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sujet; (3 AOÛT 2003) LEOTHAG † the things we do for love.

HERO • we saved the world
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‹ inscription : 06/11/2016
‹ messages : 196
‹ crédits : ♠MOONY.
‹ dialogues : firebrick


‹ liens utiles : rohan » badass werewolf marcus » ex-ff, prisoner mylan » angry & hungry midget shin » or is it nazir? salvatore » ff beater & international asshole sirius » the mighty godfather elliott » just another asshole.
‹ âge : 31 ans
‹ occupation : apothicaire, propriétaire du LAZARUS' PIT, au Chemin de Traverse.
‹ maison : Serpentard
‹ scolarité : 1983 et 1990.
‹ baguette : 29cm, bois de saule, écaille de Kappa.
‹ gallions (ʛ) : 625
‹ réputation : on dit que c'est le meilleur apothicaire de Diagon Alley, qu'il est intelligent et sans pitié, qu'il fait les meilleures infusions du coin, qu'il est fort aimable mais qu'il faut toujours se méfier.
‹ faits : il a capturé un Leprechaun quand il avait huit ans et depuis, il est à son service et protège la famille Scamander - c'est un brillant potioniste, le meilleur de sa génération dit-on - il aime voyager et partir à la recherche de ses ingrédients lui-même - c'est un inventeur, il ne cesse jamais de créer de nouvelles décoctions - la famille, c'est sacré - il a aidé la RDP en les fournissant en potions, ingrédients, informations, etc... - c'est un excellent menteur.
‹ résidence : un vaste appartement à Londres.
‹ patronus : un Shire
‹ épouvantard : les cadavres de Ceallagh, Laoghaire, Rolf et Susan alignés sous mes yeux.
‹ risèd : Susan, c'est assez pathétique, non ?
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t6855-murtagh-the-life-and-death-of
leopoldine turner
3 août 2003 • lazarus' pit
« Monsieur Scamander ? » fait une voix provenant de la boutique. « Scamanchieur, Scamanchieur, Scamanchieur ! » se met aussitôt à répéter Shaddup. Murtagh baisse le feu sous son chaudron et attrape un linge pour se nettoyer les mains avant de quitter l’arrière de son magasin, les sourcils froncés. Il ne tarde pas à constater qu’un client l’attend et que Ginger n’est pas à son poste. Ses dents se serrent brièvement alors qu’il fait de son mieux pour afficher un sourire aimable à son client. Où est passé ce maudit Leprechaun ? Oh s’il est parti se soûler alors que Murtagh lui a expressément demandé de surveiller la boutique pendant qu’il s’occupait d’une potion à l’arrière, il le refourgue à Boris et lui dit d’en faire ce qu’il veut. Il s’empresse de servir son client – un banal philtre de paix, pour calmer son anxiété, c’est fou ce que tout le monde peut être stressé en ce moment – et alors que l’homme s’en va et qu’il s’apprête à râler sur Ginger, un craquement sonore retentit à l’arrière. Murtagh lâche un soupir et se dépêche d’y aller pour tomber sur le Leprechaun, mais aussi— « Josh ? » appelle-t-il en se figeant, surpris de voir son filleul. Il ne se rappelle pas qu’une visite de Joshua était prévue et il a plutôt bonne mémoire, surtout pour ces choses-là, alors ça veut dire que…
Murtagh franchit la distance qui les sépare et s’accroupit devant le garçon qui se mâchouille la lèvre inférieure avec l’air de pas tellement savoir comment il doit réagir. « Josh, tout va bien ? Où est ta mère ? » demande-t-il, brusquement inquiet. Son filleul pose de grands yeux tout confus vers lui. « Maman va bien, c’est… Papa est là, » déclare-t-il d’une voix tremblante et le Scamander écarquille les yeux. Comment ça, son père est là ? En plein Londres, avec sa condition de loup-garou fugitif ? Il est là maintenant, après avoir passé les six dernières années dans la nature ? Maintenant, alors qu’il n’a pris le temps de voir Joshua qu’une seule fois en huit ans ?
« Mais c’est pas vraiment Papa, » murmure Joshua et ses sourcils se froncent parce que lui-même ne semble pas vraiment comprendre ce que ça veut dire. « Il disait des trucs bizarres et Maman… Maman a dit que c’était pas Papa, » hoquète-t-il et oh merde, Murtagh n’est pas habitué aux larmes. Enfin, il s’est déjà occupé de celles qui coulent après un vilain bobo, celles-là n’ont rien de grave et il a toujours su plus ou moins les gérer. Mais les larmes de vraie tristesse, les larmes de peur, celles-là, c’est sa maman qui s’en occupe, qui les console et les sèche. Parce que c’est le travail d’une maman, ça fait un peu partie de sa magie aussi, d’être capable de calmer tous les maux avec des caresses et des mots tendres, rassurants.

Murtagh il ne sait pas faire ça, lui. Alors sa main tremble un peu quand il la lève pour la poser sur la joue de Joshua. « Hé, buddy, ça va aller ok ? » murmure-t-il avant de l’attirer contre lui, refermant ses bras autour de son filleul avant de lancer un regard sombre à Ginger. « Leo ? » articule-t-il sans faire le moindre son et le Leprechaun lève son pouce en l’air. Ok, elle gère. Puis il fronce les sourcils et baisse les yeux vers Josh qui a enfouit son visage dans son cou et tremble un peu contre lui. Il ne sait pas ce qu’il a vu pour que ça lui fasse aussi peur mais il n’aime vraiment pas ça. D’un signe de tête, il indique à Ginger de lui faire comprendre ce qui se passe. Le Leprechaun soupire, mais lève un doigt et trace des lettres de flammes vertes dans les airs.

BRAINWASHED.

Et
Merde.

Murtagh serre les dents et comprend un peu mieux ce que Joshua voulait dire par Papa n’est pas Papa. Fait chier. Qu’est-ce qu’ils lui ont fait exactement ? Il commence à se demander si vraiment, Leopoldine n’est pas en danger. « Pourquoi y chiale la tronche de Murlap ? » retentit alors la voix inquiète de Shaddup qui s’approche et commence à grimper sur Joshua pour s’enrouler autour de son cou. Un petit rire encore plein de larmes et de morve échappe au gamin qui s’écarte et passe ses doigts un peu tremblants sur la tête de Shaddup qui ferme les yeux d’un air satisfait. « Oh oui continue p’tit con, » fait-il en frottant sa tête contre la joue de Josh. Le langage du Chartier n’est clairement pas adapté à un gamin de huit ans mais au moins, ça a le mérite de le faire rire. « Ok, on va attendre que Maman revienne tous les deux, d’accord ? » demande-t-il et Josh hoche vivement la tête. « Tu veux tenir la boutique avec moi ? » En général, sa réponse est toujours un YAAAAY tonitruant, mais cette fois, son filleul se contente d’un oui timide, alors Murtagh se redresse et attrape Josh pour sortir de l’arrière-boutique et l’asseoir sur le comptoir. « Ok, j’ai une potion sur le feu, j’en ai pour cinq petites minutes. Si un client arrive tu-- ? » « Je t’appelle ! » Murtagh lui ébouriffe affectueusement les cheveux puis retourne à l’arrière en faisant signe à Ginger de le suivre.
Il se dépêche de lancer un sort pour raviver les flammes sous sa potion, puis se tourne vers le Leprechaun. « Il est venu pour quoi ? » siffle-t-il entre ses dents, à voix basse. Ginger hausse les épaules. « Aucune idée, il avait l’air fasciné par le gosse. T’en fais pas pour la Maman Loup, elle avait l’air de l’tenir par les couilles. » Murtagh pince les lèvres, ça ne l’empêche pas de s’inquiéter. « Ok, tu t’occupes de ça et correctement, sinon je t’étripe, » ordonne-t-il avant de retourner auprès de Joshua qui joue avec Shaddup sans avoir l’air de réellement s’amuser. « Et si j’te faisais un thé, mmh ? » demande-t-il et il n’attend pas de réponse avant de s’y mettre. Il rassemble différentes plantes séchées qui devraient calmer un peu le garçon mais aussi le mettre un peu de meilleur humeur. Son filleul le regarde faire avec une certaine fascination, comme toujours, alors qu’il se dépêche de finir l’infusion et d’y ajouter suffisamment de sucre pour que Joshua l’apprécie.

Murtagh fait de son mieux pour distraire le garçon et s’occuper des trois clients qui passent quand vient l’heure de la fermeture. Lançant un regard à son filleul qui est toujours sur le comptoir et à qui il a donné de quoi s’occuper – des feuilles et des crayons qu’il garde toujours spécialement pour lui – il se dirige vers la porte pour la verrouiller, quand il aperçoit la silhouette de Leopoldine qui se dirige vers le Lazarus’Pit à grandes enjambées. Aussitôt, la porte est ouverte et Murtagh sort pour l’attraper par l’épaule et la regarder avec minutie, inquiétude, quand elle arrive à sa hauteur. « Tu vas bien ? » demande-t-il précipitamment, les sourcils froncés. « Entre, vite. » Il l’emmène à l’intérieur et verrouille la porte d’un coup de baguette. « Maman ! » s’exclame Joshua en sautant du comptoir pour se précipiter vers elle. Murtagh s’écarte et le laisse enlacer sa mère. Il a les dents serrées, parce qu’elle fait clairement de son mieux pour montrer que tout va bien devant son fils, mais juste avant d’entrer, pendant une fraction de seconde, il a vu le désespoir dans son regard.

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WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 30/10/2016
‹ messages : 138
‹ crédits : (moi-même)
‹ dialogues : #ffcc99 (Joshua > #ffcc00)


‹ âge : 27
‹ occupation : gérante du Chaudron Baveur sur le Chemin de Traverse depuis plusieurs années, même si l'établissement appartien officiellement à mon Oncle
‹ maison : Serdaigle
‹ scolarité : 1987 et 1994
‹ baguette : est en bois de poirié et crin de licorne. Particulièrement rigide, elle mesure seulement 23 cm.
‹ gallions (ʛ) : 526
‹ réputation : je n'ai pas de coeur et que je suis froide comme un glaçon. Cette réputation là me permet de tenir mon auberge d'une main de fer, et ça ne m'empeche pas de vendre la meilleure bière-au-beurre du chemin de traverse, à ce qu'il parait. On dit aussi que mon fils et le fruit d'une relation batarde avec un sang-pur, ou un moldu, certains disent même que ce n'est pas réellement mon fils puisqu'on ne me voit qu'avec des femme, mais ceux-là ont eu la chance de ne pas me voir enceinte.
‹ particularité : Voyante spécialisée dans la Cartomentie. Cependant je sais également lire les feuilles de thées, les lignes de la mains, et les boules de cristal.
‹ faits : j'ai un fils, que j'ai eu très jeune et que je suis prête à tout pour le protéger.
‹ résidence : Dans la partie privé du Chaudron Baveur, avec mon oncle Tom et mon fils Joshua. Tatie Gigie occupe la chambre du dernier étage.
‹ patronus : Un loup.
‹ épouvantard : mon fils piégé dans une maison en flamme.
‹ risèd : James, rentré à la maison pour Joshua.
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Murtagh Scamender
3 août 2003 • lazarus' pit
James est revenu. James est revenu. James est revenu.
Transformé en loup.


Léo s’est assise sur le lit de Joshua. Elle peut entendre son propre coeur battre dans le silence assourdissant qui a suivi la disparition de James. Une larme avait fini par couler sur sa joue. Puis une autre. Et encore une autre. Jusqu’a ce qu’elle se mette a sangloter, tremblante des pieds à la tête. Elle est toujours forte Léo; elle fait toujours face, la tête haute. Elle prend ses responsabilités, elle assume ses choix, elle reste fière et droite. Elle ne craque jamais. Sauf pour James. Elle ne sait pas si elle pleure parce qu’il est revenu complètement brisé, pauvre ombre de la personne rayonnante qu’elle aimait; parce que’il avait l’air si triste, si perdu et si effrayé d’elle; parce qu’elle va devoir dire à Joshua qu’il a perdu son papa; ou parce qu’il ne se souvenait même pas de son prénom. Surement tout ça à la fois.

Elle reste longtemps comme ça, sur le lit de son fils, le visage encore trempé de larmes à simplement rejouer la scène dans sa tête. Ça dure peut-être une heure, peut-être un peu moins, elle ne sait pas. Babbie est venue poser sa grosse tête sur ses genoux et elle lui gratte la tête d’un ai absent. Au bout d’un moment elle se lève et tire la couverture pour arranger le lit. Elle attrape quelque vêtement qui traine par terre, les plis et les range dans l’armoire. Elle ramasse les peluches tombées du lit et les dispose autour de l’oreiller. Elle remet tous les feutres et les crayons dans les pots ou ils doivent être rangés et rassemblent tous les dessins qui trainent. Elle remet en place quelques livres dans la bibliothèque et ramasse quelques vieux numéros de balais magazine entassé dans un coin. Elle range. Elle met de l’ordre où elle le peu, pour compenser ce qui est impossible à arranger. Et puis elle sort de la pièce, reconstitue le miroir brisé par James dans le couloir. Ça lui prend du temps de faire tout ça. Et ça la calme surtout. Elle a besoin de calme. « Heu... Léopoldine ? » elle se retourne. C’est Mylan. Il a pas l’air rassuré d’être monté jusqu’à elle. « Pas maintenant, Mylan. » «  C’est jus- » « T’as qu’a aller aider Soraya en salle. » Le jeune homme ouvre de grands yeux, stupéfaits. « Interdiction de toucher à la caisse. » Ajoute-t-elle, mais il ne bouge toujours pas. « Tu préfères t’occuper des ordures ? Allé ! » et sans rien dire elle le voit détaler dans l’escalier. Léo est comme un zombie. Elle range toute la maison comme ça, sans parler à personne, avec juste babbidy la suit partout ou elle va. Elle fait la cuisine, le salon, sa chambre... elle fait même la lessive parce que Joshua n’a presque plus de vêtements propres. Et plus elle remet de l’ordre autour d’elle plus ça remet de l’ordre dans sa tête. Et tout d’un coup il n’y a plus rien à faire: Tout est revenu à sa place.

Elle doit aller chercher Joshua, demander conseil à Murtagh, boire l’infusion qu’il lui préparera -ou le verre de whisky, selon ce qu’il juge de la gravité de la situation. Oui, Léo a tout remit en ordre. Elle sait ce qu’elle doit faire.

Sortant de sa léthargie elle descend quatre à quatre les escaliers et traverse le couloir qui mène jusqu’à la salle commune. « ON FERME. » Fait-elle d’une vois puissante en entrant dans la pièce ou régnait un brouhaha constant. Elle croise le regard indigné de Murdock dans un coin et lui répond avec son expression la plus sombre. Elle à l’air de la Turner qu’il faut pas emmerder. « Tout le monde dehors ! » Dix minutes plus tard et sous le regard ébahi de ses deux employés, la salle termine de se vider. « Mylan ton service est fini, à demain. » Lance-t-elle en remontant les chaises sur les tables d’un coup de baguette. « Soraya, j’ai besoin que tu restes encore un peu, j’ai quelque chose à faire. » Soraya hoche la tête en haussant les épaules. Elle s’en fiche elle habite ici, ça fait partie de son contrat. Sans rien ajouter, Léo sort à son tour de la salle et s’engage sur le chemin de traverse à grandes enjambées. Elle doit récupérer son fils. Quand il sera à nouveau auprès d’elle, tout sera réellement remis en ordre et elle pourra trouver une solution à cette situation infernale.

Quand elle arrive devant le Lazarus’Pit, Murthag est en train de fermer « Tu vas bien ? » Elle ne répond pas. Elle croise son regard et tout s’écroule. Non ça ne va pas du tout, j’ai passé trois heures à faire du rangement, j’ai laissé Mylan travailler en salle, j’ai mis tout le monde dehors et j’ai perdu une soirée de recettes. Et James est revenu. « Entre, vite. » Elle s’exécute sans hésiter. À peine a-t-elle fait deux pas dans la boutique qu’elle aperçoit Joshua. « Maman ! » elle est prise d’une immense vague de soulagement. Tout ira bien tant qu’elle a Joshua. Ils ont survécu à bien pire que ça tous les deux hein ? Elle lui sourit et l’enlace. « Alors il est où papa ? » « Il avait des choses à faire... » «  Pourquoi t’as dis que... c’était pas lui ? Et pourquoi tu voulais pas que je reste ? » Elle garde son sourire pour ne pas l’inquiéter. « Papa à des problèmes de mémoire. Je t’expliquerai bien tout à l’heure, je dois parler avec ton parrain d’abord. » « Mais- » « Va jouer derrière avec Shaddup, josh. » Il l’observe avec des yeux écarquillés, parce qu’elle déteste qu’il joue avec Shaddup en temps normal. « Va ! » « Mais et pour papa ? Je veux savoir ! » « Laisse les adultes s’occuper de ces choses-là, Jame- Joshua. » Elle soupire. « Pourquoi tu m’as appelé James ? » Parce que tu lui ressemble beaucoup trop. « Va jouer avec Shaddup. » Son ton est indiscutable et de toute façon, Joshua sait que quand sa mère dit deux fois quelque chose, il vaut mieux pour lui qu’elle n’ait pas à le répéter une troisième fois. Il s’en va dans l’arrière-boutique, non sans grommeler, mais s’en va quand même. En temps normal elle l’aurait réprimandé, mais on n’était pas tout à fait en temps normal.

Elle referme la porte derrière lui puis elle se tourne vers Murtagh, et en quelques enjambées elle est près de lui et le prend dans ses bras. « Merci pour tout... » Elle pousse un profond soupir et s’écarte de lui. « Je suis vraiment désolé, je ne savais pas quoi faire d’autre. Je sais que normalement c’est vraiment que pour les urgences, mais là... je te jure c’était une urgence. » Elle se passe la main sur le visage. « Il lui ont fait un lavage de cerveau; Je te jure il m’a fait tellement peur ! Il a reconnu Joshua a l’odeur ! Et j’ai eu tellement peur qu’il puisse le suivre et... je sais pas. C’est pour ça que j’ai appelé Ginger, je savais pas quoi faire d’autre. » Elle se répète elle n’aime pas se répéter; elle trouve ça exaspérant les gens qui se répètent. Elle prend une profonde inspiration. « James est revenu. » C’est la première fois qu’elle le dit à voix haute et tout d’un coup, ça prend une proportion complètement différente. Tout d’un coup, ça fait encore plus peur.
Tout d’un coup c’est réel.

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If you're leaving for somewhere, no matter what you do I will be with you. Like a sinking ship out there I will get to you, before I go sinking too.
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‹ scolarité : 1983 et 1990.
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‹ réputation : on dit que c'est le meilleur apothicaire de Diagon Alley, qu'il est intelligent et sans pitié, qu'il fait les meilleures infusions du coin, qu'il est fort aimable mais qu'il faut toujours se méfier.
‹ faits : il a capturé un Leprechaun quand il avait huit ans et depuis, il est à son service et protège la famille Scamander - c'est un brillant potioniste, le meilleur de sa génération dit-on - il aime voyager et partir à la recherche de ses ingrédients lui-même - c'est un inventeur, il ne cesse jamais de créer de nouvelles décoctions - la famille, c'est sacré - il a aidé la RDP en les fournissant en potions, ingrédients, informations, etc... - c'est un excellent menteur.
‹ résidence : un vaste appartement à Londres.
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leopoldine turner
3 août 2003 • lazarus' pit
« Alors il est où papa ? » Et l’espoir, dans les yeux et la voix de Joshua, c’est ça le pire. Parce que même s’il n’a jamais été là autrement qu’à travers des lettres, Rowle reste son père et le gamin n’a pas besoin de le voir tous les jours pour l’aimer inconditionnellement, pour ne rien souhaiter d’autre que l’avoir à ses côtés. « Il avait des choses à faire... » Un Maître à servir, probablement, si Ginger a raison et qu’ils ont bel et bien lavé le cerveau de Rowle, comme ils l’ont fait à tant d’autres. Trop d’autres. «  Pourquoi t’as dis que... c’était pas lui ? Et pourquoi tu voulais pas que je reste ? » La mâchoire de Murtagh se crispe. « Papa a des problèmes de mémoire. Je t’expliquerai bien tout à l’heure, je dois parler avec ton parrain d’abord. » « Mais- » Il n’a aucun mal d’imaginer à quel point ça doit être frustrant pour Joshua, mais Léopoldine a raison, il faut qu’ils parlent avant tout. « Va jouer derrière avec Shaddup, Josh. » En entendant son nom, le Chartier se dépêche d’accourir et d’aller s’enrouler autour du cou de son filleul, comme pour l’encourager à écouter sa mère. « Va ! » « Mais et pour papa ? Je veux savoir ! » « Laisse les adultes s’occuper de ces choses-là, Jame- Joshua. » Murtagh grimace, parce qu’il est certain que ça n’a pas échappé au gamin. « Pourquoi tu m’as appelé James ? » Parce qu’il est son portrait craché et pas seulement physiquement, parce que Léopoldine n’est pas dans son assiette, parce que rien ne va. « Va jouer avec Shaddup. » Pendant une micro-seconde, Joshua a l’air d’hésiter, avant de se rappeler que sa mère n’aime vraiment pas se répéter. Le Scamander croise son regard et lui lance un sourire confiant, celui qui veut dire écoute ta mère, tout va bien se passer et Josh s’en va en grommelant, mais il finit par disparaître dans l’arrière-boutique.
Murtagh regarde Léopoldine s’assurer que la porte est bien fermée et lorsqu’elle se tourne vers lui, il est déjà prêt à lui dire que ça va aller, même si c’est peut-être faux, même si c’est stupide à dire. Mais il voit dans son regard que ce n’est pas ce dont elle a besoin et elle n’est pas encore contre lui qu’il a déjà ouvert ses bras pour la laisser l’étreindre. « Merci pour tout… » qu’elle dit avant de s’écarter. « Je suis vraiment désolé, je ne savais pas quoi faire d’autre. Je sais que normalement c’est vraiment que pour les urgences, mais là... je te jure c’était une urgence. » Il ne cherche même pas à ouvrir la bouche, parce qu’il sait qu’une fois que Léopoldine est lancée, il n’y a aucun moyen de l’arrêter, alors il la laisse déballer ce qu’elle a à dire. « Il lui ont fait un lavage de cerveau; Je te jure il m’a fait tellement peur ! Il a reconnu Joshua à l’odeur ! Et j’ai eu tellement peur qu’il puisse le suivre et... je sais pas. C’est pour ça que j’ai appelé Ginger, je savais pas quoi faire d’autre. » Ses sourcils se froncent, mais elle a encore quelque chose à dire. « James est revenu. » Et ces mots-là, Murtagh pensait bien les entendre un jour.

Mais il pensait qu’elle le dirait d’un ton agacé, avec un orage dans les yeux. Ou avec une pointe d’affection, parce que cet imbécile de Rowle aurait réussi à se faire pardonner, ne serait-ce qu’un peu, d’avoir été absent tout ce temps. Il pensait qu’elle le dirait avec une grimace, en prétendant être ennuyée par son retour, parce que James Rowle a toujours eu besoin que Léopoldine Turner s’occupe de lui et qu’elle râle toujours mais au fond, elle ne peut pas s’empêcher de le faire, parce que quoi qu’il arrive, elle l’aime trop pour le laisser tomber. Même quand il prend des décisions stupides. Murtagh ne pensait pas entendre Léopoldine prononcer ces mots d’une voix blanche, avec cette terreur dans le fond des yeux, qui ferait presque trembler son corps, si elle n’était pas aussi forte. Le retour de James Rowle aurait dû être une bonne chose. Pas parfaite, probablement mouvementée et difficile, mais une bonne chose.
Ça n’était pas censé chambouler ainsi la vie de Léo et Joshua. « Hey, » appelle-t-il doucement avant de poser une main sur son épaule. « Tu as bien fait. Tu es sa mère, si tu estimes qu’il est en danger, n’hésite jamais à t’en servir, d’accord ? » Il préfère encore que ce soit pour rien, plutôt que quelque chose arrive à son filleul. Et puis, ce n’est pas comme si sa présence risquait de le déranger, bien au contraire. « Viens t’asseoir, » l’encourage-t-il avant de l’entraîner derrière le comptoir où se trouvent deux tabourets. « J’ai fait du thé, boire quelque chose de chaud te fera du bien. » De quelques mouvements de baguette, une tasse propre sort d’un placard, est rapidement remplie et déposée devant Léopoldine. D'un autre sort, lancé sur la porte de la réserve, il empêche Joshua d'entendre leur conversation.

Puis il se tourne vers elle, sourcils froncés. « Tu dis qu’il l’a reconnu à l’odeur ? » Ce n’est probablement pas très étonnant pour un loup-garou, ce qui le dérange un peu plus, c’est qu’il ne l’a pas reconnu autrement. Certes, Rowle n’a pas vu son fils depuis des années, mais un coup d’œil suffit à identifier Joshua. « Tu veux dire que sans ça, il l’avait oublié ? » C’est étrange, Kenna n’a oublié l’existence de personne, c’est sa perception de son entourage qui a été altérée par son lavage de cerveau. Ses lèvres se pincent. « Qu’est-ce qu’il voulait ? » demande-t-il finalement. Parce que si c’est Joshua, ils vont devoir prendre des mesures plus drastiques pour l’en empêcher. Murtagh ne laissera pas un esclave du Magister mettre la main sur son filleul.

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‹ réputation : je n'ai pas de coeur et que je suis froide comme un glaçon. Cette réputation là me permet de tenir mon auberge d'une main de fer, et ça ne m'empeche pas de vendre la meilleure bière-au-beurre du chemin de traverse, à ce qu'il parait. On dit aussi que mon fils et le fruit d'une relation batarde avec un sang-pur, ou un moldu, certains disent même que ce n'est pas réellement mon fils puisqu'on ne me voit qu'avec des femme, mais ceux-là ont eu la chance de ne pas me voir enceinte.
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Murtagh Scamender
3 août 2003 • lazarus' pit
Elle en était à son cinquième mois de grossesse, son ventre avait pris des rondeurs qu'il n'était plus question de dissimuler et elle souffrait d'un mal de dos abominable, la première fois que Murtagh lui avait apporté l'un de ses remèdes miracles. À l'époque il déjeuné au Chaudron Baveur chaque jour et alors que le reste des clients passaient leur temps à la dévisager, Scamender avait toujours était particulièrement courtois, amical, de bonnes conversation et de bonne compagnie. Il l'avait écouté râler, se plaindre, il l'avait vue se mettre à pleurer pour un toast renversé du côté tartiné, il avait longuement prêté oreille quand elle avait besoin d'insulter James; et malgré tout, il ne l'avait jamais laissé tomber. Lui.  Murtagh Scamender était l'une des rares personnes sur cette planète en qui elle ait totalement confiance pour prendre soin de Joshua. Cette fois si ne faisait pas exception.

«Hey, tu as bien fait. Tu es sa mère, si tu estimes qu’il est en danger, n’hésite jamais à t’en servir, d’accord ? » Elle hoche la tête. « Merci. » Il la fait s'assoir sur le tabouret ou Josh était assis quand elle était arrivée et elle s'y laissa tomber volontiers avec un soupir. « J’ai fait du thé, boire quelque chose de chaud te fera du bien. » Évidemment qu'il a fait du thé. C'est ce qu'il fait toujours, même en plein été. D'abord une tasse de thé, après on avise. Elle le regarde agiter sa baguette. Une tasse pleine encore fumante vient se poser devant elle et elle y pose ses mains, apprécient la chaleur qui se repend entre ses doigts. C'est étrangement apaisant. Du coin de l'oeil elle le voit tapoter la porte du bout de sa baguette pour insonoriser la pièce ou se trouve Josh et elle l'en remercie silencieusement. Cet enfant et d'une curiosité maladive et écouter aux portes est l'un de ses nombreux talents. Puis il se retourne vers elle. Il a l'air préoccupé et elle sait qu'elle va devoir passer par la case explication. Ce qui n'est pas plus mal, puisque ça l'aiderait probablement à y voir elle-même plus clair. « Tu dis qu’il l’a reconnu à l’odeur ? » Elle pince les lèvres en hochant silencieusement la tête. « Tu veux dire que sans ça, il l’avait oublié ? » Nouveau hochement de tête.

Elle l'observe il a l'air vraiment très soucieux et elle sait pourquoi. Tous deux ont pu observer beaucoup de revirements d'opinions politiques chez certaines personnes depuis l'été dernier. On avait commencé a appelé ça du Brainwashing. Le mot s'était propagé assez rapidement dans la communauté sorcière. On ne savait pas exactement comment ils s'y prenaient, mais les gens changeaient du tout au tout et sans raison apparente. L'idée que le gouvernement du Magister puisse laver le cerveau de n'importe qui n'était déjà pas rassurante -bien que peu surprenante- , mais le cas de James était encore plus inquiétant dans la mesure où l'on n’avait jamais reporté de cas d'amnésie parmi les sorciers soupçonnés de brainwashing par leur entourage. « Qu’est-ce qu’il voulait ? » Demande Murtagh après un moment de réflexion. Léo boit une longue gorgée de thé. Elle prend une profonde inspiration. « Une pinte. » Scamender la regarde d'un air incrédule. « Il s'est assis au bar et il a dit... "He Patronne ! Une peinte ". » Ça aurait presque pu être drôle dans d'autres circonstances. « Il ne m'a absolument pas reconnu, il n'avait pas la moindre idée de qui j'étais. Et j'ai cassé un verre. » Elle détourne le regard et boit encore un peu de thé. « Et deux secondes plus tard, il s'est jeté dans le couloir pour aller trouver Joshua dans sa chambre. Dans sa chambre ! Deux étages au-dessus ! Il l'a senti juste- comme ça. J'ai cru mourir de peur. Il grognait comme un... Loup. Et ces yeux. Je te jure ce regard, c'était pas James ! » Elle s'était mise à agiter les mains et quand elle sentit qu'elle était de nouveau en train de perdre le contrôle de ses nerf elle ferma les yeux et reporta ses mains autour de sa tasse dont elle but une autre gorgée pour ses calmer.

Elle reprit au bout d'un moment d'une voix plus calme.  « La seule raison pour laquelle ça n'a pas dérapé, c'est parce que... Je ne sais pas, il a dit que j'étais l'Alpha. »  Mais ça n'avait pas de sens, ça ne voulait rien dire. Elle n'était pas l'Alpha de quoi que ce soit. « Et aussi, il avait ce morceau de papier avec écrit ces choses horribles dessus... Et il continuait de répéter qu'il ne comprenait pas pourquoi on ne lui avait pas dit pour Joshua et pourquoi il n'était pas sur le papier... Attends.» Elle se rappelle qu'il l'a encore le papier, elle l'a gardé dans sa poche. Elle sort la petite feuille froissée et la tend à Murtagh. « Voilà. C'est tout ce qu'ils lui ont laissé... » Elle se passe les mains sur les visages. Bon sang qu'est-ce qu'elle va faire ? Et si il revient ? Qu'est-ce qu'il se passera quand il aura compris qu'elle n'est pas vraiment une Alpha. Et il avait l'air tellement obsédé par Joshua. Et s'il vient lui prendre ? S'il vient lui prendre Joshua ? Elle n'a jamais été aussi perdue Léo. Elle voudrait se noyer dans sa tasse de thé, tient. Finalement elle relève les yeux vers Murtagh. « C'est comment que tu dis déjà ? Ah oui...  whisky pur feu, pour les situations désespérées... »

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If you're leaving for somewhere, no matter what you do I will be with you. Like a sinking ship out there I will get to you, before I go sinking too.
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HERO • we saved the world
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‹ baguette : 29cm, bois de saule, écaille de Kappa.
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‹ réputation : on dit que c'est le meilleur apothicaire de Diagon Alley, qu'il est intelligent et sans pitié, qu'il fait les meilleures infusions du coin, qu'il est fort aimable mais qu'il faut toujours se méfier.
‹ faits : il a capturé un Leprechaun quand il avait huit ans et depuis, il est à son service et protège la famille Scamander - c'est un brillant potioniste, le meilleur de sa génération dit-on - il aime voyager et partir à la recherche de ses ingrédients lui-même - c'est un inventeur, il ne cesse jamais de créer de nouvelles décoctions - la famille, c'est sacré - il a aidé la RDP en les fournissant en potions, ingrédients, informations, etc... - c'est un excellent menteur.
‹ résidence : un vaste appartement à Londres.
‹ patronus : un Shire
‹ épouvantard : les cadavres de Ceallagh, Laoghaire, Rolf et Susan alignés sous mes yeux.
‹ risèd : Susan, c'est assez pathétique, non ?
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t6855-murtagh-the-life-and-death-of
leopoldine turner
3 août 2003 • lazarus' pit
Parce que ses parents se sont tirés pour ne jamais revenir quand il avait dix ans et parce que les Scamander ont toujours eu des difficultés à être une famille fonctionnelle, Murtagh a toujours cherché plus ou moins consciemment à remplir ce vide. S’inquiéter plus que de raison pour ses proches et prendre soin d’eux fait partie de ce processus. Ce n’est pas par pitié ni par condescendance qu’il a décidé de venir en aide à Leopoldine Turner ce jour-là. Les rumeurs vont vite au Chemin de Traverse et il n’a pas tardé à entendre parler de la nièce du vieux Tom qu’était enceinte de l’imbécile de Rowle qui s’était tiré. Certains la plaignaient, d’autres se moquaient d’elle. Leopoldine était déjà suffisamment grande pour savoir que si elle ne voulait pas de l’enfant alors rien ne la forçait à l’avoir. Puisqu’elle avait choisi de le garder et de continuer à faire tourner le Chaudron Baveur toute seule (ça faisait déjà un moment que Tom faisait plus relique que patron efficace après tout), Murtagh a vite estimé qu’elle forçait l’admiration. On ne plaint pas une personne qui fait un choix et l’assume jusqu’au bout. On ne se moque pas d’une jeune femme qui se démène sans jamais se plaindre. Alors Murtagh a décidé d’aider oui, parce qu’il avait la possibilité de soulager un peu Leo et de l’encourager, aussi.
Il a eu raison, Leopoldine est une mère exceptionnelle. La vie de Joshua ne correspond peut-être pas aux images parfaites que les gens se font bêtement d’une famille et oui, ce père qu’il ne connaît pas lui manque. Mais Leo n’a jamais cessé de tout donner à Josh et c’est pour ça que Murtagh est fier de faire partie de cette famille. Ils ne partagent pas le même sang, mais ça n’a absolument aucune importance. Leopoldine compte autant que Laoghaire à ses yeux et il aime Joshua autant qu’il pourrait aimer son propre gamin.

Alors il ne sait pas pourquoi James Rowle s’est pointé au Chaudron Baveur, mais il n’a pas intérêt à toucher à un seul de leurs cheveux. Murtagh n’est peut-être pas du genre à livrer bataille, il fait en sorte que ça n’arrive pas, évite les confrontations intelligemment. Mais le sous-estimer serait une erreur et James ne le connaît pas, mais Murtagh n’aura aucun scrupule à botter son cul de loup-garou si le besoin se présente. « Une pinte. » Le Scamander fronce les sourcils. « Il s'est assis au bar et il a dit... "He Patronne ! Une peinte ". Il ne m'a absolument pas reconnu, il n'avait pas la moindre idée de qui j'étais. Et j'ai cassé un verre. » Ce n’est pas la vaisselle brisée qui le chagrine, c’est de deviner ce qu’éprouve Leopoldine. Il sait que malgré tout, elle aime Rowle. Elle n’en est pas amoureuse mais c’est peut-être pire. Personne ne peut blesser plus durement que sa propre famille, après tout. « Et deux secondes plus tard, il s'est jeté dans le couloir pour aller trouver Joshua dans sa chambre. Dans sa chambre ! Deux étages au-dessus ! Il l'a senti juste- comme ça. J'ai cru mourir de peur. Il grognait comme un... Loup. Et ces yeux. Je te jure ce regard, c'était pas James ! » Il n’en doute pas. S’ils ont tout effacé de ce que James Rowle était, alors que reste-t-il ? En temps normal, une coquille vide probablement.
Mais James n’est pas un simple être humain. Il est habité par un animal, et sans l’homme pour le maîtriser, que se passe-t-il, exactement ? Murtagh pense pouvoir imaginer ce qui est passé par la tête de la bête. Elle a senti sa progéniture et s’est empressée de la retrouver. « La seule raison pour laquelle ça n'a pas dérapé, c'est parce que... Je ne sais pas, il a dit que j'étais l'Alpha. » Ça, ça le surprend. Murtagh lève un regard intrigué vers Leopoldine. Il a épluché suffisamment de livres et vécu assez longtemps avec Newt Scamander pour savoir beaucoup de choses sur les loups-garous. Tout n’a pas été découvert bien sûr, ceux qui vivent en meutes ont tendance à se tenir éloignés des sorciers et les autres sont de toute manière évités par la communauté sorcière. Il sait ce qu’est un Alpha, mais un loup-garou n’a aucune raison de considérer un être humain comme son Alpha.

Sauf si quelque part, il reste quelque chose de James Rowle. Après tout, Leopoldine est autoritaire, sûre d’elle. C’est elle qui mène la danse et décide dans l’étrange relation qu’elle entretient avec James, depuis toujours. Et puis, elle est la mère de son fils. C’est étrange, mais pas impossible, surtout si ces tarés du Ministère ont joué avec le cerveau de Rowle. « Et aussi, il avait ce morceau de papier avec écrit ces choses horribles dessus... Et il continuait de répéter qu'il ne comprenait pas pourquoi on ne lui avait pas dit pour Joshua et pourquoi il n'était pas sur le papier... Attends. » Elle fouille dans sa poche, en tire un bout de papier qu’elle lui tend. « Voilà. C’est tout ce qu’ils lui ont laissé… » Murtagh attrape la feuille et baisse les yeux dessus.

Je suis James John Rowle. Je suis un loup-garou. J'ai vingt-sept ans. J'ai été à Poufsouffle à Poudlard. Je fais partie de la meute des Thurisaz. Je réponds directement aux ordres de Marverick Cromwell, qui obéit lui-même au Lord. J'obéis et j'aime le Lord. J'ai une sœur, qui est une rebelle. J'aime rire.

Sa gorge se noue, alors qu’un frisson lui parcourt l’échine. C’est tout ? Vingt-sept années de vie résumées en un nom, une malédiction, un âge et son ancienne maison à Poudlard ? Murtagh ne veut même pas penser au reste parce que ça lui donne juste envie de vomir. Il laisse la feuille sur le comptoir et en détache son regard, incapable de la regarder plus longtemps. Ce qu’ils font est infâme. Et quand il pense à Daphne, à Kenna, il est encore plus dégoûté de se dire qu’à côté de James, elles ont eu de la chance. Ils en sont arrivés là. A se dire que parce qu’elles n’ont pas tout oublié, elles ont de la chance. Ses phalanges craquent quand il serre et desserre les poings. « C'est comment que tu dis déjà ? Ah oui...  whisky pur feu, pour les situations désespérées... » Ça a au moins le mérite de lui tirer un rire rauque, un peu pathétique. Murtagh plonge son regard dans celui de la jeune femme et va lui saisir la main. « Je suis désolé, Leo, » dit-il doucement. « S’il te considère comme son Alpha… je pense que le mieux que tu puisses faire est d’agir comme tel s’il revient. Ne t’en fais pas, tu as tout d’une chef de meute, » tente-t-il de la rassurer avec un mince sourire. « Sois juste toi-même. Quoi qu’il en soit, je vais voir avec Ginger pour installer des protections au Chaudron, d’accord ? » Il lui libère la main, prend un air songeur. « Je dois pouvoir me procurer de l’aconit, s’il le faut. » Il n’aime pas l’idée de devoir traiter un loup-garou comme un animal, un nuisible, mais sans sa part humaine pour le retenir… Murtagh préfère passer pour un monstre que laisser Leo et Joshua être blessés. « Je pourrais suggérer à quelques personnes bien placées de tenir leurs animaux en laisse et les empêcher de déambuler dans les rues où ils pourraient attaquer quelqu’un, » poursuit-il en pinçant les lèvres. Quoi ? C’est exactement le genre de choses qu’ils adorent entendre et appartenir à une famille de sang pur doit bien servir à quelque chose, pas vrai ?

« Et pour ce qui est du whisky, je dois en avoir une bouteille dans la réserve, mais je doute que ce soit une très bonne idée là tout de suite, » murmure-t-il avec un mince sourire.

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(3 AOÛT 2003) LEOTHAG † the things we do for love.

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