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sujet; Myth #2 + still want it all
MessageSujet: Re: Myth #2 + still want it all   Mer 3 Mai 2017 - 1:21

WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 01/12/2016
‹ messages : 353
‹ crédits : heresy.
‹ dialogues : teal.
‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; alicia spinnet w/ zoe kravitz ; calixe Davis w/ jennie kim ; ardal ollivander w/ matthew daddario ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook.

‹ âge : 27
‹ occupation : chef cuisinier.
‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 88 et 95.
‹ baguette : est taillée dans 29,7cm de bois de charme et renferme un cœur de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 1041
‹ réputation : j'ai quitté l'Angleterre après avoir décroché mes ASPICs pour ne rentrer de France qu'en 98, après avoir récupéré mon statut de Sorcier Britannique, temporairement perdu à cause du décret concernant les séjours de longue durée à l'étranger. Une blessure au genou m'a épargné de participer à la guerre. J'ai travaillé à l'Elysea (gastronomie française) à mon retour, mais les difficultés économiques des sorciers au terme de la guerre et les procès contre l'ancienne clientèle (mangemorts et élite) mettent le restaurant en faillite et en provoqueront probablement la fermeture.
‹ particularité : géokinésiste, du fait de mes racines nivkhes (indigènes de russie ayant longtemps subi l'occupation japonaise). Mais j'ai perdu mon père à 14 ans et mon apprentissage est resté incomplet — relativement instinctif et peu utilisé.
‹ faits : ma mère, française naturalisée britannique, est une ancienne Oubliator, hospitalisée à Janus Thickey à cause de de graves séquelles dues à son métier. • mon frère cadet, Aspen, a été adopté juste avant mon départ, mais a été officiellement déclaré né-moldu selon le statut de sang de ses parents adoptifs. La famille a été décimée durant la guerre et il s'est retrouvé à la rue. Je tente de renouer le contact avec lui, en dépit des griefs qui nous séparent depuis que je suis parti en le laissant derrière. • uc. • • • • •
‹ résidence : dans un immeuble récent du Chemin de Traverse.
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(Myth) don't give a fuck,
not giving up — still want it all
I see swimming pools and living rooms and aeroplanes, I see a little house on a hill and children's names, I see quiet nights poured over ice and Tanqueray... But everything is shattering.
Only fools fall for you, only fools.

24DEC 03. Il y a un détail, somme toute ridicule mais- well. Un détail, donc, qui rend chaque phase d'oubli et de réveil un peu moins terrible qu'elle ne devrait être. I'm his something. Le dire la toute première fois était incroyablement stressant parce qu'il ne savait pas à quoi s'attendre, mais elle s'est contentée d'un Oh- oh. You are- ? ; choquée d'abord, puis gloussant derrière ses paumes, face à un Heath qui ne savait pas où se mettre. Il se disait qu'elle serait prise de court, parce qu'il a eu sa première petite-amie à quatorze ans et que rien ne laissait entendre qu'il puisse s'intéresser aux hommes (enfin, à un homme, so far) — mais elle est devenue rouge à force de rire, au point qu'ils se retrouvent de part et d'autre d'elle, l'un lui tapotant le dos pour l'aider à reprendre son souffle, et l'autre lui tendant un verre d'eau. Et puis : Désolée, j'étais juste- surprise ? J'étais tellement sûre que tu ne te rendrais pas compte avant tes soixante-dix ans au moins- elle s'est interrompue pour éclater de rire à nouveau, essoufflée, s'éventant d'une main, tandis que Heath perplexe demandait : Me rendre compte de quoi ? Coup d’œil exaspéré de Vivienne, qui s'est ensuite tournée pour adresser à Mylan un regard appuyé avant qu'ils ne lèvent les yeux au ciel d'un commun accord. Du fait que tu es aussi straight que des nouilles chinoises, mon cœur. Et l'instant d'après, c'est lui qui s'étouffait bruyamment et qui descendait d'une traite son verre de vin de noix à la vanille, tandis que les deux autres s'esclaffaient joyeusement, appuyés l'un sur l'épaule de l'autre pour se retenir de basculer du canapé.

Depuis, Heath tient la main de Mylan lorsque celui annonce : I'm his something. Puis croise les bras sur son torse, exaspéré, lorsque est entamé un nouveau round de taquineries dont Mylan, bien sûr, ne se lasse pas. Prépare-toi, annonce solennellement sa traitresse de mère ; parce que Heath a tout pris de son père. Il est tellement clueless que tu pourras bouillir de colère pendant une semaine avant qu'il ne se dise "oh, quelque chose ne va pas". Et tu as déjà vu ses listes de "gestes affectueux à ne pas oublier" ? Elle se retourne vers Heath : Tu les fais toujours n'est-ce pas ? Je suis sûre que oui. "Penser à embrasser maman avant d'aller à l'école", elle "quote" en prenant une voix aiguë d'adolescent avant de s'affaler contre le dossier du canapé, hoquetant presque tant elle ne peut cesser de s'esclaffer. C'est Nikolaï qui lui a appris. Il passe son temps dans les livres, alors il lui faut glisser des bouts de parchemins toutes les cinquante pages : "dire à Vivienne que je l'aime". Et il apparait comme ça pour me l'annoncer, sans crier gare : "je t'aime Vivivenne", avec son sourire awkward mais adorable, puis m'embrasse sur le coin des lèvres et essaye de retourner bouquiner. (l'entendre parler de lui au présent, la voir superposer des époques est incroyablement perturbant, mais il occulte) Il ne devrait pas demander. Une part de lui sait qu'il regrettera assurément de l'avoir fait. Mais c'est plus fort que lui. Essaye ? Elle renifle avec dédain, se fend d'un sourire malicieux : Oui, essaye, l'idiot. Mais en général je l'attrape par le col et je le traine dans la chambre pour qu'il me le prouve un peu plus activement. Ne fais pas cette tête, si je n'avais pas pris les choses en main je serais encore vierge à l'heure actuelle et où crois-tu que tu serais ? Heath devient vert alors qu'il se retrouve à imaginer bien malgré lui ses parents autrement que comme des entités asexuées, tandis qu'elle se tourne vers Mylan et lui tapote le genou, lui glissant d'un air de connivence — Je te suggère de retenir l'astuce, pour ton épanouissement personnel. Il est capable de te faire faire le tour du monde, mais d'oublier de te faire visiter son lit. Maman ! Il se plaque une main sur le visage, désormais rouge jusqu'à la racine des cheveux tant elle le met mal à l'aise. Est-ce qu'on peut changer de sujet ? Il va pour se servir un nouveau verre, l'alcool coulant sur son palais comme de l'eau tant sa saveur titille à peine ses papilles encore en rémission (c'est affreusement frustrant), mais Mylan chasse sa main du pichet d'une tape, ses iris lui rappelant silencieusement la débâcle de sa dernière cuite. Alors il opte pour l'eau, bien qu'elle ne lui soit d'aucun réconfort face au duo terrible que forment sa mère et son- quelque chose (il se sent comme une adolescente amourachée, à chaque fois que l'idée lui donne l'impression que des papillons lui dansent dans l'estomac). Bien sûr mon chéri, elle prétend abdiquer seulement pour l'apaiser. Va pour se servir du champagne mais cette fois, c'est Heath qui la retient, réprimandant à voix basse : Tu es sous médication. Tu as déjà pris ton traitement pour ce soir, d'ailleurs ? Oui, Heath. Je suis une grande fille tu sais ? Il hoche la tête, peu convaincu et conscient qu'elle oublie même les trois quart du temps avoir un problème de mémoire à soigner.

Son regard se pose sur la porte-fenêtre, par automatisme, espérant et redoutant toujours autant de voir Aspen, mais il n'y a toujours que les lumières ensorcelées éclairant la nuit déjà avancée. Du thé ? propose Mylan, et Heath revient à lui, s'apprêtant à se lever pour s'en charger — mais l'autre ne lui en laisse pas l'occasion. Vite, vite, j'ai encore des milliers de choses à te raconter, presse Vivienne en tapant joyeusement des mains, et son fils se renfrogne, soulagé tout compte fait de ne pas les avoir laissés en tête à tête. Quoique sa présence ne les retienne pas vraiment. Tu n'es pas obligée de faire ça, il chuchote furieusement sitôt Mylan éloigné, ce à quoi elle réplique avec une innocence feinte : Quoi donc ? Me ridiculiser devant lui. En réponse, elle lui tapote affectueusement la joue. Oh Heath, embarrasser mon garçon adoré fait partie de mon rôle de mère.

Ils se chamaillent encore un instant tout bas, avant que Mylan ne réapparaisse, chargé d'un plateau. Je crois que vous m’aviez promis une anecdote embarrassante, il relance, et elle hésite cette fois, probablement parce que Heath la bombarde d'ondes négatives et la supplie du regard de lui épargner ça. Mais c'est plus fort qu'elle. Je suis sûre qu'il se fait passer pour l'homme le plus sérieux que la terre ait porté. Mais je le connais mieux que personne et je peux t'assurer que mon fils est un vrai dork à ses heures- Mom ! J'ai grandi- tu ne sais pas du tout quel adulte je suis. Je t'ai porté neuf mois. Je sais qu'au lieu de cacher des Playwizard et des magazines érotiques sous ton matelas, tu glisses des pages de bd dans de gros livres pour fangirler incognito sur des super-héros bien bâtis. Mylan tourne brusquement la tête vers lui et Heath voit presque se dessiner l'idée dans sa tête. Non- Mylan, elle ment, ne- Mylan ! Mais le Rhee a déjà détalé du salon en direction de la chambre, Heath sur les talons, pour s'emparer de l'énorme livre de chevet qu'il l'a vu potasser lorsqu'ils dormaient encore ensemble. Et il ne lui faut pas grand-chose pour trouver les éléments compromettants promis par sa mère : des héros musclés et de petits pense-bête embarrassants, partout, partout. Les bras de Heath se referment trop tard autour de sa taille, et il lui reprend l'ouvrage, mortifié, le referme et l'envoie loin sous le lit comme si cela suffirait à lui faire oublier. Je te déteste, il râle, soulé de l'avoir vu rire de lui toute la soirée. Mais le grand sourire qui lui dévore les joues déments complètement sa déclaration de haine et il ne peut s'empêcher de se pencher pour dévorer celui de Mylan. Ils ne tardent pas, cependant, à retourner au salon, Heath accusateur et Vivienne impénitente. Elle tient l'anse de sa tasse entre deux doigts, auriculaire dressé comme la snob qu'elle n'est pas, et commente en sirotant : J'avais raison n'est-ce pas ? Heath ne lit que des romans fantastiques, des livres de cuisine et des bande-dessinées. Le reste ? Foutaises. Démasqué. Je ne sais pas si tu connais les conventions- comment dit-on déjà ? Peu importe : l'idée est de s'habiller en héros fictif ? Heath ne pouvait pas manquer un seul de ces rendez-vous. Et un jour j'ai dû l'emmener au travail tout emballé dans un costume de dragon, parce qu'il était dans sa phase. S'il était enfant ça aurait été mignon, mais il avait 13 ans et c'était vraiment ridicule. J'ai une photo, une infirmière l'a conservée après la fermeture de la clinique et me l'a rendue quand j'y suis retournée. Je te la montrerai quand tu viendras me voir. Les patients de Mnemosyne ont été transférés à St Mungo's pendant la guerre, explique Heath à mi-voix, comme si mentionner trop haut cette terrible page d'histoire enfin close (ou presque) risquerait de casser l'ambiance. Il serre la main de sa mère dans la sienne au moment de lui resservir du thé, avant de se rasseoir ; parce qu'il n'était pas là lors du fameux transfert et que quelques-unes de ses affaires ont été détruites, confisquées ou sauvées de justesse par le personnel et rendues il y a seulement quelques jours. Hm, elle acquiesce simplement avant de dissiper d'un geste de main l'ombre de la guerre. Enfin. Dork peut-être, mais honnête à un tel point que c'en était gênant. Je me souviens de cette fois où j'ai voulu rendre une paire de bottes juste après l'avoir achetée. J'ai prétexté que mon conjoint ne l'aimait pas et ce petit monstre a répliqué "mais papa n'est pas encore rentré, il ne les a même pas vues" avant de réfléchir et de me demander, outré : "maman tu as menti ?" J'étais horriblement gênée ! Elle se met le dos de la main sur le front, comme revivant le moment, avant de secouer la tête. Et parfois son souci de la vérité le poussait à rapporter à son père lorsqu'il croyait que j'avais fait quelque chose de mal. Quand il avait quatre ans je suis tombée enceinte — Heath me regardait m'arrondir avec anxiété et m'a demandé un jour si j'avais "une humeur dans le ventre", j'ai mis une éternité à comprendre qu'il parlait d'une tumeur, pour être tombé sur des images horribles dans un livre de magizoologie de son père. Anyway- je lui ai dit qu'il s'agissait d'un bébé et lui, perplexe : "où tu l'as pris ?" J'aurais dû lui expliquer les choses clairement, je suppose, mais je me suis contentée de répondre "ton papa me l'a donné". Il a retenu sa respiration jusqu'à en devenir rouge, en me regardant avec de grands yeux, puis il a couru dans le bureau de Nikolaï et lui a crié "papa le bébé que tu as donné à maman, elle l'a mangé !" Il ne se retient pas de sourire en même temps que les autres, cette fois ; il se souvient vaguement d'un enfant entre lui et Aspen, une petite fille qui n'est finalement jamais née. Et il y a quelque chose de déprimant dans l'idée que sa mère se rappelle d'elle mais ait oublié Aspen... cela dit, il préfère qu'elle soit capable d'en parler avec nostalgie mais amusement ; lorsqu'il était plus jeune, le seul fait de la mentionner suffisait à faire Vivienne fondre en larmes. De toute façon il avait un don pour me dénoncer : par exemple son premier mot a été un connard crié bien fort durant un repas de famille. Après quoi mon mari a décrété qu'il n'était plus question que Heath monte en calèche ou sur un balai avec moi. Les embouteillages ne me réussissent pas vraiment, j'avoue. Elle lui tape l'épaule en guise de rétribution, tandis qu'il marmonne un C'était de ta faute buté. Enfin bref. Pour en revenir aux histoires de grossesse : après la discussion gênante sur la façon dont sont conçus les enfants, il a pris l'habitude de chuchoter je ne savais quoi au ventre de son grand-père — le père de Nikolaï — à chaque fois qu'ils se voyaient. Quand on a fini par le questionner, il a répondu qu'il marchandait avec le bébé qui était à l'intérieur pour le convaincre de sortir, parce que ça faisait plus de neuf mois et qu'à ce rythme, il serait tout vieux quand il se déciderait à naître. Mon beau-père était si choqué qu'il s'est mis au régime et a repris le sport. Bon, d'accord, ça suffit maintenant non ? Il plaide en quittant le canapé pour ouvrir la porte-fenêtre aux chiots qui deviennent fous à force de tourner en rond (Mylan ne cesse de leur refiler des biscuits "en douce" et de faire l'innocent quand Heath plisse les yeux pour dire non). Oh ! Je viens de me rappeler de cette fois où- A son retour, Vivienne a déjà fait Mylan quitter son fauteuil pour s'installer à ses côtés, à la place laissée vacante par Heath. Alors Ravka se cale sur l'accoudoir à côté de lui, posant un baiser sur son épaule au passage, et l'une de ses mains trouve naturellement le chemin de ses mèches. -il n'avait jamais vu de fauteuil roulant et il s'est arrêté, choqué et déçu, devant le pauvre homme pour dire : "vous avez trop de chance, vous au moins on vous force pas à marcher". Je crois qu'après cette fois j'ai arrêté de l'emmener faire du shopping avec moi. Il intervient : En même temps tu faisais du shopping de compétition. ça prenait la journée, c'était horrible ! La conversation s'étire encore un moment et puis, lorsqu'elle s'éclipse un moment, Heath souffle contre l'oreille de Mylan : Et comment je fais pour en apprendre plus sur tes frasques ? Je suis sûr que tu étais terrible. Il ne peut (ni n'essaye de) cacher la tendresse amusée que ça lui inspire, et il lui faut un moment avant de s'apercevoir que Vivienne est revenue, les observant avec amusement depuis le chambranle de la porte.

Ses commissures s'étirent lorsqu'ils la remarquent finalement et s'éloignent un peu l'un de l'autre ; elle les rejoint, croise les jambes et considère Mylan d'un œil scrutateur, avant d'affirmer : Tu me plais. Heath a toujours eu un goût atroce en matière de filles. Il ne manquait jamais de ramener les pires pimbêches que la terre puisse porter et elles le menaient par le bout du nez. Du moins, quand ils étaient ensemble : il oubliait complètement l'existence de ses copines aussitôt qu'elles n'étaient plus dans son champ de vision, et elles se rappelaient à son bon souvenir en lui faisant des crises de rage monumentales. Difficile de démentir alors que la dernière pseudo-petite-amie en date, Isobel, a démissionné du restaurant en lui collant une baffe retentissante et en le traitant de goujat après qu'il ait enfin confirmé à Montgomery que oui, il se passe bien quelque chose entre "son ado" et lui. Malentendu comme quoi elle attendait qu'il "reprenne ses esprits" et se rende compte qu'il était amoureux d'elle — autant dire qu'il s'est fait vertement accuser de l'avoir manipulée et laissée poireauter en vain tandis qu'il était "occupé à sauter un gosse de rue maigre comme un clou et mal intentionné". Le clou du spectacle a sans doute été le passage où elle tentait de le raisonner en lui faisant comprendre que "le livreur essaye clairement de profiter de lui", le tout orné de voyons Heath, ouvre les yeux ! qui l'ont fait exploser à son tour et lui renverser un chaudron de sauce sur la tête.

Et tandis que sa mère ne tarit pas de récits sur les quelques filles qu'elle l'ait vu côtoyer plus jeune, il ne peut s'empêcher de grimacer en se disant qu'indeed, il n'a jamais eu un très bon jugement sur ce plan. Elle conclut par : Mon fils est merveilleux, vraiment, mais il est trop conformiste pour son propre bien. J'ai dû trop bien l'éduquer : il n'a pas un gramme de rébellion dans le sang. Il se gratte la nuque en riant légèrement, haussant vaguement les épaules à défaut de pouvoir contredire ce fait. Je suis contente qu'il ait fini par comprendre ce qu'il lui fallait vraiment et tomber sur un jeune homme aussi charmant que toi, elle conclut, et il ajoute : Moi aussi, en toute sincérité, la déclaration assortie d'un clin d'oeil pour dire tu vois, je t'avais bien dit que tu lui plairais.

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- memories crumbling like dried leaves. -

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MessageSujet: Re: Myth #2 + still want it all   Jeu 4 Mai 2017 - 0:12

WIZARD • always the first casuality
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‹ dialogues : lightsteelblue (design foncé), steelblue (design clair).


‹ âge : 24 ans
‹ occupation : criminel en période de probation | apprenti Mage Social.
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : 1991 - 1994.
‹ baguette : a été brisée à son emprisonnement à Azkaban. A sa libération, on lui a refilé une merde complètement bridée, de 25cm, taillée dans du noyer et contenant un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 1066
‹ réputation : on dit que c'est un délinquant, une petite frappe qui essaye de retrouver une vie normale, décente. Les anciens SM et les autres gangs du Londres Sorcier disent que c'est un traître, un vendu.
‹ particularité : c'est un maître du feu, le seul de sa famille puisqu'ils appartiennent tous à la tribu de l'eau.
‹ faits : il était le n°2 des shadow moses, qu'il a créés aux côtés de mood - mais ce dernier l'a trahi et il a passé un an et demi à azkaban - à son retour, mylan a décidé de quitter le gang - il a fait tout un tas de trucs nuls et c'était pour survivre, mais ça pèse lourd sur sa conscience - il ne supporte plus d'être enfermé - il est extrêmement tactile mais surtout, il a besoin qu'on le touche, qu'on lui rappelle qu'il est vivant - il ne ressent pas la douleur et ça le rend dangereux, mais c'est extrêmement pénible à vivre - il mange sans arrêt, adore cuisiner - il aime les chiens, déteste les chats - il ne supporte pas d'avoir froid - c'est un nabot, mais faut surtout pas lui dire, il déteste qu'on lui rappelle sa petite taille - il sait parler coréen, mais c'est un peu rouillé - il a deux petits frères qui sont sa seule famille, puisque ses parents et son aîné l'ont renié - il veut sortir les mômes de la rue, les aider avant qu'ils se retrouvent avec un casier judiciaire long comme le sien.
‹ résidence : techniquement, dans un appart' miteux au Chemin de Traverse, en réalité, chez Heath Ravka.
‹ patronus : il n'a jamais appris à en faire un.
‹ épouvantard : lui, dans sa cellule vide et glacée à Azkaban, privé de tous ses sens.
‹ risèd : lui, entouré de ses proches.
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In restless dreams I walked alone. Narrow streets of cobblestone 'Neath the halo of a street lamp, I turned my collar to the cold and damp When my eyes were stabbed by the flash of a neon light That split the night And touched the sound of silence.
24 décembre 2003 • Vivienne est exceptionnelle et Mylan se sent terriblement jaloux et en même temps affreusement triste parce qu’il sait qu’elle est malade et qu’à tout moment, ça peut s’arrêter et ça doit être horrible pour Heath. Il croit qu’il est un peu amoureux d’elle ??? Non parce que quand elle ne se prive pas pour dire à son fils qu’elle a toujours su qu’il n’aimait pas les gonzesses, le Rhee a l’impression qu’il va mourir tellement il rit. Heath tire une de ces tronches et Mylan décide que Vivienne est sa nouvelle favorite person in the world. Et il reconnaît tellement cet imbécile de Ravka dans ce qu’elle raconte parce qu’elle a raison, Heath a clairement pris de son père, avec sa manie de sortir de nulle part et de dire un truc cute sans prévenir, de ne pas du tout remarquer que Mylan est en train de péter un câble tout seul dans son coin, d’avoir besoin de se faire des mémos pour ne pas oublier de lui demander comment il se sent, ce genre de conneries. « Essaye ? » qu’il dit l’imbécile et Mylan est partagé entre l’envie de lui lancer un regard agacé et de se moquer de lui parce qu’il est probablement le seul bêta capable de ne pas comprendre ce que ce essaye implique. « Oui, essaye, l'idiot. Mais en général je l'attrape par le col et je le traine dans la chambre pour qu'il me le prouve un peu plus activement. » Et il ricane bêtement, parce que Heath a l’air horrifié et d’accord, peut-être que Mylan ferait la même tronche s’il entendait sa mère parler de ce qu’elle fait avec son père quand ils sont seuls, mais ses parents l’ont renié et sa mère ne dirait jamais un truc pareil alors il se moque ouvertement de Heath. C’est qu’il l’a un peu cherché. « Ne fais pas cette tête, si je n'avais pas pris les choses en main je serais encore vierge à l'heure actuelle et où crois-tu que tu serais ? » Mylan hoche la tête avec un petit air supérieur, son attention vite reportée sur la mère de Heath, lorsqu’elle lui tapote le genou. « Je te suggère de retenir l'astuce, pour ton épanouissement personnel. Il est capable de te faire faire le tour du monde, mais d'oublier de te faire visiter son lit. » « Maman ! » s’exclame Ravka, mortifié, mais Mylan, soudainement plus intéressé que jamais, ouvre la bouche pour demander plus de conseils.
« Est-ce qu'on peut changer de sujet ? » demande Heath et le jeune homme fait la moue, déçu. Quand Ravka fait mine d’approcher sa main vers le pichet de vin, Mylan la chasse avec un regard entendu. L’alcool et le cuistot ne font pas toujours bon ménage et il le sait. Il finit par proposer qu’ils passent au thé, histoire de mettre tout le monde d’accord et quand il revient, n’hésite pas à demander à en savoir plus, cette fois. Il ignore tellement de choses sur l’enfance de Heath et il aime ce qu’il découvre, il aime voir sa mère parler de lui avec autant d’enthousiasme et de tendresse dans le regard, il aime la voir le taquiner et lui qui saute dedans à pieds joints à chaque fois.  « Je suis sûre qu'il se fait passer pour l'homme le plus sérieux que la terre ait porté. Mais je le connais mieux que personne et je peux t'assurer que mon fils est un vrai dork à ses heures- » Mylan esquisse un petit sourire en coin, parce qu’elle a parfaitement raison en plus d’éveiller sa curiosité. «  Mom ! J'ai grandi- tu ne sais pas du tout quel adulte je suis. » se défend-il et il a probablement un peu raison, mais le jeune homme s’en fiche pas mal. « Je t'ai porté neuf mois. Je sais qu'au lieu de cacher des Playwizard et des magazines érotiques sous ton matelas, tu glisses des pages de bd dans de gros livres pour fangirler incognito sur des super-héros bien bâtis. » Holy shit.
Il se tourne vers Heath, le scrute attentivement, à la recherche de la moindre faille— « Non- Mylan, elle ment, ne- Mylan ! » Par-fait. Il se lève d’un bond, profitant de son agilité et de sa rapidité pour débouler dans la chambre de Ravka avant lui. Il a de l’avance, alors il en profite pour se jeter sur le bouquin qui se trouve sur la table de chevet du cuistot. Il l’ouvre et feuillette les pages à toute vitesse, ne s’arrêtant que lorsqu’en effet, ses yeux trouvent une page de BD. Il ricane et poursuit ses recherches, ouvrant un peu la bouche quand il voit les notes attachées aux pages du livre. Il n’a pas le temps de lire la première parce que déjà, les bras de Heath enserrent sa taille et il lui arrache le livre des mains « Hey ! » s’exclame-t-il, outré. « Je te déteste. » Son sourire dit tout le contraire, mais Mylan arque quand même un sourcil. « Oh, vraiment ? » le taquine-t-il mais Heath le fait taire en pressant ses lèvres contre les siennes.

Il en oublie presque qu’il y a la mère de Heath dans la pièce à côté. Hélas – ou heureusement ? – le cuistot le ramène bien vite à la réalité en l’entraînant au salon. Mylan se laisse tomber sur le fauteuil sans aucune grâce et déjà, Vivienne enchaîne. « J'avais raison n'est-ce pas ? » Nouveau sourire, il hoche vivement la tête. « Heath ne lit que des romans fantastiques, des livres de cuisine et des bande-dessinées. Le reste ? Foutaises. » Et lui qui pensait que Heath était une espèce de gros intellectuel complètement au-dessus de lui, le sale petit menteur. « Je ne sais pas si tu connais les conventions- comment dit-on déjà ? Peu importe : l'idée est de s'habiller en héros fictif ? Heath ne pouvait pas manquer un seul de ces rendez-vous. Et un jour j'ai dû l'emmener au travail tout emballé dans un costume de dragon, parce qu'il était dans sa phase. » « Du cosplay ? » souffle Mylan admiratif. « Heath Ravka, tu faisais du cosplay et tu ne m’as rien dit ? » s’insurge-t-il en lançant un regard noir au cuistot. Okay, il faut qu’ils fassent ça. Il faut absolument qu’ils fassent ça. Mylan adore le cosplay et s’il sort d’ici un jour, il traînera Ravka à une convention, c’est obligé. « S'il était enfant ça aurait été mignon, mais il avait 13 ans et c'était vraiment ridicule. J'ai une photo, une infirmière l'a conservée après la fermeture de la clinique et me l'a rendue quand j'y suis retournée. Je te la montrerai quand tu viendras me voir. » Quand il viendra la voir. Il rosit un peu de plaisir à ça, parce que ça veut dire que Vivienne a envie de le revoir et ça le rend terriblement heureux. « Les patients de Mnemosyne ont été transférés à St Mungo's pendant la guerre, » intervient Heath et Mylan hoche doucement la tête. « Hm. Enfin. Dork peut-être, mais honnête à un tel point que c'en était gênant. Je me souviens de cette fois où j'ai voulu rendre une paire de bottes juste après l'avoir achetée. J'ai prétexté que mon conjoint ne l'aimait pas et ce petit monstre a répliqué "mais papa n'est pas encore rentré, il ne les a même pas vues" avant de réfléchir et de me demander, outré : "maman tu as menti ?" J'étais horriblement gênée ! » Mylan pouffe de rire, en essayant d’imaginer un mini-Heath avec les sourcils froncés et les joues gonflées, choqué que sa mère mente.
« Et parfois son souci de la vérité le poussait à rapporter à son père lorsqu'il croyait que j'avais fait quelque chose de mal. Quand il avait quatre ans je suis tombée enceinte — Heath me regardait m'arrondir avec anxiété et m'a demandé un jour si j'avais "une humeur dans le ventre", j'ai mis une éternité à comprendre qu'il parlait d'une tumeur, pour être tombé sur des images horribles dans un livre de magizoologie de son père. Anyway- je lui ai dit qu'il s'agissait d'un bébé et lui, perplexe : "où tu l'as pris ?" J'aurais dû lui expliquer les choses clairement, je suppose, mais je me suis contentée de répondre "ton papa me l'a donné". Il a retenu sa respiration jusqu'à en devenir rouge, en me regardant avec de grands yeux, puis il a couru dans le bureau de Nikolaï et lui a crié "papa le bébé que tu as donné à maman, elle l'a mangé !" » Cette fois, Mylan rit tellement qu’il manque de s’ébouillanter avec son thé, alors il décide de le reposer sur la table basse avant de faire une catastrophe. Il sait qu’il ne sentira rien mais tout de même.

« De toute façon il avait un don pour me dénoncer : par exemple son premier mot a été un connard crié bien fort durant un repas de famille. Après quoi mon mari a décrété qu'il n'était plus question que Heath monte en calèche ou sur un balai avec moi. Les embouteillages ne me réussissent pas vraiment, j'avoue. » « C’était de ta faute. » « Enfin bref. Pour en revenir aux histoires de grossesse : après la discussion gênante sur la façon dont sont conçus les enfants, il a pris l'habitude de chuchoter je ne savais quoi au ventre de son grand-père — le père de Nikolaï — à chaque fois qu'ils se voyaient. Quand on a fini par le questionner, il a répondu qu'il marchandait avec le bébé qui était à l'intérieur pour le convaincre de sortir, parce que ça faisait plus de neuf mois et qu'à ce rythme, il serait tout vieux quand il se déciderait à naître. Mon beau-père était si choqué qu'il s'est mis au régime et a repris le sport. » « Bon, d'accord, ça suffit maintenant non ? » se plaint Ravka et quand il se relève, Mylan le regarde s’éloigner. « You were a cute kid, » commente-t-il avec un sourire goguenard. Déjà, Vivienne lui fait signe de s’asseoir à côté d’elle et il ne se prive pas pour la rejoindre sur le canapé, alors qu’elle se lance dans une nouvelle anecdote et il lève un regard amusé vers Heath, quand ce dernier revient près d’eux et s’assoit sur l’accoudoir. La main dans ses cheveux lui tire un petit soupir de bien-être, mais ça ne l’empêche pas de rire encore lorsque Vivienne termine son récit. « En même temps tu faisais du shopping de compétition. Ça prenait la journée, c'était horrible ! » « Poor thing, » murmure Mylan avec un clin d’œil.
« Et comment je fais pour en apprendre plus sur tes frasques ? Je suis sûr que tu étais terrible. » Le souffle à son oreille lui tire un léger frisson et il lève la tête vers Heath, pour déposer un baiser sur ses lèvres, avant d’y murmurer : « Mmmh, ça peut se négocier, qu’as-tu à marchander pour obtenir ces informations ? » Et la lueur dans son regard ne laisse aucune place au doute quant à ce qu’il voudrait avoir contre quelques anecdotes embarrassantes. Mais déjà, Vivienne est de retour et Mylan s’écarte un peu. « Tu me plais. » Il rougit un peu et son cœur manque un battement, alors qu’il peine à lutter contre le sourire qui lui démange les joues. « Heath a toujours eu un goût atroce en matière de filles. Il ne manquait jamais de ramener les pires pimbêches que la terre puisse porter et elles le menaient par le bout du nez. Du moins, quand ils étaient ensemble : il oubliait complètement l'existence de ses copines aussitôt qu'elles n'étaient plus dans son champ de vision, et elles se rappelaient à son bon souvenir en lui faisant des crises de rage monumentales. » Et elle se lance dans le récit des différentes conquêtes de Heath qui fait grimacer Mylan parce qu’en effet, le cuistot est nul pour se trouver des nanas.

Enfin, c’est très certainement parce qu’une nana n’est définitivement pas ce qu’il faut à Heath Ravka. « Mon fils est merveilleux, vraiment, mais il est trop conformiste pour son propre bien. J'ai dû trop bien l'éduquer : il n'a pas un gramme de rébellion dans le sang. » Mylan glisse un regard en coin en direction de Heath, une moue sur les lèvres. Il n’en est pas si sûr. Après tout, il héberge un criminel sous son toit, si ça ce n’est pas un acte de rébellion… Mais il ne peut pas tellement dire ça à Vivienne, alors qu’elle semble tant l’apprécier. « Je suis contente qu'il ait fini par comprendre ce qu'il lui fallait vraiment et tomber sur un jeune homme aussi charmant que toi. » Et juste comme ça, la bonne humeur de Mylan s’envole, alors qu’il a l’horrible impression d’être en train de tromper Vivienne comme il a trompé Heath. Elle ignore ce qu’il a fait et si elle savait, elle serait probablement moins encline à dire du bien de lui. « Moi aussi, » ajoute le cuistot avec un clin d’œil et cette fois, le sourire de Mylan est un peu vacillant.
« Il l’est, » murmure-t-il, son regard plongé dans celui de Heath. « Merveilleux. Il l’est vraiment. » Le merveilleux a un goût magique et dangereux de pas réel et chaque jour, Mylan se demande quand ça va disparaître. « Mais il vous doit tout, c'est évident, » ajoute-t-il avec un petit reniflement, histoire de prétendre qu’il ne vient pas de dire quelque chose d’affreusement lame. « Je commence à regretter mon choix, maintenant. Je me dis que je n’ai pas tenté ma chance avec la personne la plus incroyable de cette famille, » fait-il avant d’adresser un clin d’œil à la mère de Heath.

Draguer une Maman, check.
Best Christmas Ever.

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set the world on fire
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MessageSujet: Re: Myth #2 + still want it all   Jeu 4 Mai 2017 - 17:07

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‹ particularité : méta animal et maître de la terre.
‹ résidence : au Wuthering Heights Cemetery (QG des SM).
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mythen + there's no comin' home
If I ran out the back door nobody would stop me But where would I go? 'Cause I ain't never had a real home


1992. Ta nouvelle famille prendra soin de toi, tout ira bien. Je leur ai parlé, ils t'aiment beaucoup tu sais ? Comme si tu étais d'eux. Froncement de sourcils, il a envie de nier les mots de Heath, parce qu’il n’veut pas être d’eux, il veut sa famille, il veut les Ravka réunis. On s'écrira souvent et quand je serai un grand Chef, je viendrai te chercher. Je te ferai les meilleurs plats de l'hexagone et tu me raconteras tout ce que tu auras accompli en mon absence. Qu'est-ce que tu en dis ? Et il baisse soudainement la tête parce qu’il comprend que la décision est déjà prise, que quoiqu’il dise, son frère a déjà prévu de le laisser à la charge de ce couple d’étrangers. Il a huit ans et se sent déjà comme un fardeau, un boulet à la cheville de Heath parce que papa est mort et maman n’est plus maman et qu’il est en train de perdre la seule famille qui lui reste. Il a huit ans mais ça fait quelques années qu’il a appris à ne dépendre de personne d’autre, il finit par acquiescer, tente même un sourire mais il est aussi fade que les promesses de son frère. I promise. Mais Heath n'a jamais tenu ses promesses.

1994. Aspen, mon amour, tu ne peux pas te faufiler dans ma chambre comme un voleur- les Dunstan vont s’inquiéter. Bougon, il se cache sous la couette quand il entend des pas dans le couloir. Il a tellement pris l’habitude de fuguer qu’il connaît le chemin jusqu’à la clinique de sa mère par cœur – c’est le seul lieu qui lui procure sécurité et amour. Les Dunstan sont gentils mais ils ne sont pas maman et papa et Heath et Gansey et leur maison ne ressemble pas du tout à la leur – sa véritable maison. Mais c’est noël et c’est avec toi que j’veux être, ma’. Les doigts rachitiques de sa mère tirent la couette et elle les glisse dans sa touffe brune qui devient instinctivement blonde comme les cheveux de Vivienne. Ternes et emmêlés, il y a plus de cheveux blancs entre les nœuds mais il arrive à reconnaître les couleurs vives de Vivienne même sous la maladie. Elle l’attire contre elle, des mots chuchotés tout bas pour le bercer mais il n’ose pas s’endormir parce qu’il ne veut pas que ce moment prenne fin trop tôt. Sa mère lui manque, son frère lui manque et c’est noël mais on l’a oublié chez les Dunstan. The Sun, the moon and the truth, qu’elle répète plusieurs fois et il reconnaît le rite que son père avait l’habitude de lui murmurer – ça fait juste des années qu’il ne l’avait pas entendu. Depuis que toute sa famille est éparpillée un peu partout.

1998. ‘Faut que t’apprennes à prendre les coups sous ta forme humaine, ducon. Tu peux pas t’reposer sur ta forme de iench toute ta vie. Le dédain dans le regard d’Aspen n’a aucun effet sur Mylan, aka Chains, numéro deux de Shadow Moses, celui qui s’est d’une façon étrange pris d’affection pour le chien galeux. Bien sûr que si j’peux, t’es juste jaloux. Il se prend un coup à la tête, là où il a une jolie plaie de sa précédente bagarre – ça lui provoque une grimace de douleur mais il encaisse parce que chez les SM, on ne montre pas qu’on a mal. Et quand tu pourras plus t’transformer tu feras comment ? Un soupir ennuyé s'échappe de ses lèvres, alors que Mylan profite de son inattention pour lui rafistoler l’épaule déboîtée et oh Merlin il ne peut retenir les cris de douleur parce qu’il a que quinze ans et que ça fait un mal de chien, no pun intended. Stupide morveux, ils t’ont appris quoi à l’école ? C’est pas vraiment comme ça qu’il avait imaginé passer son noël avec les Shadow Moses : une épaule déboîtée, des blessures partout sur le corps mais au moins Chains a bien voulu prendre soin de lui, comme le grand-frère qu’Aspen aurait aimé avoir – pas un lâche qui a pris la tangente en le lâchant dans la rue.

2003. C’est pourtant chez Heath que ses pas le mènent, ce 24 décembre, escaladant et passant d’un balcon à un autre jusqu’à atterrir sur celui de son frère. Il espère qu’il ne sera pas chez lui, il voudrait juste piller sa nourriture, checker les albums de famille et faire un bad trip en s’fumant du navitas parce que c’est noël et qu’il n’a personne avec qui le passer. Pas qu’il l’ait déjà fait mais les fêtes de famille, ça le met toujours dans un état nostalgique. Sur sa famille qu’il a perdue, sur celle qui l’a ensuite perdu – les Ravka et les Dunstan sont tous dans le même panier mais au moins, même pour un court moment il a pu se faire des souvenirs avec les deux familles. C’est ce qui lui reste aujourd’hui, juste des souvenirs, un nom qui n’vaut plus rien et une solitude qui commence à le tirailler de l’intérieur. Les chiens viennent aussitôt le renfiler, le reconnaissant, il s’agenouille à leur hauteur pour leur gratter derrière les oreilles, les chiens léchant même ses mains à chaque fois qu’ils en ont l’occasion. C’est drôlement étrange de les revoir après tout ce temps, lui qui les avait sauvés de la rue et les avait abandonnés chez Heath ; ça lui réchauffe le cœur qu’ils le reconnaissent. Mais son regard se pose aussitôt sur la vitre de la porte-fenêtre qui lui fait face, lorsqu’il entend des rires. Il ne voit que la silhouette de Heath mais Aspen est certain qu’il n’est pas seul. (et c’est de l’amertume qu’il ressent, l’amertume de n’avoir rien alors que Heath a tout et qu’il n’a jamais voulu de lui dans ses pattes – un fardeau, c’est ce qu’il était pour son frère)

S’il s’apprête à partir sans même foutre un pied à l’intérieur, il s’immobilise, pourtant, quand il entend un son familier – le rire de sa mère, il en est sûr, oh Merlin faites que ça soit maman parce qu’elle lui manque tellement parce qu’il ne l’a pas vue depuis sept ans… La porte-fenêtre est ouverte à la volée et il émerge des ombres pour faire un pas, puis deux, dans le salon, avant de s’immobiliser de nouveau. « Heath… ? » Sa voix est bizarrement douce, comme le gamin de huit ans qu’il était, qui n’a jamais vraiment cessé de l’être à l’intérieur. Mais y’a aussi Mylan dans la pièce et Aspen ne comprend pas, il ne comprend rien, il ne comprend surtout pas pourquoi sa mère le regarde comme s’il venait pour cambrioler. « J’interromps quelque chose peut-être ? » Cette fois, son ton se fait amer et son regard furieux quand il se pose sur son frère, sur ce traître de Chains. « Tu fous quoi ici Mylan ? »

…Et quand il se pose finalement sur sa mère, Aspen a la gorge nouée. Il oublie les deux autres, il oublie pourquoi il était venu ici, il oublie les sept ans perdus dans le vide. « Maman… » Sept ans qu’il a passé loin de sa mère, sept ans qu’il n’a pas réussi à sortir des ombres. « Ma’… » Il était l’ombre de Heath, et puis celui de Chains et finalement l’ombre de personne – pas même de soi-même. Il n’a jamais été personne, Aspen, pas même aujourd’hui, il n’est qu’un numéro, il n’existe pas, son existence sera vite oubliée dans le lac. Il fait un pas, puis deux, en direction de Vivienne – ses mains tremblent, oh Merlin, tout son corps tremble et il ne comprend pas pourquoi elle recule sur le canapé. « Maman, c’est moi, Aspen… » Mais maman recule encore plus et soudainement Aspen arrête d’avancer parce qu’elle a de la peur dans le regard.

Sa mère a peur de lui.

Mais ce qu’elle dit ensuite fait encore plus mal que le regard qu’elle lui porte.

« Oh, tu dois me confondre avec quelqu’un d’autre, je ne suis pas ta mère, jeune homme. » Il a l’impression que le monde a arrêté de tourner. « Heath, qui est-ce ? Appelle la police magique ! » Le monde a juste continué à avancer alors que lui ne fait que tourner en rond, en rond, en rond, dans ses souvenirs, dans sa vie merdique.

Je ne suis pas ta mère.

Son regard passe ensuite vers Heath et puis Mylan et il a la rage qui boue en lui. Il a de la souffrance aussi parce que s’il s’accrochait aux souvenirs de sa mère, il vient d’apprendre qu’elle ne s’est pas accrochée à ses souvenirs de lui. Et juste comme ça, son existence est réduite à néant. Et c’est terriblement douloureux de se rendre compte qu’il n’existe pas pour sa propre mère. Est-ce qu’il existe pour Heath au moins ? Et pour Mylan ? Et Indie ? Et tous les autres ? Est-ce qu’il existe putain ?

Je ne suis pas ta mère.

Ses mains s’accrochent brusquement à Heath qui s’est levé mais Aspen ne lui laisse pas le temps d’en placer une, il le repousse brusquement contre le mur le plus proche, son bras barrant sa gorge. Il rejette toute sa souffrance et sa colère sur lui, tous ses problèmes, toutes ses emmerdes, tout tout tout. « Tu lui as fait quoi- putain, qu’est-ce que t’as fait à maman, qu’est-ce que tu lui as fait, putain... » Et il le secoue, secoue, secoue, tellement fort qu’il a les yeux qui piquent parce qu’il souhaite sincèrement que Heath lui dise que oui, c’est lui qui a effacé la mémoire de maman. Parce que la pensée même qu’elle l’ait oublié juste comme ça, avec le temps, fait encore plus mal. « I h-hate you… so much… » Parce que Heath est responsable de sa misérable existence, parce qu’il l’a abandonné, parce qu’il lui a fait des promesses qu’il n’a jamais tenu, parce qu’il lui avait putain de promis qu’il viendrait le chercher et il n’est jamais venu. « Pourquoi… » Pourquoi t’es parti, pourquoi tu m’as pas pris avec toi, pourquoi pourquoi pourquoi. Parce qu’il a fait en sorte que maman l’oublie, parce qu’il n’a jamais voulu d’un gamin dans sa vie – parce qu’il était tout bêtement un fardeau pour son frère.

Je ne suis pas ta mère.

Un fardeau pour tout le monde.

Spoiler:
 

• • •

fight like the underdog, don't tell me that you've had enough. left, right, left, we're marching on.
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MessageSujet: Re: Myth #2 + still want it all   Lun 8 Mai 2017 - 23:57

WIZARD • always the first casuality
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‹ réputation : j'ai quitté l'Angleterre après avoir décroché mes ASPICs pour ne rentrer de France qu'en 98, après avoir récupéré mon statut de Sorcier Britannique, temporairement perdu à cause du décret concernant les séjours de longue durée à l'étranger. Une blessure au genou m'a épargné de participer à la guerre. J'ai travaillé à l'Elysea (gastronomie française) à mon retour, mais les difficultés économiques des sorciers au terme de la guerre et les procès contre l'ancienne clientèle (mangemorts et élite) mettent le restaurant en faillite et en provoqueront probablement la fermeture.
‹ particularité : géokinésiste, du fait de mes racines nivkhes (indigènes de russie ayant longtemps subi l'occupation japonaise). Mais j'ai perdu mon père à 14 ans et mon apprentissage est resté incomplet — relativement instinctif et peu utilisé.
‹ faits : ma mère, française naturalisée britannique, est une ancienne Oubliator, hospitalisée à Janus Thickey à cause de de graves séquelles dues à son métier. • mon frère cadet, Aspen, a été adopté juste avant mon départ, mais a été officiellement déclaré né-moldu selon le statut de sang de ses parents adoptifs. La famille a été décimée durant la guerre et il s'est retrouvé à la rue. Je tente de renouer le contact avec lui, en dépit des griefs qui nous séparent depuis que je suis parti en le laissant derrière. • uc. • • • • •
‹ résidence : dans un immeuble récent du Chemin de Traverse.
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Only fools fall for you, only fools.

24DEC 03. Mmmh, ça peut se négocier, qu’as-tu à marchander pour obtenir ces informations ? Il a négocié un dernier verre et les bulles de champagne pétille agréablement sur sa langue, compensant pour le goût trop ténu, et la proximité de Mylan couplé au plaisir de le voir s'entendre avec l'une des rares membres de sa famille qui lui reste grisent Heath ; alors il renifle avec amusement et répond : J'ai cru comprendre que tu voulais visiter mon lit ? Contre son sourire qu'il effleure sans tout à fait le toucher. L'envie n'est que plus intense, plus persistante un peu plus tard, lorsque Mylan affirme : Merveilleux. Il l’est vraiment, et que Heath salue la remarque d'un bref rire gêné en le poussant du coude, secouant la tête pour lui faire savoir qu'il pousse. Mais les yeux de Mylan lui hurlent qu'il est honnête et il pourrait enfin jurer savoir ce que c'est- le bonheur. Grimace aussitôt après tandis que Mylan se détourne pour draguer sa mère, menace de le laisser occuper le canapé ce soir encore s'il continue, sous les yeux attendris d'une Vivienne enchantée.

Il oublie. Pendant un instant honteux et terrible — Heath oublie. Qu'ils ne sont pas seuls au monde. Qu'il y a autre chose à l'extérieur. La détresse, la rage au ventre, la solitude, l'abandon. Lui, hanté et tiraillé par sa culpabilité, il se laisse prendre au jeu et aux rires et anecdotes arrachées au passé et il jouit de l'instant en laissant l'ombre d'Aspen lui échapper juste- quelques minutes. Celles de trop.

Heath...? L'éclat de rire lui reste en travers de la gorge et il se tourne d'un bloc vers la porte-fenêtre, pâle comme s'il venait de voir apparaître un fantôme. Il l'a voulu- il l'a espéré et pourtant, il reste à court de mots, parce qu'il y en a bien trop qui se bousculent dans ses pensées : de piètres c'est pas ce que tu crois aux tu me manques tellement en passant par je suis désolé, Aspen, tellement désolé que je ne peux pas vivre et respirer quand je te sais perdu quelque part, dans les rues impardonnables où je ne sais pas te retrouver. Le temps d'une seconde c'est Aspen, son tout petit frère. Il a huit ans et ne parle pas trop fort pour ne pas déranger et il y a de l'espoir dans son timbre hésitant et quelque chose d'innocent, condamné à disparaître. Mais sans crier gare, c'est à nouveau cet étranger. Celui qui ne pénètre dans l'appartement que par le balcon, comme un voleur, et qui bondit par la fenêtre aussitôt que Heath tente de l'atteindre. Parce qu'il l'a abandonné et l'a laissé grandir sans lui- sans personne. Et cet étranger là — Tu fous quoi ici Mylan ? — cet étranger connait Mylan ? Les prunelles choquées de Heath se rivent le Rhee, chargées de questions muettes. Des questions auxquelles il pourrait trouver des réponses s'il y réfléchit bien : il suffirait de lier ce qu'il sait de l'un et de l'autre et...

Non. Mylan a un trop lourd passif. Mylan a du sang sur les mains (Heath se crispe). Aspen n'est pas comme ça. Son frère n'est pas comme ça. Confusion de questions ; Heath qui demande : D'où vous connaissez ? et Mylan qui bataille avec ses propres interrogations-déductions, et Aspen qui se focalise sur Vivienne, mais qui ne devrait pas. Maman… Aspen, elle est malade- Mais c'est horrible de devoir se dresser entre eux deux, horrible de devoir l'empêcher d'approcher et Heath hésite. Peut-être se souviendra-t-elle ? Peut-être que de l'avoir face à elle — Je ne suis pas ta mère, jeune homme. Carnage. Heath, qui est-ce ? Appelle la police magique !

C'est horrible, de devoir être celui qui les sépare, mais Heath n'a pas d'autre choix, pour les protéger tous les deux. La colère d'Aspen se retourne contre lui et c'est légitime. L'aîné s'agrippe aux mains que le cadet accroche à son col, non pas pour l'arrêter ou le repousser mais pour dire je te tiens et je sais que tu as mal, que c'est de ma faute, et je ne me le pardonnerai jamais. Tu lui as fait quoi- putain, qu’est-ce que t’as fait à maman, qu’est-ce que tu lui as fait, putain... Il se brise sous ses yeux et c'est une vision irréelle et déconcertante parce qu'il n'est plus le petit garçon que Heath savait consoler. Horrible, de ne pas savoir quoi dire ou quoi faire pour soulager la personne qui vous est le plus cher — c'est son sang, sa chair et Heath donnerait sa vie pour lui, mais ils ne sont que des étrangers l'un pour l'autre. I h-hate you… so much… Il voudrait se dire ce n'est pas grave, ça ne veut rien dire, il ne le pense pas, mais c'est grave, lourd de sens et Heath le sait trop bien pour se voilà la face. Il n'a pas le droit de s'épargner en usant de déni, pas alors qu'Aspen se brise devant lui. Je sais, il souffle gorge nouée et cœur pulsant péniblement, à l'agonie, à l'étroit dans son corps, dans sa tête. Je me hais aussi. Ses mains relâchent lentement celles du plus jeune pour s'accrocher à ses épaules, les serrer en signe d'un soutien dont il l'a trop, bien trop longtemps privé et il bloque la multitude de doutes qui se bousculent dans son esprit. Cesse de se demander et s'il ne veut pas- s'il hait le contact- si c'est un mauvais mouvement- si j'aggrave les choses ? et se laisse à la place porter par une impulsion, finalement ; par le désir, le besoin de l'attirer et de le presser contre lui, l'emprisonner dans ses bras pour la première fois depuis ses dix-sept ans. Et les huit ans d'Aspen.

Et c'est définitivement horrible parce que ça sonne juste et erroné à la fois. C'est son frère, mais pas vraiment, et c'est à en devenir fou.

Elle n'aurait jamais dit de telles horreurs si elle était elle-même, je te le jure. ça, c'est un fait, une certitude. Il n'a que ça, les faits et les certitudes pour pallier le tumulte des émotions sur lesquelles il n'a aucun contrôle et le gouffre terrifiant dans lequel a sombré leur relation depuis qu'il est parti (depuis qu'il l'a abandonné). Laisse-moi juste la calmer et ensuite on parlera. Tu pourras me frapper, me haïr, mais s'il te plait- reste. Reste. Il ne peut juste pas le laisser disparaître à nouveau, pas dans cet état, pas comme ça. Lèvres pressées contre sa tempes, mots-murmures tentant d'apaiser l'éclat, il ne le relâche que lorsque Aspen se dégage lui-même de sa prise.

Inspire, expire.
Etablit intérieurement une liste pour savoir par quel bout prendre la situation, mais le Pourquoi… d'Aspen se répercute encore en lui, en une litanie déchirante qui le broie de l'intérieur.
Inspire, expire.
Maman, d'abord. Heath, qu'est-ce qui se passe ? Qui est ce garçon ? Il la sent se profiler dans la nervosité mêlée d'angoisse de Vivienne, la voit dans son regard paniqué, l'entend dans son souffle chaotique — la crise. Tout va bien maman, il ment d'une voix qui se veut apaisante mais qui est, surtout, tendue, drainée. Rien ne va bien. Aspen ne va pas bien. Vivienne ne va pas bien. Heath ne va pas bien. Et Mylan connait Aspen. Et Heath est terrifié par les potentielles implications de ce fait qui n'a rien d'anodin. Regarde-moi, il encourage, tentant de capter son attention rivée sur le fils qu'elle a oublié, mais elle ne peut pas ; ses yeux écarquillées sont rivées vers lui et elle tremble violemment, son esprit barricadant et appelant les souvenirs à la fois. Ce n'est pas mon fils- je ne le connais pas- pourquoi dit-il- Heath, qui est-ce ? Qui est-ce ? ça la tracasse, ça la rend folle, parce que son cœur sait mais que son âme refuse. Parce qu'un accident a tué papa, que le travail a tué maman, et que la maladie a tué Aspen dans ses souvenirs. Ce n'est pas mon fils, je n'ai pas d'autre enfant, il ment, il veut me rendre folle, folle- Maman s'il te plait, s'il te plait, ne dis plus rien- Fais-le sortir, fais-le disparaitre ! Ce n'est pas mon fils- Elle ne se laisse pas convaincre, ne se laisse pas approcher ; la crise est déjà et Heath lutte de toutes ses forces pour ne pas céder à la tentation d'user d'un sort pour tout abréger — pour qu'elle se taise, pour qu'Aspen n'ait pas à l'entendre.

Il n'a jamais rien eu de plus difficile à faire que ça : s'obliger à rester calme tandis qu'elle se débat et griffe et convulse comme folle, hurle qu'elle n'est pas la mère de ce garçon, exige à Heath de le confirmer, réclame son époux mort en une vaine quête d'une figure rassurante. Il a envie de vomir, mais le briefing de l'équipe soignante était sans appel et Heath n'a pas le droit de craquer alors qu'elle est malade, ne peut que forcer un sourire crispé et l'entrainer de son mieux dans une autre pièce en se raccrochant aux étapes : ne jamais répondre à l'agressivité par l'agressivité de peur d'établir un rapport de force voué à dégrader la situation ; amener la malade dans un lieu isolé ; montrer que l'agressivité manifestée a été perçue pour ne pas risquer de la renforcer ; sourire et rester calme, autant que possible, neutre et bienveillant — administrer le traitement d'urgence et contacter le Service d'Aide Médicomagique d'Urgence pour que la patiente soit ramenée à la clinique dans les plus brefs délais.

Il s'exécute comme dans un cauchemar, corps-automate exécutant les gestes requis tandis que son esprit s'en dissocie. Il ne peut pas l'entendre parler d'Aspen ainsi, il ne peut pas — c'est au-delà de ses capacités, de son seuil de tolérance, et il craint de craquer. Le plus dur est de parvenir à l'immobiliser suffisamment longtemps, mais sans la brusquer, pour que l'aiguille pénètre la jonction entre son épaule et son cou, puis regarder la potion la neutraliser. Il n'a pas d'autre terme, parce que c'est ce que c'est : une violence émotionnelle que de la regarder s'éteindre, éveillée mais atonique, esprit en berne dans une enveloppe apathique. Tout ira bien, Heath ment encore, plus pour lui que pour elle cette fois, ses mains dans ses cheveux blonds-blancs ternis tandis que l'adrénaline reflue. Il la relâche précautionneusement et l'allonge sur le lit ; elle se laisse faire, poupée de chiffon, fixant le plafond d'un air hébété. Il ne peut pas croire que ce soit sa maman. Sa maman si belle et si vive qui un instant plus tôt confondait allégrement passé et présent mais les émerveillait par sa présence, sa maman si forte et si aimante. De sa baguette, il effectue par la fenêtre ouverte le geste d'urgence produisant les gerbes rouges qui ne manquent jamais d'alerter le SAMU.

C'est rapide : le véhicule, différent dans la forme mais similaire dans le fonctionnement au magicobus, se présente à grands cris au bas de l'immeuble quelques secondes plus tard seulement, et il ne faut guère plus longtemps pour qu'une équipe cogne bruyamment à la porte. Sa mère est placée dans un brancard et emportée sans qu'il ne puisse rien y faire et il ne s'est jamais senti aussi impuissant.

Le silence, après le hurlement strident des sirènes, est assourdissant, et Heath ne s'autorise pas de répit avant d'affronter ce qui l'attend hors de la chambre. Mylan et Aspen- ça lui glace le sang, et il lui faut toute sa maîtrise pour réfréner le ne t'approche pas de mon frère défensif qui surgit à la coupe de ses lèvres. Ce n'est pas Mylan qu'il craint, c'est ce dont il est le symbole. Tout ce que représente son passé : la violence et les crimes et la lutte quotidienne pour survivre. Il ne l'a pas minimisé auparavant, mais ça prend un tout nouveau sens lorsqu'il l'assimile bien malgré lui à Aspen. L'idée à elle seule est insoutenable.

Heath entame par ce qu'il maîtrise le mieux : en quelques gestes il assemble une copieuse assiette, qu'il emmène avec lui au salon et pose sur la table basse, clairement à l'intention d'Aspen, bien qu'il lui épargne le tu devrais manger quelque chose que lui inspire sa silhouette rachitique. Je suis désolé pour tout à l'heure. Désolé pour tout, d'aujourd'hui à l'ensemble de la décennie précédente. Elle fait un blocage. Les médicomages disent qu'elle a probablement barricadé ses souvenirs de toi après avoir appris ta disparition. Il a tant demandé comment inverser le processus, comment l'aider à passer par-dessus le traumatisme — mais c'est délicat, parce qu'il y a une part psychologique et une part magique, ces résidus des sorts de mémoire dont elle a abusé du temps de sa carrière qui polluent son organisme et la dévorent de l'intérieur. Ce n'est pas elle qui parlait, mais la maladie. C'est la seule consolation qu'on leur offre à chaque fois et Heath se sent pathétique de n'avoir rien de plus à donner : la ligne est si floue que les ce n'est pas toi qu'elle déteste, elle ne voulait pas t'agresser, c'est la maladie et autres elle ne t'a pas gommé volontairement, c'est la maladie n'ont qu'un effet minime, relatif, insuffisant. C'est injuste, c'est terrible, mais je peux au moins t'assurer qu'elle ne t'a pas oublié parce que tu n'étais pas important. Elle ne pouvait juste pas- vivre dans un monde où tu n'étais plus. Alors la maladie en a créé un autre, où Aspen n'avait jamais existé et où l'insupportable douleur de sa perte n'avait plus lieu d'être.

Il ne sait pas par quoi commencer. Il ne sait pas par où entamer d'expliquer l'inexplicable, et il y a tant à justifier et à faire pardonner qu'il est incapable de faire le tri dans ses pensées. Il se frotte les yeux, avec les talons de ses mains, ne parvenant qu'à s'arracher ce qui le tracasse le plus : Vous vous connaissez- pourquoi ? Et sa voix est chargée de toutes les émotions conflictuelles que l'idée lui inspire. Il sait déjà qu'il haïra la réponse.

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- memories crumbling like dried leaves. -

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MessageSujet: Re: Myth #2 + still want it all   Mar 9 Mai 2017 - 13:09

WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 29/11/2016
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‹ dialogues : lightsteelblue (design foncé), steelblue (design clair).


‹ âge : 24 ans
‹ occupation : criminel en période de probation | apprenti Mage Social.
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : 1991 - 1994.
‹ baguette : a été brisée à son emprisonnement à Azkaban. A sa libération, on lui a refilé une merde complètement bridée, de 25cm, taillée dans du noyer et contenant un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 1066
‹ réputation : on dit que c'est un délinquant, une petite frappe qui essaye de retrouver une vie normale, décente. Les anciens SM et les autres gangs du Londres Sorcier disent que c'est un traître, un vendu.
‹ particularité : c'est un maître du feu, le seul de sa famille puisqu'ils appartiennent tous à la tribu de l'eau.
‹ faits : il était le n°2 des shadow moses, qu'il a créés aux côtés de mood - mais ce dernier l'a trahi et il a passé un an et demi à azkaban - à son retour, mylan a décidé de quitter le gang - il a fait tout un tas de trucs nuls et c'était pour survivre, mais ça pèse lourd sur sa conscience - il ne supporte plus d'être enfermé - il est extrêmement tactile mais surtout, il a besoin qu'on le touche, qu'on lui rappelle qu'il est vivant - il ne ressent pas la douleur et ça le rend dangereux, mais c'est extrêmement pénible à vivre - il mange sans arrêt, adore cuisiner - il aime les chiens, déteste les chats - il ne supporte pas d'avoir froid - c'est un nabot, mais faut surtout pas lui dire, il déteste qu'on lui rappelle sa petite taille - il sait parler coréen, mais c'est un peu rouillé - il a deux petits frères qui sont sa seule famille, puisque ses parents et son aîné l'ont renié - il veut sortir les mômes de la rue, les aider avant qu'ils se retrouvent avec un casier judiciaire long comme le sien.
‹ résidence : techniquement, dans un appart' miteux au Chemin de Traverse, en réalité, chez Heath Ravka.
‹ patronus : il n'a jamais appris à en faire un.
‹ épouvantard : lui, dans sa cellule vide et glacée à Azkaban, privé de tous ses sens.
‹ risèd : lui, entouré de ses proches.
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(Myth) don't give a fuck,
not giving up — still want it all
In restless dreams I walked alone. Narrow streets of cobblestone 'Neath the halo of a street lamp, I turned my collar to the cold and damp When my eyes were stabbed by the flash of a neon light That split the night And touched the sound of silence.
24 décembre 2003. Il entend le bruit de la porte fenêtre qui s’ouvre brusquement malgré les rires qui résonnent dans le salon. Des années passées à sans cesse surveiller ses arrières ont poussé Mylan à guetter le moindre son, même inconsciemment. C’est pour ça qu’il se retourne vivement et retient son souffle lorsque son regard se pose sur— « Aspen ? » souffle-t-il alors que son cœur manque un battement. Qu’est-ce qu’il fiche ici ? Il semble plus pâle que d’habitude et il n’aime pas l’expression qu’il a sur le visage. Est-ce qu’il a des ennuis ? « J’interromps quelque chose peut-être ? » Le ton amer lui fait froncer les sourcils et Mylan se lève alors que déjà, son attitude change, gommant petit à petit celui qu’il est depuis un an et demi, pour laisser réapparaître celui qu’il a mis au placard. Chains. « Tu fous quoi ici Mylan ? » Pardon ? C’est pas plutôt à lui de poser cette question ? De demander à Aspen pourquoi il a décidé de débarquer ici en pleine nuit ? « D’où vous vous connaissez ? » demande Heath et Mylan ouvre la bouche pour répondre, mais le regard d’Aspen s’arrête sur Vivienne et ce qu’il prononce après n’a absolument aucun sens. « Maman… » « Aspen, elle est malade-- »  « Ma’… » Et il s’approche, sous le regard choqué de Mylan, il se dirige vers la mère de Heath - sa mère ? - qui elle, ne semble pas plus comprendre que lui. « Maman, c’est moi, Aspen… » « Oh, tu dois me confondre avec quelqu’un d’autre, je ne suis pas ta mère, jeune homme. » Il ne peut que regarder les traits de Fangs qui se décomposent alors que petit à petit, Mylan comprend. « Heath, qui est-ce ? Appelle la police magique ! » Il pourrait penser qu’Aspen a perdu la raison, mais ce qu’il voit dans le regard de Ravka confirme que c’est Vivienne qui se trompe.
Mylan ouvre la bouche, mais se ravise aussitôt. Au sein des SM, il était le seul à avoir des mots réconfortants pour Aspen. S’occuper du plus jeune c’était devenu son rôle et il n’a pas été entièrement capable de s’en défaire, probablement parce que Fangs lui rappelait ses petits frères et qu’il éprouvait ce besoin de le protéger. Mais ce n’est pas son rôle, pas vrai ? C’est celui de Vivienne, qui ne peut plus le remplir et celui de Heath, qui— « Quand j'en ai eu la possibilité j'ai tout plaqué pour me consacrer à la cuisine. Tout- tout le monde, » avait-il dit ce jour-là. Et Mylan se rappelle s’être demandé qui Heath avait laissé tomber pour se consacrer à son rêve.

Il a l’impression d’avoir enfin sa réponse sous les yeux et il ne l’aime pas. Il ne l’aime pas du tout. Il pensait que Heath s’en voulait de ne pas avoir été là pour sa mère malade. Il pensait que ce frère à qui la chambre au bout du couloir est censée appartenir avait disparu pendant la guerre et qu’il s’en voulait d’avoir été loin et de ne rien avoir pu faire.

Ce frère, c’est Aspen. Qui s’est retrouvé dans la rue parce que son père est mort, sa mère est malade et son frère est parti.

Mylan ne bouge pas, lorsque Fangs attrape Heath et le rejette contre le mur le plus proche avant de plaquer son avant-bras contre sa gorge. Il devrait probablement les séparer, défendre Heath, mais il est incapable de faire quoi que ce soit parce qu’il se souvient d’Aspen recroquevillé sur lui-même, le regard perdu dans le vide alors qu’ils crevaient tous de froid et de faim, d’Aspen toujours tellement triste et en colère, qui ne voulait pas le montrer mais Mylan pouvait le voir. Parce qu’une part de lui se dit qu’Aspen a le droit d’être en colère. « Tu lui as fait quoi- putain, qu’est-ce que t’as fait à maman, qu’est-ce que tu lui as fait, putain... » Le Rhee pince les lèvres, alors que son regard va chercher la silhouette de Vivienne qui ne semble toujours pas comprendre ce qui se déroule sous ses yeux et c’est horrible.  « I h-hate you… so much… » lui parvient le hoquet d’Aspen qui pour la première fois, s’effondre vraiment.
Et Mylan déteste cette partie de lui qui murmure qu’il ne faut surtout pas que Fangs craque, parce que craquer c’est la mort. Mais ce n’est pas Fangs qui se tient dans ce salon. C’est Aspen, juste Aspen, rien qu’un gosse qu’on a abandonné. « Je sais. Je me hais aussi. » Il ne devrait pas assister à ça. Il est un étranger, il n’a pas sa place dans ce drame familial. C’est le moment qu’il devrait choisir pour partir et les laisser régler ça mais… il n’a nulle part où aller.

L’étreinte entre les deux frères lui noue la gorge et Mylan a besoin de détourner le regard. « Elle n'aurait jamais dit de telles horreurs si elle était elle-même, je te le jure. Laisse-moi juste la calmer et ensuite on parlera. Tu pourras me frapper, me haïr, mais s'il te plait- reste. Reste. » Il ne peut s’empêcher de se dire que Heath n’a vraiment pas envie qu’Aspen le frappe, puis de se demander ce qu’il devrait faire, s’ils en arrivaient là. Il n’a pas à intervenir, ça ne le concerne pas et pourtant… pourtant la dernière chose qu’il souhaite, c’est que Ravka soit blessé, peu importe ce qu’il a fait. Et il ne veut pas non plus que la colère et la douleur poussent Aspen à faire quelque chose qu’il regrettera. « Heath, qu'est-ce qui se passe ? Qui est ce garçon ? » « Tout va bien maman. Regarde-moi. » « Ce n'est pas mon fils- je ne le connais pas- pourquoi dit-il- Heath, qui est-ce ? Qui est-ce ? » Mylan serre les dents, ferme les yeux. Il sait que c’est la maladie, mais il ne peut s’empêcher de sentir une colère sourde monter en lui. Ce n’est pas mon fils, les mots font écho, douloureusement. Et il a beau savoir que c’est différent, que Vivienne n’est pas comme ses parents, qu’elle est malade, il serre les poings. « Ce n'est pas mon fils, je n'ai pas d'autre enfant, il ment, il veut me rendre folle, folle- » «  Maman s'il te plait, s'il te plait, ne dis plus rien- » « Fais-le sortir, fais-le disparaitre ! Ce n'est pas mon fils- » Il a envie de vomir.
Vivienne qui était si drôle, si rayonnante, n’est désormais plus qu’un fantôme, un être qui a perdu la raison et les suppliques d’Heath ne font rien pour arranger son état. A quelques pas de lui, Aspen a l’air sur le point de vomir lui aussi et l’horreur qu’il lit sur ses traits serre le cœur de Mylan. Il s’en veut de laisser Heath gérer ça tout seul, alors que sa mère et lui disparaissent dans la chambre, mais l’état d’Aspen l’inquiète. Alors il s’approche doucement, comme s’il avait peur de brusquer un animal sauvage. « Aspen, » murmure-t-il mais le jeune homme ne semble pas réagir, piégé dans un monde de souffrance, un monde où sa mère ne sait plus qui il est. Sa main vient trouver son épaule qu’il serre un peu, juste assez pour lui signaler sa présence. « Aspen, I’m sorry. » Il sait que ça ne changera rien, il sait que ces quelques mots sont inutiles et n’apaiseront aucunement sa douleur, mais il a besoin de les dire.

Parce qu’il sait ce que ça fait, que de se sentir complètement abandonné. « I had no idea, » poursuit-il à voix basse et son bras va entourer les épaules d’Aspen. Il guette la moindre réaction violente, mais le jeune homme a l’air vidé, c’est à peine s’il semble percevoir sa présence. Alors Mylan l’entraîne jusqu’au canapé, sur lequel il l’assoit, sans le lâcher, parce qu’il a l’impression que Fangs est à deux doigts de se briser en deux et cette vision le rend malade. Les deux chiots s’empressent de rappliquer, poussent des gémissements plaintifs, inquiets, alors qu’ils pressent leur truffe contre les genoux d’Aspen. Bien vite – trop vite – des bruits se font entendre, signalant l’arrivée de l’équipe d’infirmiers qui viennent chercher Vivienne et Aspen a un sursaut, déjà, Mylan peut le sentir prêt à se lever, probablement pour les empêcher de lui prendre sa mère.
Il resserre sa prise autour du jeune homme et le cloue sur le canapé d’une poigne ferme. « Ils vont s’occuper d’elle, ils vont prendre soin d’elle, je sais où elle va, c’est pour son bien, » murmure-t-il précipitamment avant de glisser une main dans la nuque d’Aspen, qu’il agrippe pour le forcer à tourner la tête vers lui. « Fangs, » le surnom claque durement, de cette même manière qu’il avait de le prononcer lorsqu’il fallait donner des ordres. Ça attire suffisamment son attention pour qu’ils emmènent sa mère et lorsque Heath traverse la pièce pour se rendre dans la cuisine, Mylan libère doucement Aspen.

Il voudrait lui dire qu’il sait combien ça fait mal et qu’il est désolé, vraiment désolé. Mais Ravka revient vers eux, une assiette à la main qu’il dépose sur la table basse et à nouveau, Mylan pince les lèvres. Il s’écarte un peu d’Aspen, parce qu’il peut sentir le regard de Heath sur lui et il n’aime pas ce qu’il y voit. « Je suis désolé pour tout à l'heure. Elle fait un blocage. Les médicomages disent qu'elle a probablement barricadé ses souvenirs de toi après avoir appris ta disparition. Ce n'est pas elle qui parlait, mais la maladie. C'est injuste, c'est terrible, mais je peux au moins t'assurer qu'elle ne t'a pas oublié parce que tu n'étais pas important. Elle ne pouvait juste pas- vivre dans un monde où tu n'étais plus. » Vivienne n’a pas l’air du genre à oublier volontairement ses enfants. Il ne la connaît que depuis quelques heures, mais Mylan en est convaincu. Et l’explication fournie par Heath tient la route, c’est juste que… il doute qu’elle console Aspen.

« Vous vous connaissez- pourquoi ? » demande enfin le cuistot et Mylan se raidit. Son regard quitte le visage de Fangs, pour aller se poser sur celui de son aîné et c’est vrai qu’il peut les voir, à présent. Les ressemblances, entre les deux frères. Il n’aime pas ce qu’il perçoit dans le ton de Heath. Il redoute la réponse, parce qu’il sait quel genre de vie Mylan menait avant de le rencontrer et il ignore encore les détails les plus sordides, mais il en sait suffisamment. Et de toute évidence, il n’ignore pas totalement où était son petit frère, pas vrai ? Il perçoit l’horreur, il perçoit le dégoût et les traits de Mylan s’assombrissent.
Son regard cherche celui de Heath, le capte et s’y accroche. « Tu sais pourquoi, Heath, » lâche-t-il enfin d’un ton dur. Il est incapable de le ménager, cette fois. Pas quand il se doute de ce qui est en train de passer par la tête de Ravka. Pas quand il devine déjà qu’il ne va pas du tout aimer sa réaction.  

• • •


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Myth #2 + still want it all

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