères qui le regardaient de haut. Difficile lorsque la nouvelle arrivée ne dépasse pas le mètre soixante-dix.

« Bonjour, qu'est-ce que je peux faire pour vous mademoiselle.... ? » Le sorcier laissant en suspend sa phrase, n'ayant aucune idée quant à l'identité de celle qui triturait nerveusement son sac. Si lui ignorait qui elle était, nulle doute que son interlocutrice savait que trop bien qui il était au vu de son angoisse qui transparaissait malgré son air engageant. « Bonjour, Dorofey Sadovski ? » À sa plus grande surprise, on avait pour une fois pas fait saigner l'ouïe du russe qui avait vu de trop nombreuses fois son nom être écorché. L'apanage des origines étrangères en somme. Il acquiesça de la tête, indiquant silencieusement à sa vis-à-vis qu'il s'agissait bien de lui. « Cameron Hughes, j’aimerai vous parler... » C'est à cet instant que les prunelles claires s'étaient relevées dans sa direction, elle ne manquait pas de cran cette frêle créature un peu à l'image de …..  « ... dans un endroit public ce serait préférable. J’ai aperçu un petit café en bas de chez vous, ce serait parfait qu’en dites vous ? » Bien évidement, dans un endroit public, converser avec un ancien Mangemort n'étant pas l'activité la plus sécuritaire.  N'ayant rien à faire de mieux, pourquoi ne pas bousculer ses habitudes et suivre la jeune femme ? C'était la moindre des choses après qu'elle se soit donné la peine de le trouver. «  Et bien... mademoiselle Hughes, laissez-moi attraper mon trench et je vous suis. » La baguette relevée, le vêtement fut appelé à son propriétaire qui le plaça sur son avant-bras avant de refermer derrière lui.

Le trajet se fit relativement rapidement et en silence. Ce court laps de temps laissant l'occasion au brun de détailler la silhouette devant lui. Chevelure châtaine rehaussée de mèches blondes, le sac à dos se balançait d'une épaule à une autre. Le choix de sac d'une femme en disait toujours beaucoup sur elle, le côté pratique l'avait emporté sur l'esthétisme qui se révélait parfois peu facile à marier avec le quotidien. Pour sûr que l'activité de cette Cameron Hughes devait être prenante sa tenue confortable finissant de conforter le russe dans ses suppositions. Néanmoins, il n'eut guère le temps de s'attarder dans son analyse silencieuse, leur destination se présentant déjà devant eux. Gentleman, il devança la demoiselle et lui ouvrit la porte, question de principes, n'en déplaise aux féministes les plus zélées. Ce n'est qu'une fois placés par le garçon qu'il reprit la parole en posant ses prunelles sur le visage bien trop familier de sa vis-à-vis. « Bien, je ne voudrais pas paraître grossier mademoiselle Hughes, mais étant maintenant installés je vous suis tout ouïe.... » Dorofey n'étant pas homme, à tourner autour du pot, il préférait éviter de se perdre en discussion inutiles. Difficile de renier son éducation frôlant la rigueur militaire.

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MessageSujet: Re: An unexpected visit ∆ Cameron   Mer 10 Mai 2017 - 16:50

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Aujourd’hui encore mon cours à commencer par quinze minutes de discussion libre. Quinze petites minutes ou tous les sujets sont abordés, du chien qui a eu une portée de 8 petits chiots au dégnomage de jardin en règle en passant par une actualité qu’ils ne comprennent pas toujours. « Maman dit », « j’ai lu dans le journal de papa » ou « A la télé ce matin » voilà bien souvent ce qui ponctue nos discussions. Il ne faut pas se voiler la face, les enfants voient tout, entendent tout et ils s’interrogent beaucoup sans oser poser leurs questions aux membres de la famille. C’est le silence pour seule explication, comme seule « protection ». Mais c’est l’effet inverse qui se produit, l’imagination fertile de leurs têtes blondes regroupe les pièces du puzzle de façon anarchique et bien souvent terrifiante. Aujourd’hui encore les clichés ont eu une place prépondérante dans nos échanges. Les enfants ont peurs, ils sont effrayés à la simple idée qu’une guerre reprenne. Tous ont déjà perdu quelqu’un de proche et aujourd’hui on annonce de nouvelles répressions, on confine les sorciers loin des moldus et des familles sont une nouvelle fois séparée.
Ça m’insupporte, ça m’écœure, me retourne l’estomac, je n’ai pas de terme assez fort pour transmettre l’amertume qui m’empli de voir tous ses enfants subir de nouveau. Alors je me suis décidée, et une fois la salle de classe rangée j’ai attrapé un dossier et cette petite enveloppe scellée d’un amour qui m’avait ému ce jour-là et qui me faisait encore dresser les poils sur les bras. Trop émotive ? Trop fleur bleu ? Peut-être mais n’étais-ce pas nécessaire lorsque l’on passe ses journées avec de jeunes enfants. Une lettre de taille normale, classique qui contenant tous les espoirs d’une petite fille et j’allais jouer au hibou de mon plein grès.  L’adresse ne fut pas difficile à trouver, j’avais eu des renseignements fiables et je me retrouvais devant cette porte. Anxiété, hésitation, action. Ma main se pose de nouveau sur la lanière de mon sac à dos que je repositionne sur mon épaule avant d’appuyer sur la sonnette. Il est là devant moi et je ne peux m’empêcher de voir les traits de sa fille sur son visage, quelques ressemblances notables. Les salutations d’usage et en venir au fait assez rapidement. Nous prenions le chemin d’un petit café ou je serai plus à l’aise de discuter avec un ex-mangemort, ex prisonnier d’Azkaban et je ne sais quoi encore. J’étais tendue et ma main dans  la poche de ma veste qui serrait fermement ma baguette le prouvait. Je le remerciais d’un sourire lorsqu’il me tint la porte et suivais le garçon de café jusqu’à une table ou nous serions tranquille sans être esseulés. Je posais mon sac. Otais ma veste et dans un même mouvement glissais ma baguette dans la petite poche prévue à cet effet à mon pantalon avant de m’assoir. Il n’attendit pas une seconde pour connaître mes intentions mais ma réponse fut coupé par le serveur qui attendait vraisemblablement notre commande. Un café viennois et une part de votre tarte du jour pour moi, merci. Manger quelque chose atténuerait également mon angoisse. La nourriture était un refuge des plus délicieux pour une gourmande comme moi. Je laissais le soin à Dorofey de commander ce qu’il souhaitait et en profitais pour sortir l’enveloppe que je conservais sous mes doigts alors que le serveur s’éloignait. Vous ne me connaissez pas mais je suis le professeur d’initiations aux arts moldus et sorciers  de votre fille. C’est pour elle que je suis ici. Je faisais glissé l’enveloppe sur la table jusqu’à lui afin qu’il en prenne possession. Elle souhaitait  que je vous remette ceci. J’ignore ce qu’elle contient mais elle y tenait beaucoup. La demoiselle m’en avait beaucoup parlé de son papa, c’était venu avec le temps, les confidences, le manque, la présence, l’odeur, le quotidien, tout chez cet homme lui manquait et ça avait ravivé en moi de tristes souvenirs. Je ne lui avais rien promis, incertaine de pouvoir transmettre le message mais j'étais heureuse de pouvoir le faire. D'avoir eu le courage de surpassé mes craintes et cette petite voix en moi qui hurlait toujours que j'étais imprudente. Mais aucun enfant ne devrait être tenu éloigné de ses parents. Aucun.
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MessageSujet: Re: An unexpected visit ∆ Cameron   Mer 10 Mai 2017 - 20:50

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Bien que tendue et silencieuse, la jeune femme n'en oubliait pas les bases et avait répondu d'un sourire réservé au geste de galanterie du russe. Pour sûr la peur rongeait le frêle être qui n'avait pas ressorti une seule fois sa main de son impair de tout le trajet. Poche providentielle contenant la baguette salutaire bien évidement. Il ne pouvait lui en tenir rigueur, qui se risquerait à ne pas surveiller ses arrières en présence de personnes … comme lui. Termes moins abruptes, mais le ramenant encore et toujours au poids de ses actes. Les précautions se multiplient et enfin installés le sorcier se débarrasse de son trench sur la chaise attenante. N'ayant guère pour coutume de tourner autour du pot, il avait préféré lancer son interlocutrice dans le vif du sujet. Après s'être donné autant de mal, nul doute que les informations qu'elle avait à lui transmettre ou lui soutirer étaient d'une importance capitale. Enfin, allez savoir, les femmes n'ont eu de cesse de l'étonner au cours de sa vie, le cas échéant, ici, elle ferait partie des sottes. Courageuse et culottée certes, mais ce ne sont pas les qualités qui vous maintiennent bien longtemps en vie.

Finalement, on ne laisse pas l'occasion à la nommée Cameron de ne pouvoir prononcer ne serait-ce qu'une seule syllabe, le garçon s'étant déjà présenté à leur table. Carnet en main et stylo dégainé, il attendait la commande de cette énième table de fin d'après-midi. « Un café viennois et une part de votre tarte du jour pour moi, merci. » Ainsi elle faisait parti des angoissés se jetant sur la nourriture pour palier aux sentiments auxquels ils étaient en proie. La peur ne laisse pas indifférent l'estomac, vile perturbatrice elle le noue et le fait rugir à loisir. Pour sa part, ce sera « Et ce sera un double espresso ici je vous prie. » Le serveur reparti chercher les boissons, ce n'est qu'à cet instant que le sorcier remarqua l'enveloppe en partie dissimulée par les doigts de mademoiselle Hughes. C'est ainsi là que se tenait la raison de l'intervention de cette dernière. «  Vous ne me connaissez pas, mais je suis le professeur d'initiation aux arts moldus et sorciers de votre fille. » Un programme enrichissant et dans la lignée de l'éducation qu'envisageait Dorofey pour son enfant.

« C'est pour elle que je suis ici. » Bien évidement. C'est alors que la fameuse enveloppe glissa à lui. Tout d'abord hésitant il s'empressa d'en prendre possessions aux mots de la jeune femme. « Elle souhaitait que je vous remette ceci. J'ignore ce qu'elle contient, mais elle y tenait beaucoup. » Une lettre de Katia ?! SA Katia ! Son cœur manque un battement de sa danse coutumière et s'emballe, tambourinant le torse du parent en manque. Impatient, un besoin impérieux lui dicterait presque d'arracher cette maudite enveloppe qui le sépare d'Elle. Au diable les considérations sociales, tel l’héroïnomane  piétinant les vestiges d'une fierté passée, il se shoote aux traits encore maladroits et colorés de l'enfance. Un dessin, bien évidement. Il pourrait presque entendre l'intonation haut perchée et souriante de sa fille gazouiller un «  Parce que c'est plus joli que tout pleins de mots. » . À cette pensée, le sorcier lutte pour ne pas sourire, mais ses prunelles à présent éveillées parlaient pour lui. катерина, мама, папа … La famille qu'ils auraient pu former encore aujourd'hui.. Celle qu'elle n'aurait sans doute jamais avec un père qui ne parviendra peut-être jamais à la tirer des griffes des décisions arbitraire de ce satané gouvernement.

Revenant à la réalité, il replie précautionneusement le précieux bout de papier et le niche dans la poche intérieure. Relevant la tête, il s'éclaircit la gorge, peut enclin à se montrer sous pareil jour à une parfaite inconnue. Se recomposant une attitude digne, il reprend la parole. «  Mademoiselle Hughes, je ne saurais pas quoi vous dire à part спасибо - merci - … » Sa main passant au même inconsciemment sur le dessin lové dans sa veste. « Elle doit énormément vous apprécier pour s'être confiée à vous. À vrai dire, je dois vous avouer que je suis soulagé de voir qu'elle parvient encore à accorder sa confiance à quelqu'un. » L'amusement transparut alors dans ses mots. « Non sans mal, elle a de qui tenir de ce côté là. » Un discret sourire venant même frôler le coin des lèvres de l'ex-Mangemort. Les questions se bousculaient à présent dans les pensées cahoteuses et euphorique du brun qui peinait à garder son calme. Один , два , три ... – Un, deux trois ... - Le calme revient et les pensées s'éclaircissent. Dorofey se demandait parfois si ce mantra ne revêtait aucune forme magique quelle qu'elle soit. « Je sais que votre temps est précieux, mais...  parlez-moi d'elle... » Même un seul mot, il s'en contentera....

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MessageSujet: Re: An unexpected visit ∆ Cameron   Lun 15 Mai 2017 - 16:42

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Dans ma tête se mêlait la certitude de faire les choses comme il le fallait pour la petite et la voix de la raison qui m’indiquait, qu’une fois encore, j’agissais de façon inconsciente prenant bien trop de risque pour ma vie. Mais il aurait pu me « sauter dessus » sur le pas de sa porte, il aurait pu user de sa baguette ou tout autre objet magique ou non sur le chemin pour écourter mon existence. Il n’avait rien fait. Pas un geste de travers. Pas un pas de côté qui aurait pu m’alerter, m’inquiéter. Rien de réellement suspect ce qui ne devait pas atténuer ma surveillance ou Finley finirait par m’attacher à ce fauteuil suspendu que j’aime tant. Il commandait à son tour et un fin sourire naissait sur mes lèvres en me souvenant du commentaire de sa fille concernant la nourriture. Elle s’inquiétait de l’amaigrissement de son père qui ne savait pas cuisiner. Visiblement il ne savait pas non plus saisir les occasions de manger quelque chose de nourrissant et de bon, du moins je l’espérais. Avec son café il ne ferait qu’augmenter son rythme cardiaque et son impatience. Même si je devais bien l’avouer, cet homme tentait par tous les moyens d’être insondable. Comme si le moindre de ses gestes et paroles étaient soigneusement étudiés. Ça en revanche ça ne jouait pas en sa faveur même si je pouvais parfaitement comprendre que l’on se tienne sur ses gardes lors d’une première rencontre surtout quand on a passé quelques semaines à Azkaban. C’est à la fois étrange et intriguant et je dois lui paraitre bien curieuse de l’observer ainsi mais sa réaction est bien commune à celle de tous parents aimants. Il chérit déjà cette lettre sans même savoir ce qu’elle contient. Il la fait sienne sans même se douter que toute cette histoire aurait pu être un piège contre lui. Non, son espoir se lit dans son regard tout comme l’amour qu’il porte à son enfant à peine a-t-il posé les yeux sur le dessin. Elle lui manque et c’est flagrant et cette simple donnée m’ôte un poids du cœur. J’ai bien fait. Mon sourire s’élargi alors, se fait plus sincère alors qu’il me remercie. Ne me remerciez pas, comme je vous l’ai dit je l’ai fait pour elle. Elle ne devrait pas avoir à subir les conséquences de vos actes. C’était peut-être un peu trop franc, trop dur mais c’était sincère je ne mâchais pas mes mots. Si lui avait fait des erreurs, sa petite fille non, en aucune façon et elle payait bien trop cher le prix des fautes de celui qui était son monde. Un œil extérieur pourrait penser que je souhaitais mettre l’homme en colère mais il n’en était rien, je ne pouvais pas faire semblant, j’étais honnête avec lui comme je l’étais avec sa fille.   Qu’importe son sang ou son nom un enfant ne devrait pas être séparé de sa famille. La non plus je ne retenais pas mes pensées. J’avais beau faire partie de ces « héros de guerre » je n’étais pas d’accord avec certains choix faits par le gouvernement actuel. Vous lui manquez, beaucoup. Il lui a en effet fallu du temps pour que l’on s’apprivoise mais c’est une enfant intelligente, vive, curieuse, elle sait ce qu’elle veut et plus encore ce qu’elle ne veut pas. Je n’étais pas en train de lui lécher les bottes, non sa fille faisait partie de ces élèves avec qui j’avais rapidement accroché. Comprenez bien que tout n’est pas rose pour elle, les enfants peuvent être méchants entre eux mais elle a du caractère et c’est une bonne chose. J’évitais de lui dire que la demoiselle avait eu un langage des plus fleuri et exotique durant près de dix jours à l’ouverture de l’école. C’était tout à fait compréhensible pour une enfant que l’on venait d’arracher à son seul parent. Elle apprécie beaucoup ma matière mais ce qu’elle préfère dans ma salle de classe ce sont Gus et Jackie, deux mokes que nous avons adoptés. Les enfants s’en occupent à tour de rôle et Katerina est toujours la première à proposer son aide… Je stoppais net en apercevant le serveur se diriger droit vers nous. Il déposa nos consommations et fut appelé à une autre table tant et si bien que nous n’avions même pas besoin de lui demander de nous laisser « tranquille ». Elle va bien. Finissais-je par dire certaine que c’est surtout ce qu’il souhaitait entendre. J’aurai pu lui parler des difficultés qu’elle avait eu mais il devait déjà s’en douter et je préférais répondre à ses question que de m’éparpiller. Parler de mes élèves était une chose que je pouvais faire toute la soirée avec le sourire. Je tenais à eux, tous.
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MessageSujet: Re: An unexpected visit ∆ Cameron   Dim 11 Juin 2017 - 20:14

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Les commandes passées, les prunelles claires continuaient de le scruter avec plus ou moins de discrétion. Ce genre de regards, Dorofey avait apprit à s'en moquer depuis longtemps, d'abord en tant que privilégié puis aujourd'hui en tant que déchu. Toutefois, la lettre dévoilée, il avait oublié sa prudence et s'était rué sur ce signe d'espoir. Son comportement attira un sourire plus franc sur les lèvres de l'enseignante, sûrement rassurée de voir cette réaction. Comment un parent aurait-il pu être déçu de pareille surprise ? Un fait qui paraissait bien inconcevable et triste pour le Russe néanmoins que trop conscient des parents aux cœurs emmurés. Toutefois, bien que souriante, sa cadette manqua de le désarçonner avec une assurance nouvelle. Une audace quelque peu imprudente notamment après son attitude précautionneuse avec lui. Le courage et la témérité sont les dons inestimables des héros, mais mal conjugués au danger, ils trouvaient leurs terminaisons en imprudence. Imprudence qui avait bien souvent un coup élevé, les jeux hasardeux de la vie finissant toujours mal. « Ne me remercies pas, comme je vous l'ai dit je l'ai fait pour elle. Elle ne devrait pas avoir à subir les conséquences de vos actes. » Mots assassins qui ne ramenaient que trop bien le russe à ses choix que bon nombre qualifieraient d'erreurs. Pour lui, il n'a que protégé sa famille, au diable les médailles et les retraites dorées, l'on fait ce que l'on peut.

« Qu'importe son sang ou son nom un enfant ne devrait pas être séparé de sa famille. » Un fait sur lequel les deux sorciers se rejoignaient. Tous ces enfants à présent mal nés devaient subir les caprices d'un gouvernement aux décisions aussi arbitraires qu'injustes. Enfin, dans son cas, le brun ne pouvait néanmoins pas crier à l'injustice. Ancien Mangemorts récemment libéré, il était loin de la figure paternelle aimante et équilibrée que l'on se plaisait à se représenter. L'amertume remonta un instant perfidement dans les veines du russe qui se maudissait chaque jour de devoir infliger à la chair de sa chair le fait de devoir porter son nom. Finalement, il se contenta de simplement hocher gravement la tête en réponse à son interlocutrice.  « Vous lui manquez, beaucoup. Il lui a en effet fallu du temps pour que l'on s'apprivoise, mais c'est une enfant intelligente, vive, curieuse, elle sait ce qu'elle veut et plus encore ce qu'elle ne veut pas. » Dorofey reconnaissait bien là le caractère décidé de sa fille qui avait que trop rapidement oublié les hésitations enfantines.

« Comprenez bien que tout n'est pas rose pour elle, les enfants peuvent être méchants entre eux, mais elle a du caractère et c'est une bonne chose. » Étonnamment , les mots de la blonde aux similitudes bien trop nombreuses avec son ex-femme semblaient renfermer bien d'autres faits. Enfin, la cruauté enfantine n'était pas un mythe et seuls les plus endurcis passaient au travers de ce jeu du plus fort. Une répétition en grande pompe avant d'arriver dans le monde adulte auxquels toutes ces têtes blondes n'avaient rien à envier. « J'avoue n'être guère étonné par vos mots, Katerina a toujours eu du caractère et je ne pense pas qu'elle le perdra de sitôt. » Il fallait dire que si son père était un peu plus tempéré, sa mère était un ouragan à elle seule. Ah... Irina. Pensée douloureuse qui transparu un bref instant sur les traits de celui qui s'était bien trop relâché. Magicien des apparences, voilà qu'il affichait à nouveau sa sempiternelle neutralité. « Quant à la cruauté enfantine, elle nous forge tous un peu, j'espère néanmoins qu'elle n'en n'a pas à en pâtir trop ? » Une pointe d’inquiétude transparaissant dans les paroles du père inquiet. Bien que solide, Katerina restait une enfant que l'on pouvait encore trop facilement briser en profitant de ses  fêlures.

Le tout bifurqua par la suite sur le sujet des études de l'enfant. « Elle apprécie beaucoup ma matière, mais ce qu'elle préfère das ma salle de classe ce sont Gus et Jackie, deux mokes que nous avons adoptés. Les enfants s'en occupent à tour de rôle et Katerina est toujours la première à proposer son aide... » Une autre chose qui n'étonnait guère l'ex Mangemort qui avait toujours observé chez la fillette une passion dévorante pour les bêtes en tous genres. Néanmoins, il ne put réagir à cette nouvelle, le serveur revenant déjà à leur table consommations en main. Rapidement à nouveau tranquilles, la sorcière put conclure ses dires d'un « Elle va bien. » qui provoqua un intense soulagement chez le père inquiet. Les lèvres plongées dans le noir breuvage fraîchement apporté, Dorofey se délecta de sa boisson encore brûlante. Sa main caressa à nouveau un bref instant l'enveloppe pressée contre sa poitrine, la peur de la voir disparaître et se faire chimère de l'esprit désespéré du sorcier n'étant encore que trop présente.

Ses batteries maintenant rechargées par ce petit coup de pouce caféiné, il put reprendre la parole. « Je suis soulagé d'entendre ces bonnes paroles mademoiselle Hughes. Tout comme je ne suis gère étonné d'apprendre que Katia apprécie toujours autant la compagnie des bêtes. Je suppose qu'elle doit vous rabâcher à longueur de temps qu'elle “ deviendra la plus grande des magicozoologiste de tous les temps”. » Un large sourire amusé apparaissant alors sur le visage du sorcier. « J'espère qu'elle pourra suivre cette voie qui lui tient tant à cœur. » Lui-même ayant pu suivre la voie de l'artisanat qui lui tenait tant à cœur, il espérait la même chance pour sa fille. « D'ailleurs... à ce propos. Quel genre d'élève est-elle ? À vous entendre il semblerait bien qu'elle soit bien partie pour suivre les traces de son vieux père en cours. » Pour l'heure il préférait rester sur le neutre terrain de l'enseignement, toutefois c'était un tout autre sujet qui lui brûlait les lèvres... La famille d’accueil de sa Katia...

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