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sujet; (december 2003) ROLFLUNA#5 — YOU KNOCK ME OUT I FALL APART.

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‹ inscription : 27/09/2015
‹ messages : 854
‹ crédits : flightless bird, les gifs à tumblr et à maggie stiefvater pour la signature.
‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles : [center]a flaw in my code.
too weird to live, too young to die.

rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, sasha ft. freema agyeman, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton.


‹ âge : l'air d'avoir environ trente-cinq ans mais j'en ai réalité vingt-huit.
‹ occupation : un simple civil. Je m'occupe de la valise aux mille créatures de mon grand-père, même si le sortilège de la malle commence à faire des siennes...
‹ maison : serpentard.
‹ scolarité : 1987 et 1994.
‹ baguette : est rigide, sculptée d'une salamandre à sa base, longue de trente-quatre centimètres, est faite de bois de sureau et contient un crin de Kelpie.
‹ gallions (ʛ) : 1614
‹ réputation : je suis quelqu'un qu'il est difficile d'approcher.
‹ particularité : empathe. J'entends et ressens les émotions d'autrui.
‹ faits : je suis empathe et après avoir abusé de l'usage d'un Retourneur de Temps, mon corps est toujours désynchronisé et je parais avoir six ans de plus par rapport à l'âge que j'ai réellement. J'ai fait cavalier seul pendant des mois jusqu'à finalement rejoindre Poudlard mi-juillet 2003, où j'ai rejoint la Renaissance du Phénix. Mon surnom parmi les Insurgés était Oz.

Je vis avec Luna depuis la fin de la Guerre, et notre fille née à la fin de la Bataille, Lesath.
‹ résidence : sur le terrain Lovegood.
‹ patronus : un loup
‹ épouvantard : moi-même, fou à lier, écumant, incapable de sauver la silhouette indistincte d'une femme qui se tord de douleur devant moi.
‹ risèd : rien de particulier. j'ai tout ce que j'ai jamais désiré.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t2982-rolf-too-weird-to-live-too-yo
luna lovegoodWhen you came into the world, you cried and it broke my heart, I’m dedicating every day to you, Domestic life was never quite my style, When you smile, you knock me out, I fall apart, And I thought I was so smart, You will come of age with our young nation, We’ll bleed and fight for you, we’ll make it right for you, If we lay a strong enough foundation, We’ll pass it on to you, we’ll give the world to you, And you’ll blow us all away, Someday, someday. You'll blow us all away.
Someday.
Et puis son coeur s'arrête.
C'est comme si tous les Bruits du monde venaient de s'éteindre, comme si il venait de traverser le rideau d'eau d'une cascade ancestrale, comme si en se débattant pour remonter à la surface il venait de se débloquer les oreilles, comme si il enfonçait sa main dans un sac de riz pour en éprouver chaque grain, comme si il s'écrasait sur le bitume après une chute de trois étages, comme quand on entend sa chanson favorite à la radio sans s'y attendre et qu'on se met à danser dans la cuisine d'un petit cottage mal chauffé, comme la montée de caféine après un café bien serré, comme un fou rire, un vrai fou rire, le genre qui vous fout parterre et qui vous donne des coup de poings dans le ventre, comme un baiser, comme un sourire, comme un coup au coeur, comme un coup dans le ventre.
C'est tout ça à la fois et puis c'est tellement d'autres choses que personne d'autre ne pourra jamais comprendre.

C'est tout ça à la fois et il est déjà en train de courir quand l'elfe et lui transplanent à Poudlard; il le sent à la surface de sa peau, à l'intérieur de lui et partout, partout, alors que sa bouche sèche ne cesse pas un seul instant de parler au miroir qu'il tient dans la main, dont les bords sont recouverts du sang de ses doigts et de sa paume, tant il le tient fermement. Pas un seul instant, les mots cessent de venir, les mots rassurants et encourageants de s'additionner; ses oreilles, qui ont déjà du mal à fonctionner, sont bien loin pourtant. Ses oreilles sont dirigées vers un Bruit qu'il est le seul à entendre et qui l'aiguille mieux qu'une boussole, quand bien même l'homme à ses côtés tente vainement de le diriger, pensant peut-être que le tirer par le coude va l'aider une seule seconde alors qu'il a l'impression que toute sa vie l'a mené à cet instant: ses pas balourds dans les imposants couloirs de Poudlard, guidé par un Bruit qu'il est le seul à entendre, pour voir-

Son coeur s'arrête.
C'est comme transplaner en sautant, c'est comme voir pour la première fois son Épouvantard, c'est comme baisser les yeux alors qu'on est debout sur son balai, c'est comme manquer de se noyer dans la mer Baltique, c'est comme voir pour la première fois son Patronus, c'est comme se réveiller chaque matin et “ Bonjour, Scamander, ” c'est comme penser qu'on va mourir à chaque instant, à chaque sort lancé dans sa direction, c'est comme si tous les Bruits, tout le Bruit venait de se taire, là, tout d'un coup, chut, on ferme le rideau. C'est comme si tout le Bruit venait de s'éteindre et de se taire, comme si il n'en restait qu'un, qu'un seul, une souffrance incroyable et puis un soulagement, une sorte de soulagement, un sentiment archaïque comme du soulagement, quelque chose comme une sorte de soulagement en tout cas, quelque chose qu'il a du mal à identifier et qui pourtant, a tout le sens du monde, à croire que rien n'a jamais eu de sens avant cet instant précis dans le temps où il n'entend plus la voix de Luna qui lui parvient du miroir à double-sens, mais un hurlement qui ne peut être que celui d'un enfant.

La nuit va tomber, certains murmurent que la fin approche mais Rolf? Rolf il s'en fiche. Rolf il court à travers les couloirs avec une précision irréelle, une rapidité inhumaine; évidemment que Luna a voulu donner naissance à leur enfant dans la tour Serdaigle, de tous les endroits les plus ridicules du monde... évidemment qu'il s'en fiche, évidemment qu'il court, qu'il vole, saute même d'un escalier en mouvement à un autre sans réfléchir malgré le “ SCAMANDER! ” terrifié de l'homme qui est venu le chercher jusque sur le champ de bataille pour lui foutre un miroir en main, le sien a été brisé il y a quelques jours.
Mais Rolf ne s'arrête pas, ni se retourne, et continue.

Son coeur s'arrête.
Et puis reprend, à toutes blindes.

Il y avait les étoiles dans le ciel, sur le champ de bataille, il se souvient que malgré les sortilèges, il arrivait à la distinguer. Si la constellation du Scorpion est sur ma gauche et que je tourne à droite ici... était-il en train de penser, quand le gars est arrivé avec le miroir.
Il y a une forte odeur de sang dans l'air et quand Rolf, essoufflé et défait, sale et effrayé, heureux et cruellement perdu, avance dans la pièce, tous les Bruits reviennent en même temps — l'effroi de l'homme qui est venu le chercher, la panique soulagée des deux soigneurs qui, d'un sortilège, font disparaître draps sales et serviettes tachées de rouge, l'angoisse des gens dans la Grande Salle, le saint bonheur des gens qui ont vécu dans ces dortoirs, le bonheur épuisé et simple de Luna qui lui sourit et le soulagement qui n'est pas tout à fait du soulagement qui est un peu du soulagement qui n'est pas vraiment du soulagement de la petite chose, la petite fille qui, après sa première grande aventure, semble bien contente de se reposer un peu contre le sein de sa mère. “ Lesath, ” est tout ce qu'il parvient à balbutier en s'approchant, comme frappé par la foudre, en direction du lit, sa main tremblante s'accrochant à un baldaquins sans que ses yeux ne lâchent le petit être, le prénom s'imposant à lui avec le naturel que les seules les choses immuables ont.

• • •

You're asking me to define an abstract concept that no one has managed to explain since time began. You sort of sprang it on me. Why do we breathe air? Because we love air? Because we don't want to suffocate. Why do we eat? Because we don't want to starve. How do I know I love her? Because I can sleep after I talk to her. Why?


Dernière édition par Rolf Scamander le Mar 14 Mar 2017 - 22:14, édité 1 fois
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‹ inscription : 31/05/2015
‹ messages : 5597
‹ crédits : RIVENDELL (avatar), TUMBLR + MATHY LA BEST (gifs), KAZUO ISHIGURO (quote).
‹ dialogues : bleu (luna - #669999) ; rosé (marie - #cc6666).


‹ âge : (depuis le 13/02/04) 23
‹ occupation : aventurière dans l'âme, souvent bénévole, étudiante par correspondance et mère à plein temps.
‹ maison : Serdaigle
‹ scolarité : septembre 1992 et décembre 1997.
‹ baguette : mesure 25, 8 centimètres, a été taillée dans du bois de sorbier et son cœur recèle un ventricule de dragon.
‹ gallions (ʛ) : 7661
‹ réputation : je suis différente ; même je ne suis plus aussi loony qu'auparavant.
‹ particularité : douée d'un sixième sens tel qu'on me soupçonne d'avoir le troisième œil.
‹ faits : Marie n'est plus ; que je me réhabitue à mon nom, mon visage et ma vie d'autrefois, tant bien que mal ; que les conséquences d'une année et demie volée sont rudes ; que je crois en Harry Potter depuis toujours ; que je suis une héroïne de guerre ; qu'il me manque du bon sens et une part d'humanité ; que je ne pourrais pas survivre sans ma fille, Lesath, ni son père, Rolf Scamander, à mes côtés ; que notre famille détonne ; que je suis l'une des sacrifiés scolaires de la guerre ; que Lesath est atteinte du syndrome Rosier.
‹ résidence : dans cette drôle de demeure du Devon, en forme de tour d'échecs, avec Rolf et notre fille, Lesath. Autrefois musée du gouvernement, aujourd'hui réhabilitée, elle s'élève toujours aux abords de Loutry-Ste-Chapsoule.
‹ patronus : un sombral, après de nombreuses métamorphoses (le lièvre et le panda ont été les plus marquantes).
‹ épouvantard : une forme prostrée dans un sous-sol tantôt calciné, tantôt humide (représentation d'un retour en arrière inéluctable, sans Lesath, sans Rolf, sans ceux qui comptent pour moi).
‹ risèd : une longue chaine dorée, sertie de six pendentifs très particuliers.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t4738-lovegood-a-circle-has-no-begi
rolf scamanderI held her close to me with my eyes closed, wondering if anything in my life had ever been this perfect and knowing at the same time that it hadn't. I was in love, and the feeling was even more wonderful than I ever imagined it could be.
Et son cœur s'arrête.
Toi. Il peut se passer beaucoup de chance en une seconde et ça, Luna le savait. Ce qu'elle ignorait pourtant, c'était qu'elle n'avait encore jamais vécu la plus longue seconde de sa vie: elle y est, elle la vit à ce moment même. Le corps et l'esprit, seulement motivés par ce besoin primaire de pousser pour donner la vie, cessent totalement de fonctionner en un quart de seconde. C'est une seconde interminable qui débute, où seul le silence prégnant palpite dans l'air ambiant, chasse toutes les fioritures ressenties pour ne plus laisser place qu'aux angoisses les plus terribles. Oubliés, alors, tous les événements de ces dernières heures: les rumeurs sombres menaçant un Pré-au-Lard déjà en ruines; sa perte fulgurante des eaux sur les souliers de Murtagh Scamander, son assistance maladroite mais  inconditionnelle et enthousiasmée; les encouragements singuliers reçus de la part de son chartier et de Ginger, le Leprechaun; l'abnégation totale de Buckley lors des minutes les plus cruciales; le soutien infini et la tendresse indéfectible de Susan durant tout le travail; la voix abîmée mais aimante et paniquée mais tendre de Rolf au-travers d'un miroir à double-sens. Elle oublie tout, la douleur musculaire, les entrailles torpillées, les vagues de désespoir engendrée par l'absence de Rolf ; elle oublie avoir espéré que tout s'arrête, à bout de force, en ne réussissant plus à compartimenter la réalité et les images invoquées pour seulement adoucir la douleur ; elle oublie l'odeur ferreuse dans l'air et la fine pellicule de sueur qui la recouvre toute entière, l'effet désagréable de sentir sa chevelure flanquée contre ses tempes. Elle oublie même la sensation d'une chape de plomb qui la paralyse toute entière maintenant, maintenant que c'est fini. Son cœur s'est arrêté de battre en même temps que le Temps, la mesure désynchronisée dans ce dortoir de Serdaigle. Son dernier dortoir celui des cinquièmes années, considéré comme son dernier vrai foyer avant tout ça, avant la guerre, c'était là-bas qu'elle voulait accoucher avait-elle pensé, des heures plus tôt, quand Murtagh avait essayé de l'emmener jusqu'à l'infirmerie, jusqu'à Susan. Elle voulait être dans sa dernière maison pour donner la vie à sa fille et c'est ce qu'elle avait fait. Mais maintenant, elle n'est pas certaine de l'ingéniosité de cette idée. Le temps ne s'écoule plus ici et seuls les murs parviennent à imprimer le souffle coupé de Luna, l'expectative fébrile de cette sorcière perdue entre deux âges, deux ères, plus vraiment jeune fille mais pas encore tout à fait mère.

Moi. Une demie seconde. Le contrecoup de la naissance fait trembler Luna toute entière, inquiétant même le semi-loup un instant, jusqu'à ce qu'une première note, l'ouverture de la plus belle mélodie du monde, ne vienne percer le silence. Ce n'est que là qu'elle s'apaise et se détend assez pour finalement se laisser aller en arrière, guidée par Buckley sur la pile d'édredons qu'il vient de conjurer contre la tête de lit. Une seconde. Il aura fallu une seconde interminable (insignifiant grain de sable pour les sabliers du Temps, goutte d'eau significative pour l'océan dans lequel évolue la sorcière) au nouveau-né pour finalement pousser son premier cri. Lorsque Susan lui présente le petit être une première fois, Luna Lovegood est envahie toute entière par une sensation indescriptible et à jamais gravée dans sa mémoire: devant la minuscule silhouette fripée, hurlante, recouverte de fluides corporels et de sang, la blonde éprouve un sentiment qu'elle n'avait jamais expérimenté jusqu'à ce jour. Un sentiment aussi vieux que le monde.
Curiosité et admiration s'entremêlent tandis que du bout des doigts, elle retrace la tempe humide du poupon, apaisant systématiquement les hurlements ennuyés et douloureux s'échappant de lui. Un sourire rêveur lui relève la commissure des lèvres en entendant Susan lui annoncer qu'elle avait eu raison, que c'était une fille, une magnifique petite fille, et qu'elle revenait vite, juste le temps de vérifier que tout allait bien. Dès lors, elle ne fait plus attention à rien Luna, ignorant gestes particuliers et sortilèges spécifiques que prodiguent les deux médicomages sur elles deux, hypnotisée par tout ce qu'elle réussissait à entrevoir de la petite chose posée sur le lit à baldaquins d'à-côté. Même si elle essayait, Luna ne parviendrait pas à se dépêtrer de cette impression de tout savoir et de tout ignorer, simultanément, de cette vie qu'elle venait de donner. Il ne faut pas longtemps à Susan pour revenir et déposer délicatement le corps minuscule, nettoyé et langé, contre le cœur de la jeune mère. Son regard aimanté par les premières expressions de sa fille, elle ne suit que d'une oreille les conseils que lui murmure la brune. À la place, elle se laisse bien plus facilement aller lorsque Susan la dirige dans ses mouvements, lui fait imprimer les gestes précautionneux à retenir tout en la guidant, pour assurer la position du petit être contre le sien. Là, peau contre peau, Luna comprend enfin ce qu'elle est en train de vivre. C'est la voix chaude et emprunte d'un peu de fierté de Susan qui lui implante le concept à l'esprit, proférant de nouvelles félicitations et de nombreuses paroles rassurantes tout en recouvrant la mère et la fille sous un même drap. Là, peau contre peau, Luna sait que c'est la plus belle et la plus pure des rencontres qui lui ait été donnée de faire de toute sa vie.

Ensemble. Et le temps reprend finalement sa course. Un pressentiment plus qu'une certitude la détourne de son observation curieuse pour aller fixer la porte du dortoir, le battant s'ouvrant à la volée pour révéler la silhouette défaite et erratique de Rolf dans son encadrure. La vue de Luna est un peu brouillonne alors mais son attention va puiser dans ses dernières ressources pour rester focalisée sur lui. Son sourire n'est en aucun cas terni par la vision débraillée du sorcier, son air hébété et fatigué et rongé par Pré-au-Lard - qu'il vient clairement de quitter, comprend-t-elle, lorsque le messager s'excuse et explique pourquoi ils viennent seulement d'arriver aux médicomages, et si elle a toujours conscience de la présence des trois autres sorciers dans la pièce, l'impression qu'il n'y a qu'eux ici est plus forte que tout le reste: n'existe que lui, qu'elle, et leur fille. « Lesath, l'entend-t-elle croasser et c'est sans comprendre d'où ça pouvait bien venir qu'elle laisse un premier sanglot s'échapper de sa gorge, tout sentiment de plénitude envolé. Le prénom, inconnu et pourtant si familier, tombe sous le sens et rappelle à Luna des souvenirs qu'elle pensait avoir perdu à tout jamais. La ligne de mire tracée par Scamander est alors suivie par les billes de Luna et c'est naturellement qu'un second soubresaut vient la secouer, naturellement, juste parce que Luna voit la petite tête se redresser et retomber lourdement contre son buste par pur réflexe ; juste parce qu'elle vient de découvrir à quel point les petites lèvres du nourrisson étaient bien dessinées, à quel point c'était fascinant de les voir s'ouvrir puis se refermer sans discontinuer une fois le contact de sa peau retrouvé.
Sans doute est-ce à cause de l'exhaustion (ou de la douleur, ou du froid, ou de tout un tas de choses condensées qui n'ont attendu que ce moment pour exploser) qu'elle pleure ainsi, Luna, mais c'est sans aucun doute une impression incommensurable et un sentiment ineffable qui la font sourire et rire, et rayonner, dans le même temps: elle ne parvient pas à capter une seule émotion précise en elle à ce moment, seulement que c'est la joie qui prédomine de la rencontrer enfin. Le bonheur que Luna ressent à cet instant lui fait tout oublier, même la guerre; ne subsiste que l'amour brutal et instinctif et inconditionnel qu'elle ressent alors pour Rolf et pour leur fille. C'est sans un bruit que les deux médicomages et le troisième sorcier s'éclipsent du dortoir.
« Lesath, teste Luna dans un murmure, goûtant aux syllabes comme pour la première fois quand bien même elle les connait, reconnait, depuis longtemps, oui, Lesath. Lesath, c'est parfait, » Lovegood relâche alors le petit pied qu'elle tenait jusqu'alors dans le creux de la paume pour ressortir sa main de sous les draps, cherchant à l'aveugle la jambe de Rolf. Une fois trouvé, elle s'accroche à son genou du bout des doigts et ne semble pas prête à le lâcher, cette fois bien décidée à être celle qui le ramenait à la réalité. « Il y a quelqu'un que j'aimerais te présenter, baby, elle relève la tête vers Rolf et sourit instinctivement, simplement heureuse de le voir là ici, en vie, avec elles, totalement ignorante des nombreuses traces de boue et de sang qui le recouvre de la tête aux pieds, tu peux le voir? C'est ton père, Lesath. C'est papa, confie-t-elle d'un ton lointain, tout contre la peau fragile de la petite fille tandis que le regard trouble de Scamander termine d'entamer ses dernières réserves. « Tu veux la prendre? »

• • •

AND SO WE STOOD TOGETHER JUST LIKE THAT, AT THE TOP OF THAT FIELD FOR WHAT SEEMED LIKE AGES, NOT SAYING ANYTHING, JUST HOLDING EACH OTHER; WHILE THE WIND KEPT BLOWING AND BLOWING AT US, TUGGING OUR CLOTHES, AND FOR A MOMENT, IT SEEMED LIKE WE WERE HOLDING ONTO EACH OTHER BECAUSE THAT WAS THE ONLY WAY TO STOP US FROM BEING SWEPT AWAY INTO THE NIGHT.


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‹ âge : l'air d'avoir environ trente-cinq ans mais j'en ai réalité vingt-huit.
‹ occupation : un simple civil. Je m'occupe de la valise aux mille créatures de mon grand-père, même si le sortilège de la malle commence à faire des siennes...
‹ maison : serpentard.
‹ scolarité : 1987 et 1994.
‹ baguette : est rigide, sculptée d'une salamandre à sa base, longue de trente-quatre centimètres, est faite de bois de sureau et contient un crin de Kelpie.
‹ gallions (ʛ) : 1614
‹ réputation : je suis quelqu'un qu'il est difficile d'approcher.
‹ particularité : empathe. J'entends et ressens les émotions d'autrui.
‹ faits : je suis empathe et après avoir abusé de l'usage d'un Retourneur de Temps, mon corps est toujours désynchronisé et je parais avoir six ans de plus par rapport à l'âge que j'ai réellement. J'ai fait cavalier seul pendant des mois jusqu'à finalement rejoindre Poudlard mi-juillet 2003, où j'ai rejoint la Renaissance du Phénix. Mon surnom parmi les Insurgés était Oz.

Je vis avec Luna depuis la fin de la Guerre, et notre fille née à la fin de la Bataille, Lesath.
‹ résidence : sur le terrain Lovegood.
‹ patronus : un loup
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‹ risèd : rien de particulier. j'ai tout ce que j'ai jamais désiré.
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Lesath; Rolf sait que c'est son nom. Il sait aussi que les sang-purs comme lui aiment bien donner des noms alambiqués, après consultation d'un voyant, pour aller avec le caractère de l'enfant; il sait aussi qu'il s'en fout, il s'appelle Randolf après tout. Il sait qu'il y a trois mille traditions, trois mille rituels, les parrain et marraine à ramener, la gamine à garder secrète jusqu'à l'apparition de ses pouvoirs... et tout aussi bien qu'il sait ça, il sait que Lesath, car c'est son nom, ne grandira pas ainsi. Elle grandira avec la mère la plus formidable de tous les temps, au côté de la femme la plus incroyable de tous les temps, avec le nom de la personne la plus impressionnante sur terre. Lesath Lovegood.
Rolf ignorait, jusque là, qu'il existait tant d'amour dans le monde et que surtout, tout cet humour pouvait ainsi être concentré sur une seule et unique chose. Il s'approche sans y croire, s'attendant presque à ce que Luna lui dise de partir avec les médicomages et le troisième sorcier, lui dise qu'elle ne veut pas de lui, Rolf aux colères, aux caprices, à l'empathie débordant et aux larmes; Rolf qui l'a rejetée, qui aurait voulu la briser en apprenant son mensonge. Rolf pour qui il est difficile de faire faire confiance, Rolf pour qui il est difficile d'aimer. Rolf qu'elle ne peut pas aimer suffisamment pour ainsi le laisser s'approcher si près de l'être le plus magnifique et fantastique sur cette planète, et qui ne doit pas peser bien plus que cinq kilos. Il se sent si inutile, si grand, si gros, si lourd, si balourd, si stupide, à côté de Lesath, à côté de Luna qui, malgré les évidentes traces de fatigue et de douleurs réminiscences qui se lisent dans son Bruit et sur son visage, rayonne, rayonne vraiment, comme un soleil autour duquel Rolf orbite sans avoir peur une seule seconde de plonger de se brûler. Pour elle, il ferait tout; pour elles deux, il détruirait le monde à mains nues.

« Lesath. » Pendant un instant, le coeur de Rolf s'arrête de nouveau, puis se loge dans sa gorge, alors qu'il se rend compte qu'il fait la seule chose qu'il s'est promis de ne pas faire: imposer quoique ce soit à Luna, à propos de cet enfant, cette fille (elle avait raison finalement; il n'a douté qu'une seule seconde, ceci dit, elle avait l'air si sûre d'elle...). Mais le nom est tellement familier: l'étoile la plus brillante du Scorpion dans le ciel... et puis Lesath, le fils de Cara, celui qui trouvait des pierres dans la rivière et qui avait plus de sagesse en lui que Rolf dans son petit doigt.
Lesath. Luna tente le prénom du bout des lèvres et Rolf attend son jugement, le souffle coupé, jusqu'à ce qu'enfin: « oui, Lesath. Lesath, c'est parfait. » Il se permet d'expirer, soulagé, s'approchant lentement, irrémédiablement attiré, motivé encore plus par la main impérieuse que l'ancienne Serdaigle tend, qui trouve rapidement sa jambe, s'enroule autour et le fait presque faiblir et flageoler, s'asseoir sur le bord du lit; la seule raison pour laquelle il ne le fait, c'est qu'il est sale, en nage, ne mérite pas de s'approcher de trop, pas avec la boue et le sang et le reste.

« Il y a quelqu'un que j'aimerais te présenter, baby, » Quand elle relève la tête et lui sourit, Rolf sent un peu malgré lui des larmes lui monter aux yeux, ignorant complètement si c'est le mélange de la peur, de l'adrénaline et de la fatigue qui est en train de l'achever, ou alors le bonheur sincère qui transpire du sourire que Luna sur les lèvres. Il ignorait qu'autant d'amour existait dans le monde; il ignorait qu'on pouvait lui en dédier autant, aussi. « Tu peux le voir? C'est ton père, Lesath. C'est papa. » Papa. Un mot désormais étranger dans le vocabulaire du Scamander, oublié depuis des années. Papa. Papa. Il n'est pas père; il est papa, le tuteur et le gardien et le protecteur et le modèle et le père et le papa de Lesath jusqu'à la fin de sa vie. Tant de responsabilités, pour lui qui les a toujours fuies, celles-c! Tant de responsabilités, pour lui qui a toujours été... pas raccord, trop faible, trop lâche, pas assez loyal, trop froid, trop distant.
Mais Luna? Luna elle brise ses murs, elle défonce ses portes, elle va au-dessus de ses remparts. Luna, elle l'a détruit et ré-assemblé en un homme qu'il n'aurait pas reconnu, quelques années plus tôt. Un homme meilleur. Peut-être pas bien, et certainement pas parfait, mais un homme meilleur. « Tu veux la prendre? » Non. Oui. Il le doit. Il ne peut pas. Ses bras agissent pour lui même, ses mains sales se tendant sans qu'il y réfléchisse à deux fois.

Il devrait avoir peur. Non. Il a peur. Il sait qu'il va être assourdi, aveuglé, oublié au contact du Bruit de la petite. Il ignore si il va rester sur ses jambes. Il ignore si il ne va pleurer, ou mourir. Il a peur. Il a peur mais il a le besoin irrépressible de l'avoir dans ses bras alors quand Luna l'y dépose, Rolf ramène aussitôt sa fille contre sa poitrine, ses mains trouvant aussitôt une position confortable pour eux d'eux. Ce n'est certainement pas la situation la plus saine et sûre pour un nouveau-né, au milieu d'un château en guerre, dans les bras d'un père faible aux vêtements recouverts de poussière, de sang et de boue. Mais c'est tout ce qu'ils ont à lui offrir. Des ruines sur lesquelles ils peuvent construire un avenir meilleur.
Son Bruit qui s'entrechoque à celui de Rolf est pire que tout ce qu'il a jamais vécu jusque là.

C'est pire que de se faire trahir par Marie, c'est pire que d'être soumis au sortilège du Doloris au même moment où ses parents se font exécuter, c'est pire que lire la souffrance dans les yeux de Newt, c'est pire que perdre la moitié de son audition, c'est pire que perdre Coco, c'est pire que laisser partir Marie, c'est pire que de se regarder dans un miroir et comprendre qu'on est un lâche, un ingrat, un traître à soi-même. C'est pire que tout ça.
Mais c'est aussi mieux que tout ce qui existe sur cette planète, et que tout ce qui a existé. Quant à ce qui va exister, Rolf ne veut même pas y penser.
Le Bruit de Lesath est familier, violent, brutal, primaire. C'est des besoins et des ressentis plus que des envies et des sentiments, des émotions. Il n'a jamais vécu ça avant.

Il s'assied sur le bord du lit, ses bras comme un écrin autour de la chose la plus précieuse au monde, ses yeux rivés sur elle, avides de l'observer sous toutes les coutures. “ I love you, ” dit-il lentement, sans détacher son regard du bébé. Et puis finalement, ses yeux glissent sur le côté pour rencontrer ceux de Luna; il n'a jamais été aussi sûr de quoique ce soit dans sa vie avant ça, avant cet instant précis, avant Luna et Lesath, avant eux. Il ne se répète pas, ce n'est pas son genre, mais ses yeux, encore et encore, le disent pour lui.
Rolf sent que Lesath s'agite avant même qu'elle ne se remette à crier, après sa première goulée d'air; il tourne aussitôt le visage vers elle, tout absorbée par cette petite chose... agacée? terrifiée? “ Je t'aime toi aussi, ” dit-il précipitamment, pour pas faire de jalouse; en vain, elle se met déjà à crier, à demander quelque chose, et Rolf a tôt fait de la remettre dans les bras de sa mère en marmonnant un “ holy shit, ” perturbé, ses propres yeux déjà remplis de larmes. Jamais n'a-t-il autant remercié les cieux du temps passés entre le Temps, grâce au Retourneur de Temps: sans la maîtrise quasi-parfaite qu'il a de son don, il serait certainement roulé en boule sur le sol, à moitié mort. Il se penche et embrasse le front de Luna; dès que sa mère l'a serrée contre elle, Lesath s'est calmée. “ Désolé d'être en retard, ” murmure-t-il, respirant profondément, le nez dans ses cheveux, avant de se détacher. Aussitôt, ses yeux reviennent sur le bébé, incapables de s'en détacher trop longtemps. Il ignore si le petit miracle sera toujours là si il va se doucher rapidement, il ne peut pas détacher son regard de sa peau parfaite, ses petits pieds, son visage et ses yeux, Merlin, ses yeux.
Il sent le Rolf qu'il a été fondre, disparaître. Maintenant, il n'est plus seulement Rolf, il est papa.

• • •

You're asking me to define an abstract concept that no one has managed to explain since time began. You sort of sprang it on me. Why do we breathe air? Because we love air? Because we don't want to suffocate. Why do we eat? Because we don't want to starve. How do I know I love her? Because I can sleep after I talk to her. Why?
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(december 2003) ROLFLUNA#5 — YOU KNOCK ME OUT I FALL APART.

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