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sujet; deamus - to me it's nothing but a one-man cult.

WANDLESS • wth is happening
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‹ inscription : 11/03/2017
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‹ crédits : ultraviolences
‹ dialogues : goldenrod


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rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton, hwan ft. vernon choi, jay ft. gong yoo, hiram ft. abel tesfaye, adidja ft. reece king.


‹ âge : vingt-quatre (22/02)
‹ occupation : serveur dans un café moldu près du Ministère de la Magie.
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : 1991 et 1998
‹ gallions (ʛ) : 481
‹ réputation : je suis mort.
‹ particularité : quasiment un moldu.
‹ faits : j'ai perdu toute ma mémoire du monde magique et je suis persuadé d'être un simple moldu appelé Johnny.
‹ résidence : dans le Londres moldu, vers Covent Garden. Avec mon boyfriend moldu Sam.
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seamus finnegan
Yes, of course I remember, how could I forget how you feel? You know you were my first time, A new feel. It won't ever get old, not in my soul, Not in my spirit, keep it alive, We'll go down this road 'Til it turns from color to black and white.
T'aimes bien la plupart de tes collègues, mais ton préféré, c'est quand même Harriet. Elle est complètement ciboulée Harriet, et ça fait un peu chier tout le monde, tout le reste de l'équipe; pas toi, tu la trouves juste drôle, vraiment drôle, et se retrouver en pause cigarette avec elle est toujours le meilleur moment de tes journées. Dans ces moments-là, les autres savent bien qu'il ne faut pas trop vous approcher, à moindre de devenir la cibles de vos blagues de mauvais goûts et de vos farces encore pires; généralement, vous passez les dix généreuses minutes accordées par votre manager (vous retenir moins longtemps ne servirait à rien et il le sait; après ça, vous êtes toujours vibrants d'énergie, vos côtes encore soulevées par vos rires incontrôlables pendant les heures à venir) dans la ruelle derrière le café, à fumer et à faire les pitres. Harriet, elle raconte aussi super bien les histoires, et même si la ruelle est dégueulasse, qu'il y traîne une odeur douteuse et que le sol est toujours recouvert d'ordures, elle arrive à peindre, avec les mots, des scènes vivaces; à sa manière, Harriet est un peu une magicienne.
Sauf que cette manière ne lui suffit pas. Parce que voilà, depuis que le Secret est tombé, depuis que vous savez, tout moldu que vous êtes, que le monde parallèle et sorcier existe, Harriet est persuadée d'être une sorcière qu'on aurait oublié d'appeler pour aller à Poux-de-Lard (tu sais pas trop bien comment ça s'écrit ou ça se prononce, les informations sur le monde magique vont et viennent dans ta tête sans vraiment s'arrêter, sans se ficher, au cas où ça ferait résonner des souvenirs qui eux sont profondément enfouis, scellés.)

Elle est persuadée d'être une véritable sorcière et ces derniers temps, vos pauses cigarette se résument à elle qui, le visage fermé par la concentration, essaie de faire de la magie sous ton regard distant. Y'a toujours quelque chose en toi qui remue, quand elle parle le latin ou el grec ancien, marmonne des incantations qu'elle du lit, du format d'une Bible mais qui n'en est pas une, qu'elle tient dans la main. C'est de l'agacement (c'est l'agacement de Dean aussi: c'est pas comme ça qu'on fait la magie).
Ça t'emmerde un peu, surtout que tu vois bien que ça la rend triste, Harriet, de ne pas pouvoir faire de la magie comme les sorciers, les véritables sorciers sur lesquels on raconte toujours une autre histoire à la une des journaux. Dean n'a rien trop retenu de leurs histoires abracadabrantesques, il sait juste que genre... ceux qui ont un tatouage sur l'avant-bras gauche, c'est pas bon signe. Mais déjà, y'a des moldus (c'est comme ça qu'ils sont appelés, les êtres humains normaux) qui les imitent, plus par esprit de contradiction qu'autre chose, même si l'encre utilisée pour les sorciers est différente, c'est ce qu'on dit en tout cas.

C'est ce qu'on dit, c'est un peu devenu la punchline dans ton monde. Vous savez que les sorciers existent mais les détails, ah les détails, c'est des on dit autant que c'est des non-dits.
Bref, toujours est-il que ce jour-là, pendant votre pause cigarette, Harriet est en train de faire un petit rituel païen dans son coin (c'est pas la première fois) sous ton regard blasé avant de froncer les sourcils. “ Faut que j'sois sous le soleil. Quoi? ” T'arques un sourcil dans sa direction alors qu'elle se redresse, effaçant le pentacle qu'elle a tracé avec du sel sur le sol. “ Faut que je sois sous le soleil, répète-t-elle. Les sorciers ont besoin du soleil pour leur magie. C'est c'u'on dit. ” Le café se trouve au rez-de-chaussée d'un immense bâtiment à l'air administratif — choix étrange —, et de l'autre côté de la ruelle se dresse un autre bâtiment aussi immense; c'est l'après-midi, et si le soleil touche encore les hautes fenêtres, ça fait longtemps qu'il a quitté le sol de la ruelle. T'hausses les épaules en te levant, bien décidé à l'observer se ridiculiser devant tout le monde dans la rue, la suivant quand elle se rend au bout de la backlane pour la rue adjacente au café, son sac de sel dans la main et sa bouche marmonnant des insultes sous sa respiration.
Tu restes dans l'obscurité de la ruelle, appuyé contre le mur dégueulasse, l'observant se mettre à genoux sans honte au milieu du trottoir (elle ne pourrait pas moins ressembler à un sorcier, te dis-tu avec un peu de mauvaise foi, parce que tu ne sais pas à quoi ressemble exactement un sorcier: le seul que t'as rencontré en vrai, c'est Sana et bon, elle avait l'air... normale. Plus ou moins. Chétive mais normale) en retraçant le symbole un peu satanique (qui te fait faire la moue) avec son foutu sel. T'es tellement absorbé par l'observation de ta pote que tu vois presque pas celui qui a été ton pote dans une autre vie.

Mais voilà, la fumée que tu viens de recracher est éparpillée par le vent, tu relèves le nez en voyant du mouvement et y'a un mec qui te regarde et tu sais pas quoi faire, parce que ta tête te fait mal, ton coeur bat vite pendant un instant, parce que y'a un truc dans les yeux de ce mec, quelque chose d'indescriptible. Il a l'air bourré, non, juste... halluciné. Comme si il venait de voir un fantôme. “ Want a cig, mate? ” tu demandes, plus agressif qu'autre chose, t'aimes pas la manière qu'il a de te dévisager.
(C'est ce que Dean disait toujours à Seamus, parce que c'est bien lui, quand il s'approchait de lui en fronçant les sourcils parce qu'il aimait pas que tu fumes; sauf que le gentil taunt est devenu insulte dans ta bouche, alors que la douleur dans ton crâne est plus pesante que jamais.)
T'aimes pas son regard sur toi. Il te fait peur.
T'as jamais aimé les histoires de fantômes.

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I THOUGHT THAT I WAS DREAMING WHEN YOU SAID YOU LOVED ME. it started from nothing, i had no chance to prepare, couldn't see you coming And we started from nothing, I could hate you now, It's alright to hate me now, We both know that deep down The feeling still deep down is good.
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HERO • we saved the world
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deamus + it's a bad religion
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(music) Y’a quelque chose qui le pousse dans cette rue, comme une force qui l’a envoyé ici, un après-midi, quelque chose qui l’a fait traîner dans la même zone qu’un fantôme.

Y’a quelque chose qui le fait relever la tête et c’est possiblement et effroyablement la chose la plus difficile qu’il ait eu à faire depuis la mort de Dean.

Ce genre d’apparitions, il en a eu des tas, il en a rêvé, il en a halluciné. Mais ça ne laisse aucune trace de quiétude, c’est le désespoir qui pique tout son corps et qui obstrue sa gorge et qui provoque un tumulte d’émotions incompréhensibles. Ça lui donne l’impression de se faire rouler dessus par un camion et d’avoir quelques souffles de vie pour constater qu’il est encore vivant mais que Dean est toujours mort. Seamus déteste son cerveau trop défectueux qui lui donne ce genre d’hallucinations. Il déteste son corps aussi, tellement, tellement, il aimerait s’arracher la peau et son cerveau, juste changer, juste oublier. C’est peut-être un bad trip. Sauf qu’il n’a rien bu ni fumé depuis plusieurs jours oh fuck – ça y est, c’est le moment que son cerveau a choisi de le rendre fou, il en est sûr, il le ressent, il le voit.

C’est bizarre comme sensation. Le monde qui cesse de tourner, sa pochette tombe et les couleurs aussi, disparaissent, soudainement sa vision n’est que monochrome et couleur cauchemar. Bienvenue dans le microcosme dysfonctionnel de Seamus Finnigan, là où les fantômes réapparaissent et il en oublie même de respirer. Peut-être oui, c’est peut-être son premier signe de folie et qu’il est en pleine désillusion macabre du soulmate revenu à la vie. It was probably a sick joke.

Et puis.
Et puis il le voit interagir avec quelqu’un d’autre.

Et c’est la seconde réalisation douloureuse parce que c’est pas juste un produit malsain de son cerveau bousillé. Y’a quelque chose de réel et de terriblement inaccessible et putain, sa cicatrice sur son avant-bras se met à le brûler. WHY, why now, why why why, ça va bientôt faire trois ans et il avait regagné presqu’une vie stable et maintenant tous ses efforts sont anéantis et il aimerait crier pour que cette vaste blague prenne fin mais sa gorge est tellement serrée qu’il peine à produire un son. C’est réel, tellement, tellement réel, ce visage familier qu’il a si souvent embrassé, qu’il a rêvé, qu’il a halluciné, ce regard dans lequel il s’est perdu tant de fois, qu’il a rêvé, qu’il a halluciné, c’est une putain de blague c’est juste pas possible c’est la folie il en est sûr maman lui avait dit que ça serait difficile de tourner la page et il n’y est jamais arrivé et maintenant il le voit et Dean est vivant et Dean est mort et Seamus n’sait juste pas quoi faire parce que son meilleur ami qu’il a enterré tellement de fois est juste sous ses yeux – et son fantôme personnel relève la tête et leurs regards se croisent et quelque chose s’effondre à l’intérieur. C’est Dean sans être Dean, c’est son Dean mais également un étranger, c’est Dean qui le regarde sans le voir.

Il est vivant.

Want a cig, mate? ” Et il a suffi qu’il entende sa voix pour se sentir comme de la merde. Pour de nouveau avoir envie de s’arracher la peau, les cheveux, les yeux, la langue, le cœur – oh ce cœur qu’il aimerait s’en débarrasser. Il cherche dans les yeux de Dean un signe, un quelconque signe, peut-être joue-t-il la comédie, peut-être fait-il semblant de l’ignorer, de ne pas le reconnaître, oui, c’est sûrement ça, reste dans tes désillusions Seamus, vot’ relation n’a jamais été autre chose qu’une désillusion de toute façon. Encore un autre produit de ton esprit de vent et puis t’y as tellement cru, tellement cru que y’avait quelque chose entre vous que t’es en train d’te sentir tellement malade et minable et incroyablement triste que tu te laisserais tomber à genoux si t’pouvais.

Dean ne le reconnaît pas.

Y’a absolument rien dans ses yeux. Juste de l’agressivité dans sa voix et de l’impatience dans son regard. Il détourne les yeux quand le vent lui souffle au visage, il plaque son avant-bras sur ses yeux et prend une profonde inspiration. Il écarte son bras et Dean est encore là et maintenant même la fille le regarde d’une drôle de façon. « Huh- yeah. Please. » Les mots sont sortis tout seuls mais c’est parce qu’il aimerait prolonger ce moment encore un peu, juste s’en abreuver, même si c’est pas Dean, même si c’est pas son Dean, Seamus se sent comme un sevré et qui rechute et Merlin, qu’il aimerait le faire parler encore un peu, juste pour en avoir la certitude qu’il est bien là et qu’il n’va pas s’envoler dans les prochaines secondes. « I-I feel like we've met before. » Sa main droite se pose par instinct sur sa scarification sur son bras gauche et il a juste tellement envie de s’ouvrir la plaie en grattant jusqu’au sang, juste pour se réveiller de ce cauchemar (ou ne jamais se réveiller du tout). Il n’avait jamais vraiment fait son deuil, Seamus. Y’avait toujours eu un ‘‘et si’’ et dans ses scénarios joyeux, il retrouvait son Dean et ils se tenaient loin des problèmes. Mais même dans ses scénarios bien mauvais et morbides, ça ne faisait pas aussi mal, parce que le scénario le plus malsain qu’il s’était imaginé, c’était juste de retrouver le corps de Dean et l’enterrer comme il se doit. Sauf que la réalité est pire que ce que son cerveau lui avait fabriqué pour le torturer. Dans la réalité, Dean ne le reconnaît pas et Seamus voudrait s’excuser pour ses torts, pour ce qu’il lui a fait, pour s’accrocher encore à son souvenir alors qu’il n’existe plus pour Dean. Alors qu’il n’est plus qu’un inconnu parmi tant d’autres (mais c’est Dean son centre de gravité et si même Dean lui tourne le dos, il ignore s’il pourra se relever de nouveau).

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Tu sais pas trop à quoi tu t'attendais, à ce que le mec passe son chemin sans demander son reste, peut-être en levant un doigt dans ta direction. T'aimes pas quand on te dévisage, t'as l'impression que y'a un truc qui va pas sur ton visage et t'aimes pas avoir l'impression qu'un truc va pas (quand bien même t'as le cerveau qu'est plongé dans l'eau froide, t'as si mal sans raison parce que c'est pas comme si tu te forçais à réfléchir ou quoi, comme ça avait pu être le cas avec Sana. Non t'as juste mal en le regardant; Sam te dirait que tu réfléchis trop, t'essaies juste de faire du sens à ce mec bizarre). Il te regarde avec un air hagard et incompréhensif, passe son avant-bras sur ses yeux et toi tu jettes un regard interrogateur en coin à Harriet qui s'est un peu redressée, mettant son cirque de côté pour froncer des sourcils en direction du mec. C'est con qu'il soit chelou et que toi tu sois maqué, tu peux pas t'empêcher de penser, parce qu'il est plutôt pas mal. « Huh- yeah. Please. Alright. ” T'essaies de pas trop être brusque, au cas où il serait complètement high et penserait que t'es en train de l'agresser; tu récupères ton paquet de cigarettes et ton briquet dans la poche arrière de ton jean, le quittant des yeux mais gardant sa silhouette dans un coin de ta vision, au cas où. Tu lui fais pas trop confiance, à cet inconnu. « I-I feel like we've met before. » Et là tu peux pas t'empêcher de sourire, autour de ta cigarette. “ Yeah? ” que tu lui demandes, les yeux plissés par l'amusement. Il est chelou mais au moins il est sympa. Il est en train de te draguer, là, non? C'est un peu classique, comme technique, mais bon. Tu lui tends le paquet de cigarette, le laissant choisir (comme ça, vos doigts se touchent pas, t'es prudent) (mÊME SI T'AS ENVIE DE LE TOUCHER, DE LE PRENDRE DANS TES BRAS, DE L'EMBRASSER, DE LE SERRER CONTRE TOI, TU M'AS TROUVÉ SEAMUS TU M'AS TROUVÉ JE SUIS LÀ ON EST LÀ ENFIN TU M'AS TROUVÉ TU M'AS TROUVÉ TU M'AS TROUV-) avant de lui tendre le briquet.

Tu te demandes si ça se voit partout sur toi que t'es gay ou si c'est juste parce que monsieur est désespéré. T'as pensé qu'il te draguait mais maintenant que tu le regardes mieux, tu reconnais qu'un truc cloche, quand même. Il a pas l'air trop séducteur, le sombre inconnu, avec ses yeux vissés sur toi tellement hagards que y'a plus de blanc que de noir. “ You okay? ” tu demandes, machinalement, alors qu'Harriet te rejoint quand elle voit que l'inconnu semble pas décidé à partir. Elle se plante à côté de toi. Toi t'es du genre poli, Dean, tout en retenue et en gentillesse pincée; c'est pas le cas d'Harriet, elle est même du genre rentre-dedans (quand elle veut séduire et quand elle veut dissuader) et elle n'attend pas que l'inconnu répondre pour reprendre: “ uh, never seen you around before. You sure yous ever met? Because my boy Johnny doesn't seem to be recognizing you, man, and you look like you're-- Harriet, please. It's fine. He just wants a cigarette. Right, mate? You're not looking for trouble, are you? ” Ta voix est si raisonnable et gentille, si prévenante et douce, mais toujours piquée par une courtoisie maladroite, mal à l'aise parce que tu le connais pas ce mec, tu comprends pas pourquoi il te regarde comme ça.
(I feel like we've met before, ça tourne dans ta tête, c'est pas la première fois qu'on te dit ça, ça te fait peur, ça te fait penser à Sana, à ses grands yeux méfiants et incompréhensifs, aux maux de tête assourdissants, à l'incompréhension, l'impression d'être perdu, perdu, perdu, d'être en train de chuter, chuter, chuter; dans ces moments-là, c'était toujours vers Seam que Dean se tournait, parce qu'il était sa gravité et son orbite et la seule chose qui comptait.)
(Plus maintenant.)

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Quand Dean lui file le paquet de clopes et le briquet, il a tellement tellement envie de saisir sa main, il a tellement tellement envie de le prendre dans ses bras, de transplaner dans leur monde et de dire à tout le monde que Dean Thomas est vivant. Mais il a aussi terriblement peur du moindre contact – peur que l’illusion s’évapore et qu’il reste dans un monde sans Dean, sans rêves, sans rien. J’ai vu Dean j’ai vu Dean j’ai vu Dean – j’ai parlé à Dean oh Merlin les mecs l’avaient prévenu de ne pas mélanger le navitas avec du cannabis, ça va te bousiller la tête et ton cœur. Mais ils savent pas eux que tout est déjà bousillé chez lui, depuis le 15 mai 2001. Parce qu’il n’a jamais tourné la page, parce qu’il n’a jamais accepté sa mort, parce qu’il prétend que tout va bien alors qu’une ombre plane dans ses iris – personne ne lui avait dit que tomber amoureux de son meilleur ami serait facile mais l’aimer encore dans la mort, c’est se vider de ses sens et d’attendre sa propre sentence, de perdre tout espoir et d’être terrorisé d’en avoir, de rester dans un état entre vie et mort et ne jamais franchir le pas en se jetant d’un pont. Et continuer à l’aimer, tellement, tellement, fort que même sa magie l’a ressenti – son patronus a changé de forme. Sauf que ça change rien à la réalité. You can't love someone back to life.

Seamus entend pas vraiment ce qu’ils se disent entre eux, la fille et Dean, il percute juste qu’elle l’a appelé Johnny et c’est comme une nouvelle réalisation que c’est vraiment pas son Dean (et qu’il n’a probablement jamais été le sien). C’est Johnny, qui fume et qui traine dans le monde moldu et qui porte un tablier et qui le regarde comme s’il était un type louche, probablement un camé à ses yeux – ah s’il savait. Mais il dit rien, il la ferme, il la ferme parce qu’il se rend compte, encore une fois, qu’il n’est personne pour Dean. Qu’il n’est rien.

And I am nothing...
And as you've always said, you want nothing.


Il acquiesce bêtement à Johnny mais finit par faire tomber le paquet d’clopes et le briquet au sol, baragouinant une excuse et tourne le dos en récupérant sa pochette de documents. Il n’sait pas trop si ses mots avaient un sens ou pas, il sait juste qu’il doit partir d’ici, loin, très loin. Il aurait bien aimé se réfugier sur la tombe de Dean mais même ça, il ne peut pas. (Pardon Dean, je t’ai encore perdu). Il est tellement déboussolé et sur le point de craquer complètement qu’il n’fait même pas attention à la rue, il se fait presque percuter par un bus. Sauf qu’il continue dans cet état, passe une ruelle, puis une deuxième, trouve une zone de transplanage mais ne transplane pas – pas dans cet état. En fait, il sort juste son pocketowl, loin de Johnny, loin de Dean, loin de tout. Il passe un appel d’abord à Harry mais il décroche pas. Ensuite à Ron mais celui-ci non plus ne décroche pas. Il prie désespérément pour que quelqu’un décroche décroche décroche – et finalement c’est Neville qui le fait. « Ne-Nev s’teuplait dis-moi qu’il est mort, dis-moi que Dean est mort...wha ? Il s’est passé quoi ?Je l’ai vu. J’ai halluciné, j’crois, j’sais pas. Please, dis-moi qu’il est mort… » Quelques longues secondes alors qu’il tente de calmer sa respiration mais il a les poumons qui souffrent, il a le cœur en vrac et la tête pleine de crac. « Dean is dead, you are not fine, and nothing is going to be okay. » Et ses poumons fonctionnent de nouveau et sa respiration est finalement redevenue normale. Il écoute Neville lui dire qu’éventuellement avec du temps ça ira mieux mais qu’il devra faire un effort, qu’il devra le laisser partir pour de bon. Il l’écoute le rassurer une bonne dizaine de minutes avant de mettre fin à l’appel et d’appeler son patron pour lui dire qu’il n’va pas bien et rentrer chez lui.

Le lendemain pourtant, il y retourne. Plus frais et c’est un samedi, pas de préoccupation sur le job, juste un besoin viscéral d’être rassuré. Que c’était pas juste son imagination, qu’il était pas simplement fou mais aussi amoureux et que Dean est vivant. Johnny. Johnny. Il s’appelle Johnny. Il n’sait pas trop où le chercher, se pose dans le café près duquel il l’avait croisé hier. Dean Johnny portait un tablier mais Seamus était dans les vapes pour s’en souvenir correctement. Peut-être qu’il s’est même trompé de lieu, y’avait plusieurs cafés dans le coin. À l’intérieur, il ne retrouve pas De-Johnny mais il tente de paraître le plus normal possible en s’installant et en commandant quelque chose alors qu’il a juste envie de cirer qu’il veut voir son Dean. C’est une certaine Chloe aux cheveux bleus qui prend sa commande, elle tire la gueule mais lui apporte sa boisson sans trop tarder. Avant qu’elle parte pourtant, il s’éclaircit la gorge et lui demande, se retenant de faire une bourde sur le prénom : « Johnny… il bosse dans l’coin ? » Elle le regarde d’un air ennuyé, croisant les bras, mais avant qu’elle n’ait le temps de répondre, y’a du bruit derrière lui. Et si Seamus se retournait, il verrait son Dean vivant et pas juste en hallucination. Mais c’est Johnny et Johnny est un imposteur et… Seamus craves his warmth, his softness ; the way he looks at him like he's the only thing that matters in the entire world. But Dean is dead and you can't love someone back to life. Et il n'se retourne pas.

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Dude. ” C'est Harriet qui parle en regardant le briquet et le paquet de clopes tomber, alors que toi t'arques les sourcils. Tu connais bien les gens, Johnny. Tu les connais bien et tu les lis bien: c'est comme des livres ouverts à tes yeux, les autres. T'es un garçon sensible, empathique mais pas trop; gardé, on pourrait dire, presque méfiant parfois, parce que tu sais que si tu t'investis trop, tu tombes et tu te perds et tu crèves.
Mais là, t'arrives pas à lire mec. Il est livide et étrange et sur ses traits passent des émotions que tu n'arrives pas à comprendre, à digérer. Quand il commence à marmonner et quand tu commences à comprendre qu'il va se barrer, t'as une envie qui te traverse tout entier, te foudroie comme un éclair: il ne peut pas, il ne peUT PAS TE LAISSER DE NOUVEAU. Il n'a pas le DROIT. Pas ENCORE.
Sauf que c'est stupide, tu l'as jamais rencontré ce mec. Tu connais même pas son nom.

Weirdo.Yeah. ” Tes yeux arrivent pas à se dévisser de sa nuque, ses épaules, son dos, ses fesses, t'arrives pas à regarder ailleurs, à arrêter de penser à lui. (T'es retombé dans son orbite. T'y retombes toujours, plus ou moins violemment, à la manière de ces fois où toi et Seamus vous vous disputiez à Poudlard, violemment ou superficiellement, avant de toujours revenir l'un vers l'autre parce qu'il n'y a pas de Dean sans Seamus et il n'y a pas de Seamus sans Dean. Une leçon douloureusement apprise mais apprise.) (Désormais, il n'y a plus rien ni l'autre. Vous n'être que les ombres de qui vous avez été.) La main d'Harriet sur ton épaule te rappelle à l'instant présent et tu tournes la tête vers elle, avant de vite la retourner dans la position où elle était un instant plus tôt mais trop tard, le camé a disparu entre deux voitures, il n'est plus là. Tu sens comme un poids sur ta poitrine. À moins que ce soit un vide. “ Hey, break's almost over. Yeah. ” Tu ramasses tes clopes et ton briquet en secouant la tête pour chasser tes pensées parasites. Il y a comme un étau autour de ton crâne. Et une impression dégueulasse sur tes lèvres. Et un feu brûlant sur ta nuque, où le tatouage-rune se bat de toutes ses forces pour garder sa position, alors que Dean rugit et hurle et se débat parce que SEAMUS SEAMUS SEAMUS JE SUIS LÀ.

Ce soir-là, tu files au lit une seconde seulement après être rentré, épuisé et des milliers d'alarmes hurlants dans ta tête, retirant juste tes chaussures avant de t'écrouler sur le lit. Sam rentre un peu plus tard, il passe une petite soirée avec des amis, pour fêter la fin de la semaine; quand il s'écroule à côté de toi, il a un petit sourire sur les lèvres et les paupières qui tombent sur les yeux. T'as pas réussi à dormir et peut-être que t'arriveras pas à dormir. “ You alright? ” Sa voix te rassure. Tu poses une main sur ta joue et pour la première fois, ce geste ne te semble pas naturel. Il ne te semble pas familier, dans toute sa maladresse attendrissante et son charisme incroyable et sa force tranquille. Ta main descend sur son cou, sur son épaule, sur son torse là où bat son coeur. “ I'm alright now. Aw. ” Il passe un bras autour de toi et c'est seulement quand tu niches ton nez contre son cou, y déposant un baiser, que tu retrouves suffisamment de paix d'esprit pour t'endormir, dans des rêves d'explosions et de pluie et de camping et de baisers brûlants.

Shit shit shit shit, ” que tu chuchotes en te lançant dans la douche, brossant les dents, mangeant une banane, sautillant dans votre petit appartement à la quête de vêtements à toi propres; Sam est allongé dans le lit, t'observant à travers ses yeux à moitié fermés, sur le point de sombrer de nouveau. Ton téléphone n'a pas sonné, ou alors tu l'as pas entendu, tu le trouves pas de toutes façons. T'aurais pas dû faire confiance à Sam et mettre une alarme dessus: rien ne remplace une bonne radio. “ Have a good day at work today, ” t'entends la voix de Sam alors que t'ouvres la porte d'entrée, t'as pas eu le temps de te raser ou de mettre des vêtements qui sont pas froissés, tu te sens sale et nul et stupide et t'as encore les réminiscences d'un mal de tête au fond du crâne, mais tu souries quand même. “ Love you.

Tu rentres dans le café comme un boulet de canon, les excuses trouvant déjà leur chemin jusqu'à tes lèvres, alors que le regard du manager, Nicky, te cloue sur place: “ je suis désolé, le tube était coincé, il arrivait pas quand j'étais à Leicester Square?¿ Tout le monde est en retard, je sais pas ce qui s'est pas-- ” mais y'a un mouvement qui attire ton regard sur le gauche, t'observes Chloe et la salue d'un hochement de tête mais c'est autre chose qui te stoppe, c'est la peau mate et les cheveux gardés au naturel et la silhouette trop grande pour sa chaise, c'est le camé d'hier. “ Les tubes ont vraiment un certain talent pour te mettre en retard, Johnny, ” remarque Nicky et t'arraches tes yeux du camé pour le regarder lui. “ Hm? Oui, oui, certainement, je sais pas, j'suis maudit, pardon, pardon! ” Tu le contournes soigneusement pour aller backstage, te faufilant derrière le comptoir et allant déposer ton sac et tes affaires à l'arrière pour te changer.

C'est lui. C'est pas lui. C'est lui. C'est pas lui.

Qu'est-ce qu'il te veut? Non, c'est pas lui. Sauf que c'est lui. Sa présence remplit la pièce. Harriet n'a pas de shifts aujourd'hui, elle est pas là. C'est pas lui de toutes façons. Ça se peut pas. Sauf que c'est lui. C'est lui. Tu le sais, au fond de toi, tu le sens, y'a ton coeur qui bat un peu vite parce que la dernière fois que quelqu'un a fait un truc du genre, tu t'es retrouvé à l'embrasser et maintenant tu dors à ses côtés. C'est pas lui. Ça va pas arriver. C'est un étranger, un camé. Peut-être que c'est un sorcier? C'est ce qu'Harriet a dit hier d'un ton enthousiaste. Ça expliquerait son comportement chelou. Sauf que c'est pas lui. C'est pas le mec d'hier. Ça se peut pas. Est-ce que les camés boivent du café même? C'est pas lui.

Si, c'est lui.

T'as une belle vue sur son profil depuis derrière le comptoir, alors que tu te charges de remplir la petite vitrine de viennoiseries, sans le quitter des yeux mais tes gestes sûrs, rodés par l'habitude. C'est lui. C'est lui. C'est un samedi, pour l'instant y'a pas trop de gens mais d'ici une demi-heure, y'aura la vague des hangovers. Chloe est en train de jouer à un jeu sur son téléphone, Nicky est à l'arrière, peut-être en train de faire les comptes (il est obsédé par ses comptes). Toi tu regardes le camé.

C'est pas lui. Arrête de le regarder.

Tu peux pas. T'as jamais pu cesser de le regarder, Dean ou Johnny. Parce qu'il est beau. Parce que t'aurais pu dessiner son visage et son corps des milliers de fois sans jamais te lasser. Parce que-

Parce que c'est Seamus.

Le nom s'impose à toi. Tu l'aimes pas, ce nom. Il te fait peur, ce nom. Ta nuque brûle, ton crâne rétrécit autour de ton cerveau. Tu sors une boîte de ta poche et tu te mets une pilule dans la bouche, l'avale avec un verre d'eau, sous le regard blasé de Chloe. Puis tu contournes le comptoir et tu marches jusqu'à sa table. “ Tout va bien, monsieur? Vous avez pas touché à votre café, il y a un problème? ” Ta voix est gentille et courtoise, curieuse et un peu pincée.

Il lève la tête.

C'est lui.

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I THOUGHT THAT I WAS DREAMING WHEN YOU SAID YOU LOVED ME. it started from nothing, i had no chance to prepare, couldn't see you coming And we started from nothing, I could hate you now, It's alright to hate me now, We both know that deep down The feeling still deep down is good.
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HERO • we saved the world
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Yes, of course I remember, how could I forget how you feel? You know you were my first time, A new feel. It won't ever get old, not in my soul, Not in my spirit, keep it alive, We'll go down this road 'Til it turns from color to black and white.


La serveuse s’éloigne, haussant les épaules et Seamus est laissé seul, poings déposés sur la table et menton posé par-dessus. Son café fume juste sous son nez mais c’est de nervosité qu’il se cache derrière sa tasse. Pas comme si ça aidait d’une quelconque façon anyway, tellement il est grand et awkward sur cette petite chaise. Il ferme quand même un instant les yeux pour essayer de faire le vide dans sa tête mais c’est DIFFICILE parce que QUELQU’UN est dans les PARAGES et qu’il n’arrive même pas à penser correctement. Il sortirait bien son pocketowl de sa poche pour envoyer trente-six mille quickies de points d’exclamation à Romi ou sur le quickenger des lion kings. Juste pour leur dire J’AI VU DEAN BITCHES !!! IL EST VIVANT MAIS JE VOUS DIRAI PAS OÙ IL EST!!! SUCK IT!!! mais premièrement, faire apparaitre le clavier magique serait assez… étrange comme il est dans un quartier moldu (okay, le secret est tombé but still, il ne veut pas attirer l’attention sur lui) et deuxièmement, c’est son secret. Dean est son secret. Alors il terre son impatience de crier au monde sa découverte, même si ça boue en lui et qu’il a surtout du mal à s’empêcher de gigoter son pied sous la table. Nerveux et anxieux, il relève la tête pour regarder par la fenêtre mais a tellement de mal à garder ses doigts tranquilles. En fait, il a surtout très envie de se ronger les ongles mais le vernis que lui a fait Mylan hier soir l’en empêche : le midget en avait marre de le voir aussi nerveux (surtout après avoir vu Dean, bordel) qu’il lui a peint un arc-en-ciel sur les ongles. Au début, Seamus s’était insurgé parce que ça jure avec sa tenue complètement noire mais il a fini par s’habituer, puis c’est pas si moche que ça. Juste… Coloré. Et ça n’a pas un très bon goût (il a essayé de ronger l’ongle de son pouce hier mais c’était pas terrible).

Anyway, au lieu de se bouffer les ongles, il tapote impatiemment sur la table, oubliant complètement le café. Surtout que… Il sent quelqu’un le regarder. Pas le genre de regard qu’il obtient dans la rue, mais c’est trop familier et à la fois inconnu. Drôle de regard qui pourtant ne le met pas mal à l’aise. Aussi discrètement que possible, Seamus tourne son visage et voit (son Dean) Johnny détourner le sien, tête basse, derrière le comptoir. Mais au moment où Dean lève le regard encore vers lui, c’est Seamus qui détourne le regard, s’éclaircissant la gorge comme si on l’avait attrapé en train d’épier (l’amour de sa vie) un étranger. Okay okay okay cool cool cool cool, everything is fine. Mais genre pas vraiment parce que Dean le fixe comme s’il le connaissait, à seulement quelques mètres de lui et qu’il n’sait juste tellement pas quoi faire de ses mains qu’il joue avec une ficelle qui dépasse de la manche de son hoodie. Il pourrait s’approcher de lui et lancer la conversation.

Bien ou bien ?
Non, c’est lame. Il n’peut pas non l’aborder en lui disant qu’il est beau (qu’il l’a toujours été, qu’il est plus beau vivant que mort dans sa tête) mais ça serait trop chelou. Même venant d’un camé hyperactif.

T’as de belles godasses ?
Nope, c’est encore plus louche que l’autre. Enfin, au moins le Johnny n’a pas vraiment les goûts douteux de Dean (et surtout ne s’est pas pointé au taf avec des chaussures bateau). Fuck, maintenant il a la gorge nouée au souvenir que cette pensée lui provoque. C’est pas ton Dean, c’est pas ton Dean. C’est juste Johnny. Faut que tu t’y fasses. Même si c’est dur. Même si tu vas y laisser tes plumes et ne rien gagner en retour. Ce Johnny-là ne t’aime pas. C’est la réalité.

Il n’sait pas, il est juste tellement confus mais tellement heureux aussi. Il finit quand même par s’attaquer à son index, incapable d’arrêter le tumulte qu’il a dans la tête et dans le cœur. Faudra qu’il s’excuse auprès de Mylan d’avoir niqué son vernis. L’arc-en-ciel était bien réussi mais il vient de le niquer- oh shit oh shit oh shit oh shit Johnny s’approche de sa table. Il ne le voit pas vraiment parce que les yeux de Seamus sont cloués sur la tasse qu’il n’a pas touchée alors qu’il est à deux doigts se sauter de sa chaise pour le prendre dans ses bras et en même temps de se barrer en courant à cause de la panique (anxious bean). “ Tout va bien, monsieur? Vous avez pas touché à votre café, il y a un problème? ” Il ose jeter un coup d’œil, relevant la tête vers Johnny, son doigt toujours entre ses lèvres. Il écarte sa main de son visage en la posant sur la table, pour ne pas être tenté de saisir Johnny par la taille et le tirer sur ses genoux (mais oh Merlin qu’il meurt de ne pas pouvoir le toucher). Il tente même un sourire, assez timide mais pas le sourire préfabriqué qu’il a appris à vendre à tout le monde à la mort de Dean. Mais il percute enfin ce que Johnny a dit et son regard tombe sur sa tasse (la caféine, c’est bon pour son hyperactivité en plus) et oh shit, il n’a même pas touché à son café une seule fois. « Huh, oh merde, j’ai oublié ?? » Oh fuck, pourquoi cette interrogation dans sa voix. Il ricane nerveusement avant de saisir la tasse et la porte à ses lèvres. « Enfin, huh, j’ai pas fait gaffe- » et il avale une gorgée de son café sauf qu’il est tellement nerveux que la tasse glisse de ses mains et le café se renverse complètement sur lui. Heureusement qu’il était refroidi, ça ne lui brûle pas les cuisses. « Oh shit, pardon, j’suis trop maladroit- » et le Johnny, probablement un bon employé et habitué aux boulets comme lui, tend les serviettes. Seamus s’en saisit (et hurle de l’intérieur parce que pendant un court instant leurs doigts se sont frôlés) et commence à s’essuyer avec. Tellement awkward. La honte.

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WANDLESS • wth is happening
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‹ âge : vingt-quatre (22/02)
‹ occupation : serveur dans un café moldu près du Ministère de la Magie.
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : 1991 et 1998
‹ gallions (ʛ) : 481
‹ réputation : je suis mort.
‹ particularité : quasiment un moldu.
‹ faits : j'ai perdu toute ma mémoire du monde magique et je suis persuadé d'être un simple moldu appelé Johnny.
‹ résidence : dans le Londres moldu, vers Covent Garden. Avec mon boyfriend moldu Sam.
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« Huh, oh merde, j’ai oublié ?? » C'est un camé, c'est un idiot, c'est un incapable: tu te répètes ça pour essayer de rester indifférent au ton complètement interrogateur qui surgit dans sa voix quand il te regarde avec des grands yeux surpris. Il a des yeux couleur grains de café, il a trop de tâches de rousseur et il est trop... trop, trop beau, trop attirant, trop quelque chose, ce quelque chose qui te scie la tête en deux, qui te fait hésiter pendant un instant parce que t'as bien envie de lui dire que tu peux lui refaire son café si il veut, on the house, même si ce n'est pas trop la politique imposée par Nicky (obsédé par ses comptes et par l'argent). Il semble complètement surpris et pris de court, le camé, il a les doigts tremblants quand il s'empare de sa tasse et tu te demandes si il a pris une dose récemment, si tu devrais pas plutôt le foutre dehors de peur qu'il devienne violent ou dangereux (tu te souviens précisément de la policy du café) quand bien même il n'ait pas l'air complètement high, merci Dieu. Il y a quelque chose d'étrange chez lui, ceci dit, que tu n'arrives pas très bien à cerner. « Enfin, huh, j’ai pas fait gaffe- C'est pas grave, je me demandais juste- ” Tu n'as pas le temps de finir ta phrase parce que dans un geste plutôt spectaculaire qui aurait sa place dans un film, il a un spasme et la tasse lui échappe des mains, roulant sur la table dans un bruit de tous les enfers qui attirent quelques paires de regard sur vous alors que le café se met à dégouliner sur les cuisses du camé.

« Oh shit, pardon, j’suis trop maladroit- Mais non, mais non, c'est de ma faute, vraiment- ” Tu t'en fiches que ce soit faux, l'intérêt étant de ne pas le mettre mal à l'aise, alors que t'attrapes le paquet de serviettes en papier qui trône à portée de mains pour les lui donner précipitamment, l'observant éponger ses cuisses (et ce qui se trouve entre) (ton regard ne s'attarde pas (juste un peu) promis), un léger sourire venant s'inviter sur tes lèvres progressivement en voyant les gestes maladroits et anxieux du camé. “ Pas de souci, je vais vous en faire un autre. Pour votre pantalon, en revanche... ” Il est noir, ceci dit, donc il va juste devoir attendre que ça sèche; au moins il n'aura pas à se traîner avec une énorme tâche toute la journée, même si c'est une vague consolation, tu t'en rends bien compte. Avec la poignée de serviettes qu'il te reste, tu essuies la table rapidement, et prend la tasse qui s'est un peu ébréchée en frappant la table. Tu t'assures que tout est relativement propre avant de te détourner pour retourner derrière le comptoir lui refaire un café, t'arrêtant un moment et glissant un léger sourire maladroit dans sa direction. “ Nice nails by the way. ” Tu retournes en sentant une rougeur s'emparer de tes joues, tu ne sais pas trop si c'est de l'embarras ou de la colère, de l'embarras de lui avoir dire ça d'un ton absolument naturel (et puis les couleurs de l'arc-en-ciel, tu peux pas t'empêcher de te demander si lui aussi et si tu as été assez obvious pour lui montrer que toi aussi #codesdegays), de la colère parce que ça ne se fait pas pour Sam. Mais c'est pas comme si tu flirtait avec lui ou trompais Sam. C'est juste... une simple remarque.

Tu te dépêches rapidement de faire un autre café exprès pour lui, ignorant le regard curieux de tes collègues sur toi et gardant les yeux rivés sur ce que tu fais, au cas où quiconque verrait que tes doigts tremblent légèrement (aching for his) et comment t'es vraiment, vraiment perturbé. Malgré le médicament que t'as rapidement avalé, t'as vraiment, vraiment mal à la tête et tu sais que tu vas passer la soirée avec un gant de toilette humide sur le front. Il y a quelque chose chez ce mec d'étrange, une vibe que t'associes à la douleur dans ton crâne mais aussi à ce sentiment de... de plénitude, d'appartenance (plus fort que tous les sortilèges jamais prononcés par un sorcier) qui t'incite à faire le tour du comptoir et à le rejoindre pour lui donner son nouveau café au lieu de l'appeler pour qu'il vienne le chercher. Tu fais ça en silence, comme si c'était normal, les yeux de tes collègues fixés sur ta nuque; tu déposes la tasse devant lui avec une autre liasse de serviettes en papier, pour essuyer ce qui doit encore l'être. “ Faites attention cette fois parce qu'il est chaud, ” que tu dis, innocemment, mais avec une voix légère et douce. Tu ne comprends pas pourquoi tu te comportes comme ça avec lui et pourtant, ça te semble naturel. “ C'est moi qui l'ai fait cette fois donc j'espère qu'il sera inoubliable, ” que tu rajoutes sur le ton de la blague, avant de lui adresser un large sourire complice; regardant par-dessus ton épaule discrètement. Il va falloir que t'arrêtes de discuter avec les clients et que tu te remettes à bosser. Tu n'en as aucune envie. “ Enjoy, ” finis-tu donc par dire, dodelinant de la tête en te détournant pour retourner au comptoir.

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