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sujet; THE GREAT ESCAPE
MessageSujet: THE GREAT ESCAPE   Mar 28 Fév 2017 - 22:41

HUNTED • running man
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‹ inscription : 15/10/2016
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‹ crédits : aslaug
‹ dialogues : #666699.


‹ âge : vingt-huit (03/04)
‹ occupation : une fugitive, évadée d'Azkaban.
‹ maison : Serdaigle
‹ scolarité : 1987 et 1994.
‹ baguette : m'a été prise au cours de la bataille de Pré-au-Lard (bois de houx, crin de sombral, vingt-cinq centimètres).
‹ gallions (ʛ) : 931
‹ réputation : je suis une traitresse, que je n'ai pas de valeur, pas de principe, que je suis capable de retourner ma veste à tout moment et donc que je suis indigne de confiance.
‹ faits : j'étais en fuite depuis fin 1998 avant de m'allier aux Mangemorts pour retrouver la vie que je mérite, servant ainsi d'espionne pour le Magister au sein des insurgés. En juin 2003 ma couverture a sauté et je me suis consacrée à mon rôle de mangemorte avant d'être capturée le 27 septembre 2003 par Neville Longbottom. Enfin, je suis mère de deux enfants, Catelyn et Benjen, des jumeaux nés à la suite d'une grossesse niée pendant six mois.
‹ résidence : dans un cottage dans la campagne du Nottinghamshire.
‹ patronus : inexistant, bien qu'à une époque il ait pris la forme d'une chouette.
‹ épouvantard : la déception et la haine de l'homme que j'ai le plus trahi, le seul que j'ai jamais aimé.
‹ risèd : la vie d'avant la guerre, si parfaite, l'avenir encore brillant et depuis tout récemment s'ajoute à cette image deux bambins aux visages inconnus qui s'accrochent à moi.
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the great escapeI would have come for you. And if I couldn't walk, I'd crawl to you, and no matter how broken we were, we'd fight our way out together-knives drawn, pistols blazing. Because that's what we do. We never stop fighting.
24th february — 7:33 amWhat's going going on here?” Elle sort de sa cellule pour aller prendre son petit-déjeuner, routine quotidienne qu'elle est censée poursuivre amèrement jusqu'à la fin de sa vie, mais laissée derrière la foule de prisonniers qui marchent en rang, elle ne manque pas d'attirer l'attention d'un des gardes. Elle est à moitié pliée en deux, une main sur son ventre bedonnant, l'autre qui s'accroche en vain au mur lisse du couloir d’Azkaban. “I'm having a baby - deux même, mais quelle différence ? - you fucking moron” parvient-elle à lâcher malgré la douleur qui la ronge. Et c'est cette même douleur qui parle car bien trop éprise de sa sécurité, en toutes autres circonstances, elle n'oserait pas insulter un garde ailleurs que dans son dos. “ What? Now? - Yes now!” Ça semble tellement évident et il est si peu utile qu'elle ne peut s'empêcher de hurler. Il ne comprend pas l'urgence de la situation…“ Ew! Did you just p- - My waters broke can you just take me to someone not completely moronic PLEASE? ” Une tâche un peu gluante se forme sous l'ombre de sa robe de pénitentiaire, elle retient une grimace de dégoût: “ I need a doctor. NOW. ” Rajoute-t-elle incapable de ne pas s’époumoner alors que la panique se mêle désormais à la douleur. Ils arrivent. Pour de vrai, ça y est. Et alors qu’ils crèvent de s’échapper, elle qui ne les a pas encore tout à fait accepté s’agrippe à son ventre comme pour les garder à l’intérieur. Elle n’est pas prête à les lâcher, elle n’est pas prête à être seule, à ne vivre que pour elle-même. Elle s’est habituée, peut-être même s’est elle faite à l’idée d’être mère. Étonnement l’imbécile parvient à faire ce qu’elle lui demande et à appeler quelqu’un de plus compétent - à peine - l’infirmier d’Azkaban qui prend bien trop de temps au goût de Penny pour réaliser l’évidence : elle va accoucher sous peu et finalement annoncer ce qu’elle savait déjà prévu: son transfert à saint-mangouste pour la naissance. C’est que l’infirmerie n’est pas équipée pour ce qui peut durer des heures, mais qu’elle ne s’inquiète pas il ne s’agit pas véritablement de la sortir de son confinement. On ne lui demande rien de plus que d’expulser les enfants et de retourner à sa cellule. On ne lui demande rien de plus que de les abandonner et elle ne sait même pas si ça l’indiffère ou non, si l’idée lui est supportable ou non, si elle peut s’imaginer vivre sans désormais qu’ils sont là. Ou presque là. Le voyage est flou, elle a de la sueur dans les yeux et le feu aux entrailles, elle ne voit rien de la chambre où on l’emmène où on manque presque de l’attacher au lit comme si on craignait qu’elle ne s’échappe alors que la douleur est tout ce dont elle a conscience. C’est plus fort que tout ce qu’elle a jamais connu. Les voix autour d’elle aussi sont indistinctes, jusqu’à ce que l’on condescende à lui offrir un anti-douleur et qu’on lui annonce, son esprit à peine éclaircit, que, certainement, l’accouchement sera long. Loin d’être masochiste, la future mère s’en trouve pourtant presque rassurée, ça leur laisse à tous plus de temps.

20th february Where are you at with your reading schedule for the week?Right on track.So you’re at the point where Circe’s done brewing her potion for Ulysses and his mates?Circe has found the right potion and is gathering her ingredients… ” Elle ne sait pas trop si c’est l’un des enfants à naître qui lui donne un petit coup ou si c’est la nervosité qui lui noue le ventre; Penelope n’est pas très à l’aise à l’idée de se reposer sur autant de facteurs imprévisibles, sur autant de personnes différentes et qu’elle ne connaît, pour le cas de la Circé en question, pas très bien. “ To be honest I never quite understood why Ulysses trusted her even for a minute, she’s a little… dodgy don’t you think?Yes but she’s an okay enchantress.” Il hausse les épaules, Penelope sait qu’il peut difficilement en dire plus et puis ils en ont déjà parlé avant même que la gamine soit officiellement incluse dans leur projet et ne vienne rendre visite à Theodore. Elle n’a pas vraiment d’autre choix que de lui faire confiance, mais elle supporte mal de ne pas être capable de tout contrôler. C'est que l'enjeu n'est pas des moindres.

Percy…where…” Elle attrape la manche de l’infirmière la plus proche, qui s’en défait sans grand mal. “ Mr. Weasley is not allowed in the room at the moment. But he’s the father…” C'est le père et il devrait être là, c'est presque un droit divin, mais c'est un droit qu'elle savait qu'on leur refuserait. Elle doit être seule dans cette chambre d'hôpital avec un garde - puisqu'on ne peut décemment pas l'attacher -, deux infirmiers, une médicomage et une ou deux paires de gardes devant la porte. Elle n’est pas à moitié aussi surprise ni paniquée qu’elle prétend l’être, s’attirant même un semblant de sympathie de la médicomage au pied de son lit. “ And the babies will be brought to him as soon as they’re cleaned up.” Elle se veut rassurante, mais en d’autres circonstances, si Penny n’avait pas un espoir que tout cela ne s'avère pas nécessaire, elle aurait été tout sauf rassurée à cette idée, tout sauf satisfaite de ne pas pouvoir partager ne serait-ce que quelques minutes après leur naissance avec les enfants et leur père.

03rd februaryAux dernières nouvelles, ils vont bien ” annonce-t-elle, rassurante, dès qu’il entre dans la bulle. Ils n’ont pas beaucoup de temps et il y a beaucoup qu’elle veut, non qu’elle a besoin, de lui dire. “Écoute, on n’a pas vraiment eut l’occasion de hm parler de tout ça vraiment, mais on a eut du temps pour y penser je crois et euh je voudrais juste dire que…J’ai pas eu l’occasion de le dire mais euh, merci d’avoir témoigné à mon procès, je sais que ça s’est pas fini comme tu l’aurais voulu, mais j’apprécie l’effort. ” Elle n’avait pas voulu qu’il parle, non seulement parce qu’elle savait que ce serait inutile, mais aussi parce qu’elle avait peur de se sentir mal ou que ses propos n’atteignent sa réputation à lui. Et elle a comme l'impression d'avoir eut raison sur toute la ligne. “ Je veux juste dire que…Tu sais j’ai eut le temps de réfléchir à tout ça ” Elle n’a eut que ça du temps. “ Et je sais pas trop ce que je ressens parce que… je veux pas que tu sois… que tu te sentes piégé par… ” Elle ne finit pas mais passe une main sur son ventre. Être parent ensemble, ne veut pas dire qu’ils doivent être ensemble, et d’ailleurs ils ne le sont pas et ne l’ont plus été depuis qu’elle a quitté Poudlard et laissé ses mensonges être exposés au grand jour. Mais, pour sa part, elle n’a pas tout à fait tourné la page non plus. ’est que c’est difficile de passer à autre chose sans véritable au revoir, ou une fois que c’est fait, en passant sa vie enfermée avec tout le loisir d'y penser encore et encore et c'est encore plus difficile en apprenant finalement qu’on porte les enfants de l’autre. D'autant moins facile aussi quand on en a pas vraiment envie. Mais elle a aussi l’impression de s’imposer avec son ventre et les responsabilités que ça implique. Pas plus qu'elle, il n'a rien demandé de tout ça. “ Alors tu n’as qu’un mot à dire et tu n’as pas besoin d’être impliqué du tout. ” Elle sait qu’il ne le dira pas, qu’il ne peut pas, s’il veut être perçu comme une personne décente. Il ne va pas abandonner ses enfants, elle le sait, il ne va pas reculer maintenant, mais elle a besoin pour sa conscience de s’en assurer avant que ce ne soit trop tard. Et elle a également besoin de savoir qu’il les aime déjà avant de se lancer dans l’exposé qu’elle doit lui faire. “Ne sois pas ridicule. ” Elle souffle, plus rassurée qu’elle ne l’aurait cru. “Tu es donc prêt à les élever seul?” Contrairement aux apparences, elle espère que la réponse soit non, mais elle ne l’attend pas et enchaîne plutôt: “Parce que je lisais un livre l’autre jour qui peut-être pourra t’aider, c’est sur la mère du disciple de Mentor. ” Télémaque, donc Pénélope. “ Tu te souviens de son plan ? Tu te souviens des risques qu’elle a pris pour ne pas laisser ses prétendants (ses geôliers) gagner ? Mais elle ne l’a pas fait toute seule, elle avait de l’aide. ” En réalité non, Pénélope a conçu et accompli son plan parfaitement seule et sûrement le sait-il, comme il doit savoir qu’elle s’écarte du texte pour de bonnes raisons. “Mais qu’en dis-tu ? Pense-tu que c’était stupide de sa part de s’embarquer dans un truc pareil ? Pense-tu qu’elle aurait mieux fait d’accepter sa destiné ? ” En d’autres termes: veux-tu ou non m’aider ? C’est difficile de garder un ton léger, mais elle ne sait pas si on les écoute, si on les observe, elle ne peut pas se permettre d’être trop directe, d’autant qu’elle ne sait pas comment il va réagir à sa proposition.

Now Miss Clearwater I’m going to need you to remain calm as I check how dilated you are.” Elle hoche la tête avant de la reposer contre son oreiller et de fermer les yeux, les doigts gantés de la médicomage lui sont presque familiers puisque c'est bien la troisième fois qu'elle vient vérifier son col. Et c'est toujours la même chose: bientôt, bientôt, bientôt. “ Well we seem to have made some progress, Lainie tell the guards outside that we are almost ready, they shouldn't be too…alerted by her screams. ” Et à peine a-t-elle terminé sa phrase qu'une contraction, bien plus importante et douloureuse que toutes les autres prend la jeune femme qui hurle malgré sa fierté et s'agrippe au rebord du lit, les phalanges blanchâtres. Elle ne songe plus à essayer de les retenir, un peu plus longtemps, sortez s’il vous plaît. On fait glisser dans sa gorge un liquide infecte mais qui, elle le sait, a pour objectif de rendre l’épreuve à venir supportable. “ You need to breathe evenly Miss Clearwater, it's going to be ok. ” Elle espère, elle espère vraiment.


24th february — 5 pm Il y a d'abord eut un garçon et puis, quelques trente minutes plus tard, une fille. “ They're a bit small but nothing surprising considering the circumstances, other than that they seem healthy.” C'est un diagnostic rapide, comme leur lavage a été sommaire, fait dans la chambre même afin qu'elle puisse les prendre dans les bras, une fois au moins. Ils croient lui faire une fleur et elle a presque envie de leur cracher au visage, mais ne pas attirer l'attention, ne pas éveiller les soupçons, c'est primordial. Et puis surtout, elle doit les garder dans la salle avec elle aussi longtemps que possible. Alors elle tend les bras pour recueillir Benjen et Catelyn Clearwater-Weasley. Elle les a bien vu hausser les sourcils tous autant qu'ils sont devant sa proposition de patronyme, mais elle et Percy se sont mis d'accord sur ça entre autres choses et par pitié pour celle qu'on pense destinée à ne jamais pouvoir profiter de ses enfants on s'abstient de toute remarque. “Hello little ones..” Elle dépose un baiser sur le front de chacun, ses bras sont déjà engourdis, elle est si fatiguée, mais elle ne les lâcherait pour rien au monde ces deux étrangers, ses deux enfants. Pourtant on les lui arrache bien vite, trop vite et elle croit encore qu'elle va les revoir très bientôt, mais elle en pleurerait presque quand on les place dans un berceau et qu'on les fait sortir. Si elle est convaincante dans sa détresse, c'est qu'elle n'est pas tout à fait feinte. Où est-il bon sang? Elle est confiante depuis qu'elle est arrivée à l'hôpital, c'est bien la seule chose qui lui permet de tenir le coup, mais maintenant que les bébés ne sont plus avec elle, maintenant que le temps lui est compté avant qu'on ne la renvoie à Azkaban, quelques doutes s'insinuent en elle. Elle se laisse faire par la médicomage qui s'assure que tout va bien de son côté à elle, même si la valeur quelconque qu'on lui trouvait avant son transfert vient de lui être ôtée et qu'au fond tout le monde se moque bien désormais qu'elle vive ou meure. Et puis à peine est-elle partie, s'occuper d'une patiente plus respectable certainement, qu'un infirmier s'introduit dans la pièce. Peut-être s'agit-il de lui faire passer un autre examen, c'est ce qu'elle pense, alors que l'infirmier sort sa baguette et lance un stupéfix vers le garde. Elle se redresse aussitôt puisant dans ses dernières réserves d'énergies. “ The babies are in the nursery.” prévient-elle en posant ses pieds nus sur le sol alors que l'inconnu qui n'en est pas un est déjà à ses côtés pour l'aider à se mettre debout et lui glisse un vieux gallion dans la main. Elle veut lui dire qu'ils sont magnifiques et parfaits et qu'il doit être fier et elle veut sourire et le prendre dans ses bras même si ce visage ne lui est pas familier le moins du monde, mais ils n'ont pas le temps. “ 1 minute.” Elle hoche la tête alors qu'il range sa baguette et sort faussement calme de la pièce. Une minute, c'est qu'ils sont pile à l'heure, c'est que si les enfants avaient été là tout aurait été parfait. Elle serre la pièce entre ses doigts. Encore une fois elle doit s'en remettre entièrement, à autrui elle doit lui faire confiance, croire qu'il va s'en sortir avec le portoloin de secours - heureusement qu'ils y ont pensé - et pouvoir récupérer les jumeaux. Elle croise le regard immobile du garde et ferme les yeux quand elle se sent aspirée, le nombril d'abord, par la relique dans sa main.

Elle ne sait pas où elle va atterrir. C'est le genre de détail qu'il était impossible de lui transmettre alors qu'elle était en prison. Et c'est le genre de détail qui importe peu pourvu qu'elle ait à peu près confiance en la personne qui a planifié la chose. Sauf qu'elle ne sait pas qui a choisi le lieu, elle sait juste que Percy doit l'estimer suffisamment sûr pour l'y avoir envoyée ou plutôt, pour avoir prévu d'y envoyer Cat et Ben. Mais c'est surtout le genre détail dont elle se moque pourvu qu'elle puisse respirer à l'air libre. Elle atterrit un peu durement sur le manteau de neige qui recouvre la campagne anglaise. Ce qui lui serait habituellement parfaitement désagréable lui arrache un sourire alors qu'elle se redresse comme elle peut, les doigts gelés, parfaitement épuisée et surtout stressée. Mais elle est libre, l'air a beau être glacial, elle est dehors pour le sentir sur sa peau et dans ses cheveux, elle pourrait faire un ange de neige - chose qu'elle n'a jamais fait pourtant, même gamine - tant elle est heureuse. Et puis elle relève à peine la tête qu'on l'enlace de nul part, dans une étreinte qu'elle ne reconnaît pas. “ You made it. ” Y a comme un poids qui s'allège dans son estomac, Theodore s'en est sorti. Si le geste la surprend elle laisse malgré tout sa tête reposer une demi-seconde sur son épaule. Elle a envie de dire qu'ils ont réussi, elle a envie, de hurler de joie, mais y a encore cette incertitude dans ses yeux, ce tremblement dans ses genoux qui n'est pas du qu'à la fatigue. Percy n'est pas avec elle et elle a peur que quelque chose tourne mal, y a tellement de choses qui pourraient foirer - il le sait Theo, ils en ont tellement parlé - et même si elle est libre, même si on pourrait penser qu'elle a obtenu ce qu'elle désirait, elle est encore bien loin d'être satisfaite. “ There was a problem he's…they're coming but…Mais j'ai peur Theo. Elle se détache finalement de lui, quoique sa main reste accrochée à son bras, comme si elle craignait de tomber à tout moment et ses yeux tombent sur l'autre présence. Circé. Mafalda. Ils auront donc eut raison de lui faire confiance. “ Thank you.” C'est sûrement pas pour elle que la blonde - que Penelope a d'ailleurs manqué de ne pas reconnaître à cause de sa nouvelle couleur de cheveux, elle qui ne l'a connue que rousse - s'est démenée. Derrière elle, il y a un cottage en pierre brune, assez modeste mais qui apparaît comme la perfection incarnée à celle qui a passé presque cinq mois enfermée. Tout plutôt que la prison et si la neige ne recouvrait pas le sol elle envisagerait sûrement de dormir à la belle étoile, elle qui a toujours détesté ça, juste pour ne pas pas être entourée de murs, juste pour se sentir vraiment libre. Pour l'heure, vu sa robe d'hôpital peu appropriée pour le temps hivernal elle devrait se mettre à l'abri mais elle retient Theodore quand celui-ci commence à la faire avancer vers leur refuge. “ We need to wait for…” Mais elle voit le regard de Mafalda se perdre quelque part derrière eux et elle se retourne la peur au ventre. Là, dans la neige apparaît Percy, mais il ne sourit pas et elle n'a pas le temps de se poser la moindre question que ses prunelles tombent sur l'unique poupon dans ses bras. Elle tombe finalement, à peine retenue par les faibles bras de Theodore. Elle est libre, mais c'est un échec. C'est sa dernière pensée avant qu'un noir absolu ne la happe.

• • •

With every heartbeat I have left I will defend your every breath, and I’ll do better.’Сause you are loved. You are loved more than you know. I hereby pledge all of my days to prove it so. Though your heart is far too young to realize the unimaginable light you hold inside
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MessageSujet: Re: THE GREAT ESCAPE   Mar 28 Fév 2017 - 23:29

HUNTED • running man
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‹ âge : vingt-quatre ans. (21/06)
‹ occupation : un ancien langue-de-plomb, désormais un Mangemort en fuite.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1991 et 1998.
‹ baguette : m'a été rendue par Mafalda. Vingt-deux centimètres virgule trois, ventricule de dragon (boutefeu chinois) et bois de chêne rouge.
‹ gallions (ʛ) : 1664
‹ réputation : je suis un déchet, un étudiant qui a un jour été prometteur, et n'est plus que l'ombre de lui-même.
‹ faits : j'étais un Mangemort défectueux, déterminé mais sans passion. J'ai été capturé par Blaise et Draco peu avant la Bataille et ai passé deux mois dans les cachots de Poudlard à additionner les crises de manque et quelques crises cardiaques sympathiques, dues à mon addiction à l'Orviétan (Excess).

J'ai été condamné au Baiser du Détraqueur quelques jours avant l'abolition de la peine de mort. J'ai été condamné à perpétuité à la place. Je me suis évadé d'Azkaban avec Penelope Clearwater, avec l'aide extérieure de Percy Weasley et vit désormais la vie du parfait moldu.
‹ résidence : dans un petit cottage sorcier posé.
‹ patronus : impossible à invoquer
‹ épouvantard : alternativement: des milliers de frelons fondant sur moi; le Lord m'appellant à ses côtés et mon propre cadavre boursouflé et impossible à reconnaître.
‹ risèd : moi-même, sans la Marque, un peu plus âgé et libre. Aux côtés de Nephtys.
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I WOULD HAVE COME FOR YOU. AND IF I COULDN'T WALK, I'D CRAWL TO YOU, AND NO MATTER HOW BROKEN WE WERE, WE'D FIGHT OUR WAY OUT TOGETHER-KNIVES DRAWN, PISTOLS BLAZING. BECAUSE THAT'S WHAT WE DO. WE NEVER STOP FIGHTING.
(24th FEBRUARY.) Theodore sursauta quand les deux mains s'abattirent sur ses épaules, ses sens aussitôt en éveil et son corps se mettant déjà en mouvement pour se débarrasser de l'agresseur; mais ce n'était qu'Andrew qui, une fois satisfait de l'avoir surpris, se laissa tomber comme une masse en face de lui en posant son plateau sur la table. Son compagnon de cellule s'était un peu réchauffé à son contact, ces dernières semaines, et même si ils n'étaient pas amicaux, ils s'entendaient plutôt bien, au point où Theodore ne prit même pas la peine de lui dire de changer de table. Il tournait encore de l'oeil et se sentait encore vidé de sa visite quotidienne avec le Détraqueur, sans doute la pire partie de la journée. Le plateau d'Andrew débordait de nourriture et il ne semblait pas du tout déphasé par la confrontation avec l'horrible créature: au contraire, il se mit à dévorer son petit-déjeuner avec entrain, en se mettant à parler avec le même enthousiasme de ce qu'il faisait à son atelier de menuiserie (il y avait des ateliers de menuiserie, pour l'amour de dieu, pour les non-condamnés à vie de cette prison) (Andrew était apparemment fasciné par l'horlogerie, une pratique que Theodore trouvait barbante rien que d'en entendre parler) pendant que Theodore sirotait pensivement sa tasse de thé sans répondre, cherchant machinalement Penny du regard. On ne la laissait pas garder le lit, mais elle arrivait bientôt à terme alors peut-être se reposait-elle à l'infirmerie et il ne la verrait pas au-delà de leurs rencontres presque quotidiennes à la bibliothèque: ils parlaient littérature, et de tout et de rien, d'autres choses aussi... de choses secrètes et codées. Des choses qui seraient clairement passées au-dessus de la tête de quelqu'un comme Andrew pour être honnête.
Celui-ci claqua des doigts pour attirer l'attention de son compagnon de cellule, qui soupira en vrillant de nouveau ses yeux sur lui. “ Dis, c'est presque comme si tu trouvais pas mon projet intéressant, Nott. Mais non, mais non. De quoi je parlais, alors?Tu voulais que les aiguilles ressemblent à des lampadaires, parce que ta fille adore ce livre. Nar... something....nia. Narnia! Oui! Alors en fait- ” Et de reprendre son petit exposé, alors que Theodore s'enfermait plus profondément dans ses pensées, repensant mécaniquement au millier de choses dont lui et Penny avaient parlé ces trois dernières semaines. Il fut interrompu une seconde fois non pas par Andrew, mais par... comment s'appelle-t-elle déjà? Halloway. Halloway, Lucy. La seule compagnon de cellule de Penny, qui lui tapote poliment l'épaule et attend qu'il ait tourné le visage vers elle pour parler: “ Penny est entrée en labeur.

Le coeur de Theodore s'arrête. Il déglutit. “ Est-ce qu'elle va bien? ” Elle hausse les épaules. “ Oui. Surprise mais ça va, 'fin tu vois genre elle accouche quoi. Elle m'a dit de te prévenir... t'es le parrain après tout, pas vrai? L'un d'eux, oui. ” Halloway hausse les épaules. “ Quand? J'sais pas... il y a une heure? ” Une heure, une heure, ça fait trente minutes de trop, non, cinquante minutes de trop, et toujours les gardes, impavides, observent les prisonniers, Theodore a l'impression que leurs yeux s'attardent sur lui et Halloway, alors il se contente de lentement hausser la tête en la remerciant et elle retourne à sa table et Andrew le dévisage et il s'efforce de garder une expression neutre. “ Je t'ai jamais vu sourire avant, dit-il lentement, et Theodore se retient de sourire (par mécanisme) et de lever les yeux au ciel (par instinct). — Je suis nerveux pour elle, c'est tout. Ouais. ” Il ne sait rien il ne sait rien il ne sait rien. “ Est-ce que t'es sûr qu'un oiseau qui sort de sa cachette toutes les deux heures est une bonne idée? ” le relance Theodore et après un instant d'hésitation, Andrew reprend.

Ils ne vont pas venir le chercher. Second plan.

Theodore regarde le verre d'Andrew comme si c'était le fléau de son existence. Il l'attrape avant que son compagnon de cellule ait le temps de dire quoique ce soit, l'amène à ses lèvres, et avale tout d'une longue traite.
La première gorgée est la plus simple, parce qu'il ne réfléchit pas avant d'avaler; la seconde est horrible, parce qu'il a le nez dans l'odeur de produit laitier, et il manque de rendre son petit-déjeuner sur son plateau: ça fait presque vingt ans qu'il n'a pas mangé de produit laitier et il associe l'odeur avec maladie et douleur et terreur, tout simplement, et il faut avouer que le goût du lait seul n'est clairement pas appétissant dans ces circonstance. Mais il boit tout le verre, sans s'arrêter, en ignorant le malaise qui monte en lui et sa gorge qui commence déjà à se refermer, et repose un peu violemment le verre sur le plateau d'Andrew qui le regarde comme si il venait de lui arracher le coeur. “ Mate, what the fuck? ” Il semble vraiment triste, le coeur brisé; Theodore ne peut pas s'empêcher de trouver ça amusant, ce grand visage de gamin avec ces grands yeux humides qui semblent le supplier de le convaincre qu'il n'a pas vraiment fait ça.
Il aimerait dire quelque chose mais il sent presqu'aussitôt son estomac se retourner, alors que l'allergène et son corps se mettent à se battre violemment.
Il y a une qualité étrange à vos allergies, monsieur Nott, et je crains que cela soit la conséquence de l'âge avancé de vos deux parents lorsqu'ils vous ont eu. La magie, comme vous le savez, vieillit avec le corps, change en même temps que lui, et il est possible que la magie de vos parents ait accentué vos troubles, si je puis dire, et c'est pour ça que la liste de vos allergies est conséquente et dangereuse. Une désensibilisation n'est pas impossible, mais je crains qu'elle soit coûteuse et sans doute longue et fastidieuse... En attendant, je vous conseillerai simplement de vous tenir éloigné de tout cette liste.
La voix de l'allergologue magique — payé au prix d'or, vu qu'il semblait être à peu près le seul sorcier britannique spécialisé dans ce domaine — lui revient brutalement au premier spasme insupportable, au premier instant où il sent le lait remonter à toute vitesse dans sa gorge et qu'il sait que son visage a perdu trois teintes de couleur aux yeux qu'Andrew garde vrillés sur lui. “ Nott? ” marmonne-t-il, et ce serait presque drôle si Theodore ne sentait pas la pression monter, alors qu'il se force à garder le lait et que son corps s'efforcer de le rejeter et qu'il sent la magie monter, monter, prête à se battre contre tout ce qui n'est pas lui, quitte à blesser quiconque se trouve autour. Il sait qu'il prend un risque, parce qu'en quatre semaines, il a déjà eu l'occasion de voir les gardes rester impassibles devant des anciens Mangemorts menaçant de se couper les veines, ou des bagarres provoquées délibérément entre anciens Collaborateurs et Marqués, lors que lesdites bagarres étaient en faveur des premiers; à croire qu'ils veulent les éliminer un à un, et Theodore ne leur en veut pas particulièrement, il comprend le sentiment, et le t-shirt qu'il porte ne masquera jamais la Marque qui s'étale, noire sur la peau blanche.
Il n'est pas surpris quand il tombe malgré lui du banc, incapable de maîtriser les spasmes de ses muscles, et quand personne, garde ou prisonnier, ne se précipite vers lui, les premiers indifférents et les seconds tenus en respect par l'électricité statique qui l'entoure, alors que sa magie se rebelle et tourne en rond dans son corps, pour éliminer le corps étranger qu'il vient d'ingurgiter à toute vitesse. C'est seulement quelques secondes avant l'inconscience qu'il se permet de prier, il ne sait pas trop quoi ni à qui, parce qu'il entend la voix étouffée et précipitée de l'Intendant, et il se dit qu'il aura peut-être une chance de survivre finalement: depuis le début de toutes façons, c'était la mort ou la fuite.

(19th FEBRUARY)J'entends bien ce que tu dis, mais c'est sacré, non, comme rituel? C'est un voeu de protection qui dure toute une vie. Ils sont obligés- Ils ne sont obligés à rien, Nott. -obligés de t'autoriser au moins ça, non? ” Penny grimace et Theodore grince des dents, agacé, se rend compte qu'il a parlé un peu trop fort et reprend: “ la loi des dieux devrait être plus importante et plus forte que celle des hommes. Sacrée. On ne peut être sûr de rien, Theodore. Ce n'est pas complètement possible et il faut prendre ça en compte. Ce n'est qu'un exercice de pensée, après tout.Oui, en plus. Ne t'emmures pas derrière un rocher pour si peu.Mais c'est ça qu'il faut, n'est-ce pas? Antigone a accepté son sort, et moi le mien. Regarde, imagine que je sois Achille - arrête de rire - et que je doive aller de l'autre côté des murs de la grande Troie... peut-être que la seule manière pour moi d'y avoir droit, c'est montrer ma faiblesse. Mon talon. ” La conversation, évidemment, n'a aucun sens; mais les gardes soit ne comprennent par les références, soit s'en fichent prodigieusement: voilà presque deux heures que Clearwater et Nott débattent, dans le coin de la bibliothèque qui est devenu le leur après presque deux semaines, parce qu'ils s'y retrouvent dès qu'ils le peuvent et ne cessent jamais, jamais de discuter, quelqu'un d'extérieur à leur groupe pourrait presque penser qu'ils ne trouvent jamais de sujet de conversation à épancher. “ Et te rendre vulnérable? En danger? Ridicule: appelle-toi plutôt Patrocle, protégé par une armure de pacotille qui ne tiendra pas une seconde une fois le stratagème percé à jour. Ils avaient besoin de Patrocle. ” Et ils ont besoin de lui. L'Intendant d'Azkaban lui a communiqué le désir du Ministère de rentrer en contact avec lui pour étudier plus en détails certains de ses anciens dossiers du N9, notamment ceux sur la mémoire. Theodore se demande si ils ont trouvé tous les cobayes. “ C'est un pari risqué. Well. ” Theodore se laisse aller contre le dossier de sa chaise. “ La gloire ou la mort.

(24th FEBRUARY.)Je vais le tuer je vais le tuer je vais le tuer je vais le tu- Theo! Quoi- que- what- je- non- pas moi-- Mafie?! ” L'expression de pur dégoût qui s'affiche sur son visage — c'est très étrange, parce qu'il apparaît peu à peu, l'apparence que Theodore imagine qu'elle a prise pour arriver jusqu'ici disparaissant en cascade, le nez cassé laissant place à l'hideux faciès de la rousse, les cheveux bruns virant au jaune dégueulasse qu'elle appelle désormais ses cheveux — finit de réveiller Theodore qui saute presque sur son séant; enfin qui sauterait et s'agiterait, si les liens magiques ne liant pas fermement ses poignets aux rebords de son lit n'empêchaient pas tout mouvement. Il les regarde d'un air hagard pendant un instant, sentant déjà un deuxième relent de fièvre s'emparer de lui, avant de vriller ses yeux sur Mafalda.
Il s'est déjà réveillé une fois, pour se voir mettre les fers alors même qu'il ne cessait de trembler et sa magie de se battre contre elle-même, et il se souvient de l'air sévère de l'Intendant après qu'il ait pris la décision de l'envoyer à Saint-Mangouste. Il est... il est à Saint-Mangouste. Il le sait, autrement Mafalda ne serait pas là. Mais est-ce vraiment Mafalda? Peut-il lui faire confiance? A-t-elle accompli tous les pré-requis du plan? Est-ce que-- “ combien de temps? ” demande-t-il d'une voix cassée, avant de vite refermer la bouche en sentant son estomac en vrac se retourner, tout son corps agité d'un tremblement douloureux qu'il ne peut réprimer. Il est hyperconscient, mal à l'aise, il a mal à la tête, au ventre et aux poignets. “ Tu vas me tuer, avoue-t-elle. — Quoi? Je suis, hm... en avance. ” Il va la tuer.

Il se laisse retomber sur son coussin en lâchant une respiration qu'il ne savait pas qu'il retenait, se détendant sensiblement parce que de toutes manières, c'est la gloire ou la mort et il l'emmènera avec lui que la Dette le veuille ou non: il n'y a rien qu'il puisse faire pour l'aider, en cet instant précis, et il se permet donc de l'ignorer... jusqu'à ce qu'un mouvement attrape son attention; avant qu'il ait le temps de réagir, Mafie baisse sa baguette et il regarde avec étonnement ses mains désormais libres, avant de vite frotter ses poignets pour faire disparaître la douleur et les picotements qui remontent le long de ses bras. Elle jette finalement quelque chose sur les couvertures du lit, et Theodore s'en empare après une hésitation. “ Tu as gardé ma baguette, ” fait-il d'une voix qu'il espère neutre. Elle l'a désarmé il y a des lustres, lui semble-t-il, la dernière fois qu'ils se sont vus avant Poudlard dans la Forêt de Daeva. La troisième dette. Il l'aurait pensée brisée ou perdue, sa précieuse baguette: mais non, elle est là. “ À chaque moment qui passe, je te hais un peu plus. Well, moi, à chaque moment qui passe, je te-- ” Il y a des coups frappés à la porte, que Theodore imagine qu'elle a dû verrouiller après être rentrée. Mécaniquement, il se redresse et la nausée remonte trop vite dans sa gorge, il doit fermer les yeux pour tout garder; Mafie, quant à elle, s'approche jusqu'à se tenir à côté de lui, consultant sa montre avec angoisse en sortant de sa poche ce que Theodore devine être le Portoloin. “ Je te déteste, ” lui indique-t-il au cas où ils meurent. “ Quatre fois, Theo. Quatre fois. ” On frappe de plus en plus fort à la porte et aussitôt, Mafie prend la main de Theodore: entre leurs deux paumes, l'épais faux Gallion. Il lève les yeux vers elle. “ Quoi? J'arrive pas à croire que tu puisses êtres en avance à un moment aussi critique. ” La porte explose; ils disparaissent.

(15th FEBRUARY) Theodore ne savait pas trop à quoi — qui — s'attendre quand on lui a dit qu'il avait de la visite. Il pensait presque que ce serait Nephtys; non, il voulait que ce soit Nephtys, parce qu'il a tellement de choses à lui dire... tout en sachant pertinemment qu'il ne peut pas lui parler du plan qu'ils sont en train de développer avec Penny. Pour ne pas la mettre en danger et parce qu'il ne peut décemment pas lui dire qu'il veut qu'elle l'accompagne (les mots finiraient par lui échapper sans qu'il n'ait le temps de les retenir) parce que ce n'est pas une vraie vie, fuir jusqu'au bout du monde... mais ça reste une vie et pour l'instant, il va se rassurer comme ça. Il est donc complètement surpris de trouver Mafalda en lieu et place de sa fiancée. “ Cache ta joie. J'essaye, ” marmonne-t-il en retour en finissant d'entrer dans la bulle après s'être arrêté dans l'encadrement de l'ouverture; celle-ci se ferme derrière lui en chuintement et ils sont seuls, le garde restant à l'extérieur, le dos tourné. La caméra qui les observe n'a pas cette délicatesse, en revanche. “ Quatre, ” finit par dire Mafalda, et Theodore vrille ses yeux vers elle, avant de froncer les sourcils. “ Quatre, ” répète-t-il sans comprendre, et elle roule des yeux. “ Quatrième fois, ” fait-elle d'un ton très casual.
Elle lui sauve la vie une quatrième fois. Theodore se sent devenir très immobile et il se force à bouger lentement, à avancer dans la bulle et s'approcher du large: les bulles de visite se trouvent sur la plateforme qui entoure Azkaban et il n'a pas été aussi près de l'eau depuis longtemps. Il sent le regard de Mafalda sur lui, son attente aussi. C'est sans doute Perceval qui l'a envoyée. “ J'ai besoin que tu fasses quelque chose pour moi.Greedy. ” Il hausse les épaules en s'efforçant de ne pas se sentir amusé devant le petit sourire que lui lance Mafalda. “ Mes possessions... la plupart ont été revendues mais il y a aussi des livres, de Nott Manor et de mon appartement de l'Allée des Embrumes qui ont été... donnés, je crois. Au SAWL Center? ” Mafalda hoche lentement la tête, elle ne sait pas où il veut en venir. “ Je veux que tu aies un de ces livres. ” Elle sourit encore et Theodore lève les yeux au ciel. “ Sweet. N'aie pas l'air si surprise. Je t'ai connu moins généreux, tu sais. Anyway. Le livre... ” Il ne peut pas dire le titre à haute voix, il ignore si les caméras enregistrent le son aussi et il n'a aucune envie qu'on le trouve avant elle. “ C'est à propos de cet homme qui de ce qui a failli me tuer à Poudlard. Le troisième. ” Elle le regarde comme si il était devenu fou et Theodore se mord la lèvre. “ Teddy?Oh. Oh. ” Edward III. “ Avon? ” Le Bard d'Avon. Shakespeare. “ Oui. 1863. ” L'édition. “ Pages 52 et 54. ” Elle hausse les épaules. “ Je l'ai déjà lu. ” Theodore manque de lui dire qu'elle doit lire ça avant de se détendre en voyant le regarde qu'elle garde posé sur lui. “ Relis-le. D'ailleurs, je te pensais pas comme ça. Comme quoi? Ouvert d'esprit. Oh please. Il lève les yeux au ciel. Pousse pas.

(24th FEBRUARY.) Il a l'impression qu'on met un crochet dans son nombril et qu'on l'attire, l'attire, l'attire jusqu'à ce que ses pieds quittent la terre et qu'il s'envole. Il a à peine le temps de fermer les yeux qu'il s'écrase tête la première contre le sol froid, et il a à peine le temps de se mettre à quatre pattes qu'il rend malgré le maigre contenu de son estomac toujours en vrac malgré le lavement magique, son organisme se révoltant contre tous les corps étrangers possibles et imaginables, sa magie incontrôlable parcourant encore son peau, électrisant le moindre iota de son corps, à se demander comment Mafalda ne s'y est pas brûlée la main.
Vu le regard accusateur qu'elle lui lance en se frottant la paume, peut-être que c'est le cas. “ You're the worst. Je sais. ” Il n'arrive pas à s'arrêter de trembler, il essaie de se redresser mais une nouvelle nausée le prend et il ferme les yeux en se concentrant sur sa respiration pendant que Mafie lui tapote maladroitement le dos du bout des doigts, jusqu'à ce qu'il se sente un peu mieux et se redresse, centimètre par centimètre, avant de se retrouver assis. Ils sont... dans la neige, il se rend compte désormais du froid de ses doigts, l'étrange douleur qui lui agite les mains, quelque chose qui le maintient sur terre. Il y a un petit cottage en pierres, pittoresque, devant lui. C'est une scène tellement commune de la campagne anglaise que ça lui ferait presque mal au coeur. Il ignore complètement où ils sont, qui a fourni l'endroit, sa localisation et sa disponibilité; tout ce qu'il sait, c'est qu'ils sont en sécurité... qu'ils devraient l'être, au moins. Bientôt, dans cinq minutes normalement, Penny devrait arriver, avec son bellâtre et les enfants. Et après? Après... Theodore ne sait pas.

Pour l'instant... “ Je suis dehors.

Même si elle a le nez froncé et l'observe avec méfiance, lui et la baguette que sa main n'a pas lâché, même si elle a l'air tendue, dégoûtée, hagarde, mal à l'aise, hésitante, triomphale, perplexe, elle sourit, juste un peu. Un tout petit sourire, qui trouve presque un écho sur le visage blême de Theodore, qui se reprend rapidement; mais Mafie l'a vu, c'est trop tard, ils le savent tous les deux, et il la déteste tellement. “ Tape m'en cinq. ” Theodore la regarde sans rien dire, avant de soupirer en claquant sa main contre la sienne, comme si c'était la pire chose au monde. “ Je te déteste, ” lui indique-t-il de nouveau, parce qu'ils ne sont pas morts, et qu'il lui doit ça à elle, et qu'il va sortir d'ici, et qu'il est sorti de là-bas, et qu'il va vivre. Grâce à elle, of all people. “ J'arrive pas à croire que tu étais en avance. Hé, tu sais quoi Nott? Mieux vaut ça qu'en retard. Maintenant nettoie-moi ça avec ta baguette pour voir si t'as pas perdu la main, et lève-toi pour pas que l'autre t'atterrisse dessus.

(05th FEBRUARY.) Are you sure, Penny? Il laisse la question planer un moment, se permettant pour une fois de parler sans mot de passe, sans référence alambiquée, sans code. This could go south very easy. ” Elle lui rend son regard et semble hésiter, un moment. Ils doivent se hâter: la vie en prison n'attend pas, et comme son terme approche, les visites programmées de Penny à l'infirmerie sont de plus en plus rapprochées, apparemment c'est une grossesse à certain risque, de jumeaux en plus... pour une fois, les yeux de Theodore tombent sur son ventre, malgré lui, en pensant aux deux gamins à l'intérieur, leurs tickets de sortie. Catelyn et Benjen, s'est-elle décidée avec Perceval. Cat et Ben. Il sera le parrain de Cat. Ça semble tellement... abstrait. Leur plan est complètement foireux, et ils ont si peu de temps, surtout qu'apparemment, on ne peut pas compter sur neuf mois, pas avec des jumeaux et évidemment ça complique tout, et ça pourrait arriver à n'importe quel moment et- “ if you think I'm going to go full Penelope and wait for twenty years for something to happen, you're dead wrong, Nott. ” Elle l'observe d'un air sérieux, presque sévère, et Theodore se surprend à sourire très lentement. Évidemment que Penny va pas attendre, évidemment que Penny va prendre son avenir en main, évidemment qu'ils vont le faire et y arriver, qu'importe les risques. Ils ont les yeux sur la récompense et sur la liberté. Ils sont ambitieux, intelligents, ils sont plein de ressources et ils sont opportunistes, ils se sont faits cruels et traîtres et lâches pendant la Guerre, et ce n'est pas fini. Ils ont pris la Marque ensemble, et ils sortiront d'ici ensemble. Ou mourront, peut-être, ou peut-être sera-t-elle la seule à s'en sortir, et lui à crever. Ou alors ils bougeront jamais d'ici, ou alors on découvrira leur plan, ou alors on les séparera pour toujours, ou alors elle accouchera pendant la nuit ou alors elle perdra ses enfants et tellement, tellement de choses peuvent arriver et tellement, tellement de choses peuvent les tuer et tellement, tellement de choses peuvent tourner mal et- “ hey, Nott. Il lève les yeux vers elle, il les a baissés sur ses mains, il a du mal à ne pas angoisser. If you bail on me, I might kill you. With your pregnant ass? Please.Inconsiderate. ” Elle sourit très légèrement, le sourire pincé et crispé que Penny porte quand elle se sent observée. Theodore les connait mal, ses sourires, et se rend compte qu'ils se connaissent mal, finalement. Suffisamment pour se faire confiance — c'est une sensation étrange. “ It's a matter of glory or death. Hear that, Cat? Your mum called me glorious. You'd be better off dead. Now my pregnant ass needs to see the doctor. Don't stop reading, Nott. Don't be too early, Clearwater.

(24th FEBRUARY.) C'est les pires et le plus longues cinq minutes de la vie de Theodore; et puis soudainement elle est là, apparue de nulle part, et il ne réfléchit même pas avant de se précipiter vers elle pour la prendre dans ses bras, s'assurer qu'elle va bien. C'est étrange parce que ce n'est vraiment pas quelque chose qu'il ferait d'ordinaire, mais il a eu peur, vraiment peur, de mourir et peur, vraiment peur, de ne plus jamais la voir, celle à qui il a tant parlé, celle avec qui il a tant comploté. L'étreinte est maladroite, mais féroce, alors qu'il s'assure d'un regard que son état général est correct. Il a encore un peu des vertiges, et le ventre en vrac, et les nerfs éclatés mais- “ You made it. ” -mais ils ont réussi, ils sont là, ils vont survivre, ils vont vivre. “ There was a problem he's…they're coming but… ” Malgré lui, Theodore resserre un peu son étreinte, une main volant à la joue de Penny pour appuyer dessus machinalement, comme pour la rassurer. Il n'y a rien qu'ils puissent faire, vraiment, il n'y a rien qu'ils puissent faire mais il comprend son trouble. “ I'm sure he's fine, Penny, he'll be there any minute now. ” Leurs Portoloins sont chronométrés, normalement, et il fait signe à Mafalda de vérifier sa montre en aidant, Penny à se redresser après s'être assuré d'avoir de l'équilibre. Il se sent faible et misérable, sale et nauséeux. Mais il passe quand même un bras autour de la taille de Penny pour la raccompagner à l'intérieur, même si “ We need to wait for… ” sauf qu'on s'en fout de lui, c'est notre ticket de sortie, non, mais même Theodore n'arrive pas à s'en convaincre, quand il voit l'expression soulagée qui s'inscrit sur le visage de Penny... puis la mortification en voyant l'unique enfant que tient Perceval dans ses bras. Elle s'effondre; il a un temps de retard à la rattraper, mais y parvient sans trop de dommage; bientôt, Mafalda prend place à côté pour soutenir Penny et la mener à l'intérieur alors que déjà, le nourrisson s'époumone et le père s'avance à grands pas.

Ils sont en vie.
Ils sont dehors.
Ils ont réussi.

Et maintenant?

• • •

He wondered about lots of things. He wondered about himself (whether he was broken, or special, or better, or worse) and about other people (whether they were all really as stupid as they seemed). He wondered about life, and people, and science, and magic, and God, and whether he believed in any of them.
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MessageSujet: Re: THE GREAT ESCAPE   Sam 4 Mar 2017 - 22:49

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‹ âge : vingt-et-un (02/06)
‹ occupation : étudiante au CEPAS bientôt diplomée, membre de la War Victims Charity et VP de la Youth Doonist League
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1994 et janvier 1999.
‹ baguette : mesure vingt-sept centimètres, est en bois de hêtre et contient une plume de phénix..
‹ gallions (ʛ) : 1434
‹ réputation : je suis une vraie weasley ou une fausse weasley selon que l'on regrette mon implication dans la résistance ou qu'on estime que je ne m'implique justement pas assez ; on trouve également que je suis une miss-je-sais-tout insupportable ainsi qu'une grande gueule qui braille sans cesse ; enfin nombreux sont ceux qui me voient comme une gamine qui aime trop jouer aux grandes. On se souvient également souvent de moi comme étant la fille qui a crisé quand on ne l'a pas nommée préfète.
‹ faits : je suis une Weasley de sang-mêlé puisque ma mère est une moldue, quoique par les temps qui courent ce n'est pas quelque chose qui se crie sur tous les toits. Il vaut mieux se munir de bouchons pour les oreilles si l'on veut passer du temps en ma compagnie. J'ai tendance à voler tous les livres qui me tombent sous la main peu importe que j'en connaisse le propriétaire ou pas. Je me suis inscrite au CEPAS pour passer BUSES et ASPICS à la fois avant de me lancer dans de grandes études de…je ne sais pas quoi.
Je suis la fan numéro un des Wand Direction.
‹ résidence : dans un studio dans le Londres moldu juste à côté du Chemin de Traverse.
‹ patronus : un poney shetland
‹ épouvantard : une colonie de cafards.
‹ risèd : sa famille, enfin réunie.
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ain't no way I'ma let you stop me from causing mayhem when I say I'ma do something I do it, I don't give a damn what you think, I'm doing this for me, so fuck the world feed it beans, it's gassed up, if it thinks it's stopping me. I'ma be what I set out to be, without a doubt undoubtedly and all those who look down on me I'm tearing down your balcony. No ifs, ands or buts, don't try to ask her why or how can she
Tout ça avait eut le mérite de beaucoup surprendre Mafalda. Mais la réponse qu’elle allait donner lui semblait assez évidente. Comme elle avait avec ravissement accepté d’être marraine d’un des enfants à naître de Percy, elle avait - quoiqu’avec  moins de joie - accepté d’aider à faire sortir la mère de prison. Mafalda n’avait pas d’affection particulièrement grande pour Penelope Clearwater. Elle avait pu bien l'aimer, de loin, comme étant quelqu’un d’ambition et d’intelligent, mais comme celle-ci était assez proche de Percy - euphémisme -, Mafalda avait préféré rester loin d’elle sur le camp d’audacieux qu’elles ont partagé pendant un temps, pour ne pas avoir à parler à son cousin. Elle avait ses raisons à l’époque, qui n’avaient rien avoir avec une quelconque antipathie pour Percy. Au contraire. Quoiqu’elle avait pu comprendre à l’époque, comment ses frères et sa sœur pouvaient le trouver ennuyeux, elle avait également remarqué quelques points communs qu’ils avaient elle et lui, depuis qu’elle avait onze ans. Elle était tout aussi déterminée et ambitieuse que lui et, elle espérait, tout aussi maligne. Il était alors mieux en mesure de la comprendre que les autres, un autre avantage étant par ailleurs qu’il n’était plus étudiant à Poudlard et qu’il n’y avait aucun moyen qu’une quelconque proximité avec ce Weasley n’entache la réputation assez instable de la nouvelle Serpentard. Globalement donc, elle avait toujours eu un plutôt bon a priori sur Menlantho comme elle était connue, quand elles étaient sur le camp. Elle lui avait adressé la parole quelques fois - souvent simplement pour prendre des nouvelles de Percy. Et elle l’avait trouvée ‘okay’.  Elle n’avait donc pas été blessée en ayant vent de sa trahison - alors qu’elle-même avait déjà quitté Poudlard avec Sasha, simplement énervée au nom de son cousin. Mais ensuite l’on avait découvert que Penelope était enceinte et Mafalda estimait que ça changeait un peu la donne. Et puis, elle n’était pas vraiment bien placée pour juger de l’attachement des autres à des Mangemorts reconnus et condamnés, puisqu’en dépit des tentatives et menaces de meurtre de Theo, elle persistait à vouloir lui sauver la vie et n’arrivait pas à exactement approuver du fait qu’il ait été envoyé en prison pour le reste de sa vie. Elle trouvait important qu’il paye, mais peut-être pas pour le restant de ses jours, il est jeune, ça peut s’avérer long. C’est pour ça qu’elle avait accepté de témoigner à son procès et elle pouvait bien imaginer que c’est la même raison - amplifiée évidemment vu l’étendu de leur relation passée et le fait qu’elle ait été enceinte - qui avait poussé Percy à en faire autant pour Penelope. Elle n’avait pas particulièrement aimé l’idée, mais on ne lui demandait pas son avis. Tout ce qu’elle avait à faire c’était accepter d’aider ou pas. Et elle a accepté.

Mafalda y avait beaucoup réfléchi, à tout ça. Elle trouvait beaucoup des nouvelles réglementations et lois assez injustes et n’était pas d’accord avec beaucoup des sentences rendues entre décembre - une fois qu’elle eut rattrapé le retard pris en restant quelques jours dans le monde moldu - et janvier. Elle en avait même parlé, à Luna, Neville ou Ron par exemple, avec plus ou moins d’approbation de leur part. Elle avait envie de redresser quelques injustices. Et surtout, elle était si fière d’avoir été choisie comme marraine qu’elle aurait dit oui à pratiquement n’importe quoi. Mais il y avait toujours de quoi la surprendre un peu plus. Soudain il y avait Theodore à sauver en plus de Penelope et c’est peut-être ce qui la déstabilisa le plus. C’était comme si l’univers jouait un peu avec elle, parce que franchement, qu’est-ce que Penelope pouvait bien avoir affaire avec Theodore Nott ? Mais elle n’a rien dit. Elle ne posa aucune question à ce sujet et ne fit pas non plus savoir que ça lui donnait l’impression d’avoir d’autant plus sa place dans cette mission secrète. Elle informa simplement Percy du fait qu’elle ferait ce qu’il fallait, peu importe ce que c’était et décida d’aller rendre visite à Theodore. Il lui fallait le plus d’information possible, pour couvrir au mieux les arrières de tout le monde, y compris les siennes: c’est qu’elle n’avait pas particulièrement envie d’atterrir à sa place. Si tout se déroulait comme prévu ça n’arriverait pas et peut-être même qu’elle serait en mesure de retourner en cours le lendemain comme si de rien n’était. Toutefois elle ne comptait pas trop sur une chance pareille. Rendre visite à Theodore fut dur et le fait que ce dut avoir lieu à Azkaban n’y était pas pour rien. Elle n’aimait pas ne serait-ce que penser à cet endroit et ne s’était jamais imaginée qu’elle y mettrait un jour les pieds. Ce ne fut d’ailleurs pas le cas puisque c’est sur la plateforme dans une bulle sécurisée qu’elle pu échanger quelques mots avec lui. Ce n’était pas la conversation la plus agréable, ni la plus intéressante qu’elle ait jamais eu, mais elle réussit au moins à tirer quelque chose de lui et à se voir attribuer une mission précise. Elle n’était pas trop sûre du but final de celle-ci ce qui eut le don de la frustrer, mais elle devait malgré tout suivre les instruction de Nott. Au moins celui-ci essayait-il de se rendre utile, pour une fois.

Au SAWL Center, ce ne fut pas très compliqué de trouver le livre en question. Elle ignorait quel espèce d’éclat de génie l’avait frappée - elle savait être humble, parfois - pour qu’elle parvienne à comprendre ce que Theodore avait voulu dire. Elle trouverait le moyen de l’embêter à ce sujet un jour s’ils s’en sortaient, ce qu’elle était bien décidée à voir arriver. Elle ne pensait pas que leur plan était parfait cependant, loin de là et elle était même plutôt contente quand, quelques jours avant qu’elle ne se rende à Azkaban, alors qu’elle était à l’arrière de la boutique de Fred en train de finir le Polynectar, Percy lui parla du Plan B. Il semblait assez probable qu’ils finissent par avoir recours à cette voie dont elle ne savait pas grand chose si ce n’est que ça voulait dire qu’elle devrait aller récupérer Theodore quelque part dans Saint Mangouste pourvu qu’ils l’y envoient bien comme prévu. Penelope avait apparemment était assez claire sur le fait qu’elle voulait Theodore dehors avec elle, comme s’ils étaient une espèce de forfait global à prendre en entier ou à laisser. On n’avait pas dit à Mafalda ce qui était censé envoyer Theodore à Saint Mangouste dans le cadre du plan B et elle était à peu près sûre de pas vouloir le savoir, malgré sa curiosité habituelle. Elle en savait déjà beaucoup trop. Mais dans le livre, entre les page 52 et 54 de l’édition de 1863 de l’Edward III de Shakespeare, avec un petit revelio elle trouva la recette pour un miracle: une potion pour bloquer certains souvenirs. Theodore était un génie et elle ne lui dirait jamais. Elle détruit plutôt le parchemin qui avait été si soigneusement caché par Nott, après avoir retenu toutes les instructions grâce à sa mémoire eidétique - Alec se foutrait sûrement de sa gueule à ce sujet, par principe - et s’affaira à préparer la potion avec le temps qui lui restait, inquiète à l’idée que ce ne soit peut-être pas assez puisque Penelope pouvait accoucher de ses jumeaux n’importe quand. Elle demanda à Talia d’acheter certains des ingrédients, les plus inoffensifs qui, au milieu du reste de son stock de potions, n’aurait pas l’air suspicieux le moins du monde et se mit en tête de trouver le reste, moins anodin. Il y en avait un certain nombre, mais elle parvint - en creusant un trou dans sa bourse au passage - à tout trouver et elle fit mijoter le filtre dans son appartement. Tous prirent leur dose le 21 février, la première dose en tous cas, car seuls Fred et Luna burent la dose finale, leur implication étant terminée et l’accord étant que ni Mafalda ni Percy ne mentionneraient la chose devant eux avant que tout ne soit fait et qu’ils soient tous (à peu près) saufs. Alors le 21 février, Mafalda et Percy sont les derniers conspirateurs. Et l'attente commence.

PENNY IN LABOUR.
Elle reçoit le Quicky le 24 février, juste avant de sortir de son appartement pour aller au CEPAS ce qui était plutôt chanceux, parce qu’autrement elle n’aurait probablement pas pu s’échapper avant la fin des cours et alors tout aurait pu rater par sa faute. Elle répond avec des félicitations et une douzaine de pixies, des fois que quelqu’un doive prochainement inspecter son POW et prépare rapidement son sac en suivant la liste rédigée quelques jours plus tôt.

CAN I COME OVER?
Il trouvera ça bizarre et peut-être qu’elle aurait du le prévenir plus tôt, mais elle n’avait pas envie de trop l’impliquer et puis ça semble plus naturel comme ça. Elle range le miroir dans sa poche sans attendre la réponse d’Alec qui doit probablement encore être en train de dormir et quitte l’appartement en le laissant (apparemment) en désordre.

Maintenant la partie difficile commence. Soit elle est contactée parce qu’elle est marraine de l’un et alors c’est le Plan A qui est enclenché soit - et c'est bien plus probable, c'est le Plan B. Le plan B implique potentiellement beaucoup d’attente, elle s’installe donc dans un café sur le Chemin de Traverse et fait semblant de lire un livre. Ce n’est pas facile, elle n’arrive pas à se concentrer, elle ne cesse de tressauter, de toucher son sac, de vérifier qu’elle a tout. Le portoloin est l’objet le plus important et elle a la pression parce que c’est à elle d'activer le décompte, une fois que les bébés seront nés ce qui, apparemment, des heures après le message de Percy n’est toujours pas le cas. Ensuite il y a l’autre dose de la Potion Cache-Mémoire. Si elle veut avoir ne serait-ce qu’une chance de revenir à la vie normale il lui faudra la prendre quand tout sera fait. Au cas où la fiole se briserait elle a aussi de quoi refaire sa dose. Il y a aussi les vêtements si jamais quelque chose ne marche pas et qu’il lui faut fuir. Et enfin, la baguette de Theodore qu’elle a gardé pour une raison un peu obscure. Officiellement c’est qu’on peut toujours avoir besoin d’une baguette en plus, surtout à l’époque où elle était encore fugitive. Mais peut-être que la vraie raison touche plus au fait qu’elle songe qu’un jour il méritera peut-être de la récupérer. Finalement il ne la mérite pas encore, mais il la récupèrera aujourd’hui quoiqu’il en soit.

Elle est au bord de la crise de nerfs quand enfin le Quicky annonciateur de la naissance arrive (BIEN VIVANTS ET EN BONNE SANTÉ) et elle prend la route de l’hôpital. Elle a 20 minutes pour arriver jusqu’à la chambre de Nott s’il y est bien et qu’elle parvient à le localiser. Ça fera la quatrième fois qu’elle lui sauve la vie et honnêtement il ne le mérite pas le moins du monde. Elle active le portoloin et par la même la course contre la montre, s’enferme dans les toilettes d’un café moldus juste à côté de l’hôpital, boit son Polynectar et change de vêtements. Les cheveux d’un noir de jais qu’elle a bu avec la potion appartiennent à une infirmière quinquagénaire au nez un peu tordu, mais au visage plutôt doux. Tout, absolument tout et n’importe quoi est susceptible de mal tourner, il est même possible qu’elle rencontre l’infirmière en question dans les couloirs. Impossible d’être trop précis avec ces choses là parce que personne ne savait quand la naissance aurait lieu. Elle avait quand même volé des cheveux à deux infirmières (l’une travaillant a priori du lundi au jeudi et l’autre travaillant le reste de la semaine) pour couvrir toutes les possibilité. Mais tout est possible alors elle compte sur sa bonne étoile. Elle se fraye un chemin à l’intérieur de l’hôpital en essayant d’avoir l’air aussi naturelle que possible, son sac sans fond fourré dans la poche de l’uniforme hospitalier volé quelques jours plus tôt avec les cheveux, quand elle prétextait vouloir rendre visite à Susan pendant sa pause.

Ce n’est pas vraiment difficile de trouver Nott à l’étage des urgences parce que devant sa porte quelques gardes font la gueule. Ce qui est plus compliqué c’est de passer. Elle attend, dans un coin en touchant des babioles sur un chariot remplis d’ustensiles divers, que quelqu’un sorte de sa chambre et suit le médicomage de loin avant de sauter dans l’ascenseur avec lui - prétextant aller prendre sa pause au salon de thé - afin de pouvoir jeter un œil à son étiquette.  Elle est un peu plus assurée quand elle revient au bon étage. “Ramirez sent me. Gonna check if he’s awake.” Elle marmonne la chose avec un vague hochement de tête avant d’esquisser un mouvement vers la porte, aucun des gardes semble lui prêter grande attention, elle doit donc avoir visé à peu près juste et elle rentre. Malgré sa chance relative elle aura mis un peu plus de cinq minutes à arriver jusque-là. Donc ils ont un peu moins de cinq minutes avant que le portoloin ne les aspire, ce qui peut être une bonne ou une très mauvaise chose. Pour l’instant elle est assez neutre sur la question parce qu’elle est certes rentrée et seule avec lui, mais il dort. Elle le secoue un peu, mais puisqu’elle n’en tire aucune réaction se permet d’y aller plus fort et de lui foutre quelques claques avant de l’insulter et de le menacer parce qu’elle n’a vraiment pas envie de se faire prendre et de se faire envoyer en prison. “I swear to God, I’m gonna kill you, I’m gonna kill you” Finalement il se réveille en marmonnant un truc un peu fou et elle fronce les sourcils et lui avoue qu’elle est un peu en retard et il a le culot de s’en agacer et bon sang ce qu’elle le déteste. Malgré tout elle défait ses liens et jette sa baguette sur ses ouvertures. Il ne la mérite pas, mais elle risque d’avoir besoin de son aide si jamais quelque chose rate. Elle sort le vieux gallion de sa poche et attrape le bras de Theodore alors qu’on vient brutalement toquer à la porte qu’elle a verrouillé aussitôt entrée dans la pièce. Et juste comme ils font exploser la porte, elle et Theodore disparaissent.

Elle n’a pas remarqué, avant d’arriver dans la campagne recouverte de neige à côté du cottage, que l’effet du Polynectar était en train de disparaître. Le cottage, c’est l’idée de Luna qui avait connaissance de l’endroit et a aidé à en assurer la protection. Puisque Lesath n’a que quelques semaines, Mafalda peut bien comprendre pourquoi son amie n’a pas voulu trop s’impliquer dans leur complot. Et, en toute sincérité, Mafalda trouve que c’est déjà beaucoup, après tout, fuir est inutile si on a pas d’endroit où se réfugier. Quoiqu’il en soit c’est une mèche de cheveux blond sale - assez proche de la couleur naturelle de Luna justement - qui lui fait réaliser qu’elle a retrouvé son apparence normal et elle est prise d’une peur panique que les gardes aient pu la voir quand ils ont fait sauter la porter de la chambre d’hôpital. Theodore en attendant est très occupé à vider ses tripes sur ses chaussures et elle doit se retenir de lui envoyer son pied dans la figure. Elle peut se montrer clémente, il vient de sortir de prison et de l’hôpital, ce qui lui rappelle qu’elle ne sait toujours pas pourquoi il y a été envoyé. “Look at you, just out and the first thing you do is vomit on my shoes, you’re the worst. - Je sais.”  Elle a les bras croisés contre sa poitrine et une moue dégoûtée sur le visage, mais elle s’inquiète un peu quand même de le voir trembler et décide de tapoter vaguement dans son dos. “ Je suis dehors. ” lâche-t-il finalement quand il sont assis tous les deux et il fait genre il est en a marre d’elle et elle est toujours dégoûtée par son vomis, mais il sourit un tout petit peu, comme elle, parce que putain ce que c’était cool. Pas la partie où il a rendu son déjeuner, mais l’évasion en elle-même. Elle a pas tellement l’impression d’avoir tant fait, mais le résultat reste qu’ils ont défié toutes les règles et les probabilités et ils ont réussi et c’est un sentiment incroyable. Le Don Corleone miniature qui vit dans son cerveau est très fier d’elle. “ Give me five. ” Elle lève la main vers lui pour célébrer leur réussite et même s’il fait son intéressant en mettant trois plombe à taper dedans il le fait. “ Je te déteste ” elle balaye l’information d’un revers de la main, parce qu’elle l’a trop entendue pour que ça fasse de l’effet.  “ J'arrive pas à croire que t'étais en avanceHey you know what Nott? Better early than late. Now clean that ship up with your wand so we can see wether you've lost any of your skills and get up so she doesn't land on you yeah? ” Elle sourit encore et plaisante un peu, mais ses yeux sont déjà rivés sur l’horizon. Où sont les autres ? Elle vérifie sa montre et juste à l’heure apparaît Penelope, toute seule. Theo court vers elle comme si c’était sa meilleure amie au monde et peut-être que c’est le cas, peut-être que c’est la prison qui fait cet effet là et Mafalda les regarde s’enlacer de loin. La nouvelle mère est aussi blanche que la neige et elle a toujours un ventre arrondi; quoique Mafalda sache qu’on le perd pas à l’instant et que ce n’est pas surprenant en soi. Mais elle a l’air absolument épuisée et ça semble un miracle qu’elle sache rendre son étreinte à Theodore et se tenir à peu près sur ses deux jambes et même la remercier, elle. Mafalda lui répond d’un faible sourire. Elle ne sait toujours pas quoi penser de Penelope et pourtant les voilà liées à jamais parce ce qu’ils viennent tous de faire. Elle sait qu’il doit y avoir un Plan B au Plan B et qu’il y a un portoloin en plus qui doit avoir été réglé pour cinq minutes après celui que Penelope vient d’utiliser. Au cas où. Alors elle garde l’œil sur sa montre, un peu anxieuse, parce que, en réalité, c’est pour les bébés qu’elle est là et s’ils ne s’en sortent pas, s’ils ne peuvent pas vivre avec leurs deux parents alors à quoi bon avoir fait ce qu’elle a fait ? Elle n’aura qu’aidé deux criminels à s’échapper de prison, pour rien. Mais finalement les cinq minutes sont écoulées et elle relève les yeux pour voir son cousin apparaître derrière Penelope et Theodore, avec un enfant dans les bras. Juste un. What the actual hell?

Aussitôt, Penelope tombe en pâmoison dans les bras de Theo et Mafalda est à ses côtés en quelques instants pour aider le jeune homme à la porter jusqu’au cottage. “ What happened? ” demande-t-elle à son cousin alors même qu’elle sait que c’est une mauvaise idée. Le visage de Percy est aussi figé que la pierre. Il a échoué et il le sait. Et Penny aussi le sait: elle s’est évanouie sous le choc. Mafalda jette un coup d’œil en coin à Theodore, se demandant égoïstement si c’est au moins leur filleule qui a été ramenée, la petite Catelyn. Mais pour les parents bien sûr ça n’a aucune importance, c’est un enfant qui a été laissé derrière - du moins espère-t-elle que c’est ce qu’il s’est passé et pas quelque chose de pire - et qu’il sera très difficile, si ce n’est impossible, désormais de récupérer. Plus que jamais Mafalda sent qu’il est crucial pour elle de parvenir à effacer ses traces et laver son nom de cette histoire afin qu’elle puisse au moins être un pont entre quiconque obtient la garde de l’autre enfant - peut-être elle-même si c’est Cat qui a été laissée derrière - et Percy et Penelope.

• • •

If we make it out alive, from the depths of the seas compass points you anywhere closer to me. Where you are, I will be, miles high, in the deep. Where you are, I will be, anywhere, in between. I will take the pieces, put them back together even when the grass isn't green enough taking all the branches, build ourselves a mansion love you in the ways that you needed love


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MessageSujet: Re: THE GREAT ESCAPE   Mer 15 Mar 2017 - 21:19

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Présentation Liens & Chronologie

Severus T. Snape ft. Adrien Brody
Terrence Appleton ft. Hugh Dancy

‹ âge : 27 ans (22/08)
‹ occupation : En fuite avec Penelope, Theodore et Catelyn. A la recherche d'une solution pour récupérer son fils Benjen.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : De septembre 1987 à juin 1994
‹ baguette : En bois de cerisier, son cœur est abrité par un ventricule de dragon, 32 centimètres et sculptée dans tout son long. Elle est souple et facilement maniable.
‹ gallions (ʛ) : 593
‹ réputation : Il est trop sérieux, trop à cheval sur les règles, trop froid, trop trop de tout. Et pourtant on sait qu'une partie de lui-même - meurtrie - traverse difficilement le chemin de la rédemption. C'est un sorcier profondément attaché à sa famille et qui a du mal à se pardonner les tragédies qui se sont produites. Sa fuite et donc la rupture des liens familiaux avec le clan Weasley a été le plus difficile. Aujourd'hui on dit que c'est un criminel, un lâche, un traître.
‹ faits : Jusqu'à la bataille de Poudlard en 1998, il était entièrement dévoué au Ministère, travaillant d'arrache-pied pour monter les échelons. Mais il a finit par ouvrir les yeux et depuis il regrette chaque jour son absence auprès des siens. La plupart lui ont pardonné ses manquements le jour même de son retour mais il ne se sent pas encore prêt à tirer un trait sur ce qu'il leur a fait subir. Depuis il a perdu son frère George, son père et avec ses frères et sa sœur ils ont été obligé d'interner leur mère. Même si pendant longtemps il s'est efforcé d'être là pour ceux qui reste, il a pris la décision difficile de les quitter pour protéger sa fille Catelyn et la femme qu'il aime..
‹ résidence : Dans un cottage, loin de tout, au beau milieu de la campagne anglaise.
‹ patronus : Une autruche dont il a particulièrement honte et qui lui a valu bien des railleries.
‹ épouvantard : Un détraqueur qui s'apprête à l'embrasser.
‹ risèd : Lui, au sommet - lorsque tout lui paraissait simple et que la vie lui souriait. Tout du moins dans un monde où il n'a plus à craindre pour la vie de quiconque.
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THE GREAT ESCAPE

Leave us standing upon the heights - What was before, we see once more - Is our kingdom a distant light
10 FÉVRIER 2004 « Merci à vous trois d'avoir répondu à l'appel. Vous êtes actuellement les personnes en qui nous avons le plus confiance moi et Penny. — Percy détestait les discours. Enfin non, il aimait ça s'exprimer en public, utiliser de grandes tournures et convaincre le plus grand nombre. En fait il détestait le fait de parler au nom de la Clearwater. Il détestait aussi l'idée de les impliquer, eux, les parrains et marraines de ses futurs enfants. Les braves qui avaient acceptés d'endosser ce rôle, Luna, Mafalda et Fred. Et voilà qu'il allait leur demander de risquer leurs vies pour un coup de folie. Ce n'était pas le moment, chacun de ces war heroes avait la chance de goûter à la liberté et la paix. Non ce n'était pas le moment, sauf qu'on ne choisit pas la date de naissance d'un enfant. Alors il le fallait, le rouquin devait mettre de côté son orgueil et laisser la honte le submerger. — J'ai quelque chose à vous demander, mais avant ça, je veux que vous sachiez que vous n'êtes pas obligés d'accepter. — Ils n'avaient pas le droit d'accepter même, car cette stupide idée d'évasion s’apparentait à du suicide. — Vraiment. Et si vous refusez, on ne vous en tiendra jamais rigueur. » Allez! Balance! Le regard de son frère cadet qu'il venait de croiser ne laissait aucun doute, il faisait traîner en longueur et commençait à perdre son auditoire. Le Weasley s'était imaginé cet instant durant des nuits entières. Il avait voulu dans un premier temps expliquer pourquoi ils en étaient venus lui et Penelope à organiser cette fuite. Il lui semblait important de préciser qu'ils allaient être parents et que des enfants avec une mère en prison ne pouvait mener à rien de bon. Il avait alors prévu la version humoristique où il appuierait sur le fait qu'il serait bien incapable d'assumer deux enfants seul. Et puis, que lui, Perceval Weasley, ne ferait décidément pas un bon père. Sauf que si cet argument l'avait fait sourire seul au milieu de la nuit, c'est qu'il faisait fausse route. Le rouquin finit par croiser le regard de sa cousine et il comprit qu'il n'avait pas besoin de tourner autour du pot. Tout ça ils le savaient déjà. Alors, il prit une grande inspiration et étant incapable de regarder l'un d'eux dans les yeux, il leur demanda l'impossible. « J'ai besoin de votre aide pour organiser l'évasion de Penny. Lors de l'accouchement elle devra être transférée à Sainte-Mangouste et je ne les laisserai pas la ramener là-bas. »


24 FÉVRIER 2004 « Puisque je vous dis que je suis le père! Laissez moi la voir! »  Le rouquin laissa exploser sa colère, ne prêtant attention aux personnes présentes dans le service. Si sa plainte était dans le fond véritable, il jouait surtout à un jeu. Celui de se faire remarquer le plus possible. Que tout le monde sache qu'il est là! Perceval Ignatius Weasley, celui qui a découvert qu'il allait devenir père lors du procès de la traître.  Le rouquin, il est en colère et il fait un scandale parce qu'il ne pourra pas rentrer en contact avec la prisonnière. « Monsieur Weasley. Personne n'a le droit de rentrer dans cette pièce. C'est une prisonnière. Pas de visites.  » La femme s'exprima avec tant de mépris à son encontre qu'il fût certain qu'elle se souviendrait de lui. Avec un tel témoignage, il n'y aurait aucune preuve de son lien avec l'évasion de la Clearwater et il s'agissait là du plan le plus utopiste. Sauf qu'il y avait un plan A, un plan B, un plan C aussi dont personne à part lui et Penny avaient connaissance et puis enfin un plan D. Un Death plan qui n'existait que dans sa tête et qui s’apparentait à du pur sacrifice.

Après avoir réalisé que la cérémonie en présence des parrains et marraines était inenvisageable, Percy finit par comprendre que le plan A ne fonctionnerait pas. Il enclencha alors le second, espérant que Mafie comprendrait la situation. Les heures passaient et c'était le calme plat. Aucune naissance à l'horizon. Le rouquin crut un instant qu'ils s'étaient trompés de jour, que c'était une fausse alerte. Et c'est lorsqu'il fut le plus désespéré qu'il commença à y avoir du mouvement dans le couloir qui menait à la salle d'accouchement. Le Weasley s'empressa de récupérer sa besace et sa veste et s'éclipsa dans les toilettes de l'étage. Un relooking vestimentaire et une dose de Polynectar plus tard, le sorcier avait cédé ses boucles rousses pour des cheveux bruns coupés à ras. Une blouse sur ses épaules et le badge d'un infirmier pincé contre sa poitrine, il sortit des sanitaires et entendit les premiers cris de ses enfants. Catelyn et Benjen étaient parmi eux. Percy fit semblant de s'intéresser à des dossiers empilés sur un bureau et garda un œil attentif à la tournure des événements. Lorsque les deux nouveau-nés furent amenés à l'extérieur de la pièce - loin de leur mère - l'adrénaline s’immisça dans ses veines. Ils étaient là et étant donné que c'était pour eux qu'ils faisaient tout ça, le rouquin n'eut pas de mal à se canaliser. C'est donc calmement qu'il s'introduisit dans la pièce lorsque la médicomage sortit enfin. Un stupéfix plus tard pour maîtriser le garde, il porta enfin son regard sur Penelope. Elle s'était redressée dans son lit lorsqu'elle l'avait reconnu, lorsqu'elle avait su qu'il ne l'avait pas abandonnée. Elle lui parut si épuisée qu'il pria pour qu'elle survive au trajet via le portoloin caché avec soin dans sa poche.  Le Weasley n'attendit pas plus longtemps, et s'efforçant de garder son calme et son sérieux, il aida la Clearwater à sortir de son lit. Il aurait préféré que les enfants soient encore avec eux, qu'il n'ait pas eu besoin de stupéfixé un garde aussi car tous les doutes allaient retomber automatiquement sur lui. Alors qu'il lui transmet le gallion faisant office de portoloin la blonde s'empresse de lui révéler le peu qu'elle sait. « The babies are in the nursery. » Il voit dans son regard que quelques minutes de plus ensemble ne seraient pas de trop mais ils n'ont pas le temps et en vérité, Percy a peur de ne pouvoir se défaire de la sorcière et d'échouer pour récupérer leurs enfants. Il se contente alors du minimum, l'informant après avoir jeté un coup d’œil à sa montre le temps restant. « 1 minute. » Ils ne pouvaient avoir plus de chance sur ce coup là. Certes le rouquin était en possession de multiples portoloins mais tout de même. Le sorcier rangea sa baguette, tira un coup sur sa blouse d'infirmier et ressortit aussi vite qu'il était arrivé. Aucun des deux gardes présents dans le couloir ne semblèrent prêter attention à lui - ce n'est pas comme s'ils se doutaient que le garde présent dans la chambre venait de faillir à sa tâche.

Le plus difficile commençait à ses yeux. Si prendre l'apparence d'un infirmier lambda et s'introduire dans la salle d'accouchement n'avait pas été aisé, se rendre à la nurserie sans son apparence réelle et s'approcher des nouveaux-nés lui paraissait mission impossible. Comment allait-il pouvoir les prendre dans ses bras? Le sorcier dont il avait pris l'apparence avait-il tout bonnement une telle affectation? Percy préféra chasser ces questions de sa tête et pensa au portoloin de secours toujours présent dans sa poche. Il ne devait pas rater le créneau. Il devait rester calme, se fondre dans la masse, ne pas attirer les regards. Plus facile à dire qu'à faire dans un service où ne résidaient à l'heure actuelle que trois nouveau-nés. Lorsqu'il arriva au niveau de la pièce où reposaient ses enfants, il comprit qu'il ne parviendrait pas à mettre ses plans à exécution. Les bambins étaient surveillés de près, chacun par un garde et du personnel soignant s'affairait autour des berceaux vitrés. Il crût le temps d'un instant qu'il y avait un problème, ils étaient nés prématurément après tout et les problèmes de santé à la naissance dans de telles conditions n'étaient pas si exceptionnels. Rien qu'à la naissance de George et Fred, cela avait été toute une épopée pour ses parents. A cette pensée, le visage du rouquin se crispa. Voilà qu'il était père à son tour et qu'aucun de ses parents n'étaient disposés à avoir des petits-enfants. La mort de son père et l'internement récent de sa mère n'étaient que des poids supplémentaires sur ses épaules.

« Expelliarmus! — il réussit à désarmer l'un des gardes — Flipendo! Protego! » Plus les sorts s'enchaînaient et plus le Weasley se demandait comment il en était arrivé là. Là, à se battre seul contre tous, mettant par la même occasion en péril trois bébés n'ayant rien demandé qu'un peu de tranquillité. Un sort le frôla et fit apparaître une plaie béante le long de son avant-bras. La douleur ne vint pas immédiatement, son esprit étant en proie au doute. Abandonner? Le rouquin jugea que les pleurs de Benjen et de ses deux comparses étaient une bonne réponse et il redoubla d'efforts. Son combat valait la peine à ses yeux. Percy continua à lancer des sorts dans le tas, désemparé, il s'imaginait déjà dans une cellule portant son nom à Azkaban. Il n'attendait qu'une chose, l'heure fatidique où le dernier portoloin qu'il avait en sa possession s'actionnerait. Et à cet instant précis il devrait mettre en contact physique ses deux enfants avec l'ultime gallion activé. Enfants par ailleurs allongés dans deux berceaux distincts, qui furent déplacés aux deux extrémités de la pièce par des infirmières prêtes à dégainer elles aussi leurs baguettes. Il n'était après tout qu'un fou furieux ayant fait irruption dans la nurserie, personne ne se doutait encore de sa véritable identité et de ce qu'il s’apprêtait à faire. L'objectif était uniquement de le neutraliser le plus vite possible. Mais l'ancien gryffondor avait été tout aussi attentif en cours de défense que de sortilèges. Il n'avait également pas l'intention d'abandonner, pas avant d'avoir été mis hors d'état de lancer le moindre stupéfix. Les cours suivis durant sa scolarité ne lui avaient jamais été aussi utiles qu'en ce jour car il devait se défendre sans forcément blesser ces personnes, qui ne faisaient après tout que leur  travail. Le but n'était ni de tuer ni de blesser qui que ce soit. Il devait agir vite, d'autant plus que sa rousseur naturelle s'invitait petit à petit sur son crâne et que même s'il eut le temps d'empoigner Catelyn avant de se faire aspirer par le portoloin, il était certain à ses yeux que les témoins de la scène n'avaient plus de doutes sur l'identité du faux infirmier. Seul un imbécile ne percuterait pas, qui d'autre serait venu récupérer Catelyn et Benjen si ce n'est leur propre père? Comment ne plus se douter que Percy Weasley était le responsable de cet enlèvement alors que l'infirmier douteux avait dégainé la baguette à la seconde où l'évasion de Penny avait été annoncée? Ne récupérer qu'un des deux enfants ne pouvait être l'œuvre que d'un mauvais père.

Il avait été stupide de prendre le portoloin blessé de la sorte. Mais il n'avait pas eu le choix, le nouveau-né n’aurait jamais pu tenir seul le gallion ni survivre au voyage. Comment allait-il se soigner alors que son visage allait être placardé à chaque coin de rue, exposé sur le moindre écran? Voilà qu'il était devenu un fugitif pour le ministère et qu'il avait été assez nul pour faillir à sa tâche. Finalement cette blessure n'était rien, comparé à son échec. Il venait de laisser derrière lui Benjen et il sentait déjà un vide immense se former dans son corps tout entier. Il n'oserait plus jamais faire face à la Clearwater. Il s'agissait du déshonneur le plus complet, il ne ferait décidément pas un bon père.

Et si tout ce qu'il espérait c'était de fuir et de se terrer dans un coin jusqu'à la fin de ses jours, le portoloin ne lui laissa pas le choix. Il devait arriver non loin de ce qui ferait office de planque durant un temps encore indéterminé et il était fort probable que Penelope l'attende en ce point précis. Percy n'avait pas connaissance du lieu par mesure de précaution, il avait mis toute sa confiance en Luna, elle qui lui avait appris l'existence de ce cottage, elle, qui s'était mêlée à cette affaire même si elle avait tenu à rester la plus éloignée possible. Lorsqu'il toucha le sol il laissa ses genoux s'écraser dans la neige, le poids de l'échec étant trop lourd à porter. Quelques gouttes de sang vinrent colorer le sol froid. Et là où son visage n'aurait dû être que joie et satisfaction, ce dernier resta de marbre. La honte et le désespoir le bouffaient de l'intérieur. Il devait ramener les deux, c'était une close non négociable. Percy finit par relever les yeux, tenant fermement contre lui Catelyn et vit la mère de ses enfants s'effondrer. Heureusement le Nott était à ses côtés et la retint de tomber. Nott. Nott l'invité de dernière minute. Une des conditions de Penny pour mener à bien ce projet. Là encore il s'était agit d'un tout ou rien. Il avait accepté sans vraiment savoir ce qu'elle pouvait bien lui trouver. Il était jeune, il avait la Marque et elle le voulait dans leur plan d'évasion. C'était également lui qu'elle avait nommé pour être le parrain de Catelyn. Percy n'avait pas cherché à comprendre et il ne savait finalement pas encore quoi en penser. Et puis il y avait aussi à leurs côtés sa cousine. Elle, il était un peu plus rassuré de la voir. Un visage qu'il connaissait, un soutient dont il était certain. Elle lui procurait un certain apaisement, sûrement l'idée de savoir que pour elle tout s'était déroulé comme prévu. « What happened? » Il ne trouva pas la force de lui répondre, que pouvait-il lui dire de toute façon si ce n'est que c'était un désastre? Que cette idée d'évasion était ridicule. Que de l'impliquer dedans l'était encore plus. Qu'il venait de réaliser qu'il était à présent recherché par les autorités et qu'il détestait ça. Voilà qu'il venait de se mettre dans une impasse et qu'avoir un plan de fuite avait été une bonne chose mais un plan de vie aurait été mieux. « Take her. — demanda-t'il en tendant Catelyn dans la direction de Mafalda. Il n'avait plus la force pour rien. — Please. » Et une première larme au goût amer vint s'écraser sur sa joue.

• • •

♒︎ One day, we'll be free to fly ♒︎

• Percy I. Weasley • Il abandonna tout d'abord le fils, puis ce fut au tour de la fille et de la mère. Enfin, lorsque l'heure sonna, il se retrouva seul.

Seul avec ses démons. Seul dans l'impasse la plus totale.
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THE GREAT ESCAPE

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