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sujet; (boria) how about a kiss for your jailbird sister?

WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 29/10/2015
‹ messages : 966
‹ crédits : whorecrux, tumblr, skam.
‹ dialogues : indianred.


‹ liens utiles :
rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton, hwan ft. vernon choi, jay ft. gong yoo, hiram ft. abel tesfaye, adidja ft. reece king.


‹ âge : vingt-trois (03/07)
‹ occupation : volontaire à Saint-Mangouste (TIG) et créatrice de mode, co-fondatrice de la marque OXOX, premier et populaire prêt-à-porter sorcier.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1992 à avril 98.
‹ baguette : est neuve et capricieuse. Elle mesure vingt-trois centimètres virgule six, est faite de bois d'érable et continent un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 1666
‹ réputation : je suis une petite bitch écervelée qui ne mérite pas la miséricorde avec laquelle on la traite.
‹ particularité : soigneuse, capable de guérir (presque) tous les maux.
‹ faits : j'ai été enlevée par ma propre soeur et utilisée comme otage par les insurgés pendant quatre ans Je suis aussi la mère du petit Scorpius Malfoy. J'ai été en procès parce que j'ai été Adhérente pendant la Guerre, mais j'ai été innocentée ou du moins, condamnée à plusieurs mois de TIG notamment à Saint-Mangouste.
‹ résidence : dans un petit appartement du Chemin de Traverse avec ma mère et ma soeur, loué par les soins de ma tante.
‹ patronus : impossible pour moi à invoquer
‹ épouvantard : Frank Hudson, un ancien leader Belliqueux désormais mort, tenant la main de Daphne et m'observant d'un air cruel.
‹ risèd : Scorpius, heureux et épanoui.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t3232-ag-in-my-head-everything-is-a
boris bagshot
they lived the slow and invisible interpenetration of their universes, like two stars gravitating around a common axis, in ever tighter orbits, whose clear destiny is to coalesce at some point in space and time.
(LONDON, 1923) Ils l'appelaient Greenie, ils trouvaient ça drôle parce qu'elle détestait la couleur, qui n'allait ni avec ses cheveux, ni avec son teint. Greenie, c'était aussi la couleur de ses yeux, deux émeraudes au milieu d'un visage rond et lunaire, on disait qu'elle était jolie, Artemis savait qu'elle était belle. Elle n'aimait pas trop quand on la sous-estimait.
Elle aurait pu quitter le poste en un clin d'oeil, d'un coup de baguette, mais on lui avait pris sa baguette et dit d'attendre et de toutes manières, ça finissait toujours comme ça. Elle attendait des heures et des heures que les inspecteurs ne trouvent ni preuve ni bonne raison de la garder ici, attendait des heures que Bacchus la fasse poireauter au poste avant de payer sa caution pour la faire sortir de là, attendait des heures sans savoir comment faire pour tromper l'ennui, si ce n'est que rouler des yeux à chaque fois qu'on l'appelait Greenie ou sifflait devant la cellule commune dans laquelle on la jetait à chaque fois.
Elle commençait à connaître quelques unes des filles qui se faisaient, généralement, arrêter en même temps qu'elle le soir lors de la razzia-tapin du poste local de police. Artemis trouvait ça marrant de sucer la queue d'un policier qui finissait par vous allonger sur le pavé quelques heures plus tard en vous grommelant qu'il vous emmenait au poste, espèce de petite pute. Ces gens manquaient cruellement d'humour, elle avait remarqué. Mais Artemis avait suffisamment d'humour pour un poste entier de police.

Elle attend, à côté des autres filles, quand finalement le gros lard qu'il l'a conduite juste ici se dandine jusqu'à la porte. “ Hé Greenie, ta mère maquerelle est venue t'chercher. Viens là.Arrête de m'appeler Greenie, ” marmonne-t-elle en ramassant son imposante veste en fourrure et la déposant délicatement sur ses épaules, se levant et rejoignant la porte de la cellule après avoir salué les filles. Le gros lard, qui s'appelle Roberts, la laisse passer pour pouvoir mater son cul. “ Si tu continues j'te fais payer. Ta gueule et avance. Cette fois tu vas passer au tribunal, Greenie, tu vas voir.Arrête de m'appeler Greenie. ” Ils traversent toute une série de couloirs, elle subit une dizaine de nouveaux sifflements, jusqu'à la salle principale où l'attendent Bacchus et ses affaires. Elle met rapidement dans ses poches cigarettes, briquet, baguette (“ encore ce bout d'bâton, Greenie? ”) et monnaie et signe les papier qu'on lui tend sans les lire en écoutant Bacchus d'une oreille. “ La prochaine fois, tu cours. Achète-moi des talons. Tu casses toujours tes talons. J'veux des nouveaux talons. T'auras pas de nouveaux talons.Tu préfères payer ma caution plutôt que des talons?N'importe quoi plutôt que des talons.Pff. Hé, vous voulez pas retourner dans la rue? Y'en a qui travaillent.Whatever, Roberts. J'te vois ce soir. La question tombe à plat. — Va te faire foutre. J'y vais de ce pas.Merci pour tout, messieurs, ” entend-t-elle dans son dos alors qu'elle se dirige à grands pas vers la porte de sortie, tandis que Bacchus s'attarde pour faire ses hommages.

Artemis respire pleinement l'air dégueulasse de la ville de Londres une fois qu'ils sont sortis, sur le trottoir. Elle fait un tour sur elle-même, heureuse d'être sortie après trois jours au trou, et finit par trébucher — malignement — jusqu'à tomber contre le torse de Bacchus. “ Je suis siiii contente d'être de retour iciiiii. Oh, calme-toi, Arty, la journée n'est pas finie. J'ai pas le droit à un congé? T'as eu trois jours de congé. ” Elle fait la moue, il sourit un peu (malgré lui, Artemis le lit dans ses yeux), alors qu'il glisse une main sur sa taille en la menant vers leur voiture, garée deux rues plus loin.
Artemis sent son coeur battre dans ses oreilles. Est-ce qu'il... “ Y s'passé plein de merdes, en ton absence. ” Mais Bacchus interrompt le fil de ses pensées. “ Oh? ” fait-elle, faussement intéressée. On pourrait croire que le sort de la maison close où elle a trouvé résidence ces dernières années l'intéresse un peu plus que ça, mais pas du tout. Bacchus lui parle de gangs ennemis, de dettes et de problèmes: elle comprend juste qu'il va falloir qu'elle arrête de racoler rapidement pour de l'argent de poche et qu'elle se contente de rester dans ses chambres.
Artemis ne se fait pas trop de souci. Elle est bonne à ce qu'elle fait. Certains disent que c'est magique.

Bacchus lui ouvre la porte arrière de la voiture avant de se laisser glisser derrière le volant. À peine a-t-elle déposé ses petites fesses professionnelles sur la banquette qu'Apollo se retourne vers elle, impatient peut-être de la regarder, après trois jours de torture où leurs yeux n'ont pas pu se croiser autrement qu'à travers un miroir.
Greenie, ils les appellent, parce qu'ils travaillent dans un endroit appelé Greenshot et qu'ils ont des yeux verts, tellement verts qu'ils ressemblent à des joyaux.
Artemis se sent sourire, très légèrement, le sourire qu'elle réserve à Apollo et à seulement lui. Elle tend la main, machinalement, et le bout de ses doigts effleure sa joue, sa mèche de cheveux blonds vissés sous la casquette quasi-obligatoire de l'époque. Elle aime tant ses cheveux, elle a envie de les voir, de les toucher, elle déteste cette putain de casquette. Sa main retombe, s'étant contentée d'effleurer sans vraiment toucher. “ Un petit baiser, pour ta soeur qui sort de taule? ” demande-t-elle enfin, le plus innocemment du monde.

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I had forgotten that it is impossible to lose someone, since all humans are alone. Another place in the universe we’re together in infinite time, remember that.
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astoria greengrass
Their bodies scream when they are parted. They are caught in a gilded cage of obsession and longing, wandering around their mansion dressed to the nines or barely at all. They sit too close and curl around each other like cats, speaking their own language and watching you with the arrogance of those who know they are beloved.
(LONDON, 1923) Tes doigts gantés de cuir tapotent nerveusement sur le rebord de la vitre. Tu jettes un énième regard à ta montre à gousset, ne comprenant pas pourquoi Bacchus ne revient pas. Pourquoi il ne la ramène pas. Pourtant, ça ne fait pas si longtemps que ça qu’il est sorti de la voiture. Toutefois, ça fait beaucoup trop longtemps qu’elle, elle s’est absentée.
Trois jours ; ils l’avaient gardé trois jours. Ça n’avait jamais été aussi long, à croire qu’ils avaient compris comment vous faire souffrir.

Trois jours, donc, depuis que ta sœur chère à ton cœur avait traîné sa silhouette de rêve dans le quartier italien. Provocation que le gang adverse n’avait pas appréciée, d’autant plus que ce soir-là, les flics avaient décidé de faire une descente, embarquant les ritales et ta frangine. De ton côté, tu t’étais retrouvé comme deux ronds de flan en apprenant la nouvelle au petit matin, quand les Italiens avaient frappé à la porte, toutes lames sorties, pour te faire comprendre que si jamais ça recommençait, on se ferait une joie d’agrandir le sourire provocateur de façade sur ta gueule d’ange avec lequel tu les avais accueillis, l’air de rien.

Tu n’en voulais pas à Artemis. Tu ne lui en voulais jamais. Elle aurait pu déclencher une Seconde Guerre mondiale que tu l’aurais excusée. Quand bien même les jours suivants, les Italiens avaient continué de rôder devant votre établissement, décourageant tous les potentiels clients, tu n’avais qu’une préoccupation en tête ; celle de la revoir.
De son côté, Bacchus avait joué des pieds et des mains pour refroidir les tensions, allant même jusqu’à céder un bout de terrain du côté de la Tamise. Oh, lui, il vous en voulait. Il en voulait à Artemis d’avoir tapiné une fois de plus hors de votre circonscription, simplement pour ne pas avoir à tâcher sa fierté en lui demandant plus d’argent de poche. Il t’en voulait à toi aussi, de te laisser mourir ces trois jours durant, la lèvre gonflée à cause des coups portés par les ritals, les fesses à l’air et la mèche défaite, alangui dans les draps froissées, des garçons entrant et sortant sans arrêt de ta chambre en guise de consolation.

« Si tu continues, j’vais t’les mettre sur ton ardoise, Apo. » grommela-t-il au matin du troisième jour. « Habille-toi, on va chercher ta sœur. » Les mots magiques. En moins de temps qu’il n’en faut à Artemis pour tirer un flic, tu es propre comme un sou neuf, la casquette vissée sur tes cheveux blonds et la montre enfoncée dans ta poche de veston. Bacchus se masse le front. « Vous allez finir par m’rendre fou. » Tu congratules sa perspicacité d’un sourire angélique. S’il savait. S’il savait dans quel petit jeu vous étiez sur le point de l’entraîner. « Et tu n’as encore rien vu, mon tout beau~ » chantonnes-tu en lui passant sous le nez pour rejoindre la voiture.

Tu aurais pu sortir de la voiture, d’ailleurs, pour voir ce qu’il trafiquait dans ce commissariat. Tu aurais même pu y aller toi-même, la chercher, et ce, bien plus tôt qu’après trois longs jours.
Seulement, depuis le temps, Bacchus ne vous faisait plus confiance pour les tâches les plus dérisoires ; de fait, il était certain que s’il t’avait laissé passer le pas de la porte de l’office de police, tu n’en serais jamais ressorti.
Mais te la voilà qui sort, enfin. Tu trépignes sur la banquette arrière, tes doigts de cuir crissant sur tes cuisses. Tu as l’air si sage quand elle te sourit, si innocent, quand elle recoiffe pensivement une mèche de cheveux. « Fais attention à ne pas te couper. » murmures-tu, faisant allusion à la lame de rasoir glissée dans la visière de ta casquette –et au vu de ton absence complète de pilosité, il était facile de deviner qu’elle ne servait qu’à raser d’un peu trop près la gorge des membres des clans adverses. « Bienvenue à la maison. » Et la maison, c’est le bordel Greenshot où on vous reconduit, c’est cette voiture, c’est toi sous ta casquette, c’est vous deux. Vous êtes semblables en tout point, mais tu la trouves si belle ; plus belle que toi, plus farouche. Tu sens le regard de Bacchus sur vous par rétroviseur interposé. Tu sais qu’il vous trouve beaux, penchés l’un vers l’autre, et que c’est pour ça qu’il reste à votre service.

Allez, vous lui devez bien ça.
Tu penches ton visage vers elle, un peu de biais, tes lèvres de fille tendues vers sa joue, le plus innocemment du monde.
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‹ faits : j'ai été enlevée par ma propre soeur et utilisée comme otage par les insurgés pendant quatre ans Je suis aussi la mère du petit Scorpius Malfoy. J'ai été en procès parce que j'ai été Adhérente pendant la Guerre, mais j'ai été innocentée ou du moins, condamnée à plusieurs mois de TIG notamment à Saint-Mangouste.
‹ résidence : dans un petit appartement du Chemin de Traverse avec ma mère et ma soeur, loué par les soins de ma tante.
‹ patronus : impossible pour moi à invoquer
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« Fais attention à ne pas te couper. » Quelle canaille. Il la fait trop rire, à chaque fois. Bacchus lui dit toujours qu'elle a l'air stupide quand elle sourit à son attention; autrement, il faut dire qu'à part les risettes faites pour séduire, Artemis est quelqu'un de plutôt... détaché, pour ne pas dire dédaigneux. Elle considère les autres comme des atouts, des propriétés, des jouets ou des sources de revenu; mais Apollo? Apollo c'est différent, ça a toujours été différent. Il est avec elle depuis le tout début, et encore un peu avant. Ils ont partagé le ventre de leur mère, la faim de leurs jeunes années, la boue de la chaussée où ils ont grandi. Ils ont tout vu, tout fait, tout aimé ensemble.
Et trois jours, c'est trop long. Vraiment trop long. Ils ont l'éternité ensemble mais trois jours, trois jours, trois jours, ça suffit pour briser un coeur, loin des yeux loin du coeur, ça suffit pour réveiller quelque chose dans les tripes d'Artemis qui a disparu depuis longtemps: une faim, une faim terrible, de sa présence, sa proximité et son existence. Elle n'a jamais douté qu'elle avait besoin de lui. De lui tout entier, et peu importe le prix à payer. « Bienvenue à la maison, » qu'il dit, et Artemis sourit tendrement. Elle a envie de toucher sa joue à nouveau, s'assurer qu'il est là, près d'elle: elle sent son souffle sur sa bouche, la proximité entêtante de sa personne entière. Elle a parfois l'impression qu'ils sont nés avec quatre bras, quatre jambes et deux visages et que des entités injustes les ont séparés, et qu'ils ne seront jamais entier à nouveau.

Elle voit son regard en direction de Bacchus, mais elle ne regarde que lui — son Apollo, son soleil, son dieu. Prude comme un ange, dit-on de Bacchus. Malicieux comme deux démons, dit-on des jumeaux.
Il se penche en avant pour embrasser la joue d'Artemis. Mais Artemis — Apollo sait comment est Artemis, après tout, donc il sait cela — en veut toujours plus. Elle ne se satisfait jamais d'un rien, d'un petit baiser sur la joue, d'un regard: il lui faut plus, toujours plus. Alors elle tourne la tête, ses lèvres ayant à peine effleuré sa pommette, pour l'embrasser — un vrai baiser, avide, profond, pas fraternel pour le moins du monde, avec sa main qui vient se poser dans son cou, contre sa clavicule, alors que les doigts s'enfoncent sous sa peau, possessifs. Elle sent le regard de Bacchus, et se demande ce qu'il en pense, se demande aussi si ça importe réellement. Elle embrasse Apollo. Il n'y a que ça qui importe en cet instant précis.

C'est elle qui se détache, ses doigts pianotant une petite musique sur sa pomme d'Adam, avant que la main ne retombe sur sa cuisse; elle jette un regard en coin à Bacchus, à travers le rétroviseur, et le voit avec plaisir se hâter de détourner les yeux. “ Tu veux un baiser de rebienvenue aussi? Non. C'est bon? On y va, ” dit-il après s'être éclairci la gorge, et Artemis sourit légèrement en direction d'Apollo. Elle l'aime bien gêné et chaud et troublé.
La main toujours posée sur la cuisse d'Apollo, elle laisse la petite voiture tressauter sur les pavés inégaux de Londres en déposant sa tempe contre son épaule, fermant les yeux et se laissant envahir par son odeur — pas forcément la plus fine des colognes, mais suffisamment écoeurante pour qu'elle puisse fantasmer sur l'idée qu'il ne se soit pas lavé depuis des jours, trop déprimé par son absence pour sortir du lit. “ Est-ce que je t'ai manquée? ” demande-t-elle doucement, dans un murmure adressé seulement à lui, glissant sa main le long de sa cuisse (le plus innocemment du monde) pour aller récupérer sa main, entrelaçant leurs doigts et les observant, peau pâle contre peau pâle. On dirait qu'ils ne font qu'un, en cet instant précis. “ Moi tu m'as manqué, avoue-t-elle avec cette sincérité désarmante dont elle seule sait faire preuve. Trois jours c'est trop long... tu as ri, en trois jours? Tu as souri, tu as aimé, tu as pensé à moi? La nuit?

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(LONDON, 1923) Ta bouche glisse de sa joue à ses lèvres. Malgré le temps, tu n’en es pas moins surpris ; un peu surpris qu’elle ose une telle manœuvre sous les yeux d’un témoin. D’habitude, c’était dans l’intimité de votre chambre, en fin de soirée quand elle avait un peu mal au dos d’être restée perchée sur ses talons et ses clients. Toutefois, c’est seulement quand tu t’es assuré que Bacchus vous observait effectivement que tu te prends au jeu, souriant dans ton baiser, dans les lèvres qu’elle est en train de dévorer.
Pour le moment, votre petit jeu consistait à être celui qui parviendrait à déstabiliser le plus votre homme de main, Artemis présentant l’avantage non pas des moindre d’être du genre opposé – quand vous ne vous amusiez pas à échanger les rôles. Cependant, tu aimais les défis et n’avais pas pour autant baisser les bras.

Tandis que la voiture redémarre enfin, vos jambes s’entremêlent le plus naturellement du monde, comme s’il s’agissait de leur agencement de départ.
Tu laisses tomber ta tête vers l’arrière, ton regard couvant ta chère et tendre.
« Ma chère âme, j’ai tant pleuré. » commences-tu de ta voix rendue fluette par l’émotion exagérée. « J’étais inconsolable, rien ne pouvait étancher mes larmes- » « Et tous les garçons qui entraient dans ta chambre comme dans un moulin, ils v’naient pour étancher quoi ? » demande ironiquement Bacchus, brisant par la même occasion votre petit jeu de poésie. « Ce que tu peux être vulgaire, Bacchy-boy » siffles-tu en roulant des yeux. Comme si elle exerçait la gravité sur toi, ton regard retombe aussitôt sur ta sœur. « Ne l’écoute pas, Arty, on ne peut pas faire confiance à un homme qui ne prend même pas le temps de consoler l’un de ses petits protégés. » Et par là, tu lui signifiais aussi que, pendant ces trois jours, tu n’étais pas parvenu à prendre les devants, malgré l’avance que sa garde à vue t’avait laissée.
Tu ne savais pas séduire, quand elle n’était pas là. Tu avais besoin de la savoir près de toi pour roucouler, battre des cils et minauder. Tu avais besoin d’un écho à tes rires haut perchés. Tu avais besoin de son soutien et de sa rivalité.

Tu te doutais qu’elle se doutait qu’il y avait eu plein de garçons pendant ces trois jours. Mais pas plus qu’il n’y en avait d’habitude, ou qu’il y avait d’hommes et de femmes qui montaient les escaliers à sa suite. Vous étiez parfaitement conscients de vos charmes et la plupart du temps, quand vous étiez enfin seuls, autour d’un bol de lait chaud servi par Bacchus très tard dans la nuit, vous en riiez de bon cœur. De bon cœur et mauvaise foi, car tout au fond, ça ne cessait de faire un peu mal de savoir qu’il y avait tous ces autres. Et ce, même si vous saviez parfaitement que jamais vous ne les aimeriez aussi fort que vous vous aimiez.

Ça aussi, ça faisait partie du challenge.
« C’est pourtant pas compliqué de nous consoler, pas vrai, Arty ? » chuchotes-tu à son oreille, suffisamment fort pour que votre chauffeur soupire. Ton rire souffle dans son cou. « Quand il ira pas bien, on lui montrera comment on fait, pas vrai ? On lui montrera comment nous, on fait ; quand on s- » « Ouais bah en attendant de me consoler » maugrée-t-il en s’ébrouant « Arty doit présenter des excuses au gang italien, sans quoi ils reviendraient foutre la misère et taper sur la belle gueule de son jumeau. » Tu fronces les sourcils, claquant la langue pour le faire taire. Tu avais encore une petite plaie à la lèvre, donnant à tes baisers un goût de fer.

Vous preniez toutes ces histoires de gangsters un peu trop à la légère à son goût, comme si, sous prétexte de vos jolis minois, vous auriez pu conquérir les autres bandes. Comme si rien ne pouvait vous atteindre. A ceci près que les coups de poing t’avaient bien atteint. Et qu’Arty avait dû observer, lors de son petit séjour, que tout le monde la regardait de travers. Arriverait un moment où cela nécessiterait plus qu’un Bacchus pour vous tirer de la mouise.
Il gare la voiture devant l’établissement du Greenshot et vous fait descendre. « J’ai invité quelques gros poissons ritals ce soir ; j’compte sur vous pour leur présenter vos excuses ; et m’la faites pas à l’envers, cette fois ! » grogne-t-il en vous accompagnant dans la chaleur étouffante et endormie de l’entrée. Tu tiens Arty par le bras, cadençant vos pas. « Oh Bacchy-boy, un jour viendra où tu ramperas pour qu’on te la fasse à l’envers~ »
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« Ma chère âme, j’ai tant pleuré. » Et elle glousse, malgré elle, serrant un peu plus sa main alors que leurs jambes s'entremêlent dans un jeu subtil de mikados dont eux seuls ont le secret. Artemis se sent parfaitement à l'aise, en cet instant précis, avec son âme, son frère, si près d'elle, leur intimité presque gênante sans doute pour Bacchus; mais peu lui en chaut, à vrai dire. Ne compte que la présence de son autre, sa chaleur, leurs jambes entremêlées et leurs mains liées « J’étais inconsolable, rien ne pouvait étancher mes larmes- Et tous les garçons qui entraient dans ta chambre comme dans un moulin, ils v’naient pour étancher quoi ? Non! ” Elle lui pince la cuisse, faussement outrée; mais elle ne peut pas vraiment être vexée: si on lui avait donné l'occasion, Artemis aurait fait la même chose... ou pire. Difficile d'imaginer si elle aurait pu résister aux charmes de Bacchy-boy, à passer trois jours en sa compagnie... « Ce que tu peux être vulgaire, Bacchy-boy. C'est vrai que c'est décevant. ” À croire qu'elle ne pouvait pas la fermer à chaque fois que son frère ouvrait la bouche; il faut dire que le numéro des deux jumeaux toujours sur la même longueur d'onde, complétant leurs phrases et répondant aux mêmes idées, fonctionnait toujours.
Sauf sur Bacchus. Idiot de Bacchus. « Ne l’écoute pas, Arty, on ne peut pas faire confiance à un homme qui ne prend même pas le temps de consoler l’un de ses petits protégés. Oh. Oh. Héhéhéhéhéhéhé, ” se mit-elle à rire, l'air complètement machiavélique, l'intérêt poli sur son visage passant à un air presque... malfaisant et mesquin, parce que le jeu était toujours d'actualité, et Bacchus était toujours leur proie. Il y avait une qualité dangereuse à ces jumeaux, qui ne supportaient d'être séparés mais se vantaient de leurs conquêtes dès qu'ils le pouvaient; qui courraient après le même prix pour l'avoir en même temps, sans pour autant se le dire... Artemis elle-même ne savait pas où se situaient ses limites par rapport à Apollo, et estimait donc que lui non plus, et avait donc décidé qu'il n'y en avait pas.

Après tout, ils avaient tout partagé; alors pourquoi pas ça? « C’est pourtant pas compliqué de nous consoler, pas vrai, Arty ? » Son souffle dans son cou la soumet à quelques frissons. « Quand il ira pas bien, on lui montrera comment on fait, pas vrai ? On lui montrera comment nous, on fait ; quand on s- Ouais bah en attendant de me consoler, Arty doit présenter des excuses au gang italien, sans quoi ils reviendraient foutre la misère et taper sur la belle gueule de son jumeau. What a killjoy, ” marmonne Artemis, se détachant d'Apollo, vexée d'avoir ainsi été mouchée par Bacchus; elle s'approche du dossier du siège du conducteur, laissant sa main aux longs ongles reposer dessus, celle qui n'est pas entremêlée à celle d'Apollo. “ Quoi encore, le gang italien? ” demande-t-elle, parce qu'elle n'a aucune idée de quoi on parle en cet instant précis; elle fait la moue quand, sans lui répondre, leur bel homme arrête la voiture et les fait sortir devant le Greenshot. « J’ai invité quelques gros poissons ritals ce soir ; j’compte sur vous pour leur présenter vos excuses ; et m’la faites pas à l’envers, cette fois ! » Elle rit, s'accrochant au bras d'Apo, mal perchée sur ses talons, sentant toute la fatigue de ces trois derniers jours lui revenir en pleine tête alors qu'ils font un pas à l'intérieur. « Oh Bacchy-boy, un jour viendra où tu ramperas pour qu’on te la fasse à l’envers~ » Et elle rit encore plus fort, peu soucieuse de réveiller quiconque même quand Bacchus se retourne pour lui adresser un regard noir qui la tuerait sur place si elle n'y était pas si habituée.

Oh, Apo, je défaille, ” dit-elle, tournant sur sa cheville et se laissant reposer contre son frère, qui l'attrape de manière théâtrale. Elle lui présente son cou, comme pour lui laisser l'occasion d'y poser un baiser; il ne le fait pas, et c'est tant mieux; le pouls bat sous la peau blanche, et elle sent le regard de Bacchus s'y attarder. “ Je crois qu'il me faut... un... non, deux! jours de repos... et que seule la présence, du magnifique, du valeureux- Vous allez arrêter- de l'honorable, du fort, du puissant- -de faire- Bacchus! -les idiots! C'est sérieux! ” Et il s'approche, de toute sa hauteur, et les attrape sèchement l'un et l'autre par le bras, ouvrant d'un coup de pied la première porte qu'il trouve pour les jeter à l'intérieur.
C'est un salon comme il y en a mille dans le Greenshot. Au moment où il les lâche, presqu'aussitôt, ils se retrouvent et l'épaule d'Artemis rentre dans celle d'Apollo, leurs bras se lient, leurs doigts s'entremêlent. L'épais parfum qui flotte dans l'air indique à Arty qu'Aphrodite a passé une longue soirée ici; oh, comme ses amis lui manquent...! “ J'ai envie-- Ce n'est plus une histoire d'envie, Artemis. N'as-tu pas vu l'état de ton frère? Nous sommes en danger. ” Elle aime bien ses multiples emphases quand il est énervé, et elle sourit. “ Vraiment?Oui! Et ce soir, vous avez intérêt à assurer. Sinon-- Tu nous donneras la fessée? Sinon je vous jette dans la rue.

Artemis s'étrangle. “ Tu n'oserais pas! ” Mais elle sent la sévérité dans la silhouette d'Apollo. “ Il oserait, Apo, mon chéri, mon frère, mon âme?

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astoria greengrass
Their bodies scream when they are parted. They are caught in a gilded cage of obsession and longing, wandering around their mansion dressed to the nines or barely at all. They sit too close and curl around each other like cats, speaking their own language and watching you with the arrogance of those who know they are beloved.
(LONDON, 1923) Dans un pas de danse, Artemis se laisse tomber dans tes bras et expose son cou. Très ingénieux de sa part, elle est très forte pour ça, elle sait que les hommes aiment sa gorge, et même quelques femmes, c’est Aphrodite qui lui a dit, qui lui a appris, entre autres, à mettre sa nuque en valeur, juste sa nuque parfois, parce qu’Aphrodite excellait dans l’art de la suggestion. Et, quand on était une immense femme afro-américaine aux hanches aussi larges que le tour de poitrine, on avait des choses à suggérer.
Mais plus que les hommes et plus que quelques femmes, c’était Bacchus qui était faible, face aux attributs naissants d’Artemis. Il vous avait vus grandir, il vous avait élevés, tant bien que mal. De fait, aujourd’hui, il ne savait plus comment vous considérer, tiraillé par ce que vous aviez été mais que vous ne serez plus jamais -des enfants- et s’enfermait dans le rôle du tyrannique aîné, vous houspillant sans arrêt, comme pour ne pas se laisser le temps de penser à autres choses…
L’emportement brouillon de Bacchus était autant de petites victoires, de petits pas franchis avant qu’il ne vous lui tombe dans les bras.

Pour le moment, il s’agace et vous sépare le temps de vous jeter dans le salon rouge. C’est le salon dans lequel Aphrodite passe beaucoup de nuits. C’est un salon qui lui ressemble, qui sent elle, beaucoup plus fort que l’odeur des hommes qui la payent. C’est un très fort parfum, qui ne plaît pas toujours, très entêtant, exotique et presque écoeurant. Mais pour vous, qui avez été trouvés dans la rue, c’était l’odeur que vous rapprochiez le plus de celle d’une mère. Même s’il s’agissait d’une mère qui vous avait enseigné l’art de vous vendre et de séduire. Le Greenshot, avec tous ces dieux déchus, c’était un peu comme une grande famille.

Et quoi qu’il veuille vous faire croire, Bacchus en faisait partie, lui aussi, puisqu’il avait été le premier à vous prendre sous sa responsabilité. De fait, tu n’aimes pas quand il en est réduit à vous menacer de vous mettre à la porte. Trop de fois, il y avait eu recours, mais avec le temps, on ne te la faisait plus. D’un ton froid, tu rétorques, la main sur la poignée de la porte, un bras autour de la taille de ta soeur, ta silhouette gracile toute tendue et acérée comme ta réponse.
« Oh que non, mon âme, il n’oserait pas ; parce que sans nous, son petit commerce s’écroulerait. » craches-tu avant de refermer la porte avec un tel culot que Bacchus en oublie de riposter. Tu n’aimes pas quand il est comme ça, parce que c’est si terrible de vous rappeler ça, de vous rappeler d’où vous venez, et surtout à quel point c’était horrible dans la rue. C’est dans la rue que tu avais appris à te bagarrer. Pour rien au monde Artemis y retournerait.

Vous l’entendez s’éloigner à pas lourds d’énervement. « Ne l’écoute pas, Arty, tu le connais, dès qu’il s’agit de la réussite de son établissement, il en fait des tonnes. » Cependant, la compresse sur ton arcade sourcilière témoigne de l’impasse dans laquelle vous l’aviez mené. « C’est aussi de ma faute, je les ai provoqués, puisqu’ils t’ont envoyé en cage… » Tu avais tendance à t’oublier, quand Artemis n’était pas pour te rappeler à vous. Tu débouches une bouteille de whisky et vous sers deux généreux verres. On vous avait aussi appris à boire, très tôt, et à gérer, surtout, pour ne pas vous laisser surprendre par vos clients. Tu restes debout, à déambuler dans la pièce, faisant le tour des armoires lourdement chargées de robes et de tenues de scène. Tu en effleures les tulles et les dentelles grotesques, quand soudain une idée fait germer un sourire sur ta figure.

Tu reviens aussitôt te vautrer sur le canapé à côté d’Artemis. « On va les leur présenter, nos excuses, pas vrai, Arty ? On est polis, nous~ » Tu fais cliqueter ton verre contre le sien. « Ils vont en avoir pour leur argent, les gros poissons. » Tu ne sais plus si c’est toi ou elle que tu devines dans le reflet ambré de vos boissons. « Dis, on joue à être nous ce soir ? On échange nos rôles, oh dis oui, ce serait si drôle ! » que tu la pries d’accepter en fourrant ton museau dans son cou comme un séduisant matou. Ce jeu datait déjà de vos débuts au Greenshot, quand vous étiez si jeunes qu’Arty n’arborait pas encore les courbes d’une femme et que tu piaillais encore comme un fausset, quand il était véritablement impossible de vous distinguer. Quand tout ça n’était encore qu’un jeu auquel on essayait de vous initier, bercés entre la douceur et la sensualité d’Aphrodite, et le pragmatisme de Bacchus. Parce qu’il n’y a pas de bonne manière d’expliquer à un gamin et une gamine qu’ils vont devoir écarter les jambes tant qu’ils sont jeunes et beaux pour faire tourner la maison. De fait, quand la fantaisie vous était venue de vous déguiser l’un en l’autre, parfois les deux de la même façon, on vous avait laissé faire, parce qu’il fallait avouer que c’était toujours très amusant de voir le faciès déconfit de vos premiers clients face à votre malice et à votre perversité pour votre si jeune âge. On s’amusait comme on pouvait dans ce genre de bouge, et il fallait reconnaître que, si Bacchus s’arrachait les cheveux à chaque fois, d’autres comme Hermès -lui-même transformiste- saluait chacune de vos métamorphoses réussies.
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WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 29/10/2015
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‹ crédits : whorecrux, tumblr, skam.
‹ dialogues : indianred.


‹ liens utiles :
rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton, hwan ft. vernon choi, jay ft. gong yoo, hiram ft. abel tesfaye, adidja ft. reece king.


‹ âge : vingt-trois (03/07)
‹ occupation : volontaire à Saint-Mangouste (TIG) et créatrice de mode, co-fondatrice de la marque OXOX, premier et populaire prêt-à-porter sorcier.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1992 à avril 98.
‹ baguette : est neuve et capricieuse. Elle mesure vingt-trois centimètres virgule six, est faite de bois d'érable et continent un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 1666
‹ réputation : je suis une petite bitch écervelée qui ne mérite pas la miséricorde avec laquelle on la traite.
‹ particularité : soigneuse, capable de guérir (presque) tous les maux.
‹ faits : j'ai été enlevée par ma propre soeur et utilisée comme otage par les insurgés pendant quatre ans Je suis aussi la mère du petit Scorpius Malfoy. J'ai été en procès parce que j'ai été Adhérente pendant la Guerre, mais j'ai été innocentée ou du moins, condamnée à plusieurs mois de TIG notamment à Saint-Mangouste.
‹ résidence : dans un petit appartement du Chemin de Traverse avec ma mère et ma soeur, loué par les soins de ma tante.
‹ patronus : impossible pour moi à invoquer
‹ épouvantard : Frank Hudson, un ancien leader Belliqueux désormais mort, tenant la main de Daphne et m'observant d'un air cruel.
‹ risèd : Scorpius, heureux et épanoui.
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« Oh que non, mon âme, il n’oserait pas ; parce que sans nous, son petit commerce s’écroulerait. » Elle l'aime défenseur et héroïque, son Apollo; en cet instant précis, pourtant, Artemis ne peut pas s'empêcher d'avoir un relent de peur. Parce qu'à chaque fois que Bacchus proférait la menace éternelle, en menaçant de les jeter là d'où ils venaient, frère et soeur se contentaient de faire les gros yeux, de les lever au ciel jusqu'à voir des étoiles; c'était devenu vieux et ennuyeux à la trois millième fois, cette blague qui n'en était pas vraiment une. Elle comprend, bien entendu, l'angoisse de Bacchus... mais c'est tellement flou, tellement lointain à ses yeux. On lui demande juste de travailler, d'écarter les jambes et d'ouvrir la bouche; elle fait même des heures sup', c'est dire que c'est un travail facile! Et on ne crache jamais sur de l'argent en plus, de toutes façons; elle et Apo ont bien appris ça.
Ils ont été fabriqués, élevés, groomed pour être beaux et facétieux et séducteurs, pour être les prostitués parfaits, les projections parfaites pour les clients, qui viennent ici chercher bonheur et illusions et charmes et juste, juste un peu d'oubli. Ils sont parfaits pour ce rôle. Ils ne sont pas là pour réfléchir! C'est Bacchus qui le fait pour eux. Apo réfléchit trop. Elle doit lui dire. « Ne l’écoute pas, Arty, tu le connais, dès qu’il s’agit de la réussite de son établissement, il en fait des tonnes. » Mais: et si il avait raison? Maintenant c'est elle qui réfléchit, embêtée, faisant la moue telle une enfant en se mordant l'intérieur de la lèvre. « C’est aussi de ma faute, je les ai provoqués, puisqu’ils t’ont envoyé en cage… » Elle sait au fond d'elle que ce n'est pas de sa faute à lui. Jamais. Tout ça à cause d'elle et son envie de s'acheter une nouvelle écharpe...

Ils prennent place sur le canapé, élégants et séducteurs même dans leur affalement sans gêne, la bouteille de whisky faisant à peine régner son odeur dans la pièce lourdement parfumée. Elle aime cette odeur, Artemis, celle d'Aphrodite les lendemains de travail. C'est une odeur pesante mais presque mystique, empreinte d'un mystère qu'elle vous a appris à cultiver, cette femme qui pour vous est comme une mère. Artemis boit à son verre comme une assoiffée sortant d'un désert, l'alcool lui brûlant à peine la gorge; God, la voilà qui a passé trois jours sans boisson et la voilà presque fébrile, à l'idée de finir son verre dont elle a déjà sifflé la moitié en trois grandes gorgées.
Quand Apollo revient, elle se détend, se laisse aller contre lui, glousse en l'entend avec sa voix de badin: « On va les leur présenter, nos excuses, pas vrai, Arty ? On est polis, nous~ Ils vont en avoir pour leur argent, les gros poissons. » Oh oui, avec eux, ils en ont toujours pour leur argent, les gros et les petits poissons; ils trinquent et Artemis glousse quand son frère enfouit son nez contre son cou, sensible et chatouilleuse. « Dis, on joue à être nous ce soir ? On échange nos rôles, oh dis oui, ce serait si drôle ! » Oui, si drôle! Tellement drôle: comme ils étaient petits, les démons minuscules et facétieux, tirés de la gouttière, séchés et habillés pour être jolis et attendrissants, en attendant qu'ils se fassent nymphe et éphèbe, vendables.

Ils ne sont plus des enfants, maintenant.
Artemis se détache un peu des badineries d'Apollo, soudainement sérieuse, ses doigts un peu crispés autour de son verre dont elle détache bien vite son regard pour le vriller sur Apollo. Brusquement, elle lui prend son verre et les déposer sur la table basse; brusquement, ses jolies hanches basculent et elle est assise sur lui, à califourchon, faisant peu de cas de sa robe qui se fend et de son manque flagrant de sous-vêtements; à la place, elle est toute focalisée sur le beau visage de son frère, de son double, de son âme, prenant son visage à deux mains, les doigts remontant bien vite à l'arcade sourcilière. “ C'est eux, qui font fait ça. ” La question tombe à plat, alors qu'elle s'occupe de lui retirer la compresse pour exposer la plaie, sans une seule hésitation ni une seule question. “ À toi. À ton visage. Ça deviendra une cicatrice, tu crois? Une marque? Je me la ferai aussi, si c'est le cas. ” Ses mains glissent contre les tempes, les doigts dans ses cheveux, et elle retire sa casquette, pour laisser ses cheveux blonds retomber sur son front, un peu, s'amusant à les décoiffer du bout des doigts malgré la gomina férocement appliquée. “ Nous sommes si beaux: je ne veux plus que ça arrive. Que tu souffres, que tu changes. ” Qu'ils soient séparés. “ Je ne veux pas jouer. Je crois... Apollo, je crois que j'ai peur? Et si Bacchus avait raison? ” Cette possibilité semble impossible, soudainement, alors qu'elle repose ses mains contre les côtés de son cou, vrillant son regard au sien. Ils sont calés l'un face à l'autre; on dirait un reflet, sauf pour les cheveux un peu plus long d'Artemis, et la petite plaie à l'arcade d'Apollo. Ces différences lui font mal au coeur. “ Et si on partait? ” propose-t-elle, avec un petit sourire en coin, un jeu auquel ils s'adonnaient quand ils étaient gamins et pensaient sincèrement qu'ils retrouveraient leurs parents, une vie idyllique de jeunes héritiers, tout en sachant pertinemment le Greenshot a certainement été la meilleure chose qui leur soit jamais arrivée.

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(LONDON, 1923) Elle aurait dû dire oui. Elle aurait dû accepter que vous jouiez à vous déguiser l’un en l’autre. Ça aurait rendu Bacchus fou mais au moment venu, il n’aurait rien pu y faire. Vous auriez berné les clients, ça aurait été amusant. Peut-être même qu’il y en aurait un qui n’aurait pas aimé l’idée de se faire sucer par une autre qu’Artemis, surtout s’il s’agissait en vérité d’un autre. Peut-être que ça aurait été un peu risqué ; peut-être qu’ils auraient pas aimé que vous vous jouiez d’eux. Peut-être qu’une bagarre aurait éclaté, Bacchus aurait été bien obligé de vous protéger avant de s’excuser face contre terre auprès du boss italien. Peut-être que ça aurait été bien fait pour sa tronche.
Ou peut-être que personne n’aurait rien vu. Peut-être que Bacchus t’aurait pris pour Artemis et que tu aurais pu lui voler un baiser. Peut-être que c’est ce qu’il aimerait ; et peut-être que tu aurais gagné ce soir-là.

Sauf qu’elle ne dit pas oui. Artemis refuse de jouer à votre jeu. Tu le sais parce qu’elle ne répond rien, qu’elle esquive la question. Artemis a les fesses posées sur tes genoux, et tu devines tout, tout mais ça fait longtemps que ça ne te désarçonne plus. Tu les lui jalouserais, ses fesses, et les émois qu’elles créent chez les hommes. Tu englues son regard au tien. Mais à quoi elle joue ? « … Je me la ferai aussi, si c’est le cas » Tu secoues fébrilement la tête de droite à gauche ; tu te donnais tant de mal pour que personne ne lui fasse du mal, si bien qu’à présent, elle voulait s’en faire à elle-même. Tu te donnais tant de mal pour que votre séjour prolongé ici soit le moins horrible à vivre, quitte à inventer des jeux, quitte à ne pas la quitter d’une semelle, même quand c’était des femmes qui vous demandaient. Tu faisais tout pour rendre sa vie ici -et de fait, la tienne, bien entendu- la moins exécrable.

Et elle, sur un coup de tête -car Artemis ne fonctionnait que par coup de tête ou coup de rein-, elle voulait tout jeter par la fenêtre pour s’enfuir. Elle n’avait pas le droit de te faire ça. Vos nez se touchent presque, mais tu as attrapé ses poignets pour être sûr d’accaparer toute son attention. Ta voix tremble un peu. « C’est pas un jeu tout ça, Arty » tu secoues la tête et te laisses tomber en arrière dans la canapé, en soupirant. « Ça a peut-être l’air d’un jeu, mais ça n’en est pas un ! » Tu désignes d’un mouvement de bras circulaire toute la pièce. « C’est notre travail, c’est notre vie ! » Tu fais passer sa jambe de l’autre côté pour l’asseoir à côté de toi et te lèves, faisant le tour de la pièce, fiévreusement. « Tu dis que tu ne veux plus jouer ; mais s’échapper, c’était ça, le jeu ! » Et, pour reprendre les remontrances de Bacchus « On n’est plus des enfants, Artemis ! Il n’y a rien pour nous, au-dehors ! Cet endroit n’est peut-être rien sans nous, mais nous ne sommes rien sans cet endroit ! » tu t’arrêtes, et te prends la tête dans les mains, tes doigts appuyant sur la petite plaie comme si elle criait à l’aide. « On a tout ici, Arty ; on n’a que ça, ici… Il n’y a qu’ici qu’on est certain de rester ensemble pour toujours… alors je ne comprends pas… » Tu t’es laissé effondrer sur le rebord de la fenêtre close, en face du canapé où tu l’avais symboliquement laissée. Tu restes un moment silencieux, le front contre la vitre. Un soupir, résigné, mais toujours sans oser affronter son regard jumeau. « Où est-ce que tu voudrais qu’on aille ? »
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‹ faits : j'ai été enlevée par ma propre soeur et utilisée comme otage par les insurgés pendant quatre ans Je suis aussi la mère du petit Scorpius Malfoy. J'ai été en procès parce que j'ai été Adhérente pendant la Guerre, mais j'ai été innocentée ou du moins, condamnée à plusieurs mois de TIG notamment à Saint-Mangouste.
‹ résidence : dans un petit appartement du Chemin de Traverse avec ma mère et ma soeur, loué par les soins de ma tante.
‹ patronus : impossible pour moi à invoquer
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Elle aurait dû dire oui. Elle aurait dû accepter de jouer; elle s'en rend compte quand Apollo branle négativement du chef avec un air tourmenté sur le visage. Il a l'air sérieux et un peu triste, son Apollo, tout d'un coup. Pourquoi? Il n'y a aucune raison d'être inquiet ou triste. Si ils sont tristes et inquiets, ils n'ont qu'à partir! Ils n'ont qu'à partir loin d'ici pour ne jamais revenir. Pourquoi a-t-il l'air si affligé quand elle lui dit ça? Pourquoi ne veut-il pas fuir avec elle? Leur avenir n'est pas ici. Artemis sait qu'ils pourraient vivre ici toute leur vie, si ils en avaient envie, à condition d'être toujours aussi beaux et identiques et parfaits dans toute leur lubricité. Mais elle ne peut pas s'empêcher de penser que peut-être, il y a quelque chose pour eux au-delà des murs du Greenshot. Peut-être qu'ils sont promis à une grande vie divine comme celles de leurs homonymes. Bacchus n'est que le désir de deux gamins désabusés, il n'est pas un rêve ou un véritable objectif. Il finira par céder un jour ou l'autre. Et alors quoi? Quoi pour la suite? Quand ils l'auront conquis, vers quoi se tourneront-ils? « C’est pas un jeu tout ça, Arty. » Sauf que tout est un jeu. Tout est un jeu, tout est un pari. C'est une histoire de besoin contre besoin, de désir contre désir. Il faut juste apprendre à bien parier, et à gagner si on ne peut conquérir. « Ça a peut-être l’air d’un jeu, mais ça n’en est pas un ! C’est notre travail, c’est notre vie ! » Mais il doit y avoir quelque chose de plus à cette vie, non? À leur vie?

Oui mais... quoi?
Elle-même est en perte d'idées. À part baiser et embrasser et sucer, elle ignore de quoi ils pourraient vivre tous les deux. « Tu dis que tu ne veux plus jouer ; mais s’échapper, c’était ça, le jeu ! On n’est plus des enfants, Artemis ! Il n’y a rien pour nous, au-dehors ! Cet endroit n’est peut-être rien sans nous, mais nous ne sommes rien sans cet endroit ! » Artemis grince légèrement des dents, agacée à l'idée qu'il réutilise les mots de Bacchus. Elle fait une moue boudeuse parce qu'en plus, il s'est écarté, est parti, l'a abandonnée derrière et elle déteste cette impression de vide et de froid qu'elle ressent alors que son jumeau est loin d'elle. « On a tout ici, Arty ; on n’a que ça, ici… Il n’y a qu’ici qu’on est certain de rester ensemble pour toujours… alors je ne comprends pas… » Il est assis face à la fenêtre et elle l'observe, le coeur déchiré, parce qu'il refuse de la regarder. Ses mots réveillent une certaine colère en elle. « Où est-ce que tu voudrais qu’on aille ? » Elle... ne sait pas. Elle se mord l'intérieur de la lèvre, parce qu'elle n'aime pas avoir tort ou paraître stupide, deux choses qui arrivent un peu trop souvent à son goût. Le goût du sang explose dans sa bouche et elle presse sa langue contre la petite plaie avant de parler: “ loin.

Ce n'est pas une idée très précise mais elle saute sur ses pieds, se met à user le tapis à son tour. “ On pourrait partir loin d'ici, Apollo. Trouver l'Olympe, conquérir l'Olympe! Aller à la campagne, ou descendre à Douvres et prendre un ferry pour la France, pour Paris — Paris! On a tout ici mais on a rien. On n'a pas d'argent à notre nom, on n'a même pas de nom! On n'a rien, et ça changera pas qu'on sorte d'ici ou non. Ils se font des centaines des livres sur notre dos, que dis-je, notre cul, et nous on touche rien alors qu'on mérite, on mérite, Apollo. ” Elle grince des dents puis s'immobilise. “ Si tu veux pas partir, alors je partirai sans toi. ” Et elle se met à courir, à la manière qu'elle avait de le faire quand ils étaient gamins et jouaient à chat, après avoir envoyé valsé ses longs talons de quelques mouvements brusques.

Elle referme brutalement la porte du salon d'Aphrodite derrière elle, faisant claquer le battant avant de monter quatre à quatre les escaliers jusqu'à sa chambre à l'étage, dont elle referme là aussi le claquant avec violence. Il y a du bruit venant de la porte d'Hermes, à peine amoindri par les murs ou le soleil qui brille dehors... peu importe, ça fait longtemps qu'elle a appris à l'occulter.
Artemis tire de sous son lit une petite valise, une mallette en fait, dans laquelle elle enfourne des sous-vêtements, une chemise et un pantalon. Elle va se couper les cheveux et se transformer en Apollo et personne ne viendra plus jamais lui chercher des noises. Elle est frénétique, tremblante, s'agitant dans la pièce comme une petite tornade, fourrant maquillage et vernis et peigne et petits objets dans la mallette jusqu'à ce qu'elle soit pleine à craquer et qu'Artemis peine à la refermer. Elle se détourne pour passer par la porte et aller voler une veste à Apollo, un cadeau d'adieu forcé, mais évidemment il est dans l'encadrement du battant. “ Avec ou contre moi, ” prévient-elle juste en grognant, redoutant qu'il ait prévenu Bacchus de son dernier caprice.

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