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sujet; SALTY † fear cuts deeper than swords.

WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 21/03/2017
‹ messages : 202
‹ crédits : moony.
‹ dialogues : saddlebrown


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fiche » dirty paws
rohan » badass werewolf marcus » ex-ff, prisoner murtagh » lazarus pit owner, apothecary mylan » angry & hungry midget shin » or is it nazir? sirius » the mighty godfather elliott » just another asshole.

‹ âge : 24 ans.
‹ occupation : batteur titulaire des Falmouth Falcons.
‹ maison : ex-Poufsouffle
‹ scolarité : 1991 - 1998.
‹ baguette : mesure 25 cm, est composée d’un fragment d’écaille de chimère et taillée dans de l’olivier.
‹ gallions (ʛ) : 403
‹ réputation : les gens disent qu'il est un monstre qui traîne qu'avec sa bande de monstres, un redoutable batteur mais aussi un sacré taré.
‹ particularité : c'est un ancien obscurial qui a été sauvé in extremis avant de relâcher l'obscurus qui le rongeait et depuis, sa magie est instable, furieuse, explosive.
‹ faits : il est le dernier héritier encore en vie de la famille Greco, connue pour avoir longtemps été à la tête de la COSA NOSTRA - il a hérité d'une véritable fortune mais ignore d'où elle vient vraiment - c'est un batteur exceptionnel, qui n'a pas peur de casser des dents pour obtenir la victoire - il déteste qu'on le touche, encore plus qu'on touche à ses affaires.
‹ résidence : dans une bête d'appart, avec Adri & Greg.
‹ patronus : un peu de lumière, il n'a jamais réussi à faire un patronus corporel.
‹ épouvantard : l'obscurus qu'il a failli laisser échapper un jour.
‹ risèd : lui-même, avec Greg et Adri, en train d'brandir la Coupe du Monde de Quidditch.
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anthea moriartyfear cuts deeper than swords
Un match amical contre les Holyhead Harpies, il n’y a rien de mieux pour mettre Salvatore de bonne humeur. Tout le monde se fiche pas mal que ce soit amical, ça ne change rien du tout. Bagman n’a même pas eu besoin de leur dire de jouer comme si leur vie en dépendait, il commence à savoir qu’ils le feront, quoi qu’il arrive. Même si ça ne leur apporte rien de particulier, les Falmouth Falcons jouent pour gagner. Et puis ils ont une revanche à prendre, parce que la dernière fois, ce sont les Harpies qui l’ont remporté de justesse et ils ne peuvent clairement pas laisser ça impuni, c’est Jules qui l’a dit et pour une fois, ils sont tous impeccablement d’accord. Alors ils donnent tout sur le terrain et ils ne sont pas surpris de se retrouver face à une résistance terrible de la part des Harpies. Elles ont de l’avance – 60 à 40 – mais Bagman semble décider que ça a assez duré puisqu’il fait enfin entrer Gargoyle sur le terrain et Savage esquisse un sourire carnassier. Les choses sérieuses peuvent commencer. Ils sont sans pitié avec les poursuiveurs des Harpies, font un maximum pour leur pourrir chaque move qui pourrait leur rapporter un but. Bien évidemment, les batteurs adverses font aussi tout leur possible pour protéger leurs coéquipiers et l’un d’eux arrive à dégager un cognard de Salvatore, qu’il voit foncer tout droit vers Cass. « GREG ! » s’exclame-t-il en sachant qu’il n’arrivera pas à temps.
Goyle fonce déjà. Du coin de l’œil, Savage voit la mince silhouette de Nao qui file à vive allure, droit derrière Moriarty. Il ne sait pas si c’est une feinte ou si elle a vraiment vu le Vif d’or, mais ce n’est pas très important. Le cognard intercepté par Greg fonce droit sur lui et Sal l’attend, batte fermement en main. Lorsque la balle arrive à sa hauteur, il s’empresse de prendre en compte la vitesse à laquelle Moriarty avance, où elle sera quand-- . Savage frappe de toutes ses forces pour rediriger le cognard sur elle. Il n’a pas le temps de voir si ça a fonctionné, les poursuiveurs des Harpies approchent de leurs buts et un cognard file avec eux, droit vers Jules. Salvatore est le plus proche, alors il fonce et de justesse, parvient à dévier la balle avant qu’elle n’atteigne leur gardienne.

Après ça, ce n’est plus très long, la sonnerie annonçant que le Vif d’or a été attrapé résonne et le commentateur hurle dans son micro que la victoire est à eux. Sal fait demi-tour et voit Chang qui fait des tours de terrain, son poing refermé autour de la balle dorée brandi. Un peu plus loin, il y a Moriarty, pâle et tremblante de rage, qui se tient l’épaule. Il se doute que c’est à cause de son cognard, mais ne peut qu’esquisser un sourire en coin. Une épaule démise ce n’est pas grand-chose, elle s’en remettra.

Une fois la victoire savourée sur le terrain – ça passe souvent par Sunny qui vole au-dessus des tribunes et ramasse les trucs que les fans lui tendent en poussant des hurlements surexcités – ils retournent au vestiaire pour se décrasser et se changer. Adrian et Greg sont les premiers à avoir terminé, ils ne peuvent pas tellement se permettre de traîner parce que Gargoyle commence à être insupportable et Puke s’empresse de lui filer son cachet avant de l’entraîner jusqu’au bureau de Bagman à l’étage, où personne ne risquera de perdre un membre le temps que la pilule fasse effet. Le vestiaire se vide rapidement, ils ont des fans à aller satisfaire et Sunny ne tient pas en place parce qu’il adore ça. Ils ne cherchent pas à le presser, ils savent que Savage a besoin de prendre son temps après un match, qu’il soit rude ou non. Il ne peut pas se contenter d’une douche rapide et de sauter dans des fringues en étant encore à moitié humide comme ils le font tous.
Le vestiaire est parfaitement silencieux lorsqu’il sort de la douche, une serviette autour de la taille, l’autre dans ses cheveux qu’il frotte vivement. C’est ce qu’il préfère après un match, avoir la pièce pour lui tout seul, le calme, le silence. Ça lui permet de redescendre, Sal a tendance à être une véritable pile électrique après un match et s’il ne prend pas le temps de se calmer, c’est là que sa magie se met à faire des siennes. Les autres le savent, c’est aussi pour ça qu’ils se dépêchent de décamper. Salvatore attrape son POW et s’empresse d’envoyer un quicky à son père pour lui annoncer la victoire. Slevin n’a pas pu faire le déplacement à cause du boulot et lui a demandé de le tenir au courant, comme d’habitude.

Le POW retourne dans son sac et Sal se débarrasse de sa serviette et commence à enfiler des vêtements. Il a à peine terminé de passer un jean et est en train de le boutonner quand la porte du vestiaire s’ouvre avec fracas. Savage fronce les sourcils, il n’y a que Greg pour défoncer à moitié des portes ici et il est censé être avec Adrian, en train de planer. Le jeune homme se retourne et se fige en voyant Moriarty entrer et fracasser de nouveau la porte pour la refermer.

Elle a l’air complètement enragée et Salvatore arque un sourcil. « Tu t’es perdue, Moriarty ? Si t’espérais m’voir avec moins d’vêtements t’as trente secondes de retard, » lâche-t-il avant de lui tourner le dos pour attraper sa chemise qu’il enfile, avant de faire soigneusement chaque bouton. Il devine pourquoi elle est là et ça le gonfle d’avance. Blablabla blessée, blablabla t’es un malade, blablabla. Quidditch. Sport violent. Deal with it.

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Dernière édition par Salvatore Gallagher le Mar 25 Avr 2017 - 20:37, édité 1 fois
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WIZARD • always the first casuality
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‹ particularité : maître du feu, particularité qu'elle tient de sa mère, une Moriyama.
‹ patronus : une louve
‹ épouvantard : les buts - plus précisément les trois cercles des Appleby Arrows
‹ risèd : être mère et ne plus ressentir cet horrible vide laissé par la perte de son fils.
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saltheafear cuts deeper than swords
Ses yeux sont tellement occupés à chercher le vif d’or qu’ils annihilent tout le reste ; ils filtrent toutes les informations pour ne capter que le petit scintillement caractéristique de la victoire. Quand elle était gardienne, c’était différent ; les matchs étaient plus… immersifs, elle suivait le jeu au détail près mais maintenant, il lui semble que plus rien n’a d’importance à part Nao qu’elle surveille du coin de l’oeil et ce foutu scintillement qu’elle attend. Elle entend des cris plus bas, elle sait que le match fait rage et surement qu’elle devrait s’en formaliser mais elle n’a pas le temps, parce que déjà elle aperçoit le vif d’or à quelques mètres sur sa gauche et le réflexe de s’élancer à sa poursuite la saisit avant même qu’elle n’ait pleinement le temps d’assimiler qu’il est là. Pas besoin de se retourner pour savoir que Chang l’a vue bouger et qu’il l’a certainement prise en chasse pour tenter de la devancer. Et elle refuse que ça arrive, même si le match est amical, elle refuse de le laisser gagner alors elle garde le cap et prend de la vitesse, parce qu’elle doit arriver avant lui. Pas de bourrasques magiques cette fois-ci, pas des flammes en réponse, pas de spectaculaire et de flamboyant, juste leur concentration à tous les deux et le vent qui siffle à leurs oreilles, juste la course poursuite effrénée et- « MORIARTY ! » Et la voix paniquée de Nao qui vient rompre le moment et qui la pousse à s’aplatir sur son balai dans un pur réflexe de préservation. Anthea ne voit pas le cognard en lui-même mais elle le sent alors qu’il lui fracasse l’épaule plus qu’il ne l’érafle ; et à la limite de son champ de vision se trouve Savage, batte en main, Savage qui passe déjà à autre chose alors qu’elle sent la victoire lui filer entre les doigts. Elle a envie de lui hurler que si elle ne s’était baissée elle aurait surement pris son satané cognard en pleine tête mais elle n’en a pas le temps parce que le match n’est pas terminé, et tenace comme elle est, elle pense qu’elle a encore une petite chance de rattraper le retard que cet incident lui a fait perdre mais… mais Chang pousse un cri victorieux pile à ce moment-là, brandissant le Vif d’or au bout des doigts. Et soudainement Thea se demande s’il voulait vraiment la prévenir, quelques secondes plus tôt, elle se demande si l’espace d’une seconde il en a eu quelque chose à foutre d’elle et de la soirée d’hier qu’ils ont passé au Dirico Express, à rire comme des cons tandis que Chang crachait sur le menu vegan de Moriarty et que Moriarty se plaignait de l’aspect abject « pas du tout comme sur l’affiche mouvante » du hamburger de Chang - et surement que non, surement qu’il voulait simplement la déconcentrer, forcément. Elle brule tellement de rage qu’elle reste bloquée sur place comme une idiote et que ses mains crispées sur le manche du balai chauffent et font légèrement fumer le bois - et Jones va encore la réprimander parce que Thea coûte si cher en fournitures quand elle s’agace.

Et Dahmer aurait fait plus que la réprimander, Dahmer l’aurait incendiée.

L’étau se resserre autour de sa poitrine tandis qu’elle s’éloigne pour atterrir en marge du terrain, sur l’extrême bord, laissant les Falcons savourer leur victoire et les Harpies tenter de se la jouer fair play pour cacher leur déception. Déjà sa capitaine se hâte vers elle, contrariée mais surtout la main tendue parce qu’elle est soigneuse et qu’elle prend tellement à coeur de faire attention aux blessures de son équipe que c’en est presque étouffant. « Laisse-moi voir ça.J’ai pas besoin de- arrête. » Alors Thea se dérobe, parce qu’elle n’a pas besoin d’être soignée — parce qu’elle le mérite, elle mérite de souffrir, elle n’est pas une bonne personne sinon Dahmer ne l’aurait pas punie si souvent, pas vrai ? Et son épaule ira très bien, ce n’est qu’une petite blessure, rien de comparable avec la cicatrice qui lui longe la colonne vertébrale et pourtant — pourtant dans la douche elle lance un sort de silence autour de sa cabine pour étouffer sa respiration qui suffoque d’angoisse et ne pas inquiéter les autres Harpies, attendant qu’elles partent au compte goûte pour aller boire (« Eh Fiery, tu nous rejoins ? Une défaite ça se fête aussi ! » c’est Melanie qui vient de le hurler et ça ne l’étonne vraiment pas de Melanie).

Elle devrait s’en remettre facilement parce qu’elle est Fiery et qu’elle s’escrime à ce que rien ne l’atteigne mais justement, elle est Fiery et elle a besoin d’un coupable sur lequel cracher son venin. Putain de Savage, murmure son esprit tandis qu’elle plie à la hâte son uniforme tout juste bon à être lavé et qu’elle enfile d’autres fringues sans se soucier de la douleur qui la lance par piques. Elle a tellement, tellement la haine que ses pas prennent le chemin des vestiaires des Falcons d’eux-mêmes et elle oublie de vérifier que les autres sont partis, elle oublie même de se demander si Sal est bien là, elle se contente de défoncer la porte pour rentrer et ça lui fait un bien fou. De toute façon, il est là. « Tu t’es perdue, Moriarty ? Si t’espérais m’voir avec moins d’vêtements t’as trente secondes de retard. » Il n’espérait surement pas détendre l’atmosphère et c’est tant mieux parce que sinon, ça n’aurait pas fonctionné - elle est incapable de se calmer tandis qu’elle avance vers lui comme une furie pour lui hurler au visage : « Tu me dois des explications ! » Il ne lui doit rien du tout, Anthea le sait et elle n’est pas du genre pleurnicharde qui se plaint pour un rien mais elle a à la place des poumons deux organes soudainement malades et ratatinés qui peinent à gérer l’oxygène, croulant sous un monticule d’angoisse. Elle pointe un doigt accusateur sur un Salvatore qui est plus occupé à boutonner sa chemise bouton par bouton (dans l’ordre, de haut en bas, comme le grand maniaque qu’il est) qu’à la regarder et ça l’enrage encore plus. « Par Merlin- regarde-moi quand j’te parle ! » C’est une chose étrange à dire parce qu’en soi, ils ne se sont jamais réellement regardés — ils ont fait leur bout de chemin comme deux parfaits étrangers, se contentant de se donner à fond sur le même terrain. Mais ce serait mentir que de dire qu’elle ne s’exerçait pas à l’éviter, soigneusement, comme elle fuit presque inconsciemment tous les batteurs et les zones de buts - ce qui fait beaucoup de choses devant lesquelles trembler, ce qui la relègue en haut, tout en haut, à scruter le Vif d’or d’un air impatient. « J’aurai pu… » Elle aurait pu beaucoup de choses, ressortir avec beaucoup plus grave qu’une épaule endommagée, tomber de son balai — elle aurait pu vraiment beaucoup de choses mais les mots se coincent dans sa gorge encombrée par la rage et la peur qui se mélangent en un cocktail douloureux.

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anthea moriartyfear cuts deeper than swords
Quelque chose cloche chez Anthea Moriarty. Il n’a jamais eu l’occasion de jouer contre elle lorsqu’elle faisait encore partie des Appleby Arrows, parce qu’il n’avait pas encore terminé Poudlard quand elle a été jetée de l’équipe, mais il suivait suffisamment le Quidditch et a assisté à assez de match pour savoir que ce qu’il a en face de lui là, c’est pas celle qu’on surnomme Fiery. Enfin, elle a l’air à deux doigts d’exploser certes, mais c’est pas dans les vestiaires, après le match, qu’elle devrait ressembler à ça. C’est là-bas, sur le terrain. Le poste de batteur demande d’être particulièrement observateur. Il faut savoir en permanence où sont les cognards, où sont placés ses coéquipiers et où trouver ses adversaires. Il faut connaître par cœur, sans arrêt, l’emplacement de chacun pour espérer être efficace. Et Salvatore a toujours été particulièrement observateur. Il a vite été intrigué par Anthea Moriarty. D’abord parce que c’était bizarre de la retrouver Attrapeuse alors que ce n’était clairement pas son poste, avant. Mais surtout, parce qu’elle lui a rapidement rappelé quelqu’un. Il a mis plus longtemps à comprendre qui. Mais à force de l’observer, il a remarqué quelques petites choses. Comme elle pâlit quand elle voit un cognard se rapprocher d’elle. Comme elle ne vole jamais à proximité des buts. Puis il y a eu cette fois où il a cru qu’elle allait gerber, quand elle a vu un de ses coéquipiers prendre un mauvais coup et chuter, chuter, chuter.

Il a compris alors, qui elle lui rappelait.

Adrian, quand il a rejoint les Falmouth Falcons. Et puis, il s’est trouvé stupide d’avoir mis autant de temps à comprendre parce qu’il sait ce que Puke a subi lorsqu’il était chez les Arrows, et pourquoi aurait-il été le seul, hein ? Il n’a pas pris la peine de demander quoi que ce soit à Adri. Il se doute que s’il sait ce qui est arrivé à Moriarty, il n’en parlera pas et ce n’est pas tellement savoir qui l’intéresse. Non, ce qu’il veut, c’est changer ça.

Ce n’est pas par altruisme. Salvatore voue une haine viscérale aux Appleby Arrows. Un peu pour Adrian, surtout parce que les méthodes de Dahmer sont à gerber. Il pourrit d’excellents joueurs, les brise, les pousse à douter d’eux-mêmes et les rend pathétiques. Savage n’a aucun intérêt à jouer contre des mecs qui ont la tremblote parce qu’ils sont terrifiés à l’idée de perdre. Ni contre des imbéciles qui font n’importe quoi parce qu’ils veulent gagner pour ne pas se faire lyncher en rentrant. Le Quidditch, c’est tout pour lui. Mais il n’irait jamais jusqu’à torturer ses coéquipiers pour s’assurer la victoire. La logique des Appleby Arrows lui échappe complètement.
« Tu me dois des explications ! » vocifère-t-elle et Salvatore fronce les sourcils, tout en terminant de boutonner soigneusement sa chemise. C’est inhabituel, ça. En général, les gens viennent gueuler parce qu’il a failli mettre KO un de leurs coéquipiers, c’est rare que quelqu’un vienne râler pour soi-même, par ici. Il ne sait pas trop d’où vient cette règle du tu peux venir te plaindre parce que ton coéquipier est par terre, mais si tu te retrouves blessé, tu fermes ta gueule et t’encaisse. Mais elle lui va plutôt bien, dans l’ensemble.

Il ne voit pas quelles explications il peut bien devoir à Anthea Moriarty. « Par Merlin- regarde-moi quand j’te parle ! » Et il se retourne, lentement, arque un sourcil et darde sur elle un regard ennuyé. Le sol est froid et il aimerait bien enfiler ses chaussettes, mais visiblement ça va devoir attendre. « J’aurai pu… » Oh ça l’agace tellement quand on vient lui gueuler dessus, l’interrompre dans ce qu’il fait, pour ne même pas finir ses phrases ! Tant pis pour elle, Salvatore brise le contact visuel et s’assied sur le banc derrière lui, pour enfiler ses chaussettes. « T’aurais pu… ? » l’encourage-t-il lentement, comme si elle était une enfant un peu bête qu’il faut pousser au cul pour qu’elle s’exprime. La première chaussette enfilée, il lève les yeux vers elle. « Te le prendre en pleine tronche ? Te blesser gravement ? Tomber de ton balai ? Mourir ? » suggère Savage, dans sa grandeur d’âme.
Il passe à la deuxième chaussette et une fois correctement enfilée, il croise les jambes et pose ses deux mains à plat sur le banc. « Je suis presque sûr que t’as signé pour tout ça, quand t’as décidé de poser ton cul sur un balai pour jouer au Quidditch. » Ça commence à devenir lassant de devoir expliquer tout ça. C’est quand même pas compliqué. S’il avait triché, ou encore enfreint une règle, il comprendrait qu’elle s’énerve, mais il n’a fait qu’essayer de donner un coup de pouce à son attrapeur en déstabilisant l’adversaire. C’est pas de sa faute si elle n’a vu le cognard que trop tard. Il enfile ses chaussures, parce que le sol est pas mal mouillé encore et Sal déteste marcher dans l’eau en chaussettes, y a rien de plus désagréable. Alors il se lève et s’approche d’Anthea. C’est satisfaisant d’avoir une tête de plus qu’elle. Il l’observe attentivement et remarque comme elle est crispée, comment elle se tient. Son regard s’attarde sur l’épaule qu’il l’a vue se tenir un peu plus tôt sur le terrain et il lève les yeux au ciel. « Tu f’rais mieux d’aller faire soigner ça, au lieu d’te pointer ici pour me gueuler dessus sans raison. » Il se penche un peu vers elle, une lueur presque amusée dans le regard.

« T’as perdu, ça arrive. Te torture pas pour ça, » rajoute-t-il d’un air terriblement condescendant.

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saltyfear cuts deeper than swords
Anthea fulmine devant chaque bouton que Sal prend le temps d’attacher avec une lenteur exécrable — et quand il lève enfin les yeux vers elle, c’est seulement pour la fixer d’un regard indifférent où ressort une pointe d’agacement. De l’agacement, juste ça — il est simplement agacé alors qu’elle en a les mains qui tremblent. « T’aurais pu… ? » Elle entend l’empressement dans sa voix, savamment caché sous la lenteur de ses mots — l’envie qu’il a d’en finir et de juste se tirer, mais aussi cette légère… moquerie ? Et c’est ça, précisément, qui la pousse à rester pour entendre la suite. « Te le prendre en pleine tronche ? Te blesser gravement ? Tomber de ton balai ? Mourir ? » Elle lève les yeux au ciel tandis qu’il continue : « Je suis presque sûr que t’as signé pour tout ça, quand t’as décidé de poser ton cul sur un balai pour jouer au Quidditch. » C’est le cas ; elle a signé pour l’adrénaline, les entrainements trop longs et les douleurs omniprésentes mais elle a signé trop tard, parce qu’alors il y avait déjà eu Dahmer et son effet dévastateur, Dahmer et les réflexes incohérents qu’elle a maintenant face aux cognards.

Elle aurait presque pu en rester là, tourner les talons et envoyer un quicky à sa capitaine pour faire quelque chose de cette épaule endommagée ; oui, elle l’aurait certainement pu si Savage n’avait pas choisi cet exact moment pour se redresser et la regarder de haut. Tout est détestable chez lui à ce moment-là, en commençant par le fait qu’il est plus grand qu’elle jusqu’au regard dont elle écope. Il la trouve surement idiote, ça lui apparait maintenant, idiote et puérile et elle voudrait lui expliquer tout ce qui ne tourne pas rond chez elle sauf qu’elle en est incapable, purement et simplement incapable. « Tu f’rais mieux d’aller faire soigner ça, au lieu d’te pointer ici pour me gueuler dessus sans raison.T’occupe. » Elle ne le mérite toujours pas, elle a toujours cette voix intérieure qui vient tout foutre en l’air chaque fois qu’un truc tente de se réparer en elle, de se remettre en place. Et chaque fois elle s’exhorte, ce qui a le don d’empirer encore plus sa situation — parce qu’alors elle culpabilise, rejette la faute sur elle-même, se trouve faible et Merlin sait à quel point les gens faibles sont inutiles, tout juste bons pour la casse, surtout dans le monde du quidditch.

Quand à Sal, Anthea est mitigée — incapable de déterminer s’il en a quelque chose à faire, ne serait-ce qu’un peu, ou s’il s’amuse presque de la situation. « T’as perdu, ça arrive. Te torture pas pour ça. » La lueur qui habite le regard de Savage lui apporte sa réponse ; il est si hautain, si… qu’importe ce qu’il est, à vrai dire, parce que soudainement elle le hait, et elle ne se l’explique pas exactement parce que ça n’a aucun sens que ce soit lui en particulier qui prenne pour tout mais elle bouillonne de rage et de détermination mélangées, désireuse de lui prouver qu’il se plante sur toute la ligne. « Pour qui tu te prends ? » Ses dents se serrent dans un réflexe révolté, comme chaque fois qu’elle est sur le point de vraiment s’emporter mais qu’elle essaye de lutter. Une lutte qu’elle ne gagne pas souvent, du reste — elle n’a plus les armes pour combattre contre elle-même, ces derniers temps, pas alors qu’elle est esseulée dans son propre pays, dans sa propre communauté, pas alors qu’elle n’est toujours pas parvenue à renouer avec les Moriarty, sa famille. Et ça marchait du temps de Dahmer, de serrer les dents pour ne pas déraper ; oui, ça a fonctionné, mais peut-être que ça n’aurait pas dû vu là où cette obéissance contrainte l’a finalement menée.

« J’me torture pas pour ça, (et le ‘ça’ sonne comme ‘si peu’), à vrai dire ça m’est presque égal, j’pourrai te parier très cher que la prochaine fois les Harpies vous écraseront. » Parce que la prochaine fois, elle devra prouver à Gallagher qu’elle a raison, et c’est probablement ce qu’il veut mais pour lui donner tord elle serait prête à tout (même à payer ces stupides goodies Witchy Kitty à Lynch pour qu’elle se dépasse enfin sur le terrain). « Alors tu peux ravaler ton putain d’air condescendant et- EH ! » Tout se passe si vite : une seconde elle croit qu’il va s’en aller et une pensée fugace s’impose à elle, elle n’en a pas terminé avec lui ; et la seconde d’après, elle le retient d’un geste brutal et très surement déplacé, même si absolument pas contrôlé. Et à partir de là, le mal est fait parce qu’elle sent dans l’air que quelque chose a changé, elle ne sait pas exactement quoi ni vraiment pourquoi, même si elle se doute que ça provient de ses doigts qui serrent le bras de Sal à lui en faire mal et du fait qu’il a l’air de détester tout contact physique. S’ensuit une seconde pendant laquelle elle pourrait surement s’excuser (ou mieux, se rétracter) mais elle n’en a pas tellement l’intention et la dite seconde file sans demander son reste, pour que ce soit finalement trop tard.

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« Pour qui tu te prends ? » Il soupire, alors que l’ennui se fait clairement visible dans son regard. Elle a du caractère, c’est une bonne chose, mais elle ferait mieux de l’employer sur le terrain, plutôt que dans les vestiaires. Pour qui il se prend ? Juste un adversaire las de voir qu’on ne se donne pas à son maximum en face de lui. Il ne voit pas ce qu’il y a de mal à ça. « J’me torture pas pour ça, à vrai dire ça m’est presque égal, j’pourrai te parier très cher que la prochaine fois les Harpies vous écraseront. » Il souffle fort, par le nez, dans un son clairement moqueur, alors que ses lèvres s’étirent dans une grimace qui signifie clairement que ses paroles ne sont que du vent, à ses yeux. Les Falmouth Falcons n’ont pas encore récupéré leur ancienne harmonie sur le terrain mais au moins, tous les joueurs donnent leur maximum à chaque match. Il ne pense pas pouvoir en dire autant des Harpies. Les pseudo menaces de Moriarty ne l’intéressent pas et la discussion prend un tournant qui n’a absolument aucune issue. Sal n’a pas envie de débattre inutilement sur le pourquoi du comment il joue férocement quel que soit le match et pourquoi Moriarty ne peut pas lui reprocher ça. « Alors tu peux ravaler ton putain d’air condescendant et--» Okay, il en a assez. Il lève les yeux au ciel et s’écarte pour aller récupérer ses affaires et se tirer d’ici avant qu’elle ne l’assomme avec des paroles inutiles. « EH ! » L’exclamation lui passe au-dessus, mais lorsqu’il sent les doigts de Fiery se refermer autour de son bras, Salvatore se fige.
Un silence de mort suit son geste, alors que lentement, il baisse un regard vers la main qui serre son bras douloureusement. Puis il se tourne vers Anthea, et quand son regard croise le sien, l’ennui a clairement laissé place à une colère sourde. D’un geste brusque, il veut dégager son bras de la prise de la jeune femme, mais il ne l’a même pas touchée que déjà, il peut sentir le courant magique lui traverser le corps et repousser violemment Moriarty. Elle s’écrase contre le mur le plus proche et il peut la voir ravaler un cri de douleur, probablement à cause de son épaule déjà amochée.

« Shit, » marmonne-t-il avant de passer une main dans ses cheveux, dans un geste un peu tremblant. Il était censé s’être amélioré avec ce genre de réactions clairement trop brutales, mais de toute évidence, Moriarty a le don de le mettre sur les nerfs. « On a oublié d’te passer l’mot ? Pas. Toucher. » qu’il grogne d’un air agacé. Il ne supporte pas qu’on le prenne par surprise. Ça passe avec ceux dont il reconnaît aisément la présence, mais Anthea Moriarty n’en fait clairement pas partie. Savage soupire, puis s’approche d’elle, se fige juste en voyant son air plein de défi et de colère. « Me crame pas la tronche Moriarty, tu l’regretterais, » l’avertit-il d’un air sombre. Il sait ce dont elle est capable et il n’a pas tellement envie de finir avec des brûlures au troisième degré. Il se penche et l’attrape par son bras valide pour la soulever, parce qu’elle proteste moins que ce à quoi il s’attendait, il se demande si elle ne s’est pas méchamment cogné la tête.
« Tu fais chier. » Il l’entraîne jusqu’au banc le plus proche où il l’assoit avant de passer une main à l’arrière du crâne de la jeune femme. Elle ne saigne pas, mais la grimace qu’elle affiche lui confirme qu’elle va probablement finir avec une vilaine bosse. Il espère que ce n’est pas plus grave que ça, sinon, il va être dans la merde et il n’a pas très envie de finir la saison sur le banc parce que sa magie fait des siennes. « Hey, regarde-moi, » lance-t-il et quand elle lève les yeux vers lui, il l’observe attentivement. « J’me suis multiplié ou tu vois clair ? » demande-t-il en agitant sa main devant elle.

« Ecoute, j’sais que ça fonctionne pas comme ça, chez les Arrows, mais dans les équipes normales, on encourage les joueurs à prendre soin d’eux. Les Harpies font pas exception. » Il sait que Jones n’est pas du genre à laisser ses nanas se promener avec des blessures et à les laisser se démerder. Son regard a dévié sur l’épaule de la jeune femme et il n’a pas besoin de la toucher pour voir sous le vêtement qu’elle est déboitée. « Oublie c’que t’as appris là-bas, ça vaut rien, » poursuit-il et le mépris qu’il éprouve pour les Appleby Arrows est clairement perceptible. « T’as du talent, et ça m’gonfle de te voir esquiver la moitié du terrain parce que les buts te rappellent un truc badant. » Coup de poker, il n’est pas certain que ce soit exactement ça qu’elle évite, mais sa réaction lui confirme un peu ses doutes. Il ne sait pas ce qui est arrivé exactement, mais ça importe peu. Connaissant les Arrows, c’est forcément dégueulasse. « Alors ouais, peut-être que j’t’ai aussi envoyé ce cognard dans la tronche pour ça, » admet-il en haussant les épaules. « J’sais pas ce qu’ils t’ont fait, mais si tu laisses la peur t’empêcher d’être à fond sur le terrain, alors ils ont gagné. » Il détache son regard de son épaule, le pose à nouveau sur les traits de la jeune femme. « Et ces connards méritent pas d’gagner, » conclut-il en pinçant les lèvres, amer. Pour ce qu’ils ont fait à Adrian, Salvatore veut juste les pourrir. « Ça a l’air déboîté, j’peux t’remettre ça en place, mais tu ferais mieux d’aller voir Jones. » Des épaules déboîtées, il en a eu, pareil pour ses coéquipiers. Ils sont aussi violents à l’entraînement que lors des matchs importants, alors ils ont vite appris à s’administrer les soins les plus basiques pour être opérationnels le plus rapidement possible.

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La première chose qu’elle ressent, c’est la douleur, avant même de comprendre à quoi elle est due, avant même de capter qu’elle a fait une erreur (encore). Son dos a heurté le mur alors qu’une seconde auparavant elle se tenait au milieu de la pièce, regard assassin et main crispée sur… sur Sal. Les morceaux se mettent lentement en place : elle l’a touché, pour commencer, et ensuite il y a eu… cet effet-là, un peu incompréhensible, ce genre d’onde qui l’a envoyée balader au loin, cette… magie instinctive, surement, qui fait qu’elle ne doute plus à présent que Savage soit tendu en sa présence. « Shit, » qu’il marmonne devant le fait accompli, et elle se plaint sensiblement de la même manière, laissant un « Bordel » s’échapper de ses lèvres tout en se tenant de nouveau le bras, encore un peu sonnée contre le mur. Elle s’apprête à demander ce qui lui a pris mais il la devance en expliquant : « On a oublié d’te passer l’mot ? Pas. Toucher. » Elle ne sait pas qui est ce on qui aurait pu l’avertir mais oui, on a bel et bien oublié. Elle se contente de hocher la tête pour signifier qu’elle a bien pigé, que le message est passé et qu’on ne l’y reprendra plus, mais de toute évidence ses yeux ne parviennent pas à renvoyer un message de paix puisque Sal bougonne : « Me crame pas la tronche Moriarty, tu l’regretterais.C’est pourtant pas l’envie qui m’en manque. » Non, clairement pas, parce que c’est si tentant de rejeter tous ses maux sur Sal. Si tentant, dans tous les cas, de lui en vouloir pour l’épaule amochée et son crâne qui la lance, si tentant de lui dire qu’il est fautif et qu’il doit s’excuser. A la place, elle serre les dents, consciente que la douleur n’est que passagère et qu’il lui suffit d’être patiente pour s’en débarrasser — et d’accord, c’est aussi un peu de rage qu’elle serre les dents, face à la situation qui s’est définitivement envenimée. Alors lorsqu’il tend une main vers elle, elle ne peut retenir un léger mouvement de recul avant de finalement se laisser faire — ça ne peut pas être pire, de toute façon, pas vrai ? Maintenant que la magie capricieuse de Salvatore l’a expressément rejetée, oui, ça ne peut qu’aller mieux. « Tu fais chier.Toi aussi. » qu’elle lui fait remarquer, une fois assise sur le banc. « Hey, regarde-moi. » Moriarty obtempère sans trop réfléchir, fixe la main de Sal qui s’agite juste sous ses yeux et rassure : « Relax, j’vois clair. » Ça la lance, simplement, et la douleur a été vive sur l’instant mais elle en a déjà vu des plus dures et elle ne doute pas que Savage aussi.

« Ecoute, j’sais que ça fonctionne pas comme ça, chez les Arrows, mais dans les équipes normales, on encourage les joueurs à prendre soin d’eux. Les Harpies font pas exception. » Rien que l’évocation des Arrows lui tend les muscles et lui file un frisson glacial. « Laiss- » Comme pour dire ‘laisse tomber, c’est un terrain miné’, mais d’une voix vraiment minuscule parce qu’elle ne sait pas, justement, si elle a vraiment envie qu’il laisse tomber (qu’il la laisse tomber). Et peut-être qu’elle veut entendre ce qu’il a à dire, peut-être qu’elle a besoin d’entendre ce que Savage a à dire. « Oublie c’que t’as appris là-bas, ça vaut rien, » Elle s’est défoncée pour ce truc qui ne vaut rien et le mépris sous jacent qu’elle perçoit dans la voix de son rival la blesse autant qu’il remonte encore plus Sal dans son estime - parce que du mépris, elle en a aussi à présent, pour Dahmer et ses méthodes, pour elle-même, pour tous les joueurs qui sont restés malgré les abus constants, pour elle-même. Et elle pense qu’elle aurait du partir avant, mais elle n’y est pas parvenue et elle ne se l’explique pas, et elle voudrait le dire à Salvatore qui enchaine : « T’as du talent. » C’est con mais ça la fait sourire, parce qu’elle ne doute pas une seule compte que ça a du lui arracher les lèvres, d’avouer ça, « et ça m’gonfle de te voir esquiver la moitié du terrain parce que les buts te rappellent un truc badant. » Il lui faut ça pour que sa respiration se bloque, et que soudainement elle éprouve de la difficulté à soutenir le regard de Savage. Et surtout, elle se demande comment il sait, ça lui plonge les yeux dans le vague et la pousse à se triturer les mains d’un air absent. Chaque mouvement provoque une pointe de douleur provenant de son épaule, comme des aiguilles qu’elle ignore en se concentrant sur la voix masculine et les yeux de Sal qu’elle cherche de nouveau alors qu’il dit : « Alors ouais, peut-être que j’t’ai aussi envoyé ce cognard dans la tronche pour ça, » Connard, c’est le premier truc qu’Anthea pense, mais de manière beaucoup moins vindicative qu’elle n’a pu le penser au départ. Parce que maintenant, elle comprend, au moins un peu.

« J’sais pas ce qu’ils t’ont fait, mais si tu laisses la peur t’empêcher d’être à fond sur le terrain, alors ils ont gagné. Et ces connards méritent pas d’gagner. Ça a l’air déboîté, j’peux t’remettre ça en place, mais tu ferais mieux d’aller voir Jones. » Le changement de sujet la prend de cours, et Thea marque un léger temps d’arrêt avant de se décider : « J’veux pas aller voir Jones, j’veux pas l’inquiéter, et elle s’inquiète déjà trop pour moi, » parce qu’elle est comme une mère, parce qu’elle prend très à coeur le rôle qu’Hanae ne peut plus remplir, assise devant la fenêtre à fixer un point qui n’existe plus. Et parce qu’elle angoisse à l’idée de tout ce qui est susceptible de ressortir, avec la perspective de ce foutu procès. « Tu pourrais t’en charger ? » Moriarty ne doute pas que oui, mais elle demande quand-même et en guise d’assentiment, Savage attrape fermement sa baguette. « J’peux pas promettre de pas t’insulter sous le coup de la douleur » qu’elle prévient, un sourire moqueur aux lèvres, parce que jusqu’ici ils n’ont pas spécialement eu besoin d’une quelconque douleur pour se rentrer dedans. Elle serre les dents comme jamais alors qu’il prononce la formule, essuie la dernière vague de douleur sans trop de plaintes mais en laissant effectivement quelques insultes filtrer et retrouve finalement l’usage correct de son bras. Tout n’est pas parfaitement remis mais le plus gros fonctionne et elle imagine qu’après une nuit de sommeil, les tensions restantes seront finalement dissipées. Elle fait bouger son épaule pour la tester, hoche la tête de satisfaction face à l’efficacité du sort puis s’aventure à demander : « Sal ? » Elle peut déjà visualiser l’air soulé qu’il affiche surement, les yeux levés au ciel, mais elle se trompe peut-être parce qu’elle fixe le sol en attendant de trouver la force de le regarder. Et quand elle y parvient enfin à le faire, c’est pour murmurer au travers de sa gorge nouée un « merci » beaucoup trop sincère à son goût.

Attendre qu’il réponde à ça est angoissant, sans compter qu’à sa place elle n’aurait rien à dire. Alors elle se redresse comme si ce dernier mot n’avait pas franchi la barrière de ses lèvres, se relève enfin, et pointe un doigt sur Savage : « Trêve de bavardages, tu me dois une revanche. » Sa voix est plus assurée dans le seul but de faire oublier les remerciements tremblotants. « Maintenant ou dans les jours qui viennent, mais tu m’en dois une. » Ce qui est un peu vrai parce qu’il a avoué lui avoir envoyé ce cognard exprès, et aussi un peu faux parce que les règles du quidditch n’ont jamais été réellement tendres. Mais elle s’impose parce qu’elle sait qu’elle ne peut pas fuir les trois anneaux pour l’éternité — même si elle sent d’avance sa gorge se serrer, tenter le coup pourrait probablement la faire progresser, surtout que jusqu’à présent elle a toujours voulu se débrouiller seule, tellement seule que lorsque la panique l’enserrait elle se retrouvait à court d’options pour se débattre. « Deal ? »

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‹ âge : 24 ans.
‹ occupation : batteur titulaire des Falmouth Falcons.
‹ maison : ex-Poufsouffle
‹ scolarité : 1991 - 1998.
‹ baguette : mesure 25 cm, est composée d’un fragment d’écaille de chimère et taillée dans de l’olivier.
‹ gallions (ʛ) : 403
‹ réputation : les gens disent qu'il est un monstre qui traîne qu'avec sa bande de monstres, un redoutable batteur mais aussi un sacré taré.
‹ particularité : c'est un ancien obscurial qui a été sauvé in extremis avant de relâcher l'obscurus qui le rongeait et depuis, sa magie est instable, furieuse, explosive.
‹ faits : il est le dernier héritier encore en vie de la famille Greco, connue pour avoir longtemps été à la tête de la COSA NOSTRA - il a hérité d'une véritable fortune mais ignore d'où elle vient vraiment - c'est un batteur exceptionnel, qui n'a pas peur de casser des dents pour obtenir la victoire - il déteste qu'on le touche, encore plus qu'on touche à ses affaires.
‹ résidence : dans une bête d'appart, avec Adri & Greg.
‹ patronus : un peu de lumière, il n'a jamais réussi à faire un patronus corporel.
‹ épouvantard : l'obscurus qu'il a failli laisser échapper un jour.
‹ risèd : lui-même, avec Greg et Adri, en train d'brandir la Coupe du Monde de Quidditch.
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Il la fixe, impassible, alors qu’elle semble mettre un moment à capter qu’il a changé de sujet. Il n’a pas que ça à faire, d’attendre qu’elle se décide, mais bon, il ne peut pas tellement la laisser dans cet état, pas vrai ? C’est peut-être un peu de sa faute aussi, si elle a l’épaule déboitée alors il peut au moins l’aider à arranger ça. Quel seigneur. « J’veux pas aller voir Jones, j’veux pas l’inquiéter, et elle s’inquiète déjà trop pour moi. » Sal lève les yeux au ciel, à peine surpris. Bien sûr qu’elle ne veut pas aller voir sa coach, cette andouille. « C’est son job de s’inquiéter, banane, » ne peut-il s’empêcher de signaler. « Mais tu fais c’que tu veux. » Après tout, si elle préfère refuser l’aide de son coach, c’est son droit. « Tu pourrais t’en charger ? » Il cligne des yeux, silencieux et un peu surpris, cette fois. Il s’attendait à ce qu’elle balaye son offre, pas à ce qu’elle accepte. Alors quoi, elle est prête à le laisser la retaper plutôt que d’inquiéter Jones ? C’est qu’elle doit être sacrément désespérée. Salvatore hausse les épaules et tire sa baguette, pour la pointer sur l’épaule démise de la jeune femme. « J’peux pas promettre de pas t’insulter sous le coup de la douleur, » fait-elle avec un sourire moqueur et Sal répond avec un regard ennuyé. « Please. » Il la regarde serrer les dents, se préparer à avoir mal et il se dit que de toute façon, rien ne rendra ça plus agréable, alors il se dépêche de lancer la formule.
Ce n’est pas impeccable, parce que Salvatore a mis le moins de puissance possible dans le sortilège. Il sait que s’il ne fait pas attention à ça, il a plus de chances de lui exploser le bras que de réparer quoi que ce soit. Et puis, c’est mieux que rien et ce n’était pas bien grave à la base. Pas de quoi faire irruption dans le vestiaire des mecs pour venir lui gueuler dans les oreilles, finalement. Elle encaisse admirablement bien et probablement que Salvatore devrait en être impressionné mais à vrai dire, il est plutôt énervé. En général, on encaisse bien la douleur quand on a l’habitude et très franchement, Savage n’aime pas ce que ça veut dire. Il la regarde tester son épaule remise et pince les lèvres. « N’en fais pas trop, tu devrais reposer ce bras un moment, dans le doute, » marmonne-t-il avant de ranger sa baguette. « Sal ? » Il lève les yeux vers elle, c'est assez étrange de l'entendre l'appeler comme ça. Il n'arrive pas à décider si c'est désagréable ou juste... bizarre. « Merci. » A peine un murmure, mais il a bien entendu le mot.

« Mmmh, » grogne-t-il avant de se détourner d’elle, pour ranger ses affaires dans son sac qu’il perche sur son épaule. Il sait pas trop quoi répondre de mieux. Oh, peut-être de rien ? Enfin, trop tard maintenant. « Trêve de bavardages, tu me dois une revanche. » Toujours là ? Quand il se retourne, elle a un doigt pointé vers lui et est toujours plantée là, un nouvel air déterminé sur ses traits. Salvatore arque un sourcil moqueur. « Maintenant ou dans les jours qui viennent, mais tu m’en dois une. Deal ? » Ce qu’elle peut être agaçante. « Définitivement pas maintenant, Moriarty, j’viens de te remettre l’épaule, » marmonne-t-il avec un soupir. Elle pourrait au moins respecter son travail. Il l’observe un moment, silencieux. Ces histoires de revanche, ça ne l’intéresse pas tellement, surtout qu’elle n’a rien à venger, elle a perdu, ça arrive. Elle ferait mieux de s’entraîner, plutôt que de chercher à venger il ne sait quoi.
Ses traits s’éclaircissent un peu. « Okay. On s’voit au terrain des Falcons disons— ce week-end. L’temps qu’ton épaule soit bien remise. Samedi aprem, 14h. Sois pas en retard. » Il est pas dans ce délire de revanche, mais il est curieux de savoir si celle qui a mérité le surnom Fiery est toujours là ou s’ils ont réussi à la détruire, chez les Arrows. Honnêtement ? Ca l’ferait chier qu’ils aient réussi. « Tu t’es ramollie, un tour dans un vrai club ça devrait te faire du bien, » lance-t-il avec un sourire moqueur. Dire des saloperies sur les Harpies, le meilleur moyen de s’assurer que Moriarty sera motivée à lui botter le cul.

C’est si simple !

Il fait mine de sortir du vestiaire et s’arrête devant la porte. « Oi, » lance-t-il pour attirer son attention. « Fais-moi plaisir et mets d’la glace sur cette épaule, c’est débile de morfler pour rien. » Il ouvre la porte deux doigts à sa tempe dans un salut moqueur. « A samedi, Fiery, » lâche-t-il avant de quitter le vestiaire. C’est pas le tout, mais faut qu’il remette la main sur les deux autres clampins, maintenant.

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