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sujet; (SUMMER 1994) DAUGHTER + YOUTH
MessageSujet: (SUMMER 1994) DAUGHTER + YOUTH   Dim 19 Mar 2017 - 11:29

WIZARD • always the first casuality
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‹ disponibilité : hold that thought
‹ inscription : 11/12/2015
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‹ crédits : MUDBLOØD. (avatar), sovereign (gif)
‹ dialogues : #336699.


‹ âge : vingt-deux ans (04/02)
‹ occupation : pour le monde, je suis une ancienne médicomage légiste (en réalité, l'ancienne assistante personnelle de l'Ambassadeur).
‹ maison : ravenclaw
‹ scolarité : 1993 et 2000.
‹ baguette : est toute neuve, taillée dans un délicat bois d'aubépine renfermant un ventricule de dragon, elle mesure trente centimètres et des poussières dépassant ainsi de loin celle que j'ai perdu dans l'attentat de saint-mangouste.
‹ gallions (ʛ) : 2542
‹ réputation : je suis Hestia Carrow, une fille bizarre, porte-malheurs, instable et incestueuse qui ferait tout pour sa sœur.
‹ particularité : clairvoyante.
‹ faits : je n'étais pas maîtresse de mes actions pendant la guerre, mon cerveau ayant été lavé après l'exécution des rebuts. J'ai fuit la bataille finale bien avant sa fin et je hais la marque à mon bras. Retrouver le contrôle de mon esprit n'est pas si aisé que ça et je fais encore de nombreux cauchemars. En fuite avec ma jumelle et mon niffleur albinos, Idris, logeant chez des moldus j'ai fini par me rendre en espérant rendre à ma sœur une vie normale, sauf que par un procédé qui m'est inconnu elle a réussi à échanger nos corps.
‹ résidence : bonne question.
‹ patronus : inexistant
‹ épouvantard : moi-même, ou Hestia qui sait, restreinte par une camisole de force.
‹ risèd : moi-même de nouveau identique à Hestia.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t6904-wicked-game-flora
neville longbottomOur minds are troubled by the emptiness. Destroy the middle, it's a waste of time. From the perfect start to the finish line. and if you're still breathing, you're the lucky ones. 'Cause most of us are heaving through corrupted lungs. Setting fire to our insides for fun
L’aile Janus Thickey est sa deuxième maison. La vraie maison, celle où elle a grandi avant que Saint-Mangouste ne devienne si fréquenté par elle, le manoir Carrow, n’arrive étonnamment plus qu’en troisième, remplacé à la première place par Herpo Creek et le manoir Malfoy. Quand, Maat est partie, toute sa vie a changé. À moitié recueillies par les Malfoy, les jumelles n’ont plus eu leur résidence avec leur père qu’en droit, les faits différant grandement. Et si pour Flora, Janus Thickey vient encore avant le Manoir Carrow, avant chez Père, avant chez Alcide, ce n'est pas tellement qu'elle s'y sente plus à l'aise qu'ailleurs, mais simplement que c’est là que vit le seul parent véritablement présent qu’elle a jamais eu. Et puis, il y a eu Poudlard, avec la tour de Serdaigle et la bibliothèque, qui est venu prendre la place de résidence habituelle des jumelles, obtenir la préférence sans conteste de Flora et décaler toute sa liste d’un cran.

Maat n’a jamais paru plus elle-même à Flora, que précisément quand elle venait les terroriser elle et Hestia au milieu de la nuit. Elle n’a même jamais paru plus elle-même que quand elle les a fait passer par la fenêtre, ce soir-là, avant son internement. Désinhibée, libre. C’était à ses yeux la vraie version de sa mère, masquée dans la journée derrière une banalité affligeante. Mais justement, cette vraie version, Flora ne la voit plus jamais, elle ne voit plus qu’une patiente, faiblarde alitée pendant la quasi-totalité de ses visites. De leurs visites. Flora et Hestia, y vont toujours ensemble, main dans la main, comme quand elles sont passées par la fenêtre, ensemble, ou rien, pour tout et pour toujours. Flora ne doute pas que sa mère n’est comme ça pendant leur visite que parce qu’on lui donne suffisamment de potions à boire pour éviter le moindre éclat de folie, pour éviter que ces pulsions meurtrières ne s’éveillent en voyant ses deux filles. Ses deux victimes. Flora n’aime pas ces visites. Elle serre toujours un peu trop fort la main d’Hestia, regardant partout, ailleurs, que dans les pupilles trop creuses de Maat. Et en même temps, elle ne peut s’empêcher d’y aller, elle ne peut s’arracher à la salle trop vite. Elle a besoin de la voir, même si sa vue la répugne, la terrifie surtout en son for intérieur: elle ne veut pas finir ses jours ici, comme elle. L’état de sa mère réveille une fascination un peu morbide en elle, si bien que quand on lui demande d’aller chercher des thés pour elle et sa sœur et Alcide, à l’étage, elle a du mal à se détacher, elle a du mal à ôter ses doigts d’autour du poignet de Maat, les yeux résolument fixés sur un point au dessus de la tête de cette dernière. La paume d’Hestia reste cependant ce qu’elle lâche en dernier avant de quitter la chambre de sa mère. Elle se dépêche dans le couloir pour rejoindre l’ascenseur, elle déteste l’aile Janus Thickey et les autres fous. Raven crée le malaise là où elle passe, mais ici, la situation est inversée. L’endroit même lui déplaît, en ce qu’elle a l’impression trop marquée qu’un jour elle aussi gagnera une place dans une de ces chambres.

“ Longbottom. Why the long face? ” L'humour n'est pas un trait marquant de la personnalité de Flora, et ce n'est probablement que parce qu'il est en cette occasion déplacé qu'il lui vient si naturellement. Neville n’a pas de livre avec lui cette fois-ci, juste un paquet abîmé entre les mains, l’air un peu hagard et un bandage autour du front. Il est tout seul assis à une table, elle ne l’aurait pas reconnu, si elle ne l’avait pas un peu cherché, lui et boucles blond foncé. Elle ne sait même plus quand elle lui a parlé pour la première fois, ils ont du se croiser une dizaine de fois au moins avant d’échanger quelques mots, chacun ayant conscience de la ou les personnes que l’autre venait voir, sans jamais pour autant en parler. À Poudlard, ils ne se connaissent pas, ils n'ont rien en commun, mais ici ils se comprennent. Alors Flora se glisse sur la chaise à côté de lui, les thés peuvent bien attendre quelques minutes. Elle voudrait lui demander s'il va bien, mais il ne va jamais bien ici, comme elle ne va jamais bien ici et la question se perd sur ses lèvres. “ No flowers to read about today? ” fait-elle à la place. Elle a l'habitude de lui faire des réflexions sur ses choix de lecture (trop de plantes et de fleurs à son goût), c'est autant un rituel, que le chocolat chaud partagé.

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MessageSujet: Re: (SUMMER 1994) DAUGHTER + YOUTH   Lun 27 Mar 2017 - 19:54

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rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton, hwan ft. vernon choi, jay ft. gong yoo, hiram ft. abel tesfaye, adidja ft. reece king.


‹ âge : vingt-quatre ans (30/07)
‹ occupation : chômage technique.
‹ maison : gryffondor.
‹ scolarité : septembre 91 et janvier 1999.
‹ baguette : bois d'if, crin de licorne, 28 centimètres 8, souple et rapide, inadaptée mais j'ai la flemme de la changer.
‹ gallions (ʛ) : 1223
‹ réputation : la guerre m'a endurci et changé, que je suis devenu assoiffé de sang et parfois incontrôlable, les longues années de conflit ayant brisé le garçon maladroit et parfois simplet que j'ai été.
‹ particularité : un semi-loup depuis septembre 2003.
‹ faits : je suis très différent du garçon que j'ai été à Poudlard, forgé par des années de guerre, de meurtres et de missions suicidaires. Je suis trop en colère, trop extrême, je n'ai plus rien du garçon timide que j'étais avant même si les blessure d'antan demeurent. La fin de la guerre m'a laissé détruit, et je me suis plongé dans les excès, surtout l'alcool, jusqu'à la naissance de mon neveu James, le fils de Ginny et d'Harry. J'essaie de joindre les deux bouts.
‹ résidence : dans la maison familiale à Blackpool, Angleterre, avec Ginny et son fils James.
‹ patronus : très difficile pour moi à invoquer, mais il a pris la forme d'un lama, une fois.
‹ épouvantard : alternativement le professeur Snape et les cadavres des gens à qui je tiens le plus: ma grand-mère, Luna, Ginny, Hannah, etc.
‹ risèd : une vie heureuse et ennuyante.
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flora carrowOur minds are troubled by the emptiness. Destroy the middle, it's a waste of time. From the perfect start to the finish line. and if you're still breathing, you're the lucky ones. 'Cause most of us are heaving through corrupted lungs. Setting fire to our insides for fun
Elle a pleuré et elle a hurlé et avant qu'Enid ait rien pu faire, elle a poussé Neville en arrière, il s'est emmêlé les jambes et son crâne a fait mauvaise rencontre avec le pied du lit.
Il a vu trente-six chandelles, sans doute plus. Il a un peu saigné, aussi, mais rien de grave, rien de grave ont répété les médicomages affolés, tandis qu'une Enid encore plus affolée encore s'est mise à paniquer, demandant où se trouvait l'office d'hiboux le plus proche pour qu'elle envoie un message à Augusta, malade et alitée en cet été trop long et trop lourd, et reste là, Neville darling d'accord, tu ne peux pas prendre un Portoloin pour l'instant mais ça va aller, prends toi un chocolat, d'accord, tout va bien, tout va bien darling sauf que rien ne va.
Dans ces moments-là, Alice n'est pas sa mère, mais elle. Celle qui a peur, celle qui est morte. Pas celle qui aime bien les plantes ou qui voulait que son fils grandisse avec tout l'amour du monde, pas la coquille vide non plus. C'est la coquille évidée qu'on a rempli de furie et de violence et de peur, une peur qui prend au corps et qui arrive au hasard, une peur qui détruit tout autour d'elle. Dans ces moments-là, elle perd le pied des réalités et généralement, les médicomages le voient et l'assomment, pour la journée au moins. Ils n'ont pas remarqué, ou alors ils se sont dits que c'était trop cruel, le jour de son anniversaire, tout de même!
Et puis elle a eu une crise, et elle a aveuglément blessé son fils, en criant des sons n'ayant des sons que pour elle, en voyant des Lestrange partout, en le repoussant et en faisant sauter son paquet des mains et en le regardant avec une peur immense qui le fait encore trembler, quelques dizaines de minutes plus tard.

Il a grandi bizarrement, Neville; il se dit que c'est pour ça qu'elle ne l'a pas reconnu. In all the wrong places. Il est trop grand et trop balourd et trop stupide, tout le monde se moque de lui, il fait comme si il ne le remarquait pas mais il le remarque.
Il aime bien la cafétéria de Saint-Mangouste: c'est un habitué. Quand il était petit, ses pieds ne touchaient pas le sol, battaient la mesure contre la table alors qu'il attendait sa grand-mère, qui passait toujours la fin de leurs visites avec des médicomages (et surtout: avec beaucoup d'espoir), lisant ses livres et se focalisant sur eux seuls, et non sur les enveloppes vides de ses parents. Maintenant, ses pieds touchent le sol et ses mains continuent de trembler, sa tête lui fait mal et il a le tournis, si bien qu'il réagit à peine quand Flora s'assied à côté
Elle ressemble à sa soeur comme deux gouttes d'eau, Flora, mais il sait que c'est elle; inutile de dire qu'Hestia l'aurait ignoré au mieux, foudroyé du regard et insulté au pire. Flora, c'est toujours la préposée aux boissons chaudes. Elle s'assied toujours en face de lui, et commente ce qu'il lit (il déteste quand elle fait ça, mais il ne le lui a jamais dit; il apprécie la compagnie).
Cette fois il ne lit rien, parce que le livre qu'il voulait offrir à sa mère est encore emballé, et qu'il a les yeux un peu flous, il ne sait pas si c'est les larmes ou son mal de tête.

Longbottom. Why the long face? ” Il ne répond pas, renifle brusquement et ses mains volent à son visage pour écraser le talon de ses paumes sur ses yeux, effacer les larmes rageuses alors que son visage se tord, de quelque chose entre souffrance et honte et peur, un mélange auquel Neville Longbottom est bien habitué. “ No flowers to read about today? ” Il reste silencieux, ses mains quittant ses yeux. Il les garde sur ses mains, sur la table, sur ce qui se trouve en face de lui et non sur elle. “ No, ” répond-t-il simplement, la voix enrouée et rauque, un autre indice de son état d'esprit. Elle ne l'a jamais vu dans cet état, réfléchit-il, en tout cas il ne se rappelle plus (ce qui n'est pas nouveau). Il se demande si elle aussi, sa mère elle fait des crises comme ça. Si elle aussi, elle a peur. Lui il est constamment terrifié, à cause de Sirius Black qui s'est évadé, à cause des rumeurs qu'il entend derrière les portes fermées de la maison Longbottom. Il a toujours peur.
Il pose ses mains sur le paquet, qu'il a tenu à faire lui même et qui est donc plus que médiocre, et l'attire vers lui avant de le faire glisser en direction de Flora. “ It's not flowers, it's plants. And if you want it... you're welcome to take it. I don't... I don't care. ” Il met l'emphase pour montrer qu'il s'en fiche, il s'EN FICHE, SES PARENTS SONT MORTS, ILS VEULENT PAS DE SES CADEAUX, IL PEUT BIEN LES REFILER À CARROW, ELLE AUSSI ELLE S'EN FICHE DE TOUTES MANIÈRES. “ It's about... mediterranean plants... it's really... it's really... ” Il détourne les yeux en sentant les larmes revenir, malgré lui. Il l'a choisi lui même à Flourish & Bott's pour sa mère. Elle aime bien les plantes: elle lui a donné cette passion. Elle aurait aimé les belles illustrations... ça lui a coûté tout son argent de poche depuis Noël! Mais... elle s'en fiche. Tout le monde s'en fiche. C'est juste un bouquin; c'est juste une coquille vide. “ I'm sorry, ” marmonne-t-il, la voix brisée, en enfouissant une nouvelle fois son visage dans ses mains. Mécanisme de défense: quand il ne sait pas quoi faire, il s'excuse et il se fait oublier, parce qu'il a vite appris, avec les parents qu'il a, que l'oubli est sans doute la meilleure des protections contre un monde cruel.

• • •

I'm not the best at showing my emotions, You cut me deep and you left me wide open, I fought the demons that lie in between us, They'd think we're perfect if they'd ever seen us, but I guess this sounds like another sad love song, I can't get over how it all went wrong But I let the words come together, Then maybe I'll feel better.
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MessageSujet: Re: (SUMMER 1994) DAUGHTER + YOUTH   Dim 2 Avr 2017 - 13:30

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‹ âge : vingt-deux ans (04/02)
‹ occupation : pour le monde, je suis une ancienne médicomage légiste (en réalité, l'ancienne assistante personnelle de l'Ambassadeur).
‹ maison : ravenclaw
‹ scolarité : 1993 et 2000.
‹ baguette : est toute neuve, taillée dans un délicat bois d'aubépine renfermant un ventricule de dragon, elle mesure trente centimètres et des poussières dépassant ainsi de loin celle que j'ai perdu dans l'attentat de saint-mangouste.
‹ gallions (ʛ) : 2542
‹ réputation : je suis Hestia Carrow, une fille bizarre, porte-malheurs, instable et incestueuse qui ferait tout pour sa sœur.
‹ particularité : clairvoyante.
‹ faits : je n'étais pas maîtresse de mes actions pendant la guerre, mon cerveau ayant été lavé après l'exécution des rebuts. J'ai fuit la bataille finale bien avant sa fin et je hais la marque à mon bras. Retrouver le contrôle de mon esprit n'est pas si aisé que ça et je fais encore de nombreux cauchemars. En fuite avec ma jumelle et mon niffleur albinos, Idris, logeant chez des moldus j'ai fini par me rendre en espérant rendre à ma sœur une vie normale, sauf que par un procédé qui m'est inconnu elle a réussi à échanger nos corps.
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‹ épouvantard : moi-même, ou Hestia qui sait, restreinte par une camisole de force.
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Flora voit bien que Neville ne va pas bien. Ils ne vont jamais bien ici. Mais il va moins bien encore que d’habitude. Ce n’est pas tant le reniflement que tout son visage, toute sa gestuelle, lente, déprimée qui le lui fait savoir. C’en est presque contagieux.  “ No ” C’est dommage de briser leur rituel ainsi. Neville et elle ne parlent jamais beaucoup. Mais elle aime bien le croiser quand elle vient, elle aime bien s’asseoir en face de lui et échanger trois mots et boire un truc  et repartir en ayant un peu plus chaud au cœur. C’est facile quand il a un livre dans les mains, il suffit à Flora de commenter et personne n’a besoin d’expliquer pourquoi (pour qui) il est là, et chacun peu prétendre une seconde qu’ils ne sont pas dans un hôpital pour rendre visite à leur(s) parent(s) aliéné(s). Mais aujourd’hui Neville n’a pas de livre et les traits de son visage semblent dessinés à l’envers et Flora ne sait pas quoi faire. “ It's not flowers, it's plants. And if you want it... you're welcome to take it. I don't... I don't care. ” Elle s’en fiche carrément des plantes et de la botanique Flora. Elle a de bonne note en cours, comme elle a des bonnes notes partout, vraiment, mais ça ne la passionne pas. Il n’y a rien qui la passionne ceci dit, donc elle ne peut pas dire qu’elle a une aversion particulière pour ce qui semble être la matière de prédilection de Neville. Mais ça ne l’intéresse pas. En revanche, c’est évident que lui, ça ne lui fait pas rien de lui tendre le cadeau, qui n’était de toute évidence pas prévu pour elle, mais pour l’une des personnes qu’il vient visiter si souvent. L’un de ses parents. Lequel, elle ne sait pas, et techniquement elle s’en fiche, théoriquement ce n’est pas son problème et elle s’en fiche de Neville Longbottom aussi, elle aime juste se moquer de ses plantes et souffler sur la fumée de son chocolat chaud assise en face de lui.

It's about... mediterranean plants... it's really... it's really... ” Elle s’en fiche, vraiment, elle s’en fiche. Mais lui il détourne les yeux de cette façon que les gens ont de faire quand ils veulent pas qu’on surprenne l’humidité dans leurs prunelles. À douze ans, Flora n’est pas très familière avec la chose, pas plus qu’elle n’est familière avec l’effet que ça a sur elle: l’envie de pouvoir effacer les larmes de Neville d’un geste ou d’une phrase. Mais elle ne peut pas, elle ne sait pas et elle regarde juste.  Elle n’est pas trop dégoûtée par ces larmes publiques, par cet excès de sensiblerie, c’est déjà étrange. “ I'm sorry ” et il cache son visage et elle cligne des yeux et se lève sans un mot. Elle dépasse Neville et elle dépasse les autres tables et dépose quelques morilles sur le comptoir avant de revenir avec deux chocolats dont un elle qu’elle pose devant le gryffondor en se glissant à côté de lui. “ I don’t know what you are apologizing for. ” Fait-elle, très factuelle. Elle n’a jamais compris cette manie que peuvent avoir les gens de s’excuser quand ils n’ont rien fait, et nettement moins quand ils ont en revanche toutes les raisons de le faire. “ Whose birthday is it? ” Au milieu de l’été, il n’est pas difficile de déduire que, puisque ça ne peut pas être Noël, ce doit être l’anniversaire d’un de ses parents. Flora ne sait pas dans quel état les Longbottom sont, elle sait juste que les deux sont là. Elle se demande ce que ça doit faire d’avoir ses deux parents à Sainte-Mangouste, elle se demande ce que ça lui ferait si Alcide était là aussi, elle se demande si ça changerait beaucoup à son quotidien. Probablement pas.

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MessageSujet: Re: (SUMMER 1994) DAUGHTER + YOUTH   Mar 4 Avr 2017 - 12:57

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Elle s'en va, et un mélange de soulagement et de déception s'empare du corps de Neville, qui tremble toujours un peu. Toutefois, ne plus avoir le regard de Flora vissé sur lui l'aide à mieux respirer, lentement, on inspire par le nez et on expire par la bouche en espérant se calmer, et lentement, lentement, il parvient à souffler sans étouffer un sanglot, ses mains toujours profondément appuyées sur ses yeux en espérant faire tarir les larmes avant même qu'elles ne coulent pour de bon. Finalement, c'est avec des mains rageuses et tremblantes qu'il efface les sillons amers, s'apprêtant à se laisser glisser de la chaise pour retourner hanter les couloirs de l'aile où se trouvent ses parents en attendant le retour de sa grande-tante; mais il est stoppé net quand Flora se glisse de nouveau à côté de lui, déposant devant lui une tasse avec du chocolat chaud à l'intérieur, dont l'arôme l'enveloppe aussitôt. Ses yeux passent de la main de Flora, qui s'attarde sur la anse de la tasse avant de la relâcher, avant de retourner sur la sienne. “ I don’t know what you are apologizing for. ” Il tourne les yeux vers elle. Ils ont... un? non, deux ans de différence, il vient d'avoir quatorze ans. Il la dépasse d'une bonne tête — et lui rend au moins trente kilos — mais pourtant, il se sent complètement stupide, jeune et immature à côté du regard fixe et déterminé de Carrow. Non, pas déterminé, autre chose. Ils sont tous les deux de sang pur mais leur situation est incomparable, Neville le sait; le sang n'a pas la même valeur pour les Longbottom que pour les Carrow. Il se demande à quoi ressemble sa vie. Pourquoi et comment elle est si... étrange. “ I don't know either, ” marmonne-t-il, la voix encore enrouée d'avoir pleuré et étouffé quelques larmes.

Il pose timidement sa main sur le bord de la table, n'osant pas toucher la tasse. “ Whose birthday is it? My mum's, ” répond-t-il après une hésitation. Il a l'impression d'entrer en eaux troubles, étrangères. Ils n'échangent pas de banalités, Flora et lui; elle se contente de le mépriser d'un air qu'il espère amuser pendant qu'il s'entête à lui faire entrer des illustrations et des noms de plantes dans la tête. C'est stupide, vraiment, mais ça le rassure un peu. Il y a tellement d'adultes dans cet endroit, et tellement de douleur, que ça lui fait toujours du bien de pouvoir s'accrocher à Flora, aussi stupide que cela puisse paraître. Il tend la main vers le livre mal empaqueté, le fait glisser sur ses genoux pour l'ouvrir bruyamment et maladroitement, déchirant à défaut de pouvoir correctement le déplier, le papier cadeau aux couleurs bigarrées et aux motifs animés, des fleurs qui grandissent et s'épanouissent et se fanent et grandissent et s'épanouissent et se fanant, encore et encore. Il sort le livre, le feuillette — il passe rapidement la première page, où il a écrit, avec sa petite écriture enfantine, un message pour sa mère qu'elle ne lira même pas de toutes façons —, laissant les images animées se réveiller lentement, ses doigts caressant le beau papier, la belle édition. Il est tout triste, il aurait vraiment aimé que sa mère l'ait le jour de son anniversaire... peut-être qu'un médicomage pourra le lui donner plus tard, même si Neville aurait préféré le lui donner en mains propres. “ Sometimes she just... snaps. She never- ” sa gorge se noue et il ne dit rien pendant un instant “ -recognized me but sometimes she snaps and she... she sees me. Really sees me. Except that I'm not Neville but... the people who hurt her. ” Rodolphus Lestrange, Rabastan Lestrange, Bellatrix Lestrange. Les Mangmorts qui peuplent ses cauchemars.

Neville n'aime pas parler de tout ça. Il pince des lèvres; il ignore pourquoi les mots sont sortis. “ Is it for me? ” demande-t-il finalement, son doigt effleurant la base de la tasse, se retirant précipitamment quand il sent la chaleur devenir brûlure à la surface de sa peau. Il a encore les yeux humides, l'air défait, et n'ose pas vraiment y croire... il est vrai que Flora a glissé la tasse devant lui, mais ça ne veut rien dire... si? Ils ne sont pas amis. Ce n'est pas comme ça, entre eux. C'est... stupide et étrange et rassurant et familier et awkward. Il ne sait jamais sur quel pied danser avec elle.

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MessageSujet: Re: (SUMMER 1994) DAUGHTER + YOUTH   Mar 4 Avr 2017 - 17:12

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I don't know either, alors le fais pas, a-t-elle envie de lui répondre aussi simplement que ça, mais quelque chose dans la voix enrouées de Neville la retient. Ses yeux tombent plutôt sur le paquet cadeau encore sur la table. Sur l’effort qu’il représente. Ça se voit qu’il ne l’a pas fait faire dans un magasin, ni même par aucun adulte digne de ce nom et de sa baguette. Ça se voit que des mains d’enfant l’ont fait. Ça se voit qu’il y tenait. “ Whose birthday is it?My mum's” Elle hoche la tête d’une façon très banale et peu caractéristique de Raven, mais elle ne sait pas quoi faire d’autre parce que tout ça ne veut rien dire pour elle. Neville est-il plus proche de sa mère que de son père ? Pourquoi Mrs Longbottom n’a pas pris son cadeau ? Pourquoi Neville est assis si tristement seul au salon de thé de Saint-Mangouste ? Flora aussi elle vient rendre visite à Maat lors de ses anniversaires et Hestia et elle lui ramènent souvent une babiole, mais Maat n’est pas perdue au point de ne pas accepter ses cadeaux, au point de les repousser ses filles, au point de ne pas savoir que c’est son anniversaire, même si les potions la rendent trop groggy et que la célébration n'est jamais au rendez-vous. Neville fait glisser le cadeau vers lui et l’ouvre bruyamment et maladroitement - et maintenant elle est sûre que c’est lui qui l’a fait ce papier cadeau, même s’il a quatorze ans et que ce n’est plus tout à fait un enfant. Y a quelque chose d’enfantin en lui, elle ne saurait pas dire quoi. Flora souffle un peu sur sa propre tasse tandis que lui feuillette le livre avec une certaine tendresse mélancolique. “ Sometimes she just... snaps. She never- ” Elle n’en demandait pas tant. Elle ne demandait même rien. Elle a posé une question d’une banalité accablante quoique pour eux elle sorte de l’ordinaire parce ce sujet n’est normalement jamais abordé. Mais maintenant il élabore et elle est un peu mal à l’aise, mais aussi curieuse et…intéressée. “ -recognized me but sometimes she snaps and she... she sees me. Really sees me. Except that I'm not Neville but... the people who hurt her. ” Elle a presque envie de s’excuser. Ce n’est pas de sa faute et ça ne la regarde même pas, mais elle est désolée, un peu. C’est très étrange comme sensation et elle déteste ça et bien sûr qu’elle ne le dit pas à voix haute, bien sûr qu’elle ne peut pas après la remarque qu’elle a faite à Neville. Alors se contente de hocher de nouveau lentement la tête, juste pour montrer qu’elle écoute. Elle essaye de s'imaginer ce que ça doit faire. De ne pas être reconnu par sa propre mère, d'être presque transparent, et de n'être vu que pour être mépris pour un autre et attaqué. Y a qu'à ce dernier point qu'elle peut relate. Maat n'a jamais été parfaite et n'a jamais été une bonne mère, mais ses filles l'ont quand même connue et elle a quand même connue ses filles et elle les reconnaît encore malgré le traitement.

Is it for me? ” il effleure timidement la tasse et Flora se surprend à se demander à quoi il pense, pourquoi il ne la prend pas franchement, pourquoi il pose une question aussi stupide. C’est si étonnant pour lui de voir Flora Carrow lui offrir un chocolat chaud ? Si improbable ? Il aurait raison de le penser. “ I’m not going to drink two and there’s no one else at this table, so my guess is yes.” l’ombre d’un sourire plane sur ses lèvres, mais elle le cache assez rapidement en les trempant dans son chocolat chaud. Ce n’est pas le meilleur qui soit, mais ça a toujours eu le don de la rassurer un peu dans cet endroit infect. Peut-être qu’ils mettent un calmant dedans, peut-être que c’est le chocolat, peut-être que c’est juste que c’est chaud ou peut-être que c'est parce que, souvent quand elle vient chercher les tasses, il y a Neville. “ My Mum recognises us. But she can snap anyways.”  Plus précisément Flora a l'impression qu'elle snap à cause d'elles. Maat a toujours été parfaitement consciente qu'il s'agissait de ses filles face à elle quand elle cherchait à les étrangler ou quand les a fait passer par la fenêtre. Flora ne sait pas vraiment pourquoi, elle ne veut pas chercher à comprendre de toute façon, elle se contente de se dire que sa mère est folle et ça lui convient pourvu que la folie ne la touche pas un jour elle aussi. Ou pire, Hestia. Elle a déjà très peur parce qu’elle a hérité de beaucoup de sa mère, les yeux mordorés plutôt que le céruléen de son père et puis, surtout la clairvoyance, version très atténuée du don qui, apparemment, est responsable de l’internement de Maat. “ She thinks we’re better off dead.” si sa voix grave ne tremble pas c’est aussi que, sous la table elle a enfoncé ses ongles dans la chair de sa cuisse. À sa façon Maat aime ses filles, même quand elle snap, quand elle se réveille soudain et se détache de la personnalité, morte, endormie, insipide qu’elle est le jour, elle les aime parce qu’elle leur dit des mots doux quand elle serre ses doigts fins autour du cou de l’une ou de l’autre. Mais elle pense aussi que ses filles seraient mieux endormies pour toujours, peut-être parce qu’elle a peur d’elles, peut-être parce qu’elle a vu quelque chose dans leur avenir, peut-être parce qu’elle trouve le monde trop cruel pour Flora et Hestia ou peut-être qu’aucune explication n’est possible. Elle les aime et elle veut les tuer. C’est tout ce que Flora sait. La nouvelle gorgée de chocolat coule un peu trop amère dans sa gorge.

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MessageSujet: Re: (SUMMER 1994) DAUGHTER + YOUTH   Lun 22 Mai 2017 - 19:50

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‹ âge : vingt-quatre ans (30/07)
‹ occupation : chômage technique.
‹ maison : gryffondor.
‹ scolarité : septembre 91 et janvier 1999.
‹ baguette : bois d'if, crin de licorne, 28 centimètres 8, souple et rapide, inadaptée mais j'ai la flemme de la changer.
‹ gallions (ʛ) : 1223
‹ réputation : la guerre m'a endurci et changé, que je suis devenu assoiffé de sang et parfois incontrôlable, les longues années de conflit ayant brisé le garçon maladroit et parfois simplet que j'ai été.
‹ particularité : un semi-loup depuis septembre 2003.
‹ faits : je suis très différent du garçon que j'ai été à Poudlard, forgé par des années de guerre, de meurtres et de missions suicidaires. Je suis trop en colère, trop extrême, je n'ai plus rien du garçon timide que j'étais avant même si les blessure d'antan demeurent. La fin de la guerre m'a laissé détruit, et je me suis plongé dans les excès, surtout l'alcool, jusqu'à la naissance de mon neveu James, le fils de Ginny et d'Harry. J'essaie de joindre les deux bouts.
‹ résidence : dans la maison familiale à Blackpool, Angleterre, avec Ginny et son fils James.
‹ patronus : très difficile pour moi à invoquer, mais il a pris la forme d'un lama, une fois.
‹ épouvantard : alternativement le professeur Snape et les cadavres des gens à qui je tiens le plus: ma grand-mère, Luna, Ginny, Hannah, etc.
‹ risèd : une vie heureuse et ennuyante.
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I’m not going to drink two and there’s no one else at this table, so my guess is yes. O-okay, ” marmonne Neville en réponse, un peu mal à l'aise. Le doigt qu'il a tendu pour effleurer la tasse glisse le long de celle-ci jusqu'à ce que ses doigts trouvent leur place dans la anse et qu'il l'attire vers lui, chaque mouvement lent et hésitant, jusqu'à ce qu'il finisse par l'apporter à ses lèvres, timidement. Le chocolat est coupé à l'eau, et c'est un peu immonde, pas assez sucré (ou peut-être que c'est juste sa gourmandise qui parle) mais c'est rassurant et réconfortant, un peu comme la présence de Flora, bizarrement. Il ne sait pas trop ce qu'il ferait si il était seul... “ My Mum recognises us. But she can snap anyways. ” Même si il essaie de ne pas le montrer, Neville est surpris, très surpris même, par la révélation, si on peut appeler ça comme ça, de Flora. Elle n'a jamais... parlé, vraiment, de la raison de sa présence aussi, même si Neville sait que c'est pour sa mère, plus ou moins. Tous des tarés, ces Carrow, c'est ce que tout le monde dit. Neville n'a jamais eu trop d'a-prioris sur les autres familles de sang-purs, même si sa grand-mère Augusta les déteste à peu près tous. Il sait juste que Draco Mafloy est horrible avec lui mais le reste... ils sont étranges, les Carrow, mais il n'a jamais vu Flora faire un truc d'horrible, vraiment horrible. Elle est pas sympathique, mais elle n'est pas terrible non plus. Il ne sait pas.

En tout cas, elle demeure un mystère à ses yeux, l'a toujours été, donc ça le surprend plus que ça ne le faudrait, qu'elle parle librement ainsi. Il a les yeux baissés sur la tasse et sur le livre, qu'il feuillette toujours, cherchant les pages des plantes les plus intéressantes. “ She thinks we’re better off dead. ” Il relève les yeux vers Flora. Elle n'exprime rien, dans sa voix ou sur son visage, et pendant un instant, il se demande si elle est aussi normale qu'elle le parait, si c'est autant une weirdo que tout le monde le dit; qui reste aussi indifférent en disant que sa mère essaie de les tuer, elle et sa soeur? “ I'm sorry, ” dit-il, par mécanisme plus qu'autre chose, même si une part de lui se dit que Flora n'est pas le genre à accepter des excuses et paroles creuses comme ça. Mais c'est le genre de Neville, alors il ne s'excuse pas de s'être excusé (même si ça l'effleure pendant un instant). “ It... well, it sucks, ” marmonne-t-il en gonflant les joues, reprenant une gorgée du chocolat chaud avant de s'arrêter enfin sur une page, découvrant une specimen particulièrement parfait — le Mimbulus Mimbletonia. Il aimerait tant en voir un — en avoir un. Il y a un jardin sur le toit de sa maison, là où ses parents faisaient grandir des plantes. Peut-être qu'un MM y aurait sa place...? Non, sa grand-mère n'accepterait jamais.

Toutes ces pensées le traversent rapidement alors qu'il tourne la page pour voir une autre illustration de sa plante adorée... un peu trop brusquement; son avant-bras rentre magnifiquement en contact avec la tasse de chocolat chaud qui a bien entendu le bon goût de s'écraser comiquement, répandant son précieux nectar à la surface de la table et imbibant déjà les pages du livre dont les illustrations commencent déjà à s'affoler. “ No, no, no, ” C'est clairement pas la première fois que ça lui arrive; t'es maladroit comme un Botruc dansant la gigue en pleine tempête, lui dit toujours son grand-oncle très mystérieusement. Mais ça l'affole toujours autant, alors il se lève, se redresse, jette un regard en direction du comptoir où il pourrait trouver des serviettes mais tout son corps est comme bloqué, sa tête lui fait mal, le livre va être ruiné et Flora a reçu un peu de chocolat sur les genoux et- “ Sorry, I'm sorry, I'm sorry, ” et tout d'un coup il se met en mode commando, se déplace maladroitement, manque de tomber trois fois en se prenant une chaise dans les jambes, parvient à trouver le comptoir sans grand-mal sous le regard mi-amusé mi-exaspéré du serveur qui le regarde prendre son poids en serviettes en papier, avant de revenir pour éponger difficilement la table, jetant quelques serviettes en direction de Flora avant de regarder le livre avec accablement. Classic Neville. “ I'm sorry for, uh, your clothes, I'll, I'm sorry, but maybe I could, ” dit-il en s'emparant de sa baguette avant d'imaginer la police magique débarquer à l'hôpital, “ maybe not, I'm sorry, please don't kill me. ” Et le pire? C'est qu'il semble sérieux, pendant un instant, alors qu'il rajoute: “ I mean, do-don't voodoo me or I don't know--

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I'm not the best at showing my emotions, You cut me deep and you left me wide open, I fought the demons that lie in between us, They'd think we're perfect if they'd ever seen us, but I guess this sounds like another sad love song, I can't get over how it all went wrong But I let the words come together, Then maybe I'll feel better.
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MessageSujet: Re: (SUMMER 1994) DAUGHTER + YOUTH   Dim 11 Juin 2017 - 2:20

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‹ occupation : pour le monde, je suis une ancienne médicomage légiste (en réalité, l'ancienne assistante personnelle de l'Ambassadeur).
‹ maison : ravenclaw
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‹ baguette : est toute neuve, taillée dans un délicat bois d'aubépine renfermant un ventricule de dragon, elle mesure trente centimètres et des poussières dépassant ainsi de loin celle que j'ai perdu dans l'attentat de saint-mangouste.
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‹ réputation : je suis Hestia Carrow, une fille bizarre, porte-malheurs, instable et incestueuse qui ferait tout pour sa sœur.
‹ particularité : clairvoyante.
‹ faits : je n'étais pas maîtresse de mes actions pendant la guerre, mon cerveau ayant été lavé après l'exécution des rebuts. J'ai fuit la bataille finale bien avant sa fin et je hais la marque à mon bras. Retrouver le contrôle de mon esprit n'est pas si aisé que ça et je fais encore de nombreux cauchemars. En fuite avec ma jumelle et mon niffleur albinos, Idris, logeant chez des moldus j'ai fini par me rendre en espérant rendre à ma sœur une vie normale, sauf que par un procédé qui m'est inconnu elle a réussi à échanger nos corps.
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‹ patronus : inexistant
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‹ risèd : moi-même de nouveau identique à Hestia.
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I'm sorry ” C’est vraiment très nul les gens qui s’excusent pour ce qui n’est pas de leur fait et Flora trouve ça aussi incompréhensible qu’agaçant et elle lui a déjà dit d’ailleurs, mais là, tout de suite ça ne la dérange pas trop. “ It... well, it sucks,” C’est un bel euphémisme, mais pendant un instant Flora est presque sur le point de l’appuyer, it really does. À la place, elle trempe ses lèvres dans son chocolat et laisse un silence s’installer entre eux tandis que Neville feuillete son livre tranquillement. Machinalement, elle regarde un peu par dessus son épaule les illustrations des plantes, se demande ce qu’il leur trouve, en se disant que c’est étrange quand même de trouver la compagnie de Neville Longbottom pas tout à fait rassurante, mais pas gênante non plus. Et puis le silence et l’instant est brisé quand le verre se renverse sur un geste maladroit du Gryffondor, le chocolat liquide envahissant la table, jusqu’à tâcher sa jupe. “ No, no, no ” Elle a sursauté, mais n’a pas produit le moindre son, observant les dégâts, les mains soulevées pour ne pas toucher au liquide foncé — mais heureusement pas brûlant — tandis que l’autre se lève visiblement à la recherche d’une solution, son corps bougeant — il semble à Flora — plus vite que son cerveau. “Sorry, I'm sorry, I'm sorry,” au moins, Neville s’excuse suffisamment régulièrement pour ne pas oublier les fois où c’est mérité, note-t-elle. Elle devrait lui en vouloir de gâcher ses vêtements — ça ne fait pas très bon genre (et pas de la façon qui amuse Raven et leur père) et ça ne va pas avec la fortune des Carrow, — mais elle s’en moque un peu. Il s’éloigne alors qu’elle tire sur les pans de sa jupe pour empêcher la tâche de s’étendre en attendant qu’il lui ramène de quoi s’éponger, même si un coup de baguette reste encore la solution la plus efficace, seulement à douze ans elle n’est pas encore autorisée à prendre la sienne partout et encore moins à l’utiliser. Il lui balance qu’elle serviette dont elle s’empare rapidement pour essuyer un peu la tâche. “ I'm sorry for, uh, your clothes, I'll, I'm sorry, but maybe I could,” la baguette sortie n’a pas le temps de se lever, de toute façon, appliquée à s’éponger, Flora ne la voit même pas. “ maybe not, I'm sorry, please don't kill me. ” Ses doigts s’arrêtent dans leur geste, l’espace d’une seconde.

I mean, do-don't voodoo me or I don't know—” Flora se fiche complètement de ce que l’on pense d’elle. Et même, ça l’amuse ces idées que l’on se fait déjà sur Raven, elle aime bien les nourrir, les faire grandir. Elle trouve ça très drôle de se jouer de ces idées pré-conçues qu’ont les gens; elle n’a pas besoin d’eux de toute façon. Elle n’a pas besoin qu’on la regarde autrement. Mais, quelques rares fois, quand les personnes s’approchent, voient au-delà du simple oiseau de mauvais augure, alors, se rendre compte qu’ils l’y assimilent quand même…en fait elle ne saurait pas dire ce que ça lui fait Flora parce que c’est la première fois. Tout ce qu’elle sait c’est qu’elle n’est pas contente, pas du tout, et que n’importe quel endroit que ce banc lui serait plus confortable. Or personne n’a le droit de rendre Raven mal à l’aise, c’est son rôle à elle précisément de gêner le monde. “ You don’t need me to voodoo you someone’s probably already cursed you. ” Et sa voix blanche ne laisse absolument rien apparaître; moquerie, simple boutade, certitude, prédiction de claire-voyante, tout est possible. Il a eu l’air sincère dans sa crainte. Un instant, sans penser véritablement qu’ils étaient pareils, Flora s’était dit qu’ils pouvaient se comprendre, vaguement peut-être, de façon un peu distendue, mais mieux que la majorité quasi absolue de ses camarades de Poudlard. Et puis, il a réagi comme le premier d’entre eux et l’instant est passé. L’indulgence aussi. “ Will someone throw a cleaning spell at my skirt please?” Fait-elle à l’assemblée en se levant. Des regards se sont attardés sur eux quand la tasse s’est renversée et si Neville est trop couard (ou nul en magie qui sait) pour utiliser sa baguette, quelqu’un d’autre pourra peut-être le faire. Elle jette un regard parfaitement vide à Neville. “ You’re not worth killing, you’ll have died a hundred death before you’re twice this âge.” le ton est impossible à déchiffrer, ça ressemble aux mini-prophéties avec lesquelles elle approche de temps en temps un camarade. Un adulte — qui travaille dans le salon de thé à en croire son uniforme — s’est approché pour lui jeter un rapide récurvite, faisant disparaître les dernières traces de chocolat, les dernières traces de Neville qu'elle ne regarde même plus. Elle a vu que son livre avait été ruiné aussi. Elle en a presque été désolée. Heureusement qu’elle n’est pas allée plus loin que ça.

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(SUMMER 1994) DAUGHTER + YOUTH

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