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sujet; Lord of the flies (seárnold)
MessageSujet: Lord of the flies (seárnold)   Sam 31 Déc 2016 - 19:21

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Tu zones dans la boutique, ton père s’est absenté. Très certainement en visite à l’hôpital. Une fois de plus, tu avais refusé de l’accompagner, ne supportant pas l’idée d’être confronté à Morrigan. Pour ça, tu préférais même faire le pied de grue dans la boutique. Et puis en plus de ça, il y avait quelque chose que tu voulais vérifier. Depuis quelques jours, tu avais remarqué un type qui traînait devant la vitrine, y jetait parfois un coup d’oeil avant de disparaître. Ces derniers temps, on avait observé une recrudescence de vols à l’étalage et de dégradation de biens publics, tu en voulais pour preuve que la boutique avoisinant la vôtre s’était retrouvée taguée, le message agressif assurant que le nouveau propriétaire n’était pas aussi blanc que les linges qu’il vendait. La police magique était plusieurs fois venue recueillir vos témoignages. Bien entendu, vous n’aviez rien vu ; mais de ton côté, tu ne restais pas indifférent face à ces actions.
Au moins, y’en avait qui agissait.

Tu avais beau être revenu à la maison, une nouvelle maison, papa t’avait même donné un semblant de responsabilité, et pourtant, tu n’arrives toujours pas à te faire à la vie civilisée. Ça n’avait été le fait que de quelques années et pourtant, les années décisives dans l’éducation -ou dans ton cas, de la non-éducation- puisque tu avais passé ton adolescence dans la nature ou, pour l’endroit le plus fréquenté que tu avais connu, dans les banlieues peu recommandables de la capitale française.
Autant dire que tu avais du mal à être très souriant avec les clients, sauf quand ils avaient l’air de gamins aussi paumés que toi.

Tiens, le voilà, il s’éclipse, discrètement, tu te glisses jusqu’à l’entrée, de sorte que, lorsqu’il revient, tu l’attends sur le pas de la porte.
Il doit avoir quelques années de plus que toi, les joues noircies par la crasse et une veste élimée sur le dos, ses lèvres rougies par le froid de janvier. Il a quelques années de plus que toi mais s’est pris la même guerre dans les dents. Sauf que lui, apparemment, il n’avait pas retrouvé ses parents au terme du conflit. Tu t’étais un peu remplumé, contrairement à lui, bien que tu te tiennes encore un peu de manière courbée, comme si tu étais à l’affût de tout ce qui se passe autour de toi.
D’ailleurs, tu le prends par surprise quand il finit par revenir. Passé le sursaut de surprise, il feint s’intéresser à toi.
« Tu bosses ici ? » Il a une certaine allure, sûrement dû au fait qu’il a l’air d’un chien errant. Tandis que toi, du temps où tu errais dans la nature, tu ne pouvais pas te vanter d’en jeter autant. Tu sais pas comment lui faire comprendre de manière stylée que c’est en réalité ton père qui la tient, que toi, tu jouais la secrétaire, et que bien entendu, tu n’avais jamais touché à une aiguille de ta vie. Mais ça, il est pas obligé de le savoir. « Ouais… bah ouais, si on veut » que tu réponds d’une voix rendue rauque exprès. « Pourquoi, t’es tatoueur, toi aussi ? Ou tu cherches à t’faire tatouer pour pas cher ? » Non parce qu’on te la faisait pas à toi. Les tatouages qu’il portait devaient dater du temps où il avait encore une maison, ou du moins du fric. Tu savais depuis ta tendre enfance que c’était pas donné de se faire magiquement marquer. Tu n’avais eu le courage que de t’affubler d’un faux tatouage moldu.

Il te jauge, cherche certainement à donner un âge à ta silhouette en pleine croissance. « T’en as pas marre de rester planté là ? » Bien entendu, si ça faisait plusieurs jours qu’il vous espionnait, il avait difficilement pu louper tes incessantes prises de bec avec ton père. « Tu sais que tu pourrais être plus utile, ailleurs ; c’est pas les engagements qui manquent avec la reconstruction du Londres sorcier… » Apparemment, il n’avait pas fait que passer, le bougre, il avait bien deviné ce qui ne collait pas chez toi. Tu tends l’oreille, trop piqué dans ta curiosité pour t’offusquer de sa remarque.
« On aurait bien b’soin de matos. Mais comme tu t’doutes, on est pas du genre à se fournir de manière légale ; si tu nous donnais un coup d’main, y’aurait moyen qu’on t’trouve une p’tite place parmi nous… »
Tu plisses les yeux. Une bande, du coup ? « Pourquoi moi ? » « Oh, va pas croire que t’es l’élu, mon grand ; c’est après ce que tu peux fournir qu’on en a. T’es pas encore engagé. » Tu baisses les yeux, fais la moue. Bah, si chiper deux-trois trucs dans l’atelier de ton père t’offrait un ticket de sortie pour une nouvelle aventure, tu signais direct.
Tu n’avais que dix-sept ans, après tout.
« Tiens-toi prêt, j’passe te chercher dans deux jours. D’ici là, procure-toi suffisamment de matos pour pas te faire tej’ à l’entrée, si tu vois ce que je veux dire. »

Ces deux jours avaient été les plus longs de ta vie, et aussi les plus angoissants. Parce que tu avais dû chiper du matos à Viktor sans qu’il s’aperçoive de rien, allant même jusqu’à faire tomber l’une de ses machines à tatouage sous son nez, histoire de prétexter que t’allais tout faire pour la réparer, hop, un aller simple dans ta besace.
A la veille du grand jour, tu avais à ton actif cette machine, quelques aiguilles neuves, une bonne réserve d’encre, des rouleaux de parchemin et même des produits désinfectants. Tu n’as pas fermé l’oeil de la nuit -d’un autre côté, ça faisait un moment que tu me faisais la conversation à la nuit tombée. « Tu es conscient que je vais devoir te suivre. » « Ouais bah pas un mot à Viktor, ok ? » « Non mais tu t’entends ? … Viktor... il s’agit de ton père, que diable ! » « Estime-toi encore heureux que j’l’appelle Viktor et pas Mor-… » « Arnold, il va falloir que tu songes à en parler à quelqu’un… et par là, je ne veux pas parler de ton petit pote des rues ou de sa bande à Avery*. » « Lâche-moi la baguette, Vince, tu sais très bien qu’ça changera rien qu’tu m’fasses la morale. » Le silence est retombé dans la chambre. Je n’arrivais pas à savoir si tu faisais semblant de dormir ou non.

« Par Merlin, c’est quoi ça ? Pourquoi t’as un fantôme qui t’suit partout ?? » Bien entendu, le lendemain, tu avais été pile à l’heure au rendez-vous, prétextant aller réviser chez un petit camarade fraîchement rencontré. Ce dernier, bien que pas là pour réviser, avait difficilement retenu sa surprise en me découvrant. « Eeeh, oué, j’sais, il était pas prévu dans le voyage, mais il caftera pas, il peut pas, tant qu’j’lui donne pas l’autorisation. » Le roublard me jauge, sans trop savoir quoi penser. « Bah, à tous les coups, ça va plaire à Mood. » « Ça s’appelle Vince, mon cher. » « Si tu veux. Au moins, y’en a un des deux qui sera pas dépaysé… »
Nous échangeons un regard sans pour autant trouver l’impertinence de demander pourquoi. A tous les coups, il n’aurait rien répondu pour ménager son entrée.
Et en effet, tu étais à mille lieux de t’imaginer que ta crise d’adolescence t’avait mené tout droit… dans un cimetière.
« T’es sûr qu’on est au bon endroit ? » Pas que tu commençais à baliser, mais disons que l’idée d’une embuscade venait seulement de te frôler l’esprit. Tu n’avais plus qu’à espérer qu’il te croit suffisamment damné et maudit, à trimballer un fantôme partout avec toi, pour prendre le risque de s’attaquer à toi. « Bah quoi ? T'as déjà peur ? Et t'as encore rien vu ; attends un peu de rencontrer not' chef ! »

*ndlr : en français dans le texte. Expression sorcière dérivée du moldu « la bande à Bonnot ».
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MessageSujet: Re: Lord of the flies (seárnold)   Mer 11 Jan 2017 - 12:19

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‹ âge : vingt-quatre ans.
‹ occupation : chef des Shadow Moses.
‹ maison : serdaigle
‹ scolarité : septembre 1991 et juin 1993.
‹ baguette : bois de vigne, ventricule de dragon et elle mesure vingt-cinq centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 1235
‹ réputation : je suis un meurtrier, un monstre.
‹ particularité : il a le Bole disorder. La maladie s'apparente à un trouble de la personnalité borderline couplé à de la magie. Mood ressent tout beaucoup plus intensément que les autres et sa magie déborde énormément à cause de ça. C'est généralement sans danger pour les autres, il faut faire attention à ne pas se prendre un éclair de magie quand il fait une crise. Le bout de ses doigts brûle pendant une crise, sa chair se consumme et ça devient noir une fois fini.
‹ résidence : comme toutes les personnes du gang, il loge au Wuthering Heights Cemetery.
‹ patronus : inconnu.
‹ épouvantard : l'obscurité.
‹ risèd : Mylan et lui, de nouveau ami, de nouveau complice.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t6942-mood-emperor-s-new-clothes
On lui a fait remonter l’info qu’ils avaient potentiellement une nouvelle recrue à lui présenter. Une recrue du style pouvant leur ramener du matos de qualité. Mood a pris un instant pour réfléchir. Il demande quel genre de matos, on lui répond que c’est surtout pour les tatouages, mais que c’est quasi neuf et que ça peut être revendu. Le matos qu’ils ont n’est pas de bonne qualité et la personne en charge des tatouages chez eux lui a dit qu’à force elle allait plus pouvoir tatouer parce que les aiguilles s’abîment de plus en plus et qu’ils n’en ont pas de rechange. Mood a consulté Sand pour savoir ce qu’elle en pensait et Crow et Fangs aussi. De nouvelles recrues peuvent être intéressantes surtout avec cette atmosphère de post-guerre. Tout le monde retrouve confiance petit à petit et ça devient difficile de trouver des enfants abandonnés dans les rues alors s’ils viennent directement de familles et qu’ils peuvent être utiles, pourquoi pas ? Mood ne peut pas cracher sur du matériel neuf et une paire de mains en plus. Il fait revenir le gars qui a repéré la potentielle nouvelle recrue. « Ramène-le. Et j’espère pour toi que ça ne sera pas une perte de temps. » L’autre hoche la tête avant de disparaître. Mood passe le reste de la journée à attendre s’informant auprès de quelques membres des dernières nouvelles du monde sorcier. Certains viennent avec moins de crainte dans les yeux, il a remarqué qu’on bafouille moins en sa présence. Peut-être parce que c’est lié au fait qu’il passe moins de temps à les frapper pour rien. Il a suivi les conseils d’Indiana sur le fait qu’il peut se montrer clément sur certains points afin de gagner la confiance des membres et leur faire avoir une dette envers lui. Dette qu’il pourra réclamer quand il veut par la suite.

Mais même.
En dehors de ça, sa magie qui crépite se fait rare. Il y a des moments où elle explose et lui avec, mais… c’est moins violent, ça fait moins mal. Il supporte. Il a eu cette période, il y a quelques semaines, où c’était pénible pour lui de se lever et d’interagir avec les autres sans trop savoir pourquoi, mais maintenant ça va mieux. Il s’est obligé à se lever, à faire ses affaires pour montrer qu’il va bien et que ceux qui complotent contre lui n’auront rien pour le faire tomber.

Mood redresse la tête lorsqu’il entend vaguement les bruits de pas dans les dédales menant au mausolée. Il voit apparaître deux personnes et…

C’est un fantôme ?
C’est un fantôme.

Une lueur d’intérêt s’allume dans le regard de Mood. Un fantôme hein ? Intéressant. Très intéressant. « C’est de toi qu’on me parle depuis deux jours ? » Fait-il à l’adresse du garçon. « On ne m’avait pas dit que tu viendrais accompagné. » Il tourne son regard vers l’autre garçon qui l’accompagne. « Mood, j’te jure je savais pas. » - « Ça va. » Répond-il agacé. « La prochaine fois renseigne-toi à fond. » Il détourne son regard vers le nouveau venu et ce fantôme. « Il est avec toi ? » Le gamin peut leur avoir du matos, c’était ce que lui avait assuré l’autre, mais là, si le fantôme est avec lui, ça peut prendre une dimension encore plus intéressante. « Oh pardon, je m’appelle Mood. Et elle, c’est Sand, mon numéro deux. » Fait-il en désignant son bras droit qui se trouve près de son siège. « T’as du matos intéressant à nous proposer à c’qu’on m’a dit. Montre pour voir ? » Il espère que l’autre l’a mis au courant qu’on vient pas les mains vides pour prouver sa valeur. Il lui a mené le fantôme certes, mais ça n’est pas assez. « Va nous chercher notre ink master. » L’autre s’éclipse. « C’est quoi ton nom et c’est quoi son nom ? » Finit-il par dire. Mood se lève pour faire les quelques pas qui le séparent du potentiel nouveau. Il a besoin de le jauger d’un peu plus près histoire d’en finir avec l’idée qu’il peut s’en faire. Selon ce qu’il a à leur proposer, il pourra vraiment leur être utile. Surtout avec le fantôme.

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MessageSujet: Re: Lord of the flies (seárnold)   Lun 16 Jan 2017 - 19:04

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A l’école, t’as toujours aspiré à faire partie des cool kids. Tu te disais que c’était dans l’ordre des choses, puisque tu considérais que tes parents étaient les plus cools de la terre. Tu ne te doutais pas une seconde qu’à l’école, papa tourmentait les gens, et tourmentait même maman. Tu ne t’en doutais pas et pourtant, c’était comme si tu étais condamné à suivre le même chemin que ta mère.
De fait, même si tu t’étais attiré les faveurs de minettes comme Calixe, il n’en restait pas moins que, de temps en temps, la belle enfant te laissait un peu de côté pour aller fréquenter le reste de son beau monde, abandonnant Blair à tes mauvaises blagues.
Ainsi, malgré ta jovialité et ton entrain, tu étais toujours laissé sur le pas de la porte de la chambre des gens stylés. A croire que ton engagement chez les Shadow Moses était une revanche prise sur tes années à Poudlard.

Pourtant, ça t’intimide toujours autant de te retrouver devant un aura charismatique. Malgré toute l’assurance dont tu te targuais, tu étais un Heidelberg, un Viktor junior qui se montrait particulièrement doué pour passer inaperçu ou se tirer en douce.
C’est donc presque d’instinct que tu te replies un peu sur toi-même ; tu te serais presque caché derrière mon dos si j’avais été plus consistant.
Par ailleurs, celui qui a l’air d’être le chef semble précisément intéressé par le halo verdâtre que je dégage. Mauvaise pioche, c’est toi qui voulais faire partie de leur bande, pas moi. J’irais presque croire qu’il s’adresse à moi quand il te demande si tu étais bien celui dont on lui parlait depuis un moment. D’un autre côté, ça aurait été trop lui demander, les gens ont tendance à oublier un peu trop rapidement qu’il n’y a pas si longtemps, j’étais un humain moi aussi.

Tu te gonfles un peu d’orgueil à l’idée qu’ils te pensent mon maître. Bah… si ça peut te faire plaisir. Tu avances d’un pas, en faisant glisser la lanière de ton sac le long de ton bras. « Un peu qu’il est avec moi » Ne fais pas trop le malin non plus, Arnie « on est lié par un serment » Ce rappel doit te serrer un peu le coeur, puisque j’étais censé avoir rempli ma mission une fois de retour dans ton foyer. Mais apparemment, comme j’étais toujours là, c’est que quelque chose clochait dans ta petite famille. Il faudrait juste pas que tu te mettes à raconter des bêt- « autant dire qu’il peut pas se barrer tant qu’j’lui en donne pas l’ordre » ouais voilà, des bêtises de ce genre-là. Je hoche la tête en ajoutant même une pointe de dépit à mon faciès, afin de leur montrer ô combien j’étais docile et résigné face à mon « maître ».

Tu fais un nouveau pas vers lui, presque révérencieux. C’est bien la première fois depuis un moment que je te vois témoigner du respect vis-à-vis d’un inconnu ; ton père en mangerait les dreadlocks de son épouse. « Mon père est tatoueur depuis un moment, donc son matos est nickel » expliques-tu en sortant précautionneusement les aiguilles et les dermographes. « C’est moi qui m’occupe de l’inventaire, donc j’peux vous garantir de renouveler l’encre régulièrement, si vous m’laissez du temps » A croire que rester en caisse t’a finalement servi, puisque tu leur étales la marchandise avec un sourire de businessman malgré tes mains qui tremblent.

Le chef se lève et se plante en face de toi. Tu n’as rien à lui envier de sa carrure, mais dans votre attitude, on distingue clairement qui dirige la partie. Tu te déplies un peu, lisses le survêtement que ton père avait réussi à t’arracher le temps de le laver, comme si tu te sentais en sécurité dans ces fringues de mauvais goût. L’idée étant de ne pas non plus paraître trop sûr de toi, au risque qu’il pense que tu le provoques. Tu gardes néanmoins en coin de bouche un rictus un peu charmeur. Tu vas même jusqu’à manipuler la machine à tatouages sous son nez, pour lui montrer que tu n’étais pas un novice dans la matière, quand bien même ils possédaient déjà leur propre tatoueur, savamment renommé l’ink master. Je roule discrètement des yeux devant tant de mise en scène. A croire que certains ne peuvent plus se passer des noms de code, malgré la fin de la guerre. Je me demande bien lequel ils vont te donner.
« Moi c’est Arnold ; et voici Vince. » Je crois les bras, faisant la moue ; je le sais suffisamment intéressé par mon état -quand bien même j’ignore encore à quelles fins exactes - pour jouer les fines bouches face à ce chef de gang en couche culotte.. « Tu sais, mon grand, tu n’as pas à avoir peur de me demander directement ; je ne mords plus. » C’est à ton tour de lever les yeux au ciel, craignant que je ne fasse rater sa petite cérémonie d’intégration. « Bon, il est lié à moi, mais il en fait encore parfois qu’à sa tête, hein, désolé… » rattrapes-tu, déjà bien docile pour quelqu’un qui n’était pas encore sous les ordres de cet intrigant de Mood.
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MessageSujet: Re: Lord of the flies (seárnold)   Ven 20 Jan 2017 - 16:32

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« Un peu qu’il est avec moi. On est lié par un serment » Les yeux de Mood se plissent. Il réfléchit à tout ce que ça peut lui apporter d’avoir un gars qui a un fantôme sous ses ordres. « autant dire qu’il peut pas se barrer tant qu’j’lui en donne pas l’ordre » Mood tourne sans tête dans la direction du fantôme. Il prend un air penaud tout en hochant la tête. Ce gamin peut vraiment contrôler un fantôme ? Les souvenirs de Mood le ramènent alors à Poudlard où il lui semblait que les esprits qui hantaient les murs du château étaient indépendants. Peut-être que c’est différent quand on sort de l’école et que ça se passe différemment dans le monde réel ? Mood n’en sait trop rien et il préfère le croire un peu. Le gamin fait un pas vers lui. « Mon père est tatoueur depuis un moment, donc son matos est nickel » Il ouvre son sac et Mood suit le mouvement de ses yeux. Tout a l’air quasiment neuf. Leur tatoueur va être content. Et lui aussi l’est. « C’est moi qui m’occupe de l’inventaire, donc j’peux vous garantir de renouveler l’encre régulièrement, si vous m’laissez du temps » Il fronce un peu du nez. Bon certes ça concerne un besoin secondaire, mais ils se doivent d’être efficaces quand il est question de vol alors du temps, ils n’en ont pas vraiment. Il essaie de ne pas trop montrer son mécontentement en repensant à ce que Mist lui dit à chaque fois : il faut qu’il ait de la patience avec les nouveaux. Ils ne peuvent pas être doués dès le départ, ça s’apprend à force d’être sur le terrain.

« Moi c’est Arnold ; et voici Vince. » - « Tu sais, mon grand, tu n’as pas à avoir peur de me demander directement ; je ne mords plus. » - « Bon, il est lié à moi, mais il en fait encore parfois qu’à sa tête, hein, désolé… » Un demi-sourire se dessine sur les lèvres de Mood. Le fantôme Vince a de l’audace, pratique pour un fantôme, il n’a pas cette peur qu’ont les autres : celle de se prendre des coups. Au pire s’il est trop audacieux, c’est Arnold qui paiera à sa place, ce n’est pas un problème. Il lève une main en guise de c’est pas grave. « Moi c’est Mood. Si tu fais l’affaire, faudra te trouver un p’tit nom. On fonctionne comme ça par ici. » Des pas se font entendre de nouveau dans les couloirs menant au mausolée. C’est que ça résonne beaucoup par ici. Mood penche la tête sur le côté avant de voir débarquer leur ink master. Il salue son supérieur avec un hochement de tête avant de se tourner vers le nouveau venu. « A c’qu’on m’a dit t’as du matos ? » - « Il est dans son sac. » Sans ménagement, l’ink master attrape la lanière du sac qu’Arnold porte pour jeter un coup d’œil à l’intérieur. Il émet un sifflement admiratif. « C’est pas d’la merde. » - « Et il pourra toujours te fournir quand tu commenceras à avoir b’soin de ce genre de matos. Son père tient un salon. » L’ink master tourne sa tête en direction d’Arnold et le détaille de bas en haut avant de poser son regard sur le fantôme qui l’accompagne. « C’est… normal t’inquiète pas. Il s’appelle Vince, il est avec notre camarade. » Fait Mood en souriant franchement. Le tatoueur finit par hocher la tête et il s’éloigne avec le matériel pour le détailler d’encore plus près. Mood n’a pas besoin de lui immédiatement. L’initiation n’est pas pour tout de suite. « Je crois que t’as fait un heureux, là. » La vieille machine qu’il a commence à faire un bruit étrange, il est plus que temps qu’il la change. « Alors, dis-moi, pourquoi t’as voulu suivre le pauv’type qu’est venu te chercher ? » Ils vont manquer de nouvelles recrues très rapidement avec la fin de cette guerre et c’est normal qu’ils commencent à voir directement dans les maisons, mais les sélections devront se faire à partir de là. Les motivations. Mood refusera totalement si ce n’est que la lubie d’un moment. On entre dans Shadow Moses, on meurt avec Shadow Moses. Et Mylan ? Mylan c’est son affaire. « T’as conscience que tu vas pas faire des trucs légaux par ici ? » Il préfère s’en assurer pour éviter de tomber sur l’un de ses gosses trop aimé, trop choyé et trop propre sur lui qu’il croise parfois dans les rues. « T’es plutôt doué en quoi en fait ? » Path ou Breaches ? Et Vince ? Vince pourrait servir de leurre pendant qu’un petit groupe s’occupe de dépouiller une maison ou les poches d’un inconnu. Mais ce qui est sûr pour l’instant, c’est qu’Arnold va finir sur le terrain.

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MessageSujet: Re: Lord of the flies (seárnold)   Lun 30 Jan 2017 - 21:14

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Tu ouvres des yeux émerveillés à l’idée de devoir te trouver un nom de code. Tu avais entendu dire qu’ils fonctionnaient ainsi dans la résistance de Potter que tu n’avais pas eu le temps de rejoindre. Cette futile perspective t’égaye plus que nécessaire, à mon avis. Ce Mood savait parler aux p’tits jeunes, à leur faire miroiter ce qu’il attend d’eux, avant même d’avoir émis un avis sur leur intégration. J’en serais presque à espérer qu’il te rembarre à l’entrée de la bande.

Le tatoueur fait irruption et sans le moindre signe de politesse, s’empare de ton sac. Je te vois bomber un peu le torse, rayonner, une fois de plus, quand il te désigne comme leur « camarade ». C’est donc ça, le bande secrète ? On y rentre comme on veut, juste en amenant un petit cadeau de bienvenu ? Je n’y crois pas, et toi non plus, Arnold, tu ferais mieux de ne pas t’enorgueillir trop vite.

C’est bien ce que je me disais, l’entretien d’embauche a tout de même un minimum de forme. Sa question nous fait échanger un regard presque complice. « Y’a des rumeurs qui courent un peu partout sur c’que vous faites, du coup sans vouloir vous offenser, j’ai passé la moitié de ma vie à en faire, des trucs pas légaux, comme tu dis » expliques-tu, maintenant ta voix le plus possible dans les tons feutrés pour ne pas avoir l’air de te foutre de lui. Disons que tu estimais activités illégales ce pour quoi on se plaignait d’eux dans les journaux ; tu étais loin de soupçonner la totalité et l’étendue de leur trafic et de leur influence sur le monde de la rue et de la nuit. J’espère que ton impertinence te vaudra de te faire chasser, mais qu’elle t’épargnera tout de même de te faire tabasser. C’est que tu en avais pris, des coups, quand on te prenait la baguette dans le sac au vol à l’étalage. Comme quoi, ça sert d’avoir des longues jambes et un fantôme à portée de main.
A croire que tu t’attendais à ce qu’il te pose la question suivante, puisque c’est presque sûr de toi que tu comptes bien lui étaler ta vie durant ces dernières années ; comme quoi, il fallait savoir tirer parti de tout et n’importe quoi. En une seule fois, sans que tu ne saches quoi que ce soit de lui, il allait en apprendre plus que ton père en un mois d’attention un peu maladroite.

« Hm, pour faire court » Et à partir de ce moment-là, on se doute que tu vas pas te faire prier pour étaler ton éprouvante vie « avant la fin de la guerre, mes parents étaient recherchés » Et bah, ça commence bien ; c’était déjà pas bien beau à voir, alors si en plus de ça, tu en rajoutes une couche, dans le mélodramatique… « du coup, après la bataille de Poudlard, on a dû fuir ; c’pour ça, après avoir perdu ma mère » Tu es vraiment ingrat, Arnie, tu sais très bien que c’est plus compliqué que ça, auquel cas je ne serai pas resté « j’ai vécu plusieurs années tout seul dans la nature ; que ce soit à Londres, en France, ou dans la forêt, et j’ai tout fait pour survivre, que ce soit dans la nature, ou en piquant des trucs. J’suis devenu un champion de la discrétion… et d’la course aussi, on peut pas réussir à tous les coups, hein ? » Un râclement de ma gorge phosphorescente. « Bien entendu, j’préfère être honnête avec vous » nan mais tu t’entends ? « Vince m’a donné un coup de main, de temps en temps. » Espèce de petit ingrat, si ça ne tenait qu’à moi, tu y serais resté-

Ton visage s’assombrit. « Le truc, c’est que maintenant que tout est fini, c’est dur d’oublier tout ça, de se réadapter à la vie normale. C’est comme si on en avait tellement chié qu’on n’avait pas envie d’oublier… J’suppose que c’est pour ça aussi, qu’vous continuez d’vivre à la dure… J’arrive pas à ne plus rien faire, je veux me bouger, c’est un truc que je n’peux plus éteindre, maintenant qu’c’est enclenché. » Le plus douloureux je crois, c’est que t’as choisi d’être sincère, sur ce point-là. « Tout seul j’arriverais à rien, y’m’faut un groupe, j’ai trop longtemps vécu tout seul. »

C’est dur de te voir mélanger tes récits d’aventure pour lui faire de la lèche et la vérité que tu dissimules derrière, comme un appel au secours sous cape. Ton père avait bien essayé d’y remédier en te refourguant l’accueil dans sa boutique. Mais c’était pas suffisant. C’était trop différent. Tu le sentais, que t’étais encore sur tes gardes, comme si tu te méfiais de tout le monde, comme si tout le monde voulait ta peau. Du coup, pour leur donner raison, tu passais de l’autre côté de la barrière, du côté obscur de la société.

Oh, j’espère que tu as honte de toi, Arnold, d’assassiner tes parents, au nez et à la barbe de gamins qui n’ont certainement plus la chance d’en avoir.
Cet insupportable sourire de guignol étire de nouveau tes lèvres pleines. « Alors ? J’commence quand ? ~ »
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MessageSujet: Re: Lord of the flies (seárnold)   Lun 3 Avr 2017 - 13:32

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‹ particularité : il a le Bole disorder. La maladie s'apparente à un trouble de la personnalité borderline couplé à de la magie. Mood ressent tout beaucoup plus intensément que les autres et sa magie déborde énormément à cause de ça. C'est généralement sans danger pour les autres, il faut faire attention à ne pas se prendre un éclair de magie quand il fait une crise. Le bout de ses doigts brûle pendant une crise, sa chair se consumme et ça devient noir une fois fini.
‹ résidence : comme toutes les personnes du gang, il loge au Wuthering Heights Cemetery.
‹ patronus : inconnu.
‹ épouvantard : l'obscurité.
‹ risèd : Mylan et lui, de nouveau ami, de nouveau complice.
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« Y’a des rumeurs qui courent un peu partout sur c’que vous faites, du coup sans vouloir vous offenser, j’ai passé la moitié de ma vie à en faire, des trucs pas légaux, comme tu dis » La bouche de Mood trésaille. Il aurait pu s’offenser et démarrer au quart de tour et lui envoyer un coup dans le ventre pour annoncer le moment du bizutage. Mais, il préfère l’écouter. Mist lui a déjà dit qu’écouter avant de taper c’est bien. Parfois mieux même. Il se contente de passer ses mains derrière son dos se donnant une attitude de chef un peu. « Hm, pour faire court, avant la fin de la guerre, mes parents étaient recherchés. Du coup, après la bataille de Poudlard, on a dû fuir ; c’pour ça, après avoir perdu ma mère, j’ai vécu plusieurs années tout seul dans la nature ; que ce soit à Londres, en France, ou dans la forêt, et j’ai tout fait pour survivre, que ce soit dans la nature, ou en piquant des trucs. J’suis devenu un champion de la discrétion… et d’la course aussi, on peut pas réussir à tous les coups, hein ? » Mood l’écoute attentivement. Le gamin a des capacités, il le voit de lui-même. Grand. Fin. Longues jambes. C’est sûr qu’il va pouvoir s’en sortir s’il est dans une situation compliquée. « Bien entendu, j’préfère être honnête avec vous. Vince m’a donné un coup de main, de temps en temps. » Il s’en doute, vu comment le fantôme tourne autour de lui et se manifeste de temps en temps en se raclant la gorge. Il a un rôle important à jouer dans la survie d’Arnold. « Le truc, c’est que maintenant que tout est fini, c’est dur d’oublier tout ça, de se réadapter à la vie normale. C’est comme si on en avait tellement chié qu’on n’avait pas envie d’oublier… J’suppose que c’est pour ça aussi, qu’vous continuez d’vivre à la dure… J’arrive pas à ne plus rien faire, je veux me bouger, c’est un truc que je n’peux plus éteindre, maintenant qu’c’est enclenché. Tout seul j’arriverais à rien, y’m’faut un groupe, j’ai trop longtemps vécu tout seul. » Mood sait qu’il ne peut pas s’intégrer dans la société et qu’il n’est bon qu’à des trucs illégaux parce que Mylan lui a fait connaître que ça. Il n’arrive pas à lui en vouloir de l’avoir fait ce qu’il est aujourd’hui. Bien au contraire. Mais il comprend le besoin qu’a Arnold de se bouger pour quelque chose. La cause des Shadow Moses est loin d’être juste, mais ils se font respecter au moins. « Alors ? J’commence quand ? ~ » Il a un sourire qui éclaire son visage. Mood, quant à lui, n’a pas bougé. Il l’a écouté tout du long, les mains derrière le dos à jouer et rejouer avec le zippo de Chains qu’il a sorti pendant l’histoire d’Arnold.

Il a l’air motivé, le petit. Il a les capacités aussi. Est-ce qu’il a la résistance seulement ? « Tu t’es déjà pris des coups ? » Demande Mood après quelques minutes de silence. « Le genre de coup qui te bloque la respiration et qui fait bien mal des jours après ? » Il détache ses mains et remet le zippo dans la poche de son pantalon. Toujours au même endroit, à la même profondeur. Mood fait un signe de mains à l’ink master pour qu’il aille chercher d’autres gars. Ils vont passer à l’initiation, les motivations d’Arnold semblent réfléchies. Manque plus qu’à voir s’il va résister. « Parce que tu te doutes qu’on est pas le seul gang en ville et que bien souvent, quand on rencontre nos rivaux ça peut partir très vite en baston. Du coup faut que j’m’assure que j’refile pas au Path ou au Breaches un gars qui s’écroulera au premier coup de poing. » Ils ne peuvent pas perdre du temps pour sauver quelqu’un qui résiste mal à des coups. Mood se doute bien que le fantôme Vince peut créer des diversions pour permettre à Arnold de s’échapper, mais un fantôme, on y passe à travers. Et selon qui il a en face, il peut mourir. Et Mood ne supporterait pas d’avoir un faible dans les Shadow Moses. « Tu permets qu’on teste ta résistance ? » Et sans plus de cérémonie, ni attendre son approbation, Mood lui assène un coup de poing dans le ventre. Il lève sa main pour stopper le fantôme. Techniquement, Vince ne lui doit rien alors s’il veut lui infliger les pires souffrances et les pires tourments il peut totalement. « Laisse, il n’a pas le choix de toute façon. S’il survit, il sera soigné. » Fait-il avec un léger sourire en coin. Il lui donne un deuxième coup à l’arrière de ses jambes pour le faire tomber en avant. En attendant, les autres arrivent. Ils sont trois. Trois gars qui vont passer Arnold à tabac pour tester sa résistance. « Il est à vous. » Il repense à Mist. Ils n’iront pas si fort cette fois. Comme elle l’a souvent dit, les avoir conscients c’est mieux que l’inverse en fait. « Oh et Arnold, si tu as envie de répliquer, fais-moi voir ça. » Il peut montrer qu’il a suffisamment les tripes pour se défendre, ça plaira d’autant plus à Mood. Les autres s’en donnent à cœur joie et les coups pleuvent. Mood surveille le fantôme quant à lui.

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MessageSujet: Re: Lord of the flies (seárnold)   Sam 8 Avr 2017 - 9:35

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A tout casser, je pensais qu’ils allaient te refourguer une mission d’essai et t’abandonner si ça tournait mal. Mission que j’aurais saboter, bien entendu, histoire que tu rentres au bercail sans plus tarder. Tu t’étais déjà trop attardé en leur compagnie, si bien que je me demandais de plus en plus s’ils pouvaient réellement te laisser repartir en un seul morceau. « Tu t’es déjà pris des coups ? » Ah bah tiens, quand on parle du loup-garou. A croire qu’ils étaient prêts à te les mettre eux-mêmes… C’est qu’il n’a pas eu l’air d’être impressionné pour un gallion, le petit chef, à jouer les grandes personnes, avec ses mains rangées dans son dos. Une posture qui ne lui va pas au teint, et qui jure avec sa gueule un peu fracassée et ses yeux qui ne semblent pas s’être assoupis depuis des décennies. Cet enfant a l’air si vieux qu’il en paraîtrait presque aussi mort que moi.

Je te vois hésiter. La question est plus délicate puisque sa réponse pas évidente. Tu ignores si tu dois mentir pour passer pour plus vigilant que tu ne l’es, quitte à ce qu’il soupçonne que tu mentes, ou dire la vérité, auquel cas tu admettais que ta légendaire discrétion ne marchait pas à tous les coups. C’est que tu en avais reçu, des coups. « Ouais, de c’genre-là, ouais, j’y ai eu le droit… mais qui s’est jamais trompé, hein ? » que tu essayes de rattraper, d’un haussement d’épaule badin, tandis que ton regard inquiet accompagne l’arrivée d’un trio de gamins des rues. Quoi, ils font partie du jury, eux aussi ? Non parce que, si c’est le cas, ils ont raté la moitié de l’entretien, hein ? A moins qu’ils ne prennent la relève pour d’obscures raisons.

A voir ton état de béatitude, on a plutôt l’impression que tu es en train de penser qu’ils viennent t’acceuillir chacun leur tour, comme si ce petit manège avait simplement suffi à te faire accepter. Sauf que ça aurait été trop facile. J’aurais dû le voir venir à des kilomètres, pour t’ordonner de t’enfuir. Peut-être que je l’ai effectivement vu venir ; et peut-être que j’avais besoin que tu te prennes une raclée pour te faire changer d’avis.
J’ai tout de même un tressaillement de l’au-delà quand Mood t’assène le premier coup. Je me rends bien vite compte à présent que mon intervention est inutile puisque impossible.

Je dois donc te laisser te faire prendre par surprise comme un novice. Moi, habituellement, je sers de diversion, bien qu’aujourd’hui, je me sente plus appât qu’autre chose. Appât que tu agites au-dessus de leur nez, sans même te rendre compte que tu as toi-même les pieds dans un piège à loup. Et j’espère pour eux qu’ils ne sont pas trop naïfs à penser que s’ils te perdent, ils me perdent aussitôt, si ce n’est avant, tellement ce spectacle est insupportable.
De voir ton corps ayant grandi trop vite se recroqueviller sur le sol comme une feuille morte. Te voir essayer de contrôler en toi toute la panique pour ne laisser rien paraître. Mood ne doit pas penser qu’il avait frappé juste, dans tous les sens du terme.

Quand les gémissements de douleur commencent à se faire trop nombreux, tu te décides à riposter. Sauf que tu ne sais pas te battre. En France, vous ne vous bagarriez jamais réellement. Et la plupart du temps, tu trouvais le moyen de te faire la belle avant que ça s’enflamme.
Tu es épais comme un clou et aussi ferme qu’une plume pour écrire. Mais néanmoins, tu as survécu pendant si longtemps que tu es nourri par un instinct qui, malgré tes lèvres et ton nez qui s’ouvrent comme des fruits trop mûrs, te fait attraper un bras trop près de ta bouche pour enfoncer tes dents dedans.
Il n’en fallait pas plus pour que tu te mettes à te débattre comme un grand diable. Tu n’avais aucune technique que celle de remuer des bras et des jambes et, grâce à ta taille, tu avais une allonge assez intéressante. On en rirait si je n’étais pas aussi inquiet.

Et cet ahuri de Mood qui ne semble pas disposé à lever le petit doigt. Je bous à côté de lui et m’en mordrais les lèvres si elles avaient encore une consistance.
Tout ce que je peux espérer, c’est qu’ils se lassent plus vite que toi. « Tu fais ça à tous les nouveaux ou juste parce qu’il t’a offensé ? » Je donne l’impression de n’en avoir rien à cirer, même si j’essaye surtout d’attirer son attention par ici. « Nan parce que la dernière société qui a misé sur la peur et la souffrance pour rallier ses hommes a pas fait long-feu si j’me souviens bien… »

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Dernière édition par Arnold Heidelberg le Sam 29 Avr 2017 - 20:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Lord of the flies (seárnold)   Mar 18 Avr 2017 - 16:59

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‹ occupation : chef des Shadow Moses.
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‹ scolarité : septembre 1991 et juin 1993.
‹ baguette : bois de vigne, ventricule de dragon et elle mesure vingt-cinq centimètres.
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Mood ne le montre pas, mais il se sent inquiet pour le pauvre gamin. Il a des parents qui vont l’attendre probablement et ça l’embêterait de devoir renvoyer un cadavre à la place. Les membres des Shadow Moses n’ont soit plus de famille, soit ne veulent plus en entendre parler ou se sont fait mettre dehors, mais pour Arnold, il n’entre dans aucune des deux cases apparemment. Alors oui, ça le gêne qu’on l’abîme un peu trop. Et quand il le voit riposter, ça tire un petit sourire à Mood parce qu’il se demandait quand est-ce que ça allait arriver et il voulait que ça arrive. Il est servi. Bon, il n’a pas l’air d’avoir l’habitude de se battre avec ses poings, Arnold, mais ça peut s’améliorer ça et ça s’améliore toujours quand on reste avec les Shadow Moses. Il y a des personnalités tellement susceptibles dans ce gang que les bagarres éclatent souvent dans le cimetière. C’est pas grave, ça forge le caractère et ça sert d’entraînement un peu. Ils se font pas toujours tabasser quand ils sortent en ville, mais quand c’est le cas, ils ne reviennent jamais indemnes ou ne reviennent pas tout court. Mood entend un des gars qui frappe Arnold geindre de douleur et répliquer un il m’a mordu ce con qui fait rire son chef. C’est bien ce qu’il pensait, il était débrouillard le petit et pas à court d’idées quand il s’agit de s’en sortir. « Fais pas ton faible, ça t’a surpris c’est tout. » Réplique Mood alors qu’il l’entend maugréer dans son coin en disant qu’il lui a fait mal aussi. Cette rébellion du côté d’Arnold semble lui avoir donné d’une nouvelle énergie. Il se débat maintenant et vu la taille du jeune homme, il arrive à tenir à distance ses adversaires. « Alors quoi ? Vous avez peur de quelques coups de pieds et de poings ? Vous voulez que je vous montre peut-être ? » Provoque-t-il en aboyant un peu. Il n’aime pas ce qu’il voit. Il sait très bien qu’il ne doit pas le faire tomber dans l’inconscience, mais là, ils reculent vraiment tous face à un gamin qui donne des coups à l’aveugle juste pour les éloigner ? Dans la rue, leurs adversaires n’hésiteraient pas un seul instant pour continuer. Les gangs entre eux ne font pas dans la dentelle. « Tu fais ça à tous les nouveaux ou juste parce qu’il t’a offensé ? Nan parce que la dernière société qui a misé sur la peur et la souffrance pour rallier ses hommes a pas fait long-feu si j’me souviens bien… » Mood en a oublié le fantôme. Il tourne sa tête dans sa direction et fronce les sourcils. « On a peur pour son protégé ? » Il a un ton légèrement moqueur ce petit con. Comme à chaque fois qu’on lui parle presque.

Les autres gars tentent tant bien que mal de continuer à faire pleuvoir les coups sur Arnold. « C’est l’initiation pour tous les nouveaux. La rue, c’est loin d’être un jeu et c’est la loi du plus fort qui règne. Si les nouveaux prennent ça pour une lubie ou quelque chose de facile, ils se trompent et faut bien leur montrer. » Il pointe le jeune garçon à terre. « Il résiste bien. On a b’soin de gars qui résiste parce qu’il suffit qu’on tombe sur d’autres membres d’autres gangs et c’est la baston assurée. Toi, t’es un fantôme, Arnold a bien expliqué que tu servais d’appât pour qu’il puisse s’enfuir, mais s’ils sont plusieurs et qu’ils sont séparés, ils peuvent surprendre ton Arnold et là… c’est pire que ce qu’on lui inflige là puisqu’ils iront jusqu’à sa mort. Ça peut être très rapide, un coup vraiment violent dans la nuque ou dans la gorge et c’est terminé, tu n’aurais pas le temps d’intervenir pour le sauver. » C’est important que le fantôme comprenne que c’est certes une pratique barbare et qui l’amuse peut-être un peu, mais qu’elle est nécessaire pour tester la résistance des nouveaux. « Après ça, il aura toujours le choix. Il pourra continuer, mais s’il ne se sent pas capable il rentrera chez lui et fera en sorte de nous oublier. Il a une famille autant pas qu’il gâche ça. » Il s’interrompt lorsqu’il voit un de ses gars qui commence à fatiguer. Inutile qu’ils s’épuisent trop, y en a qui partent en mission ce soir. « Ça ira, les gars, c’bon. » Exactement comme c’est arrivé, les coups s’arrêtent rapidement. Mood s’approche alors d’Arnold pour voir s’il est toujours conscient et surtout, toujours en vie. Sa gueule fait peur à voir et il semble transi de douleurs, mais il est toujours en vie. Le chef des Shadow Moses s’accroupit pour être plus proche de lui. « T’as bien résisté. T’as un peu fait flipper ton pote, mais t’es toujours en vie. »  Fait-il en posant une main sur son épaule. « Ça te branche toujours alors ? »

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MessageSujet: Re: Lord of the flies (seárnold)   Dim 30 Avr 2017 - 12:06

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Je n’ai jamais su dire si tu savais te battre. Tes coups n’ont rien de stratégiques, ils sont hasardeux, amples, tu sembles ne jamais viser personne mais grâce à ton allonge, tu atteins toujours quelqu’un. Peut-être que c’est ce qui lui plaît, au petit caïd, j’espère pour lui qu’il en profite bien, à défaut de faire cesser le lynchage. Et le pire dans tout ça, c’est que l’expérience est justifiée, apparemment. Je hausse un sourcil perplexe face à ses explications ; comme s’il pensait m’apprendre quelque chose ! Tu avais vécu dans la rue, peut-être aussi longtemps que chacun d’entre eux, et tout seul, en plus de ça. Bah, déjà, ils avaient vraiment pas l’air de rigoler, ni de prendre leur petite escapade dans la nature à la légère, c’était un bon point, en quelques sortes. « Merci bien de me rappeler mon inutilité, le jour où il est dans la mouise » raillé-je en faisant la moue. Jusqu’à présent, je n’avais jamais pu intervenir réellement, et c’était bien pour cette seule raison que je les avais laissés faire. Je n’avais rien d’un bagarreur, mais j’avais le maléfice rapide et concis de mon vivant, si bien que cette bande de jeunes délurés n’aurait pas fait long feu. « Parce que ce qu’il oublie de vous dire, le gamin, c’est que des passages à tabac du genre, il y a déjà eu droit, tu sais. » Quoi de mieux que de le prendre à parti, pour lui signifier que, si tu pouvais paraître facilement effarouché, tu n’aurais pas peur bien longtemps ; t’étais une grande goule, après tout.

La suite de son discours m’intéresse tout autrement. Comme quoi, tu aurais le choix entre rester et partir… Ce serait presque trop beau pour être vrai. Je dévisage le boss en herbe, cherchant à savoir s’il était sérieux ou si c’était une ruse de plus pour tester ta motivation. « On est réellement censé avaler ça ? Que vous allez le laisser partir comme si de rien était ? » Au fond de moi, bien sûr, j’aimerais que ce soit aussi facile. Si facile que tu ne le croirais pas, à tous les coups. « Au vu d’votre initiation, j’aurais pensé qu’on n’en ressortait pas vivant, de votre petite bande… genre la mafia, ou les mangemorts, quelque chose du genre ? » Bah, qu’est-ce que j’allais croire, ils n’étaient pas vieux, ces gosses, ils devaient pas tant savoir que ça ce dans quoi ils s’engageaient.

Sur un ordre soudain, la pluie de coups cesse. Tu avais cessé de te débattre un temps, parce que tu avais la désagréable impression de ne plus sentir ton nez. Et c’est avec la goule toute ravagée que tu te redresses, le nez et l’arcade sourcilière défoncés. Tu crois sentir une dent qui se déchausse, et j’aimerais penser que si tu as l’impression de sourire, c’est uniquement par crispation de tes muscles endoloris. « Ahah, il en faut un peu plus pour que j’passe l’arme à gauche » que tu ricanes. Comme si tu n’en avais pas pris assez. Encore heureux que le chef avait renvoyé ses zigotos au bercail. Pour le coup, j’aurais bien aimé que tu sois moins résistant, moins rôdé aux coups, afin qu’il te renvoie chez ton père fissa, et avec toute la honte et la moquerie qui vont avec un bannissement. Parce qu’il te donne le choix en plus !

« Zoner dans un cimetière ? Manquer de me faire laminer à chaque fois que je sors en ville ? Obéir à un type à peine plus âgé que moi ? » Derrière Seàn, j’agite ma main au travers de ma gorge pour te demander de la faire courte. Si ton père t’entendait- « J’crois que je pourrais pas faire enrager mon père plus que ça~ Vous pouvez compter sur moi ! » Je lève les yeux au ciel. Seàn t’aurait proposé de te raccompagner gentiment chez toi que tu aurais refusé promptement. Tu avais trouvé un filon pour faire le mur régulièrement, tu n’allais pas te faire prier. « Je suppose que je suis obligé de suivre, c’est ça ? » Tu m’adresses un rictus en coin, au fond duquel je décèle quand même un peu de désarroi. Tu savais pertinemment que je te servais de garantie, parce que sans moi, tu n’aurais jamais suscité leur intérêt. J’ai pas le choix, Arnie, c’est ta mère qui l’a dit. Satisfait de ma réponse, tu te retournes vers Seàn, fier de toi, la main tendue. « On commence quand ? »
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MessageSujet: Re: Lord of the flies (seárnold)   Mer 3 Mai 2017 - 18:54

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Mood a envie de lui répondre à ton service lorsqu’il lui fait remarquer que c’est sympa de sa part d’avoir pointé l’inutilité du fantôme le jour où Arnold se retrouvera face à des adversaires loin d’être stupides. Parce qu’ils ne sont pas toujours stupides dans la rue. Ça dépend des gangs, mais bien souvent, ils agissent selon un plan. Bien souvent. Il a une moue intéressée lorsque le fantôme souligne que le gamin a déjà eu droit à des passages à tabac dans les règles. Donc il connaît déjà les règles du jeu, il sait ce que c’est survivre. Oui, évidemment, avec la guerre et sa fuite, il sait survivre. « Ça n’empêche qu’on doit vérifier. La fin de tout c’merdier aurait pu relâcher son attention ou ses réflexes. » Il hausse les épaules quand il dit ça et ne peut pas s’empêcher d’esquisser un sourire sadique un peu. Pas d’excuses. Pour personne. Tabasser les nouveaux candidats, c’est une règle qu’il ne changera probablement jamais. Puis finalement quand Vincent évoque le fait que Mood est prêt à les laisser s’en aller sans aucune conséquence derrière, le petit chef ne peut pas s’empêcher de sourire à nouveau. Pas avec un air sadique cette fois, juste un sourire mystérieux. Il ne relâche jamais personne, c’est vrai, mais généralement personne refuse de s’en aller après avoir survécu. Soit ils meurent sous les coups, soit ils survivent. C’est pour ça qu’il peut se permettre ce genre de remarque. Ça l’amuse en plus.

Arnold finit par se relever. Sa gueule n’est pas belle à voir, mais les soigneurs du gang s’en occuperont à merveille. « Ahah, il en faut un peu plus pour que j’passe l’arme à gauche. Zoner dans un cimetière ? Manquer de me faire laminer à chaque fois que je sors en ville ? Obéir à un type à peine plus âgé que moi ? » Mood ne se sépare pas de son sourire, mais il est à deux doigts de lui en mettre une s’il continue à faire le fanfaron. Il en fait trop le gamin. Faut pas en faire trop avec Mood parce qu’il finit par s’agacer très rapidement. Il s’est calmé avec le temps (surprenant), mais faut pas trop le pousser non plus. « J’crois que je pourrais pas faire enrager mon père plus que ça~ Vous pouvez compter sur moi ! » - « Je suppose que je suis obligé de suivre, c’est ça ? » - « On commence quand ? » Arnold tend la main dans sa direction. Mood baisse les yeux sur ses doigts pointés dans sa direction. « Ravi d’savoir que tu t’décides à rester. » Il espère juste qu’il ne fait pas ça que pour faire enrager son père. Si c’est une sorte de provocation, faut pas qu’il la pousse trop loin et que son père commence à fouiner de leur côté. Ça va pas plaire à Mood ça. Il balance sa main à la rencontre de la sienne et la serre brièvement avant de la relâcher. Moins il a de contact physique avec les gens, mieux il se porte. « Va falloir qu’on t’soigne. » Quand il lui fera la visite, ils s’arrêteront à l’endroit où crèche leur soigneur pour qu’il s’occupe de lui avant ça : « Tu vas crécher chez ton père ou on t’prévoit un coin ? » Pour savoir et pour exiger sa présence ici aussi souvent que possible pour éviter d’éveiller des soupçons. Il pourra inventer n’importe quoi pour que son père lui lâche la cape tant qu’il ne lance pas son paternel sur leurs talons. « Quant à savoir quand est-ce que tu commences, tu vas d’abord rencontrer le chef du Path et le chef des Breaches pour voir quelle équipe tu vas intégrer. À partir de là, c’est eux qui prennent la relève. » L’un des deux viendra simplement lui faire son rapport et chez qui il a été affecté.

« T’as compris ? » Lui demande-t-il. Il sent bien que le fantôme est réticent à tout ça, mais qu’est-ce qu’il peut faire à part lui obéir ? « Vince ne dira rien à ton père au fait ? » Fait-il en le regardant d’un air soupçonneux. Il doit savoir que s’il rapporte quoi que ce soit, c’est Arnold qui en paiera le prix. Mais autant qu’il s’en assure, non ?

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