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sujet; MAKSEZIA ; « highway to hell »
MessageSujet: MAKSEZIA ; « highway to hell »   Ven 24 Oct 2014 - 23:25

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Highway to Hell.



(Dostoyevsky) ▽ « What is hell ? I maintain that it is the suffering of being unable to love. »


« Je suis navrée, je ne pourrai me déplacer comme convenu aujourd’hui. Nous pouvons toutefois nous entretenir chez moi.
L.R. »

Nébuleux et concis. On ne peut pas réellement dire que tu ai fait dans la dentelle en envoyant le hibou couleur de neige à la rencontre de Maksim Dolohov. Après les attaques à l’allée des embrumes et au ministère, tu avais des dossiers à revoir et tes nerfs à recadrer. Charles avait perturbé tes pensées, assombri tes certitudes et rien ne pouvait plus t’apaiser que la chaleur du feu au deuxième étage du Manoir. Un étage qui t’était finalement entièrement réservé tant tes parents ne voulaient pas croiser tes étranges activités, ta froideur et ton regard de glace. Dans un décor épuré contrastant avec l’ancienneté des lieux et du rez-de-chaussée, tu déambules, des rapports à la main, lisant et relisant les parchemins avec un manque de concentration certain. Rien ne te tient en place. Theoden n’est qu’un fantôme dans ta morne existence. Le souvenir de la chaleur de ses bras s’estompe chaque jour plus que le précédent tandis que la douleur et l’abandon se nourrissent de ton côté antisocial. Finalement, n’es-tu juste pas bonne à orner un coin d’antique demeure telle un anthurium rouge et inutile ?

« … Monssssieur Dolohov. » Tu lèves le nez de tes pseudo occupations, posant la paperasse sur le secrétaire nacré. Tu dénotes, dans ta robe couleur de ciel. Le son de tes escarpins rompent le silence de l’endroit et fait tourner la tête de ton père, cet homme droit d’apparence stricte qui n’a visiblement pas daigné accueillir l’invité avec sympathie. « Je m’en occupe. » lâches-tu, avec une sècheresse indéniable. « Je peux savoir c.. » « Non. » Le sifflement qui s’échappe d’entre tes lèvres suffit à provoquer un mouvement de recul, à le faire battre en retraite pour mieux s’éloigner. Non, tu n’es pas facile à supporter, là, tout de suite. Seulement eux ne le sont pas plus, voilà 18 ans que ça dure.

« Veuillez excuser l’indélicatesse de mon géniteur. » Le mot employé fait preuve d’une distance qui assènerait le coup fatal à tout soupçon d’affection envers cet être qui a osé t’infliger un doloris. Il te reste en travers de la gorge. Mais une esquisse de sourire cordial balaye le sujet tandis que tu refermes la porte derrière lui. Une demeure familiale somme toute très normale, avec ses antiquités précieuses. Seule dérangeait l’ambiance trop lourde pour trois personnes. Tu l’invites à te suivre vers les escaliers, montant les étages jusqu’à ce qui finit par ressembler à une nouvelle porte d’entrée au sein même du manoir. La démarcation entre vos univers est cette porte close, que tu ouvres d’un tour de baguette, sur un salon élégant, lumineux. Ta tension est-elle palpable ? Le cobra noir enroulé près de la cheminée ouvre un oeil sur le nouvel arrivant qu’il jauge avant de retourner à ses rêveries reptiliennes.

Sur la table, non loin de la créature, un collier finement travaillé, richement orné de rubis reposant sur un tissu de velours. Tu l’as terminé la veille et ne l’a plus tellement remarqué depuis, comme un détail de magie au milieu de ton univers trop figé. Tout est trop rangé, comme manquant cruellement de vie ou de passion. Sur les murs, de nombreux livres témoignent de ton unique véritable intérêt : les titres ne présagent en aucun cas de douceurs et d’amour.

560 mots.
Fourchelangue ; italique.
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MessageSujet: Re: MAKSEZIA ; « highway to hell »   Mer 29 Oct 2014 - 18:27

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Highway to Hell.



(Dostoyevsky) ▽ « What is hell ? I maintain that it is the suffering of being unable to love. »

Et tu déambules sous son nez telle le serpent qui danse au bout d’un bâton, sans pourtant consentir à l’abandon ou la reddition. Prisonnière de ton carcan glacé, seul le bleu de ta robe flotte avec légèreté. Chaque mouvement est une tendresse contrastant violemment avec la distance qu’impose ton regard baigné d’incompréhension. Tu t’arrêtes pour mieux pivoter lorsque ses premiers mots parviennent à tes oreilles, penchant ton visage de poupée sur le côté, tes cheveux incendiaires suivant le déplacement sans fausse note. « La pièce, j'entends. Je n'ai jamais été très familier avec les reptiles mais j'adore vos dorures... » Et le silence languissant répond pour toi, claquant de son inexistence un air toujours chargé des luttes intestines d’un foyer brisé. « J’imagine que le thé serait pour vous d’un affligeant classique. Alcool ? » Ta main indique la porte à Daeva avant que tu ne retournes l’ouvrir, laissant au long corps obscur tout le loisir de frôler allègrement les jambes de l’invité, narguant de sa visqueuse froideur le russe exilé. Sur ta bouche naît un sourire en coin, premier signe d’une variation émotionnelle, rarissime offrande à l’animal sous l’oeil étranger.

Tes billes claires rencontrent enfin celles qui te font face tandis que ta main referme aisément la porte, t’isolant définitivement du reste des lieux, un sortilège éloignant des oreilles indiscrète toute information au sujet de vos activités. On n’est jamais trop prudent. « Il y a un porte-manteaux, dans le coin. » lui indiques-tu. Peut-être ne s’attendait-il pas à ce que tu bouges tant, toi, être stoïque taillé dans le marbre de l’indifférence ; mais quand tu passes près de lui pour aller cueillir, sur l’étagère, une boîte toute de velours rouge parée, tu sens bien qu’ici, tu n’es pas la seule ébranlée.

Ton self-control se perd dans les méandres de la culpabilité depuis que le visage livide de la mort te hante. Diogene est tombé, et tout ton déni ne suffirait pas à en effacer les conséquences sur ton esprit scindé de remords et de colère : tu ne peux rien décharger sur ce monde qui t’insurge, qui ne voit en toi qu’un objet à marier, un pion sur l’échiquier cassé du pouvoir perdu. Tu intériorises, fermée comme une huître dépourvue de perle. Dolohov charme certes tes oreilles de son accent russe pourtant loin d’une grande délicatesse mais tu ne comprends pas un traitre mot de ces jolies tournures qu’il glisse parfois à ton attention, jeu de piste d’une enfant qui ne cherche même pas la sortie du labyrinthe.

La méthode est cavalière lorsque tu glisses ta main autour de ses doigts, osant ce premier contact qui te révulse si souvent, petite sans tact ni affection tactile. Et la caresse lui ouvre la paume pour y laisser l’écrin ouvert sur une chevalière taillée de cet argent que tu aimes tant, aux motifs et gravures russes ayant creusé trop longtemps tes méninges. Tu étais allée jusqu’à chercher le symbole de la lignée des blanches contrées pour qu’il trône sur la pierre. Il y a là tout un art qui n’est pas celui de ton pays, et tu n’as pas le talent des leurs pour en reproduire la quintessence ; l’esprit, toutefois, y est. « Paraît-il qu’on ne scelle jamais mieux les contrats qu’avec une bague au doigt. » Et ce sourire en coin qui ne s'évapore pas. La chevalière n’a rien de conventionnelle. Tu frôles le dessous de l’anneau pour en déclencher le mécanisme, la fine aiguille s’extirpant de l’objet avec une discrétion forgée dans l’optique d’une douleur pernicieuse et fatale. « Toxique. Le venin appliqué est aussi douloureux que lent à l’activation : vous serez parti avant d’être soupçonné. » Tu gardes le reste pour plus tard, attendant une quelconque réaction. Peut-être devrais-tu craindre une sorte de colère pour avoir osé cette succession de gestes sans demander son consentement mais tu n’es pas apte, pour l’heure, à trembler de ces terreurs qui prennent bien des femmes face aux hommes influents baignés dans les noirs univers. Tu n’es qu’une poupée désarticulée qui se raccroche aux branches d’une existence décousue. Et Dolohov se pare des ces nuages empoisonnés qui noient les demoiselles en détresse. Ta détresses, tu la tais devant son regard, droite et patiente, croisant les bras, le coeur mort au cimetière de tes pensées. Stimulation intellectuelle, voilà tout ce qu’il reste, tout ce qui attise encore chez toi un peu de naturel, réveille un humour qui devrait être avalé dans les cendres de la guerre.

731 mots.
Fourchelangue ; italique.
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Highway to Hell.



(Dostoyevsky) ▽ « What is hell ? I maintain that it is the suffering of being unable to love. »

Et le myocarde cogne brutalement contre ta poitrine. Chaleur. Sa peau, sa peau sur ta peau. Ses lèvres, trop près. Et la crispation de tes muscles entre ses bras. Tu es tendue à l’extrême et le sifflement qui s’extirpe d’entre tes lèvres n’a rien d’humain, rien de tendre, de tranquille. C’est l’agression du serpent qui étouffe dans un contact inattendu. Le puzzle s’assemble. La chemise en transparence. Ses yeux d’une abyssale clarté. Son intelligence subtile sous la rugosité russe. Ta main, sur son torse. Le rejet n’a rien de total puisque tes doigts ont cherché refuge à proximité, agrippés à ce tissu devenu superficiel, si peu couvrant, si peu utile. Dans ta gorge glisse avec difficulté une salive avalée dans la retenue d’une réaction excessive. Tu voudrais.. tu voudrais ne pas l’effrayer. Tout ton corps en entière ambiguïté. Il y a des larmes dans tout ce que tu dégages avec brutalité, il y a cette peur terrible, cette peur folle qui arrache à ton épiderme les frissons d’une folie douce. Mais rien, rien qui ne consent à couler de tes billes bicolores. Simplement cette aura de terreur. Cette aura d’enfant perdue qui n’assume pas, qui ne peut pas. Ton mouvement de recul renverse le whisky que tu avais posé sur la table, laissant le liquide tacher la robe bleue. Il s’était éloignée ; ton interprétation erronée t’a poussé à reculer, trop vite, trop fort. Tu n’as plus l’agilité habituelle, toutefois rien ne t’enlève cette ondulation serpentine de ces gestes paradoxaux, raides-sensuels, crispés-attirés.

« Désolé. C’est l’engouement, je suppose. » Ton souffle est court, bien que tu n’en ai aucune conscience. L’oeil que tu finis par porter sur lui est celui d’un chasseur face à une proie, presque menaçante, pas volontairement. Tu te mords la lèvre inférieure, inspires, tente de reprendre une contenance que tu as égaré, sans comprendre. D’où.. d’où sortait cet élan d’émotion qu'il t’a livré avec ce naturel déconcertant que tu.. ne comprends pas ? Pourquoi ? Tu voudrais le sarcasme de Daeva pour te remettre dans le droit chemin. Il n’est pas là. « C’est rien. » Le claquement froid de ta langue n’existe plus. Le timbre est miel, agréable à l’oreille. Normale. La couche de givre lui a éclaté au visage. La carapace s’est fissurée sans crier gare et la vie, cette vie cachée derrière la glace, vient éclore clandestinement. « L’excellence, ou rien. » Tu reprends le fil de la conversation en remplissant un autre verre d’alcool, n’osant rien faire pour supprimer ce qui imbibe ta tenue. « … pour la bague, je veux dire. »

Tu détournes le visage, gênée au possible. Gênée par ce qui joue à germer sur tes joues roses, embarrasser par l’incendie qui embrase tes pensées entremêlées. Tu te croyais hermétique, immunisée contre les autres hommes de cette planète damnée. Après avoir perdu Theoden, tu t’étais imprégnée d’absence, d’incompétence amoureuse, de désir éteint, meurtri. Et d’une banale accolade s’effondre l’intégralité de ton âme. Ta main remet en place tes cheveux roux derrière ton oreille, chatouillant de la senteur de pêche ton petit nez détourné de lui. « Vous n’auriez pas dû. » lui souffles-tu, aveu difficile. Tu fais si jeune, soudain. Si désemparée. Au fond, aurais-tu tant travaillé sur ce bijou si tu ne l’appréciais pas un minimum ? « Il faut me prévenir.. du contact. » Tu veux lui expliquer. Tu veux lui dire mais ça ne vient pas, tu ne trouves pas la façon d’exprimer tout ce qui tord l’humanité déchue. Tes bras se croisent, pas dans une réaction de fierté, cette fois, mais dans un geste de repli sur toi-même.

Le silence. Il s’étire. Il s’étire et psychologiquement, tu t’écartes, te retires, sans bouger d’un pouce pour autant. Tes yeux se ferment, quelques secondes. Lorsqu’ils se rouvrent, tu reprends ton rôle, si bien étudié, si bien travaillé, toutes ces années. Tu reprends tes mouvements, viens attraper le collier à l’aide d’un pan de velours épais pour le mener sur le bord de la table plus proche de lui. « Celui-ci inflige des brûlures. La sensation, jamais les marques. » Professionnelle. Comme tu peux. Tu n’arrives pas à t’arracher d’un coin de la tête cet élan de gentillesse. Tu ne connais pas ça, cette façon de toucher pour un remerciement. Dépassée par ta propre envie d’y goûter encore, d’apprendre. Seul le souvenir fantôme de l’enfant perdu te rappelle à l’ordre. Du feu à l’oraison funèbre. « Toutefois, je comprendrais que vous préfériez partir. » Tu te sens forcée de lui laisser une porte de sortie, une occasion de fuir. Ta faiblesse est intolérable, il ne devait pas en être témoin, lui encore moins qu’un autre avec l’acharnement que tu mets à le satisfaire, à aller au-delà de ses demandes. Stupide Rowle. Stupide gosse indigne. Marquée au fer rouge par l’incompétence à laquelle on te fait encore croire.

795 mots.
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MessageSujet: Re: MAKSEZIA ; « highway to hell »   Sam 29 Nov 2014 - 13:54

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Highway to Hell.



(Dostoyevsky) ▽ « What is hell ? I maintain that it is the suffering of being unable to love. »

Mélodie brisée en ton coeur tourmenté. Note glacée, contre sa peau. Froideur, banquise calme où aucun vent ne fait mouvoir la neige immuable. Tension. Clef de peur, sur la partition de ton âme. Son odeur, sa chaleur, ses yeux félins. Ton corps immobile, retranché dans l’incapacité d’un quelconque geste. Puis tes lèvres, un baiser. Note de douceur. La barrière enveloppant de givre ton myocarde emporté fond, Dolohov se frayant par la même un chemin vers tes instincts les plus primaires. Pulsion. Ta main, comme muée d’une vie propre, écarte le doute contre la nuque du slave, frôle la crinière brune, initie le fatal rapprochement. Adieu sainte maîtrise, sacrifiée sur l’autel d’un désir longtemps contenu, souvent assassiné par les conventions sociales. La passion que tu glisses dans cet échange s’enhardie de façon presque indécente. Ton autre main accroche sa chemise, froisse, dans son dos, le tissu que tu juges désormais encombrant, et te pousse à coller contre son enveloppe charnelle, la tienne. Tu fais fît de ton devoir, de ton sang si pur, de cet honneur collé à une réputation de frigide bien travaillée. Tu n’as rien de frigide, là, contre lui, contre sa bouche que tu savoure avec langueur. Arrêt temporel derrière tes paupières clauses. Note de naturel. Il te découvre vraie, humaine, longeant les abords d’un havre de tendresse mêlé à cette passion naissante qui t’enjoins malgré toi à l’attirer entre tes bras.

Verre brisé, jeté. Le mouvement te parvient aux oreilles, provenant de l’étage inférieur. Eclats de voix. Si aucun son ne peut s’extirper de ta tanière privée, le sortilège n’empêche pas les agitations d’entrer. Tu rouvres tes billes claires, tes lèvres se détachant des siennes dans un souffle chaud, chargé d’une frustration mal dissimulée. Ta tête se tourne vers la porte, incapable de nier les échanges courroucés. Les mots ne sont pas clairs mais tu n’as plus besoin de les entendre pour comprendre. Note de peur. Tu sembles réaliser la portée de tes gestes, tu tentes une retraite, la respiration soudain trop emballée. Un tremblement de ta main et tu esquisses un pas en arrière. Acculée contre la table. Prisonnière. Tu. Tu as tout gâché. Quand ton regard croise celui de Maksim, il exprime toute la terreur enfouie, l’encre de tes douleurs dans tes veines répandue. Les émotions claquent, les sentiments submergent, te font lentement plier sous le poids de ton inaptitude. Les draps froissés, tes ongles ancré dans la peau masculine de Burke, tes larmes passées, tout te revient avec brutalité. Tu pâlis. « Pas à vous. » Les mots s’expriment difficilement. Morte de honte. « Vous.. êtes trop important. » La dispute conjugale semble prendre de l’ampleur tandis que ton désarroi se lit sur tes traits plus expressifs. Tu n’apparais plus telle la reine glacée, princesse reptilienne. Sorcière tourmentée par les méandres tortueux de son passé. « Il ne faut pas être faible. » La leçon répétée, tu la murmures. C’est toute ton enfance, toute ton éducation. Tu n’as jamais exprimé ça à quelqu’un, tu n’as jamais évoqué le problème, la torture psychologique qui en résulte. Et si tu l’as fait, toujours en fourchelangue. Pas là. C’est intelligible. Un instant, tes yeux se perdent sur l’étagère, dans le dos du russe, esquissent les contours de la tétine discrètement exposée là, résidu de ton enfer personnel, entre quelques livres et bibelots.

« Reste dîner. » Tes paradoxes déchirent la logique. Quand tu te sens prête à disparaître derrière tes principes, c’est ton coeur qui parle, demande, désire. « Avec moi.. s’il te plaît. » To glisses sur le côté pour échapper à la prison de son corps, à l’interdite tentation. Le vouvoiement s’est envolé sur le souvenir de sa bouche contre la tienne, de sa saveur délicieuse, enivrante. « Je.. vais.. le whisky. » Et ta silhouette s’efface dans ta démarche toujours trop sûre, toujours trop gracieuse en contraste avec le tremblement de ta main, la palpitation de la pompe cardiaque. Tu pousses un peu la porte de ta chambre, fouillant dans ton armoire pour y récupérer une robe noire au décolleté de dentelle. L’échange est rapide, tu jettes la tenue tachée dans un coin, craignant que l’invité ne parte, lassé de l’attente.

Et quand tu réapparais, le retrouve dans la blancheur de tes meubles trop rangés, le trouble a disparu. Reste peut-être un peu de rose aux joues, de chaleur dans ton souffle. « Sans doute votre épouse m’en voudrait-t-elle de vous prendre en otage. » Malicieuse. La peinture de toutes tes nuances apparaît à ses yeux clairs. Plus tant de froideur, bien moins de frayeur, du charme, en revanche.. Il a ouvert la boîte de Pandore, détraqué la serrure de la porte dissimulant ce que l’on t’a trop longtemps forcé à être. Héritière opprimée, formatée, emmurée dans le carcan des terreurs et complexes maladifs. « Restez-vous ou préférez-vous la chaleur de ses bras ? » Tu aurais presque pu dire draps. Un sourire en coin étire ta bouche. Tu sens bien l’attraction. Tu sens bien qu’il est fruit défendu d’un jardin inaccessible. Et tu tangues aux abords du précipice de vos retenues.

836 mots.
Fourchelangue ; italique.
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