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sujet; dark times (trishwar)
MessageSujet: dark times (trishwar)   Lun 20 Mar 2017 - 12:03

HERO • we saved the world
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‹ âge : trente-trois ans (21/08/70).
‹ occupation : journaliste politique (ancien du Daily Prophet) et correspondant pour ScryNews.
‹ maison : Serdaigle.
‹ scolarité : 1981 et 1988.
‹ baguette : bois de pin, ventricule de dragon, vingt-huit centimètres et demi.
‹ gallions (ʛ) : 434
‹ réputation : fouille-merde notoire.
‹ particularité : legilimens.
‹ résidence : dans un studio situé à deux pas de Monkstanley — autrement dit, rien de bien glamour.
‹ patronus : un caméléon
‹ épouvantard : le cadavre de Mina.
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in my dark times
Waking up, half past five, Blood on pillow, one bruised eye, Drunk too much, you know what I'm like, But you should've seen the other guy

Ça ne change pas la donne que les moldus sachent. Le dernier volet du Seigneur des Anneaux commençait à peine à être retiré des affiches, mais il fallait croire que les elfes et autres créatures fantastiques n’appartenaient qu’au monde la fiction et des effets spéciaux, car les « étranges incidents » survenus depuis la tempête inquiétaient plus qu’ils n’amusaient les moldus. Il avait grandi parmi eux, il connaissait leur peur de l’autre — il était l’autre, baguette magique ou pas. Ses origines importaient d’un coté et pas de l’autre, ses croyances aussi, maintenant c’était au tour de ses pouvoirs, comme si l’univers se liguait contre ses velléités de retour aux sources, loin des bouleversements qu’affrontait en ce moment la communauté magique. Ça bouge trop et trop vite, et quasiment quatre mois après la guerre, il est à coté de ses pompes, plus paumé que jamais, que ce soit chez ses parents, qui l’ont regardé faire ses valises d’un air inquiet, ou chez les siens, ses pairs sorciers, où personne ne sait vraiment ce que demain leur réservera. Cette crise identitaire ne l’a pas empêché de se bouger pour trouver un nouvel appartement, maintenant que Mina avait récupéré le leur (de toute façon, au moment de sa fuite, son nom avait été naturellement retiré du bail), et avec ce qu’il lui restait sur son compte, l’avance du Ministère pour « services rendus à la communauté magique » et des économies moldues converties en monnaie sorcière, il s’était dégoté un studio dans un quartier aussi abordable que mal famé, Monkstanley. Le truc ne payait pas de mine, une chambre, une salle de bain, de quoi installer la télévision, un bureau et une kitchenette où il réchaufferait de la bouffe à emporter, pas grand-chose donc. Les sortilèges d’insonorisation lui évitaient d’entendre les hurlements stridents de sa voisine du-dessus, et il était désormais convaincu que les jeunes gens qu’il croisait pratiquement tous les jours dans les escaliers étaient des squatteurs, ou des dreamers, ou les deux. Sa mère le sommerait de rentrer immédiatement à la maison si elle découvrait sa nouvelle résidence, alors il lui avait épargné les détails scabreux, jusqu’à la rassurer, bien sûr que non mum, c’est un quartier tranquille. (Et un peu plus bas, il était certain d’avoir vu quelqu’un se faire détrousser.) De toute façon, il passait plus de temps dehors qu’à l’intérieur, souvent dans les locaux de Vox Populi, qui en était encore à ses balbutiements compte-tenu de l’état de la presse et de leurs moyens.
Il accuse une sacrée gueule de bois, ce matin. Sans avoir excessivement bu, il avait largement surestimé les capacités faiblardes de son foie la nuit dernière, quand il avait décidé de–décidé de quoi, au juste. Les pensées en vrac et la bouche pâteuse, il a beau creuser les confins de sa mémoire, rien ne justifie un lendemain de soirée difficile — et il commence même à croire qu’il s’est pochardé sans l’aide de personne, ce qui rend son mal de crâne pathétique. Il n’a rien dans ses placards, seulement du café. Il a froid, parce que la fenêtre est restée ouverte, et il entend des éclats de voix dans la rue, puis un silence étrange, qui n’a jamais rien de rassurant dans ce coin-là. Dans le minuscule miroir de la salle d’eau, il observe sous toutes ses coutures son épaule nécrosée, et s’il lui vient l’idée d’effleurer les veines noirâtres grignotant son biceps, il se retient au dernier moment — on a beau être en mars, et il a beau multiplier les allées et venues à St Mungo, les médicomages ne traitent la blessure qu’en surface. Il y a d’autres cas comme le sien, mais pas l’ombre d’un contre-sort. Depuis quelques semaines, il a l’impression que c’est la douleur qui l’aide à garder les pieds sur terre, fermement ancrés la réalité — cependant, il avait besoin de quelque chose de plus fort pour la supporter. Alors il glisse son POW dans une poche, son Nokia dans une autre, attrape ses clés de voiture (c’est machinal, son vieux tas de ferraille agonise dans l’allée de ses parents) et barricade sa porte de protections, un peu paranoïaque sur les bords.
Il se doutait qu’aujourd’hui ne serait pas une bonne journée, mais de là à se faire renverser en plein Londres moldu… à peine descendu du Magicobus pour traverser les quelques blocs qui le séparaient de Candem, le voilà étendu par terre, sonné, deux personnes agenouillées près de lui, une femme qui brandit deux doigts sous son nez, et un homme qui vérifie s’il n’a pas de « commotion, je suis infirmier ». Il retrace rapidement les évènements qui l’ont conduit à terminer à quelques centimètres d’une plaque d’immatriculation, et soupçonne son inattention au moment de changer de trottoir, ou était-ce le Magicobus ? Quoiqu’il en soit, il a mal au dos. « Sir, you alright ? How many fingers am I holding up? — What–Can you get up? — What’s going on– » Quelque chose de tiède a coulé sur sa paupière, et il se rend compte que c’est du sang. « Should we call someone ?N– I don’t know, » oh, ce n’est pas à lui qu’on s’adresse en plus. Il se redresse lentement, sous les protestations de la femme qui a sorti un mouchoir pour son arcade sourcilière, et se hisse sur ses guiboles chancelantes, « I’m okay », il parvient à articuler. « Sorry, didn’t wanna scare you, I’m okay, » il répète, davantage pour se convaincre lui-même. Il n’a aucun souvenir de la collision. Suppute que c’est arrivé si vite que personne n’a enregistré l’accident. A-t-il roulé sur le capot ou l’a-t-on seulement heurté ? C’est le brouillard dans sa tête, et malgré son public médusé, il valdingue jusqu’au trottoir pour aussitôt disparaître au détour d’une rue. Il s’assure qu’il est bien à Camden et pas à l’autre bout de Londres avant de poster devant la porte d’un local. « Yo Trish– » Kala, whatever, quelle discrétion. « Open up! » Son poing s’abat deux, trois, quatre fois contre le lourd battant, « I’m kinda bleeding, it’s not pretty » il ne sait pas vraiment à qui il s’adresse, mais il est pratiquement certain que c’est le local que Trishna occupe pour ses magouilles, comme il est pratiquement certain qu’elle aura quelque chose pour ses douleurs — avec un peu de chance, elle aura du café aussi.

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    The sky is falling, the wind is calling, Stand for something, or die in the morning
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MessageSujet: Re: dark times (trishwar)   Mar 21 Mar 2017 - 20:52

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‹ âge : trente ans
‹ occupation : à la tête d'un trafic de créatures magiques.
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : 1986 et 1993.
‹ baguette : taillée dans un bois de rose assez souple, elle contient un crin de licorne et mesure vingt-huit centimètres, rigide elle se prête bien aux sortilèges de défense et d'attaque, rapides à défaut d'être puissants.
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‹ réputation : on dit de moi que je suis prête à tout pour obtenir ce que je désire. Mon passé reste un mystère et on se méfie beaucoup de moi.
‹ particularité : une semi-louve assumée et une sorcière du feu qui s'ignore.
‹ faits : Suite à des ennuis avec la police moldue puis magique, je prétends m'appeler Kala Shaik, sang-mêlée venue tout droit d'Inde (avec l'accent qui va avec, mais que je perds facilement). J'ai moi-même mis l'ancien chef du trafic de créatures magiques derrière les barreaux en le dénonçant après qu'il m'ait mise sur le banc suite à l'attentat de Sainte-Mangouste où j'ai perdu une jambe.
‹ résidence : dans un luxueux appartement du Londres moldu (Knightsbridge).
‹ patronus : un tigre
‹ épouvantard : un homme sans visage, mon paternel, le vrai celui que j'ai jamais connu et qui me prive ainsi de la connaissance d'une partie de mes origines.
‹ risèd : mon géniteur.
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anwar maseedIn my dark times I've still got some problems I know driving too fast but just moving too slow and I've got something I've been trying to let go of pulling me back every time
Les moldus de son immeuble se posent trop de questions. Avant, elle pouvait rentrer et sortir à sa guise sans avoir d’autre interaction humaine que le vague salut poli du veilleur de nuit ou du réceptionniste de jour. Elle croisait peu de voisins et de toute façon elle ne leur parlait pas. Si elle avait une quelconque réputation dans son immeuble, c’était celle de ne pas en avoir. Parce que personne la connaissait et personne lui parlait et personne l’embêtait et ça lui allait très bien. Mais depuis l’orage, ils ne font tous que parler, parler parler, dans l’ascenseur et même dans les escaliers qu’elle emprunte pour essayer de leur échapper quand bien même ça lui prend trop de temps à son goût à cause de sa jambe. Depuis l’orage il n’y a que le mot “magie" sur les lèvres et y a que des questions. On ne la soupçonne pas particulièrement, ce n’est donc pas si problématique, mais elle en a marre de jouer les ignares avec eux. Alors plus que jamais elle est tentée de rentrer et sortir à des heures impossibles pour éviter tout le monde - et le gardien de nuit, elle peut bien l’ignorer lui quand il ouvre la bouche pour lui parler, c’est ce qu’elle a quasiment toujours fait depuis son emménagement. Ça la force à aller au bureau plus tôt, à finir sa nuit là-bas des fois, la paperasse sur laquelle elle travaillait collée sur sa joue au réveil. Elle a pris le temps de réarranger un peu son local après qu’un gang de gamins de rue ait décidé de se faire une ennemie d’elle, mais c’est plus pour rassurer ses employés qu’autre chose. Elle compte en changer très vite, déjà pour trouver plus grand, mais aussi plus sécurisé et juste moins visible. Et puis, maintenant les moldus savent et elle ne voudrait pas qu'au lavomatic d’en face aussi on commence à se poser des questions. Elle aurait pu être contente que le Code soit levé, elle qui a toujours vécu entre les deux mondes, ça aurait pu l’arranger. Sauf que dans un monde comme dans l’autre elle compte sur la clandestinité et que la rupture du secret risque d’entraver ses affaires plus qu’autre chose - et si les moldus se mettaient à se protéger de la magie ? Adieu les sortilèges de confusion qui lui permettent d’obtenir des pilules moldues. Et si le ministère renforçait la protection contre les fraudes à leur égard ? Adieu une partie de son argent moldu, composé de feuilles volantes métamorphosées - bon à dire vrai elle a de quoi faire dans son coffre, mais si elle peut économiser pour les mauvais jours… En réalité la révélation du secret risque de mettre à mal le côté moldu de son existence, un côté encore très important, le côté le plus Trishna de sa vie autrement régie par Kala et son histoire et son travail.

Il y’a une chose qui aurait pu lui être utile dans tout ça: elle pourrait enfin savoir ce que pensent ses grands-parents des sorciers. Après toutes ces années, après être devenue Kala, Trishna a encore peur de leur réaction, elle se demande encore si elle a bien fait de leur cacher ses pouvoirs, elle se demande encore si eux aussi la verraient comme un monstre. Tous les jours elle arrête la flèche de son téléphone portable moldu sur le numéro de leur maison à Bradford et tous les jours elle se retient d’appuyer. Ça serait si facile de tâter le terrain en engageant la conversation sur ce dont tout le monde parle - et même elle n’aurait pas besoin de le faire, Safiya lancerait le sujet toute seule certainement. Mais après toutes ces années, elle a encore peur. Elle n’est plus vraiment en contact avec eux - pas depuis que la police moldue l’a retrouvée près de leur maison il y a des années, entraînant la fuite qui l’a poussée à devenir qui elle est aujourd’hui. Elle ne leur parle que peu, prétexte être à l’étranger, d’où le fait qu’il n’y a qu’elle qui puisse les appeler, ils lui disent qu’elle leur manque et elle promet de passer un jour, mais ça n’arrive jamais. Surtout depuis son accident, elle n’oserait pas remettre les pieds chez eux, risquer qu’ils se rendent compte, qu’ils s’inquiètent. Ils ne représentent plus qu’une partie infime de son quotidien et ça ne changerait plus rien à sa vie finalement s’ils la haïssaient, mais elle n’arrive pas à se résoudre à appuyer sur ce bouton vert, à risquer d’entendre que les gens comme elle sont des monstres. Alors ce matin-là, comme tous les matins depuis que les moldus savent, elle range le téléphone dans le tiroir de son bureau avec un soupir fatigué.

« Yo Trish open up! » Il pourrait y avoir n’importe qui dans son bureau, ou alentours. Il pourrait y avoir Alec, ou n’importe lequel de ses employés, ou la lilliputienne qui a cru pouvoir saccager son bureau en toute impunité, ou n’importe lequel de ses ennemis. Il pourrait y avoir n’importe qui et on l’appelle Trish comme ça en martelant à sa porte et elle se rue vers celle-ci, rendue rapide par la colère. L’avantage toutefois d’entendre ce surnom, c’est de savoir de qu’il il s’agit. Ils sont si peu désormais à connaître Trish, et encore moins à savoir où la trouver. La déduction est facile, mais la surprise reste importante. « I’m kinda bleeding, it’s not pretty » entend-elle juste alors qu’elle pose sa main sur la poignée et ouvre la porte « Mate what the fuck? » Avant, elle disait plutôt "bruv" en réservant un sourire tout spécial à Anwar quand c’était à lui qu’elle les adressait, parce que quand pour tous les autres c'était rien qu’un tic de langage, quand elle lui parlait à lui ça avait un sens un peu différent. Ouais, Anwar c'était son bro. Mais en devenant Kala elle a adopté un nouvel accent un mélange de celui de la grand-mère de Trish et du mauvais parler des chav de Londres avec lesquels Trishna a grandi et Kala est censée avoir passé un certain temps. Elle le gère pas toujours très bien - et maintenant on met ça sur ces années passées en Grande-Bretagne et ses nombreux prétendus voyages, on ne s’étonne pas que son accent soit un patchwork - mais même quand elle peut être Trish elle ne sait pas reprendre pas tout de suite son vieil accent. Le juron, lui, est tout autant du à la surprise de le voir sur le palier de son local professionnel (encore chez elle, elle veut bien) (c’est même le seul ou presque à avoir son adresse), qu'à l'agacement de l'avoir entendu l'appeler Trish comme ça devant tout le monde (il n'y a personne) qu'au choc de le voir avec du sang sur la figure. « Get in » ordonne-t-elle presque en ouvrant assez grand la porte pour le laisser passer. Elle a l'habitude de voir du sang Trish et ce n'est pas quelque chose qui la rebute, surtout quand c'est elle qui l’a fait gicler, mais là c'est Anwar et ce n'est pas qu'elle l'a jamais vu dans un sale état, c'est surtout qu'elle n'aime pas du tout ça. « What happened to you? » Who did this to you est sous-entendu, et, I hope they look much worse/are dead en découle tout naturellement. Mais ce n’est pas le genre d’Anwar, première différence entre eux et pas des moindres, il n’a pas ses anger issues. Il a ses propres démons.

L'avantage d'avoir l'habitude du sang et des hématomes c'est qu'on sait comment réparer les bobos. Comme pour beaucoup de choses, Trishna préfère la façon moldue, elle sort donc une boîte à pharmacie de son bureau en faisant signe à Anwar de s’asseoir. « Should I be worried? » On pourrait penser qu’il lui en faudrait beaucoup pour s’inquiéter, vu son mode de vie à elle, vu ce qu’elle a l’habitude de faire. Mais, il ne faudrait pas qu’il devienne comme elle après tout (il en est encore loin), qu'il commence à tremper dans des choses pas nettes alors que son camp vient de gagner la guerre. Il ne faudrait pas qu’il tombe dans ce genre d’emmerdes, il est pas fait pour. Elle tire une chaise pour être en face de lui et imbibe un coton d’alcool avant de le lui plaquer sur l’arcade sourcilière d’Anwar d’où s’échappe l’hémoglobine, sans plus d’avertissement, le manque de délicatesse une petite vengeance peut-être contre son manque de discrétion.

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Every day a nigga try to test me, every day a nigga try to end me. Pockets overweight gettin' hefty. Coming for the queen that's a far cry. You talking money need a hearing aid, you talking 'bout me I don't see a shade. Switch up my style I take any lane, switch up my cup I kill any pain
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