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sujet; MOONS † we could have had it all.
MessageSujet: MOONS † we could have had it all.   Ven 16 Déc 2016 - 19:30

WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 29/11/2016
‹ messages : 342
‹ crédits : moony.
‹ dialogues : lightsteelblue (design foncé), steelblue (design clair).


‹ âge : 24 ans
‹ occupation : criminel en période de probation | apprenti Mage Social.
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : 1991 - 1994.
‹ baguette : a été brisée à son emprisonnement à Azkaban. A sa libération, on lui a refilé une merde complètement bridée, de 25cm, taillée dans du noyer et contenant un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 851
‹ réputation : on dit que c'est un délinquant, une petite frappe qui essaye de retrouver une vie normale, décente. Les anciens SM et les autres gangs du Londres Sorcier disent que c'est un traître, un vendu.
‹ particularité : c'est un maître du feu, le seul de sa famille puisqu'ils appartiennent tous à la tribu de l'eau.
‹ faits : il était le n°2 des shadow moses, qu'il a créés aux côtés de mood - mais ce dernier l'a trahi et il a passé un an et demi à azkaban - à son retour, mylan a décidé de quitter le gang - il a fait tout un tas de trucs nuls et c'était pour survivre, mais ça pèse lourd sur sa conscience - il ne supporte plus d'être enfermé - il est extrêmement tactile mais surtout, il a besoin qu'on le touche, qu'on lui rappelle qu'il est vivant - il ne ressent pas la douleur et ça le rend dangereux, mais c'est extrêmement pénible à vivre - il mange sans arrêt, adore cuisiner - il aime les chiens, déteste les chats - il ne supporte pas d'avoir froid - c'est un nabot, mais faut surtout pas lui dire, il déteste qu'on lui rappelle sa petite taille - il sait parler coréen, mais c'est un peu rouillé - il a deux petits frères qui sont sa seule famille, puisque ses parents et son aîné l'ont renié - il veut sortir les mômes de la rue, les aider avant qu'ils se retrouvent avec un casier judiciaire long comme le sien.
‹ résidence : techniquement, dans un appart' miteux au Chemin de Traverse, en réalité, chez Heath Ravka.
‹ patronus : il n'a jamais appris à en faire un.
‹ épouvantard : lui, dans sa cellule vide et glacée à Azkaban, privé de tous ses sens.
‹ risèd : lui, entouré de ses proches.
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Moons • we could have had it all
There's a fire starting in my heart reaching a fever pitch, and it's bringing me out the dark. Finally, I can see you crystal clear. Go ahead and sell me out, and I'll lay your ship bare. See how I'll leave with every piece of you. Don't underestimate the things that I will do.
30 avril 2002 • Ils l’ont sorti de sa cellule pour l’emmener directement au Ministère. Une fois là-bas, ils ont refermé un bracelet autour de sa cheville, en lui montrant sur une carte, les endroits où il était autorisé à se rendre. Puis ils lui ont expliqué que s’il faisait mine de dépasser les limites de sa zone, le bracelet le mettrait KO et ils viendraient le chercher pour le jeter à nouveau dans sa cellule. Puis ils lui ont donné les vêtements qu’il portait le jour où ils l’ont attrapé, enfin c’est ce qu’il a supposé, ça ressemble à ce qu’il pouvait porter. Un type l’a attrapé par le bras et la seconde d’après, il s’est retrouvé dans une pièce minuscule avec une terrible envie de vomir. Pendant un instant, il a cru qu’il était de retour dans sa cellule, avant de voir que c’était juste aussi sombre et poussiéreux, mais qu’il n’y avait pas de barreaux. Là, le type lui a mis une clé dans la main, lui a expliqué que c’était chez lui, que le programme de réinsertion avait payé un premier mois de loyer et qu’il était attendu demain à 8h, à l’adresse notée sur un bout de parchemin qu’il a fourré dans sa paume avec la clé, pour commencer le job qu’ils lui avaient dégoté. Il a regardé la clé et le bout de papier, les sourcils froncés et a à peine entendu le type lui dire qu’il devait s’attendre à devoir rendre quelques services au gouvernement, pour prouver qu’ils avaient bien fait de le sortir de prison. Enfin, le gars de la BPM a sorti une baguette et lui a tendue d’un air impatient. Alors il a tendu sa main libre pour l’attraper, les sourcils froncés. Il n’a rien ressenti, pas même le plus petit frisson, rien du tout. Il l’a entendu parler de baguette lambda, bridée, pour lui permettre de lancer des sorts basiques, mais rien de plus. Puis le type a transplané et l’a laissé là, seul.
Mylan a continué de fixer sa paume ouverte, sans trop comprendre. Puis son regard s’est attardé sur ses vêtements passés sur son avant-bras et enfin, son chez lui. Des murs à la tapisserie infâme, à moitié décollée, un âtre minuscule, probablement destiné à lui permettre de se cuisiner quelque chose, un matelas à même le sol, une chaise et derrière une porte entrouverte, probablement une minuscule salle de bain. Mylan hésite, n’ose pas bouger. Il ne sait pas où il est, il n’est pas certain d’avoir compris comme il est arrivé là. En un peu plus d’un an, c’est la première fois qu’un être humain lui adresse la parole et il ne sait plus trop comment écouter, alors il n’a pas tout saisi.

Un bruit retentit brusquement dehors et Mylan sursaute, lâche ce qu’il tenait pour plaquer ses mains sur ses oreilles, le cœur battant la chamade. Du bruit, il y a du bruit. La gorge nouée, il s’avance vers une fenêtre, dont les volets fermés ne laissent entrer qu’un tout petit peu de lumière. Il n’y avait pas de fenêtre, à sa cellule, rien que de la pierre froide et des barreaux. Le jeune homme inspire profondément et s’avance, lentement, presque effrayé, vers la fenêtre. Sa main se lève et vient trouver la poignée qu’il tourne difficilement, dans un grincement sonore qui le fait grimacer. La fenêtre s’ouvre et d’un geste presque timide, Mylan soulève le loquet qui maintient les deux battants de bois fermés. D’une poussée, les volets s’ouvrent et la lumière du jour l’aveugle.
Mylan pousse un grognement, il est obligé de fermer les yeux et de les rouvrir, lentement, très lentement. Quand il arrive enfin à voir quelque chose, ses yeux rougis s’écarquillent parce que derrière les bâtiments qui se dressent devant lui, il peut apercevoir un bout de ciel bleu. Et le soleil.

Merlin, le soleil.

Son regard est attiré plus bas, par les passants qui se promènent, courent, discutent joyeusement. Des gens, partout. Du bruit. La lumière du jour.

Il faut qu’il sorte. Il doit sortir. Il doit sortir maintenant. Ses doigts tremblants agrippent sa tenue de prisonnier pour la retirer avec des gestes précipités, confus, mais il finit par s’en débarrasser et la jeter dans un coin de la pièce. Le souffle court, Mylan se précipite dans la minuscule salle d’eau et fait tourner un robinet du lavabo crasseux, avant d’aviser son reflet dans le miroir qui semble plus sale que lui et ça lui tire un rire rauque. Il se passe la tête sous l’eau froide, se frotte le visage, observe sa tignasse redevenue noire, terne, et se jure de lui redonner la couleur la plus absurde qui soit dès qu’il en aura l’occasion. Il retourne dans la pièce principale et enfile ses vêtements, grimaçant en constatant qu’il a l’impression d’être plus maigre que la dernière fois qu’il les portait. Ce n’est probablement pas qu’une impression, s’il en croit la tête qu’il a.

Il n’ose pas s’observer plus que ça, il ne pense qu’à sortir, sortir, sortir, sortir, sortir, SORTIR.

Il récupère la clé, la baguette qui lui donne l’impression de n’être qu’un misérable bout de bois mais qu’il glisse dans sa poche tout de même, puis il se fige devant la porte de l’appartement. Il peut sortir, pas vrai ? Pendant un instant, il hésite. C’est bien ce que le type de la BPM a dit, non ? Il est libre. Sa gorge se noue, tandis qu’il a l’impression que le bracelet à sa cheville pèse des tonnes. Mylan enfonce la clé dans la serrure, bataille un moment avec mais enfin, la porte se déverrouille et il observe le couloir qui s’étend devant lui, le cœur battant la chamade. Alors il sort avec une certaine méfiance et referme la porte, avant de faire face au couloir.
Il ne sait pas trop pourquoi, il s’attend presque à ce que le bracelet l’électrocute et à se réveiller dans sa cellule. Mais alors qu’il fait un pas, puis deux, rien ne se passe. Alors Mylan continue, il traverse le couloir, dévale tous les escaliers et se retrouve enfin au rez-de-chaussée où il pousse la porte et—

Dehors.
Il est dehors.
Il est sorti.

On est quand ? Il fait beau, il fait chaud même, quand a-t-il eu aussi chaud pour la dernière fois ? Il ne s’en rappelle plus. Il peut sentir le soleil sur sa peau, la légère brise qui lui caresse le visage, les odeurs de la ville, pourtant guères agréables mais tellement, tellement bienvenues. Il entend les passants qui discutent, quelqu’un rit et il sursaute, regarde autour de lui. Quelqu’un le bouscule, on s’excuse et sa gorge se noue parce qu’il ne sait pas s’il a envie de rire aux éclats ou pleurer toutes les larmes de son corps.

Alors il fait les deux. Un sourire se dessine sur ses lèvres, un sourire immense, alors que les larmes dévalent la pente de ses joues creusées et il se met à rire mais ça finit en sanglot et les gens le regardent bizarrement mais il n’en a rien à foutre.

Il est libre.

Il ne sait pas combien de temps il déambule parmi les passants, suffisamment pour avoir mal aux jambes de ne plus avoir autant marché depuis trop longtemps. Il se laisse balloter par la foule, fait exprès de se faire bousculer, juste pour qu’on le touche, pour qu’on lui adresse la parole, pour lui permettre de dire quelque chose à quelqu’un, même si ce n’est qu’un Désolé, croassé d’une voix rauque, plus habituée à se faire entendre. On le regarde comme un illuminé, parce qu’il sourit comme un idiot à chaque fois qu’il présente ses excuses, comme s’il n’y avait rien de plus formidable que de percuter quelqu’un.
Il marche, jusqu’à se rendre compte que par automatisme, il s’est rendu jusqu’au cimetière et c’est seulement là que son sourire se fane. C’est là, chez lui. Pas ce trou qu’ils pensent avoir eu la bonté de lui accorder pour sa réinsertion. C’est là, sa maison.

Mais c’est aussi là que se trouve Seán.
Seán qui les a laissés le prendre.
Seán qui n’est jamais revenu pour lui.
Seán qui a des explications à fournir.

Mylan serre les dents et hésite, planté là, à regarder les grilles du cimetière comme si elles l’avaient insulté. Il ne sait pas trop ce qu’il veut entendre. Ce qu’il veut que Mood lui dise. Qu’il n’a pas réussi à revenir à temps ? C’est la seule explication qu’il peut lui donner, pas vrai ? Alors il inspire profondément et passe les grilles, s’enfonce dans le cimetière, jusqu’à apercevoir quelques silhouettes familières, qui le dévisagent comme on regarde un fantôme, d’autres complètement inconnues, qui ne comprennent pas pourquoi tout le monde se tait brusquement. Mylan s’avance, jusqu’à apercevoir Sand à qui un gamin donne un coup de coude pour attirer son attention. Elle se retourne et ses yeux s’écarquillent quand elle le voit, quand elle le reconnaît. « Chains ? » fait-elle d’une voix blanche et le jeune homme esquisse un sourire en coin, ouvre la bouche pour lancer une bêtise, n’importe quoi, pour montrer qu’il est toujours le même, pour prétendre qu’il n’est jamais parti d’ici. « C’est qui, Chains ? » murmure un gosse et un autre, de répondre : « L’ancien Numéro Deux. » Ça lui cloue le bec, surtout quand il voit Sand qui pince les lèvres et glisse sa main dans la poche de son pantalon.

Oh.

Plus vite qu’il ne s’en croyait capable, il franchit la distance qui les sépare, referme douloureusement sa main autour du poignet de la jeune femme et lui tire la main hors de sa poche. Résignée, elle ne lutte pas, et quand son regard se pose sur le tatouage qui orne son index, identique au sien, Mylan se fige. Il n’y a plus de sourire, rien qu’un regard vide, quand il le pose sur Sand. « Combien de temps ? » se force-t-il à articuler. Elle hésite, il la voit qui hésite, alors qu’elle détourne le regard et elle n’a pas besoin d’ouvrir la bouche, il a sa réponse.
Ça ne date pas d’hier. Ça fait un moment qu’il l’a remplacé. « Il est là ? » demande-t-il et elle hoche la tête, alors il la relâche et se dirige d’un pas décidé vers le mausolée, où Seán et lui étaient rois, avant que Mood ne se trouve une reine, visiblement. Ses pas résonnent sur les marches de pierre et quand il arrive enfin en bas, c’est pour le voir en train d’écouter d’un air morne, trois gamins qui parlent précipitamment, probablement parce qu’ils ont fait une connerie et tentent de se justifier.
Chains s’avance et enfin, Mood relève les yeux d’un air irrité d’être dérangé alors qu’il est en audience. Le gamin qui semblait être le porte-parole de son groupe se tait et se retourne, pour voir ce qui a attiré l’attention du boss. « Tirez-vous, » lâche Mylan sans même leur accorder un regard. Les mômes se regardent, l’air de ne pas comprendre et le brasero qui éclaire le mausolée juste à côté d’eux gonfle et grogne, les faisant sursauter. « J’ai dit : tirez-vous. » Le ton est sans appel et s’ils font partie des nouveaux, s’ils ne le connaissent pas, ils perçoivent la menace sans aucun mal et décampent sans demander leur reste.

Ne laissant plus que Mood et Chains.

« T’es constipé ou tu sais pas comment accueillir la nouvelle, Seán ? » lance-t-il, le menton levé, la mâchoire crispée.

Pourquoi pensait-il que Seán se jetterait sur lui, le laisserait pleurer toutes les larmes de son corps et s’excuserait de ne pas avoir pu le sauver ?
Ah, oui, parce qu’il est stupide.

• • •


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‹ inscription : 05/12/2016
‹ messages : 424
‹ crédits : moony et crackle bones pour la signature.
‹ dialogues : chocolate


‹ liens utiles :
‹ âge : vingt-quatre ans.
‹ occupation : chef des Shadow Moses.
‹ maison : serdaigle
‹ scolarité : septembre 1991 et juin 1993.
‹ baguette : bois de vigne, ventricule de dragon et elle mesure vingt-cinq centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 1020
‹ réputation : je suis un meurtrier, un monstre.
‹ particularité : il a le Bole disorder. La maladie s'apparente à un trouble de la personnalité borderline couplé à de la magie. Mood ressent tout beaucoup plus intensément que les autres et sa magie déborde énormément à cause de ça. C'est généralement sans danger pour les autres, il faut faire attention à ne pas se prendre un éclair de magie quand il fait une crise. Le bout de ses doigts brûle pendant une crise, sa chair se consumme et ça devient noir une fois fini.
‹ résidence : comme toutes les personnes du gang, il loge au Wuthering Heights Cemetery.
‹ patronus : inconnu.
‹ épouvantard : l'obscurité.
‹ risèd : Mylan et lui, de nouveau ami, de nouveau complice.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t6942-mood-emperor-s-new-clothes
Il siège en roi.
Son mausolée.
Son groupe.
Ses règles.

Il n’y a plus Chains depuis longtemps pour le brider. Encore aujourd’hui, il regarde ses mains, le bout de ses doigts a noirci. Hier il a piqué une crise, a failli tuer un jeune qui n’avait pas ramené des résultats satisfaisants. Sa magie a crépité, a emporté ses sentiments et l’a fait gronder comme un dragon. Si Sand n’avait pas été là, le gamin serait mort et ils auraient dû faire des démarches pour chercher un remplaçant aujourd’hui. Mood a demandé s’il était vivant. On lui a répondu que oui. Les autres savent très bien que ce n’est pas parce qu’il était inquiet qu’il a posé cette question, ni qu’il regrettait. Il n’y a jamais de regrets de la part de leur chef, c’est forcément leur faute à eux si les choses ne sont pas allées dans son sens. Il faut simplement qu’ils assument leur part de responsabilité. Mood siège de nouveau, a caché le bout noir de ses doigts en les plongeant dans la terre. Il a creusé un trou pour y enterrer pour la quatrième fois consécutive le zippo de Chains qu’il garde précieusement depuis beaucoup trop longtemps. Parce qu’il se sentait encore énervé de la veille et parce que s’il en est là, c’est la faute de Chains de toute façon. Puis il s’est souvenu qu’il allait en avoir besoin ce soir pour s’endormir alors il l’a déterré et a gardé les traces de terre pour cacher sa magie qui lui ruine la peau. Il redresse la tête lorsqu’il entend la voix de Sand. Son second entre dans le mausolée pour lui annoncer que les audiences vont commencer. C’est beaucoup moins intéressant maintenant que Chains n’est plus là. Il n’écoute que d’une oreille et de son air blasé avec sans cesse cette moue mécontente sur le visage. Parce que cette gueule ça fait toujours son petit effet et qu’il ne s’en lasse pas. Plus on le craint et moins il y a de risques pour qu’on veuille prendre sa place. Parce qu’il y tient à sa place. Shadow Moses c’est son empire. Le sien. À lui. On n’y touche pas. Il les voit ces regards convoiteurs. Il les entend les murmures quand il passe près d’un groupe. Sauf qu’il ne sait pas si on murmure par crainte ou pour élaborer d’autres plans.

Mood décroise les jambes et se penche en avant. Ses avant-bras se posent sur ses genoux et il fixe de ses yeux trop bleus le garçon qui est venu pour son audience. L’autre a l’air déconcerté quelques secondes avant de reprendre son discours d’une voix un peu tremblante. L’ombre d’un sourire se dessine sur le visage de Mood avant de disparaître lorsqu’il entend des bruits de pas. Il avait exigé à ce qu’on ne le dérange pas. Il redresse la tête, prêt à hurler sur l’intrus et le remettre à sa place s’il faut. Son injonction meurt avant qu’il ne puisse ouvrir la bouche lorsque ses yeux se posent sur nul autre que Chains.

C’est Chains.
Il est là.
Il est vivant.
Il est là.

Son cœur cogne contre sa poitrine et il a chaud et il sent de la… de la joie ? C’est Chains, il est de retour. Il a compris la leçon. Il est venu demander pardon. Et il lui dira que c’est pas grave et que tant qu’il a compris, ça lui suffit. Chains est là. « Tirez-vous, » Il accroche le regard de son ami et il sent qu’il se trompe et ça l’énerve. Il n’a toujours pas compris ? Toujours pas ? Chains le regarde avec rancœur comme si c’était sa faute. « J’ai dit : tirez-vous. » Les gamins qui sont là s’en vont sans plus attendre. Ils font bien. Cette histoire ne les regarde pas. « T’es constipé ou tu sais pas comment accueillir la nouvelle, Seán ? » Mood se lève. « M’appelle pas comme ça. T’sais très bien qu’on m’appelle pas comme ça. » Je suis plus Seán. Il se redresse de son siège, son regard ne quittant pas Chains. Il a changé physiquement. Azkaban l’a changé, Mood le sent. « Ils t’ont fait sortir quand ? » Et pourquoi au final ? Il n’y a aucune trace de culpabilité dans sa voix, juste de la curiosité. Évidemment qu’il est content de le voir et qu’il sait comment accueillir la nouvelle, mais il veut surtout savoir si Mylan a retenu la leçon. S’il a compris qu’il a fait ça pour lui et pas contre lui.

• • •

mood tomorrow ill come back leader of the whole pack, every wound will shape me, every scar will build my throne.


Dernière édition par Seán Dunegan le Dim 21 Mai 2017 - 19:37, édité 2 fois
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‹ gallions (ʛ) : 851
‹ réputation : on dit que c'est un délinquant, une petite frappe qui essaye de retrouver une vie normale, décente. Les anciens SM et les autres gangs du Londres Sorcier disent que c'est un traître, un vendu.
‹ particularité : c'est un maître du feu, le seul de sa famille puisqu'ils appartiennent tous à la tribu de l'eau.
‹ faits : il était le n°2 des shadow moses, qu'il a créés aux côtés de mood - mais ce dernier l'a trahi et il a passé un an et demi à azkaban - à son retour, mylan a décidé de quitter le gang - il a fait tout un tas de trucs nuls et c'était pour survivre, mais ça pèse lourd sur sa conscience - il ne supporte plus d'être enfermé - il est extrêmement tactile mais surtout, il a besoin qu'on le touche, qu'on lui rappelle qu'il est vivant - il ne ressent pas la douleur et ça le rend dangereux, mais c'est extrêmement pénible à vivre - il mange sans arrêt, adore cuisiner - il aime les chiens, déteste les chats - il ne supporte pas d'avoir froid - c'est un nabot, mais faut surtout pas lui dire, il déteste qu'on lui rappelle sa petite taille - il sait parler coréen, mais c'est un peu rouillé - il a deux petits frères qui sont sa seule famille, puisque ses parents et son aîné l'ont renié - il veut sortir les mômes de la rue, les aider avant qu'ils se retrouvent avec un casier judiciaire long comme le sien.
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30 avril 2002 • Les émotions de Seán ne sont pas quelque chose qui se décrypte facilement. Même après des années passées à ses côtés, Mylan ne prétendrait pas en détenir toutes les clés, parce qu’il arrive encore parfois à le surprendre, à réagir comme il ne s’y attendait pas. Il ne fait pas partie de ces gens dont il suffit de croiser le regard pour comprendre, non, ça a toujours été plus subtile que cela. C’est dans sa posture, dans la façon dont il remue les doigts, la crispation de sa mâchoire, le nombre exact de plis qui barrent son front. A vrai dire, il n’y a que lorsqu’il explose littéralement sous la colère que tout est très clair, car dans ces moments-là, il y a toujours un mort, sauf lorsque Chains parvient à l’empêcher. La joie, par exemple, Seán est nul pour l’afficher, il ne sait pas comment faire, probablement parce qu’il peine à l’identifier et ça a toujours été à Mylan de le faire pour deux. C’est presque devenu instinctif avec les années et même s’ils ne se sont pas vus depuis longtemps, trop longtemps, le Rhee sait que c’est ce que Mood éprouve en le voyant. Alors il est presque tenté de sourire, presque tenté d’oublier complètement pourquoi il est réellement venu, parce que si Seán est heureux de le voir, ça veut dire qu’il n’est pas vraiment responsable de son emprisonnement.
Mais cette joie disparaît bien vite et ça par contre, il sait faire hein ? Lancer ce regard méprisant, afficher cette moue mécontente qui marche sur tous les gamins, c’est fou, ils en sont terrifiés mais pas Mylan. Cette moue, elle fait bouillir son sang et ça, c’est à peu près aussi mauvais que lorsque les muscles de la mâchoire de Seán se mettent à danser dangereusement sous sa peau. « M’appelle pas comme ça. T’sais très bien qu’on m’appelle pas comme ça. » Non, il se trompe. Les autres ne l’appellent pas comme ça, Mylan l’appelle comme il a envie de l’appeler. Et Mood peut lui reprocher ça quand il y a d’autres gosses du mausolée dans les parages, qui peuvent les entendre, mais pas quand ils ne sont que tous les deux.

Quand il n’y a qu’eux, il l’appelle Seán parce qu’il n’est pas son putain de boss et ne lui doit aucun titre, rien. « J’suis pas on, » réplique-t-il sèchement parce qu’il serait peut-être temps que Mood s’en souvienne. Il n’est pas on, il n’est pas comme les autres gosses du mausolée, il n’est pas un parmi d’autres, il n’est pas que Chains, il est Rhee Mylan et il connaît Seán Dunegan depuis qu’ils sont mômes et s’il veut l’appeler par son putain de prénom, il le fera. « Ils t’ont fait sortir quand ? » Et il pourrait pleurer, parce que parmi tout ce que son meilleur ami pourrait lui demander, il a choisi ça. Cette question qui n’a aucun intérêt, aucune réelle signification, une question qu’il pourrait poser de ce même ton détaché à n’importe qui d’autre et Mylan se demande si cette année passée loin de lui est responsable de tout ça, ou si déjà avant, Seán n’était plus Seán.
« Ce matin. » Ce matin et il aurait pu profiter de sa toute nouvelle liberté en faisant tout un tas de choses, mais il a accouru ici comme un bon chien retourne auprès de son maître et ça lui donne envie de gerber. Ce matin et il est déjà là, planté devant Mood prêt à faire son rapport et après il s’étonne encore qu’il le considère comme acquis.

Mylan ferme les yeux et inspire, profondément. Pendant quelques secondes, il profite de n’avoir encore aucune réponse, que rien n’a véritablement changé, il profite d’être ignorant parce qu’il sait qu’une fois qu’il aura ses réponses, il devra prendre une décision et il n’est pas certain d’être prêt pour ça. Puis il ouvre les yeux, s’accroche à la silhouette de Seán. « T’as pas traîné pour me remplacer, » lâche-t-il en faisant de son mieux pour ne pas sonner trop amer, trop blessé par ça. Il sait que Mood ne se privera pas pour lui confirmer ça, il n’a jamais été connu pour son tact, parce qu’il n’en possède pas.
Ça c’était la partie facile. « T’es pas revenu. » Et il est fier de lui, parce que sa voix ne tremble pas alors qu’il a la gorge tellement nouée qu’il se demande comment les mots ont réussi à en sortir. « J’ai eu l’temps d’en assommer deux et de buter le troisième, mais t’es pas revenu. » Il était tout seul, tout seul et ça a duré une éternité, avant qu’ils ne parviennent à l’atteindre d’un sort et le traîner jusqu’à une cellule du Ministère où il s’est réveillé toujours aussi seul. « Pourquoi t’es pas revenu ? » Et peut-être que là, son murmure est vacillant, alors qu’il se reflète contre les murs du mausolée, revient à Mylan et lui fout sa propre faiblesse sous le nez.

Il se méprise.  

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Mood voit le regard de Chains changer parce qu’il sait très bien qu’il est le seul à ne pas l’appeler par son surnom. Il le provoque parce qu’il ne communique que comme ça et qu’il n’y a que de cette manière qu’il y arrive. « J’suis pas on, » Il sait. Il sait qu’il n’est pas on, qu’il n’est pas comme tous les autres. Mais comme tous les autres, il l’a trahi. Il s’est détourné de lui alors il l’a puni en l’envoyant séjourner quelques temps à Azkaban. La solution a été radicale, mais suffisamment violente pour qu’il comprenne, non ? « Ils t’ont fait sortir quand ? » Cette demande est innocente, teintée de curiosité et de est-ce que tu as retenu la leçon ? Il a besoin de savoir si Mylan va lui être de nouveau fidèle, s’il a compris la punition et s’il est prêt à aller de l’avant. « Ce matin. » Mood hoche la tête. Le ton de Chains ne lui plaît pas. L’attitude qu’il a ne lui plaît pas. On dirait bien qu’il n’a pas compris la leçon et qu’il n’a pas compris qu’il méritait tout ça. Parce que c’est de sa faute si Mood en est arrivé à cet extrême. Uniquement sa faute. « T’as pas traîné pour me remplacer, » Mood lui laisse le temps de digérer tout ça. Oui, il l’a remplacé parce qu’il ne pensait pas le revoir aussi vite ? Oui, il l’a remplacé parce que c’est aussi une punition qu’il veut que Mylan subisse ? Oui, il l’a remplacé parce qu’il a l’impression (profondément fondée, on parle de Mood là) qu’il est en train de le trahir ? Il a tellement de raisons pour lesquelles il a choisi de mettre Sand à sa place qu’il ne sait pas laquelle choisir. « T’es pas revenu. J’ai eu l’temps d’en assommer deux et de buter le troisième, mais t’es pas revenu. Pourquoi t’es pas revenu ? » Mood fronce le nez parce que ça ne lui plaît pas tout ça. Cette confrontation. Le fait que Mylan soit sorti sans l’avertir. Le fait que rien a changé. Cette fois il se lève parce qu’il est agacé. Chains ne comprend pas. Il ne comprend pas la punition. Il l’a mis là-bas parce que Mood le devait pour qu’il comprenne et ce n’est toujours pas le cas. Comme c’est triste que Chains ne veuille pas comprendre qu’il a fait ça pour son bien. Leur bien à tous les deux. Elle était trop présente autour de lui et ça a agacé Mood au point où il a cru que ça serait cette solution qui allait être la meilleure. Azkaban.

Mood descend de son trône et il a cette attitude agacée. « J’pensais que t’étais foutu. » Jamais, avant tout ça, il n’aurait abandonné Mylan aux mains d’autres sorciers. Il se serait battu à ses côtés jusqu’à la mort. Comme il l’a fait quand Mylan a décidé de tuer les meurtriers de son oncle. Comme il l’a fait en suivant son meilleur ami, son frère, dans la rue en abandonnant ses parents et en abandonnant sa scolarité à Hogwarts. De toute façon, il n’aurait pas tenu très longtemps là-bas. Sa magie détruit tout à commencer par lui-même. « Mais j’t’ai fait chercher quand même. J’étais pas sûr qu’on t’envoie à Azkaban quand j’ai découvert que c’était le cas, y a eu Sand et well, tu connais la suite. » Il hausse les épaules. Ce n’est pas important parce que maintenant, il est sorti. Il ne lui redonnera pas sa place de second, mais ils peuvent recommencer à zéro, non ? « T’as l’air… d’aller. » Continue-t-il sur sa lancée parce qu’il a l’impression que c’est normal et que Chains comprend. Il comprend n’est-ce pas ? « En tout cas… désolé pour tout ça. » Son ton n’est pas sincère. Il est loin de l’être et il ne le sera plus vraiment parce que Chains l’a agacé une fois de trop avec Fox. « Ton lit n’a pas bougé de place si tu veux le récupérer. » Il a un moment d’hésitation. « Parce que tu reviens, n’est-ce pas ? » Sinon il va devoir le tuer et ça l’embêterait de le tuer. Il tient à Chains. Il en est là grâce à (ou à cause de) lui après tout. Chains l’a façonné comme ça. Sois fier de ta créature, Mylan.

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‹ dialogues : lightsteelblue (design foncé), steelblue (design clair).


‹ âge : 24 ans
‹ occupation : criminel en période de probation | apprenti Mage Social.
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : 1991 - 1994.
‹ baguette : a été brisée à son emprisonnement à Azkaban. A sa libération, on lui a refilé une merde complètement bridée, de 25cm, taillée dans du noyer et contenant un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 851
‹ réputation : on dit que c'est un délinquant, une petite frappe qui essaye de retrouver une vie normale, décente. Les anciens SM et les autres gangs du Londres Sorcier disent que c'est un traître, un vendu.
‹ particularité : c'est un maître du feu, le seul de sa famille puisqu'ils appartiennent tous à la tribu de l'eau.
‹ faits : il était le n°2 des shadow moses, qu'il a créés aux côtés de mood - mais ce dernier l'a trahi et il a passé un an et demi à azkaban - à son retour, mylan a décidé de quitter le gang - il a fait tout un tas de trucs nuls et c'était pour survivre, mais ça pèse lourd sur sa conscience - il ne supporte plus d'être enfermé - il est extrêmement tactile mais surtout, il a besoin qu'on le touche, qu'on lui rappelle qu'il est vivant - il ne ressent pas la douleur et ça le rend dangereux, mais c'est extrêmement pénible à vivre - il mange sans arrêt, adore cuisiner - il aime les chiens, déteste les chats - il ne supporte pas d'avoir froid - c'est un nabot, mais faut surtout pas lui dire, il déteste qu'on lui rappelle sa petite taille - il sait parler coréen, mais c'est un peu rouillé - il a deux petits frères qui sont sa seule famille, puisque ses parents et son aîné l'ont renié - il veut sortir les mômes de la rue, les aider avant qu'ils se retrouvent avec un casier judiciaire long comme le sien.
‹ résidence : techniquement, dans un appart' miteux au Chemin de Traverse, en réalité, chez Heath Ravka.
‹ patronus : il n'a jamais appris à en faire un.
‹ épouvantard : lui, dans sa cellule vide et glacée à Azkaban, privé de tous ses sens.
‹ risèd : lui, entouré de ses proches.
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There's a fire starting in my heart reaching a fever pitch, and it's bringing me out the dark. Finally, I can see you crystal clear. Go ahead and sell me out, and I'll lay your ship bare. See how I'll leave with every piece of you. Don't underestimate the things that I will do.
30 avril 2002 • « J’pensais que t’étais foutu. » Mylan ne connaît pas la douleur qu’on éprouve après s’être pris une gifle. Il ne sait pas ce que ça fait, que de finir complètement plié en deux à cause de la douleur qui survient forcément après un coup de poing dans l’estomac. Il n’a jamais éprouvé ça, il ne sait pas comment c’est. Mais s’il devait imaginer, probablement que ça ressemblerait à ça. A ce qui le traverse alors que Seán prononce ces mots d’un air agacé. J’pensais que t’étais foutu. Il dit ça comme il le dirait à n’importe quel autre membre du gang. Comme si Chains n’était rien de plus qu’un autre gosse ramassé dans une rue et mis au boulot pour gagner sa place au sein des Shadow Moses. Mais il a jamais été un de ceux-là, Mylan. Il a toujours été juste à côté de Seán, son égal. Et aujourd’hui, Mood le traite comme s’il était moins encore qu’un Numéro. J’pensais que t’étais foutu. Sauf que Seán aurait jamais pensé ça, avant. Seán se serait jeté dans le tas et se serait battu à mains nues s’il le fallait, pour le tirer de là.
Ou alors, Mylan s’est inventé tout ça, pendant tout ce temps ?  « Mais j’t’ai fait chercher quand même. » Y a un hoquet qui lui échappe, un son étrange perdu entre le rire et le sanglot, un son qu’il regrette immédiatement mais c’est trop tard. J’t’ai fait chercher quand même. Comme si ça méritait une médaille, comme si c’était une putain de corvée. « J’étais pas sûr qu’on t’envoie à Azkaban quand j’ai découvert que c’était le cas, y a eu Sand et well, tu connais la suite. » Il l’a immédiatement remplacé. Il n’a même pas cherché à le tirer de là et quand il a appris qu’ils l’avaient envoyé à Azkaban, il n’a pas hésité une seule seconde avant de le remplacer.

Il n’a jamais rien signifié pour lui, alors ?

« T’as l’air… d’aller. » Il va vomir. Il a l’air… d’aller. Il a passé un an et demi dans une cellule sombre, humide et froide, seul, entièrement seul, à se raccrocher à l’idée que quelque chose - n’importe quoi - avait forcément empêché Mood de venir l’aider. Il a passé un an et demi à purger une peine sans savoir pourquoi on l’avait laissé se faire choper. Il a passé un an et demi à crever la dalle, de froid, à trembler du matin au soir et à lutter contre l’envie de se laisser mourir. Il est allé jusqu’à réaliser que ses parents lui manquaient, lui qui avait passé des années à cacher tout ça très loin, à enfouir tout ce qu’il pouvait éprouver pour sa famille, à se persuader qu’il les détestait.
Il ne va pas, non. Il est plus maigre que jamais, il a une tête à faire peur et il a l’impression que le moindre coup de vent un peu trop fort risque de le briser en deux tellement il se sent faible. Il a tout sauf l’air d’aller. Et Seán est un idiot qui n’a jamais vraiment su comprendre les émotions, mais il n’est pas stupide au point de ne pas voir l’état dans lequel il est.

« En tout cas… désolé pour tout ça. » Il ne le pense pas. Ceux qui ne connaissent pas Seán pourraient se dire que de toute façon, il ne montre jamais rien, alors il est impossible de savoir ce qu’il pense vraiment. Mais même après un an et demi passé loin de Mood, Chains sait toujours comment il fonctionne. Et il sait, profondément, il sait, que Seán n’en pense pas un mot. « Ton lit n’a pas bougé de place si tu veux le récupérer. » Il va vraiment vomir, s’il n’arrête pas de parler.  « Parce que tu reviens, n’est-ce pas ? » Et encore une fois, c’est le ton qu’il emploie pour parler aux autres. C’est la question qui n’en est pas vraiment une. Comme quand il demande Mais tu ne me décevras pas, pas vrai ? aux nouvelles recrues tremblantes et à peine assez âgées pour comprendre dans quoi elles s’embarquent.
C’est la question-menace. Celle qui veut dire tu vas faire exactement ce que j’attends de toi, parce que je ne supporte pas que mes choses désobéissent. Il ne sait pas vraiment quand sa vue s’est brouillée, il réalise quand le visage de Mood lui apparaît plus flou qu’avant.

Quand il se dit qu’il a brusquement envie de peindre ce visage en rouge. Il n’avait jamais éprouvé ça avant, Mylan. Pas envers Seán. Mais il y a cette boule dans sa gorge, cette sensation glacée dans ses entrailles, tous ses os. Il a l’impression qu’on lui a arraché un truc de la poitrine et qu’on l’a remplacé par le froid, le froid, le froid.

Et Mylan déteste ça, le froid. Il détestait ça quand il passait l’hiver dans les rues à trembler et à claquer des dents. Il déteste ça encore plus, depuis Azkaban.

Alors il se jette en avant et alors que sa main se referme autour du col de Seán, il peut sentir dans son dos le brasero qui prend vie, brûlant, alors que les flammes grandissent, encore et encore, furieuses, prêtes à dévorer tout ce qu’elles pourront toucher. « Tu les as laissés faire, » crache-t-il, accusateur. Et il maudit la part de lui qui veut que Mood lui réponde que non, bien sûr que non, que ce n’était pas ça. Son poing se connecte brusquement avec la mâchoire de Seán qu’il relâche au passage, pour le laisser chanceler de quelques pas. « TU LES AS LAISSÉS ME FOUTRE EN TAULE ! » hurle-t-il et encore une fois, sa voix résonne, résonne, résonne. Cette fois, c’est avec ses deux mains qu’il empoigne Seán et il en a rien à foutre d’être plus petit que lui, de devoir lever la tête pour le regarder dans les yeux, tout ce qu’il veut c’est que le froid laisse son corps et le remplacer par les flammes. Tout ce qu’il veut c’est que la douleur cesse et la remplacer par la haine, rien d’autre que de la haine. « Pourquoi ? » siffle-t-il, secoue Seán au passage. « Toi et moi Seán, on aurait pu se débarrasser d’eux, toi et moi, j’avais juste besoin qu’tu viennes, j’avais juste besoin de-- » Toi.  « T’es pas venu. T’es pas venu. T’ES PAS VENU ! » Il chialera pas. Il chialera pas. Il n’y a que le feu, il n’y a que la colère, rien d’autre. Rien d’autre.  

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‹ âge : vingt-quatre ans.
‹ occupation : chef des Shadow Moses.
‹ maison : serdaigle
‹ scolarité : septembre 1991 et juin 1993.
‹ baguette : bois de vigne, ventricule de dragon et elle mesure vingt-cinq centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 1020
‹ réputation : je suis un meurtrier, un monstre.
‹ particularité : il a le Bole disorder. La maladie s'apparente à un trouble de la personnalité borderline couplé à de la magie. Mood ressent tout beaucoup plus intensément que les autres et sa magie déborde énormément à cause de ça. C'est généralement sans danger pour les autres, il faut faire attention à ne pas se prendre un éclair de magie quand il fait une crise. Le bout de ses doigts brûle pendant une crise, sa chair se consumme et ça devient noir une fois fini.
‹ résidence : comme toutes les personnes du gang, il loge au Wuthering Heights Cemetery.
‹ patronus : inconnu.
‹ épouvantard : l'obscurité.
‹ risèd : Mylan et lui, de nouveau ami, de nouveau complice.
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Il ne le voit pas arriver. Enfin si, ils sont face à face, mais Mood ne s’attendait pas à le voir se ruer sur lui, le saisir par le col et la naissance des flammes derrière Chains. Mood a toujours été fasciné par la magie élémentaire que peut faire Mylan. Elle est jolie et bien pratique et tellement en adéquation avec la personnalité du jeune homme. Alors que la sienne est dysfonctionnelle, noire, violente et sale. Comme lui. Elle crépite et brûle sa peau aussi. « Tu les as laissés faire, » Et il lui envoie un coup de poing dans la mâchoire. Mood vacille et recule de quelques pas. Il sent la colère qui commence à l’envahir. Colère qui se mue rapidement en rage. Il ne comprend rien. Définitivement rien. Il ne veut pas comprendre en fait parce qu’il l’a laissé tomber et il est juste venu pour l’achever. Comme tous les autres. Il ne pensait pas que Mylan ferait ça un jour. « TU LES AS LAISSÉS ME FOUTRE EN TAULE ! » Sa voix se répercute dans les parois du mausolée. « Shut the fuck up. » Crache Mood. Mylan revient le chercher et l’empoigne avec ses deux mains. « Pourquoi ? Toi et moi Seán, on aurait pu se débarrasser d’eux, toi et moi, j’avais juste besoin qu’tu viennes, j’avais juste besoin de-- T’es pas venu. T’es pas venu. T’ES PAS VENU ! » Violemment, Mood le fait lâcher et il s’éloigne. « Fais pas ta victime. » Son regard a changé, son approche du chef bien gentil et conciliant est tombée et il souhaite juste que Mylan se taise… s’en aille… meurt. « Fais pas ta putain de victime. Tout ça, c’est ta faute. » Et sa faute aussi à elle, mais elle, il a déjà prouvé que ce n’était rien d’autre qu’une profiteuse et qu’elle n’a jamais vraiment aimé Mylan. Pas comme l- « Ta. Faute. » Et il sent le flux de magie l’envahir. Ça le brûle un peu partout et il sent les étincelles au bout de ses doigts. Ça va noircir encore, mais il ne peut pas contrôler ça. Toute cette colère. Toute cette rage. Mylan n’a rien compris. Mylan n’a jamais rien compris alors. Il a effacé depuis longtemps Seán, en même temps que le pauvre cadavre calciné qu’il a envoyé à ses parents adoptifs. Il est mort à ce moment-là parce que c’était plus facile pour rester avec Chains.

Seán s’est perdu pour laisser sortir ce monstre qu’il est devenu. Mood le colérique. Mood l’assassin. Mood le monstre. Toute la colère et toute la rage qu’il a toujours ressenties ont pu sortir grâce à la rue, ça l’a toujours plus ou moins soulagé d’éclater des visages à coups de poing. Il avait moins mal, mais c’était toujours bien parce que Chains était là. Puis il y a eu toutes ces filles et bientôt Fox et alors cogner les gens, c’était plus assez pour Mood. C’est toujours plus assez pour Mood. A son tour il s’avance vers Mylan et lui envoie un coup de genou dans le ventre. Il le regarde se plier en deux et se penche en avant pour lui dire : « T’as toujours été égoïste. » Avant de le lâcher. Il a probablement dû le brûler un peu. La douleur au bout de ses doigts est insupportable et il voit bien que ça crépite toujours plus et fort en rythme avec les vagues de colère qu’il ressent. « Je pensais que ça allait te calmer, Azkaban, faut croire que non. En attendant, ta Fox Et il crache le pseudonyme avec une jalousie clairement visible pour une fois. elle t’a pas été fidèle des masses. » Pour lui prouver qu’elles sont toutes pareilles et qu’elle (surtout Fox) ne le mérite pas. Pour lui prouver que quoi qu’il arrive, lui il sera toujours là. Ils vont se battre maintenant, Mood le sait, Chains le sait. Ils vont se taper sur la gueule, mais ça ira mieux après, n’est-ce pas ? Ils vont s’excuser et se pardonner mutuellement et aller de l’avant parce qu’ils ne peuvent pas vivre l’un sans l’autre. Ils se sont mis là-dedans ensemble, ils en crèveront ensemble. C’était tout le but de Shadow Moses, you and me against the world. La promesse silencieuse que leur amitié est indestructible, qu'il croit.

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30 avril 2002 •  « Fais pas ta victime. » Victime ? Victime ? Il est sérieux ? Il a passé un an et demi à croupir dans une cellule sombre et glaciale pour se faire cracher ça à la gueule ? Qu’il agit comme une victime parce qu’il demande à savoir pourquoi Mood lui a fait un truc pareil ? Parce qu’il veut comprendre comment son meilleur ami a pu le laisser se faire capturer et jeter en prison sans lever le petit doigt ? « Fais pas ta putain de victime. Tout ça, c’est ta faute. » Mylan ouvre grand les yeux, le regarde comme si Seán avait complètement perdu la raison. Et peut-être que c’est le cas. Il n’a pas voulu le voir, avant, parce que Mood, c’est tout ce qu’il a. Sans lui, il n’a rien du tout, il est complètement seul et il ne veut plus l’être, il ne veut plus jamais l’être. Mais maintenant, il doit se rendre à l’évidence. Il ne sait pas qui il a devant lui, mais ce n’est pas Seán. C’est un autre qui a pris sa place, un monstre créé par la rue, né dans la violence. Un monstre créé par lui. « Ta. Faute. » Il voit les étincelles de magie qui crépitent au bout des doigts du jeune homme et s’écarte d’un pas. C’est pire qu’avant. C’est carrément pire qu’avant. Il ne sait pas ce qui cause ça, il ne sait pas pourquoi Seán a autant de problèmes avec sa magie, mais ça là ? Ce n’était pas aussi terrifiant, avant. Le coup l’atteint dans l’estomac et s’il n’a pas mal, il a quand même le souffle un peu coupé, seule chose qui lui indique que Mood n’y est pas allé de main morte et qu’il aura probablement un hématome à surveiller. Enfin ça, c’est s’ils ne s’entretuent pas ici et maintenant. « T’as toujours été égoïste. » Il sent que ça chauffe et probablement que ça le brûle, même. Egoïste. Il ne peut pas le nier. S’il avait laissé Seán retourner chez ses parents qui l’aiment, contrairement à ceux de Mylan, ils n’en seraient jamais là.  

« Je pensais que ça allait te calmer, Azkaban, faut croire que non. En attendant, ta Fox elle t’a pas été fidèle des masses. »

De
Quoi ?

L’information qui concerne Fox est laissée de côté, parce qu’il ne sait pas trop si Seán dit ça juste pour lui faire mal, ou si c’est vrai et il s’en fiche. Non, ce qu’il retient, ce qui lui fait un mal de chien, là tout de suite, c’est ce que Mood vient de confirmer. Je pensais que ça allait te calmer, Azkaban. Il a fait exprès. Il l’a vraiment laissé se faire capturer. Il a voulu que Mylan finisse en prison.

Est-ce qu’il a orchestré tout ça ?

La dernière fois qu’il a eu autant envie de faire mal à quelqu’un, c’était à ceux qui ont tué son oncle. Et Mylan se demande si ce qu’il éprouve à cet instant n’est pas encore plus fort. Parce que par-dessus tout, il se sent trahi. Et au sein des Shadow Moses, il n’y a que la mort qui puisse racheter la trahison. Il ne savait pas ce qu’il faisait, quand il est parti à la poursuite des assassins de son oncle. Il n’avait même pas vraiment envie de tuer qui que ce soit.

S’il a tué, c’était pour défendre Seán.

Aujourd’hui, il sait exactement comment faire mal. Il sait exactement comment tuer, le plus rapidement et le plus proprement possible.

Derrière lui, les flammes gonflent, grondent, témoins de la rage qui l’anime. De ce besoin qu’il ressent de voir Mood brûler.

Mais ça paraît presque trop simple. « Fils de pute, » crache-t-il et la seconde d’après, il est sur Seán. Les coups pleuvent, Mylan ne cherche même pas à esquiver, il peut encaisser, tout ce qu’il veut, c’est lui faire mal, tellement, tellement mal. Ils finissent par terre, à rouler sur le sol et la magie de Mood crépite, les étincelles manquent à plusieurs reprises de lui brûler le visage, mais Chains ne s’arrête pas. Le brasero vomit ses flammes, qui se répandent autour d’eux, dévorent tout ce qui passe à portée d’elles.

Bien vite, il a le visage en sang, il peut le goûter sur sa langue, mais Seán est dans le même état et il ne pensait pas qu’il prendrait un jour plaisir à le voir souffrir.

Mais c’est le cas.
Merlin, là tout de suite, c’est tellement le cas.

« Qu’est-ce que tu cherchais à prouver ? » gueule-t-il en empoignant Seán par le col, son visage à quelques centimètres du sien. « Qu’est-ce que je t’ai fait, hein ? » Il le secoue sans ménagement. « Qu’est-ce que je t’ai FAIT ? » Le cri résonne dans le mausolée qui flambe déjà, la chaleur est insoutenable, mais Mylan est dans son élément.

Leur position s’inverse, d’un coup bien placé, Mood fait en sorte de le retourner et c’est lui qui se retrouve plaqué au sol, tandis que tout le sang qui s’écoule des plaies que Seán a sur le visage lui tombe dessus, se mêle au sien.

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Les flammes derrière Chains grandissent toujours. Elles sont si grandes et si belles. « Fils de pute, » Mylan se jette sur lui pour le rouer de coups. Mood encaisse. Il sent son nez craquer, sa lèvre se fendre et sa pommette s’enfoncer un peu. Oh pas grand-chose, mais suffisamment pour lui arracher un éclat de rire. Oui, de rire. C’est probablement nerveux et plus sur le coup de la surprise. Sur un coup bien placé de Mylan, ils se retrouvent tous les deux au sol. Chains sur Mood. Et les coups continuent de pleuvoir. Mood fait de son mieux pour riposter. Il arrive à placer quelques coups de poings. Il sent encore et toujours sa magie cracher des étincelles au bout de ses doigts, même quand il frappe Mylan.

Pendant ce temps, les flammes de Mylan se répandent dans le mausolée, elles brûlent tout ce qu’elles peuvent sur leur passage. La température a grimpé d’un seul coup là où il faisait habituellement plutôt frais. Cette chaleur dérange Mood parce qu’elle vient s’ajouter à sa magie qui chauffe tellement l’intérieur de son corps qu’il a l’impression qu’il va fondre contre la pierre. Il envoie encore une fois son poing crépitant d’étincelles dans la figure de Chains. Elles lui entaillent la peau. Il n’est pas beau à voir et Mood non plus. Il a l’impression que son visage n’est que douleur. Il a du mal à voir avec son œil droit tellement il a gonflé. « Qu’est-ce que tu cherchais à prouver ? » Mylan est toujours sur lui et il a arrêté de le frapper. Il le saisit par le col et rapproche son visage du sien. « Qu’est-ce que je t’ai fait, hein ? Qu’est-ce que je t’ai FAIT ? » Il hurle à tel point que Mood a l’impression que sa voix recouvre le crépitement des flammes.

Mais Mylan a fait une erreur.
Il a arrêté de le frapper.
Mood n’en a jamais eu l’intention.

Il ne comprend rien rien rien. De rage, Mood lui enfonce son poing dans les côtes et donne un coup de hanche pour inverser la position. « Ce que je cherchais à prouver ? » Il lui donne un coup de poing sur la joue. « Tu comprends rien, Chains. Tu comprends rien. RIEN. » Il tape encore et encore et encore. La chaleur est insupportable dans le mausolée et plus que jamais, Mood a l’impression qu’il va étouffer. Chains est venu pour l’achever, pour le trahir et pour le tuer. Il ne comprend pas qu’il a fait ça pour son bien. « Elle se servait de toi, mais t’étais trop arrogant et trop amoureux crache-t-il. Pour t’en rendre compte. Je t’ai rendu service. » Encore une fois il le frappe. Il pousse un hurlement lorsqu’une flamme de Mylan vient lui lécher le bras. Ça le met encore plus en colère. Il le déteste si fort.

Mais en même temps, c’est son meilleur ami. Son frère. Le seul qui a accepté de lui parler à Poudlard. Celui qui lui a permis d’être ce qu’il est aujourd’hui. La douleur est vive à son bras, il a l’impression que sa peau est en train de se dissoudre tellement il a mal. Il prend sur lui et abat de nouveau son poing sur le visage de Mylan. « T’as cherché tout ça. C’est de ta faute si t’en es là aujourd’hui. » Ça ne va pas se terminer dans la haine, Mood le sait. Ils vont probablement détruire le mausolée vu à la vitesse avec laquelle il s’embrase, mais ils ne vont pas se haïr, c’est impossible. Mylan va finir par reconnaître ses torts et lui demander pardon.

Il le faut.
Il lui doit ça.

Mood relève un peu Mylan pour lui donner un coup de boule, mais avant qu’il puisse mener à bien cette action, une flamme vient le chatouiller dangereusement. Il se redresse et se recule rapidement. Il jette un regard meurtrier à Chains. « T’as essayé d’me buter là ? » Sa magie crépite encore plus fort au bout de ses doigts, la chair commence à tomber et il grimace de douleurs, mais ce qui lui fait le plus mal, c’est que Chains a essayé de le tuer en lui balançant une flamme à la gueule. C’est pire que tout.

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mood tomorrow ill come back leader of the whole pack, every wound will shape me, every scar will build my throne.


Dernière édition par Seán Dunegan le Dim 21 Mai 2017 - 19:38, édité 1 fois
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WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 29/11/2016
‹ messages : 342
‹ crédits : moony.
‹ dialogues : lightsteelblue (design foncé), steelblue (design clair).


‹ âge : 24 ans
‹ occupation : criminel en période de probation | apprenti Mage Social.
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : 1991 - 1994.
‹ baguette : a été brisée à son emprisonnement à Azkaban. A sa libération, on lui a refilé une merde complètement bridée, de 25cm, taillée dans du noyer et contenant un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 851
‹ réputation : on dit que c'est un délinquant, une petite frappe qui essaye de retrouver une vie normale, décente. Les anciens SM et les autres gangs du Londres Sorcier disent que c'est un traître, un vendu.
‹ particularité : c'est un maître du feu, le seul de sa famille puisqu'ils appartiennent tous à la tribu de l'eau.
‹ faits : il était le n°2 des shadow moses, qu'il a créés aux côtés de mood - mais ce dernier l'a trahi et il a passé un an et demi à azkaban - à son retour, mylan a décidé de quitter le gang - il a fait tout un tas de trucs nuls et c'était pour survivre, mais ça pèse lourd sur sa conscience - il ne supporte plus d'être enfermé - il est extrêmement tactile mais surtout, il a besoin qu'on le touche, qu'on lui rappelle qu'il est vivant - il ne ressent pas la douleur et ça le rend dangereux, mais c'est extrêmement pénible à vivre - il mange sans arrêt, adore cuisiner - il aime les chiens, déteste les chats - il ne supporte pas d'avoir froid - c'est un nabot, mais faut surtout pas lui dire, il déteste qu'on lui rappelle sa petite taille - il sait parler coréen, mais c'est un peu rouillé - il a deux petits frères qui sont sa seule famille, puisque ses parents et son aîné l'ont renié - il veut sortir les mômes de la rue, les aider avant qu'ils se retrouvent avec un casier judiciaire long comme le sien.
‹ résidence : techniquement, dans un appart' miteux au Chemin de Traverse, en réalité, chez Heath Ravka.
‹ patronus : il n'a jamais appris à en faire un.
‹ épouvantard : lui, dans sa cellule vide et glacée à Azkaban, privé de tous ses sens.
‹ risèd : lui, entouré de ses proches.
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There's a fire starting in my heart reaching a fever pitch, and it's bringing me out the dark. Finally, I can see you crystal clear. Go ahead and sell me out, and I'll lay your ship bare. See how I'll leave with every piece of you. Don't underestimate the things that I will do.
30 avril 2002 • « Ce que je cherchais à prouver ? Tu comprends rien, Chains. Tu comprends rien. RIEN. » « Alors DIS-MOI ! » hurle-t-il avant d’être interrompu par un nouveau coup. Il n’a aucun moyen de vraiment le savoir, mais il est persuadé que son nez est cassé et il a la lèvre méchamment fendue, ainsi que l’arcade sourcilière et probablement la pommette, aussi. Il peut sentir le sang qui s’écoule de ses plaies, lui recouvre le visage et lui remplit la bouche. « Elle se servait de toi, mais t’étais trop arrogant et trop amoureux pour t’en rendre compte. Je t’ai rendu service. » De quoi ? De quoi ? Il l’a envoyé à Azkaban à cause de Fox ? Et il pense lui avoir rendu un service ? Le nouveau coup le réveille et Mylan laisse échapper un grondement de rage. Les flammes répondent à sa colère, obéissent à ses désirs et ce qu’il veut, c’est faire mal à Mood. Elles viennent lui mordre le bras et le hurlement de douleur que Seán laisse échapper le remplit d’une atroce satisfaction. Il n’arrive pas à y croire. Il n’arrive pas à croire qu’il ait pu lui faire une chose pareille, tout ça pour Fox. Merlin mais qu’est-il devenu ? « T’as cherché tout ça. C’est de ta faute si t’en es là aujourd’hui. » Non.
Non, s’il en est là aujourd’hui, c’est à cause de lui. A cause de Seán. S’il a tué ce type, c’était pour le sauver. S’il est devenu comme ça, c’est parce qu’il se sentait coupable et a fait exactement tout ce que Mood voulait. S’il en est là aujourd’hui, c’est parce qu’il l’a entraîné dans ses conneries de gangs. Le sang qu’il a sur les mains, c’est de sa faute. L’année qu’il a passée en prison, c’est de sa faute. Tout ça, c’est parce qu’il a laissé Mood le contrôler.

Ce n’est pas pour rien qu’il l’a surnommé Chains, pas vrai ? Il a plaisanté en disant que c’était à cause de ses parents et leurs trop grandes attentes, mais ce n’était pas ça, non. Mood l’a enchaîné à lui, en a fait son homme de main, un véritable chien dressé à l’attaque, pour satisfaire ses petits plaisirs tordus.

Tout ça, c’est de la faute de Seán.

Quand il le redresse, Mylan ne contrôle plus rien. Il veut juste faire mal, mais Seán a de bons réflexes et ça lui épargne une atroce brûlure. « T’as essayé d’me buter là ? » Il achève de le repousser, pour se dresser sur ses jambes et s’écarter. D’un revers de manche, il s’essuie le visage alors qu’haletant, il garde ses yeux rivés sur Mood. « You did this, » crache-t-il avec tellement de haine qu’autour d’eux, les flammes gonflent un peu plus. « You did this to me. » Il l’a transformé en meurtrier. En voleur, menteur, arnaqueur. Il l’a transformé en monstre et pour quoi ?
Pour se débarrasser de lui à la première occasion. Pour l’abandonner. Comme ils finissent tous par le faire. « T’as tout détruit. Tout ce qu’il y avait de bien, t’as tout détruit, » poursuit-il. Il crache le sang qui lui envahit la bouche. « Tu détruis tout c’que tu touches, Seán. » Mais lui aussi, pas vrai ?

Il fait si chaud dans le mausolée, c’est insoutenable. La structure de la cave se fait ronger par les flammes et déjà, des bruits inquiétants résonnent autour d’eux. Probablement attirés par tout ce raffut, des gosses du gang dévalent les escaliers mais se figent en voyant les flammes qui leur barrent la route. « MOOD ! » s’écrie l’un d’eux et d’un geste de la main, Chains augmente un peu plus les flammes pour être certains que personne ne vienne les déranger.
Mais son regard s’attarde sur eux et ils ont l’air terrifiés. Parce que Mood a beau être un chef horrible et intransigeant et terrifiant, il est tout ce qu’ils ont. Mylan pousse un grondement et se tourne vers Seán. « On devait les aider, » fait-il d’une voix plus calme, tremblante. « Tu t’rappelles ? Shadow Moses, c’était pour survivre. Pour que d’autres comme nous, survivent. » Il secoue la tête. « C’que t’en as fait—c’que j’t’ai laissé en faire, c’est—c’est mal, c’est tellement, tellement mal. » Il a la gorge nouée, les mains qui tremblent.

« On a laissé des gosses crever de faim et de froid, on a—Seán, on en a tué et—et pourquoi ? Parce qu’ils ne te satisfaisaient pas ? » La rage s’est envolée, il n’a plus assez d’énergie pour ça. Son séjour en prison l’a rendu plus faible et il sait qu’il ne pourra pas tuer Seán. Malgré tout, il est incapable de le tuer. « J’aurais pu aller en enfer, pour toi, » murmure-t-il d’une voix rauque. Les flammes se sont apaisées. Elles ne dévorent plus ce qu’elles touchent, elles purifient le mausolée de tout le sang qu’ils ont fait couler ici. De tous les souvenirs douloureux. « T’as que moi, Seán, rien que moi. Mais c’est fini. »  Il attrape le bas de son t-shirt taché et déchiré, le fait passer par-dessus sa tête, exposant le tatouage des Shadow Moses qui lui prend tout le flanc droit. « I quit, » lâche-t-il froidement, alors que sa main libre se tend et récupère des flammes non loin de lui. Elles dansent au creux de sa paume, dociles. « Les Shadow Moses, toi. » Sa main se rapproche de son flanc et il peut percevoir la chaleur, mais aucune douleur.

« J’arrête tout, » conclut-il avant de presser les flammes contre son flanc. Le feu se met à ronger la peau, fait fondre le tatouage et la chair. L’odeur de chair brûlée lui remonte jusqu’aux narines mais Mylan ne flanche pas. Son regard plongé dans celui de Mood, il efface sa marque. Détruit la laisse que Seán lui avait passée autour du cou.

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set the world on fire
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‹ crédits : moony et crackle bones pour la signature.
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‹ liens utiles :
‹ âge : vingt-quatre ans.
‹ occupation : chef des Shadow Moses.
‹ maison : serdaigle
‹ scolarité : septembre 1991 et juin 1993.
‹ baguette : bois de vigne, ventricule de dragon et elle mesure vingt-cinq centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 1020
‹ réputation : je suis un meurtrier, un monstre.
‹ particularité : il a le Bole disorder. La maladie s'apparente à un trouble de la personnalité borderline couplé à de la magie. Mood ressent tout beaucoup plus intensément que les autres et sa magie déborde énormément à cause de ça. C'est généralement sans danger pour les autres, il faut faire attention à ne pas se prendre un éclair de magie quand il fait une crise. Le bout de ses doigts brûle pendant une crise, sa chair se consumme et ça devient noir une fois fini.
‹ résidence : comme toutes les personnes du gang, il loge au Wuthering Heights Cemetery.
‹ patronus : inconnu.
‹ épouvantard : l'obscurité.
‹ risèd : Mylan et lui, de nouveau ami, de nouveau complice.
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« You did this, » Mood écarquille les yeux. « You did this to me. T’as tout détruit. Tout ce qu’il y avait de bien, t’as tout détruit. Tu détruis tout c’que tu touches, Seán. » Ça plus que le reste, plus que la destruction du mausolée et plus que les coups répétés de Mylan fait mal à Mood. Parce qu’il sait à quel point ça a toujours perturbé Mood d’être à part et toujours en colère. Il sait à quel point ça l’a longtemps affecté de ne pas réussir à profiter de la vie telle qu’elle était. Il sait à quel point ça l’a foutu à terre de ne pas comprendre l’origine de cette colère et de ne pas arriver à l’apaiser. Personne n’a réussi, pas même Mylan et ses étreintes répétées. Pas même le gang. Rien. Il sent toujours grouiller en lui cette colère envers et contre tout. Il sait que Mood ne comprend pas et qu’il a préféré s’en satisfaire pour construire ce personnage qui inspire autant la terreur dans les rangs des Shadow Moses. Il s’en satisfait de cette nouvelle personnalité, Mood, parce qu’elle lui a permis de survivre à la rue. « Ferme. Ta. Putain. De. Gueule. » Dit-il en guise de réponse en serrant les dents et les poings. « MOOD ! » On vient le chercher. Ils ont entendu les bruits de pas précipités dans les escaliers, mais avant que Mood puisse répondre, Mylan s’occupe d’intensifier ses flammes pour les empêcher de passer. « On devait les aider. Tu t’rappelles ? Shadow Moses, c’était pour survivre. Pour que d’autres comme nous, survivent. C’que t’en as fait—c’que j’t’ai laissé en faire, c’est—c’est mal, c’est tellement, tellement mal. On a laissé des gosses crever de faim et de froid, on a—Seán, on en a tué et—et pourquoi ? Parce qu’ils ne te satisfaisaient pas ? J’aurais pu aller en enfer, pour toi, » Les flammes se calment alors un peu comme la rage qui semble habiter Mylan. Par contre celle de Mood est intacte et elle grandit encore en même temps que sa magie dévore les morceaux de sa peau. « T’as que moi, Seán, rien que moi. Mais c’est fini. » Chains retire son tee-shirt. « I quit. Les Shadow Moses, toi. » Il a récupéré des flammes dans sa main et les dirige en direction de son flanc. En direction du tatouage qui le lie à Shadow Moses, à lui. « J’arrête tout, » Et avant que Mood ne puisse faire quoi que ce soit, il presse sa main contre son flanc. Les flammes font fondre la peau et l’odeur devient vite insupportable.

Et il fait ça en le regardant droit dans les yeux. La rage de Mood électrifie un peu plus l’air. Les flammes ont baissé aussi au niveau des escaliers et deux jeunes du gang réussissent à entrer à l’intérieur du mausolée. « Mood, reste pas là. » - « Dégagez de là. » Il veut en finir. Chains a décidé de les laisser tomber ? Soit. Mais il ne ressortira pas d’ici vivant. Mood se le refuse. Il digère mal la trahison et encore plus quand ça vient de Mylan. Il a tout fait pour Mylan. Tout. Il l’a suivi dans la rue pour ne pas le laisser seul parce qu’il a tué quelqu’un pour le sauver, lui. Il a failli crever de faim plusieurs fois et il a refusé de retourner dans sa famille d’adoption parce que de toute façon y a que toi qui compte, je suis même pas leur vrai fils. Et qu’à la longue, ils ne comprenaient plus la colère incessante de leur fils. « TU m’as fait. TU m’as transformé en ce que je suis et quoi ? T’es pas fier de ta création ? Fallait p’être y penser avant tu crois pas ? T’es qu’un connard, Mylan. T’as mérité Azkaban. » Alors qu’il continue en brûlant également le tatouage de numéro deux sur son doigt. « Tu comprends rien et que t’as jamais rien compris. » Fait-il en s’approchant. A ce stade, sa magie est prête à le consumer tant il a tout qui explose sous son crâne. Mylan n’a jamais eu l’intention de revenir, il l’abandonne comme tous les autres avant lui. Il ne fait pas l’effort d’essayer de comprendre. Encore une fois il va être seul. Il peut accepter et se remettre de l’abandon de beaucoup de personnes, mais pas Chains. Elle est loin la nuit de troisième année qu’ils ont passé côte à côte parce que Seán était terrorisé par le noir.

Même si Chains a réduit ses flammes, les précédentes ont été tellement violentes que par endroit, le plafond commence à s’effondrer. Un groupe de jeunes vient les chercher de force. Mood donne des coups, se débat comme un forcené et brûle quelques mains au passage à cause de sa magie. « Laissez-le dedans. » Qu’il beugle en se débattant et en voyant qu’on aidait Chains à sortir de là. Il se rend compte qu’on ne l’écoute pas, qu’on l’ignore un peu parce que tout ce qui compte c’est sortir du mausolée totalement en flamme et qui s’effondre alors qu’ils sortent de là. Ils sont plusieurs à maintenir Mood qui continue de hurler qu’il va saigner tous ceux qui ont aidé Mylan à sortir de là. Ils le regardent tous avec un air interrogatif, ils n’ont aucune idée de pourquoi leur second a foutu le feu au mausolée et pourquoi Mood est dans un tel état de rage.

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