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sujet; this is war ft. Ardal
MessageSujet: this is war ft. Ardal   Sam 21 Jan 2017 - 16:45

WIZARD • always the first casuality
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‹ particularité : difficilement sous le joug de quelqu'un mais une fois que ça arrive, impossible de m'en détacher malgré la nuisance possible.
‹ faits : je suis runiste. Abusée et honteusement utilisée contre mon gré lors de la dernière bataille, j'ai été retenue et enchaînée à St Mangouste pour graver les runes sur les corps méconnaissables de sorciers brisés du Magister qui me faisait chanter en me dérobant mes parents. Je suis, depuis la libération, sous liberté surveillée, attendant mon procès, abîmée par mon pouvoir, cherchant une quelconque rédemption.
‹ résidence : un studio dans une rue étroite de londres.
‹ patronus : une loutre
‹ épouvantard : trois portes qui partent vers l'inconnu.
‹ risèd : mon envie d'être reconnue pour ce que je suis.
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Les gémissements des blessés hantaient l’esprit d’azela qui était restée depuis des heures, assise au sol à attendre les prochains sorciers. Elle avait imaginé des semaines l’horreur de la bataille, mais elle n’aurait jamais pensé se retrouver dans une position qui la rendait à la fois dangereuse et vulnérable. Sous la menace naturelle des mangemorts qui retenaient ses parents, la jeune maitre des runes, démasquée, n’avait pu dissimuler ses facultés naturellement puissantes mais surtout dévastatrices. Elle était seule à ce moment-là, aussi bien dans son cœur que dans la pièce froide et couverte de tâches qui laissaient deviner une certaine souffrance et monstruosité. Mais la sorcière n’avait malheureusement pas le temps de penser, ni celui de réfléchir ; elle devait les graver, ces runes, les dessiner sur chaque parcelle de peau de ces combattants du mal pour qu’ils repartent davantage puissants et modifiés dans la bataille. L’hôpital Sainte-Mangouste était devenu une usine à Matérias, et à puissances que même la jeune fille n’arrivait pas à totalement contrôler. Ce qu’elle faisait était cruel, et dangereux, mais elle n’avait pas eu le temps de poser le pour et le contre. Ce fut alors à ce moment-là, qu’azela comprit qu’elle avait choisi son camp, et qu’elle n’était pas au service des bonnes personnes ; bien qu’elle n’eut aucunement choisi. Elle se rassurait comme elle le pouvait, dans un espoir mort-né, que ses parents iront bien si elle se montrait docile et manquait d’héroïsme. La brune, assise au sol, répétait encore et toujours les mêmes gestes de la main, la rune du fehu, de la force toute puissante et invincible, glissant quelques incantations avant de voir les soldats du Lord repartir au combat. C’était mal, et elle le savait, mais la détresse autour d’elle la perdait. Azela redressa soudainement le visage vers l’entrée de la pièce où elle était retenue, apercevant du coin de l’œil son ancien acolyte et camarade dans l’apprentissage des runes. Un déglutit passa aussitôt sa gorge, presque désolée de voir que Ardal, aussi puissant était-il, s’était fait lui aussi capturer. Elle eut d’abord envie, dans la fureur de la bataille, de lui sauter dessus pour lui demander comment c’était dehors. Cela faisait déjà quelques jours qu’azela n’avait pas sentis du vent contre sa peau, n’avait pas aperçu un ciel bien que chaotique. Elle était enchainée au sol, drainant toute sa santé et son énergie à rendre plus fort et à modifier génétiquement des combattants du mal. « - Ardal ! » laissa-t-elle échapper de sa force restante. « - tu es ici depuis longtemps ? » s’empressa de demander la belle dans un souffle. Elle priait intérieurement pour qu’on lui laisse cette force et cette compagnie que représentaient le jeune homme, qu’on lui laisse un soutien et une aide pour tenir le coup dans cet affolement général qui semblait pourtant se dissiper progressivement. C’est alors qu’on lui jeta un nouveau blessé dans les bras et la sorcière n’eut plus le temps de faire attention à ce qui allait advenir de son camarade. elle recommença ; renonçant à toute forme de dignité. Son yggdrasil s’illumina soudainement alors qu’elle inscrivit une des runes les plus puissantes, celle qui représentait dans sa culture à la fois la destruction, la défense et la régénération : le thurisaz ou le marteau de thor. Ses dents se serrèrent, alors qu’elle laissa échapper une nouvelle fois le sortilège de ses lèvres, lui drainant une force vitale qui creusèrent ses joues. Azela était épuisée et elle sentait que ses forces la quittaient petit à petit. Jamais elle n’avait abusé de ses capacités, et, s’il y avait bien une chose qu’elle avait retenu de son enseignement, c’était qu’utiliser abondamment le pouvoir des runes pouvait nous coûter la vie. Le jeune homme qu’elle venait de « soigner » se redressa et repartit combattre des idées qui lui donnaient la nausée et firefly reporta son attention sur ardal qu’elle suppliait presque du regard de rester ici, avec elle. Elle qui avait longtemps douté de la voie à prendre, sentait que le choix du camp qu’elle voulait servir, si elle s’en sortait, ne faisait plus aucun doute.

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MessageSujet: Re: this is war ft. Ardal   Mer 8 Fév 2017 - 17:02

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Novembre 03. Plus jamais, il se l'est juré il y a des semaines de ça : plus jamais il ne perdra Lorcàn de vue, plus jamais il n'entraînera Nyssandra au cœur de si immondes batailles, plus jamais. Pré-au-Lard est un monstre impitoyable qui dévore la chair de ses enfants, village pittoresque fait gouffre de feu et de sang, et depuis que sa sœur et lui en ont arraché leur famille, les jours se brouillent et se confondent. Esther est plongée dans un mutisme qui ne lui ressemble guère. Nyssandra se ronge les sangs pour son époux envoyé sur le champ de bataille et ce n'est que tard, bien trop tard, qu'Ardal s'est aperçu de l'arrondi de son ventre, de la présence de l'enfant évoluant dans son giron. Et Lorcàn... Lorcàn, lui, transformé, changé pour le pire. Lorcàn méconnaissable, disparu peut-être, morceau d'âme arraché à Ardal lui-même car qui s'en prend à l'un attaque l'autre simultanément. Lorcàn qui, à chaque phase d'éveil, s'arque et convulse, en sueur, arguant qu'il lui faut s'en aller, qu'il lui faut y retourner : porter l'étendard du Lord, faire honneur à son nom, exterminer les rebelles. Lorcàn torturé par la Marque lui brûlant le poignet mais pas que ; victime, surtout, des sceaux qui lui rongent l'esprit et lui insufflent une soif de destruction. Son aura empeste la magie noire à ce stade, et Ardal qui s'évertue à l'en purger se retrouve désespérément dépassé par l'intensité des chaînes qui le souillent et le métamorphose. C'est si cruel, si immonde qu'il en a la nausée. Si puissant que les runes qu'il trace à la baguette et l'encre ne tiennent jamais bien longtemps, volatiles, essoufflant leur magie sans réellement parvenir à la distiller.

La corruption est ancrée avec tant d'expertise, le brainwashing si brutal, qu'il n'a eu d'autre choix que de procéder autrement, condamné à travailler en aveugle et avec virulence, violence même. Il a cessé de dessiner et grave, à présent ; tranche l'épiderme pour y insérer l'encre de façon permanente, fouillant la peau pour y incruster un antidote au poison qui ronge son jumeau et étouffe son essence. Lorcàn, plongé dans un sommeil prolongé, réveillé à intervalles irréguliers en quête de progrès qui n'arrivent que trop lentement. Lorcàn perdu entre deux appels — celui de son frère et celui du Maître l'ayant asservi. Ardal. Concentré, obnubilé même par sa tâche, épuisé par les nuits sans sommeil et l'acharnement, il n'entend pas immédiatement l'appel de sa mère, la voix terne un peu enroué d'être restée inusitée. Ardal, il faut que tu viennes, c'est important. Il se retourne cette fois, avec un sursaut. Inhabituel, cette fois encore. Plus rien n'a le goût du confort et de la tranquillité relative dans laquelle les Ollivander se sont longtemps complus — plus à présent que la bataille fait rage et que la Loi Martial entraîne l'acharnement des quelques Brigadiers encore en poste, chargés de dénicher tous les sorciers en âge et en capacité de se battre afin de les envoyer servir de chair à baguette au front. Je ne peux pas arrêter, je dois- Je ne veux pas non plus mais- elle inspire profondément, cligne des yeux comme pour s'imposer le calme. Elle semble fragile et vulnérable, Esther, elle qui ne l'a jamais été. Sans doute parce qu'elle sait qu'une fois la résistance terrassée, ils paieront tous le refus de ses fils de s'impliquer et la neutralité acharnée de son époux. Et pourtant, elle ne les veut nulle part ailleurs qu'aussi loin que possible des combats. c'est capital.

C'est un courrier. Message urgent adressé par le Ministère : les runistes sont sommés de se rendre à Ste Mungo's pour mettre leurs capacités au service de l'effort de guerre, de force ou de gré, et aucun refus n'est accepté. La lettre s'adresse à son père, et Ardal blêmit. Ascleus a subi un sort destructeur qui l'a rendu incapable de pratiquer à nouveau les arts ayant fait sa renommée — de la création de baguettes aux runes ; du moins, pas sans douleur, pas sans que l'exigence en terme de précision et de puissance ne le draine et ne le torture littéralement. C'est le genre d'arguments dont le gouvernement du Magister ne s'encombre pas cependant, pas à ce stade de la guerre, pas dans le cadre de ce genre de requêtes. Ils l'enchaîneraient s'ils le fallait et le saignerait à blanc, se repaitraient de ses forces jusqu'à ce qu'il s'effondre. Il n'est pas en état de s'y rendre, ce serait de la folie, il énonce d'une voix blanche, et juste ainsi l'évidence s'impose. Elle est gravée dans les gestes de sa mère, dans ses doigts triturant le tissu de sa robe, au désespoir ; dans le pli soucieux de son front, dans les courbes négatives qui lui étirent les commissures. Je dois le faire à sa place. Pas une question, un simple constat. Il est celui que l'on a fait héritier, après tout, et le seul de sa fratrie à maîtriser l'art des runes, mais il a l'estomac au bord des lèvres à la seule idée de s'en aller en laissant Lorcàn dans cet état... D'une main tremblante Ardal essuie son front trempé de sueur. Je vais me préparer. Tu peux- il faut que tu veilles sur Lorcàn pour moi- Elle acquiesce, bien sûr, la mine grave, parce que la question ne se pose pas ; c'est une évidence.

Décembre 03. Il a définitivement perdu la notion du temps, s'il l'avait encore. Ici il n'y a plus de jours, plus d'heures, seulement les corps amorphes et agonisants à comptabiliser. Au départ, le service d'urgences dans lequel on l'avait envoyé s'attelait à soigner mais bientôt, les tâches requises se sont transformées en véritable charcuterie. Ardal n'a pas eu de problème ; pas comme les autres runistes qui ont protesté contre l'emploi nocif et cruel qui était fait de leur art, arguant qu'ils n'ont rien de nécromages, qu'ils ne remettent pas des cadavres en état de marche. Car c'est carrément ce que l'on requiert d'eux à ce stade, pour parler franchement : les combattants sont de plus en plus amochés, certains d'entre eux blessés de façon irrémédiable. Pas de répit pour les condamnés pourtant : on les charge de runes, d'énergie magique distillée de force, commandant à leur carcasse de retourner se battre. Ils sont la force du désespoir, un message infect : tous ceux qui tombent sous la baguette des insurgés doivent se relever et revenir en un flot infect et incessant, submerger par le nombre et l'acharnement, semer le désarroi parmi les rangs ennemis.

Les runes dures gravés dans leurs membres les massacrent. Naudhiz insuffle la notion de  nécessité et de sacrifice. Apposée sur le cœur, activée à son degré le plus brutal, elle leur intime de se battre sans relâche pour la cause, d'accepter la souffrance comme un mal nécessaire, de rester insensible aux supplications de leur corps. Thurisaz en fait des brutes missionnées pour détruire et maudire l'ennemi. Force active, volonté féroce. Eihwaz les oblige à accepter la mort comme une nouvelle aventure — à se préparer à l'accueillir si elle vient à eux. Leur vie est un cycle fait de morts et de renaissances, s'éteindre cette fois ne les détruira pas définitivement, ce n'est qu'une page de l'aventure immense qu'ils tracent à travers les siècles qui les accueillent.

C'est fou. C'est barbare, écœurant, monstrueux, c'est mal — l'alphabet runique déformé, souillé pour exterminer la volonté propre de ceux à qui on l'impose. Et pourtant Ardal serre les dents et se force au silence. S'il a le cran de demander ce qu'il en est de l'éthique, n'osant formuler des termes plus forts, parler d''inhumanité, on lui réplique qu'ils sont consentants, que leur volonté ne doit être remise en question, qu'ils sont prêts. Certains, oui, ont un regard fou qui exige presque débrouille-toi pour que j'y retourne, DEBROUILLE-TOI, mais Ardal y voit les conséquences d'un très probable brainwashing, il y reconnait les symptômes qui dévorent son propre frère. D'autres yeux sont, eux, marqués par la peur. Suppliques muettes formulées tout bas, à travers des gorgées de sang. Ils ne veulent pas mourir. Ils ne veulent pas. On ne leur laisse pas le choix.

Et Arda devient fou. Fou de toute cette horreur, fou de ce cauchemar qui ne s'arrête pas, fou de ce qu'on l'oblige à faire. Il ne s'est jamais opposé, n'a jamais pris parti, ne s'est jamais réellement outré de rien, détachement curieux et condamnable peut-être — mais il n'a jamais voulu ça. Et à présent qu'il sait que ce corps allongé devant lui, prêt à être condamné, aurait très bien pu être celui de Lorcàn, il est incroyablement plus difficile de demeurer indifférents.

Ollivander, suis-moi. Il pourrait être surpris ; ce n'est pas le cas. Ses doutes se lisent de plus en plus, il s'exécute mais avec moins de détachement, moins d'efficacité, plus de douceur envers les malheureux qui se succèdent sous ses doigts agiles. Il a la mine crispée de l'homme qui atteint ses limites morales, de celui qui retient avec de plus en plus de peine le non menaçant de filtrer d'entre ses lèvres.

Alors ils s'apprêtent à le régler, probablement. Comme ils l'ont fait pour ceux de ses collaborateurs qui ont eu le cran de s'opposer. Ne m'oblige pas à m'en prendre à ta famille pour te motiver. C'est glacial et tranchant et il se fige, sert à l'homme qui le menace un regard dur et lui emboîte le pas.

La salle dans laquelle on le lâche est sombre. Pue le sang et la sueur. La porte claque derrière lui. Sur des brancards entassés les uns contre les autres, toujours plus de blessés. Enchaînée au mur, une runiste aux traits familiers — Azela. tu es ici depuis longtemps ? elle demande après s'être exclamée en le reconnaissant. Pâle et éthérée, elle a l'air au bord de la rupture. Il se laisse tomber assis contre le mur à ses côtés, s'accorde à peine un instant pour embrasser la scène du regard avant de se remettre en action avec réticence, un frisson d'horreur lui hérissant l'échine. Je ne sais pas, il répond sincèrement. Rationnellement, je dirais- plusieurs semaines. Trois ou quatre. Mais en pratique, ça me semble plutôt faire une éternité. Et toi ? Il parle assez bas pour ne pas attirer l'attention de ceux qui gardent la pièce, y transfèrent les sorciers à traiter et en récupèrent ceux qui ont été transformés. Sans doute sépareraient-ils les deux runistes s'ils estimaient leur connivence menaçante. Ardal humecte ses lèvres sèches. Tu as l'air à bout. Dors quelques minutes, je te réveille si quelqu'un vient ? Ses sourcils sont vaguement froncés lorsqu'il la dévisage brièvement. C'est ce qu'ils faisaient avec les autres : dès que les brigadiers tournaient le dos, ils s'éclipsaient l'un après l'autre pour voler un peu de repos. Ceux qui n'en avaient pas assez l'opportunité finissaient par tomber, seulement pour être relevés de force. This is so wrong, il souffle plus bas, bouche serrée en un trait mince, colère froide. Ils avilissent notre apprentissage. Ardal adresse un coup d’œil hostile aux ouvrages entassés dans un coin de la pièce, les mêmes qu'on lui a mis sous le nez de force à son arrivée. Des lignes et des lignes manuscrites déformant subtilement l'usage des runes pour le présenter sous leur jour le plus cruel, les mettre au service d'idéaux néfastes.
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MessageSujet: Re: this is war ft. Ardal   Ven 24 Fév 2017 - 17:06

WIZARD • always the first casuality
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Elle avait honte. Honte de servir un côté qu’elle n’avait aucunement privilégié. Honte d’utiliser une magie si rare, si puissante et si belle dans l’unique but de modifier l’organisme et le corps de soldats au bord de la mort. Honte de savoir ses parents menacés et en danger parce qu’elle n’a pas pu réaliser assez tôt qu’il lui fallait une cause, un camp pour se battre et qu’ainsi, peut-être ne seraient-ils pas sous le joug du lord à attendre des jours durant s’ils vont un temps, revoir la lumière de la ville qu’ils ont tant chéri. Et azela ? allait-elle la revoir cette lueur ? sentir un jour, le vent et la pluie de londres s’abattre sur ses cheveux raides ? c’était tout ce qu’elle souhaitait. Sortir de ce chaos sombre et pourtant dehors, tout devait être pire. Ou peut-être pas. peut-être que cette boucherie silencieuse et discrète pourrait en choquer plus d’un. Parce que dehors, on connaissait la fureur de la guerre, tandis qu’ici, on ne pouvait nullement s’attendre à un tel carnage. On pourrait presque confondre ces soldats en demi-vie avec des métahumains tant ils se redressaient rapidement pour retourner à la lutte. Et puis l’hôpital était froid, ça sentait la pourriture et le sang séché, tout y était sale et terni. Les murs en carreaux blancs étaient maculés d’un rouge crasseux et gras, les plaies saignaient, se refermaient de manière fragile et terminaient toujours par se déchirer. Parce que ces corps ne pouvaient pas contenir autant de magie et de force en eux, alors la peau se séparait parfois quand on les avait modifié trois fois de suite parce qu’ils se font toucher trop vite. Ils explosaient simplement et s’effondraient au sol. Les gardes faisaient alors un constat rapide, crachaient sur l’incapacité de la jeune femme avant de prendre le cadavre et de l’entasser dans une pièce voisine. Trop de blessés, trop de destruction donc trop de pièces hors service. Tout était ainsi regroupé dans les quatre premières salles du bâtiment, l’étage étant condamné ou du moins réservé aux supérieurs de cette chair à canon.

Azela restait enchainée d’une main, sa baguette posée au sol, salie et ses ongles noirs sous les plaies qu’elle tentait de soigner depuis plusieurs semaines. Elle ne se levait que pour se débarbouiller et se rendre aux toilettes. Les gardes la surveillaient alors de très près, ne lui laissant que quelques minutes pour faire ce qu’elle souhaitait avant de la renchainer à son mur qu’elle n’avait pas quitté. On pouvait presque croire qu’à force d’être assise et recroquevillée par la peur, elle avait oublié comment marcher : comme paralysée. Elle fixa ardal un long moment comme pour réaliser correctement qu’il se tenait désormais à ses côtés et qu’elle n’était plus seule. Car, si peu de runistes s’étaient fait attraper, ils étaient encore moins nombreux à être retranchés dans l’hôpital. Le reste était emprisonné ou mort. La fille secoua la tête avant de hausser simplement une épaule « - je n’en sais rien. Ils sont venus prendre mes parents la veille de l’anniversaire de mon père, le 22 octobre. Je crois que c’est à ce moment-là qu’on m’a emmenée ici. » et tout n’était pas aussi chaotique dans la bâtisse. Au début on utilisait les lits, et puis il y a eu plus de blessés au fil des jours, du coup, il n’y avait plus de places, alors on les a mis à terre. Ensuite ce fut le personnel et le matériel médical qui a commencé à manquer, alors azela a dû remplacer la seule chose que la magie n’a pas pu dérober au fil du temps : la médecine. Elle a gravé plus de runes, plus puissantes, les corps et les esprits étaient plus déraillés, plus difformes. C’était monstrueux. Elle ferma les yeux, laissa tomber une larme unique sans réaliser qu’elle était enchainée ici depuis 1 mois et 10 jours, soit plus de 5 semaines, bientôt 6.

Elle attrapa un maculé qui venait d’entrer dans la pièce et s’empara de sa baguette, entaillant la peau pour y inscrire kenaz, geste qu’elle avait fait le plus de fois ces derniers temps. Elle serra doucement les dents lorsqu’elle sentit à nouveau sa propre force se drainer à celle du soldat pour le régénérer entrainant alors un geignement de douleur de la part de la luciole qui laissa, quelques minutes après, le garçon, à peine plus âgé qu’elle, repartir se battre. « - tu ne peux dormir que s’il n’y a plus de soldats à soigner. Mais ça ne dure que quelques minutes. » ses cernes étaient creusées, mais elle eut le regret de constater qu’elle n’était pas la seule dans cette situation. Azela baissa des yeux honteux sur le sol, aux mots de son ami « - j’ai presque honte d’avoir étudié ça tu sais. » pourquoi a-t-il fallu qu’elle se révèle un don et une passion pour les runes, pour quelque chose d’aussi précieux et d’aussi rare qu’elle n’était finalement pas capable de protéger ?

« - je crois que… » elle n’eut pas le temps de finir sa phrase, qu’elle profita d’un léger calme pour prendre à nouveau sa baguette et soulever la manche qui couvrait son avant-bras. « - je n’en peux plus. » la sorcière scruta son yggdrasil avant d’écarter sa chair sans bruit, laissant l’encre dont elle disposait, se disperser dans sa peau. Si elle voulait tenir, il fallait qu’elle aussi, possède d’autres forces comme celles qu’elle distribuait depuis des semaines à ces pauvres cobayes. Fehu serait son appui et peu importaient les règles qui interdisaient jadis, d’inscrire les runes dans sa peau et ainsi d’acquérir plus de pouvoir.

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