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sujet; You love and hate and take (Murdock²)

HUNTED • running man
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‹ inscription : 08/10/2016
‹ messages : 339
‹ crédits : moi + Signature Gg + Paroles de Dr. Dre - What's the difference
‹ dialogues : #760000 (Hell) et #6699cc (Kenny)


‹ liens utiles :
‹ âge : 29 ans.
‹ occupation : ex-mangemort fanatique, qui travaillait principalement comme infiltrée et espionne pour le magister ; actuellement en cavale.
‹ maison : Serpentard
‹ scolarité : 1985 à 1992.
‹ baguette : Ma baguette m'a été prise par le gouvernement lors de mon incarcération. (25,5 cm, bois d'Acajou, cheveu de Vélane, très rigide) J'utilise actuellement une baguette volée, apparemment taillée en bois de Houx, contenant sûrement un crin de Licorne, moyennement grande, semi-rigide.
‹ gallions (ʛ) : 356
‹ réputation : On dit que je porte bien le surnom qui m'a été accordé pendant les deux mois de guerre "the butcher" ; qu'il est terrifiant de me savoir en liberté. On dit au contraire de Kenny qu'il est très charmant et serviable, tout d'un gendre idéal, si ce n'est qu'il récure les toilettes du Ministère.
‹ particularité : Je suis métamorphomage. Je suis tout le monde et personne à la fois. Je vis actuellement sous l'identité de Kenny, un sang-mêlé rencontré dans une vie lointaine, dont j'emprunte habituellement l'apparence qu'en de rares occasions. Aujourd'hui, je revêts son visage quotidiennement, tentant de l'introduire à la communauté sorcière, tentant de me venger par son biais.
‹ faits : Le Seigneur était tout ce que j'avais dans ma vie, que je donnais mon temps, ma passion et ma santé pour le servir. Je me suis échappée lors de mon transfert vers Azkaban aux côtés de Rabastan Lestrange, où je devais recevoir le baiser du Détraqueur. Je bouillonne, je prépare ma vengeance. Je n'ai aucun scrupule à donner la mort, et je le fais même avec plaisir.
‹ résidence : Je vis dans l'appartement d'un sang-de-bourbe à Manchester, en compagnie de Rabastan Lestrange.
‹ patronus : Inexistant
‹ épouvantard : La chute du Seigneur, la fin de l'empire pour lequel j'ai oeuvré pendant des années. Je vis mon pire cauchemar.
‹ risèd : Habituellement mon crush de jeunesse. En ce moment, peut-être me montrerait-il l'espoir d'une vengeance sur ceux qui ont permis la chute de mon Maître.
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Murdock² - You love and hate and take
And someone lies bleeding, someone got violent and did not think twice, and I watched you my brother making a fool of the moon tonight
samedi 17 janvier — Liverpool •C’était bien plus simple quand ton Maître était encore vivant, quand toutes tes recherches étaient tournées vers des ennemis du gouvernement. Parce que la menace était partout, parce que malgré tout les langues étaient bien pendues – même si elles parlaient à voix basse –, parce que tu savais exactement où chercher et que chercher. C’était ton métier, ton quotidien, tu le faisais avec autant de facilités et de soulagement que le pipi du matin.
Aujourd’hui, tu as l’impression de chercher une aiguille dans une botte de foin. Tu savais que ça serait long, tu savais que ça serait fastidieux, mais tu étais loin de t’imaginer que tu galèrerais autant. C’est que les moldus parlent souvent de sujets auxquels tu captes pas grand chose, c’est frustrant, ça t’énerve souvent de ne pas capter un mot d’une conversation tant cela te semble du chinois. Pourtant, au bout d’une semaine à écouter avec attention leurs conversations, posée dans un bar, dans un parc, dans un supermarché même, tu commences à saisir de plus en plus leur charabia. Mais c’est que, putain, t’es pas là pour étudier la culture moldue – le dégoût quoi –, t’es là pour traquer un homme. Et tu n’en peux plus d’entendre ces êtres inférieurs se plaindre de choses futiles, si futiles, mais si futi-
Sauf que la patience que tu sais mettre en œuvre uniquement lorsque tu mènes une enquête est toujours récompensée, c’est comme ça. Ta règle était simple : tous les jours, une identité différente, un visage différent, une ville différente vers laquelle transplaner, et une heure dans chaque lieu les plus fréquentés ; pendant une dizaine d’heures, à peu près, avant de revenir te caler sur le canapé, près de Rabastan, en pestant contre le peu d’avancée de ta recherche. Mais il y a deux jours, tu es revenue avec le sourire « j’ai une piste Rab, j’ai une piste bordel de Merlin ! ». Tu te serais jamais réjouie pour une piste, si ce n’était la première en dix jours de traque. T’avais rien à perdre en passant une journée supplémentaire à Liverpool pour vérifier de tes yeux, pour être sûre, pour le retrouver à tous prix.

« -grand comme ça, épais comme ça, une grosse barbe. Il entre parfois, un peu perdu, comme s’il cherchait quelque chose, puis il ressort. De temps en temps, il commande un verre, mais souvent il se casse juste. Nan j’pourrais pas te dire la gueule qu’il a, il a toujours une capuche qui lui cache les yeux. Mais je te jure, l’autre jour, je l’ai entendu grogner. Y’a des zinzins comme ça, sûrement un alcoolo. Tiens passe moi la serviette, là. »
Tu as une préférence pour les métamorphoses masculines mais, aujourd’hui, de peur que l’émotion fasse foirer quelques détails, tu t’es rabattue sur une femme. Ce sera plus simple, pour attendre, pour voir, peut-être pour qu’il te voie même, tu sais pas, tu es juste sortie en femme. Elle est blonde, plutôt petite, arborant un carré qui lui durcit le visage, mais un regard bleu qui le lui adoucit. Elle a l’air d’avoir ton âge, si ce n’est un peu plus jeune – quand tu y penses, elle ressemble un peu à Anna, elles lui ressemblent toutes. Et elle fume une cigarette moldue, l’esprit tourné vers un livre – trouvé dans l’appartement de Smith – alors que le tien est en alerte, à l’affut de la moindre allée et venue. Tu es nerveuse, comme souvent, mais elle ne laisse rien transparaître, et remet une de ses mèches de cheveu derrière l’oreille d’un geste délicat. Elle semble simplement tuer le temps, le bas du visage emmitouflé dans une grosse écharpe pour lutter contre le froid de janvier ; mais toi, toi, tu trembles d’excitation et d’impatience. T’as envie de savoir s’il y a la moindre chance que cette piste aboutisse à quelque chose. Si l’inconnu du tenancier, c’est bien lui. S’il sera là aujourd’hui. Si tu le rateras pas.

Sauf que ça fait des heures qu’elle est sur son banc, la blondinette, à observer ses doigts devenir bleus alors que son souffle forme une fumée blanche dès qu’il entre en contact avec l’air glacial. Et toi, malgré ta détermination, tu commences doucement à déchanter. De toute façon, quelle était la probabilité pour qu’à cette minute bien précise, tu te sois trouvée dans un café où il apparaît parfois, et que le tenancier ait parlé de lui pile quand tu t’y trouvais ? Mince, si mince, mais t’as voulu y croire, parce que t’avais rien d’autre auquel te rattacher. T’as tellement voulu y croire, à son immense silhouette faisant son apparition sur la petite place, à son regard aussi franc que perdu, à ses bras autour de toi, à son cœur battant contre le tien. Putain mais c’est que tu perds du temps à être conne, à suivre des pistes stériles qui te donnent de frustrants espoirs. Faut que tu te rendes à l’évidence : t’as aucune chance de le trouver. C’est impossible. L’Angleterre, c’est trop grand, et y’a même une possibilité qu’il ait quitté le pays. Ouais, il est trop loin désormais pour que tu puisses effleurer l’espoir de profiter de sa présence ne serait-ce qu’une dernière fois. Ils t’ont vraiment tout pris ces enfoirés.
Tu bouillonnes alors qu’elle se lève en écrasant son énième cigarette au pied du banc humide ; la fin d’après-midi hivernale laisse peu à peu place à l’obscurité, tout juste dérangée par la faible lumière des lampadaires. Vas-y mais qu’ils crèvent tous, et qu’il crève, lui aussi, si tu ne peux pas le revoir. Tu as envie de choper un moldu et de le massacrer dans un coin, de lui faire comprendre que c’était aujourd’hui ou ce n’était jamais ; que c’est de sa faute, avec son monde débile, sa culture débile, ses villes de moldus débiles. Alors tu n’as plus qu’une chose à faire : transplaner vers Manchester, rentrer, et te caler sous un plaid avec Rabastan pour regarder la série débile qu’il aura choisi pour la soirée. Voilà, ça t’ira très bien, c’est pas si mal la planque, c’est pas si mal la retraite – tu entends, comme tu n’arrives même pas à te convaincre ? Elle tourne dans la ruelle sombre dans laquelle tu te caches pour transplaner à l’abri des regards depuis que tu fouilles Liverpool. Elle s’apprête d’ailleurs à te rendre ton corps quand, de l’autre côté, une silhouette nonchalante se dirige vers elle. Merde, tu pensais être seule, va falloir patienter. Alors elle continue son chemin, faisant mine de vouloir rejoindre l’autre bout de la ruelle, faisant bien attention de ne pas croiser le regard de l’inconnu – on ne sait jamais, tu n’es jamais trop prudente. Regarde bien devant toi, petite, le laisse pas te parler et-

C’est.
C’est lui.
C’est l’inconnu de la ruelle, c’est lui, et il croise la blonde dans un regard.
C’est Bacchus, t’es pas folle. C’est Bacchus.
C’est Bacchus. Tu n’as vu son visage qu’une seconde. Mais t’es sûre.
C’est Bacchus.
Oh bordel de merde de Merlin.

Elle s’arrête, se retourne, et tu la laisses te rendre ton apparence. T’attends, une seconde, deux, observant le grand gaillard se diriger vers la sortie de la ruelle. C’es lui, c’est sûr, t’es sûre, putain, putain, putain. C’était pas que des faux espoirs, et t’as clairement envie de chialer, de hurler, de te ruer sur lui. Et au final, tu n’hésites pas plus. Et tu cours, et tu sautes, et tu te jettes dans son dos pour le faire tomber à la renverse. Oh, elle est révolue l’époque où, de trois ans son aînée, tu faisais deux têtes de plus que lui, et que tu le maîtrisais d’une main habile. C’est que ton cousin a bien poussé, et qu’il fait trois fois ton épaisseur ; tu n’as pas envie de le reconnaître, mais désormais, c’est lui qui peut te maîtriser d’une main malgré ta hargne. Et pourtant, pris par surprise, il s’étale de tout son long alors que son moustique de cousine s’agrippe à son dos en ricanant bêtement, comme une gamine, comme les gamins que vous étiez, comme les gamins que vous êtes dès que vous vous trouvez ensemble. Tu l’as, tu l’as, c’est bien lui, tu le touches, tu le laisseras plus jamais s’en aller. Et, alors qu’il se retourne en se débattant pour se défendre, et que tu croises pour la première fois en plusieurs mois son regard furieux, quelque chose se libère en toi, quelque chose qui te fait du bien. Tellement de bien. Tu avais oublié, ce que ça faisait, ce que Bacchus te faisait, te fait. Tu l’aimes tellement, là maintenant, tout de suite, que tu pourrais… lui en coller une directement dans le visage avec toute la fureur que cette affection libère chez toi. « T’ÉTAIS OÙ ? Espèce de petite merde ! T’étais ? » Et une deuxième, pour lui prouver qu’il n’y a que lui, que lui, que tu frappes par amour.

• • •

What's the difference between me and you ? You talk a good one, but you don't do what you supposed to do. I act on what I feel and never deal with emotions.
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HUNTED • running man
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‹ inscription : 17/04/2016
‹ messages : 727
‹ crédits : oim et royals (signa).
‹ dialogues : #336666.


‹ liens utiles :
‹ âge : 34
‹ occupation : ex-rafleur, en fuite.
‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 1988 et 1996.
‹ baguette : est en bois de cornouiller et poils (de cul) de loup-garou (ceux de Jimbo-chan <3), et mesure 23cm.
‹ gallions (ʛ) : 1621
‹ réputation : je suis un sale cabot qui a pu autrefois être sauvage, mais qui est aujourd'hui nonchalant et docile, à condition que vous soyez élégant et puissant.
‹ particularité : con.
‹ faits : vous n'avez rien à savoir.
‹ résidence : dans la maison que Rookwood a dégotée en prévision de la chute du régime ; PRES D'UN LAC HIHI.
‹ patronus : inconnu à ce jour
‹ épouvantard : une cage avec des barreaux trop écartés.
‹ risèd : Augustus Rookwood.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t4287-bacchus-murdock-i-m-preying-o
Murdock² - You love and hate and take
Got everyone watchin' us, so let's keep this secret A little bit scandalous, but don’t let them see it A little less conversation and a little more touch my body 'cause I’m so into you
samedi 17 janvier — Liverpool • Rookwood n’aimait pas particulièrement quand tu partais en vadrouille. Il n‘y voyait pas d’intérêt, et ne mesurait que les risques que tu prenais. D’un autre côté, ces risques devaient être relatifs puisqu’il ne prenait pas la peine de te demander de changer d’apparence. Peut-être parce que tu n’en aurais pas été capable, qu’il savait que tu refuserais, peut-être qu’il te savait suffisamment insignifiant, ou parfait clochard, quand tu voulais. Parce que pour rien au monde tu n’aurais loupé tes sorties journalières, presque réglés comme une horloge ou un chien. Le problème, c’est que tu ne pouvais jamais t’aventurer très loin et de fait, tu finissais toujours par atterrir dans la petite ville voisine. A force de zoner, on avait fini par te prendre pour le sans-abri de la paroisse et, si tu n’avais pas paru si instable et indolent, le curé du coin aurait eu tôt fait de te proposer un logis de fortune.
En très peu de temps, tu avais réussi à te faire couronner fou du village, et il n’y a pas meilleure couverture que l’impression que tu étais né des pavés de la place centrale ou des poubelles dans lesquelles tu foutais régulièrement le nez, dans l’espoir un peu vain d’y dénicher des nouvelles sorcières.

La chance t’avait souri une unique fois où tu avais appris qu’il y avait eu des fuites dans le convoi qui menaient les premiers mangemorts à Azkaban, mais rien de bien palpitant puisque nulle part ne figurait le nom de ta chère et tendre cousine. C’était après elle que tu cherchais, mais aussi après Imogene, après Nannie, peut-être encore un peu, et tous ceux que tu avais laissé en détalant du champ de bataille. Tu ne réalisais pas encore que la moitié d’entre eux, dont les noms finiraient certainement par t’échapper avec le temps et le deuil, avait dû périr dans la dernière vague de la bataille.
Cela dit, la chance avait décidé de sourire à ces gueux de Murdock une nouvelle fois. La chance ou peut-être une sorte d’instinct, poussières animales, qui voulaient que les fous se reniflent entre eux, sans le savoir, et s’attirent, irrémédiablement. Comme si la fortune avait pris pitié de ces cervelles tourmentées et rongées par les vicissitudes de leurs ancêtres

Tu étais parti pour remettre une fois de plus les pieds dans un petit café un peu miteux où le barman avait l’obligeance de te servir de temps en temps sans trop poser de questions. Tu ne faisais qu’y écouter des bribes de conversations, souvent à la fin d’une journée trop longue à crapahuter dans les alentours.
Tu empruntais toujours le même chemin, arborais toujours la même dégaine nonchalante, qui faisait changer les dames de trottoir -ah, pas celle-là apparemment. Tu te rendais le plus bizarre et malodorant possible pour qu’on ne se fasse pas l’audace de venir te parler, et c’était bien mieux comme ça ; ainsi, tu n’attirais pas d’ennuis à Aug-
Tu n’avais pas fait gaffe aux pas précipités qui s’étaient soudainement rapprochés de toi. La masse qui se projette dans ton dos te prend par surprise et t’éjecte au sol. Par réflexe, tu tentes de jeter un oeil par-dessus ton épaule et te fais violence pour te retourner et faire face à celui qui avait certainement découvert ta couverture. Rookwood allait pas être cont-

Parce que l’autre n’essaye pas de te buter. Parce que l’autre gesticule et maugrée comme un gamin qui cherche des noises. Parce que l’autre a des allures de grands gamins même si des signes ne trompent pas et que tu sens bien que t’as une gamine entre les pattes. Oh, tu croirais presque avoir à faire à ta tendre cousine, à refermer tes doigts sur du vide, ne trouvant pas de prise correcte là où une femme aurait eu de longs cheveux…
Y’en a qui disent qu’à trop espérer retrouver quelqu’un, on se met à le voir partout. Tu sais pas, t’as jamais voulu que voir Rookwood et pour ça, tu ne le quittais pas d’une semelle. Mais là y’a pas de place pour le doute, c’est bien elle, c’est bien Hell, en crocs et en petits poings, en bras fermes qui s’abattent sur toi, qui savent pas s’ils doivent t’enlacer ou t’étrangler. Et tes poings se desserrent, l’instinct de défense se rééteint et tu la laisses te malmener, tellement tu es soulagé. Ils se referment, tendres et nerveux, autour de sa taille, tandis que tes yeux ébahis n’y croient toujours pas tellement ils ont voulu y croire.

Elle a tôt fait de te remettre les idées en face en deux coups de poing.
Tu sens que tu saignes un peu du nez, comme un rappel que c’était certainement elle qui te l’avait brisé pour la première fois. Elle avait été présente pour pas mal de premières fois, toutes plus foireuses les unes que les autres. Et pour d’autres fois, aussi, plus récurrentes, le genre de moments qui lient à jamais, par le silence de sous la table, parce que papa a encore piqué une crise pendant le repas de famille, et que si ton oncle le retenait pas, il t’aurait foutu une fessée déculottée -les pires de toutes- dans l’assiette des desserts, juste parce que t’avais eu le malheur d’être placé à sa droite sur le plan de table.
Aussitôt, tu lui craches un peu de sang à la figure de la lèvre que son coup a certainement réouverte. Et presque aussitôt, comme elle te cognait par amour, tu cognes vos deux fronts l’un contre l’autre, dans un coup de boule pas suffisamment fort pour lui faire perdre connaissance, mais assez pour vous laisser de jolis bleus sur vos fronts rasés.

On dirait deux animaux, un peu sauvages, qui se roulent dans la neige sale et fondue, et qui ne savent pas eux-mêmes s’ils sont en parade nuptiale ou en combat de chefs. Parce que si tu la burines de coups aux épaules, c’est pour toutes les autres choses que tu aurais pu lui faire, même si l’éthique aurait dû vous l’interdire, et qu’en fait, le seul véritable garde-fou avait été l’attirance de Hell pour les nanas. Pour dire à quel point vous vous teniez très fort au bord du précipice.
Tu finis par vous ramasser, tout gluants de joie et de boue, crachant des nuages de buée sur vos visages bruns et gris. « Trop loin, définitivement trop loin. » lui souffles-tu en la prenant encore une fois dans tes bras. Tu poses tes pognes sur ses épaules, et ce n’est que là que tu peux la couver véritablement, de ton regard lourd de bovin, furieux et indolent. « J’ai jamais été aussi content de voir ta face de gobelin » siffles-tu et ça fait longtemps, si longtemps que t’as pas pu montrer à quel point tu allais bien, que t’as jamais été aussi heureux pour rien, un rien, dirait Rookwood, mais un tout. Hell avait été tout pour toi, un temps.
« J’aurais jamais cru qu’un Murdock serait un jour assez malin pour en retrouver un autre, comment t’as fait ? »
Les Murdock, ils sont bons qu’à s’aimer et se faire mal un peu trop.

• • •


Strumming my pain with his fingers, singing my life with his words, killing me soflty with his song, killing me soflty

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‹ particularité : Je suis métamorphomage. Je suis tout le monde et personne à la fois. Je vis actuellement sous l'identité de Kenny, un sang-mêlé rencontré dans une vie lointaine, dont j'emprunte habituellement l'apparence qu'en de rares occasions. Aujourd'hui, je revêts son visage quotidiennement, tentant de l'introduire à la communauté sorcière, tentant de me venger par son biais.
‹ faits : Le Seigneur était tout ce que j'avais dans ma vie, que je donnais mon temps, ma passion et ma santé pour le servir. Je me suis échappée lors de mon transfert vers Azkaban aux côtés de Rabastan Lestrange, où je devais recevoir le baiser du Détraqueur. Je bouillonne, je prépare ma vengeance. Je n'ai aucun scrupule à donner la mort, et je le fais même avec plaisir.
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‹ épouvantard : La chute du Seigneur, la fin de l'empire pour lequel j'ai oeuvré pendant des années. Je vis mon pire cauchemar.
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Murdock² - You love and hate and take
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Bacchus est si grand, lorsqu’il te couvre de ses bras imposants, lorsque ses immenses mains se posent sur ta taille osseuse, lorsque son regard s’ouvre avec une telle intensité. Il est si grand, sous ton poids de microbe, sous ta carcasse qui se presse contre son torse soulevé d’une respiration aussi rapide que rauque. Tu ne le lâcheras jamais, jamais. Comme lorsque tu étais encore plus imposante que lui, lorsque son petit corps tenait parfaitement dans ton étreinte tremblante, lorsqu’il était ton Bacchus. Car celui que tu considères plus comme un frère qu’un cousin a été, un temps, la chose la plus précieuse que tu possédais en ce monde. Il a été le petit loup que tu gardais toujours entre les pattes, il a été ce petit être qui t’a coupé le souffle lorsque tu t’es penché sur son berceau, il a été le seul dont tu te glissais dans le lit, tard la nuit, pour lui signifier qu’il t’appartenait, malgré ces drôles de petites voix qui vous soufflaient qu’il n’était pas permis de vous aimer de la sorte, non, même strictement défendu. Et pourtant, vous dansiez joyeusement au bord du ravin, comme d’innocents enfants que vous étiez, enivrés par la découverte de l’unique être aimé. Oh, les mots n’ont jamais brisé le silence de sous la table, parce qu’ils n’avaient pas besoin de le faire, parce que ce que vous aviez était bien au-delà du rationalisme des mots. Et que la question ne se posait certainement pas, parce que très jeune déjà ton dévolu s’est jeté sur la gente féminine. Est-ce que le vice aurait dépassé l’insouciance de l’enfance si t’avais été hét-

Et alors qu’il te crache un sang opaque au nez, tu refermes une main dans son épaisse barbe. Tu couves du regard son visage désormais plus vieux que le tien, où quelques rides nerveuses se dessinent déjà sur son front. Tu n’as toujours pas eu le temps de t’y faire, la guerre ayant accaparé tout le temps que vous aviez ces derniers mois. Lorsque tu es revenue de mission en urgence pour rejoindre tes camarades à Pré-au-Lard en septembre, et que tu as découvert sur le champ de bataille ton cher cousin vieilli, tu lui en a collé une, parce qu’il n’a pas le droit de faire une connerie pareille sans t’en parler, parce que ce n’est pas parce que vous avez chacun votre vie respective qu’il peut se permettre de changer l’ordre naturelle des choses – Oh, Hell, tu n’es pas en train de dire que tu ne supportes pas qu’il ne soit plus le plus jeune, qu’il ne soit plus ton petit frère ? Grow up.
L’impact de son front contre le tien de fait l’effet d’une vague d’endorphine dans tout ton corps, qui t’engourdit le cerveau, qui te force à te presser un peu plus contre lui pour le posséder de tes bras refermés autour de sa nuque, de ton visage enfoui dans son cou qui cherche l’odeur familière qui t’a tant manquée. T’y mordrais presque, si t’avais pas déjà ton visage couvert de son sang. Alors qu’il vous ramasse et que tu te décolles un peu pour observer ses traits ternes et pourtant déformés dans une expression de soulagement intense, tu lui souris comme une conne, parce que dans ce genre de situations, t’es pas capable de sourire autrement.

« Trop loin, définitivement trop loin. » Sa voix grave te parvenant aux oreilles te confirme que tu ne rêves pas. Tes mains qui se posent sur son visage légèrement ensanglanté te confirment que tu ne rêves pas. Son souffle chaud qui s’écrase sur ton sourire dans un nuage de fumée te confirme que tu ne rêves pas. Alors tu rigoles un peu, dans un regard empli d’affection, un regard que seul Bacchus peut recevoir – puisqu’il est l’unique personne à qui tu l’offres. Et tu continues à pétrir son visage de tes doigts osseux, histoire de vérifier une énième fois que c’est bien lui qui se tient devant toi – mais ses yeux, ses yeux ne mentent pas, c’est bien lui, c’est bien lui, putain. « J’ai jamais été aussi content de voir ta face de gobelin » Damn, tu souris tant que ta bouche s’étire jusqu’à tes oreilles engourdies par le froid de janvier. T’en chialerais, t’en chiales même presque. Malgré toi, sans que tu y fasses attention, une larme fend ta joue pour venir mourir sur tes lèvres figées dans cette stupide expression de joie. « Moi ça m’fait un peu chier de te voir, mais bon, on fait avec » que tu plaisantes sans la moindre crédibilité, puisque tu n’arrives toujours pas à décrocher cette euphorie de ton visage et que tu perds tes mains dans sa barbe qui ne t’a jamais semblée aussi accueillante – et pourtant Merlin sait que t’as une drôle de fascination pour la pilosité faciale des hommes, et que tu ne peux jamais t’empêcher d’y toucher, à défaut d’avoir envie de leur toucher quoi que ce soit d’autre.
« J’aurais jamais cru qu’un Murdock serait un jour assez malin pour en retrouver un autre, comment t’as fait ? » Si seulement tu le savais. Mais t’as toujours eu tendance à croire que les Murdock savaient être chanceux dans leur malchance. Malgré le cauchemar que tu vis avec la chute de ton Seigneur, malgré le fait que t’ai été choppée par les Aurors sur le champ de bataille et condamnée à la sentence mortelle, t’es en vie, t’es en sécurité, et tu es présentement dans les bras de la seule personne que tu peux avouer aimer sur cette planète. Alors, que vous vous croisiez dans le plus grand des hasards dans une ruelle de Liverpool, ça ne t’étonne pas à outrance. « La malchance chanceuse des Murdock, faut croire. » Et pourtant, t’en reviens toujours pas.

Tu es surexcitée, tu as envie de tout lui raconter, tout ce qui t’es arrivé jusqu’à maintenant, tout ce que tu vis, tout ce qui anime ton cœur depuis que le magister s’est envolé sous tes yeux impuissants. Tu as envie de le traîner jusqu’à Manchester, t’as envie de prendre soin de lui et de le maltraiter, comme avant. Comme si sa présence allait pouvoir régler tous tes malheurs. Tu reprends un peu ton souffle, mais ta voix est toujours tremblante, empreinte d’amour et de détresse. « Bacchus, ils l’ont tué » que tu dis à voix haute, comme s’il n’était pas au courant, alors que tu ressens le réel besoin de partager, là, maintenant, cette terrible douleur qui lacère tes entrailles. « Et ils m’ont mis la main dessus, les fils de pute. » On peut sentir la rage terrible qui ne quitte plus tes pensées. « C’était horrible, Baba, ils m’ont fait passer pour un monstre devant tellement de gens. Et ils hurlaient tous, et ils parlaient de tout ce que j’ai fait pour Lui comme si c’était mal. Et, oh, ils ont fait venir Maximus, ce putain de traître, cette espèce de- de- » et tu te perds un peu plus dans ton discours parfaitement décousu, alors que tes pensées se bousculent à l’entrée de tes lèvres. « Mais on s’est enfuis, avec Rabastan, on est en vie, j’sais pas comment, j’sais pas comment, mais putain j’suis là. » ça aussi, tu le dis à voix haute, pour vérifier que c’est bien vrai. Mais oui, c’est bien vrai, t’es bien là. Et il est bien là.

Tu te calmes un peu, même si ton rythme cardiaque ne décélère pas, et que l’animosité qui t’anime toujours lorsque tu sens Bacchus proche ne cesse de couler dans tes veines. Tu l’observes un moment, remarquant tout juste sa dégaine de clochard, son odeur repoussante, ses cheveux gras. Tes mains viennent serrer le tissu épais de sa veste au niveau de ses coudes, et avec une inquiétude que tu n’exprimes que pour ce petit cousin dont tu te sentais entièrement responsable à une époque, tu souffles « Comment t’as réussi à leur échapper ? » avant de poser la réelle question « Me dis pas que mon frère est à la rue depuis deux mois, steuplé. » Tu le détailles un peu plus du regard « Tu as un endroit où dormir au chaud au moins ? » Puis tu souris « De toute façon, tu viens avec moi maintenant ». Tu ne le lâcheras jamais, jamais.

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‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 1988 et 1996.
‹ baguette : est en bois de cornouiller et poils (de cul) de loup-garou (ceux de Jimbo-chan <3), et mesure 23cm.
‹ gallions (ʛ) : 1621
‹ réputation : je suis un sale cabot qui a pu autrefois être sauvage, mais qui est aujourd'hui nonchalant et docile, à condition que vous soyez élégant et puissant.
‹ particularité : con.
‹ faits : vous n'avez rien à savoir.
‹ résidence : dans la maison que Rookwood a dégotée en prévision de la chute du régime ; PRES D'UN LAC HIHI.
‹ patronus : inconnu à ce jour
‹ épouvantard : une cage avec des barreaux trop écartés.
‹ risèd : Augustus Rookwood.
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Murdock² - You love and hate and take
Got everyone watchin' us, so let's keep this secret A little bit scandalous, but don’t let them see it A little less conversation and a little more touch my body 'cause I’m so into you
samedi 17 janvier — Liverpool • T’attrapes sa petite tête de caillou entre tes mains immenses, tandis qu’elle bafouille ses mésaventures sans trop savoir par où commencer et où les terminer. Tu ne t’étais jamais vraiment demandé d’où elle tirait cette fascination pour le Magister. Tu te dis qu’il aurait pu t’arriver la même chose, que tu avais un peu vécu la même chose, au début, pendant tes premiers mois de formation pour devenir rafleur. Tu te dis que tu aurais pu devenir comme ça, s’il n’y avait pas eu Rookwood. Tu te dis que c’est un peu même la même chose qu’elle vivait pour le Lord, que toi pour Rookwood. Mais d’un autre côté, tu aimais à penser que ce que toi tu ressentais pour Rookwood, c’était pas comparable pour qui que ce soit.
Sauf que t’étais pas là pour penser à Rookwood. Plus maintenant que tu avais retrouvé ta cousine. Plus maintenant que tu aurais pu ne jamais la revoir. Elle avait été capturée, jugée et condamnée à mort, et pas une seule fois, tu avais été là pour empêcher quoi que ce soit d’arriver. Tu bafouilles des « Ch’uis désolé » à chaque fin de phrase, resserrant toujours un peu plus ton étreinte car tu sais que c’est comme ça qu’elle aime que tu la prennes dans tes bras.
Les Murdock, ça sait pas trop faire le bien sans faire de mal. Ainsi, il avait fallu attendre que t’apprennes qu’elle s’était échappée in extremis de sa triste fin, pour réaliser à quel point elle t’avait manqué et à quel point tu regrettais de t’être enfui à la suite de Rookwood sans poser de question, sans te préoccuper du reste, et de tous ces gens que tu avais laissés là-bas. Tu veux pas y penser, Rookwood ne t’autorisait pas à avoir des regrets, il disait toujours que ça ne servait à rien de s’en encombrer. Alors tu lui obéis, même s’il n’est pas là, et tu te raccroches à la chaleur tremblante que dégage Hell, à son petit corps ni homme ni femme que tu pourrais briser si tu ne l’aimais pas autant. « T’es pas un monstre, Hell ; ils savent juste pas… pourquoi on a fait ça. » Pour qui on fait ça, ils savent pas pourquoi on a besoin de faire ça.

« Rabastan ? » Tu fronces les sourcils, penses n’avoir jamais entendu parler de cet oiseau-là, qu’elle a certainement rencontré en prison. Tu fais tourner le nom dans tous les sens, essayes d’y accoler quelques noms de famille à sa suite. « Lestrange ? M’sieur Lestrange s’est enfui ? » Ton regard s’éclaire un peu, à l’idée de pouvoir apprendre la bonne nouvelle à Rookwood. Tu songes qu’ainsi, il ne te punira peut-être pas trop d’être sorti si longtemps et surtout d’avoir eu l’audace et la chance absurde d’avoir retrouvé quelqu’un. Tu t’amuserais presque d’imaginer Hell et Lestrange obligés de cohabiter tu ne sais où alors qu’elle te retourne nerveusement les mêmes questions.

Rookwood. Tu aurais voulu laissé échapper son nom comme une pierre dans l’eau, comme une évidence. Après tout, Rookwood était la réponse à tout. Parce que c’était grâce au plan de Rookwood que tu avais pu t’échapper. Parce que c’était sous le toit que Rookwood vous avait trouvé que tu dormais. Parce que toujours, Rookwood et seulement, Rookwood.
Mais à la place de ça, un sifflement s’est resserré autour de ton oreille. A cause de son tatouage maudit, tu étais désormais incapable de parler de lui, même si c’était à une personne de confiance, sans courir le risque d’y laisser ta peau. Et ça te tuerait, aussi, de devoir cacher ça à ta tendre cousine. Tu n’avais jamais eu à lui cacher quoi que ce soit, jusqu’à présent. Les Murdock étaient pour la plupart un peu trop cons pour faire de bons conspirateurs. Tu lui cachais même si peu de choses quand tu étais petit que, pour le coup, tu ne lui en cachais pas assez. De fait, tu te retrouves un peu penaud à chercher comment expliciter sans formuler que c’était Rookwood qui s’occupait -une fois encore- de toi -à la limite, le bon sens aurait voulu que la jeune femme s’en doute d’elle-même.

Il suffirait simplement de ne pas parler de lui. Lui avouer comment ça s’était passé sans évoquer le maître de tous ses plans, bien trop sophistiqués pour être l’oeuvre de ta cervelle rongée par les vicissitudes de la génération Murdock précédente.
« J’me suis enfui avant la fin de la bataille. » Tu marques une pause, le temps de sentir la pression des anneaux du serpent se resserrant ou non autour de ton oreille. Ça a l’air de lui convenir, tu n’avais plus qu’à continuer dans cette voie, de manière absolument pas naturelle puisque tu tâtonnais. « On savait qu’c’était fini, du coup, j’me suis cassé. » Pour une brute dans ton genre, c’était difficile à imaginer que tu puisses tourner le dos à un combat, tout comme il était inenvisageable que tu aies pu avoir assez de jugeote pour déterminer qu’il était perdu d’avance. « J’sais qu’c’est lâche, mais… j’avais pas le choix. » Tout comme j’ai pas le choix de tout te taire, Hell.

« Mais t’en fais pas pour moi, j’ai un endroit où m’abriter. » Et, en parlant de refuge, tu la tires par le bras et en quelques pas, vous vous engouffrez dans le bar miteux dans lequel tu avais zoné toute la journée. T’espères que ça lui fera passer le fait que tu venais de refuser de la suivre. Vous vous écrasez brusquement à la table du fond, où tu reprends, les mains refermées sur les siennes, autant pour la rassurer que la tempérer dans ses réactions. Ce que tu allais lui dire n’allait pas lui plaire, ou au moins aussi peu qu’à toi. « Parce que le truc c’est que j’vais pas pouvoir v’nir avec toi, ma grande. » Ta main droite s’écrase sur son épaule pour l’empêcher de bondir de sa chaise pour te mettre une beigne. Tu savais autant ménager ses ardeurs que les attiser. « J’aimerais tellement, t’sais. Mais c’est pas si facile ; ch’uis pas parti tout seul. » L’ouroboros n’est pas trop content, il gronde à l’intérieur de ton crâne, mais elle ne le voit pas ça, elle ne distingue qu’un tatouage de plus, comme vous en aviez déjà tant d’autres, et même certains en commun. Et il pèse dans ton crâne, et il te fait froncer les sourcils. « Tu dois m’comprendre ; y’a quelqu’un que j’peux pas abandonner là-bas. » Tu visualiserais presque le serpent qui ouvre la gueule, prêt à mordre pour te faire taire, quand « C’est Flint ; j’l’ai récupéré à moitié mourant sur l’champ d’bataille. Il est quasi incapable de bouger. J’peux pas l’laisser tomber. » C’est pas suffisamment crédible, mais pour le moment, tu ne peux rien inventer de plus. Tu n’avais jamais pris qui que ce soit sous ta responsabilité qui ne t’ait été refourgué de force. T’étais pas du genre responsable en temps normal, alors en temps de crise, il ne fallait même pas t’en parler. Si tu t’étais permis de venir au secours de Flint, c’était uniquement parce que tu savais que, derrière, Rookwood allait savoir gérer un gueux de plus.

« J’ai d’jà laissé trop d’gens derrière moi, du coup, j’peux pas lui faire ça. » Et ça te va pas, de défendre avec tant de dévotion un autre que Rookwood. Parce qu’un Murdock reconnaît une loyauté quand il en décèle une dans la pupille de son voisin. « M’en veux pas, Hell, et crois-moi qu’j’vais pas du tout bien de t’dire ça. » Elle devait te comprendre, elle avait été cette personne, il fut un temps, quand tu étais encore trop petit pour comprendre que vos parents lui faisaient du mal, et trop léger pour pouvoir prendre sa défense.

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Strumming my pain with his fingers, singing my life with his words, killing me soflty with his song, killing me soflty

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