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sujet; nasty #4 + we burned like fireworks, but only ashes remained

WIZARD • always the first casuality
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‹ disponibilité : dispo !
‹ inscription : 29/01/2017
‹ messages : 766
‹ crédits : neo venus.
‹ dialogues : sienna.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ madelaine petsch ; calixe Davis w/ audreyana michelle; ardal ollivander w/ matthew daddario ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook.
‹ âge : 18 yo (19.12.85).
‹ occupation : ancien élève de Mahoutokoro, 1er cycle achevé au RU par correspondance (vitmagic). désormais étudiant à la WADA cursus Arts visuels. jobbe en tant qu'animateur au CEPAS en semaine et au dirico express le samedi (club d'art pour une ribambelle de gosses qu'il adore).
‹ scolarité : 1992 à aujourd'hui.
‹ baguette : cerisier, 27cm, écailles de kappa.
‹ gallions (ʛ) : 1345
‹ réputation : party boy, slut assumée, toujours partant pour des hook up sans signification et probablement un brin obsédé par le sexe, sans limite, dork en compagnie de ses potes, skater taré, doué avec les gosses, artiste prometteur.
‹ faits :
personnalité:
 



steven jiélùn li, dit evenpyrokinésiste • il porte le nom de sa mère, sorcière pangcah (taïwanaise), plutôt que le "Matsuoka" hérité de son père (japonais) • il a 4 soeurs • tyrannisé à l'école, il a fait une tentative de suicide à 13 ans et est encore aujourd'hui terrifié par le vide. • il a un soft spot pour les gosses mal aimés de son club d'art. • sa famille paternelle est propriétaire de Shape the Future (grand groupe spécialisé en technomagie), où sa mère travaille en tant que directrice marketing de la branche brit. son père a délaissé l'entreprise familiale au profit de sa passion pour l'art et est désormais directeur de la Wada. sa soeur aînée est créatrice de mode, la cadette ingémage chez des concurrents, tandis que les deux dernières sont encore aux études.

vu par le monde:
 


il a toujours un appareil photo, des multiplettes ou un pinceau au bout des doigts • big softie sous ses allures punk • aime être sous les feux des projecteurs lorsqu'il est dans son élément mais devient socially awkward et mal à l'aise avec les gens aussitôt qu'il doute de lui-même. • praise kink • il préfère cependant se tenir derrière la caméra plutôt qu'être mis en avant. • dents de lapin, sourire de bunny. • veut devenir photographe pro. • poste des cover de chant et de danse sur son msn pour satisfaire ses autres passions. • trop d'alcool, trop de sexe, trop d'orviétan, trop de boissons énergisantes. il ne peut pas s'empêcher d'abuser, bien qu'il ait vu sa sœur Lily frôler la mort à cause d'une overdose. • ses potes et lui sont adeptes de bodypainting et font office de toiles humaines les uns pour les autres. • a l'air mort quand il dort. • infoutu de cuisiner, vit de bouffe à emporter et de gras de fast food. • passe un quart de son temps au skatepark, un autre à l'Espresso Patronum, et sèche beaucoup trop les cours pour son bien. • il a un caméléon (kowalski) et mickey et lui ont adopté d'autres animaux, dont un hérisson et un chien.
‹ résidence : vit au Sawl Yard, dans un appart pour deux avec son bff Rhee Min Ki (aka Mickey), rentre chez ses vieux un week-end sur deux environ.
‹ patronus : un kappa, encore une fois. Son animal totem, décidément : très protecteur de son territoire.
‹ épouvantard : ses proches privés de mémoire. Depuis qu'on leur a rendu un Shin tout sauf lui-même, Even s'aperçoit qu'être totalement oublié par quelqu'un qu'on aime est presque aussi terrible que le perdre à jamais... ou peut-être pire.
‹ risèd : quelque chose ayant trait à son paternel, probablement, mais Even préférerait crever plutôt que l'avouer.
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Nasty + only ashes remainedYou’re a dream that’ll disappear once I touch you, like snow that melts (I don’t wanna lose you, be without you anymore)


   
   
   


(previously ; #1, #2, #3)

Then. Hyung I- I think I- Les mots se brisent, étranglés par un sanglot au creux de sa gorge nouée. Il est troublé et confus et- et foutu, et pour la première fois les bras de Minki ne sont pas assez pour l'apaiser, pas assez. I know... Il l'attire un peu plus contre lui, presque féroce dans son étreinte, comme à l'époque où ils n'étaient que des gosses et où le coréen se dressait en rempart entre le monde et lui. Mais Even s'est exposé. Il a misé gros et joue son ultime carte, roi de cœur prêt à s'effondrer aux pieds d'un as de pique. C'était une main perdante dès le départ — son bluff n'a fait que retarder l'inévitable agonie. I don't want to have a muse anymore. What am I going to do ? How do I get rid of this ? Please hyung- please, make it stop- Mais ne sait que trop bien qu'il n'est plus question d'Art, de création, d'inspiration. Juste de sentiments à sens unique, et c'est encore plus terrifiant.

30 avril. La scène est familière. Park et lui à l'étage de l'Espresso Patronum, nouveau qg de la bande, carnets et livres de cours recouvrant toute la surface de la table, et Even prétendant ne pas sentir le regard insistant qui pèse sur lui. Jusqu'à ce que son aîné craque et rompe le silence laborieusement studieux et pesant. Mickey told me about Nao. La main d'Even se crispe sur sa plume à l'en briser et son poignet heurte la bouteille d'encre qui bascule ; il se retrouve avec du noir partout sur ses doigts et son parchemin- une longueur illégale de devoir ruiné. The fuck ? il jure, incrédule, en tentant d'éponger le surplus d'encre. Quel gros traître, son bff. Don't get mad- I don't give a damn. There's nothing to say. You guys were litteraly joined at the hip. We never saw one of you without the other. But now you hardly ever talk or look at each other anymore. Yeah well, maybe we're bored already. That fwb thing is getting old and- you know, school- Park roule tellement fort des yeux à cet argument improbable qu'Even ait surpris qu'il ne lui soient pas restés coincés derrière la tête. Il sait et c'est angoissant. Il sait parce que Mickey lui a tout confirmé. Il sait qu'Even freak out parce que c'est trop intense pour lui et que ça fait mal. Il sait parce qu'il l'avait prévenu (et Even a soudain la nausée de croiser ce regard qui lui crie je te l'avais bien dit). We're just worried. A quoi bon nier plus longtemps ? Because I kinda like someone ?? Because you never like people- not that way. Even se fend d'un rictus agacé. D'accord- il a craqué l'autre jour. Surmené par une réalisation mais ça arrive. C'est pas comme s'il venait de se chopper une dragoncelle incurable et ça commence à le gonfler sérieusement, d'être dévisagé par ses hyungs comme un condamné à mort. Il ôte sèchement sa main lorsque Park la recouvre de sa paume. Look, I can deal with it all on my own. Steven, don't do that to yourself. You gotta make it stop before you get hurt. En réponse, le plus jeune entame de balancer ses affaires en vrac dans son sac à dos, le besoin de fuir cette ennuyeuse conversation au plus vite crépitant au creux de ses membres. I'm an adult, i make my decisions so you should just- mind your own business for once, il crache avant de se tirer, sautant dans le premier magicobus pour rentrer à Sawl Yard. Turns out qu'il n'a pas choisi la bonne ligne — mais tant pis, tout plutôt qu'une morale à deux noises sur la foutue situation qui l'angoisse depuis des semaines.

Il est rentré à l'appart — vide de Mickey et c'est tant mieux —, s'est affalé dans son lit sous une montagne de couvertures, et ce n'est que lorsqu'un poids atterrit sur son torse qu'il s'aperçoit qu'il a sombré dans la foulée.

Even bat des paupières, égaré, mais son corps sait mieux que son esprit et déjà, ses mains trouvent le chemin des hanches de Nao. Nao qui l'embrasse maladroitement sous l’œil, puis le menton, en gloussant tout bas contre sa peau. You stink, il commente d'une voix que le sommeil a rendu râpeuse. And that wasn't my mouth, stupid. Il a à peine le temps d'assimiler la réponse, parce que Chang dissémine un mot entre deux baisers sur ses yeux, ses joues, ses commissures- et putain Even ne s'en plaint pas, mais il schlingue sérieusement comme s'il a fumé son poids en Excess. Ils n'arrivent déjà plus à enchaîner trois phrases avant de se sauter dessus comme des lapins, ces derniers mois, alors si en plus il se pointe désinhibé et complètement explosé — merde, Even en a marre de ces conneries. Il lui prend le visage en coupe, pour le faire focaliser sur lui ses pupilles dilatées. You're high babe ? Wanna sleep it of ?

• • •

I CAN'T FALL IN LOVE WITHOUT YOU
we're not nothing • don't feed me scraps from your bed, I won't be the stray coming back just to be fed. just pretend that you want me and be my babe.



Dernière édition par Even Li le Sam 20 Mai 2017 - 23:55, édité 4 fois
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WIZARD • always the first casuality
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‹ âge : vingt ans (02.09.83)
‹ occupation : attrapeur des falmouth falcons et étudiant au Centre London-I ; enchaîne également plein de petits jobs à côté pour payer ses études.
‹ maison : poufsouffle (de septembre 95 à juin 02).
‹ scolarité : septembre 02 à aujourd'hui (au Centre London-I en 2ème année).
‹ baguette : mesure trente centimètres, en bois de vigne, elle contient un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 2049
‹ réputation : true athlete, terre-à-terre capable de converser avec tout le monde, il reste humble et bienveillant en toutes circonstances ; mais il dégage aussi une image de snob, du gars inaccessible et froid, ça dépend surtout du point de vue.
‹ particularité : maître de l'air.
‹ résidence : dans un appartement avec mes deux meilleurs amis, dans le quartier du Whitehorn.
‹ patronus : une hirondelle
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nasty;  only ashes remained
you’re a dream that’ll disappear once i touch you, like snow that melts (i don’t wanna lose you, be without you anymore)

WARNING : drogues


AVRIL 2004. À croire qu’il a fait quelque chose de terrible dans une vie antérieure pour que le karma se retourne contre lui en une seule journée. C’était pas supposé se passer ainsi – tout est parti en couilles en à peine quelques heures. Il s’est fait virer du restaurant pour que le patron puisse engager son neveu à la place mais il a réussi à encaisser la nouvelle comme un grand parce que c’est pas la première fois qu’on le vire ou qu’il se prend un non par les employeurs – soit trop qualifié, soit pas assez, fucking hell cette situation le fatigue tellement qu’il a oublié c’était quoi le sommeil. Il a aussi reçu les résultats de ses derniers examens et il a maintenant une belle collection de P. Presque sûr qu’il va retaper son année. Dans le couloir, il a fait une crise d’angoisse – angoissé même à l’idée de révéler son échec à quelqu’un. Lui qui se sentait si confiant sur sa vie, ses réussites, sur le semblant de contrôle qu’il avait sur quelque chose d’aussi futile que les cours – tout s’est cassé la gueule en si peu de temps. Mais ce qui l’a vraiment achevé, c’est d’apprendre que Bǎo Lán a été placé dans une autre famille d’accueil pour avoir causé des problèmes ; sa mère ne connaît pas tous les détails mais il aurait mis le feu dans sa chambre. Et maintenant, ils ne savent même plus où se trouve Bǎo Lán, n’ont aucun moyen de le joindre.

Et Even était le seul qui le rendait heureux et safe ces dernières semaines mais quelque chose s’est brisé entre eux pour qu’Even refuse de lui parler ou même de le voir. « We're all addicted to something that takes away the pain. » Il suppose que ces mots disent la vérité, qu’il y a toujours quelque chose ou quelqu’un pour distraire des problèmes de la vie réelle. Mais le moment est toujours éphémère, le bonheur se noircit et la douleur revient plus forte et ses pensées le rongent de l’intérieur et il a tellement tellement envie de s’arracher les sentiments pour se libérer – d’une façon ou d’une autre. C’était Even, ces dernières semaines, il lui offrait sécurité et liberté – mais il a probablement fait quelque chose de mal pour qu’Even refuse même lui accorder un bonjour le matin. C’est pas grave anyway, tout le monde se lasse de lui au bout d’un moment. Even avait grillé dès le début la supercherie qu’est son entière existence, il lui avait juste accordé le bénéfice du doute le temps de quelques semaines avant que ça ne le frappe de nouveau et qu’il s’en lasse.

Mika s’invite de lui-même dans son appartement, promesses d’orviet’ sur ses lèvres tirées en son habituel boxy smile. Il le laisse faire comme chez lui, ne commente même pas les godasses qu’il fout sur la table basse – Nao récurera quand il sera parti, peut-être qu’il réussira aussi à nettoyer pour de bon la médiocrité qu’est sa vie (mais il peut toujours rêver – médiocre il est, médiocre il restera). « Rough day ? » Il acquiesce, passant par la cuisine pour chercher des boissons pour qu’ils puissent mélanger avec l’excess. « Wanna talk about it ? » « No. » Ce qu’il veut lui, c’est de voir Even mais il suppose que ça n’arrivera pas non plus. La conversation s’éteint là parce que Mika a ses propres démons à distraire pendant que Nao nourrit les siens en sentant ses insécurités prendre le dessus encore et encore. Le navitas qu’ils fument, l’excess qui passe dans les boissons qu’ils boivent en silence, ils font aussi quelques rails sur la table basse pour sniffer sniffer sniffer – jusqu’à ce que l’euphorie les gagne tous les deux sans aucune raison. Oubliées ses angoisses, oubliés ses problèmes, oubliée sa vie entière – il oublie même la présence de Mika à ses côtés. Mais y’a quelque chose qu’il n’oublie pas, pourtant, c’est profondément ancré en lui, quelque chose qu’il a dans la peau (peau qu’il ne reconnaît pas et qu’il a envie de s’arracher avec ses ongles) : Even. « I gotta go. » Mika a les yeux braqués sur sa boisson bleue et Nao ignore pourquoi il a l’air aussi obsédé par cette couleur qu’il a si souvent retrouvée dans ses peintures. Pourquoi bleu ? « Go where ? » Il se passe la langue sur les lèvres, récupérant du même coup un peu de poudre qui s’était égarée là quand c’était son tour de sniffer. « Do someone. » Il se lève pour chercher veste, chaussures et clés et quand il revient dans le salon, Mika le regarde avec un air suppliant, soudainement plus conscient de la situation, comme s’il n’avait pas passé quelques heures à prendre de l’excess et à phaser sur du bleu. « Don’t fuck Even. Please. » Il pourrait éventuellement écouter Mika et ne pas retrouver Even ce soir, il pourrait tout aussi bien aller voir quelqu’un d’autre. Mais c’est Even qu’il veut. Autant physiquement qu’émotionnellement. Parce que sa vie est beaucoup trop merdique en ce moment et que cette distance qu’Even a imposée lui fait peur mais il est encore plus effrayé à l’idée de céder. C’est probablement l’excess qui rend ses pensées contradictoires mais il a juste. Envie. De. Le. Voir. « It’s a bad idea. Don’t break him. » Et si c’était déjà fait ? « Don’t fuck Even, please ! » Mais Nao l’entend à peine, il jette un double des clés à Mika pour qu’il ferme la porte avant de partir et quitte son appartement.

Ses pas le guident presque par automatisme chez Even, l’orviet encore dans son organisme, il se sent euphorique quand il réussit même à déverrouiller la porte sans trop savoir comment mais il y parvient parce qu’il se sent capable de tout faire, même de voir Even qui lui manque tant et qui lui fait pourtant si mal. Tellement mal qu’il a l’impression que sa cage thoracique va exploser sous le flot d’émotions et d’anticipation quand il entre dans l’appartement, murmurant le prénom de son fwb inlassablement comme un leitmotiv douloureux de son cœur qui saigne. Il ne le trouve ni dans le salon, ni dans la cuisine, il enlève ses chaussures et sa veste et l’instant d’après il se retrouve sur le lit d’Even – sur Even et Merlin qu’il lui avait manqué. « Baby, hi », qu’il murmure en déposant des petits baisers un peu partout, sur ses paupières, sur sa cicatrice, sur ses tempes, sur son nez – « You stink. And that wasn't my mouth, stupid. » Il ricane avant de reprendre son exploration, de nouveaux baisers placés un peu partout, ses mains écartant les couvertures pour se poser sur sa taille, doigts s’accrochant au bout de son t-shirt et oh, c’est un pyjama Naruto qu’il porte. Et c’est tellement cute que Nao se presse encore plus contre lui, il a envie de le serrer dans ses bras et ne plus jamais le lâcher. Hi, tu m’as manqué, s’teuplait ne m’en veux pas. Mais ce n’est pas ce qu’il dit – non, ce n’est jamais ces mots-là qu’il dit. Tout ce que Nao arrive à formuler comme mots, c’est que tourné autour du sexe, parce qu’il s’y sent le plus à l’aise, parce qu’il est mal à l’aise dans un engagement affectif dont il se sent prisonnier. « You're high babe ? Wanna sleep it of ? » Et c’est ce qui se produit en ce moment même, alors qu’il n’a qu’une envie, celle de lui dire que cette semaine était horrible, qu’une semaine sans le voir, c’était insupportable mais que passer une journée de merde en sachant qu’Even le déteste – c’est ce qui l’a mis dans cet état, avec ou sans orviétan. « Nah. I’m good. I’m here – with you. Please touch me. I want you. I need you, babe – please. » Mais Even cède, il cède à tout et c’est si bon de le retrouver, le mélange toxique de ses angoisses, de l’orviétan et de son Even rendant ses gestes passionnés et désespérés à la fois.

C’est quelques heures plus tard qu’il se réveille en sursaut de son cauchemar, les muscles douloureux et la tête sur le point d’exploser. Qu’il tire Even aussi de son sommeil – ou il était déjà réveillé, Nao ne sait pas, il sait juste qu’il doit s’assurer qu’Even est vivant et bien là, à côté alors il tâte son visage. « Even, oh baby, I won’t let you become just a memory – » parce que dans son cauchemar, il lui avait juste dit ‘‘isn’t it weird how in a matter of seconds you could just be a memory’’ avant de sauter d’un pont.

• • •


I like the thrill, nothing's gonna make me feel this real. so baby don't go home I don't wanna spend tonight alone. baby please would you end your night with me ? don't you leave me all behind, don't you leave my little life, don't you leave my little lie.


Dernière édition par Nao Chang le Ven 25 Aoû 2017 - 0:56, édité 2 fois
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WIZARD • always the first casuality
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‹ âge : 18 yo (19.12.85).
‹ occupation : ancien élève de Mahoutokoro, 1er cycle achevé au RU par correspondance (vitmagic). désormais étudiant à la WADA cursus Arts visuels. jobbe en tant qu'animateur au CEPAS en semaine et au dirico express le samedi (club d'art pour une ribambelle de gosses qu'il adore).
‹ scolarité : 1992 à aujourd'hui.
‹ baguette : cerisier, 27cm, écailles de kappa.
‹ gallions (ʛ) : 1345
‹ réputation : party boy, slut assumée, toujours partant pour des hook up sans signification et probablement un brin obsédé par le sexe, sans limite, dork en compagnie de ses potes, skater taré, doué avec les gosses, artiste prometteur.
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steven jiélùn li, dit evenpyrokinésiste • il porte le nom de sa mère, sorcière pangcah (taïwanaise), plutôt que le "Matsuoka" hérité de son père (japonais) • il a 4 soeurs • tyrannisé à l'école, il a fait une tentative de suicide à 13 ans et est encore aujourd'hui terrifié par le vide. • il a un soft spot pour les gosses mal aimés de son club d'art. • sa famille paternelle est propriétaire de Shape the Future (grand groupe spécialisé en technomagie), où sa mère travaille en tant que directrice marketing de la branche brit. son père a délaissé l'entreprise familiale au profit de sa passion pour l'art et est désormais directeur de la Wada. sa soeur aînée est créatrice de mode, la cadette ingémage chez des concurrents, tandis que les deux dernières sont encore aux études.

vu par le monde:
 


il a toujours un appareil photo, des multiplettes ou un pinceau au bout des doigts • big softie sous ses allures punk • aime être sous les feux des projecteurs lorsqu'il est dans son élément mais devient socially awkward et mal à l'aise avec les gens aussitôt qu'il doute de lui-même. • praise kink • il préfère cependant se tenir derrière la caméra plutôt qu'être mis en avant. • dents de lapin, sourire de bunny. • veut devenir photographe pro. • poste des cover de chant et de danse sur son msn pour satisfaire ses autres passions. • trop d'alcool, trop de sexe, trop d'orviétan, trop de boissons énergisantes. il ne peut pas s'empêcher d'abuser, bien qu'il ait vu sa sœur Lily frôler la mort à cause d'une overdose. • ses potes et lui sont adeptes de bodypainting et font office de toiles humaines les uns pour les autres. • a l'air mort quand il dort. • infoutu de cuisiner, vit de bouffe à emporter et de gras de fast food. • passe un quart de son temps au skatepark, un autre à l'Espresso Patronum, et sèche beaucoup trop les cours pour son bien. • il a un caméléon (kowalski) et mickey et lui ont adopté d'autres animaux, dont un hérisson et un chien.
‹ résidence : vit au Sawl Yard, dans un appart pour deux avec son bff Rhee Min Ki (aka Mickey), rentre chez ses vieux un week-end sur deux environ.
‹ patronus : un kappa, encore une fois. Son animal totem, décidément : très protecteur de son territoire.
‹ épouvantard : ses proches privés de mémoire. Depuis qu'on leur a rendu un Shin tout sauf lui-même, Even s'aperçoit qu'être totalement oublié par quelqu'un qu'on aime est presque aussi terrible que le perdre à jamais... ou peut-être pire.
‹ risèd : quelque chose ayant trait à son paternel, probablement, mais Even préférerait crever plutôt que l'avouer.
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30avril. Ils pourraient faire ça, oui : se blottir l'un contre l'autre et parler à voix basse jusqu'à ce que le sommeil happe Nao. Tel un cliché immortalisé sur papier glacé ou du moins, sur sa rétine et dans ses pensées, la scène de leur premiers réveils côte à côte prend Even à la gorge, plus sûrement encore que la fragrance piquante de l'excess. Instant volés, interdits transgressés avec une désinvolture coupable, une affection mensongère.

C'était plus extraordinaire que de s'endormir avec lui. Au coucher Nao était toujours le Chang du jour : hot af, tease, licencieux, espiègle, tout en maîtrise féline de son corps, de ses attitudes. Mais au réveil il n'était rien qu'à Even. Les yeux à peine entrouverts et le visage bouffi par le sommeil, un peu ; la brève confusion dans ses prunelles le temps que s'éparpillent les derniers méandres d'un rêve, puis son sourire un peu timide, un peu gêné, vite caché derrière ses paumes, lueur tendre perçant entre ses doigts courts ornés de bagues. Au coucher Nao était mondain, image soignée révélée à l'ensemble du monde. Au lever il était soft et naturel, et Even s'offrait une excuse pour rester ou le garder plus longtemps dans ses bras, prétendre qu'il n'outrepassait pas leurs règles tacites : le sexe était toujours meilleur dans ces moments là, alors ce n'était pas un crime n'est-ce pas ? Etait : ils n'ont plus tout ça. Plus maintenant qu'Even se tire aussi tôt que possible, que le lit soit celui de Nao ou le sien. Et bordel, que ça peut lui manquer. Le cœur de Nao pulsant contre son torse ; et sa chaleur, et son odeur. C'était très vrai et enivrant et il y a toujours la tentation de céder, de rester — il le ferait, s'il parvenait à mettre son palpitant en veille, à le dompter et le convaincre de cesser d'en vouloir toujours plus. Mais il est greedy et plus rien ne suffit.

Il devrait dire non. Lâcher les mots fatidiques, sonner le glas de ce lien bancal, mais Chang lui souffle : Please touch me. I want you. I need you, babe – please, et Even est faible pour ça, faible pour lui.

C'est pas comme d'habitude. Il y a de la rage dans la passion et du désespoir dans leurs membres qui s'agrippent, comme s'ils savaient pertinemment effleurer l'inéluctable fin. Even est celui qui consomme trop, celui qui s'égare dans un tourbillon de sensations insensées pour ne pas trop penser. Sens exacerbés et esprit confus au possible, pour ne pas se leurrer, ne pas imaginer plus d'émotions que n'en contiennent réellement les galaxies qui brillent dans les prunelles de Nao. Dans ces moments le temps passé avec lui est tout à la fois infini et trop bref, sablier ensorcelé, et le poids des murmures que lui souffle son âme, moins douloureux à encaisser. Cette fois, les rôles sont inversés. Il est là, bien ancré sur terre, infiniment conscient de chaque geste, chaque instant. Cherche son regard, masochiste, pour le graver dans sa mémoire, mais n'y trouve que la folle félicité induite par l'orviétan, l'éréthisme qu'est la griffe de l'excelsum spiritus. Ils sont un trou noir, un gouffre qui absorbent tout ce qu'il reste de quiétude en Even, ne laissant que la colère. I'm here, with you, souffle Nao contre sa peau, mais il ment, il ment, égaré entre terre et ciel, défoncé autant qu'il peut l'être. Et les phalanges d'Even ont beau s'accrocher, lacérer sa peau nue de leurs ongles pour l'attirer toujours plus près de lui, il n'arrive jamais à l'atteindre, jamais à le captiver pleinement, autant qu'il le voudrait.

Enthousiaste, Nao l'est toujours ; et la drogue l'exacerbe. Il se défait si vite sous les gestes d'Even, sous ses doigts habiles et sa bouche vorace qui le dévore et le punit, le blâme et le loue, l'abhorre et le chérit. Nao tire trop fort sur ses mèches brunes et ses genoux lui broient les hanches plus qu'ils ne les étreignent et Even voudrait plus — qu'il le clame, le réclame et le marque au fer rouge, grave à même son corps tous les mensonges qu'il lui refuse. Alors lorsque Nao l'attise, demandant plus, il secoue la tête, poitrine comprimée. I'm tired, il s'arrache finalement. Racle sa gorge nouée pour prétendre ne pas entendre sa voix se briser, cale ses bras sous sa tête, sous l'oreiller, l'air de s'en foutre complètement. Mais des larmes perlent à ses yeux fixés au plafond, humidifiant à peine l'écrin de ses cils sans parvenir à s'en échapper. You do it. Don't you want me ? Les mouvements de Nao ralentissent à peine, l'incertitude se frayant un chemin jusqu'aux nœuds de son esprit, ses paupières battant lourdement en une tentative de rester concentrer sur les mots qu'ils échangent. Li fait tout un show de rouler des yeux d'un air blasé, alors que sa poitrine se serre. Well, you could do the job for once, lazy ass, il marmonne. What d'ya mean ? Il exhale sa tension dans un soupire, sa main tremblante s'élevant jusqu'à la joue de Nao qui se penche pour se blottir un peu plus dans la chaleur de sa paume. Take me. Le souffle de Nao s'interrompt brièvement, et puis il se penche pour atteindre la nuque d'Even, traçant sur sa mâchoire une ligne de baisers qui lui font fermer les yeux. Take everything. Ils font tout de travers, ça, ça ne change pas des autres fois. Tout dans le mauvais sens, le mauvais ordre ; mais Even ne sait pas lui dire ces mots-là quand Nao est tout à fait conscient. Il y a l'angoisse, peur du rejet, qui cloue les vérités au creux de sa cage thoracique et ne lui laisse que les faux semblants et la désinvolture mensongère. Il ne sait pas s'offrir entièrement lorsque Nao n'est pas shooté, se rendre vulnérable, pleinement honnête, révéler sa dépendance honteuse et sa soif désespérée de lui ; et si une part de lui hurle à l'idée qu'à l'heure actuelle, toute se perdra sans doute dans le flou artistique qui trouble les idées du chinois, une autre est soulagée de préserver au moins ça : une once de dignité. Fake everything, il conclut tout bas, presque seulement pour lui-même.

Et c'est horrible et merveilleux, de tout lui donner, de le laisser le piller et fredonner à son oreille des compliments purement physiques, bien éloignés de tout ce qu'Even voudrait entendre. You feel so good around me, il susurre, et Even avale une brusque goulée d'air, ses doigts assassins crépitant jusqu'au cou de Nao pour le serrer en une revanche vicieuse. C'est pas assez pour le blesser réellement — Even sait, parce que Camille adore ça. Juste suffisant pour que le manque d'oxygène lui monte à la tête et propulse un shot d'adrénaline dans ses veines, et juste comme ça, Nao atteint l'orgasme, trop high pour songer à se retirer et trop prisonnier des jambes d'Even, qui le ceinturent hargneusement, pour pouvoir le faire de toute façon.

Tout est douloureux et enivrant et il le déteste et l'aime tellement — ça le frappe comme un coup de poing en plein thorax.

Nao chute dans les draps et dans les bras de Morphée, comme une masse. Even pourrait s'enrouler autour de lui et seulement profiter du moment, laissé comme éméché par l'extase, mais l'aftermath se profile et il s'annonce terrible, accompagné des reproches de sa conscience. Alors à la place, le taïwanais se glisse hors du lit, l'estomac au bord des lèvres. Ses jambes le portent à peine et son cul lui fait un mal de chien et fuck Chang Nao parce que son cœur est dans un pire état encore. Il se sent sale, il se sent mal, utilisé plus que jamais, jusqu'à la lie, et il déteste son reflet qui lui rappelle qu'il est celui à l'avoir réclamé. Putain, qu'est-ce qui cloche chez lui ? Est-ce qu'il avait vraiment besoin de faire ça — de s'achever une bonne fois ? Où s'cache cette connerie d'instinct de survie quand il en a besoin ?

Il trébuche presque à l'intérieur de la cabine de douche et s'avachit au fond du bac, geignant en cherchant une position acceptable, et il allume l'eau. Chaude. Il l'allume brûlante pour purifier, effacer, gommer, chaque trace de Nao le laissant hystérique. Et il l'insulte tout bas pour évacuer la boule de nerfs qui enfle entre ses côtes, en grattant l'épiderme et en serrant les dents, mais ça ne le soulage pas.
Faut que ça cesse. ça l'intoxique d'une façon néfaste qui lui insuffle l'envie de heurter Nao pour rétablir l'équilibre ; ça menace de les détruire et Even ne peut pas le permettre.

Il contemple l'option de se crasher dans la chambre de Mickey et de se rassurer en cherchant son odeur dans les draps, celle qui lui évoque la maison et la sécurité. Mais lorsqu'il s'extirpe de la salle de bain, lessivé, ses pieds s'arrêtent d'eux-mêmes à proximité et Nao est là. Endormi sur l'oreiller où Even vient de crier son prénom sur tous les octaves. Et c'est trop dur- de partir. C'est le même déchirement que les autres fois, mais en pire, parce que d'une manière ou d'une autre il a atteint son point de non-retour. Il enfile un caleçon et se rallonge avec réticence, restant à distance bien que son regard soit fixé sur le dos de Nao.

Il a sur l'omoplate droite des grains de beauté en forme de légende céleste ; c'est marrant : leur positionnement retrace avec exactitude la constellation du Cancer, amas d'étoiles de chair imitant ce qui symbolise, pour les chinois, le refuge des âmes. Even les dessine du bout des doigts, créant les lignes invisibles et cerclant de son index curieux le relief discret des nævus. Il se rapproche, irrésistiblement attiré, embrasse l'épaule exposée, rabat les mèches roses d'une main douce pour admirer son profil. Surélevé sur un coude, la tempe dans une main et l'autre continuant de lui caresser les cheveux — il pourrait rester là des heures, se prend même à souhaiter que l'instant se prolonge à jamais, tant il craint le réveil. Peut-être- peut-être qu'il y a une chance-
Mickey est certain que oui. Park est sceptique. Nina penche pour l'avis de Mickey. Et Even ne sait pas où il en est, ne sait pas qui croire, ne sait pas s'il vaut vraiment le coup de se nourrir de faux espoirs.

Le premier bruit émis ne vient pas de Nao. C'est Kow qui... lâche peu importe quel son on attribue à son espèce (Even a cherché le terme partout, sans succès), émergeant du labyrinthe de plantes grimpantes ensorcelées qui occupe tout le plafond de la chambre à son intention. La liane sur laquelle il est accroché se déplace en douceur et le pose sur le lit, où il prend ses aise comme s'il s'agissait de son territoire, ses yeux rivés sur Nao lançant presque des éclairs. La rivalité entre eux n'a pas cessé depuis le jour 1 : Kowalski persiste à fumer et cracher et projeter sa langue pour le happer, et tandis que Nao glapit de dégoût, Even ne manque jamais d'exploser de rire, avant de ronronner : Chang est trop gros pour toi bébé, contente-toi de tes insectes et laisse-moi cette proie-la tu veux ? Mais cette fois Even est vraiment trop physiquement crevé et émotionnellement drainé pour avoir la tête à plaisanter. Il passe un bras autour de Nao pour faire barrage, sourcils froncés. Hush, don't wake him up. Le caméléon vexé fait claquer ses petites dents outrées à proximité de la main de Nao, toussant une boule de feu que le pyrokinésiste étouffe au creux de sa paume, outré. You're an awful son, you are, il insiste en un murmure pressant et dramatique, tandis que la créature mécontente se détourne. Don't you dare turn your back on me young man- il siffle avec agacement en se penchant pour le rattraper, mais s'immobilise et se tait quand Nao gigote dans son sommeil, baissant les yeux pour voir le plus vieux rouler face à lui et se blottir contre son torse. Ses lèvres picotent de l'envie de l'envie de se poser partout sur son visage, alors il y cède, tantôt embrassant et tantôt caressant du bout du nez, profitant du sommeil du chinois pour s'abreuver de son contact en toute impunité.

Il devrait juste dormir. Récupérer un peu, avant- avant.
Avec un soupire, Even se recouche, mais il est dans cet état d'épuisement qui le laisse fébrile et incapable de dormir, paupières peinant même à rester closes plus de quelques secondes. ça réclame de lui un effort conscient, et ça le renvoie comme un boomerang à toutes les pensées défaitistes que fait naître Nao en lui. Il ne sait pas trop s'il a dormi ou non, sûrement oscillé entre deux phases, mais il reprend tout à fait conscience en sentant Nao s'agiter. Even, oh baby, I won’t let you become just a memory. ça lui contracte l’œsophage. Promise ? Liar. Il ne l'a même pas laissé voir son âme, pas en dehors de l'objectif de l'appareil photo ; redevenir de simples étrangers sera si aisé. Pour Chang. Nao-
C'est peut-être pas le bon moment. Il a refusé d'y penser jusque-là, mais le chinois n'est pas vraiment un dreamer. Il refuse la drogue plus souvent que rarement, s'autorise un extra en soirée parfois, mais sans excès. Et là- quelque chose cloche, mais il y a une distance entre eux, un gouffre qu'Even a élargi en s'éloignant de lui ces derniers jours, et il est difficile de le franchir pour demander quoi. Et au lieu de le freiner, c'est l'élément déclencheur qui le fait lâcher : Is that all there is ? What is it about ? I don't get it. Habituellement, Even rentre dans le tas. Cette fois, il se dégonfle juste. ... Whatever. Le taïwanais dégage son bras de derrière la nuque de Nao et détourne la tête pour regarder résolument dans la direction opposée. Il n'aurait pas dû craquer. Il n'aurait pas dû rester. What's wrong babe ? If you don't tell me what's on your mind, I can't guess. Drop it. Even- Le sang de l'interpelé bout dans ses veines lorsqu'il le sent se rapprocher, l'une de ses mains courant sur son torse pour épouser l'angle de sa hanche. Fuck off, il crache sans crier gare, en se redressant pour quitter le lit, sa vision périphérique ne lui épargnant pas le recul instinctif et blessé de Nao. Why are you pushing me away ? Et Even sait qu'il ne parle pas juste de maintenant, tout de suite, mais des derniers jours écoulés, comme un écho au quicky d'il y a trois jours auquel le brun n'a pas répondu : Is everything okay ? (...) Even ? Il n'y a rien qui aille. What did I do ? You did nothing. Everything is fine. Get back to sleep or get the hell out, I don't care. Don't be an ass. Un rire mauvais et sarcastique s'étrangle dans sa gorge. Look who's talking. De désemparé, Nao passe à agacé. You on your period or something !? I'm so done with this shit Chang. With what, for merlin's sake ? This ! Il se retourne pour lui faire face, lui debout et Nao à genoux sur les couvertures, et lève les bras en un mouvement global et exaspéré. You come here, we fuck, you leave and that's it. I can't stand it anymore. We do other things together- Yeah ? Like what ? Enlighten me. We... cuddle. L'air dégoûté d'Even le juge immédiatement. We talk- Like, never- We do ! Not anymore ! We go out sometimes, as- as friends. You're not my friend. What the fuck Even ? Why are you doing this ? Nao craque, le torture de ses yeux écarquillés et furieux et blessés. There's always other people. Minki and Park hyung, Nihahsah, or we see each other at parties with all the damn campus. We're never alone, except when you want to have sex. Am I a convenience store ? You think you can come and go as you please- If you didn't want it you could have told me so ! I'd have stopped- coming back to you, falling all over you, embarrassing myself- Embarrassing- what ? I would have quit coming here to hang out with you but you kept acting as if you wanted it and- Merlin. Merlin. Il s'extirpe du lit, manque de trébucher sur les draps en pagaille. Where are my underwear ? Nao- Even tente de l'attraper par les coudes, mais il le repousse sèchement, la mine dure et un orage dans les yeux. Where are my fucking underwear ? So I can "get the hell out" and stop bothering you. That's not what I said- Ses membres sont comme drainés de toute combattivité, le laissant fixer, vide et incertain, Nao qui bataille pour se rhabiller. I wanted it- L'autre se crispe, ne lui fait pas face mais s'interrompt pour lui indiquer qu'il l'écoute. I still do. But I- I want more. Le silence qui s'étire entre eux est assourdissant. I thought you knew, what the deal was- isn't the sex enough ?, Nao chuchote, mais la réplique résonne en Even comme s'il l'avait hurlée. Comme s'il l'avait giflé. We both agreed to be friends with benefits- But that's not what we are. We were "just friends" who spoke like lovers and acted like cuddle buddies, and now we're strangers who fuck sometimes and I can't stand it. You said you were ok with it. I was. Or at least I thought so. But I can't do this any longer- I'm not okay with being nothing more than a good lay for you and- and just having a part of you. I-I want everything. I want it all. Au bout de longues minutes, ou de secondes lui semblant interminables, il souffle : Don't you too... ? Enroule ses bras autour de lui-même, se sentant plus nu que jamais bien qu'il n'y ait pas une parcelle de son corps qui n'ait pas été exposée à la vue et aux mains et à la langue de Nao. Mais là où ses gestes ne l'ont jamais blessé, ses mots pourraient le terrasser. I-I don't know.

Et s'il croyait que rien ne pouvait faire plus mal un instant plus tôt, rien ne l'avait préparé à cette peine .

• • •

I CAN'T FALL IN LOVE WITHOUT YOU
we're not nothing • don't feed me scraps from your bed, I won't be the stray coming back just to be fed. just pretend that you want me and be my babe.

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WIZARD • always the first casuality
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‹ âge : vingt ans (02.09.83)
‹ occupation : attrapeur des falmouth falcons et étudiant au Centre London-I ; enchaîne également plein de petits jobs à côté pour payer ses études.
‹ maison : poufsouffle (de septembre 95 à juin 02).
‹ scolarité : septembre 02 à aujourd'hui (au Centre London-I en 2ème année).
‹ baguette : mesure trente centimètres, en bois de vigne, elle contient un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 2049
‹ réputation : true athlete, terre-à-terre capable de converser avec tout le monde, il reste humble et bienveillant en toutes circonstances ; mais il dégage aussi une image de snob, du gars inaccessible et froid, ça dépend surtout du point de vue.
‹ particularité : maître de l'air.
‹ résidence : dans un appartement avec mes deux meilleurs amis, dans le quartier du Whitehorn.
‹ patronus : une hirondelle
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AVRIL 2004. I-I want everything. I want it all.
Liar liar liar. Pourquoi prend-il la peine de dire ces mots s’il ne les pense pas, pourquoi prend-il même la peine de perdre son temps sur lui alors qu’il sait très bien qu’il ne les mérite pas, qu’il n’a jamais rien mérité, qu’il ne mérite rien d’autre que la définition de médiocrité. Even ment, Even ment comme tout le monde, comme toujours, ce n’est pas possible qu’on puisse vouloir de lui pour autre chose que du sexe et Even ne sait dire que des mensonges – il l’a traité de nuisance tellement de fois qu’il serait capable de se graver ses mots sur la peau les yeux fermés. « Don't you too... ? » Liar liar liar, ne fais pas comme s’il avait même le droit d’y songer non arrête ne me mets pas ces idées dans la tête pitié. Sa bouche dit « I-I don't know. », la réponse exacte serait « no » mais son cœur a envie de crier « yes i do ». Mais sa réponse sonne déjà comme la fin. C’est fini, il n’y aura plus d’escapades nocturnes, plus de baisers volés dans les cafés, plus de confessions, plus de rien, ça avait commencé sur du rien et ça se terminera sur du rien – c’était voué à l’échec dès le départ. Ils ont juste retardé l’inévitable en se persuadant que c’est okay alors que rien ne va. Le regard que lui lance Even, après qu’il ait lâché sa réponse fatidique, est désemparé et probablement pire que tout ce qu’il a déjà vu. Ça le met mal à l’aise, il se presse de ramasser ses affaires. Le poids de son regard est beaucoup trop lourd à porter, encore plus que ses mots, tellement tellement faux. Liar liar liar. « Don't look at me like that, I am not your answer. »

Il trébuche en refermant la porte derrière lui mais se reprend au dernier moment, remet ses vêtements avec des gestes désespérés mais également mécaniques. Il reste quelques secondes derrière la porte d’entrée, se construisant son habituel masque, composant son expression que tout va bien (fake fake fake everything), alors que son corps entier subit les effets secondaires de sa consommation presque abusive d’hier et sa tête – si seulement quelqu’un pouvait lui ouvrir le crâne pour savoir pourvoir il a autant de self-hatred, pourquoi il se sent sale alors que c’est pas lui qui s’est fait souiller, c’est Even, c’est Even qui s’est fait piétiner le cœur, qui lui a si faussement ouvert le cœur pour qu’il le lui arrache en quelques mots. Il a les yeux qui piquent tellement il est à deux doigts de s’effondrer en larmes mais il les chasse brusquement, parce qu’il. n’a. pas. le. droit. Il sort finalement de l’appartement, visage composé, yeux rougis mais ses joues ne sont pas humides, expression dure mais au moins ça ressemble au Nao habituel, celui qui ne connaît pas le walk of shame, le parfait petit Nao qui n’a pas le droit de ressentir ou d’avoir mal, pour qui se prend-il pour ne serait-ce songer à ce que son cœur exige – tout ce qu’il a le droit de faire, c’est de se haïr, se haïr tellement fort, parce que c’est sa punition et il est incapable de s'aimer.

Son appartement est vide de ses colocataires, même Mickey est nulle part, probablement rentré chez lui ou ailleurs, il n’sait pas non plus quelle heure il est. Ah. L’horloge indique 10h, il est en retard en cours. Il devrait ressentir quelque chose à l’idée d’échouer son année mais il n’a que du vide à l’intérieur, tellement, tellement de vide (c’est tant mieux que ça soit fini avec Even, il n’aura pas à voir à quel point il est vide). Il se dirige machinalement dans la salle de bain, prend une douche rapide, sans même oser pleurer dans sa douche ; il n’a pas le droit de pleurer et il ne peut jamais le faire quand l’envie lui brûle les yeux parce qu’il n’aime pas inquiéter les gens, parce qu’il n’a rien fait qui mérite un soulagement pareil, parce qu’il se déteste et déteste tellement son corps maintenant – même le sexe n’était pas assez pour Even. Il s’habille et s’apprête à quitter la salle de bains mais le reflet dans le miroir l’arrête brusquement. Il a les cheveux roses et pour la première fois depuis des mois, il déteste aussi sa couleur, lui qui était si fier de la défendre auprès de ceux qui critiquaient ses cheveux. Mais il déteste tout ce qu’il voit alors il court chercher sa baguette et revient devant le miroir.

« Juste un essai ? Alleeez, du violet ou du rouge, je suis sûr que ça t’irait bien. » Mais Even geint en repoussant sa baguette, le refus catégorique de se faire teindre les cheveux. « Non, j’ai une réputation, okay ? » « Et du violet foncé ? Slash était venu à une soirée avec des mèches bleues. » Il se mord la lèvre alors qu’il imagine Even avec une autre couleur, persuadé que le violet lui irait pourtant si bien mais Even est buté. « C’était un pari perdu et juste le temps d’une soirée- c’est pas pareil. » Nao s’assoit sur ses genoux, portant juste le bas de son pyjama, il dépose de légers baisers sur son visage, un peu partout, déterminé à le faire craquer pour de bon. « S’il-te-plaît ? Juste quelques mèches ? » Ça lui prend encore quelques minutes pour le faire céder jusqu’à ce qu’Even lâche un « fine mais je veux du bleu » d’un ton exaspéré. Et Nao se met au boulot, n’a même pas besoin de se concentrer sur l’incantation tant il connaît ce sortilège par cœur. Sauf que Nao ne lui fait pas de mèches bleues mais roses, de la même teinte que sa propre couleur.  

Il chasse le souvenir en plaçant sa baguette au-dessus de sa tête, mouvements de baguette gracieux et les filaments magiques passant entre ses mèches mouillées et le rose virant au blond qu’il plaque en arrière pour ne pas que sa frange vienne l’importuner pour la journée. Ses doigts s’activent par mécanisme pour effacer toute trace de fatigue, d’orviétan ou d’Even de son corps – il se met même des gouttes dans les yeux pour ne plus qu’ils soient aussi rouges, les cernes disparues sous du maquillage. Numb et apathique, il ne lance pas même de musique quand il se met à faire le repas. Il prépare prépare prépare – tellement de cinnamon rolls qu’il ne sait pas où en ranger, qu’il ne sait même pas quel goût ils ont. Probablement fade. Il ne goûte rien, ne mange rien, l’orviétan coulant encore dans son organisme, dictant ses gestes comme un carburant abject qu’il a dans les veines (ou c’est le vide, c’est probablement le vide, il n’a que du vide, il n’a rien que du vide en lui). La cuisine l’ennuie alors il s’attèle à faire le ménage, partout – partout dans l’appartement. Il déplace des meubles, passe la poussière, récure les vitres, nettoie toutes les babioles qu’ils ont amassées en quelques années de colocation, prépare des sacs d’ordures à jeter, récure même le sol et le tapis – il a le corps tellement engourdi et le cœur tellement abattu qu’il tient bon pendant plusieurs heures. C’est infect, il a mal aux mains, il a mal à l’intérieur mais s’oblige à continuer, parce qu’il ne sait rien faire d’autre que continuer à prétendre que tout va bien.

Prétendre que ça ne l’atteint pas, prétendre être heureux même – ça. Ça c’est le plus dur. Mais personne ne le sait alors il peut bien faire comme si tout allait bien. C’est pas comme si ça inquiétait les gens anyway – tout le monde est occupé. Tout le monde a ses propres tracas. Il n’est qu’une nuisance. Even lui a dit.

Even en a eu marre de lui.

C’est Nina qui entre la première dans l’appartement, tard dans l’après-midi, elle le trouve avec une éponge dans les mains. Sourire, faire comme si tout allait bien. « Nina ! I missed you. » Elle n’est pas dupe, elle dépose ses affaires dans le salon, le jaugeant du regard mais il voit son expression qui commence à virer à l’inquiétude. Il ne peut pas l’inquiéter. Il n’a pas le droit. « I made cinnamon rolls. Have you had breakfast ? » Breakfast – right, il a tellement passé sa journée à tourner en rond dans l’appartement, à faire tout pour se changer les idées qu’il n’a pas fait attention à l’heure. Mais il lâche l’éponge et se met à babiller pour ne pas l’inquiéter (et pour ne pas qu’elle lui pose les questions qui font mal). « I will make more tomorrow. They were very easy to make. I also cleaned out the apartment. Isn’t it fantastic ? » Elle le regarde comme si elle arrivait à lire en lui comme dans un livre ouvert alors qu’il continue à sourire. C’est ce qu’il réussit à feindre le mieux, ses sourires. Sourire juste pour chasser l’air malheureux qu’il peut arborer parfois parce qu’il refuse qu’on lui pose des questions fâcheuses. « Oh, you probably heard the news this morning, qu’il continue en faisant tout pour l’empêcher d’en placer une. I lost a friend and that sucks. Bla bla. But everything’s fine. I’m fine ! Can’t you see ? I've never been better than I am today. I’m happy. » Il passe dans le hall pour mettre ses chaussures et enfiler une veste. Avant qu’il n’ait le temps de franchir la porte, Nina s’avance vers lui, mains tendues. « Nao, babe, stop, you’re not okayDon’t touch me. » Sa voix a perdu son ton joyeux, son sourire s’est également évaporé quand elle s’est approchée pour le prendre dans ses bras mais son expression a cloué Nina sur place. La dernière personne à l’avoir touché c’était Even. « Do me a favour and spare me your words of wisdom. » Et il s’en va, son impassibilité retrouvée, aucune trace émotionnelle sur lui. Numb numb numb. Son cauchemar est devenu réel finalement. Even est devenu juste un souvenir.

Mais il a menti aussi. Ce n’est pas un ami qu’il a perdu mais son âme et personne ne lui avait dit que cette peine là serait aussi intense et qu'elle le laisserait aussi vide à l'intérieur.

• • •


I like the thrill, nothing's gonna make me feel this real. so baby don't go home I don't wanna spend tonight alone. baby please would you end your night with me ? don't you leave me all behind, don't you leave my little life, don't you leave my little lie.


Dernière édition par Nao Chang le Ven 25 Aoû 2017 - 0:55, édité 2 fois
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‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ madelaine petsch ; calixe Davis w/ audreyana michelle; ardal ollivander w/ matthew daddario ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook.
‹ âge : 18 yo (19.12.85).
‹ occupation : ancien élève de Mahoutokoro, 1er cycle achevé au RU par correspondance (vitmagic). désormais étudiant à la WADA cursus Arts visuels. jobbe en tant qu'animateur au CEPAS en semaine et au dirico express le samedi (club d'art pour une ribambelle de gosses qu'il adore).
‹ scolarité : 1992 à aujourd'hui.
‹ baguette : cerisier, 27cm, écailles de kappa.
‹ gallions (ʛ) : 1345
‹ réputation : party boy, slut assumée, toujours partant pour des hook up sans signification et probablement un brin obsédé par le sexe, sans limite, dork en compagnie de ses potes, skater taré, doué avec les gosses, artiste prometteur.
‹ faits :
personnalité:
 



steven jiélùn li, dit evenpyrokinésiste • il porte le nom de sa mère, sorcière pangcah (taïwanaise), plutôt que le "Matsuoka" hérité de son père (japonais) • il a 4 soeurs • tyrannisé à l'école, il a fait une tentative de suicide à 13 ans et est encore aujourd'hui terrifié par le vide. • il a un soft spot pour les gosses mal aimés de son club d'art. • sa famille paternelle est propriétaire de Shape the Future (grand groupe spécialisé en technomagie), où sa mère travaille en tant que directrice marketing de la branche brit. son père a délaissé l'entreprise familiale au profit de sa passion pour l'art et est désormais directeur de la Wada. sa soeur aînée est créatrice de mode, la cadette ingémage chez des concurrents, tandis que les deux dernières sont encore aux études.

vu par le monde:
 


il a toujours un appareil photo, des multiplettes ou un pinceau au bout des doigts • big softie sous ses allures punk • aime être sous les feux des projecteurs lorsqu'il est dans son élément mais devient socially awkward et mal à l'aise avec les gens aussitôt qu'il doute de lui-même. • praise kink • il préfère cependant se tenir derrière la caméra plutôt qu'être mis en avant. • dents de lapin, sourire de bunny. • veut devenir photographe pro. • poste des cover de chant et de danse sur son msn pour satisfaire ses autres passions. • trop d'alcool, trop de sexe, trop d'orviétan, trop de boissons énergisantes. il ne peut pas s'empêcher d'abuser, bien qu'il ait vu sa sœur Lily frôler la mort à cause d'une overdose. • ses potes et lui sont adeptes de bodypainting et font office de toiles humaines les uns pour les autres. • a l'air mort quand il dort. • infoutu de cuisiner, vit de bouffe à emporter et de gras de fast food. • passe un quart de son temps au skatepark, un autre à l'Espresso Patronum, et sèche beaucoup trop les cours pour son bien. • il a un caméléon (kowalski) et mickey et lui ont adopté d'autres animaux, dont un hérisson et un chien.
‹ résidence : vit au Sawl Yard, dans un appart pour deux avec son bff Rhee Min Ki (aka Mickey), rentre chez ses vieux un week-end sur deux environ.
‹ patronus : un kappa, encore une fois. Son animal totem, décidément : très protecteur de son territoire.
‹ épouvantard : ses proches privés de mémoire. Depuis qu'on leur a rendu un Shin tout sauf lui-même, Even s'aperçoit qu'être totalement oublié par quelqu'un qu'on aime est presque aussi terrible que le perdre à jamais... ou peut-être pire.
‹ risèd : quelque chose ayant trait à son paternel, probablement, mais Even préférerait crever plutôt que l'avouer.
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Nasty + only ashes remainedYou’re a dream that’ll disappear once I touch you, like snow that melts (I don’t wanna lose you, be without you anymore)


   
   
   

2mai. Bébé... Le surnom tendre s'enregistre dans un coin de son esprit et l'arrache au sommeil, l'entrainant vers un semi-éveil et, encore un peu endormi, il entrouvre les yeux, face écrasée dans l'oreiller. Les referme douloureusement. C'est pas Nao. C'est Mickey et il a encore envie de mourir. Son frère de cœur pose un baiser réconfortant sur son épaule, se cale un peu plus contre lui, et Even le laisse le faire basculer sur un côté pour l'attirer dans ses bras. Tu me racontes ? il chuchote de sa voix basse et grave, sa voix captivante à laquelle Even n'a jamais vraiment su résister. I fucked up big time, il s'oblige à formuler, cordes vocales rauques de n'avoir été utilisée depuis un moment. La main de Minki lui masse juste le dos et Even enfonce son visage dans le creux de son épaule, se sentant petit et brisé comme avant. I thought that- I don't know, il voudrait dire, that physical intimacy would bring him emotionally close to me, y'know ? He used to cuddle me like a lover and- and say things and I clung desperately to a false hope, saying it was casual but secretly begging for more. My heart kept telling me, warning me, Park too, but I just brushed it aside. I ruined everything and now- now I can't stop looking at our pictures and quickies, always asking myself "why can't he like me ? I'd do anything" and I miss him so much I feel like I can't breathe. It's unbearable, it hurts me, angers me, makes me feel terrible. So I try to sleep it off but then I wake up frustrated and depressed because he's not there. Won't be anymore. Mais ses lèvres sont comme scellées. Aujourd'hui est pire qu'hier parce qu'il se rend compte que l'odeur de Nao se dissipe déjà des draps et- et c'est un détail, c'est con, mais qu'est-ce qu'il fera quand il n'aura même plus ça ? You should talk to him... Il rit, mais ça n'a rien de joyeux. C'est sec et rêche et autodérisoire. I did, actually. He ran away. Should have kept my big mouth shut. Y-you told him ? Even soupire. Referme péniblement les yeux, un mal de tête lancinant pulsant derrière ses paupières. I'm sure he'll come around- Et ce sont les mots dont son cœur a besoin, mais que son esprit rejette au point que le seul fait de les entendre lui file la gerbe. Stop it. Il n'a pas besoin de se bercer à nouveau d'illusions. Il a joué et il a perdu. Le silence s'installe un moment, avec que le Rhee ne le rompe : You gotta eat something baby, il chuchote, mais Even secoue la tête, buté et bouleversé. Please. For me ? D'abord résolument immobile, dealant avec l'absence d'envie, de goût pour quoi que ce soit et de motivation, il finit par se redresser sur un coude et s'asseoir-allonger contre les oreillers que Minki a installés contre la tête du lit à son intention. L'aîné revient armé d'un bol en carton tout droit venu du Dirico Express et encore chaud, et le traître d'estomac d'Even braille pour manifester son désaccord face à la diète forcée. Il n'arrive pas à avaler grand-chose cependant. A mi-chemin de la dixième bouchée le nœud dans sa gorge le fait s'étouffer et il fait passer le tout avec un verre d'eau avant de rendre le bol à Mickey ; sans avoir rien foutu de spécial mais avec l'impression d'avoir couru dix marathons et d'avoir été frappé par un véhicule magique motorisé.

6mai. Un rat a encore crevé ici ou MERDE ?? Les rideaux sont ouverts à la volée et un flot de lumière s'abat en plein dans le visage d'Even qui crie à l'agonie. Le drap lui est arraché, le laissant comme à chaque fois fesses à l'air devant sa mère qui vocifère et lui lance son sac à dos sur la tronche en beuglant : VAS A L'ECOLE. Mais il se contente de baragouiner une phrase sans queue ni tête en se replie pour conserver un peu de chaleur, alors elle use de son pouvoir élémental pour agiter les plantes qui occupent la pièce, les lianes s'enroulant autour des bras d'Even pour le ramasser, le trainer dans la salle de bain et le lâcher dans la douche comme un gros tas. Là, elle lui ouvre le jet d'eau froide droit dessus alors qu'il pleurniche des Maaaaaa ! qui la laissent indifférente. Melchior est aplati sur le dos comme une carpette et chigne en signe de totale compassion mais ce n'est que d'un maigre réconfort. C'est quoi, ça, dans tes cheveux ? Elle lui fait rudement tourner la tête vers le miroir et à travers le shampoing qu'elle fait mousser, il perçoit les mèches roses que lui a fait Nao et se recroqueville sur lui-même, visage contre ses genoux et bras autour de ses jambes. Daxia soupire lourdement, malaxe moins fermement son cuir chevelu — la friction sèche qui lui faisait voler le crâne dans tous les sens se transforme en massage-caresses. C'est une fille, hm ? Peine de cœur ? La première fois qu'elle a eu à dealer avec ça il avait, genre, 15 ans ou quoi, et ils se sont posés devant des maxi pots d'ailes et de cuisses de dirico frit devant l'intégral de Fast & Audacious (série de films sur des mecs qui conduisent des balais trafiqués comme des fous et font des casses de malades et tout et tout), puis elle l'a chassé du canapé avec un coup de pied au derche et il est passé à autre chose. Depuis, une seule rupture, une seule relation : Hazel. Plus rien après. ça l'a gonflée, de se douter qu'il se tapait des gens sans précautions particulières et sans sentiments, et elle l'emmerdait tout le temps avec ça, envoyait même Su et Lily lui faire la morale et lui dire que sa vie virait au grand n'importe quoi, mais maintenant il est sûr qu'elle regrette amèrement de le voir avoir finalement quelqu'un dans la peau. C'est tout de suite plus chiant à gérer, surtout qu'elle était pas prête parce qu'il ne lui a parlé de rien. Tu veux du dirico frit ? Il secoue la tête. Dormir à la maison ? Il hésite, mais nie à nouveau. La dernière chose dont il ait besoin, c'est de l'avoir sur le dos à l'empêcher de faire le cachalot échoué. Tu veux que je brûle les draps ? Tu ne les as pas changés depuis la dernière fois que tu as été avec cette fille je parie. Non, tu ne les as même probablement pas changés depuis mon dernier passage je suppose. Uh, les ado. Alors ? Je les brûle ? Hochement de tête approbateur cette fois. Et elle de marmonner : Drama queen, alors que c'est elle qui l'a fait comme ça et elle aussi qui a proposé. Non mais le culot.

Il se laisse dorloter, enrouler dans une serviette puis dans les bras de sa mère, qui lui frotte énergiquement le dos en lui affirmant : ça ira mieux bientôt, mon grand garçon, et ça fait toujours super bizarre de ne pas vraiment pouvoir se blottir dans son étreinte parce que voilà longtemps déjà qu'il la dépasse de deux têtes, mais il se sent déjà un peu mieux après.

Enfin il pue un peu moins, déjà, c'est pas mal.

Les mains agrippées à la serviette qu'il a encore sur les épaules, cheveux humides partant dans tous les sens, il la regarde jeter les couvertures en tas sur le sol et utiliser sa baguette pour les cramer là, sans pression, en plein milieu de sa chambre. ça fait du bien, un peu, mais ça fait aussi mal, parce qu'il n'aura plus jamais Nao dans ses bras, qu'il n'a plus trace de lui dans son lit (et qu'il ne le verra plus porter ses fringues avec ce mystérieux talent pour faire inévitablement chuter le tissu et dénuder son épaule gauche à la moindre occasion, """"""sans faire exprès""""""), mais qu'il a toujours son prénom tatoué sur le cœur, en vain. Et il pleure comme un gros bébé tandis qu'elle le fait s'asseoir, indifférente à la fumée infecte qui s'échappe trop lentement à travers la fenêtre ouverte. C'est elle qui t'a fait ça ? Les mèches roses. Ou c'est l'un de tes copains barges ? Et c'est quoi cette peinture immonde sur tes bras ? C'est pas sorti à l'eau- Even Li si tu t'es fait tatouer ces trucs dégueulasses je t'en colle une qui te fera décoller le crâne je te préviens. Il active ses neurones, tentant de se rappeler de quoi elle parle, et puis ses yeux tombent sur ses bras couverts de nuances de gris, de noir et de rouge sang et de bleu en un panel de couleur angsty et trash qu'il sait d'office provenir de Mickey. D'ailleurs elle qualifierait sans doute cet art sombre de lovely et poignant si elle savait qui en est à l'origine, mais soit. Body painting, il plaide mollement en posant son front contre son ventre tandis qu'elle s'attèle, front plissé par un mélange de désapprobation et de concentration, à faire disparaître la couleur de ses mèches et à lui faire une coupe correcte au passage. Elle s'appelle comment ? Je la connais ? C'est Hazy ? Tu as retenté le coup avec elle ? T'es folle, il nie avec une grimace. Qui alors ? Pourquoi tu ne m'as rien dit ? Parce que c'est un garçon maman. J'aime un garçon, et toi tu veux le cliché de base, une belle-fille et assez de petits-enfants pour remplir tout un département de SF, pas m'entendre te raconter comment il m'a mis sa teub dans le cul et vice versa et combien j'ai aimé ça. Donc. Il ne lui a jamais dit pour sa bisexualité. Jamais dit non plus que la toute première fois, c'était un garçon aussi, un salaud bi-curieux qui lui disait qu'il l'aimait et qui l'a ensuite accusé de l'avoir détourné du droit chemin quand ils se sont fait chopper par un professeur, dénoncer au dirlo de Mahoutokoro et traiter comme des pestiférés pervertis. C'est le vieux qui a géré ça, étouffé l'affaire, puis procédé à prétendre que ce n'était jamais arrivé, sûrement parce qu'il avait trop honte d'Even pour affronter la situation en face.

Elle tire de plus en plus sur ses cheveux, impatience grandissant au même rythme que croît son sentiment d'impuissance. Tu te confies à quelqu'un d'autre c'est ça ? Obv. Elle s'attend quand même pas à ce qu'il lui fasse un rapport des gens qu'il saute à une ou plusieurs occasions, si ? Lily ? Oulah oulah oulah. Nope. Sa frangine et "sexe" ne vont pas dans une même phrase — paragraphe, même. Mickey ? Je dois le cuisiner ? Please don't. Il préférerait crever plutôt que la laisser découvrir la vérité. Surtout que de tout façon, y'a rien entre Chang et lui. Quoi alors ! Je te regarde aller mal et je ne fais rien ? C'est ce que tu veux ? Me regardes pas, t'es pas obligée, laisse-moi juste digérer le fait qu'il a sûrement ramené un autre mec dans sa piaule hier, il songe en repensant à son message de la veille resté sans réponse. Au lieu de parler, il hausse les épaules avec une désinvolture abattue qui la fait rager. Elle lui jette des fringues au visage, tenant d'un poing ferme le sac à dos qu'elle vient de récupérer pour le lui tendre. Tu vas quand même à l'école. Et si tes profs font encore savoir à ton père que tu sèches, tu vas connaitre la vraie douleur. Ah, c'est ce connard qui l'a dénoncé. Putain d'enfoiré. Il le déteste tellement son vieux.

15mai. Y'a des abrutis qui gueulent au-dessus de lui et une sensation étrange mais familière qui lui chatouille l'épiderme — le froid de la peinture et le contact d'un pinceau. Ils s'amusent encore à faire de lui un tableau vivant, puisqu'il est immobile. Even gronde mollement et tente de se secouer mais se fait ordonner : Don't move. C'est pas qu'il obéisse à Mads hein, c'est juste qu'il n'a pas l'énergie de se révolter. Il mange à peine, se traine, répète ses chorée sur ses maigres réserves d'énergie, dort en cours, rêvasse au lieu de réviser et pire : la créativité lui fait royalement défaut. Il n'a ni tracé ni peint une seule ligne depuis que Nao est parti. Et ne pas réussir à créer, c'est comme se faire arracher un bout d'âme ; il brûle d'un manque qui le laisse pantelant et frustré, mais quoi qu'il essaye de sortir, il n'arrive à rien, ses idées se perdant dans un miasme insensé, incohérent. Plus rien n'a de sens à présent qu'il a perdu sa muse.

Un frisson lui court le long de l'échine tandis que l'autre longe sa colonne pour la couvrir de couleurs et il secoue légèrement la tête, heurtant des écailles ; en entrouvrant un œil, il se retrouve nez à nez avec Kow et sourit vaguement lorsque son caméléon lui escalade mollement la face pour s'étirer dans ses tifs probablement gras et dégueux. ça sent l'alcool et l'orviétan à plein nez bien que son réveil sur le chevet dise qu'il est à peine 3pm. Slash est avachi au pied de son lit avec une bouteille en main, la lève comme pour trinquer en captant son regard : Getting wasted on your behalf, il plaide, et Even se contente d'un rictus, pertinemment conscient du fait que Slash s'en tape de ses états d'âme — serait plutôt du genre à se marrer puis à lui jeter son skate dessus sous prétexte que ça soigne tous les mots. Nan, il s'est clairement juste trouvé une excuse pour commencer tôt à se lâcher sur la bouteille ; comme si ça changeait de d'habitude. Axl et Mickey sont avachis sur tout un côté du lit et l'oreiller inconfortable qui met la nuque d'Even dans un angle bizarre est en fait la cuisse de Park : il le constate au moment où il tourne la tête et se retrouve face à son entrejambe, reculant aussitôt. Gross, il se plaint, dégoûté, écopant d'un éclat de rire. L'aîné tente de lui gratter affectueusement le cuir chevelu, mais se rétracte avec un cri lorsque Kow projette sa langue de façon menaçante, loupant les doigts intrus et choppant la paupière d'Even à la place comme s'il voulait lui aspirer le cerveau par le globe oculaire. Gnhwhyme, baragouine Li tandis que la langue se replie.

Il finit par s'asseoir, en dépit des protestations de Mads, mais consent à rester dos à lui pour qu'il puisse achever la peinture dont il l'a couvert au calme pendant son sommeil. Les deux gueux à côté sont stones de fou, Park n'est pas loin de l'être non plus, le danseur s'étant fondu dans le squad de skaters depuis longtemps déjà comme s'il y avait toujours appartenu, et Even a à peine le temps de se demander où est Seam avant de se faire mettre du Navitas sous le nez. Tu viens plus au skatepark, alors le park vient à toi, clame Axl en agitant le joint. Allez prends ça, tu t'sentiras mieux après. Sans doute que nom, mais il se sentira probablement mieux pendant alors il accepte sans protester, quelqu'un d'autre lui balançant une bouteille sur les genoux dans la foulée.

Mauvais combo. Il a l'alcool triste pour le coup, et se tape un bad trip de la mort pour ne rien arranger, finissant seul à suffoquer avec l'impression de se noyer après que les autres se soient tirés pour skater parce que "c'pas qu'on s'ennuie avec toi vieux mais bon, un peu quand même", "feel better dude !" Il se réveille en pls, pow allumé dénonçant la série de quickies pathétiques qu'il a envoyés à Nao pendant qu'il se soulait. La honte, Merlin. POURQUOI ? Mais la vérité c'est qu'il ne peut même pas blâmer l'alcool, pas seulement, puisque le fil de la discussion à sens unique remonte à quelques jours plus tôt.

De frustration contre lui-même, il balance le miroir de poche plus loin, entendant sans état d'âme la surface se fracasser au sol. Mais l'instant d'après, il sonne, et Even se jette dessus le cœur battant, décrochant sans prendre le temps de regarder l'écran. Yeah ? il répond dans un souffle, les yeux écarquillés. Nao ? Mais non. Non, c'est Seamus. Il a envie de lui hurler dessus sans raison pour le faux espoir et de taper dans quelque chose, de préférence sa tête. M'kay buddy, time for you to stop moping. Just trust me, I'll get you back on track in no time. Quelque chose lui dit que c'est sans doute sûrement le moment de s'inquiéter — mais comme d'hab avec Seam, il sait qu'il se jettera tête la première dans il ne sait quel plan foireux, parce que personne ne lui change mieux les idées que l'irlandais.

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I CAN'T FALL IN LOVE WITHOUT YOU
we're not nothing • don't feed me scraps from your bed, I won't be the stray coming back just to be fed. just pretend that you want me and be my babe.



Dernière édition par Even Li le Ven 19 Mai 2017 - 0:52, édité 1 fois
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WIZARD • always the first casuality
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‹ occupation : attrapeur des falmouth falcons et étudiant au Centre London-I ; enchaîne également plein de petits jobs à côté pour payer ses études.
‹ maison : poufsouffle (de septembre 95 à juin 02).
‹ scolarité : septembre 02 à aujourd'hui (au Centre London-I en 2ème année).
‹ baguette : mesure trente centimètres, en bois de vigne, elle contient un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 2049
‹ réputation : true athlete, terre-à-terre capable de converser avec tout le monde, il reste humble et bienveillant en toutes circonstances ; mais il dégage aussi une image de snob, du gars inaccessible et froid, ça dépend surtout du point de vue.
‹ particularité : maître de l'air.
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‹ patronus : une hirondelle
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06 AVRIL 2004. De jour, il n’a aucun mal à reprendre une routine réglée comme une horloge. Il considère même que Li n’était qu’un vieux pansement et s’en arracher aussi violemment lui a ouvert les yeux et permis de reprendre ses vieilles habitudes. Et quelque part, ça porte ses fruits puisqu’il est particulièrement bien concentré aux entraînements et aux matchs – c’est juste qu’il a un peu de mal à rire des blagues mais rien de gênant, il a toujours été un snob sans humour, juste bon à compartimenter ses émotions et avancer comme un automate. Pour ses cours aussi, il retrouve ses marques et s’acharne pour augmenter ses notes aux prochains examens qu’il a encore à passer. C’est comme de faire un reboot de son cerveau, le vider d’un seul coup, quitte à s’en arracher aussi le cœur, et remplir sa tête d’informations plus utiles maintenant qu’il n’a plus de cœur. Il a perdu Even, il a perdu un ami mais c’est pas la fin du monde. C’est pas grave, c’est pas comme s’ils avaient compté l’un pour l’autre en premier lieu (et « et envoie-moi un quicky pour me dire comment ça s’est passé ? » c'était quoi ? des mensonges ?). Il n’a vraiment aucun mal à reprendre un rythme normal, à faire des efforts presque surhumains pour ne pas alerter personne, parce qu’il est toujours entouré, parce qu’il se complaît dans sa médiocrité, parce que c’est facile de ne rien ressentir alors qu’il se sent plus mal de jour en jour.

De nuit, il relâche un peu la pression qu’il s’est lui-même imposé. C’est moins intense mais c’est pas autant du soulagement non plus. Mais comme maintenant il se retrouve souvent seul la nuit, ça lui arrive… de ressentir. (« Don't you too... ? » « Yes I do » qu'il aurait dû dire). Le manque. Et dans ces moments, il se trouve tellement tellement pathétique quand il se laisse aller au point de sortir le bonnet d’Even sous son oreiller et de s’endormir avec le bonnet collé contre son torse. Il se trouve pathétique parce qu’il a même acheté le parfum Herpo Boss d’Even juste pour en vaporiser sur le bonnet et se construire une fausse image dans laquelle il est assez fort pour Even, dans laquelle il n’a pas peur d’admettre qu’il veut autre chose. Mais c’est justement ça, une fausse image, parce que dans la réalité, Even mérite quelqu’un qui n’est pas effrayé par ses propres sentiments, qui ne s’enfuit pas comme un lâche à chaque fois qu’il perd le contrôle. Mais cette nuit, c’est pas recroquevillé dans son lit, bonnet en mains, qu’il arrive à se convaincre que tout va bien – cette nuit, justement, il a mal. Les émotions à vif mais toujours dans la retenue, même dans le noir de sa chambre, même pour lui-même il n’ose pas en dévoiler.

Mais il sort tout de même de sa chambre, bonnet toujours contre lui et s’immobilise dans le couloir légèrement éclairé quand il voit Nina sortir de la salle de bain. Il essaye de sourire mais c’est tellement faux qu’il abandonne. De toute façon, elle ne sourit pas non plus. Elle ne sourit plus en sa présence en ce moment. Il a probablement cassé quelque chose entre eux aussi, comme il l’a fait avec Even, comme il le fait avec tout le monde. « Tu n'arrives pas à dormir ? » Il acquiesce, le regard glissant vers la porte légèrement entrouverte de Park ; c’est toujours là où Nina et lui vont quand ils ne vont pas très bien. « Moi non plus. » Elle noue leurs doigts ensemble et le tire dans la chambre de Park, ce dernier allongé dans son lit, casque sur la tête. La chambre de Park est la plus chaleureuse des trois avec ses lumières au plafond qui chassent le noir, plus bordélique aussi, remplie d’objets inutiles parce que le propriétaire a un petit côté amasseur et il y a à peine de la place pour marcher. Mais c’est cosy, c’est comme une petite maison de souvenirs empaquetée dans une chambre d’appartement. À côté, celle de Nina est très aesthetic, rangée mais tenue presque comme un sanctuaire artistique d’une jeune fille pastel et boyish à la fois. Et Nao… il a une chambre tellement propre et impeccable qu’elle est également impersonnelle, presque comme si personne n’y vivait.

« Hey », casque glissé autour de son cou quand il les voit entrer, Park s’assoit dans son lit. Et c’est probablement à leurs têtes de déterrés qu’il comprend un peu ce qui se passe parce qu’il leur fait signe d'approcher et fait de la place dans son lit ; Nina se cale à sa gauche, Nao à sa droite. L’accumulation de babioles et de souvenirs a quelque chose d’étouffant en temps normal mais ce soir, c’est réconfortant, y’a quelque chose qui lui crie home, y’a le réconfort du bras de Park autour de lui aussi, l'autre bras de Park entourant Nina et qu’ils restent quelques minutes sans parler, avec juste la musique étrange de Park qui sort du casque. Nao a toujours son bonnet dans la main et les autres le voient mais personne ne le mentionne. Jusqu’à ce que finalement Nina ne puisse plus se retenir et qu’elle en parle. « Nao, il te manque, tu peux pas – » sauf qu’il l’interrompt sans tarder parce qu’il refuse qu’on lui dise ce qu’il doit ou ne doit pas faire. « Je vais bien. Juste- je veux pas en parler, okay ? » C’est probablement la seule chose sincère qu’il ait réussie à dire jusque-là, le fait qu’il ne veuille pas en parler, du tout même. Il sait que ça la frustre qu’à chaque fois il la rembarre alors qu’elle tente juste de l’aider. Mais c’est un mécanisme de défense parce qu’il n’avait encore jamais connu de peine plus difficile à supporter, tellement qu’il n’ait même pas le courage de l’avouer à voix haute. Il me manque, qu’il aimerait lui dire mais les mots ne sortent jamais – parce qu’admettre qu’Even lui manque rendrait sa perte plus réelle. Et si ça devient plus réel… Il a trop peur que ça devienne réel. Le silence est légèrement tendu maintenant, alors que Nina et Nao n’osent pas se regarder dans les yeux et que Park fixe son plafond comme si les réponses à tous leurs problèmes s’y trouvaient là, entre les étoiles artificielles lumineuses. Pourtant c’est lui qui se charge de changer le sujet de conversation, de façon un peu maladroite mais ça leur permet de focaliser leurs pensées sur autre chose. « Vous vous rappelez de la seule et unique fois où on est allé camper ? À la moldue ? » Le souvenir fait grimacer le sino-coréen pendant que Nina lâche un « eeew » de dégoût à ce souvenir. « Non, je m’en souviens pas, mon cerveau a soudainement bloqué cette horrible nuit, comme c’est étrange, quel drôle de hasard dis donc. » Froid, indigestion et camping moldu dans la même phrase, ça a suffi pour la traumatiser à vie. Ils étaient un peu tous les trois malades cette nuit-là, mais Nina plus que les autres, ils s’étaient emmitouflés dans le même sac de couchage pour se réchauffer et essayer de dormir mais la nuit s’était transformée en confessions embarrassantes de leur enfance. Mais il n’est pas certain que ça puisse vraiment l’aider maintenant, parce que même si leur présence lui fait du bien, c’est pas Even et ça ne sera plus jamais Even.

15 AVRIL 2004. Et juste comme ça, ils se sont tous invités dans leur appartement. Apparemment, il cuisine tellement qu’ils n’ont plus de place pour ranger la nourriture, d’où l’intervention soudaine de ses meilleurs amis qui rentrent à la maison en fanfare, porte ouverte pour laisser passer les autres. Après Park et Nina, c’est Mickey qui entre, avec son boxy smile qu’il accompagne d’un eyebrow wiggle. « J’ai pas mangé de la journée, je voulais faire de la place pour ta bouffe. » Et après Mickey, c’est Shin slash Nazir qui passe la porte, lui lançant un clin d’œil pendant que Nao envisage de prendre la tangente. « J’ai la DAAALLE ! » Il est prêt à refermer la porte quand Hazel fucking Lynch met les pieds dans son hall, le scrutant avec des yeux froncés. « Lynch.Chang. » Qu’ils se saluent froidement en se regardant dans les yeux avec hostilité avant qu’elle ne s'en détourne pour aller rejoindre les autres à table après avoir fait un joli hair flip qui fait rouler des yeux Nao. Mais ce qui le surprend ensuite c’est de voir arriver Mylan aka un ancien plan cul et son patron à l’EsPat, aka Heath Ravka. « What the f- » mais il s’interrompt brusquement parce qu’il ne veut pas jurer devant son ancien patron et aussi parce que Mylan le coupe : « c’est mon coloc, on est venus pour bouffer. » Voir Mylan avec son patron, c’est pas aussi bizarre que de voir Lynch dans son appartement mais apparemment, c’est la journée des surprises. La porte finalement close, il rejoint les autres qui se sont installés à table, pendant que Park et Nina mettent les couverts devant tout le monde. Nao est suspicieux face à la réunion soudaine de ces énergumènes, pas qu’il ne voulait voir personne mais – un peu quand même. Mais au moins, il pourra se débarrasser de quelques plats pour en faire d’autres plus tard, ça lui fera de la place. Ils parlent en même temps et fort, c’est un peu dur de s’entendre penser même mais il ne rejoint pas vraiment les discussions, observe plutôt attentivement les interactions de chacun – notamment Nina et Lynch ou Mylan et Heath (qui ont l’air drôlement proches – un peu comme Even et lui et c’est drôlement suspect). Mickey et Park connaissent tout le monde, ils n’ont pas de mal à intégrer les autres dans leurs discussions. Il prend quand même place à son tour, même s’il ne remplit pas son assiette et ne touche pas ses baguettes, pas vraiment le cœur à manger quelque chose.

Tout se déroule plutôt bien jusqu’à ce que Shin fasse remarquer quelque chose que tout le monde (ou presque) pense sans oser le dire : « Heeey mais il manquerait pas Even ? » Ce qui lui attire des regards sombres de Nina, Park, Mickey, Mylan et Nao (avant qu’il ne détourne brusquement les yeux pour soudainement regarder son assiette vide). En fait, pratiquement tout le monde regarde Moriyama de travers sauf Hazel qui semble plus occupée à prendre des photos de ses ongles et Heath qui fait le tri des ingrédients dans son assiette, qu'il commente ensuite : « …c’est très salé. » Ce à quoi Nao fronce immédiatement les sourcils, oubliant la maladresse de Shin (Nina et Mickey lui murmurent pourquoi il a fait une gaffe et pourquoi on ne devrait pas mentionner Even en présence de Nao). « Qui l’a invité, déjà ? » Ancien patron ou pas, il vient dans sa demeure et insulte sa bouffe, Chang même déprimé ne le laissera pas s’en tirer pour autant. Ah, wait, c’est un chef professionnel – il fronce du nez maintenant qu’il s’en souvient. « Vous pouvez tout finir, je m’en fous. » Dit-il en se levant parce que finalement non, cette intervention brutale ne l’a pas aidé, se focaliser sur autre chose qu’Even est plus dur à faire et maintenant il veut juste être seul alors il s’enferme dans sa chambre et s’écroule sur son lit. Il y reste allongé une dizaine de minutes avant de se relever comme un automate et d’entamer le ménage dans sa chambre (pour la cinquième fois cette semaine).

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I like the thrill, nothing's gonna make me feel this real. so baby don't go home I don't wanna spend tonight alone. baby please would you end your night with me ? don't you leave me all behind, don't you leave my little life, don't you leave my little lie.


Dernière édition par Nao Chang le Ven 25 Aoû 2017 - 0:56, édité 1 fois
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‹ occupation : ancien élève de Mahoutokoro, 1er cycle achevé au RU par correspondance (vitmagic). désormais étudiant à la WADA cursus Arts visuels. jobbe en tant qu'animateur au CEPAS en semaine et au dirico express le samedi (club d'art pour une ribambelle de gosses qu'il adore).
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personnalité:
 



steven jiélùn li, dit evenpyrokinésiste • il porte le nom de sa mère, sorcière pangcah (taïwanaise), plutôt que le "Matsuoka" hérité de son père (japonais) • il a 4 soeurs • tyrannisé à l'école, il a fait une tentative de suicide à 13 ans et est encore aujourd'hui terrifié par le vide. • il a un soft spot pour les gosses mal aimés de son club d'art. • sa famille paternelle est propriétaire de Shape the Future (grand groupe spécialisé en technomagie), où sa mère travaille en tant que directrice marketing de la branche brit. son père a délaissé l'entreprise familiale au profit de sa passion pour l'art et est désormais directeur de la Wada. sa soeur aînée est créatrice de mode, la cadette ingémage chez des concurrents, tandis que les deux dernières sont encore aux études.

vu par le monde:
 


il a toujours un appareil photo, des multiplettes ou un pinceau au bout des doigts • big softie sous ses allures punk • aime être sous les feux des projecteurs lorsqu'il est dans son élément mais devient socially awkward et mal à l'aise avec les gens aussitôt qu'il doute de lui-même. • praise kink • il préfère cependant se tenir derrière la caméra plutôt qu'être mis en avant. • dents de lapin, sourire de bunny. • veut devenir photographe pro. • poste des cover de chant et de danse sur son msn pour satisfaire ses autres passions. • trop d'alcool, trop de sexe, trop d'orviétan, trop de boissons énergisantes. il ne peut pas s'empêcher d'abuser, bien qu'il ait vu sa sœur Lily frôler la mort à cause d'une overdose. • ses potes et lui sont adeptes de bodypainting et font office de toiles humaines les uns pour les autres. • a l'air mort quand il dort. • infoutu de cuisiner, vit de bouffe à emporter et de gras de fast food. • passe un quart de son temps au skatepark, un autre à l'Espresso Patronum, et sèche beaucoup trop les cours pour son bien. • il a un caméléon (kowalski) et mickey et lui ont adopté d'autres animaux, dont un hérisson et un chien.
‹ résidence : vit au Sawl Yard, dans un appart pour deux avec son bff Rhee Min Ki (aka Mickey), rentre chez ses vieux un week-end sur deux environ.
‹ patronus : un kappa, encore une fois. Son animal totem, décidément : très protecteur de son territoire.
‹ épouvantard : ses proches privés de mémoire. Depuis qu'on leur a rendu un Shin tout sauf lui-même, Even s'aperçoit qu'être totalement oublié par quelqu'un qu'on aime est presque aussi terrible que le perdre à jamais... ou peut-être pire.
‹ risèd : quelque chose ayant trait à son paternel, probablement, mais Even préférerait crever plutôt que l'avouer.
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18mai. Non mais tu verras, ça t'remettra d'aplomb vieux ! Tout l'monde lui dit ça. Outre ses potes personne ne sait ce qui cloche mais même sa voisine de table en Direction artistique s'est donné pour mission de le dérider, probablement parce qu'elle est plus habitué à ce qu'il déconne pour lui arracher un sourire qu'à le voir balancer son sac à dos sur la table et se coucher dessus pour pioncer en tirant la tronche. Y'a Camille, aussi. Qui lui a soufflé ce matin au détour d'un couloir qu'ils pouvaient se voir à la soirée étudiante du lendemain soir, remettre le couvert puisqu'ils ne se sont plus touchés depuis un moment, et Even aurait dû sauter sur l'occasion mais à la place il a déballé une connerie du genre j'ai- euh- oublié du lait sur le feu !! avant de détaler au Sawl Yard pour se foutre sous son lit (littéralement) avec Melchior sous le bras. Au moins il a trouvé la foi de retourner en cours après ça (enfin on prétendra pas non plus qu'il a trouvé Merlin, mais les quickies menaçants de sa mère ne lui ont pas laissé d'autre choix que de secouer sa carcasse pleine des moutons de poussière qui prolifèrent à l'ombre de son pieux).

Les autres fêtards habitués à le voir danser sur les tables disent ça aussi. T'inquiète bro, quelques verres et tu te sentiras comme neuf. Et Seam, lui a un discours un poil plus flippant : J't'ai dégoté un rencard. Un truc du feu de Merlin, jure il va t'plaire, donne-moi juste ta date. Il évite tout et tout le monde, les invitations à se bourrer la gueule avec autant d'intensité que les ça va ? et autres regards inquiets qui le suivent à la trace. C'est quoi cette question de merde et ces propositions à la con, t'façon. Bien sûr que ça n'ira pas mieux. Bien sûr que rien n'va, que tout est noir, sans Nao.

18mai. You don't understand- How could I ? He doesn't talk to me anymore. Well, that's the thing. He's like- cool with his exes. Every. Single. One. Of them. But not with me. So- Yes ! -he really hates me. Thanks, were you calling to comfort me ? ... That's not what I meant. Why are males so COMPliCaTED ! You're confusing me- He stays friends when there's NO feelings at all. No big deal. But with you he just- can't.

The hell is that even supposed to mean ?! L'appel avec Nina est resté, confus et angoissant, à lui peser sur le cœur encre après des heures, le faisant tourner en rond, piétiner sur place, s'imaginer des choses, espérer, jusqu'à ce qu'il craque. Mickey et Yohan en cours, Even s'était rongé l'ongle du pouce jusqu'au sang avant d'oser composer le numéro de Mylan, songeant qu'il pourrait peut-être l'aider à y voir plus clair pour avoir côtoyé le Nao dont semblait parler Nina : celui qui s'entend avec ses ex et qui reste pote avec eux après retour à une relation platonique. Mais il est tombé sur Heath — quelque chose comme quoi Ravka se serait trompé de pow en partant ce matin-là — qui lui a dit être sur le chemin du retour avant de demander C'est à cause de Nao ? et d'ajouter sans vraiment y toucher : Il cuisine vraiment très salé, tiens. ça me rappelle ce dicton selon lequel une sorcière- enfin, un sorcier en l'occurrence, qui sale beaucoup ses plats est probablement amoureux. Et ça l'a fait rire tout seul (joke de cuistot ??) pendant qu'Even manquait la crise cardiaque. Il n'en a pas fallu plus au plus jeune pour sauter sur le sujet qui le préoccupe en permanence et le frustre au possible, embrayant forcément sur les mots de Nina. She's making fun of me don't you think ?? Why else would she be so cryptic ? If Chang really cared wouldn't he at least try to contact me ? Un soupire lourd (il rit moins maintenant, mais c'est de sa faute, il a lancé la discussion dans cette direction), des bruits de clés et les jappements des chiens. Or maybe he wants to but doesn't know how to ? I can't help, I barely know the guy. Bae, take this- Don't pass the phone, I'm not done talking ! il rouspète sans effet, le combiné passant à une autre main. Why am I being bombarded ? râle le Rhee visiblement plus en direction de Ravka que d'Even, avant d'enchainer sur un : Welcome home hyung. Des rires discrets s'élèvent à l'autre bout de la ligne, Even tire la tronche. Quit kissing. I'm still on the pow. We're not kissing. Yes, we are. Grognement frustré d'Even. I'm hanging up. Nooo, no, what's the matter ? Start over from the beginning. Il s'exécute.

Commence par l'Eurowiz'sing en France, où Nao et lui avaient prévu d'aller ensemble avant que leur non-relation ne se casse la gueule, de l'atmosphère tendue et glaciale entre eux lorsqu'ils se sont croisés là-bas. De la soirée qui a tourné en engueulade, de la façon dont Even a fini par le traiter de pute et l'accuser de sucer tous les mecs qui bouge (à ça Mylan a grogné That's rich coming from you et Even a piteusement répliqué I know, I know, I wasn't- thinking straight. Puis il y a eu quelques secondes de pause... et ils se sont retrouvés à pouffer comme des gueux (un peu les nerfs qui craquaient dans le cas d'Even) parce que sucking dicks n'a en effet rien de straight. Bref.). Puis le silence radio après le retour en Angleterre, les quickies d'Even (il a vraiment hésité à en parler, n'a pas mentionné le snapky histoire de préserver un tant soit peu ce qu'il reste de son égo), et puis la discussion avec Nina qui est venue tout bouleverser alors qu'il tentait de se faire une raison.

Et maintenant il ne sait plus quoi penser.
Tout au long, Mylan écoute attentivement et lui offre les bons sons aux bons moments, distille des commentaires de son cru sans forcément l'épargner mais sans non plus le descendre, même s'il est nettement plus proche de Nao à l'origine. Even tente d'ignorer les sons qui s'élèvent, du couple occupé à cuisiner ensemble ; les tiroirs qui s'ouvrent et se ferment, les ustensiles qui s'agitent, les pots et chaudrons qui s'entrechoquent parfois, les boîtes qui s'ouvrent, les couteaux qui claquent en hachant menu il ne sait quoi à une vitesse surprenante (c'est tout proche : ça, c'est Mylan, et est-ce qu'il devrait s'inquiéter du fait que le gars manie les lames comme ça ??), les Here, taste this- murmurés ça et là et autres What kind of wine are you in the mood for ? We could go for a bottle of Bacchus, just the right bite to enhance the flavor of the beef, or maybe an italian, less tannic ? C'est si domestic et naturel et penser qu'ils se connaissent depuis à peine plus longtemps que Nao et Even mais partagent cette complicité noue désagréablement la gorge du plus jeune. Why are you freaking out about what Nina said ? Isn't it a good thing ? I'm not sure. What if I keep trying to get him back because I think he likes me and then it turns out he doesn’t ? (Il entend marmonner en arrière-plan The end of the world probably. Like more oversalted dishes.) That's confusing. SEE ! I told her so. Look, what matters is- what do you want ? Are you ready to give up on him ? Le silence qui suit est éloquent (Even se retient à grand-peine de laisser fuser le absolutely not qui lui brûle la langue). What do you have to lose if you go for it ? Sous-entendu : tu l'as peut-être déjà perdu. Au pire tu confirmes que c'est définitif, au mieux tu obtiens ton happy ending, et dans tous les cas tu sais avoir fait ton possible. Even se laisse retomber lourdement sur son oreiller, souffle un I don't know- étouffé, et puis Heath prend la parole par-dessus l'épaule de Mylan (qui a mis l'appel en haut-parleur ?). Even, we like you. But go woo your boyfriend so we can dine in peace. Heath- ! You want him. Go get him. L'appel s'interrompt et Even adresse un rictus frustré à son pow.

Il a accepté l'une des propositions. Pas le speed dating, mais la soirée étudiante. Alcool, drogue, paillettes, bouffe à profusion (c'est l'anniversaire de quelqu'un ? Il jurerait que certains fêtent le leur genre cinq fois par an juste pour avoir une excuse de plus pour se soûler), mais pas pour se changer les idées — seulement parce que Yohan hyung a consenti avec réticence à lui dire que Nao serait là (c'est, plus exactement, Nina qui le lui a dit par l'intermédiaire du Park incertain du dénouement d'une potentielle rencontre).

Even connait la baraque pour y avoir été une ou deux fois, une blonde près de la piscine lui souffle un baiser et il a le vague souvenir d'avoir make out avec elle dans l'eau ici même, quelques semaines avant le truc avec Nao. Il circule avec une énergie renouvelée parmi les visages familiers, dressed to kill et assurance relevée de ses cendres, mais excitation mêlée d'appréhension au creux du ventre. De toutes les discussions qu'il engage ou dans lesquelles il se laisse entraîner, il ne garde aucun réel souvenir, concentré sur les verres qu'il descend en guise de courage liquide et regard ne cessant de scanner les lieux en quête des cheveux roses qui l'obnubilent.

C'est pas le cadre idéal pour des retrouvailles, au vu des vacheries qu'il a dégueulées lors de leur dernière dispute (plusieurs d'entre elles en lien avec l'attitude de Nao en soirée — alors même que clairement il ne vaut pas mieux ; c'était seulement la frustration qui parlait, le bouffait), mais ici au moins il pourrait prétendre ne pas l'avoir pisté, le croiser par hasard... évoquer peut-être des souvenirs, les danses qu'ils ont partagées, celle ayant abouti à leur première fois. C'est pas le cadre idéal mais c'est le mieux qu'ait Even pour l'instant (du moins le pense-t-il) et il a hâte, tellement hâte que l'impatience coule dans ses veines comme un feu.

Mais il finit par le trouver, oui. La fête bat son plein depuis à peine plus de deux heures, déjà assez longtemps pour qu'Even en ait assez et remette tout le plan en question, lorsqu'il capte enfin la silhouette gracile de Chang. Il lui faut juste ça pour fourrer sa bière entre les mains de la première personne venue et tenter de se frayer un chemin jusqu'à lui, le cœur battant. Il ne remarque pas immédiatement l'autre type ; la proximité de la foule le trompe, l'empêche de discerner immédiatement la main glissée dans la poche arrière du chinois, et ce n'est que lorsqu'il débouche dans le corridor à leur suite et les voit s'embrasser fougueusement qu'il percute. Qu'ils vont ensemble. Dans une piaule.

Il avait soupçonné la dernière fois que Nao avait ramené quelqu'un. D'où les insultes, qu'il regrette maintenant amèrement parce que Yohan lui a confirmé que Chang était rentré seul et défait ce soir-là. Mais là- le voir est autrement plus atroce et personne, personne ne pourra lui affirmer qu'il fait erreur, parce qu'il est à peine entamé, encore sobre, et que Nao croise son regard mais ne s'arrête pas une seconde avant de s'enfermer à l'intérieur. Avec un autre que lui.

• • •

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WIZARD • always the first casuality
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‹ occupation : attrapeur des falmouth falcons et étudiant au Centre London-I ; enchaîne également plein de petits jobs à côté pour payer ses études.
‹ maison : poufsouffle (de septembre 95 à juin 02).
‹ scolarité : septembre 02 à aujourd'hui (au Centre London-I en 2ème année).
‹ baguette : mesure trente centimètres, en bois de vigne, elle contient un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 2049
‹ réputation : true athlete, terre-à-terre capable de converser avec tout le monde, il reste humble et bienveillant en toutes circonstances ; mais il dégage aussi une image de snob, du gars inaccessible et froid, ça dépend surtout du point de vue.
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WARNING : orgie...... C PAS DÉCRIT OKAY JUSTE MENTIONNÉ!! jésus où es-tu youpi


19 MAI 2004. Y’avait pas vraiment de plan ou de direction particulière, juste une projection factice d’un bonheur contenu dans le mot défonce qu’il a pris à la lettre. Les rideaux tirés n’empêchent pas les rayons lumineux de glisser sur son visage comme pour lui faire prendre conscience de ce qu’il a fait – de ce qui s’est passé la nuit dernière. Mais il garde les yeux résolument clos tout comme il garde la réalité loin de lui, protégé par des bouts de corps qui ne lui appartiennent pas et qui le clouent sur le lit. Il sent leur poids, il sent l’humidité, il sent d’autres substances qui lui collent à la peau. Il a le corps marqué, des marques qu’il sent plus qu’il ne les voit, qui lui tirent des grimaces de douleur parce que tout était rough, parce qu’il n’était plus Nao mais juste un corps, parce qu’il n’avait plus l’esprit embrumé mais juste le corps offert à l’abandon à plusieurs gars. Il sent des doigts glisser sur son flanc, geste d’inconscience parce que tout le monde est en train de dormir et il y a tellement pas de place sur le lit que c’est inévitable. Il peine à respirer dans ce capharnaüm de polymère humain, les sens à vif, le corps nu, la respiration difficile, presque comme si lacérée par la réalisation subite de ce qu’est devenue sa vie. Il le voulait. Il les voulait. Autant qu’il voulait l’alcool. Autant qu’il voulait se prouver qu’il n’y a absolument rien de spécial chez Li, absolument rien, qu’il ne signifie rien. Et pourtant il est entré dans la vie de Nao comme une balle perçant sa peau, jusqu’à le hanter même dans ses rêves. Et maintenant ça recommence. Et maintenant il suffoque il suffoque il suffoque tellement qu’il peine vraiment à respirer qu’il ouvre les yeux et putain il inspire inspire inspire mais a l’impression que même l’air ne veut pas de lui – la panique le prend littéralement à la gorge et il s’extirpe avec difficultés des corps qui l’emprisonnent pour brusquement ouvrir la fenêtre, mains tremblantes, respiration sifflante et les yeux qui piquent. De l’air de l’air de l’air il a les poumons en feu et le cœur déjà cramé et le corps douloureux et les larmes qui veulent sortir mais non non non ça vient pas, il veut juste respirer, il donnerait tout pour respirer normalement, pour retrouver son air, pour ne plus sentir ces mains froides qui lui enserrent la gorge –

In through your nose, out through your mouth. Et enfin il parvient à respirer. C’est difficile parce que son corps entier tremble. Le soleil l’aveugle complètement maintenant qu’il a ouvert la fenêtre mais il s’en fiche, il veut juste respirer et ne pas avoir cette douleur qui lui compresse tellement fort, là, à l’intérieur, là, dans son cœur, il repose son front contre le rebord et s’intime au calme. Et pendant de longues minutes, il ne fait que ça, respirer, juste respirer. Petit à petit, le monde reprend ses couleurs et ses sons et il parvient même à entendre des gens râler à cause de la lumière soudaine, il sent même un courant d’air passer sur son corps nu. Il écarte sa tête, parvenant à tenir sur ses jambes légèrement flageolantes et tourne la tête au niveau du lit. Il compte quatre corps et deux autres par terre, dont une fille. Les draps sont complètement détruits, tâchés de rouge et de bleu, les corps sont couverts de paillettes et quelque chose de sucré et toujours de bleu et de rouge et ça vient probablement du gâteau gisant au beau milieu de la pièce. Des morceaux de pizza éparpillés un peu partout et même des spaghettis accrochés au lustre et c’est un vrai désastre et il sait qu’il en fait partie. Y’a pas de capotes nulle part et il est certain que personne n’a utilisé des sortilèges – fuck, il devra retourner à Ste-Mangouste pour faire des analyses. Il se sent tellement sale, ses cuisses et son cul l’élancent, douleurs aiguës accentuées par le Navitas. Quand son regard tombe sur le miroir près du lit, une nouvelle sensation d’étouffement le frappe. Son propre reflet, il l’avait regardé, longtemps, cette nuit. Pour essayer de revivre sa toute première fois avec Even. Pour essayer de retrouver la même beauté qu’Even avait fait ressortir juste avec son toucher mais il n’a vu que sa laideur profondément enfouie et qui finalement a réussi à s’en libérer dans cette chambre sordide. Il est méconnaissable. Tellement tellement méconnaissable. Ses cheveux devenus gris pour la soirée agrémentés de plumes, son maquillage complètement brouillé mais les paillettes sont toujours là, les mêmes paillettes qui lui donnaient un air féerique et qui maintenant rendent son image tellement laide qu’il peine à garder les yeux fixés sur lui-même. Mais il le fait – en guise de punition. Parce qu’il voit ce qu’il est devenu. Parce qu’il se rappelle pourquoi surtout. Du bleu couvre son torse dans quelques zones disparates, la crème du gâteau ayant collé sa peau, que les autres garçons n’avaient pas complètement tout léchée. Des ecchymoses sur sa gorge, des griffes sur ses épaules et son flanc et ses cuisses et Merlin, il a même des traces d’injection de Navitas dans les veines.

Mais il est incapable de ressentir de la culpabilité, sa gueule de bois est beaucoup trop forte. Ressentir quelque chose tout court en fait. En quelques petits pas, il atteint le lit, tâte le matelas et déniche son pantalon sous le corps d’un type qui grogne quand Nao réussit à le lui arracher. Il vérifie ses poches, son pow, sa baguette et ses clés sont miraculeusement là mais son pantalon est aussi tâché que lui. Son t-shirt est introuvable par contre, il se sent obligé d’en trouver un autre, sans même savoir à qui il appartient ; le col est déchiré et ce qui était autrefois blanc n’est plus. Il s’essuie d’abord le torse avec un drap avant de l’enfiler et enjambe les corps par terre, sans faire le moindre bruit pour ne réveiller personne. Près de la porte, il trouve ses bottines, qui elles, sont sauvées de tout massacre et c’est presqu’un miracle vu l’état de la pièce – son état tout court même, il est tellement tâché autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Il ne se formalise même pas à faire ses lacets, enfile ses bottines avec des gestes tremblants et irréguliers et atterrit dans le couloir, la respiration redevenue erratique parce que tous les efforts semblent lui coûter tellement tellement mais il ne peut pas rester ici, faut qu’il se tire, faut qu’il se tire maintenant parce que ce couloir lui rappelle que la nuit dernière, il –

Il a vu Even dans cette fête, il l’a vu dans ce couloir mais il a quand même embrassé un autre type, avant de l’entraîner dans la chambre. Il l’a vu, il l’a regarder mais a fait comme si son existence ne signifiait rien alors que derrière la porte close, il a failli faire une crise d’angoisse. Alors que dans cette chambre désastreuse, il a eu besoin de plusieurs corps pour pouvoir oublier le regard qu’Even avait porté sur lui. Il a tout tenté pour l’oublier, il a tout tenté pour le remplacer même temporairement mais au fond de lui, il savait très bien qu’il était juste foutu, complètement et littéralement. Street trash. Il voulait se prouver qu’il n’avait pas besoin de Li, il voulait se prouver qu’il n’avait pas besoin de son foutu bonheur dans lequel Li l’avait enveloppé pendant des mois – non, il ne voulait pas de lui. Il voulait se prouver qu’il est capable d’avoir des relations sans lendemain et qui ne laissent pas son cœur vide. Il voulait se prouver qu’il pouvait l’oublier facilement. Because you thought you were happy. Et il en a eu la preuve. Que tout était faux, que rien n’avait compté, qu’il était bien mieux tout seul, dans sa liberté et ses peurs. Ça a juste laissé un trou béant dans son cœur qu’il comble par l’inconscience et la débauche.

Quand il quitte la maison, il n’ose pas transplaner, n’ayant ni l’énergie, ni la stabilité mentale d’utiliser la magie pour quelque chose ; il est encore tremblant et frigorifié avec son maigre t-shirt, et il peine à marcher, la douleur dans son corps entier. Y’a du soleil mais les psychotropes et l’alcool dans son organisme dérèglent tout, le font trembler tellement qu’il se sent obligé de tenir ses genoux contre son torse à l’arrêt du magicobus. Il cale sa tête contre ses jambes, compte les secondes et puis les minutes et finalement il l’entend arriver. Il monte par automatisme et passe une bonne minute à creuser des trous dans ses poches pour trouver quelques mornilles et acheter un ticket. Le conducteur fronce du nez quand il lui tend son ticket mais Nao n’y prête pas attention, se dirige vers le fond du bus et s’écrase sur une place libre. Il n’arrive pourtant pas à regarder par la fenêtre, la vue lui donne la nausée. Et quand il fixe les autres gens dans le bus, il remarque que les mamies de devant ne se gênent pas pour le dévisager avec mépris, nez froncé et yeux glués à son bras marqué. Self-conscious même dans cet état, il tire la manche de son tshirt sur les traces mais ça ne sert à rien, rien ne couvre sa laideur ; il sent mauvais, il est sale, tellement sale, qu’il ne peut même pas trouver du courage pour les rembarrer. Il sort son pocketowl pour s’occuper et tenter de ne pas se focaliser sur sa migraine – et juste comme ça, il phase sur les quickies qu’il a reçu. Ceux d’Even et il a tellement tellement envie d’hurler mais aucun son ne sort de sa bouche, aucune larme ne coule de ses yeux mais ses doigts tremblent encore plus sur le miroir alors qu’il les fait défiler. ‘‘i saw u w that guy at the party’’ non non non, ‘‘u knew i was coming didn't u ?’’ j’suis tellement tellement désolé, ‘‘i'm gone, u can put an end to the show’’ non pourquoi t’es parti pourquoi t’es pas venu me gifler, ‘‘are u w him rn ?’’ pas dans ma tête non, ‘‘u trying to set a record ? let’s see how many times in one day you can make me cry because i’m a pathetic child’’ je te déteste pourquoi t’es entré dans ma vie, ‘‘the record is 4’’ pourquoi tu me fais ça pourquoi j’arrive pas à te détester, ‘‘i already cried twice this afternoon and it ain’t even midnight’’ I’m so sorry baby, ‘‘i don’t even cry about shit !’’…je sais, ‘‘i’ve never cried much’’ please stop stop stop, ‘‘do you even care about me at all ?’’ I do. You are my answer.

Et juste comme ça, le conducteur annonce son arrêt, il remet son miroir dans sa poche et s’avance jusqu’à l’avant pour sortir – il voit même une fille se cacher le nez dans sa veste quand il passe à côté. Whatever. Quand il sort du magicobus, il est pourtant désorienté parce qu’il ne sait pas vraiment dans quelle direction aller – et c’est tardivement qu’il percute que… ce n’est pas son arrêt qu’il a donné. Mais celui d’Even. Désorienté, nausées, vertiges, confusion – il fait un tour sur lui-même pour essayer de retrouver son chemin mais tout ce qu’il voit c’est l’immeuble d’Even, celui qu’il a visité tellement de fois qu’il le connaît par cœur. C’est dans cette confusion que son regard croise celui qui le hante depuis des mois et il ne peut même pas blâmer le destin, il rit jaune mais ne lui tourne pas le dos pour partir. Presque comme sa punition tant attendue, il se dirige vers Even, menton en l’air, fier et suffisant, alors qu’il a tellement tellement envie de se couvrir. Lui dire de ne pas le regarder ainsi, qu’il est sale, trop sale, et pas juste physiquement et surtout mentalement, qu’il n’est pas okay, qu’il ne l’a jamais été mais qu’il ne veut surtout pas qu’Even le déteste. (whore whore whore) Even qui est loin de souffrir des effets secondaires comme lui, qui n’a même pas l’air d’avoir de l’alcool ou de l’orviet dans son système, qui porte ses fringues sans tâches, qui n’a pas de traces de paillettes ou de maquillage et qui a même stylisé ses cheveux de cette façon négligée-mais-pas-vraiment et Merlin, il n’a pas l’image laide et horrible du type qui s’est fait rouler dessus par un camion. Even est bon. Si bon que c’en est douloureux.

Mais Even le regarde avec du dégoût dans les yeux.

Shame, c’est quelque chose qu’il n’avait encore jamais expérimenté. Shame. Il peut traverser toute une ville dans cet état sordide, il peut affronter le regard des mamies sur son bras, il peut marcher à côté des gens tout en sachant qu’il pue la mort et qu’il est aussi dégueulasse à voir, il peut assumer ses conneries, il peut tout affronter. Shame. Il peut tout encaisser hormis le regard d’Even. Lui qui se retrouve sans le vouloir maître de son cœur et qui peut l’écraser d’un geste brusque à tout moment. Sale sale sale, il est sale, il l’a toujours été, il est trop pourri – il ne veut pas salir le cœur si bon d’Even. Shame. C'est quand Even l'a traité de pute. Y'a toujours le dégoût dans les yeux d’Even alors qu’ils sont face à face, que Nao feint la nonchalance mais ses tremblements dans les doigts l’en empêchent. Il garde pourtant son expression la plus neutre possible pour ne pas lui montrer sa vulnérabilité, pour ne pas qu’il ait toutes les raisons de réduire son cœur en cendres. Le silence s’éternise sur quelques minutes alors que les badauds continuent leurs activités matinales, comme si de rien n’était. Mais Even brise le silence finalement. « Did you have fun last night ? You stink like an outhouse in July. » Probablement parce qu’il a baisé cinq mecs et probablement une meuf aussi cette nuit, qu’il a du gâteau partout sur son corps et probablement de la pizza et des pâtes, qu’il s’est noyé dans l’alcool et a accepté qu’on lui injecte du Navitas dans les veines – yep, c’est particulièrement normal comme odeur. (il me prend déjà pour une whore anyway). « Yes, I did. I had fun. » C’est un peu dur de répondre sans flancher, sans lui dire sors de ma tête, de garder son impassibilité, d’essayer de cacher ses tremblements et sa nervosité alors que tout ce qu’il veut c’est de tendre la main et de saisir celle d’Even. Mais il ne fait rien de tel, il porte sa main à l’intérieur du coude pour cacher les traces. Et puis Even pose la question qu’il avait aussi mentionnée dans ses quickies. « Did- did you fuck him ? » Et pendant une seconde il songe à mentir. Mentir et passer à autre chose. Mais il songe aussi à dire la vérité – de la façon la plus brutale possible parce qu’une stupide voix dans sa tête lui dit qu’il doit le faire souffrir, qu’il doit briser son cœur avant qu’Even ne brise le sien. « You mean them ? A lot of people were in that room. » (mais juste Even dans la tête de Nao) Et c’est là qu’il voit le changement, le dégoût qui vire à la colère et c’est presque satisfaisant, ça fait moins mal que la honte. Good. Sois en colère. Enerve-toi. Sens quelque chose. Explose. Juste – ne me déteste pas. « What, are you jealous now ? It was easy, you know, walking away like it was nothing. Like we were nothing. » « You fucking condescending prick- go fuck yourself ! » « I don’t have to fuck myself, one of the perks of being attractive. » Et sur ces derniers mots, Nao tourne le dos, toujours un peu sonné et désorienté, se dirige à gauche et puis à droite parce que son immeuble est dans ce coin-là – enfin, c’est ce qu’il croit. Jusqu’à ce que la voix d’Even lui parvienne de nouveau, pas trop loin derrière lui. « I wish I could hate you. » Non non non please pas ça, tout mais pas ça, oublie-moi mais pas ça please. C’est pas ce qu’il répond, pourtant, sans même se retourner, sans même hausser la voix, il répond : « You’re better off without me. » Et accélère le pas parce que cette rencontre n’était pas prévue et il se sent encore plus mal et confus et ses muscles lui font si mal et sa tête va exploser, il a tellement pris sur lui pour ne pas se recroqueviller sur lui-même devant Even que maintenant il a presque plus d’énergie pour rentrer chez lui.

• • •


I like the thrill, nothing's gonna make me feel this real. so baby don't go home I don't wanna spend tonight alone. baby please would you end your night with me ? don't you leave me all behind, don't you leave my little life, don't you leave my little lie.


Dernière édition par Nao Chang le Ven 25 Aoû 2017 - 0:57, édité 1 fois
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‹ crédits : neo venus.
‹ dialogues : sienna.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ madelaine petsch ; calixe Davis w/ audreyana michelle; ardal ollivander w/ matthew daddario ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook.
‹ âge : 18 yo (19.12.85).
‹ occupation : ancien élève de Mahoutokoro, 1er cycle achevé au RU par correspondance (vitmagic). désormais étudiant à la WADA cursus Arts visuels. jobbe en tant qu'animateur au CEPAS en semaine et au dirico express le samedi (club d'art pour une ribambelle de gosses qu'il adore).
‹ scolarité : 1992 à aujourd'hui.
‹ baguette : cerisier, 27cm, écailles de kappa.
‹ gallions (ʛ) : 1345
‹ réputation : party boy, slut assumée, toujours partant pour des hook up sans signification et probablement un brin obsédé par le sexe, sans limite, dork en compagnie de ses potes, skater taré, doué avec les gosses, artiste prometteur.
‹ faits :
personnalité:
 



steven jiélùn li, dit evenpyrokinésiste • il porte le nom de sa mère, sorcière pangcah (taïwanaise), plutôt que le "Matsuoka" hérité de son père (japonais) • il a 4 soeurs • tyrannisé à l'école, il a fait une tentative de suicide à 13 ans et est encore aujourd'hui terrifié par le vide. • il a un soft spot pour les gosses mal aimés de son club d'art. • sa famille paternelle est propriétaire de Shape the Future (grand groupe spécialisé en technomagie), où sa mère travaille en tant que directrice marketing de la branche brit. son père a délaissé l'entreprise familiale au profit de sa passion pour l'art et est désormais directeur de la Wada. sa soeur aînée est créatrice de mode, la cadette ingémage chez des concurrents, tandis que les deux dernières sont encore aux études.

vu par le monde:
 


il a toujours un appareil photo, des multiplettes ou un pinceau au bout des doigts • big softie sous ses allures punk • aime être sous les feux des projecteurs lorsqu'il est dans son élément mais devient socially awkward et mal à l'aise avec les gens aussitôt qu'il doute de lui-même. • praise kink • il préfère cependant se tenir derrière la caméra plutôt qu'être mis en avant. • dents de lapin, sourire de bunny. • veut devenir photographe pro. • poste des cover de chant et de danse sur son msn pour satisfaire ses autres passions. • trop d'alcool, trop de sexe, trop d'orviétan, trop de boissons énergisantes. il ne peut pas s'empêcher d'abuser, bien qu'il ait vu sa sœur Lily frôler la mort à cause d'une overdose. • ses potes et lui sont adeptes de bodypainting et font office de toiles humaines les uns pour les autres. • a l'air mort quand il dort. • infoutu de cuisiner, vit de bouffe à emporter et de gras de fast food. • passe un quart de son temps au skatepark, un autre à l'Espresso Patronum, et sèche beaucoup trop les cours pour son bien. • il a un caméléon (kowalski) et mickey et lui ont adopté d'autres animaux, dont un hérisson et un chien.
‹ résidence : vit au Sawl Yard, dans un appart pour deux avec son bff Rhee Min Ki (aka Mickey), rentre chez ses vieux un week-end sur deux environ.
‹ patronus : un kappa, encore une fois. Son animal totem, décidément : très protecteur de son territoire.
‹ épouvantard : ses proches privés de mémoire. Depuis qu'on leur a rendu un Shin tout sauf lui-même, Even s'aperçoit qu'être totalement oublié par quelqu'un qu'on aime est presque aussi terrible que le perdre à jamais... ou peut-être pire.
‹ risèd : quelque chose ayant trait à son paternel, probablement, mais Even préférerait crever plutôt que l'avouer.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t6592-even-human-soul-on-fire
Nasty + only ashes remainedYou’re a dream that’ll disappear once I touch you, like snow that melts (I don’t wanna lose you, be without you anymore)


   
   
   

18mai. L'espace d'un moment il est seulement resté figé ; la seconde de trop probablement. Le battant a claqué sur un enchevêtrement de membres messy avant qu'il ne reprenne ses esprits et alors, la rage lui a rongé les veines comme un poison. Il ne pensait pas vraiment lorsqu'il s'est précipité jusqu'à la porte pour y tambouriner, mais n'a eu que le temps d'y envoyer un coup de poing bruyant avant que son bras ne soit tiré en arrière. Un type derrière lui le dévisageait de ses prunelles dilatées, puis il lui a adressé un clin d'oeil et une invitation à juste entrer s'il voulait en être, avant de se glisser à l'intérieur avec une fille à son bras.

What ?

Even aurait peut-être brûlé d'anticipation dans d'autres circonstances. Et d'une curiosité malsaine, mais là- non. Il freaked out, rien de plus, panique du mauvais côté de la porte, parce que Nao est dedans et qu'un autre type se glisse à l'intérieur à présent et- c'est insensé. Insensé. Il ne sait pas trop comment comment il s'arrache au brouillard qui lui enraye les neurones, parvient à se détourner de la pièce close et à s'extirper de l'immense demeure — à vrai dire il se perd une fois où deux, en ressort avec un sentiment d'urgence et une impression de claustrophobie, avant de parvenir à l'air libre. Mais il est enfermé dans son esprit, dans ses pensées, ses souvenirs des lèvres de Nao contre celles d'un autre, de son corps intimement pressé contre celui d'un autre, comme s'il n'existait rien de plus ordinaire, comme si rien de ce qu'ils ont partagé tout les deux ne valait la peine d'être catalogué d'exceptionnel et encore moins d'exclusif. Il n'a pas tant bu mais se sent nauséeux et il ne fait pas froid mais il tremble et il n'est pas high mais se retrouve à plat dans l'herbe à contempler d'un air égaré une nuit sans étoiles ni lune et dont le manteau sombre n'est piqué que de lampadaires ensorcelés.

Et puis petit à petit, tout reflue, pour le laisser vide et incertain, comme anesthésié de toute émotion. Il se redresse maladroitement, veste sur une épaule et mains au fond des poches, et prend le chemin de son appart et de Mickey, parce que s'il existe deux points d'ancrages dans cette spirale loufoque — ce sont eux. Il ne fouille pas au-delà de la vague insensibilité qui recouvre son être comme un drap protecteur, ne cherche pas à comprendre, parce que quelque chose lui souffle qu'il a atteint un seuil de douleur que rien ne peut supplanter et que s'il y regarde de trop près, il en perdra sa sanité d'esprit.

19mai. Il a la tête dans l'étau au réveil. Son pow en main, et conscience d'avoir pleuré finalement — longtemps après, une fois allongé seul dans son lit froid, sans autre possibilité que celle de ressasser encore et encore. De se rejouer une scène, puis une autre, et une autre encore, et de se demander si tout serait différent s'il avait agi autrement.

Et puis il y a eu le gouffre d'idées noires : les je ne suis pas assez bon, sûrement, dont on effleure la surface d'abord, puis avec lesquels on flirte de trop, trop près, jusqu'à se laisser engloutir par la détresse dont recèle chaque lettre. Il se souvient plus ou moins des quickies, plus ou moins d'avoir cédé aux larmes, d'avoir supplié ; pathétique, il se sent pathétique. Le jour est là et tout est trop réel et dans la salle de bain Even songe C'est un nouveau départ, j'en suis capable. Il a le visage engourdi et bouffi alors il se pouponne comme il l'a rarement fait ces derniers temps, pour se convaincre qu'il y a quelque chose de bien dans ce corps minable dont Nao ne veut pas, quelque chose de beau dans cette enveloppe craquelée que Nao a volontiers troquée contre tant d'autres. Il essaye, bien que l'effort lui semble surhumain, parce que Chang est passé à autre chose et que l'instinct de survie lui hurle d'en faire autant ; il a assez pleuré. C'est pas son genre, de chialer comme un con pour quelqu'un, comme il ne l'a plus fait depuis quatre putain d'années (son esprit occulte, mortifié, la fois où il a craqué dans les bras de Nao à cause du vide et de Tanaka).

Dans la cuisine il se rend compte de l'état déplorable de l'appart, seulement maintenu deux pas en dehors de l'adjectif chaotique par un Mickey seul à gérer entre l'inquiétude, les devoirs et les cours. Ils n'ont rien bouffé de sain depuis une éternité parce que Daxia a finalement ordonné à Even de rentrer à la maison et qu'il a refusé, si bien qu'à présent elle le boycotte. Il s'oblige à ranger même s'il n'aime pas trop ça, parce que le désordre le débecte soudain (Nao a ça en horreur et peut-être est-ce parce qu'il est trop désordonné et négligeant qu'il n'a pas su le garder ? Peut-être que ça le répugnait, tout ce temps, et qu'il en a eu sa claque ?) ; puis il ouvre le long placard vertical gavé de sortilèges réfrigérants que tout le monde surnomme "frigo" depuis que les moldus constituent la mode. Rien sur les étagères en vitres ; juste un brique de lait rescapée, mais dont le contenu est tellement tourné et retourné qu'il s'écoule en une pâte puante lorsque Even le déverse dans l'évier. C'est crade aussi par là, miettes partout, coulis chelou sur les vitres ; il plisse le nez, dégoûté, lance quelques sorts pour corriger le tir. Même leur pack de RedErumpent est fini et Even en a besoin pour vivre : une mesure d'urgence est de mise.

Hyung, j'vais faire les courses il annonce et alors- un grand BANG retentit, puis des pas qui dérapent sur le plancher, et Mickey apparait en manquant de se tuer la hanche contre le coin du comptoir, les yeux écarquillés par le choc (Even tire la même gueule, là tout de suite). Ils se regardent comme des hiboux mal lunés, et puis : You're aLIVE ! 'f course I am, proteste le plus jeune dans l'étreinte d'ours qui suit, et dont il s'extirpe quand Mika commence à sautiller sur place. No kidding, I thought I'd have to tell the morgue about the dead body decomposing in that bedroom. You tried to get rid of me bro ? Oh you is a bad elf Minki. I'm so sorry bro ! I'm heartbroken bro. Please forgive me bro. Bro. Bro ! Ils échangent des regards éperdus en se tenant par les épaules, avant que l'instant drama ne se dissipe en rires et que Mickey ne lui claque les fesses. Les courses, donc. Vas, fils ! Il lui met des sacs de courses entre les mains, l'accompagne jusque sur le pas de la porte et a l'indécence de pleurnicher Mon petit bébé... grandit... en essuyant une fausse larme d'une main et en lui adressant un grand au revoir de l'autre, et Even le gratifie d'un doigt d'honneur en retour.

Il est bien. Ne se leurre pas : sous la surface, c'est un carnage, mais qu'il pense pouvoir étouffer, parce que c'est assez. Au retour, commissions en main, il est presque convaincu d'être un être humain fonctionnel. Du moins jusqu'à ce qu'une silhouette familière se profile à quelques pas de lui, fraichement éjectée du magicobus et en piteux état.
C'est Nao et toutes les prétentions d'Even menacent de s'effondrer, juste comme ça, mais il serre les doigts sur l'anse des sacs pour ne pas les laisser chuter et éparpiller leur contenu au sol.

Est-ce qu'il est là pour le voir ? Lui dire qu'il est désolé ?
Il a intérêt à être désolé. Il a intérêt à se noyer dans la culpabilité et Even a déjà une tirade prête pour lui, mais peut-être que si Nao insiste assez il prendra pitié et lui dira qu'il va y réfléchir. A le pardonner. Peut-être dans une vie ou deux ; ou un jour où deux.

Il a le cœur qui bat la chamade lorsqu'ils se retrouvent face à face et qu'il prend conscience de l'état de Nao, pire encore que ce qu'impliquerait n'importe quel lendemain de fête. Did you have fun last night ? You stink like an outhouse in July, il crache, pas prêt à lui faciliter la tâche ; une part de lui voudrait lui foutre son poing dans le pif, l'autre le faire monter et lui couler un bain. Il... pourra faire ça, peut-être, quand Nao se sera assez aplati pour lui donner une excuse d'agir en abruti- Yes, I did. I had fun. Silence. Et puis Even voit. La mine impénitente. Quelque chose geint en lui et ses traits se décomposent. Did- did you fuck him ? Pourquoi il est là ? Pourquoi il est venu ici- dans sa rue, presque devant sa porte, s'il ne regrette rien ? Walking away like it was nothing. Like we were nothing. So you've come to gloat, Even réalise à retardement et annone d'une voix éteinte alors que Nao s'éloigne déjà de son pas incroyablement fier et stupidement titubant. Un haussement d'épaules constitue sa seule réponse.
Il reste figé là il ne sait combien de temps, avant de finalement retrouver le réconfort de l'appartement ; mais rien ne l'apaise. Uh, you okay ? Fine. Pieux mensonge ; c'est menaçant comme le timer d'une bombe, et il lâche les courses et s'enferme dans sa chambre, avant que tout n'explose. Tout ce qu'il possède et tout ce qu'il est.

• • •

I CAN'T FALL IN LOVE WITHOUT YOU
we're not nothing • don't feed me scraps from your bed, I won't be the stray coming back just to be fed. just pretend that you want me and be my babe.

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