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sujet; CLAWS + « spinnet » is already dead (I killed her)

WIZARD • always the first casuality
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‹ disponibilité : dispo (2/3)
‹ inscription : 18/12/2016
‹ messages : 201
‹ crédits : metaphor.
‹ dialogues : #339999


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; jelena k w/ ariana grande ; calixe Davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ jcw ; even li w/ jeon jungkook.

‹ âge : 23 yo (08.01.81)
‹ occupation : patineuse artistique et étudiante à sawl centre.
‹ maison : slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : Koldovstoretz (92/93) & Poudlard (1993 à 1999).
‹ baguette : "bois" de rose : épines et élégance-douceur, deux facettes indissociables. elle mesure 28,8 cm, si grande pour une naine que c'en est risible, mais nell aime pouvoir dire aux machos la mienne est plus longue en une référence tout sauf innocente évidemment. elle contient un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 524
‹ réputation : jelena est une naine et un poids plume, mais un petit mètre cinquante-cinq d'ambition, de volonté féroce de toucher les étoiles, quitte à écarter ses adversaires par le biais de coups de pute. elle dégage quelque chose de snob, pour diverses raisons : colonne constamment droite et pas de danseuse assorti (déformation professionnelle oblige), la façon dont son nez se plisse de dégoût lorsqu'elle désapprouve quelque chose (et le commentaire qui vient avec : ew, sale.), ses remarques peu sympa, et puis les personnes qu'elle fréquente (de jeunes pro comme elle ou, au quotidien, ceux qu'on appelle flower squad, entre autres. quand elle s'emporte elle parle fort, vite et avec les mains, en un clin d’œil involontaire à ses origines ; et quand elle est bout de passion, rien ne l'arrête : sa tendance est à l'excès plutôt qu'à la mesure. on sait aussi d'elle qu'elle est une athlète talentueuse. cela dit, on ne la reconnait pas dans la rue comme on acclame les joueurs de quidditch : certains sports se suivent en permanence, d'autres à l'occasion puis s'oublient. celui de nell est à la fois aussi exigeant que la première catégorie et invisible que la seconde, ses médailles étant fêtées sur le coup puis vouées à prendre la poussière (les jours suivants, tout le monde sait que l'angleterre a eu l'or, l'argent ou le bronze, mais on ne sait plus trop le nom imprononçable de l'athlète l'ayant décroché).
‹ particularité : aucune capacité magique hors norme, mais une insensibilité à la douleur. ça peut sonner comme une chance, un super pouvoir presque, mais ne pas être capable de percevoir ses propres limites peut être un terrible handicap.
‹ faits :
23 yo • italienne et lituanienne • sang-pure • 4ème année à Sawl Centre: spécialisation en sport (patinage artistique) + option danse
au RU depuis ses 12 ans. • souffre d'orthorexie • sa mère, Azucena Del Vecchio (épouse Kuodzevikiute), était une patineuse de renommée internationale. Nell avait 13 ans quand elle est morte. • son père et sa belle-mère travaillaient au dpt de la coop magique internationale, Emilia siégeant à la CIMS et Mykolas étant ambassadeur de la Lituanie en Angleterre. tous deux ont été emprisonnés après la guerre, laissant le nom en disgrâce. • Nell a deux frères et une soeur, tous plus jeunes, majeurs mais pas indépendants. elle est responsable d'eux désormais. • elle a toujours tout sacrifié pour son sport, n'a donc pas fait tout ce que s'autorisent les jeunes en grandissant. aujourd'hui on lui reproche d'être certes remarquable sur la glace, mais trop technique, trop rigide, plutôt que sensuelle comme le voudrait le public. elle est supposée apprendre à s'amuser et tester ce qui hier lui était interdit, pour donner plus de vie et de dimension à ses prestations. • elle est pleine de vie et d'audace mais aussi de manières, de dégoûts, de jugements. • elle a une passion pour les voitures, son principal sponsor est dans le domaine et elle a peut ainsi étrenner une SpyderPosh dont elle est folle. • mi cute mi bitch: c'est la meuf qui fait des invitations sous forme de cupcakes personnalisés et qui laisse des messages adorables à ses proches, mais aussi celle qui, face à la pression ou à l'impression de risquer sa place et son avenir, recourt aux coups bas pour écarter les rivaux.
‹ patronus : un poisson des glaces. elle le déteste. y voit une injure, presque : créature faire pour survivre dans les eaux glaciales, pourvue d'un sang transparent ne contenant pas d'hémoglobine, mais des molécules spéciales qui s’attachent aux cristaux de glace lorsqu’ils se forment. comme si elle n'était pas humaine, au fond, mais juste la machine qu'on lui reproche d'être, juste un corps programmé d'avance. cela dit, l'image est adaptée : comme eux nell a appris à survivre privée de chaleur et elle s'est construit une carapace pour tout endurer. la glace est son domaine, le seul espace où elle est en contrôle.
‹ épouvantard : sa mère cinglant qu'elle est une incapable, insuffisante, ratée — personnification de l'échec.
‹ risèd : elle veut l'or, nell, rien d'autre. elle ne voit que ça, les médailles qui brillent et éloignent l'obscurité, la reconnaissance, elle veut s'entendre dire qu'elle est forte et excellente, qu'elle a réussi, surpassé sa mère et tous les autres. elle voudrait qu'on lui assure qu'elle a de la valeur, pour une fois. mais lorsque l'objectif est atteint, ce n'est jamais assez pour elle. elle en a toujours un nouveau, elle n'est jamais rassasiée. alors son désir n'évolue pas, parce qu'il ne sera jamais pleinement satisfait. peut-être parce qu'il n'est pas ce que son cœur désire de mieux — peut-être parce que quoi qu'elle en pense il ne suffira jamais à la combler réellement.
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Alicia "Claws" SpinnetLes rues sont des caniveaux géants, les caniveaux sont pleins de sang, et quand enfin les égouts déborderont, toute la vermine sera balayée. La crasse accumulée de leur sang indigne et de leurs corps souillés jusqu'à la moelle moussera jusqu'à leur taille, et tous ces êtres infâmes lèveront la tête et crieront « Sauvez-nous ». Et dans un murmure je dirai « Non ».
❝ We're running in circles again ❞war hero ; scénario de kbell

☇ pseudo complet & surnom(s) ; Alicia, affectueusement Ali, la belle époque. She's dead, souffle-t-elle aujourd'hui avec hargne. I'm not that girl anymore. Prénom trop lourd d'espoirs déçus, foutus, enterrés dans six petites lettres qui lui filent la nausée. Elle n'est plus Spinnet, non plus, il ne lui reste même pas ça, parce qu'elle s'est supprimée des registres liés à sa famille de peur qu'on ne s'attaque à eux pour l'atteindre. Elle s'est gommée des listes et elle s'est accordé un été pour rêver une vie à leurs côtés avant de leur dire adieu. Ne reste que Claws, toutes griffes dehors, dans un nid de cendres. Son pseudo d'insurgée constitue sa seule et unique identité aujourd'hui et, même alors que la guerre est achevée, elle peine à s'arracher à ce carcan là.
☇ naissance ; 80878, un accent signé Manchester qu'elle a presque entièrement perdu à force d'éloignement. Ses vingt-cinq piges devraient se compter en âge de chat : elle a cent trente ans et use ses neuf vies jusqu'à la trame.
☇ ascendance; moldue, déchéance ultime. Mais ce n'est pas par honte que Claws se saigne abonnement. C'est devenu une obsession. A force de s'entendre dire qu'elle était sale, harcelée par l'allégation perfide d'avoir des litres de fange épaisse bouillant dans les veines en lieu et place du liquide vital sacré, elle a nourri ce besoin dévorant de le voir, rouge sombre, brillant, métallique, fascinant. Elle le contemple et frémit sous la brûlure de ses poignets déchirés, laminés ; elle se tue un peu plus la nuit seulement pour mieux renaître au jour et jurer sur le champ de bataille qu'est encore Londres, que les sangs sont les mêmes, que seule l'âme est souillée.
☇ métier ; voilà que la table tourne, offrant aux rebelles d'hier la légitimité pour laquelle il se sont tant battus et à leurs bourreaux le plaisir de goûter aux barreaux de métal ou à l'angoisse de la fuite. Well, fuck them all. Claws veut porter la robe d'Aurors qu'ils pensaient avoir bien enterrée. C'est pas franchement qu'elle ait envie de se frotter au ministère, les politiques sont tous des enfoirés. Mais elle veut avoir tous les droits de taper sur les mangemorts et collabo encore en fuite, alors elle entame gentiment la formation pour être envoyée sur le terrain. Après... après on verra bien. Elle trouvera autre chose, ou elle sera déjà morte, qui sait.
☇ camp ; Claws a épousé la rébellion dans sa plus sordide expression. Tous les camps la rebutaient, si ce n'était celui des explosions : tel un monstre à trois tête, les belliqueux s'effondraient les uns après les autres seulement pour se multiplier. On a tenté les pourparler, les promesses creuses. On a tenté les larmes acides et la folle patience, les stratégies erronées, la logique décousue, mais la triste réalité a donné raison à Frank Hudson : les bombes font mieux avancer le monde. Alors pour voir avancer la guerre, elle a cogné sans compter le nombre d'os brisés. A présent, on pourrait la qualifier de moderniste. Le monde moldu lui est familier, elle connait ses avantages autant que ses failles, elle sait les emmerdes que causent ceux qui se foutent de la pollution atmosphérique et de tous ces autres sujets délicats qu'on ne prend jamais assez au sérieux. Mais elle sait aussi combien le progrès est merveilleux, et elle voudrait bien que les sorciers cessent d'être globalement aussi coincés et conservateurs et arriérés pour s'ouvrir un peu à l'avenir. A la différence, à la diversité, à la découverte, aux nouveautés.  
☇ réputation ; Difficile de se remémorer la fille qui était, mais n'est plus. La lumineuse Ali qui, à voler trop près du soleil, s'y est consumé les ailes. Claws est une brute couturée de cicatrices et peinte de cernes sombres. Claws est 1m57 d'agilité féroce et de haine, de muscles sur des os, sans un gramme de gras pour adoucir le creux de ses joues. Claws est un regard éteint qui ne s'éveille que lorsqu'on lui parle de s'entraîner ou de tailler du mangemort ; un sommeil difficile et léger qui s'effrite au moindre bruissement, une lame affutée sous l'oreiller, un prisme déformé par les coups encaissés. Anarchiste kamikaze. Period. C'est ainsi qu'on la décrivait, sur la fin de la guerre. Alors bien sûr, le triomphe des Phénix lui a valu d'être jugée. Procès rapide, car en établissant son profil on ne pouvait ne pas mentionner les supplices par lesquels elle est passée. Ciblée par la commission d'enregistrement des nés-moldus, l'échec de la bataille de Poudlard puis Akaban, rabaissée au statut d'esclave de Bones plus tard, droguée jusqu'aux yeux, trop souvent affectée aux combats de rebuts. On a étalé ses malheurs et ses hontes sur la place publique, on l'a érigée en martyre. Elle n'a pas reçu d'Ordre de Merlin, mais une prime modeste, un titre d'héroïne de guerre et les excuses du ministère au nom de ce que lui a fait subir le gouvernement précédent.
☇ état civil ; célibataire. Avant déjà, la confiance était dure à offrir. A présent, il n'en est tout bonnement plus question : il n'y a pas de trame disponible pour ça dans le canevas fait d'ombres et de carmin qui constitue désormais sa vie. Tout ce qu'elle fait sert un objectif, un but : voir s'effondrer les derniers vestiges de l'ancienne dictature. Raser jusqu'à ses racines pour que ne réapparaissent jamais l'idéal destructeur de feu Voldemort. Même le sexe, à ce stade, est un outil occasionnel : augmentation du flux sanguin dans le cerveau, apport d'oxygène et de nutriments, stimulation — dans les secondes qui suivent elle est plus productive, griffonne fébrilement sur des parchemins, jusqu'à ce que la fièvre retombe et que ses oreilles bourdonnent de nouveau de tous les cauchemars qui la bouffent au quotidien. à vrai dire, ça lui vient comme une épiphanie, exactement comme les élans de rage... c'est symptomatique.
☇ rang social ; ancienne rebut, ancienne hors-la-loi, nouvelle héroïne slash martyre — affranchissement physique durement acquis, mais esprit encore enchaîné par les souvenirs et la soif de justice.
☇ baguette ; 22cm d'ébène renfermant un cœur de dragon.
☇ épouvantard ; une arène cerclée de flammes et d'une masse de spectateurs aux cris assourdissants. Pas d'issue. Pas de cause. Enchaînement de combats égoïstes et sans règles, tantôt KO tantôt massacres en chaînes. Et les rires. Les paris. Les exclamations, l'engouement. C'est dans ces moments qu'elle se rappelle, comme un sursaut, qu'elle accorde une certaine valeur à sa vie : elle ne veut pas la gaspiller pour le plaisir ou l'adrénaline. Elle a besoin de la vouer à quelque chose de plus grand. Et l'arène est tout le contraire, l'arène est l'enclos étroit qui l'a rendue claustrophobe. L'arène est un sordide gâchis de temps et d'énergie et même sacré gagnant, on en ressort perdu, perdant.
☇ risèd ; voir tous les criminels de guerre payer.
☇ patronus ; les détraqueurs ont tout dévoré.
☇ particularités ; Son corps est un parchemin abusé, tanné, brûlé sur les bords, qu'elle effrite un peu plus chaque jour dans son acharnement à mettre les rangs ennemis à feu et à sang. C'est encore la guerre dans sa tête. Et la cicatrice retraçant deux baguettes croisées, en haut de sa cuisse gauche, vestige du tatouage infligé par Bones, ne fait rien pour l'aider à se regarder dans le miroir sans voir des mirages de guerre par-dessus son épaule.
☇ animaux ; on lui en confie parfois de faux, simulations proposées par le psychomage pour l'aider à maintenir ses capacités de compassion aussi longtemps que possible. Trop souvent, durant des épisodes de crise, elle s'en prend à ses faux compagnons. Et alors le compteur retombe à zéro. ça la fait flipper. Pour rien au monde elle ne prendrait la responsabilité d'une vraie vie, elle n'en a pas la force. L'idée de posséder un animal comme un objet (ce qu'elle a été elle-même) la répugne, et si elle serait tout à fait capable de donner à bouffer à des animaux errants, elle ne voudrait pas les avoir à ses côtés de façon quotidienne — perdre les pédales et passer ses nerfs sur eux la mettrait au rang des anciens maîtres de rebuts.
☇ Avis sur la situation actuelle :
Infect, le goût de la victoire. Héroïne de guerre, martyre. Une petite pension, quelques éloges, de la pitié, beaucoup. ça l'insupporte, tous ces visages, ces inconnus qui la contemplent en déroulant en pensée le fil de son existence. Elle se sent mise à nu. Infect c'est le terme. Alicia s'énerve des débats sur Akaban. Sur les détraqueurs. Elle est d'avis de leur donner à bouffer toutes les âmes des mangemorts attrapés puis de les exterminer à leur tour, fin de l'histoire. Pas besoin de discuter dix ans pour prendre une décision censée, bon sang. Le brainwashing, elle refuse d'y croire. Les premiers mangemorts ont plaidé avoir agi sous Imperium pour s'en tirer. Les nouveaux utilisent cette excuse qui n'est qu'un piètre remake, pour suivre les traces de leurs prédécesseurs. Mais si Face de Serpent est revenu une fois et les soit-disant innocents se sont aussitôt groupés autour de lui, alors elle n'a pas confiance. S'il se dresse un nouveau leader, les sang-purs ne se précipiteront-ils pas à ses pieds ?

☇ Infos complémentaires ;
Elle a eu un crush monumental sur Oliver "Ollie" Wood à Poudlard, mais n'a jamais tenté sa chance. Il était cool avec elle, mais bien populaire et inaccessible et elle s'est convaincue qu'elle n'était pas de taille. Elle n'est ni bisexuelle ni... quoi que ce soit, à vrai dire. Elle ne veut pas d'étiquette. S'intéresse juste à un être humain sans se questionner sur quoi que ce soit d'autre. Elle a été victime de moqueries pour son poids mais a refusé de s'en formaliser ou de changer pour "plaire". Cependant, elle a accepté une diète féroce lorsqu'elle est entrée dans le monde du quidditch professionnel et ne s'est plus jamais sentie tout à fait elle-même. Plus tard la vie de rebut l'a d'autant plus amochée. Elle ne ressemble vraiment plus à l'adolescente qu'elle était. Après Poudlard elle est passée pro au Quidditch, passion dont elle pouvait parler des heures et pour laquelle elle était prête à tous les sacrifices. Elle a intégré les Appleby Arrows, connus pour la brutalité de leur jeu. Elle y a connu des moments difficiles, a commis son de terribles erreurs. Comme une revanche, elle s'est vue privée de toute chance de reprendre un jour sa carrière, lorsque Bones l'a définitivement bousillée. Maintenant elle se raccroche à sa haine et une fois celle-ci assouvie, elle ne sait pas vraiment ce qu'elle fera de sa vie.

Après avoir échappé à l'exécution des rebuts le 5 juillet 2002, Alicia a été récupérée par les insurgés, et soignée, douloureusement sevrée de sa dépendance aux psychotropes magiques. Mais brûlant d'un désir de vengeance insoutenable, elle a rejoint les belliqueux, avec Letha Shacklebolt. Elle y a retrouvé Angie (Rocket) et McLaggen (Doxy).

Elle a refusé de rejoindre la RDP. Du foutage de gueule que ce groupe, à ses yeux. Une serment inviolable, et puis quoi encore ? Si elle est pour les mesures de sécurité maximales et la méfiance, ce choix n'était pas une option éclairée à ses yeux. Elle ne comprend pas les rebuts qui ont réussi à s'y plier, après avoir été forcés de courber l'échine une première fois, de se soumettre à un maître contre lequel un serment les empêchait de se retourner.

Brute, sauvage, haineuse. Mais ce n'est pas si simple : c'est une facette, pas un tableau complet. Alicia est malade. Pour comprendre pleinement ses élans de rage et d'agressivité, il faudrait percevoir ces cris dans sa tête, ces sifflements stridents, assourdissants. Punch-drunk, diagnostiqueraient les moldus s'ils pouvaient la disséquer pour observer les tissus et l'état de son cerveau, soumettre ses restes à une autopsie complète. Déficit d'attention, désorientation, violents maux de tête ; c'était ça, au départ. Elle était encore captive, les vertiges et tout le reste lui semblaient être le résultat de l'épuisement, des mauvais traitements. ça s'est dégradé. Souvenirs troublés, perdus ou déformés ; instabilité sociale, comportement erratique, erreurs de jugement. Elle ne sait plus qui sont ses amis, souvent il lui semble que tout le monde lui a fait du mal, ses réminiscences étant en plus cryptées par des hallucinations et souvenirs trafiqués. On a pensé que le côté autodestructeur venait de ses traumatismes, que les problèmes d'élocution et troubles de vision qui se manifestaient parfois étaient sans doute imputables à l'abus prolongé d'Orviétan et la désintoxication brutale.

La vérité, c'est que les chocs à répétition encaissés sur le terrain de quidditch, puis sur les rings, ajoutés aux violences et à la drogue, ne pouvaient que la déglinguer. Quand elle se risque à une introspection, elle a peur de la noirceur qui crépite à l'ombre de son âme.

Aujourd'hui, elle est suivie par un psychomage et s'est vue attribuer un traitement, condition sine qua none pour sa formation d'apprentie Auror. Ses cachets et potions sont prévus pour des troubles de comportement, principalement constitués de calmants et autres mixtures l'aidant à concentrer ses idées constamment éparpillées. A ceci s'ajoutent des séances durant lesquels elle est sensée parler de ce qui la fait dérailler, bien qu'elle ait encore du mal à coopérer à ce niveau (la première séance a été minable). C'est déjà pas mal, même si ce n'est pas tout à fait suffisant. Le problème, c'est qu'elle glisse tellement subtilement d'un état à l'autre (normalité vs crise) qu'on ne sait pas bien déterminer où s'arrêtent les limites de son caractère et où commencent le troubles.

Claws est humaine. Insoumise et malheureuse et blessante et blessée, âme égarée qui s'attendrit à la vue d'un corps abimé, cœur glacé que seule la chaleur des autres parvient encore à réchauffer. Bien qu'elle s'en défende, se dise uniquement mue par la soif de justice (vengeance), Alicia est en fait une sacrifiée : à terme, elle n'a jamais cessé de nourrir l'espoir fou de sauver des millions de vie. Si elle ne vivait pour les autres, elle ne vivrait pas. Militante dans l'âme, elle a quantité de causes à cœur et les défend comme elle vit : avec hargne et démesure. Elle fait partie de ces héros de guerre vite devenus une épine dans la chair de Véga Beales et sa Brigade de Police Magique, parce que figure récurrentes des manifestations — et puisque la BPM est à l'affut il faut faire preuve d'audace, quitte à se noter le message sur les seins plutôt que sur des pancartes qui seraient remarquées et interdites beaucoup trop tôt. A vrai dire, on l'aurait peut-être déjà foutue à la porte du bureau de la JM si le manque d'effectif n'appelait pas à des mesures un peu désespérées. Le problème, c'est qu'elle est efficace, alors tant que la chasse aux mangemorts est ouvertes et que les procès s'enchaînent, nécessitant autant de baguettes que possible pour assurer la sécurité, les blâmes et sursis dont elle écope ne sont que du vent. Quoique, le fait qu'elle soit entre autres opposée à l'abandon d'Azkaban joue probablement aussi en sa faveur. Les autres sorciers à s'opposer à cette requête inacceptable étant aussi extrêmes qu'elle-même, il n'est pas rare de les voir troquer les manif au profit de mises en scène : allongés au sol dans des positions inconfortables, enchaînés, des mudblood et autres insultes faussement gravés dans la chair, visages tuméfiés grâce à un maquillage plus vrai que nature. C'est complètement masochiste et elle est souvent au bord de la crise de panique lorsqu'elle rentre chez elle, tremblant de la tête aux pieds et peinant à respirer. Mais c'est pour la bonne cause. C'est pour que ses bourreaux SOUFFRENT et CRÈVENT.

Elle tente de renouer avec ses anciennes... plus proches amies. Le processus de guérison implique un tri de ses souvenirs — elle doit discerner ce qui a été faussé, faire la différence entre évènements réels et hallucinations, manipulations... Elle parvient à accepter par exemple, dans ses phases de lucidité, que Katie, Louise et Archer ont tenté de la secourir. Que l'échec n'était pas de leur faute, qu'il n'y avait ni coup monté ni trahison. Mais lorsqu'elle s'enfonce dans les crises, elle fait un rejet. A en croire son psy, il lui faut parvenir à accepter le brainwashing comme un fait plutôt que comme une mascarade et ainsi, pardonner tout à fait à Katie ce qu'elle lui reproche — ainsi, elle gagnera en stabilité à propos de ce fameux sauvetage.

La cicatrice laissée par son tatouage de rebut, sur sa cuisse gauche, se rouvre assez fréquemment. Il arrive qu'elle suinte la magie noire, substance liquide et fumante qui tapisse les contours de la plaie. Elle l'élance aussi, parfois sans raison, parfois à cause d'un cauchemar ou d'une réminiscence, parfois parce qu'elle a trop tiré pendant les entrainements. C'est encore pire, à vrai dire, depuis qu'elle a tenté de le découper par magie, après avoir pu s'échapper le soir de l'exécution des rebuts. Elle essaye vraiment de ne pas avaler des potions anti-douleur comme d'autres boiraient de l'eau, mais son corps est meurtri (elle sait qu'ils ont été laxistes par manque d'effectif, durant les évaluations physiques du test d'entrée en formation ; parce que si elle a l'énergie de se battre — ce sur quoi ils se sont concentrés — elle est aussi particulièrement fucked up, physiquement et psychologiquement) e t résister à la tentation s'avère difficile quand on est encore titillé par le manque laissé par l'Orviétan. Et quand la pression émotionnelle est quasi permanente.

Les simulations dans le cadre de la formation sont tantôt ses moments préférés, tantôt ceux qu'elle hait le plus. Elle aime quand on lui donne des trucs à exploser. Des attaques frontales. Parfois par contre, il est question de stratégie et souvent, de patience, durant des heures d'attente et d'observation en quête du bon moment pour intervenir. Ses jambes fourmillent d'agacement et il arrive qu'elle s'élance trop tôt, entrainant ses partenaires avec elle et écopant de remontrances qu'elle brosse d'un certes, mais on a réussi qui ne manquent pas de frustrer au plus haut point ses maîtres formateurs. Mais le pire, vraiment, c'est quand on leur confie des pantins creepy à secourir. Ils sont ensorcelés pour avoir un certain caractère, des réactions orales ; ils ont un poids (selon leur "taille" et leur "âge"), certains d'entre eux peuvent même bouger (et donner d'autant plus de fil à retordre à leurs sauveurs évidemment). Une fois, elle en a eu un tellement geignard et flippé sur les bras qu'elle lui a elle-même explosé la tête, déclarant forfait avec exaspération.

Elle devrait se sustenter correctement. ça fait partie de son deal avec le psy, de sa quête d'équilibre ; mais aussi de son rétablissement physique, son organisme subissant durement les contrecoups des mauvais traitements et de la mal(et sous)nutrition. Mais concrètement, Alicia vit surtout de café, de cigarettes et de bières. Elle enchaîne les premiers avec presque acharnement tout au long de la journée, tolère ses soirées grâce aux dernières. Quand elle ne court pas après des criminels de guerre ou n'est pas en formation, elle est soit dans un pub à boire un coup avec Rocket et Doxy, soit évanouie dans un lit pour retrouver de l'énergie avant de s'y remettre.

❝ The genesis ❞(chrono)

☇ (1966-70) La Femme mystifiée. American woman bercée par la vague féministe du début des années 60, Rachel Foster a 11 ans lorsque est créée la National Organization of Women (NOW) luttant contre les discriminations. Ce vent de changement fait très tôt naître en elle la soif de faire valoir ses droits, de défendre l'égalité entre les sexes et plus, entre les êtres humains de toutes origines. Le 26 août 1970 la trouve dans la rue, du haut de ses 15 ans, aux côtés des militantes ayant délaissé leurs tâches ménagères et conjugales pour participer à la grève nationale des femmes. Elle en fait dès lors son cheval de bataille, manifestant et participant à des associations dénonçant l'oppression dans tous les aspects sociaux et défendant le droit pour les femmes de disposer librement de leur corps (différence entre sexualité et la procréation), le droit à l'avortement et l'amélioration du quotidien.

☇ (1977) Le maillon faible. Le petit ami de Rachel, Franklin Spinnet, la demande en mariage en apprenant qu'elle est enceinte. Elle refuse, peu encline à se laisser enchaîner, tout sauf convaincue par ses motivations et surtout, irritée par sa passivité et son refus de s'impliquer dans le combat des noirs américains, alors même qu'il est directement concerné. Les disputes se multiplient au sein du couple : il souhaite qu'elle se pose, cesse de courir le pays au nom de toutes sortes de causes, cesse d'étudier (elle souhaite devenir professeur d'université) et de rêver d'un bon métier. Il la couvre de cadeaux qu'elle exècre — achète une maison avec jardin pour leur future famille, des appareils ménagers lui étant destinés ; étouffée par ses attentions maladroites et surtout, fascinée par la correspondance qu'elle entretient depuis quelques mois avec Marsha Rowe, journaliste anglaise et co-créatrice du magazine féministe Spare Rib, Rachel prend un vol pour le Royaume-Unis après qu'une rencontre ait été organisée avec Rowe. Elle reste vague quant à la date de son retour — qui n'a finalement jamais lieu. Rachel est engagée comme chroniqueuse de Spare Rib, continuant ses études en parallèle, dans une bonne université anglaise.

☇ (juillet 1978) Seconde vague. Elle donne naissance à une fille qu'elle nomme Alicia, s'inspirant de deux femmes l'ayant marquée : Alice Hamilton, première femme nommée professeur de faculté à l’Université Harvard et Alice Paul, morte en juillet de cette même année 77, suffragette ayant contribué à l'obtention du droit de vote des femmes aux États-Unis en 1920. Franklin reconnait l'enfant et lui donne son patronyme, bien que la relation du couple batte de l'aile et s'achève par courrier. Alicia le voit une fois par an durant ses sept premières années de vie. Après quoi, il ne représente plus dans sa vie que quelques clichés jaunis, lettres, cadeaux d'anniversaires et une pension annuelle qui cesse à sa majorité.

(1979-85) Le cinquième élément. Rachel connait quelques histoires sans profondeur. Aucune qui la passionne plus que son métier, ses associations et ses rivalités. Elle ne joue clairement pas dans la même cour que Witherow, éditeur en chef du Sun, et pourtant leurs prises de bec sont aussi passionnées que houleuses — il aime la faire sortir de ses gonds. Personne n'est véritablement surpris lorsque, tout en rageant quotidiennement sur tout ce qu'il a d'insupportable, Rachel se retrouve dans une relation confuse avec lui. Witherow, en dépit de ses défauts et de son arrogance, a toutefois ceci d'exceptionnel qu'il ne tente pas de la dompter, bien au contraire. Il la pousse toujours plus loin, s'amuse de son caractère de feu, aussi provocateur et irrévérencieux qu'elle peut l'être ; l'attise, même, et l'aide subtilement à avancer dans sa carrière, à se créer toujours plus de contacts. Ils emménagent ensemble en 1980 et quand elle tente de prendre ses jambes à son cou en se découvrant de nouveau enceinte début 84, il parvient à la convaincre qu'elle n'a aucune raison de fuir. Elle donne naissance à une deuxième fille, pour son plus grand plaisir, et la nomme Yoko, du nom de l'épouse avant-gardiste et féministe engagée de John Lennon.
☇ (1985) Mage-guerrier. Les pouvoirs d'Alicia commencent à se manifester. Un sale gosse à l'école se moque de sa meilleure amie d'enfance et brusquement, le chewing-gum bleu qu'Ali avait dans la bouche se retrouve étalé à l'arrière du crâne du bully. Le lendemain, il arrive à l'école complètement chauve, rasé de près par sa maman. Plus tard, elle en pince pour un autre gamin et tandis qu'elle l'observe à la dérobée, deux crayons du pauvre garçon échappent à sa prise et se retrouve enfoncés dans ses narines. Alicia est assise trop loin pour qu'on l'accuse de quoi que ce soit, mais elle sait que d'une manière ou d'une autre, elle a causé l'incident. S'en suivent d'autres inexplicables étrangetés, qui passent pourtant sous silence. Ali n'est pas la princesse en détresse des dessins animés, elle en est le mage-guerrier.

☇ (1989) Nouveau monde. Les anomalies sont expliquées lorsqu'elle reçoit, l'année de ses onze ans, la visite d'une sorcière affirmant Ali dotée de pouvoirs magiques. Elle lui remet la lettre qui changera le cours de son existence : missive d'admission à Poudlard. Witherow, mû par son irrémédiable quête de scoop, passe des jours à argumenter sur la nécessité de révéler à tous l'existence des sorciers, mais Rachel menace de disparaître de sa vie en emportant les filles, et il se tait.

❝ Nothing compares to you ❞Deux mots sur l'IRL

Appelez-moi heresy./Lydie. J'ai #team24yo, je viens de France et j'ai connu le forum via téhé. Si tout va bien vous me verrez connecté(e) 7 jours sur 7. Pour les scénarii uniquement : j'ai l'aval du créateur concernant ma fiche [] oui / [] non.

Approuvé par le Ministère de la Magie


Dernière édition par Alicia Spinnet le Dim 29 Jan 2017 - 22:09, édité 18 fois
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WIZARD • always the first casuality
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‹ disponibilité : dispo (2/3)
‹ inscription : 18/12/2016
‹ messages : 201
‹ crédits : metaphor.
‹ dialogues : #339999


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; jelena k w/ ariana grande ; calixe Davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ jcw ; even li w/ jeon jungkook.

‹ âge : 23 yo (08.01.81)
‹ occupation : patineuse artistique et étudiante à sawl centre.
‹ maison : slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : Koldovstoretz (92/93) & Poudlard (1993 à 1999).
‹ baguette : "bois" de rose : épines et élégance-douceur, deux facettes indissociables. elle mesure 28,8 cm, si grande pour une naine que c'en est risible, mais nell aime pouvoir dire aux machos la mienne est plus longue en une référence tout sauf innocente évidemment. elle contient un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 524
‹ réputation : jelena est une naine et un poids plume, mais un petit mètre cinquante-cinq d'ambition, de volonté féroce de toucher les étoiles, quitte à écarter ses adversaires par le biais de coups de pute. elle dégage quelque chose de snob, pour diverses raisons : colonne constamment droite et pas de danseuse assorti (déformation professionnelle oblige), la façon dont son nez se plisse de dégoût lorsqu'elle désapprouve quelque chose (et le commentaire qui vient avec : ew, sale.), ses remarques peu sympa, et puis les personnes qu'elle fréquente (de jeunes pro comme elle ou, au quotidien, ceux qu'on appelle flower squad, entre autres. quand elle s'emporte elle parle fort, vite et avec les mains, en un clin d’œil involontaire à ses origines ; et quand elle est bout de passion, rien ne l'arrête : sa tendance est à l'excès plutôt qu'à la mesure. on sait aussi d'elle qu'elle est une athlète talentueuse. cela dit, on ne la reconnait pas dans la rue comme on acclame les joueurs de quidditch : certains sports se suivent en permanence, d'autres à l'occasion puis s'oublient. celui de nell est à la fois aussi exigeant que la première catégorie et invisible que la seconde, ses médailles étant fêtées sur le coup puis vouées à prendre la poussière (les jours suivants, tout le monde sait que l'angleterre a eu l'or, l'argent ou le bronze, mais on ne sait plus trop le nom imprononçable de l'athlète l'ayant décroché).
‹ particularité : aucune capacité magique hors norme, mais une insensibilité à la douleur. ça peut sonner comme une chance, un super pouvoir presque, mais ne pas être capable de percevoir ses propres limites peut être un terrible handicap.
‹ faits :
23 yo • italienne et lituanienne • sang-pure • 4ème année à Sawl Centre: spécialisation en sport (patinage artistique) + option danse
au RU depuis ses 12 ans. • souffre d'orthorexie • sa mère, Azucena Del Vecchio (épouse Kuodzevikiute), était une patineuse de renommée internationale. Nell avait 13 ans quand elle est morte. • son père et sa belle-mère travaillaient au dpt de la coop magique internationale, Emilia siégeant à la CIMS et Mykolas étant ambassadeur de la Lituanie en Angleterre. tous deux ont été emprisonnés après la guerre, laissant le nom en disgrâce. • Nell a deux frères et une soeur, tous plus jeunes, majeurs mais pas indépendants. elle est responsable d'eux désormais. • elle a toujours tout sacrifié pour son sport, n'a donc pas fait tout ce que s'autorisent les jeunes en grandissant. aujourd'hui on lui reproche d'être certes remarquable sur la glace, mais trop technique, trop rigide, plutôt que sensuelle comme le voudrait le public. elle est supposée apprendre à s'amuser et tester ce qui hier lui était interdit, pour donner plus de vie et de dimension à ses prestations. • elle est pleine de vie et d'audace mais aussi de manières, de dégoûts, de jugements. • elle a une passion pour les voitures, son principal sponsor est dans le domaine et elle a peut ainsi étrenner une SpyderPosh dont elle est folle. • mi cute mi bitch: c'est la meuf qui fait des invitations sous forme de cupcakes personnalisés et qui laisse des messages adorables à ses proches, mais aussi celle qui, face à la pression ou à l'impression de risquer sa place et son avenir, recourt aux coups bas pour écarter les rivaux.
‹ patronus : un poisson des glaces. elle le déteste. y voit une injure, presque : créature faire pour survivre dans les eaux glaciales, pourvue d'un sang transparent ne contenant pas d'hémoglobine, mais des molécules spéciales qui s’attachent aux cristaux de glace lorsqu’ils se forment. comme si elle n'était pas humaine, au fond, mais juste la machine qu'on lui reproche d'être, juste un corps programmé d'avance. cela dit, l'image est adaptée : comme eux nell a appris à survivre privée de chaleur et elle s'est construit une carapace pour tout endurer. la glace est son domaine, le seul espace où elle est en contrôle.
‹ épouvantard : sa mère cinglant qu'elle est une incapable, insuffisante, ratée — personnification de l'échec.
‹ risèd : elle veut l'or, nell, rien d'autre. elle ne voit que ça, les médailles qui brillent et éloignent l'obscurité, la reconnaissance, elle veut s'entendre dire qu'elle est forte et excellente, qu'elle a réussi, surpassé sa mère et tous les autres. elle voudrait qu'on lui assure qu'elle a de la valeur, pour une fois. mais lorsque l'objectif est atteint, ce n'est jamais assez pour elle. elle en a toujours un nouveau, elle n'est jamais rassasiée. alors son désir n'évolue pas, parce qu'il ne sera jamais pleinement satisfait. peut-être parce qu'il n'est pas ce que son cœur désire de mieux — peut-être parce que quoi qu'elle en pense il ne suffira jamais à la combler réellement.
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❝ memory lane ❞98-01 ; Azkaban
Elle est omniprésente. La saveur saline, agressive, piquante. A titiller sa langue assoiffée, à blanchir ses membres asséchés, à brûler ses plaies mal soignées, à saloper la bouillasse infâme qui constitue sa pitance. Portée par la mer déchainée qui brise ses hautes vagues sur les rochers coupants qu'elles érodent, elle se faufile à travers les barreaux qui cloîtrent la meurtrière découpée dans le mur de pierre. Perfide, sournoise, elle sature l'air. Chaque souffle. Chaque battement de paupière. Du bout de ses lèvres déchirées, Alicia compte les jours, les heures, murmures étouffés par le hurlement du vent. Elle s'égare, divague, tandis que les heures s'enchaînent et se ressemblent : toujours le même cauchemar. La solitude lui ronge les nerfs, refrain assassin. Seule avec les souvenirs qui s'étiolent, les sentiments qui proportionnellement, s'exacerbent. Injustice. Colère. Peur. Peur. Terreur.

Et il y a ces relents putrides, malsains, qui suintent des dalles séculaires.
Tout est noir. Le plafond, le ciel, la magie qui hante chaque creux et mont du rocher dressé sur les flots sans fond.
Cet endroit maudit empeste mort et haine. Elle vacille, bordant le précipice, restes de raison menaçant de sombrer dans le néant.

Et tout à coup ils brisent sa solitude. Précédés par une brume qui glace du corps à l'âme, traînant leurs défroques entre les cellules solitaires et dévorant tout ce qu'il reste de lumière. Ali secoue frénétiquement la tête, refus étranglé, muet. Mais la créature des ténèbres qui se penche sur elle est aussi irrémédiablement aveugle que sourde à toute once de compassion — elle s'enivre de toutes onces d'espoir, se repait de désarroi, aspire avec avidité les trésors que recèle son cœur.
1994. C'est qu'un con ! J'les trouve canons tes courbes. Audrey ponctue ses mots de réconfort maladroits de baisers claqués dans l'air, paupières battant follement et lèvres exagérément ourlées tendues en avant, mains baladeuses tentant grossièrement d'agripper tout ce qu'elles peuvent. Oh putain mais t'es tellement creepy aRRÊTE ! Alicia clame en retour entre deux éclats de rire en se tassant au possible contre la portière de la voiture, mais l'habitacle de la bagnole du père de Katie (qu'elles n'ont pas encore l'âge de piquer, mais tant que personne ne sait c'est pas grave si ?) n'offre pas beaucoup de marge. Sa tentative de fuite avorte lorsqu'elle se claque l'arrière de la tête contre la fenêtre close. Ses mains repoussent fermement l'assaillante et la taquinerie vire à la bagarre, ponctuée de rah rah mama stirring up crazy confusion causing drama- YOU'RE PLAYING HARD TO GET I'M LONG AND I'M STRONG sur un air de Heavy D. Quelque part dans l'affaire le pied d'Audrey chope Angie en plein côté (c'était couru d'avance, voué à arriver tôt ou tard) ; les râleries exaspérées leur demandant de cesser leur manège avortent aussitôt : Angelina passe en mode revanche et en un instant, Audrey est taclée entre les deux filles sur le siège arrière, hurlant comme une banshee, tandis que Katie se moque allégrement derrière son volant, Leanne trop occupée à se tartiner de rouge pour se soucier de ce raffut habituel. La capharnüm ne se calme que lorsque Audrey claque la cuisse d'Alicia et lève les mains en signe de reddition. Tu promets de bien te tenir si je te lâche ? Angie ne cille même pas, dépourvue de pitié, mais Audrey lui sort son regard de biche qui lui vaut sa liberté. Enfin, c'que je voulais dire avant de me faire sauvagement attaquer- Pardon ? Qui a commencé en me foutant son talon crade dans le flanc ? J'étais même pas dans l- C'EST QUE t'es cool Spinnet et t'es belle comme t'es alors si ces gros losers à l'école disent le contraire, rien à battre, moi j'te pécho volontiers. T'es mignonne mais t'es pas mon style blondie. Si j'étais d'ce bord je lorgnerais plutôt le beau cul d'Angie, son obsession pour le Quidditch paye. ça ne l'empêche pas de passer un bras autour des épaules de ladite blonde et de rire dans son cou, un rush de reconnaissance et d'affection lui réchauffant la poitrine. Voilà longtemps qu'Alicia a appris à ne pas se formaliser des remarques. Dans le monde moldu, c'était sa couleur de peau ; chez les sorciers, son sang d'abord, puis son apparence. Cette fois, c'était un groupe de garçons occupé à lorgner les joueuses de l'équipe de Gryffondor durant un entraînement et à lister les filles de la maison de la plus canon à la moins attirante ; dès qu'elles avaient mis le pied à terre, ils s'étaient empressés de siffler sur leur passage et un commentaire négatif avait fusé à l'encontre d'Alicia. Ses réflexes de poursuiveuse devaient au coupable d'avoir encore un nez intact plutôt que pointant vers 4h20 : les poings d'Angie avaient fusé si vite que Spinnet avait à peine eu le temps de la retenir. La dernière fois qu'un idiot a balancé qu'elle aurait serait peut-être plus rapide sur son balai si elle n'était si lourde (c'était l'an passé, après la défaite de Gryffondor), il n'avait pas eu autant de chance que celui d'aujourd'hui.

Mais c'était le dernier jour d'école avant les vacances d'hiver et elle ne veut pas s'appesantir là-dessus. Si elle devait s'excuser d'exister à chaque fois qu'on lui balance un reproche, de face ou dans le dos, elle serait déjà enterrée depuis longtemps — mais elle a trop de caractère pour courber l'échine, Ali, et surtout, tout est moins dur à encaisser quand on est bien entouré. La prochaine fois j'leur pète les dents à ces bouseux et si tu crois m'en empêcher tu te mets le doigt dans l’œil jusqu'au coude, conclut tout de même Angie d'un ton définitif, tant offusquée par l'audace des mecs que par le cat calling. Alicia hausse un sourcil et l'accable d'un coup d’œil appuyé. J'me fais pas d'illusions, j'aurais jamais pu t'arrêter si Katie s'en était pas mêlée. Elle renifle, un poil vexée que sa meilleure amie soit plus influencée par Kat' — mais il n'y a là aucune réelle amertume. C'est juste pas leur dynamique et qui n'aurait pas de soft spot pour Katie ? Si le teint de sa comparse le permettait, Alicia est quasi sûre qu'elle rougirait, là, tout de suite, tandis que la plus jeune s'esclaffe, amusée.


1985. Daddy on va se marier comme ça tu seras avec moi tout le temps ! Il s'esclaffe, de ce rire rauque et mélodieux qu'elle aimerait mettre en cage et emprisonner au creux de son cœur, pour qu'il la berce tous les mois qu'elle passe loin de lui. Sa voix, c'est tout ce qu'elle a quand l'océan les sépare. Il appelle de temps à autres seulement. Promet de la rejoindre, disparait, s'excuse des mois après de n'avoir pu venir. Il court tout le temps. Ali l'admire parce qu'il est très occupé, son papa (mais avec le recul, tandis qu'elle revit cet instant avec l'expérience que confère les années, elle est tristement consciente de son statut de sous-fifre ; de combien il se laissait abuser, trop bon trop con, pas assez virulent pour gueuler ses droits d'être humain) ; mais ça lui laisse moins de temps pour elle, fatalement. Il dit toujours qu'il travaille dur pour lui envoyer de l'argent, pour qu'elle vive bien sans que maman ait à trop se tracasser. Maman qui, elle, lève les yeux au ciel en marmonnant bullshit, parce qu'elle est une independant woman et qu'il ne changera jamais, trop bouché pour comprendre. Elle a toujours l'air un peu triste quand elle pense à lui, nostalgique, à se demander si les choses auraient pu tourner autrement, avant de secouer fermement la tête et de revenir au présent. Il dit qu'il veut gagner de quoi couvrir Ali d'cadeaux, qu'elle est une princesse. Ali ne consent à être une princesse que dans ses yeux. Elle ne veut pas lui faire de peine en lui révélant qu'en vrai, elle est un mage-guerrier — elle rase les crânes de ses poupées pour leur tatouer sur le cuir chevelu le symbole de sa guilde et parfois, elles lévitent autour d'elle lorsqu'elles tiennent un Conseil pour prévoir leur prochaine attaque contre les Forces Maléfiques.

Il ne vient jamais en Angleterre. N'a jamais rencontré le deuxième père d'Ali (Dad), Witherow), encore moins sa soeur Yoko, poupon tout fripé né cette année. C'est Ali qui fait le voyage tous les ans, installée en première classe. Gâtée par les gentilles hôtesses, jusqu'à ce qu'il la récupère à l'aéroport avec sa valise rouge et l'enserre dans une étreinte d'ours, respirant son odeur comme s'il avait manqué d'oxygène, si longtemps sans elle. Parfois elle lui en veut tant qu'elle le déteste ; la sensation d'abandon est mordante, mais Mom dit que c'est ainsi et pas autrement, qu'elle a l'amour en double et que c'est pas le cas de tous les enfants. Parfois, elle pleure en lui demandant de s'installer dans la maison d'à côté puisque les voisins sont partis ; elle s'en moque des cadeaux, le seul qu'elle veuille, c'est lui. Mais c'est comme ça et pas autrement, ce sont des trucs de grands, elle comprendra plus tard apparemment.

Avec le temps se creuse la distance. L'année suivante, Mom refuse de l'envoyer en Amérique parce qu'elle veut un été en famille, avec Dad. Ali est sûre de mourir de chagrin, mais les vacances se déroulent à merveille et elle se surprend à sourire et à rire. L'année d'après, c'est Daddy qui repousse le voyage. Et peu à peu elle cesse tout simplement de penser à y aller. Elle a une boîte en fer, décorée de licornes, qu'il lui a offerte ; dedans sont classées leurs correspondances et quelques photos qui immortalisent le passé. Ses derniers jours en tant que la princesse de son père, à tourner sur elle-même en body de danseuse classique tandis qu'il joue du piano d'une main, l'autre dans la sienne.

1992. Le coup de sifflet perce les tympans des sportifs exténués et d'un même mouvement, tous se précipitent dans l'autre sens, attaquant le parcours en sens inverse. C'était marrant au départ (si tant est que jogger un samedi à l'aube puisse être qualifié de marrant. Elle aurait dû se douter que ce serait horrible dès l'instant où Ollie s'est pointé avec son sourire dément en clamant qu'il souhaitait tester un nouveau programme d’entrainement). Ali y mettait vraiment du sien au départ. Mais après deux longues heures d'acharnement, escalader les marches des tribunes en levant les genoux jusqu'à la poitrine lui semble incroyablement pénible. Il fait encore frais, mais elle a l'impression de brûler à l'intérieur de son corps. Elle a un point au côté et son visage ruisselle de sueur et la suite promet d'être tout aussi éprouvante sinon plus. Elle s'est même débarrassée de sa robe rouge et de sa cape pour ne garder que son ensemble de sport haut-pantalon noir, tant question de confort que de température (en passant, elle voit Cormac à la place d'où il regarde habituellement l'entrainement, occupé pour l'heure à tourmenter ce gamin qui harcèle Harry de photos depuis le début de la séance, et elle lève les yeux au ciel).

Interdiction de rompre l'allure une fois dévalées les marches en direction de la pelouse. Vingt-quatre cerveaux ont été disposés par paires diagonales et elle se concentre sur sa respiration en plaçant un pied dans chaque à un rythme régulier, avant de courir en zigzag entre la série de plots qui suit. Puis de ramper jusqu'aux balais placés au sol et d'enfourcher le sien pour attaquer cette partie de l'échauffement.

L'équipe se divise selon les postes. Katie est à sa gauche, placée entre Angie et elle, et elles n'ont même pas à échanger un regard tandis qu'elles enchaînent en synchro les tonneaux dans les airs, slaloment aux moments prévus en se croisant sans se heurter pour changer de formation (tantôt celle du milieu planant au-dessus, au-dessous, devant ou derrière les trois autres, tantôt une diagonale parfaite, et ainsi de suite). Évitant simultanément les leurres qui surgissent dans leur trajectoire à intervalles irréguliers, programmés par Wood pour tester leur aptitude à maintenir leur stratégie de vol tout en évitant les attaques de l'adversaire.

Wood ce tyran, putain.

C'est alors qu'elles tournent en changeant non-stop de place que le Souafle d'entrainement fuse du sol dans leur direction. Elles entament des passes sans cesser les déplacements et Ali jure entre ses dents lorsque la balle lui échappe. Index et majeur entre les lèvres, elle siffle pour attirer l'attention des attrapeurs, vers qui a fusé la fugitive. George bloque le cognard avant de tourner la tête vers le trio féminin ; en plein mouvement, il perçoit le Souafle et le renvoie vers elle d'un coup de batte, visage fendu d'un sourire plein de dents, et Ali remercie à distance d'un pouce levé assorti d'un rictus identique. Les échanges reprennent, puis elles passent au tir, et lorsque vient enfin l'heure de mettre le pied au sol pour faire le point Alicia est exténués. Imperturbable, Ollie se lance dans la description d'une stratégie que les joueurs écoutent d'une oreille distraite, occupés à étirer leurs membres endoloris. Angie, par contre, est droite comme un piquet et complètement attentive, seulement trahie par quelques bâillements intempestifs ; Katie bat lourdement des paupières, luttant visiblement pour les garder ouvertes et rester fixées sur Oliver.

Alicia fixe un point inexistant au-dessus de l'épaule du capitaine, pour sa part ; elle repense au croquis plein de lignes, de flèches, et de croix qu'il leur a montré à leur arrivée pour leur expliquer leur parcours infernal, et elle songe à combien elle jubilerait d'y mettre le feu si elle parvenait à y mettre la main. Comme le matin même, Fred laisse tomber sa tête sur son épaule et se met à ronfler. You’re all gross, dude, get off me, elle râle en gigotant pour le déloger, sans succès. Compris ? Ils marmonnent des oui incertains en échangeant des coups d’œil perplexes et autres haussement d'épaules — Ali se lève brusquement (Fred râle derrière, mais elle se contente de lâcher un ricanement par-dessus son épaule) pour s'accrocher au coude d'Angelina alors que celle-ci ne retourne sur le terrain. J'ai complètement zoné, faut que tu m'explique le nouveau délire d'Oli, elle quémande, et le trio de poursuiveuses se réunit dans les airs pour recouper les différents éléments de la tactiques.

Mais l'exclamation de Wood les interrompt et elles rejoignent le reste de l'équipe un peu plus bas. Flint est là, avec ses Serpentards, un mot de Snape, leur nouvel attrapeur et leurs balais neufs. Ali se renfrogne en serrant le manche de son bon vieux Comète. ça coûte un bras mais alors, quand on se coltine le taux de change entre Livre et Gallion, c'est encore pire. C'est pas tout à fait de la jalousie qu'elle éprouve — mais la passionnée en elle ne peut s'empêcher d'être irrémédiablement attirée par cette petite merveille qu'est le Numbus 2001. Cormac, Angie et elle ont passé des heures à débattre sur les caractéristiques du nouveau modèle, la veille encore, avant que les filles ne se lamentent sur le prix exorbitant (et que McLaggen ramène sa bon sang de famille sur le tapis en mode "nous on a les moyens", réduit au silence quand Angelina lui a fait remarquer qu'il n'aurait pas grand-chose à en faire puisqu'il n'a pas été pris dans l'équipe).

Un sang-de-bourbe résonne brusquement et l'arrache à ses pensées. Ali relève brusquement la tête sur ce petit merdeux de Malfoy. Comment oses-tu ?! elle gueule, satisfaite de le voir sursauter tandis que Flint retient les jumeaux Weasley de se jeter sur eux. L'injure lui est égale quand on le lui adresse ; mais Granger est une gosse et quand elle songe à ce qu'elle a éprouvé la toute première fois qu'elle a entendu ces mots, Alicia ne peut s'empêcher de vouloir lui épargner la sensation. Tout devient hors de contrôle, cela dit, quand Ron se met K.O avec sa propre baguette, sous les regards médusés des trois filles. Ugh- Ok, reprend Oliver, sous le choc, après que Potter ait boycotté la suite de l'entraînement pour emmener son meilleur ami à l'infirmerie (évidemment, Angie ne manque pas de râler à l'oreille d'Ali qu'il se croit tout permis et que si c'était un autre d'entre eux, Wood n'aurait absolument pas laissé passer ça). Récupérez vos affaires, on va ailleurs, il décrète mâchoire serrée tandis que Flint et ses gars s'installent sur le terrain, armés de rictus mauvais. Quand tu dis ailleurs- T'as pas un plan louche en tête, si ? Elles sont clairement méfiantes, mais Ollie n'y fait même pas attention. Il a les yeux plissés en une mimique déterminée — celle qui signifie que rien ne le fera changer d'avis. Je connais l'endroit parfait pour tester notre nouvelle tactique. Bizarrement, Ali n'a même pas besoin de voir ledit lieu pour savoir qu'elle rentrera au dortoir avec d'autres échardes que celles dues à son balais.


1994. No shit, t'as un rencard Johnson ? Et toi suffisamment de neurones pour associer deux et deux ? Je suis sous le choc, lance dramatiquement George avant qu'Alicia n'ait eu le temps de réagir. Heureusement, il ne la complimente pas — ça semblerait vachement forcé vu le timing et bon, c'est George, ce s'rait tellement awkward... ça n'entre juste pas dans leur dynamique de "bons potes". Fred et Angie sont venus ensemble, Audrey est carrément au bras de Wood et il n'y aucune raison pour ce léger pincement que ressent Ali, vraiment aucun, même si Ollie est sacrément chic ainsi attifé. Elle n'y pense plus quand Katie apparait derrière elle sans crier gare et noue ses bras autour de son cou, excitée comme une puce. Sa bonne humeur est complètement contagieuse et elles ont passé beaucoup trop de temps à s'entraîner à danser sur des talons pour que quoi que ce soit soit autorisé à ruiner l'ambiance (elles avaient déjà testé les boîtes moldues durant l'été, mais jamais Ali n'a eu envie de s'y pointer sur échasses). C'est ta cavalière ? Angie lâche en faisant les gros yeux et Ali et Kat entrecroisent leurs bras en se collant la joue, mimant l'amour fou. Surpriiiise motherfucker ! Elle scande, fière de son effet. Elle a fait des mystères pendant des jours juste pour le plaisir de faire mariner les autres lorsqu'ils posaient encore et encore la question qui a le plus résonné entre les murs de Poudlard depuis l'annonce du bal de Noël. Mais à vrai dire, ça n'a rien d'un big deal : Katie a visé haut en tentant sa chance avec Cedric effing Diggory alias LE bg alias L'Inaccessible et après qu'elle se soit pris un vent Ali et elle se sont faufilées à Pré-au-Lard pour en rire autour d'une pinte de Bièraubeurre. Pour revenir une ou deux heures après en décrétant que puisque les mecs étaient tous des tâches anyway, elles pouvaient aussi bien les boycotter.

Angie a l'air louche un instant, et puis elle se détend comme si tout compte fait l'idée la satisfaisait — Ali note pour y penser plus tard. Pour l'heure, c'est la fête, elle a juste envie de s'amuser.

Et au final, peu importe, parce que les filles finissent par se retrouver irrémédiablement et les jumeaux aussi et que vers le milieu de la soirée c'est en bande qu'ils s'organisent pour détourner l'attention tandis que Fred et Ali glissent quelque substance malhonnête dans le punch (il faut piéger le punch, c'est une tradition, elle argumente, mais les Weasley n'ont pas besoin d'excuse pour un sale coup, ha). ça se termine par l'intoxication de quelques gamins qui finissent à l'infirmerie, tandis que d'autres plus âgés se retrouvent trop visiblement saouls pour que le fait échappe aux professeurs. Les coupables fuient les lieux du crime en ricanant sous cape avant qu'on ne les attrape, battant en retraite vers la tour d'astronomie avec deux bouteilles de punch alcoolisé remplies par leurs soins, tout en cherchant un plan pour maquer Fred et Angie une fois pour toutes (mais franchement Ali n'est pas sûre, elle la verrait mieux avec Lee ? Elle les shippe depuis une éternité).

A reculons, Alicia voit se dérouler le fil de sa vie, tandis que les images s'effeuillent et lui échappent, pour ne laisser que des successions de traits brouillés tatoués au creux de son esprit brisé ; sans couleur ni son, sans un gramme d'émotions. Les seuls instants que lui laissent les monstres lorsqu'ils s'éloignent sont ceux tantôt acides, tantôt amers, qui lui laissent la morsure de l'échec ou des regrets. Si vivaces alors qu'elle aurait tant voulu les effacer.
1997 (fév). Elle est tellement morte. Tellement, tellement cassée que sa vue se trouble, comme si la visibilité réduite par le crachin persistant n'était déjà pas un handicap suffisant. Sa robe bleu pâle sertie du blason d'argent des Appleby Arrows, bien qu'ensorcelée pour bloquer le froid, est lourde de pluie et de boue et le Saoufle est détrempé et glissant entre ses mains et elle est encore à moitié assommée du Cognard qui lui a jailli dans la face il y a quelques minutes mais elle n'a pas le droit de flancher, pas le droit de faiblir, elle est si près du but. Dans tous les sens du terme.

Littéralement couchée sur le manche de son balai, Alicia file à toute allure en direction des anneaux du camp adverse, évite de justesse la batte d'un des joueurs de Wimbourne Wasps, tend le bras en arrière, muscle bandé et tire de toutes ses forces. La foule hurle, la tête lui tourne, mais le but n'est pas comptabilisé : le gardien l'a bloqué avec son ventre et a été propulsé vers le cercle d'or central, qu'il est parvenu à ne pas traverser, en s'accrochant au métal de ses mains et de ses chevilles pour stopper son recul juste à temps. Elle en hurle de rage. Fuck fuckity fuck ! Elle est à deux de s'emparer de la batte qui lui tape moqueusement l'épaule pour enfoncer le casque du gardien dans son putain de crâne jusqu'à ce qu'il lui ressorte par ses sales dents de cheval. Argh, la frustration enfle en elle comme un poison aveuglant et l'espace d'une seconde le décor tourbillonne désagréablement, mais elle reprend ses esprits, ravale la nausée et fait un virage serré pour rentrer à nouveau dans le jeu.

Le match ne s'achève que cinq heures plus tard. Alicia n'a même pas la force de se traîner jusqu'aux douches, elle s'effondre seulement sur l'un des bancs après s'être traînée dans les vestiaires et elle voudrait juste qu'on la laisse crever là.

Elle ne se reconnait plus. Elle n'est que nerfs et nerfs et colère et nerfs depuis mois, ne se sent plus chez elle même dans son propre corps. Silhouette amaigrie qui se dessine dans le miroir, inconnue. Le coach l'a soumise à un régime de dingue et à un entraînement pointu pour ça, menaçant de la faire charcuter par un chirurgimage si elle ne se démerdait pas pour s'y tenir, et elle ne se fait pas d'illusion : ce serait la même connerie au sein de n'importe quelle équipe (en peut-être moins violent cela dit). Il a tout de même fallu lui poser un anneau gastrique pour qu'elle arrive à bout de ce tour de force, mais cet extérieur là n'est pas en accord avec son esprit, ça la rend dingue. Même si les regards se tournent plus souvent vers elle, même si les critiques des journaux ne sont qu'éloge pour ce changement drastique (ça l’écœure tellement, quand on la félicite comme s'il s'agissait de l'accomplissement de toute une existence), le sien ne veut plus s'attarder sur la surface réfléchissante d'un miroir.  

Elle est lessivée. Voilà cinq mois que l'équipe enchaîne entrainements intensifs et matchs de ligue sans discontinuer. A ce stade ils se tailleraient tous les veines pour être autorisés à s'offrir un jour de repos en compagnie de leur famille. Le manque de Yoko est presque physiquement douloureux, un comble pour son corps meurtri qui ne veut vraiment rien encaisser de plus. Elle tourne aux boissons énergisantes en fermant les yeux sur les tremblements saccadés de ses mains.
(déc). Aujourd'hui, ils ont gagné un match qui n'est qu'une petite victoire comparé au véritable enjeu de la journée : celui d'entre eux qui sera sacré flèche ultime du match y aura droit, à son weekend de paix. ça lui a mis une pression monstre et elle espère que les trois buts marqués joueront en sa faveur. Vraiment. Il lui faut un moment pour s'apercevoir que les autres ont déjà filé et qu'elle est sans doute la dernière à devoir encore se doucher. Alors elle s'arrache à son banc et se dévêt en prenant la direction des douches du fond, par habitude. Il lui faut faire quelques pas avant de s'apercevoir que l'eau coule encore, par là, percutant les carreaux avec de plus en plus de puissance, comme si un sort de silence se dissipait progressivement. Et comme de fait, elle pile net lorsqu'un spectacle inattendu se dessine sous ses yeux. Juste là, Anthea, sa Thea, dans les bras de Keltcher et elle met un instant à réagir, l'instant de trop. Le temps que son cœur se décroche de sa poitrine et s'effondre dans ses talons avec un bruit sourd. Le temps que Thea ouvre les yeux et l'aperçoive. Les écarquille, aussi choquée qu'elle, comme si elle avait le droit d'être choquée alors qu'elle baise un autre après lui avoir effleuré les doigts en une promesse silencieuse quelques heures plus tôt, juste avant ce match infernal. Ou était-ce pour lui souhaiter bonne chance ? Peut-être qu'elle a eu tort, qu'elle a lu l'attention de travers, peut-être que c'est elle qui a été stupide stupide stupide, peut-être que-

Elle recule d'un pas, d'un autre, ses lèvres traçant des mots qu'elle n'arrive pas à formuler à voix haute, et sans y réfléchir elle bifurque pour quitter les vestiaires à grands pas pressés, comme si elle avait le diable aux fesses. Mais peu importe l'empressement qu'elle met à fuir, l'image reste juste là, tatouée sur sa rétine.

7 days later. Vous connaissez les règles. Au buts, sur le champ. Veines glacées, Alicia regarde décoller les deux coupables désignés. Elle est immobile, inexpressive, comme à des années lumière de là — c'est qu'à l'intérieur elle panique. Un problème Spinnet ? Non coach, elle répond machinalement, enfourchant son balai, corps habitué à obéir sans délai à ce timbre intransigeant. Elle s'aligne avec les autres, face aux buts devant lesquels se trouvent Moriarty et Keltcher, et son poing se crispe sur le Souafle qu'on lui a confié, son palpitant battant avec un affolement assourdissant. Le coup de sifflet retentit et les balles fusent. Deux cognards évités de justesse par les cibles. Deux souafles d'entrainement sur trois. Le sien reste glué à ses phalanges tandis que les autres enchainent les tirs et les frappes et à nouveau, le coach la hèle. T'as intérêt à te secouer Spinnet, si tu ne veux pas les rejoindre ! il menace, et elle a presque la nausée à l'idée de se tenir là, entre les deux amants, à écoper de la punition avec eux sous prétexte qu'elle n'a pas été foutue de la leur infliger avec les autres.

Elle pense à la permission tant espérée qu'Anthea lui a raflée, ayant fait meilleure impression durant le match contre les Montrose Magpies. Elle pense à sa petite sœur et à ses amis qu'elle n'a pas vus depuis plus de cinq mois et elle pense aux doigts de Thea contre les siens entre deux engueulades qui n'en sont plus depuis la rivalité tenace, soigneusement exacerbée par le coach, se teinte d'attraction interdite. Elle pense à Moriarty pressée entre la paroi de la douche des vestiaires et le corps de Keltcher et se dit brusquement qu'elle n'a pas à l'épargner. Après tout, Anthea a décroché la permission, elle est plus reposée qu'eux tous, elle est capable d'éviter, non ? Alicia n'a pas assez de sommeil dans chaque bras pour avoir les réflexes assez affutés, et elle est en colère et blessée oui tellement en colère et elle n'a pas à payer pour Moriarty, elle n'a pas à le faire. Alors elle envoie le souafle à pleine puissance, visant tantôt l'un tantôt l'autre, sans relâche. Elle est en mode match, combat presque, et ils sont les buts, les cibles mouvantes qui piquent ou se hissent ou bifurquent pour éviter la pluie de projectiles. En partie. Exclamations étouffées lorsqu'ils les cueillent à la tête, à l'épaule, aux genoux, au ventre, encore et encore et encore et encore pendant de longues minutes qui se font éternité et plus d'une heure s'est écoulée lorsque brusquement, Thea s'écroule. Alicia plonge sans y réfléchir mais elle est beaucoup trop épuisée pour faire quoi que ce soit d'utile et la main de la plus jeune recrue de l'équipe glisse de sa paume humide et son corps craque comme un squelette brisé, désarticulé, en touchant le sol. Spinnet met pied à terre, en hurlant des appels sans queue ni tête que l'autre n'entend pas, inconsciente.

5hours later. Quand est-elle devenu comme ça ? Attachée, d'une manière ou d'une autre, alors que la compétition a toujours fait rage entre elles, depuis les années Poudlard jusqu'à y a quelques semaines à peine. Quelque part dans la foulée elle s'est laissée hypnotiser. Par cette force de caractère, par ce talent, par tout ce que dégageait la golden keeper d'Appleby, rageante et épatante à la fois. La fièvre est tombée et le médicomage sportif affirme qu'elle se réveillera tôt ou tard — coupable au-delà des mots, Alicia a refusé de quitter son chevet. Mon b- mon bébé, m- La litanie entrecoupée, murmurée, la fait bondir, et elle approche précipitamment, récupère un verre d'eau sur le chevet pour le porter aux lèvres de plus jeune, dont elle surélève la nuque avec précaution. Tout ira bien, t'en fais pas, ils ont pris soin des os cassés ou fracturés et d'ici quelques jours tu seras comme neuve- Elle ne s'aperçoit même pas qu'elle chuchote, comme si élever la voix suffirait à rompre l'équilibre fragile, à rappeler qu'Anthea est là en partie à cause d'elle. Brisée. Mais la jeune femme secoue frénétiquement la tête, repoussant le verre, ses mains, sa présence même. Il y a des larmes sur ses joues et sa main se crispe sur son ventre à travers les draps. Mon bébé- sa voix cède, comme ses barrières, et Alicia est terrifiée, tétanisée. Elle ne l'a jamais vu si fragile, si vulnérable, elle ne l'a jamais vue verser une larme et ça rompt quelque chose en elle — sa sanité d'esprit peut-être. Tu- tu es enceinte ? C'est terrible. Terrible, parce que Keltcher a cédé à la pression de l'entraîneur et juré qu'il ne reverrait pas Moriarty, qu'elle n'était qu'une passade (Alicia lui éclaté la gueule pour ça, aussitôt qu'il a mis un pied hors du bureau, la face pleine de bleus ; parce qu'Anthea est dans cet état pendant qu'il sauve sa peau et qu'Ali hait tout le monde et elle-même surtout). Les mots prennent forme, prennent sens, s'effondrent sur ses épaules comme une chape de plomb et elle cherche la main d'Anthea, fébrile. T-tu es- merde, merde, je me doutais pas- Qu'est-ce que tu vas faire ? Je veux dire- Le coach n'acceptera jamais ça, bon sang il la tuera cette fois c'est sûr. Mais elle ôte brusquement sa main, se tourne d'un bloc vers le mur, et Alicia a l'impression que tout s'écroule. Y'a forcément une solution, si tu veux le garder, j-je peux t'aider. On peut- et c'est terrifiant, vraiment, d'entendre se concrétiser ce nous qu'elle n'a jamais tout à fait eu le temps d'espérer. Ses doigts se perdent avec hésitation dans les mèches sombres emmêlées sur l'oreiller et elle en a le vertige. Si tu peux me pardonner, si tu acceptes que je sois à tes côtés, je ferai ce que je peux, tout ce je peux, je te le jure- Mais loin de calmer, ses mots enragent et Thea frappe de ses poings criblés d'ecchymoses contre le mur, comme folle. Tu ne comprends pas ? Tu ne comprends RIEN, il est mort, il est MORT à cause de vous, à cause de toi, vous avez tué mon bébé- elle dégueule de toute sa hargne et les mots heurtent plus fort que les plus virulents des coups. Alicia recule sous le choc, tandis qu'Anthea s'enterre dans l'oreiller, comme souhaitant cesser de respirer, d'exister. Dégage dégage dégage DEGAGE je vous hais tous tellement je te DETESTE, DEGAGE ! Quelque part entre les dernières syllabes lourdes de rage, elle tourne les talons et s'enfuit.


1998. Ils avaient dit que le mage noir viendrait. Que ce soir serait le dernier — qu'ils le vaincraient. Tout était prêt, tout aurait se passer au mieux, combats douloureux mais victorieux, c'était écrit, non ? Non. Les mangemorts les ont massacrés et jamais leur maître ne s'est montré. Carnage total, corps en lambeaux souillant le sol de ce qu'il reste de l'école où elle a gravé ses souvenirs, c'est un échec cuisant, la pire des débâcle. Soudain, se battre n'a plus de sens. Les résistants tombent l'un après les autres, morts ou à genoux, baguette menaçante sur la jugulaire. Il n'est rien qu'ils puissent faire. Alicia ne veut pas céder. Elle veut vivre libre ou mourir et quitte à s'effondrer, elle refuse de le faire en ployant devant l'ennemi — mais on ne lui laisse pas le choix. On la désarme et un coup la renverse face contre terre avant qu'un pied ne s'enfonce rudement dans sa joue, l'applattissant dans la boue. Elle entend à peine ce qui lui est susurré à travers la bauge, mais son message à elle passe, lorsqu'elle crache avec tout ce qu'elle a de dégoût sur les chausses de l'un de ses assaillants aussitôt qu'on la redresse. La gifle qui suit lui fait craquer la nuque. Petite conne, tu feras moins la fière quand les Détraqueurs se f'ront un festin de ton âme, l'homme ricane, et c'est le début de la fin.

❝ Illmatic
(beyond ill) ❞
01-04 ; enfer
Miss Spinnet, vous comparaissez aujourd'hui devant la Cour de Justice pour avoir pris part aux actions terroristes des insurgés dits Belliqueux. S'ensuit une liste de chefs d'accusations parmi lesquels figurent les tortures, meurtres et agressions dont elle s'est notamment rendue coupable à Herpo Creek.

Alicia regarde droit devant elle, offrant un profil stoïque aux témoins de l'accusation qui la dévisagent depuis les gradins leur étant réservés.

Elle est... déconnectée. C'est le terme. Complètement déconnectée.

Urquhart, sa Sorcière à la Défense, l'a exhortée à exprimer du regret, mais elle ne trouve pas en elle-même la force de s'en soucier. Un voile couvre ses pensées, brouillant ses sens, annihilant ainsi la colère brutale qui pulse sans arrêt dans ses veines. C'est pour le mieux, a assuré Urquhart, tandis que l'infirmière chargée de lui injecter le produit empaquetait ses affaires, sa tâche accomplie. Vous risqueriez de vous saboter vous-mêmes si vous étiez pleinement consciente.

La sensation est familière. Elle se sent... décontractée. Ballotée par le courant invisible d'un tourbillon d'éther, couleurs et sons se distordant autour d'elle. Ma cliente plaide l'irresponsabilité pour troubles mentaux, perçoit-t-elle cependant (des murmures rompent le silence, s'élevant à travers la foule au spectacle, et d'un coup de marteau le Président-sorcier les réduit au silence, offrant à Urquhart la possibilité d'enchaîner) Conformément à l'article 122-1 de la Charte de Justice Magique, « N'est pas responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes. » Elle est invitée à procéder au plaidoyer. Dans le champ de vision de Claws, le Sorcier à l'Accusation serre les dents, mécontent de l'angle adopté pour le plaidoyer. Depuis son siège, la jeune bat lentement les paupières, insensible à ce qui en temps normal l'aurait fait hurler de rage. Dérangée, soufflent les regards qui se posent vers elle.

Dérangée.

Dérangée.

Dérangée.

(Ils la dévisagent tous d'un œil torve, ils la jugent. De quel droit ?) Susciter l'empathie, avait dit Urquhart lorsque Claws lui avait demandé ce qu'elle comptait faire. Et l'accusée de cracher en retour — Je ne veux pas de leur pitié. Désaccord ayant abouti sur des jours de débats avant qu'elle ne soit réduite au silence. Laissez-moi faire mon travail. Je n'ai jamais perdu une affaire. Pour saisir la situation de ma cliente, il est essentiel de mesurer l'ampleur du calvaire qu'elle a traversé durant la guerre.
2001. Tu crois qu'elle était là pour toi ? Pour te sauver ? Qui risquerait sa vie pour toi ? Bones ne susurre pas. Ne cajole pas. Ne joue pas. Pas vraiment. Sa particularité le fait pour elle — son charisme a quelque chose d'écrasant et son charme subtile se fait menaçant, mais sa voix est dure, cruelle, sa voix ne prétend pas. Elle est v'nue pour moi j'l'ai v-vue, croasse Alicia, paupières fermement closes pour se soustraire à la présence de son bourreau. A ses mots, à leur impact. Et pourtant tu es encore là. Tu es si stupide, si naïve, mais le blâme revient à ton sang — c'est pourquoi ton engeance doit être exterminée. Elle voudrait plaquer ses mains sur ses oreilles mais son corps est en lambeaux et pas à cause d'un combat cette fois. Bones l'a tant laminée pour avoir tenté de s'échapper qu'elle a l'impression de s'être fait arracher la peau et d'être un tas de chair à vif ; comme ces créatures dont on arrache la fourrure avant de les laisser agoniser lentement. C'est insoutenable. Et aussi la raison pour laquelle je dois te punir. Tu as cédé à un leurre et tenté de t'enfuir. Et maintenant te voilà, toujours aussi seule, mais privée de ma clémence. Elle lui fais basculer la tête en arrière, ses serres acérées, gantées, tirant sans pitié sur les boucles noires, jusqu'à ce que les cervicales gémissent. C'était un test, rien de plus. Ces insurgés ne sont pas venus te libérer. Katie Bell ? Tu ne sais donc pas qu'elle a eu la sagesse de collaborer avec notre gouvernement ? Elle mène une carrière à succès, là où tu as échoué. Elle joue au Quidditch et un sauvetage n'a pas sa place dans son emploi du temps chargé de petite star du public. ça ne peut pas être vrai ça ne peut pas Katie n'aurait pas — quelque chose glisse de force entre ses lèvres et elle tente de mordre les doigts mais se prend seulement en retour un sort cinglant qui la déboussole. Juste assez pour que les sphères magiques se faufilent et Alicia manque de s'étrangler lorsqu'elles éclatent à mi-chemin, dans sa gorge, déversant de la poudre qui se faufile partout, irritante et épaissie par sa salive. Elle tousse tant qu'il lui semble cracher ses poumons, mais le regard de Bones au-dessus d'elle est juste ennuyé. Du bout du pied la femme la fait basculer sur le ventre (quand est-elle tombée ?) pour que s'écoulent les flots de salive et qu'elle reprenne son souffle. Et tandis que le Navitas se précipite dans son organisme sans la délicatesse que nécessite une bonne prise, Bones continue de la harceler de mensonges et de haine. Alicia monte, monte, monte, au-delà des grands sommets ; durant quelques minutes elle voit le monde se dérouler sous pieds, elle est en apesanteur, flash lumineux derrière ses paupières-

Puis la chute. Pas de descente douce, pas d'apaisement total, elle tombe comme un poids mort et un cri meurt dans sa gorge en feu. Son dos s’arque-boute, ses yeux s'écarquillent, se révulsent, elle va s'écraser, ELLE VA S'ECRASER-

Le bad trip provoqué l'engloutit tout entière. Ses mains se portent à sa gorge, elle a l'impression de se noyer. Elle est confuse et sous ses yeux se découpent des hallucinations toxiques. Elle serre les dents. Mais se voit mourir. Ses jambes sont de coton, sa vision floue. Des fourmis lui dévorent tout le corps et Bones parle mais elle ne l'entend pas, ses yeux sont figés dans le vide et tout son être est paralysé. Elle se sent... oppressée. Palpitant qui s'emballe (il va lâcher c'est sûr). Angoisse. Angoisse. Angoisse. Il n'y a personne pour elle. Elle n'est qu'une ratée — elle mérite de crever là. Seule. Sous l'effet de la surdose, elle écume, dégueule, nage dans la bile dont l'odeur fétide l'asphyxie. Tente de parler, ne sort que des sons entrecoupés. Elle va mourir, elle va tellement mourir.

2001. Elle a froid, partout. Mal, partout. Son corps réclame une dose. La réalité vient s'écraser dans sa bulle d'immortalité, les parois se craquèlent. Alicia s'érode. Elle flanche. Flambe. Se consume de l'intérieur, immolée sur l'autel de son addiction. Au creux de son ventre un nœud inextricable, un maque lancinant, une douleur cuisante qui se répercute dans ses membres, dans son dos. L'angoisse crépite sous son épiderme comme des décharges électriques et lui bombarde le cœur, mitraillant sans pitié jusqu'à la laisser au bord des larmes. Je suis un bon client, s'offusque l'homme face à elle. Nous faisons affaire depuis longtemps, je ne comprends pas que vous osiez remettre ma parole en question. Il pourrait être impressionnant. Il pourrait- il pourrait, si son coûteux costard n'avait vu des jours meilleurs, si les cernes violacés creusés par l'insomnie et les addictions n'entachaient son teint grisâtre. Il pourrait être crédible si elle n'avait été informée de l'ardoise de ses dettes vis-à-vis de Bones.

Pas qu'Alicia détienne des informations capitales sur autrui.

Pas que son esprit soit autre chose qu'une éponge criblée de trous, de vides, de ratés.

On la purge, on l'assèche, on le comble d'éléments pertinents qu'elle ingurgite, utilise. Puis on la récompense et le cercle vicieux reprend, inlassablement.

Fais pas l'con avec moi, elle souffle en secouant la tête. Le mouvement est sporadique, sa nuque s'agite comme un mécanisme déglingué, d'abord discret puis de plus en plus saccadé et incontrôlé. FAIS PAS L'CON AVEC MOI, elle gueule en l'attrapant par le col. Elle n'est personne d'important. Elle ne compte pas, elle est tombée si bas, elle ne porte que des guenilles en lieu et place des robes de sorcière chics qui imposent le respect — mais il ouvre et referme la bouche, comme inquiété de son débordement. Se rebiffe finalement. C'est inacceptable, il s'emballe. J'aurai bientôt l'argent ! D'ici quelques jours tout au plus... je peux recevoir les doses aujourd'hui et payer dans- Nan. Elle n'a pas de baguette.

Bones doit être cinglée.

Elle lui a glissé un couteau.

Et Alicia a envie d'en voir la lame tremper dans le sang.

C'est exaltant, les bribes d'adrénaline courant dans ses veines, le manque la rendant folle. Elle roule sur ses talons, avant arrière, arrière avant, col du mauvais client dans une main, arme blanche dans l'autre, tâtant la chair de son ventre avec l'acier. Elle a dit : tu règles tes dettes ce soir ou j'te pends par les vicères. Elle décide. Tu exécutes. Ou j'te butte. C'est simple. C'est clair. Pourquoi il l'emmerde. Pourquoi il tarde. Elle sent les crocs de l'envie se fermer de plus en plus douloureusement sur son esprit fiévreux. Elleveutelleveutelleveut sa dose et elle l'aura quand elle sera rentrée. Avant l'argent. Un sifflement agressif monte de sa gorge et l'inquiétude monte dans les yeux qui la fixent. Elle perçoit l'exact moment où il a une très mauvaise idée.

Il lui agrippe le poignet. Tente d'inverser leur position pour prendre le dessus. Les réflexes parlent avant même que la rage n'explose. Alicia entend résonner dans sa tête les hurlement de la foule en délire et le tintement annonçant le début du combat et elle ne sait plus ou elle est.

Ring ou ruelle ?

Elle le mord à la jugulaire comme une bête sauvage et il sursaute et lâche prise et elle attrape son bras en le retournant d'un même mouvement brusque, pour le tordre dans son dos et le tenir à sa merci. Couteau sous la gorge (la foule acclame à l'intérieur des parois de son crâne), Tu veux vraiment qu'j'te saigne ? C'est ta réponse ? elle gueule (la foule crie à mort, à mort, le regard de Bones se plissent et dit attend). Non, non j- Voix étranglée. Il a peur pour sa vie (la foule crie du sang, du sang ! mais Bones secoue la tête et siffle fais-le craquer). Un peu plus de pression. Juste un peu plus. Alicia éloigne brusquement le bras qu'il tient l'arme et l'élève au-dessus d'eux, comme prête à poignarder encore et encore jusqu'à ce qu'il soit comme elle, poupée de chair constellée de cratères sanglants. Il cède. NON ! J-j'ai bluffé, j'ai plus un sou, j'ai plus rien- l'orvi-viétan m'a ruiné j'ai-j'ai plus rien je- Dépouille ta femme, ta mère, tes gosses, j'en ai rien à faire ! elle le propulse en avant sans lâcher son bras, le maintenant courbé tandis qu'elle lui fait heurter le mur de pierre. Claque sa tête de con contre les dalles scellées. Elle a pas de compassion. Il est entre elle et sa dose et ça lui fait péter les plombs. Elle rêve les yeux ouverts d'une ligne de poudre verte étirée sur la table, droite ou courbe, belle comme une amante insaisissable. J-je peux- j'ai accès au c-compte de ma- J'me fous de qui c'est. Sors les gallions et reviens. Si t'essaye de te barrer j'te laisserai filer, courir les égouts comme un rat le temps que le manque te ronge et te dévore. J'aurai pas à courir, c'est toi qui reviendra. En rampant pour ta dose, enflure. Mais il s'ra trop tard. J'te crèverai les yeux et j'te laisserai te vider sur les pavés. Compris ? Elleveutelleveutelleveut voir le monde en couleurs. Elle ne sait plus où elle est qui elle est d'où elle vient. Elle n'a qu'une mission, écho de la voix de Bones qui ordonne ramène mon fric, et ce sont ses menaces qu'elle répète, qu'elle profère. Il se barre presque en courant, droit en direction de la banque, petit être misérable parmi les sorciers bien sapés. En la laissant derrière, elle, la raclure en guenilles. Elle a tellement mal que son corps la lâche, bascule en avant — la nausée dévale son œsophage et gicle en torrent d'acidité sur le mur et le sol. Elle tremble. Les larmes coulent. De rage, de douleur. Il faut qu'elle tienne bon jusqu'à ce qu'il revienne, puis qu'elle rentre et après-

Après, la délivrance.

2002. Ding ding. C'est le son des pas de la Mort qui approche. Le tintement froidement joyeux qui la suit jusque dans ses cauchemars. Ding ding et le bal assassin s'entame, danse macabre. Alicia esquisse un sourire qui n'en est pas. C'est un rictus fou qui étire ses commissures massacrées par les précédents rounds. C'est une grimace trop joyeuse ponctuée d'éclats de rire qui s'élèvent tandis qu'elle rebondit sur place, poings dressés, ses yeux soufflant approche, approche. La joie disparait vite, la lèvre supérieure se plisse pour révéler des dents ensanglantées, la mimique se fait cruelle. Les spectateurs hurlent à lui faire imploser les tympans et le seul butin est sa propre vie et peut-être (peut-être que si elle était elle-même elle refuserait de faire ça, elle préférerait crever plutôt que faire ça, mais elle n'est pas elle-même) qu'ils l'acclameront encore plus fort si elle l'empale par sa bouche puante sur l'un des piliers encadrant le ring ? Peut-être — Bones a dit que Doherty veut du show.

Elle a tenté de se jeter sur sa maitresse en entendant ces mots mais maintenant elle ne sait plus pourquoi, pourquoi ce serait mal. Elle est high, l'Excess la rend si puissante, surhumaine, il lui semble qu'elle pourrait déplacer une montagne, malgré sa jambe salement abimée jusqu'à la plante du pied, salement enroulée dans du linge en guise de soin précaire (Bones a dit qu'elle lui exposerait le genou si elle perd, qu'il y a trop de paris en cours et qu'elle a pas le droit de flancher. Elle a besoin de son genou pour le Quidditch, elle peut pas perdre ça, elle peut pas).

Ding ding, et Ali n'est plus un être humain. Elle est un monstre sans âge qui se bat pour sa vie et qui ne s'arrête pas. L'Excess étouffe si bien la douleur et le sang bat si fort à ses tempes et elle est si pleine de force et de vigueur et son cri résonne au-delà des voix des spectateurs lorsqu'elle cogne la tête de son adversaire contre le sol, et cogne, et cogne encore.

2003. CLAWS LACHE LA. L'ordre se perd dans le tumulte qui règne dans l'esprit d'Alicia. Il y a ce- ce hurlement qui résonne à ses oreilles, assourdissant, et en fond les explosions et les cris et le crépitement des brasiers calcinant les grandes demeures, le carnage de la veille qui se rejoue dans ses pensées sans discontinuer alors qu'elle oscille entre lucidité et folie. Alicia n'entend pas, elle n'entend pas Katie, elle entend encore moins Rocket défendre la Traitresse, pourquoi Rocket défendrait la Traitresse ? Elle ne sait même pas pourquoi elle-même a ramené Bell ici, le plan était clair pourtant : pas de prisonniers. Elle se rappelle avoir aperçu la silhouette familière à travers le quartier sorcier dévasté, elle se rappelle avoir vu rouge, elle se souvient avoir voulu la tuer sur le champ — avoir hurlé de toutes ses forces, s'être égosillée en reproches, et ensuite tout est flou. Au réveil ce matin les flashbacks étaient embrouillés et le mal de tête d'une intensité tétanisante.

Elle s'est éjectée de son lit de camp, mue par une certitude. C'était qu'un instant de faiblesse. Mais alors qu'elle comptait l'achever, elle a trouvé Rocket occupée à dorloter la prisonnière, et tout a dégénéré. J'TE DIS DE LA LACHER PUTAIN ELLE A RIEN FAIT ECOUTE-MOI C'EST LA FAUTE DE CES TARES ILS L'ONT DEGLINGUEE OK ? LACHE- Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Elle comprend pas, son cœur bat la chamade, organe flétrit, détruit, ses neurones refusent de coopérer, elle voit haine, partout. ME TOUCHE PAS, elle s'égosille, se débattant comme un diable. ME TOUCHE PAS FAUT QU'ELLE CREVE CETTE PETASSE, CETTE TRAITRESSE, J'VAIS LA CREVER-[/size] mais ils s'y mettent à deux, Rocket, Doxy. T'avise pas d'essayer Claws, T'AVISE MÊME PAS, m'oblige pas à te faire du mal bordel de MERDE ! Mais elles sont dans le même camp non ? Elles sont d- ah oui. Mais oui. Bien. Sûr. Elle éclate d'un rire rauque, d'un rire mauvais. Elle t'a tellement retourné le cerveau, elle crache, luttant contre la prise de Doxy. Tellement que tu veux croire à ces conneries de lavage de cerveau, c'est ça ? T'es trop conne, bon dieu que t'es conne et aveugle- Ce sont que des excuses. De la trempe des imperium plaidés par tant de criminels après la première guerre. Pour fuir la justice quand l'échiquier tourne en leur défaveur. Dis pas des choses que tu regretteras Claws, ça suffit. Mclaggen peut aller se faire voir s'il croit pouvoir la bâillonner. Faut que quelqu'un réveille Rocket. Faut lui faire entendre raison ! Elle et Smith ils ont fait quoi, hein, pendant qu'on se faisaient décimer ? Ils ont profité de la vie ces salopards, ils ont rien tenté- Tu sais qu'elle a voulu te sauver Claws, qu'est-ce qui t'prend ? Bullshit. Il la dévisage comme si quelque chose clochait avec elle mais Alicia sait, elle sait qu'ils ont fait semblant, Bell et Louise Rowle et ce mec, Archer, elle sait que c'était un coup monté avec Bones, un leurre, la mascarade est révélée et ça la rend dingue que tout le monde refuse de comprendre. Rocket se tire déjà avec la Traitresse et elle hurle de rage. Surveille tes arrières Rocket, t'as toujours été faible pour elle mais elle te f'ra- Quoi qu'elle ait pu vouloir dire, Doxy l'étouffe d'une paume que Claws mord jusqu'au sang en retour. Mais déjà le duo détale et il ne reste plus qu'elle et McLaggen. Ils ont fait cramer le monde de l'élite jusqu'à la racine, mais elle a encore soif de destruction. Elle se dégage brutalement, il ne tente pas de l'en empêcher. PàL. Elle ira à PàL. Tuer dix, cent ennemis d'plus pour la peine. Leur faire bouffer les mandragores par la racine, à la place de Katie Bell. Mais son tour viendra bien assez tôt.
Les témoins se sont succédé, mentionnant les maltraitances, l'acharnement, et déjà se profile l'étiquette de martyr. Ils ont parlé d'Alicia, parlé de Claws, comme de deux entités à part entière se livrant combat dans un même corps. Méconnaissables, ils disaient. Et pour expliquer les gestes qui ont suivi, pour rendre compréhensible l'inacceptable, les crimes, Urquhart a sorti la carte de la médicomagie. Alicia ne fixe pas l'expérimage qui s'exprime, théorisant, affirmant, attestant en son nom sur la base de ses expériences — étrangement, l'homme commence par brandir des images d'animaux moldus et de créatures magiques. Voici le Pic à tête rouge, qui bombarde de coups de bec l'écorce des arbres pour dénicher les insectes qui s'y cachent. Au moment de l’impact, son bec passe en quelques microsecondes de 25 km/h à 0 km/h, soit une décélération de 1000 g : mille fois la force de gravité ressentie sur Terre. L'introduction fait se dresser plus d'un sourcil — mais il enchaîne pas un autre, et par autre encore. Le mouflon d'Amérique, continue-t-il, imperturbable, mais le Président-sorcier l'interrompt avec agacement. Venez-en aux faits, par Merlin ! Oui pardon, pardon. Hm. Ces animaux ont un corps naturellement conçu pour amortir les chocs. La langue du Pic se prolonge à l'arrière de la tête et sort par les narines en faisant le tour de la boîte crânienne. C'est l'équivalant anatomique des systèmes de protection placés sur certains balais, à usage non professionnel, pour empêcher le corps d'en être éjecté. Ou des ceintures de sécurité des voitures moldues, pour ceux qui connaissent la puissance d'un impact potentiel. Mais aucune partie de l'anatomie de l'Homme n'est prévue pour protéger le cerveau de ce type de collision. Un être humain subit une commotion cérébrale à 60 g. Une collision frontale entre deux boxeurs, ou entre un cognard et la tête d'un joueur de Quidditch, s'élève facilement à 100 g. Alicia Spinnet a été joueuse de quidditch pendant des années et a participé aux combats de rebuts et jeux d'échecs sorciers grandeur nature durant la guerre. Combats auxquels elle était envoyé sans recevoir de réels soins et sans faire l'objet d'un suivi. Murmures. Claquements de marteau. Silence dans la salle ! Le psychomage achève sa démonstration, laissant la place à la Sorcière à la Défense, dont la mine grave impose le calme. Les effets délétères de la pratique régulière d’un sport de combat sont loin d’être négligeables. Les sorciers ont leur baguette, les rebuts eux n'avaient que leur corps. Les combats où Ms Spinnet était condamnée à défendre sa vie impliquaient des coups répétés et brutaux, notamment à la tête, point vulnérable et siège du traitement des informations. On mesure quarante à cinquante coups par round, là où un match peut compter dix reprises : tempête ininterrompue de traumatismes crâniens mineurs. Elle s'accorde une pause dramatique, puis se tourne vers Spinnet qui la dévisage d'un œil toujours vide. 30% des boxeurs développent des symptômes de démence. Des troubles de l’équilibre, de la mémoire, de la motricité à des degrés plus ou moins graves selon les cas. Comme en a témoigné le psychomage Shingleton, tous ces coups ont entrainé une série d'épisodes neurologiques qui ont libéré des protéines tueuses dans le cerveau de Ms Spinnet. Les protéines néfastes ont envahi, étranglé son esprit de l'intérieur et ont rendu Ms Spinnet quasi méconnaissable. Même à ses propres yeux. Elle s'interrompt à nouveau, portant une main faussement affectueuse sur l'avant-bras d'Alicia. Et pourtant jamais cette brave combattante n'a tourné sa colère contre le mauvais camp. Jusqu'au bout, elle a lutté au côté de l'insurrection. D'une façon certes démesurée selon les standards humains, mais tristement nécessaire face à la cruauté des mangemorts — et l'Elite même, avide du sang des rebuts. A la lumière de ces éléments, je demande donc un non-lieu, conclut-elle, triomphante.

❝ life is a bitch
and then you die ❞
03 ; Londres

McLaggen la rejoint et se laisse tomber à ses côtés, à même le sol. La rumeur des échanges empressés entre les employés du département et les apprentis qui prennent d'assaut les ascenseurs pour partir déjeuner font vibrer le sol et la porte de l'amphi. Tu ne devrais pas fumer ici. Tu ne devrais même pas être ici. Ici, à être formée au métier d'Auror. A donner et encaisser encore plus de coups. Et toi tu devrais pas cirer des pompes dans un tel nid à vipères, mais tu l'fais quand même. Politicomagie, choix d'orientation pourri. Mais elle lui pardonne, parce que ses idéaux font échos en elle. Tu sais ce que je veux dire. Ta santé- J'suis suivie. Je consulte et j'ai un traitement et j'utilise des boucliers magiques comme une grande. T'inquiète. Ils échangent un regard. Rient tout bas. On finira pas les avoir, Claws. Ils paieront tous.



Dernière édition par Alicia Spinnet le Dim 22 Jan 2017 - 22:23, édité 9 fois
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gaah

EDIT 1: JE SUIS PAS LA AVEC LE BON COMPTE JE M'OSEF JE REPASSERAI PARCE QUE AAAAAAAH AAAAAAAAAAH AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH iiih iiih iiih

EDIT 2 : Heu t'as besoin de plus de place ? trognon
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Moi je me donne la peine de squatter avec le bon personnage azy j'ai du respect wesh yeah
GNGNGNGNGNGNGN ALICIAAAAA yeux JOLEM (et jolem pas en même temps) (tu me comprends hein ?) JE LUI FAIS DES BISOUS A CETTE PETITE TIGRESSE AZY ENCORE UNE TRAUMATISÉE yeah On en a jamais assez ow ow

J'AI HATE DE LIRE CE QUE TU VAS FAIRE SISIIIII LE SQUAD DES CHASERS EST AU COMPLET JPP gaah -hyperventile- COURAGE POUR LA SUITE MA GUEUSE (tu vas gérer) (as always) (toi jotem sisi tu sais kr)

Zach zut très fort Alicia et s'enfuit en courant huhuhuHUHUHUHUhuhuhuhUHUHUHUHuhuhuhuHUHUhu -fuitance

ET REREREREREREREREBIENVENUE CHEZ TOI WESH AUSSI (jore la base)
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WIZARD • always the first casuality
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‹ disponibilité : dispo (2/3)
‹ inscription : 18/12/2016
‹ messages : 201
‹ crédits : metaphor.
‹ dialogues : #339999


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; jelena k w/ ariana grande ; calixe Davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ jcw ; even li w/ jeon jungkook.

‹ âge : 23 yo (08.01.81)
‹ occupation : patineuse artistique et étudiante à sawl centre.
‹ maison : slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : Koldovstoretz (92/93) & Poudlard (1993 à 1999).
‹ baguette : "bois" de rose : épines et élégance-douceur, deux facettes indissociables. elle mesure 28,8 cm, si grande pour une naine que c'en est risible, mais nell aime pouvoir dire aux machos la mienne est plus longue en une référence tout sauf innocente évidemment. elle contient un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 524
‹ réputation : jelena est une naine et un poids plume, mais un petit mètre cinquante-cinq d'ambition, de volonté féroce de toucher les étoiles, quitte à écarter ses adversaires par le biais de coups de pute. elle dégage quelque chose de snob, pour diverses raisons : colonne constamment droite et pas de danseuse assorti (déformation professionnelle oblige), la façon dont son nez se plisse de dégoût lorsqu'elle désapprouve quelque chose (et le commentaire qui vient avec : ew, sale.), ses remarques peu sympa, et puis les personnes qu'elle fréquente (de jeunes pro comme elle ou, au quotidien, ceux qu'on appelle flower squad, entre autres. quand elle s'emporte elle parle fort, vite et avec les mains, en un clin d’œil involontaire à ses origines ; et quand elle est bout de passion, rien ne l'arrête : sa tendance est à l'excès plutôt qu'à la mesure. on sait aussi d'elle qu'elle est une athlète talentueuse. cela dit, on ne la reconnait pas dans la rue comme on acclame les joueurs de quidditch : certains sports se suivent en permanence, d'autres à l'occasion puis s'oublient. celui de nell est à la fois aussi exigeant que la première catégorie et invisible que la seconde, ses médailles étant fêtées sur le coup puis vouées à prendre la poussière (les jours suivants, tout le monde sait que l'angleterre a eu l'or, l'argent ou le bronze, mais on ne sait plus trop le nom imprononçable de l'athlète l'ayant décroché).
‹ particularité : aucune capacité magique hors norme, mais une insensibilité à la douleur. ça peut sonner comme une chance, un super pouvoir presque, mais ne pas être capable de percevoir ses propres limites peut être un terrible handicap.
‹ faits :
23 yo • italienne et lituanienne • sang-pure • 4ème année à Sawl Centre: spécialisation en sport (patinage artistique) + option danse
au RU depuis ses 12 ans. • souffre d'orthorexie • sa mère, Azucena Del Vecchio (épouse Kuodzevikiute), était une patineuse de renommée internationale. Nell avait 13 ans quand elle est morte. • son père et sa belle-mère travaillaient au dpt de la coop magique internationale, Emilia siégeant à la CIMS et Mykolas étant ambassadeur de la Lituanie en Angleterre. tous deux ont été emprisonnés après la guerre, laissant le nom en disgrâce. • Nell a deux frères et une soeur, tous plus jeunes, majeurs mais pas indépendants. elle est responsable d'eux désormais. • elle a toujours tout sacrifié pour son sport, n'a donc pas fait tout ce que s'autorisent les jeunes en grandissant. aujourd'hui on lui reproche d'être certes remarquable sur la glace, mais trop technique, trop rigide, plutôt que sensuelle comme le voudrait le public. elle est supposée apprendre à s'amuser et tester ce qui hier lui était interdit, pour donner plus de vie et de dimension à ses prestations. • elle est pleine de vie et d'audace mais aussi de manières, de dégoûts, de jugements. • elle a une passion pour les voitures, son principal sponsor est dans le domaine et elle a peut ainsi étrenner une SpyderPosh dont elle est folle. • mi cute mi bitch: c'est la meuf qui fait des invitations sous forme de cupcakes personnalisés et qui laisse des messages adorables à ses proches, mais aussi celle qui, face à la pression ou à l'impression de risquer sa place et son avenir, recourt aux coups bas pour écarter les rivaux.
‹ patronus : un poisson des glaces. elle le déteste. y voit une injure, presque : créature faire pour survivre dans les eaux glaciales, pourvue d'un sang transparent ne contenant pas d'hémoglobine, mais des molécules spéciales qui s’attachent aux cristaux de glace lorsqu’ils se forment. comme si elle n'était pas humaine, au fond, mais juste la machine qu'on lui reproche d'être, juste un corps programmé d'avance. cela dit, l'image est adaptée : comme eux nell a appris à survivre privée de chaleur et elle s'est construit une carapace pour tout endurer. la glace est son domaine, le seul espace où elle est en contrôle.
‹ épouvantard : sa mère cinglant qu'elle est une incapable, insuffisante, ratée — personnification de l'échec.
‹ risèd : elle veut l'or, nell, rien d'autre. elle ne voit que ça, les médailles qui brillent et éloignent l'obscurité, la reconnaissance, elle veut s'entendre dire qu'elle est forte et excellente, qu'elle a réussi, surpassé sa mère et tous les autres. elle voudrait qu'on lui assure qu'elle a de la valeur, pour une fois. mais lorsque l'objectif est atteint, ce n'est jamais assez pour elle. elle en a toujours un nouveau, elle n'est jamais rassasiée. alors son désir n'évolue pas, parce qu'il ne sera jamais pleinement satisfait. peut-être parce qu'il n'est pas ce que son cœur désire de mieux — peut-être parce que quoi qu'elle en pense il ne suffira jamais à la combler réellement.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t7544-nell-make-it-or-break-it#1749
NON C BON TKT POUR LA PLACE JE VAIS ESSAYER DE TOUT FAIRE RENTRER JE SUIS UNE THUG JE PEUX LE FAIRE (je suis surtout une méga flemmarde qui croise les doigts pour pas faire 2km de fiche ok j'avoue)
ANGIE LOVE (je la vois à travers la tignasse de James no prob bb) (tavu j'ai pas CONFONDU NOS PSEUDO cette fois LMAO) BESTIE DE OIM CC j'espère trop que ma vision du perso te plaira mfoishdofsi vivement les rp entre #héroïnes sauvages, c'te classe quand même elles reviennent de loin nos gueuses facepalm
ta fiche était tlmt bonne j'vais essayer d'être à la hauteur tbe

ZACH OLALA IL A DES VŒUX DE MORT LE MORPION D'OU IL VIENT ME CAUSER NON MAIS ??? OU ?? EST ? LE ??? RESPECT ???? sale collabo fck (est-ce que je t'ai dit que ta demande de changement de groupe était à mourir de rire ? jpp de toi comment tu gueuses Angie sans shame non mais mdr ) THANKS LOVE gnh t'as trop foi en moi ça me... meuh touche, ça m'émeut dans mon dedans meuh du courage, yes please, envoie les doses, j'vais en avoir besoin pour me noyer dans les feels angsty que ce perso exige gaah (moi aussi jtm tant, même si nos perso ne savent que s'envoyer de la haine à la face, sacrilège meuh )
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OUAIS JE SPAM J'AI PAS DE SHAME TU LE MERITES gaah

Non mais gniiiih le début jpp elle est parfaite. Elles vont être pleines de PTSD ensemble. Et criser ensemble. Je veux de la violence, du angst, DU FLUFF (????) (OUI J'Y CROIS) (NAMEHO) et de la bromance et tout tout tout :waterfall:
Et je meurs déjà de ce que tu écris omg je crois que tu as pas à t'inquiéter de la suite ptn c'est peeeeeeeeeeeerf yeux yeux Je suis pleine d'émotions dans mon dedans et mon dehors.

HURRY UP iiih JE NEED iiih QU'ON AILLE COMMANDO L'IMMEUBLE DE ZACH POUR LE VOIR BRULER DANS LES FLAMMES DE NOTRE SWAG MWAHAHAHAHAAHHAHHA fire (quoi ? creepy ? moi ? jamais (a) )
Bref jpp je m'en vais mais je pouvais pas ne pas venir avec Angie.
En plus nos avatars s'accordent jpp les deux sauvages quoi.

(Zach je te fck )

EDIT : Au fait. Juste. Zoe. bave bave bave bave
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HERO • we saved the world
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‹ crédits : siren charms + casseurs flowters, le mal est fait
‹ dialogues : #teal.


‹ liens utiles :
fiche ☾ quiet is violent
liens ☾ stolen youth
pow ☾ msn

dc ☾ anthea moriarty
tc ☾ rin saïto

‹ âge : 22
‹ occupation : propriétaire du centuries, qui appartenait auparavant à mon cousin simon rosier et que je tente de reprendre en main.
‹ maison : serdaigle, j'suis une serpentard manquée.
‹ baguette : est faite de chêne rouge et possède un crin de sombral en guise de coeur.
‹ gallions (ʛ) : 1163
‹ réputation : je suis plus créature qu'humaine et que je me revendique comme telle ; que j'ai toujours manqué de self control, été trop extrême dans mes idéaux ; qu'ainsi il n'est pas étonnant qu'à présent le nouveau gouvernement doute de moi et souhaite me mettre en cage (tout comme l'ancien).
‹ particularité : une demie vélane avec des bribes d'avenir.
‹ faits : j'ai longtemps été une Belliqueuse extrême connue sous le nom de Fauve et que je n'ai jamais intégré la renaissance du phénix. J'ai été capturée peu avant la bataille finale par le gouvernement, qui m'a gardée pour mes (très incertaines) visions de l'avenir et pour des expériences en rapport avec ma qualité de demie vélane. J'ai ensuite été libérée par le nouveau gouvernement, mais uniquement pour être de nouveau placée sous surveillance, à l'hôpital, en attente de mon procès.
‹ résidence : je sais pas encore où lol help.
‹ patronus : une forme indistincte
‹ épouvantard : la communauté vélane décimée.
‹ risèd : un sommeil sans prémonitions, accompagné d'un irlandais encore plus revêche au réveil qu'en temps normal (jtm kid).
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t6013-neelam-stolen-youth
OH OUAIS ÇA POSTE
SANS PRÉVENIR
JE SUIS OUTRÉE èé
CHOQUÉE DÉÇUE èé

• • •

feeling used but i'm still missing you and i can't see the end of this, just wanna feel your kiss against my lips. and now all this time is passing by but i still can't seem to tell you why it hurts me every time i see you realize how much i need you.
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WIZARD • always the first casuality
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‹ crédits : mourning love.
‹ dialogues : #7F9861


‹ âge : 24
‹ occupation : une fuyarde.
‹ maison : de Gryffondor
‹ scolarité : 1990 et 1997.
‹ baguette : est en bois de cèdre pour sa force de caractère et sa loyauté, munie d'un cœur en crin de licorne et mesure 28,6 centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 687
‹ réputation : je suis une joueuse de Quidditch de talent dont la carrière a été marqué par plusieurs éclats. (...)
‹ particularité : affreusement naïve et possède une capacité de déni incroyable.
‹ faits : j'ai soutenu les Insurgés au tout début de la guerre, que j'ai tenté de sauver Alicia lorsqu'elle était détenue par Adele Bones, qu'après m'être faite attraper, on m'a fait promettre mon soutient indéfectible au Ministère (ils ont tué mon père moldu pour faire bonne mesure et me faire comprendre jusqu'où ils étaient prêts à aller - tuer ma mère également - pour acheter mon positionnement politique); qu'après l'exécution des rebuts, j'ai été décrétée dissidente et ai subi un lavage de cerveau ; que j'ai participé à la bataille de Pré-au-lard mais en arrière plan, aidant pour les soins et les besoins de première ligne ; qu'aujourd'hui, je tente de me refaire, même si la culpabilité continue de me tarauder.
‹ résidence : chez Zacharias Smith, la maison de campagne que j'avais achetée en temps de guerre étant trop loin du centre avec l'interdiction de transplaner.
‹ patronus : un rouge-gorge
‹ épouvantard : les corps sans vie de mes amies les plus proches. Pour l'heure, il se pourrait bien que l'épouvantard soit devenu réalité mais, je n'en sais rien et parfois je préfère rester dans l’ignorance.
‹ risèd : mes parents, m'offrant leur pardon pour ce que je leur ai fait subir.
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JMEF JECRIS NIMP SUR MON TEL EWAI UN PB????
OMG
O
M
G!!!!!!!!
TOI EN ALI
CLAWS
TOI
AAAAAAAAAAAH

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WIZARD • always the first casuality
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‹ âge : 24
‹ occupation : une fuyarde.
‹ maison : de Gryffondor
‹ scolarité : 1990 et 1997.
‹ baguette : est en bois de cèdre pour sa force de caractère et sa loyauté, munie d'un cœur en crin de licorne et mesure 28,6 centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 687
‹ réputation : je suis une joueuse de Quidditch de talent dont la carrière a été marqué par plusieurs éclats. (...)
‹ particularité : affreusement naïve et possède une capacité de déni incroyable.
‹ faits : j'ai soutenu les Insurgés au tout début de la guerre, que j'ai tenté de sauver Alicia lorsqu'elle était détenue par Adele Bones, qu'après m'être faite attraper, on m'a fait promettre mon soutient indéfectible au Ministère (ils ont tué mon père moldu pour faire bonne mesure et me faire comprendre jusqu'où ils étaient prêts à aller - tuer ma mère également - pour acheter mon positionnement politique); qu'après l'exécution des rebuts, j'ai été décrétée dissidente et ai subi un lavage de cerveau ; que j'ai participé à la bataille de Pré-au-lard mais en arrière plan, aidant pour les soins et les besoins de première ligne ; qu'aujourd'hui, je tente de me refaire, même si la culpabilité continue de me tarauder.
‹ résidence : chez Zacharias Smith, la maison de campagne que j'avais achetée en temps de guerre étant trop loin du centre avec l'interdiction de transplaner.
‹ patronus : un rouge-gorge
‹ épouvantard : les corps sans vie de mes amies les plus proches. Pour l'heure, il se pourrait bien que l'épouvantard soit devenu réalité mais, je n'en sais rien et parfois je préfère rester dans l’ignorance.
‹ risèd : mes parents, m'offrant leur pardon pour ce que je leur ai fait subir.
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HERO • we saved the world
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‹ inscription : 14/12/2016
‹ messages : 261
‹ crédits : babine.
‹ dialogues : gainsboro.


‹ âge : 38
‹ occupation : expérimage en chef, ancien rebut et belliqueux.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : 1976 et 1983.
‹ gallions (ʛ) : 580
‹ réputation : je suis le clochard de Ste-Mangouste.
‹ résidence : partout, soit mes connaissances m'hébergent soit je squatte le canapé de mon bureau à l'hôpital. SDF.
‹ patronus : un cygne (originellement le patronus que ma femme avait avant de mourir ; le mien représentait un renard avant de changer de forme à sa mort).
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t6366-elias-illmatic#155409
ah

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