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sujet; (AUGUST 25TH, 2003) up all night + louisana

WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 07/06/2015
‹ messages : 1824
‹ crédits : mathy.
‹ dialogues : #e95353.


‹ âge : trente-quatre
‹ occupation : guérisseuse au service d'infection par virus et microbe magique et co-présidente de l'association "Rosier's Disease Research Trust".
‹ maison : Serdaigle
‹ scolarité : 1980 et 1987.
‹ baguette : est en bois de charme, contient une plume de phénix et mesure 26,4 centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 2987
‹ réputation : je suis fragile et que j'ai été manipulée par mon compagnon.
‹ particularité : occlumens.
‹ faits : je suis de sang pur, que je fais partie de la famille Grimaldi, que je suis d'origine italienne, que j'adhère aux idées insurgées mais que je me suis résolue à ne jamais les rejoindre pour le bien être de ma fille, que je suis une ancienne guérisseuse et que je sais donc comment soigner les gens de diverses pathologies, que je me défends en duel, que j'adore lire, que j'apprécie les jolies choses.
‹ résidence : dans un petit studio sur le chemin de traverse que le gouvernement a bien voulu me donner pour mon implication de guérisseuse durant la guerre. La demeure des Grimaldi à Herpo Creek ainsi que mon appartement à la Bran Tower avaient été saisis. Je dispose toujours d'une résidence secondaire et tertiaire à Brighton (maison d'été) et à Florence (terres italiennes).
‹ patronus : un lapin, patronus de Thomas
‹ épouvantard : un entassement de corps, celui de mes enfants et des êtres qui me sont chers.
‹ risèd : ma famille heureuse et recomposée.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t1958-anna-loooove-me


Faisant tourner la chaîne de son bracelet entre ses doigts et laissant son esprit divaguer dans des contrées lointaines, Anna réussissait à oublier, l’espace de quelques instants, son futur incertain. Obligée de vivre par ci, par-là, parfois au milieu d’une forêt, d’autre fois dans une usine désaffectée, elle n’était jamais sûre de se réveiller vivante le lendemain. Une peur constante trônait au-dessus de sa tête, obsédante, aliénante … Comme une épée de Damoclès que la solitude alimentait … Elle que tout le monde dépeignait comme un être faible, fragile et sensible avait pourtant l’âme d’une guerrière. Peu importait le danger auquel elle était exposée, sa force résidait dans sa discrétion, sa retenue et son organisation. Elle savait ce qu’elle faisait … Même s’il lui arrivait encore de douter de ses choix, quant à la sécurité de sa fille. Comment pouvait-elle être sûre que Charlotte ne risquait rien ? Bien sûr elle l’avait laissée entre de bonnes mains mais à quoi servait-elle ici à se protéger elle-même plutôt qu’à la protéger, elle ? Une pointe de jalousie bousculait ses pensées lorsqu’elle s’imagina Eirene en train de bercer son bébé, de lui donner à manger et de la border. Sa mâchoire se contracta et ne pouvant contenir sa rage plus longtemps, elle arracha le bijou de son bras et le lança violemment devant elle. Les larmes coulèrent lentement sur ses joues et c’est le vide qui lui rappela l’importance de cet objet. Elle ne sentait plus rien à part sa propre peur, sa propre colère, rien que cette infime partie d’elle qui tourbillonnait dans sa tête. Comme un instant de répit, comme une liberté éphémère, comme un danger invisible … Attrapant sa baguette, elle rappela le bracelet à elle et le posa au creux de sa paume. La pierre palpitait au rythme d’un battement cardiaque. Ses doigts effleurèrent l’objet avec délicatesse et elle hésita. Ce silence était tellement confortable, tellement apaisant, elle voudrait fuir ses responsabilités, fuir ces effets secondaires pour lesquels elle n’avait pas signé … Mais elle n’avait pas le droit, être une bonne mère c’était savoir souffrir pour son enfant. Du bout de sa baguette, elle répara le fermoir de la chaîne et le rattacha à son poignet. Telle une bombe qui éclata à l’intérieur d’elle, un mélange de sentiment contradictoire l’assaillit et elle dut se concentrer sur autre chose pour ne pas s’énerver à nouveau. Qui aurait pensé que ressentir ce qu’Eirene et Simon ressentaient pouvait être aussi désagréable ? La plupart du temps, elle avait juste envie de mourir pour que ces émotions disparaissent. Si seulement c’était possible … Si seulement ce geste pouvait être sans conséquence … La fatigue l’enveloppa doucement. Se glissant dans sa tente, elle se laissa gagner par le sommeil.

Ce fut la faim qui la réveilla. Elle ne savait plus vraiment à quand remontait son dernier repas mais son ventre criait famine. Sa réserve de nourriture s’amenuisant jour après jour, elle ne voulait pas risquer de se retrouver à la fin de sa première semaine de fuite sans provision pour survivre. Levant les yeux au ciel, elle vit que la nuit régnait de toute sa splendeur. Sa montre indiquait minuit passé. Elle savait que la nuit était le moment où les rafleurs étaient le plus aux aguets et où ils trainaient toujours aux endroits les plus malfamés à la recherche de fuyards et de criminels. Mais la nuit était aussi un avantage pour elle parce qu’elle pourrait tirer parti de l’obscurité pour parfaire sa discrétion. Rassemblant ses affaires, défaisant sa tente, elle commença à réfléchir à l’endroit idéal pour une excursion nocturne. Elle se trouvait proche d’un village, il devait sûrement y avoir une petite épicerie à l’intérieur où elle pourrait trouver de quoi se nourrir. Bien décidée à ne pas se faire attraper ce soir, elle prit soin de se parer de toutes les armes qu’elle possédait pour se défendre et se dirigea vers son objectif. Le village voisin …
Ses pas étaient lents, mesurés, elle observait, écoutait, guettait, prête à dégainer à tout moment. Le village était sombre, silencieux … Les habitants dormaient presque tous, même si quelques lumières subsistaient en certains lieux. Elle marcha dans les petites rues, évitant le plus possible ces lueurs dangereuses. Elle veillait à ne pas projeter son ombre aux yeux de jeunes curieux. Le panneau lumineux de l’épicerie attira immédiatement son regard, mais elle ne se précipita pas. Contournant le bâtiment, elle décida de passer par la porte arrière mais lorsqu’elle s’arrêta devant et qu’elle essaya de la déverrouiller d’un Alohomora, elle remarqua que le loquet était déjà débloqué. Inquiète, elle fit quelques pas en arrière et s’appuya contre une grille sa baguette pointée en direction de l’entrée. Quelqu’un était déjà là, quelqu’un était passé par là, elle le sentait. Cette impression désagréable de danger qui faisait battre son cœur à un rythme soutenu. Elle était partagée entre la peur et la bravoure. Elle avait besoin de nourriture, mais devait-elle risquer sa vie maintenant ou attendre de trouver un meilleur endroit ? Elle devait se décider vite, elle ne savait pas si l’intrus se trouvait encore à l’intérieur, il pouvait sortir à tout moment. Sa main tremblait. Elle ne voyait presque rien, et la lumière lunaire ne suffisait pas à lui faire prendre la bonne décision. Une profonde inspiration gonfla ses poumons et elle murmura Lumos afin d’allumer le bout de sa baguette d’un faible éclat. La pointant vers la porte, elle remarqua des traces de sang sur la poignée. Qui que ce soit, la personne qui était passée par là était blessée, et si elle n’était plus à l’intérieur, elle devait sûrement se trouver dans les environs à souffrir. Naïvement, son âme de guérisseuse renversa tous ses doutes. Elle poussa délicatement la porte et entra dans la petite boutique.
Sa baguette pointée vers le sol, elle guettait les minuscules traces de sang laissées par la victime. Mais ce furent des gémissements étouffés qui attirèrent son attention. Se tournant vers la source de ces bruits, elle chercha à discerner une silhouette dans l’ombre mais rien ne se trouvait dans son champ de vision. Avançant dans les petites allées de la réserve, elle était courbée pour observer, à travers les étagères, des mouvements infimes qui auraient pu lui indiquer une présence humaine. Mais ce ne fut que lorsqu’elle arriva à la limite de la réserve et qu’elle entra dans le magasin qu’elle remarqua les lueurs qui dansaient sur les murs. Ses yeux se dirigèrent immédiatement vers la grande baie vitrée du magasin, craignant que cette lumière n’attire l’attention d’un habitant. Ce moment d’inattention lui porta préjudice car un sortilège fendit l’air et la frôla de peu. Elle se cacha derrière la porte de la réserve et murmura. « Je ne vous veux pas de mal qui que vous soyez ! » S’il y avait une chose que son instinct lui indiquait, c’était que cette personne n’était pas assez maligne pour favoriser sa survie future à ses besoins actuels. « Si vous ne voulez pas que les habitants du village vous trouvent, vous devriez éteindre cette lanterne. » Elle serra sa poigne autour de sa baguette et se risqua à jeter un regard vers la personne qui venait de l’attaquer. « Je sais que vous êtes blessé. Je sais que vous avez besoin d’aide. Je peux vous aider. » Faisant un pas de côté, elle se révéla à la silhouette recroquevillée dans un coin de la pièce. « Je ne vous veux aucun mal. Posez votre baguette et je rangerai la mienne. Je suis guérisseuse, je peux vous aider … » Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle faisait confiance à cette personne, ni pourquoi elle n’avait pas peur … Mais sa raison lui disait qu’un blessé qui prenait le risque de se faire démasquer par les moldus ne devait pas être un de ces satanés rafleurs ou un Mangemort. Ils étaient plus méthodiques, plus calculateurs, plus prudents … La jeune fille qu’elle voyait devant elle était fragile, blessée, perdue. Qui serait-elle en la laissant se débrouiller seule, dans l’état où elle était ?

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Louise s’était préparée à devoir vivre comme une fugitive mais jamais elle n’avait pensé que ce serait aussi difficile. Bien-sûr, elle savait que la tâche ne serait pas aisée, mais elle se savait également assez bien entourée pour s’en sortir avant que tout ne dégénère trop. Au Ministère, elle avait profité des nombreuses cartes à leur disposition pour repérer les coins les moins dangereux, là où elle pourrait se cacher en cas de besoin. Elle avait rapidement rayé tous les secteurs où se trouvaient des maisons sorcières raccordées au réseau des cheminées. Et elle s’était efforcée de retenir le plus important, parce que laisser des traces écrites, des notes était beaucoup trop dangereux. La forêt semblait être l’endroit où elle était le plus à l’aise : certaines étaient peuplées de créatures magiques et de plantes en tout genre. Que ce soit pour trouver de quoi manger, un point d’eau où se rafraîchir, une bâtisse où se réfugier, elle avait tout prévu. Evidemment, lorsqu’elle pouvait se réfugier dans le confort d’une maison vide de ses propriétaires pour se reposer ou calmer sa faim, elle n’hésitait pas. Le plus difficile restait la solitude. Elle avait besoin d’être entourée pour se sentir à l’aise. Le silence l’effrayait et la jeune sorcière restait constamment sur ses gardes. Ce jour-là, la fatigue avait eu raison d’elle et Louise avait fini par s’endormir, à peine cachée par l’arbre auquel elle s’adossait. Elle ne parvenait à se reposer plusieurs heures d’affilé, constamment angoissée par la possibilité de se retrouver face à un groupe de rafleurs. Un arbre s’écroula à quelques mètres d’elle et des éclairs lumineux la sortirent de son sommeil. Soit quelqu’un venait de se faire repérer, soit ces attaques lui étaient destinées. Dans les deux cas, ça n’annonçait rien de bon pour la Rowle qui rassembla ses affaires rapidement avant de se mettre à courir pour trouver un endroit calme où pouvoir transplaner. Un rafleur lui barra la route, visiblement satisfait par sa trouvaille, comme l’en attestait le sourire sadique au coin de ses lèvres. Elle généra un bouclier de protection avant de se lancer dans la direction opposée au sorcier mais l’agitation au milieu de cette forêt calme avait suffi à attirer l’attention de ses collègues. « Grimes, t’as quelque chose d’intéressant de ton côté ?! » La voix d’une femme s’éleva dans les airs. Le ton était moqueur, comme si cette chasse à l’homme lui plaisait. « La petite dont Boyd nous a parlé la semaine dernière, Rowle ! » Elle profita de leur échange pour accélérer le pas, allonger un peu plus la distance qui les séparait mais leur stratégie était bien meilleure que la sienne. Essoufflée par cette course effrénée, elle s’arrêta quelques secondes à peine pour reprendre son souffle, pensant les avoir enfin semé. « Tu ne crois quand même pas que ça allait être aussi simple ? » Elle rit alors qu’elle s’avançait doucement, la baguette pointée sur Louise. « Parfois c’est plus… divertissant de tester vos limites plutôt que de vous achever en un seul coup. » La peur la rongeait et elle ne parvenait pas à se détacher de l'attitude désinvolte de la personne face à elle. A l’écouter, ce n’était qu’une petite promenade de santé. Elle ne voyait pas les vies d'innocents mises en jeu lors de leurs expéditions. Complètement piégée, elle tenta le tout pour le tout en essayant de leur échapper une nouvelle fois. « Grimes, on en a une tenace par ici ! Ramène-toi. » lâcha-t-elle plus fort. « Confringo ! » Le sort n’atteignit pas sa cible et alla s’écraser contre un arbre. Il n’en fallait pas plus pour accélérer le rythme de cette poursute. Elle esquivait du mieux possible leurs attaques, tout comme les branches d’arbres ou autres objets se mettant en travers de son chemin. Mais elle fut rapidement stoppée par une nouvelle chute d’arbre, suivi d’un éclair qui cette fois-ci, toucha son bras gauche. Propulsée plusieurs mètres au loin, sa tête se cogna violemment au sol du sang s'écoulait de la plaie. Elle rampa difficilement derrière un bloc de pierre et sortit de son sac un foulard qu’elle noua grossièrement autour de la blessure. « Inutile de résister, ça n’en sera que plus douloureux. » Elle pouvait entendre le bruit de ses bas non loin d’elle. La rafleuse préférait s’amuser plutôt que de procéder à une véritable arrestation. Alors elle allait tout simplement essayer de tirer profit de la situation. « D’accord… d’accord ! Je me rends. J’aimerais seulement – T’aimerais quoi ? » Elle laissa planer un silence qui finit par agacer la sorcière. Avoir assez de temps pour me concentrer et… transplaner loin d’ici. Elle se remémora les cours de Poudlard, les nombreux entraînements de l'Armée de Dumbledore pour ne pas se tromper. Quelques secondes plus tard, elle était dans le parc d’un petit village moldu. Il allait bientôt faire nuit et Louise devait rapidement trouver un endroit où se cacher. Elle jeta un œil rapide sur son bras et essaya un vulnera sanentur peu convaincant. Après une dizaine de minutes de marche, l’endroit rêvé se présenta enfin à elle : une épicerie. En plus de pouvoir dormir au chaud, elle allait pouvoir se nourrir un peu. Louise n’était pas encore très à l’aise avec l’idée de devoir voler ou mentir pour survivre, mais elle n’avait pas d’autres options. Un paquet de chips et une boisson moldue entre les mains, elle attrapa un bout de carton déposé dans un coin pour s’asseoir dessus. La fatigue la gagnait un peu plus à chacun de ses pas et la douleur lancinante lui coupait toute envie de se nourrir. Placée là où elle avait une meilleure vision de l'épicerie, elle était prête à riposter en cas de besoin. Baguette en main, exerçant une légère pression sur sa blessure, elle s’endormit de nouveau.

Le repos fut de courte durée, puisqu’une sensation de brûlure au niveau de sa blessure la réveilla en sursaut. Louise se sentait complètement piégée, là, en plein milieu d’un village moldu sans personne pour pouvoir l’aider. Elle sortit de son sac les morceaux de son miroir brisé, en espérant pouvoir rétablir le contact avec les insurgés. La jeune sorcière avait pourtant déjà essayé de le réparer, mais elle espérait chaque fois qu’un miracle ne se produise. Ce miroir était censé la guider, l’aider à rejoindre le quartier général pour enfin bénéficier d’un minimum de sécurité. Elle fuyait, mais pour se rendre où ? Complètement coupée du monde sorcier, elle ne savait plus du tout où aller. Ni quoi faire, jusqu’à ce qu’elle n’entende du bruit dans l’épicerie. Elle se leva d’un bond, faisant tomber par la même occasion quelques boîtes d'un rayon. Les jambes tremblantes, son teint pâle et les sueurs froides qui s’écoulaient sur son visage ne trompaient pas : elle avait besoin d’aide. « Je ne vous veux pas de mal qui que vous soyez ! Si vous ne voulez pas que les habitants du village vous trouvent, vous devriez éteindre cette lanterne. Je sais que vous êtes blessé. Je sais que vous avez besoin d’aide. Je peux vous aider. Je ne vous veux aucun mal. Posez votre baguette et je rangerai la mienne. Je suis guérisseuse, je peux vous aider … » Elle jeta un coup d’œil vers la lanterne. En effet, ce n'était pas très malin mais ça restait moins visible qu'une baguette au bout lumineux. D’ailleurs, elle n’était pas tellement sûre de pouvoir formuler un sortilège dans son état, même aussi simple que lumos. Elle fit quelques pas en arrière et se heurta à une nouvelle étagère avant de s’écrouler au sol. La fatigue lui faisait perdre l’équilibre, ou bien était-ce cette perte massive de sang qui l’avait affaiblie ? Baguette toujours en main, elle s’était recroquevillée dans un coin, sans grande conviction. Et pourtant, elle ne lâchait pas l’affaire, résistait jusqu’au bout. « Comment pourrais-je vous faire confiance ? » commença-t-elle alors que la silhouette de la sorcière se dessinait clairement devant ses yeux. « Qui êtes-vous et que faîtes-vous ici ? » poursuivit-elle toujours sur la défensive. Elle réfléchissait à un moyen de s’en sortir, mais elle était beaucoup trop faible pour transplaner de nouveau sans risquer de se désartibuler. « Et si moi, je vous voulais du mal ? Pourquoi vouloir m’aider ? » Probablement parce qu’elle avait l’air pathétique, dans cet état, à essayer de menacer une sorcière expérimentée alors que c’était quasi perdu d’avance. Elle pointa toujours sa baguette vers l’inconnue, parce qu’on n’était jamais assez prudent. « Ecoutez, je n’hésiterai pas si vous tentez quoi que ce soit ! » Elle renforça l’étreinte autour de sa baguette, avala sa salive et respira un bon coup. Louise n’était sûrement pas prête à se battre, mais elle persistait à croire que c'était le cas.
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‹ résidence : dans un petit studio sur le chemin de traverse que le gouvernement a bien voulu me donner pour mon implication de guérisseuse durant la guerre. La demeure des Grimaldi à Herpo Creek ainsi que mon appartement à la Bran Tower avaient été saisis. Je dispose toujours d'une résidence secondaire et tertiaire à Brighton (maison d'été) et à Florence (terres italiennes).
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Anna aurait pu partir, s’éloigner, chercher une autre épicerie, dans un autre village. Elle aurait pu choisir sa survie plutôt que celle d’une inconnue. Elle aurait pu réprimer ses instincts de guérisseuse, refuser d’aider quelqu’un dans le besoin, céder à son égoïsme … Et pourtant elle était, une fois de plus, prise aux griffes de sa personnalité. Trop naïve, trop téméraire, trop dévouée, trop trop trop … Elle donnait tellement et ne recevait que très peu. Cela dit, elle ne cherchait pas la reconnaissance ; elle s’en fichait bien d’apparaître comme une sauveuse ou une héroïne, parce qu’elle savait qu’elle n’en était pas une, mais parfois, elle aimerait juste qu’on lui foute un peu la paix … Le destin semblait la connaître mieux que personne. Il s’attachait à toujours abattre sur sa route des personnes en détresse. Même lorsqu’elle-même devenait une fugitive nécessiteuse, quelqu’un se trouvant dans une situation pire que la sienne se présentait devant elle. « Comment pourrais-je vous faire confiance ? » Elle ne lui offrit en guise de réponse qu’un haussement d’épaule. Maintenant face à la victime, elle ne pouvait s’empêcher de la fixer, de la dévisager. Son visage lui semblait si familier, mais l’obscurité de la pièce, la pâleur de la victime et sa propre fatigue ne l’aidèrent pas à identifier la personne. Alors elle resta là, immobile, à écouter la jeune femme s’adresser à elle sur un ton mal assuré. « Qui êtes-vous et que faîtes-vous ici ? » Elle sourit. Cet intérêt soudain que la blessée portait à son identité, finit de la convaincre qu’elle ne représenterait pas un danger pour elle. « J’étais venue chercher à mang— Et si moi, je vous voulais du mal ? Pourquoi vouloir m’aider ? » Cette fois, ce fut un petit rire qui résonna dans la petite boutique. Il ne se voulait pas moqueur, mais il le fut. « Ecoutez, je n’hésiterai pas si vous tentez quoi que ce soit ! » Elle fit malgré tout un pas en avant et put enfin discerner le visage de l’inconnue. Cette dernière pointait toujours sa baguette vers elle, mais elle n’avait pas peur, dans l’état où elle se trouvait, il y avait plus de chance qu’elle se blesse elle-même. Cela dit, ses doigts serraient toujours fermement sa baguette pointée vers le sol. « Vous savez, je n’hésiterai pas à vous assommer si ça peut me permettre de vous sauver … » Le léger halo de lumière se mit à clignoter au bout de sa baguette et elle poussa un profond soupir. « Allez, c’est pas le moment, » marmonna-t-elle. Même si cela n’arrivait plus aussi souvent que pendant son séjour à Ste Mangouste, sa magie continuait à faire des siennes lorsqu’elle ne veillait pas à rester concentrée. « D’accord, je me doute que tout ça ne porte pas en ma faveur, mais je ne vous veux vraiment pas de mal ! » Sur ces paroles, la lumière s’éteignit et il ne resta que les lueurs de la lanterne qui éclairaient la jeune fille.

« Je sais qui vous êtes. » Elle glissa sa baguette dans sa manche et s’approcha un peu plus. « Louise Rowle n’est-ce pas ? » Elle sourit et se mit à son niveau tout en abaissant de la main la baguette toujours pointée sur elle. « Je m’appelle Anna. Je travaillais au ministère, à la coopération magique internationale. Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi. » Elle devait mettre la jeune femme en confiance, ne pas l’effrayer. « Je vous ai demandé à plusieurs reprises de transmettre des demandes d’ouverture de voie de cheminée temporaire pour faire venir des dirigeants étrangers. » Ce fut assez étrange, mais un sentiment de nostalgie la traversa. Elle avait toujours détesté travailler au ministère, mais au final, ces années constituaient néanmoins une grande partie de sa vie. Elle ouvrit son sac et sortit un kit de premier secours. « Vos exploits et votre très ingénieuse disparition ont fait parler au ministère pendant au moins deux jours. » Un clin d’œil glissé discrètement, elle s’agenouilla devant Louise et la fixa silencieusement durant plusieurs minutes pour analyser son cas, sans la toucher. « Grosse perte de sang, fièvre, essoufflement … Il faut absolument que vous me laissiez vous aider. Je ne veux pas vous inquiéter, mais si je ne fais rien, ça pourrait être pire. » Elle fouilla à nouveau dans son sac et en sortit deux fioles. Elle les posa à côté de la main de Louise. Elle ajouta également un rouleau de bandage stérile, un bocal de pommade et se leva. « Je ne vous toucherai pas si vous ne le souhaitez pas. Mais je vous laisse quand même tout ça, ça pourrait vous être utile. » Elle recula de quelques pas, parcourut les rayonnages du magasin et trouva ce qu’elle cherchait. Elle rebroussa chemin et alla poser une bouteille à côté des objets qu’elle avait laissés. « Il m’arrive encore de me convaincre que les jeunes d’aujourd’hui n’abusent pas de l’alcool, mais bon, vous devez savoir ce que c’est. Ça vous anesthésiera, à défaut d’avoir mieux. » Elle garda les yeux baissés sur la bouteille de whisky moldu et restant légèrement en retrait, elle attendit. Sa baguette glissa le long de son avant-bras jusqu’à sa paume par sécurité, mais ses yeux ne quittèrent pas la mine décomposée de la jeune Louise. La petite ne survivrait pas seule. Et à vrai dire, un peu de compagnie ne lui ferait pas de mal. Elle aimerait tant que ce soit possible …

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Malgré les menaces – peu convaincantes – qu’elle proférait à son encontre, l’inconnue face à elle s’avança un peu plus. Louise restait fermement accrochée à sa baguette et guettait avec attention les moindres faits et gestes de la sorcière. « Allez, c’est pas le moment, » Elle marmonna quelques mots, que Louise n’entendit qu’à moitié, beaucoup trop concentrée à rassembler ses maigres forces pour réussir à lui tenir tête. Elle voulait lui faire confiance, sans vraiment savoir pourquoi, mais la peur l’empêchait de croire en ses bonnes paroles. A la regarder, elle n’avait pas l’air plus menaçante qu’elle ne l’était, ou alors était-ce l’impression qu’elle cherchait à donner. « D’accord, je me doute que tout ça ne porte pas en ma faveur, mais je ne vous veux vraiment pas de mal ! » Elle resta silencieuse un instant et retint son souffle lorsqu’elle s’approcha de nouveau. « Je sais qui vous êtes. » Alors que Louise, elle n’en savait rien. Son visage lui rappelait vaguement quelqu’un, mais rien de vraiment précis. « Louise Rowle n’est-ce pas ? » Elle acquiesça lentement. La baguette baissée, elle ne put s’empêcher de la garder en main juste au cas où, pour être sûre, se rassurer. « Et vous êtes ? » s’empressa-t-elle d’ajouter, d’un ton qu’elle voulait neutre mais qui se révélait être bien plus fragile qu’elle ne le voulait. « Je m’appelle Anna. Je travaillais au ministère, à la coopération magique internationale. Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi. Je vous ai demandé à plusieurs reprises de transmettre des demandes d’ouverture de voie de cheminée temporaire pour faire venir des dirigeants étrangers. » En se concentrant un peu, elle lui rappelait bien quelqu’un finalement. De nombreuses personnes défilaient dans leur département pour des demandes précises mais rares étaient celles qui le faisaient avec amabilité. Anna avait été de celles qui avaient rendu sa journée un peu plus agréable. Parfois, un simple sourire – surtout dans le climat actuel – donnait la force nécessaire pour continuer de se battre.  Elle l’observa sans rien ajouter, et puis, si Anna comptait lui faire du mal, elle l’aurait déjà fait.

« Vos exploits et votre très ingénieuse disparition ont fait parler au ministère pendant au moins deux jours. » Le clin d’œil de la sorcière réussit à lui arracher un petit sourire. Elle devait sans doute essayer de la mettre à l’aise et c’était plutôt efficace. Mais son sourire disparut rapidement, lorsqu'elle pensait à tout ce que cette fuite impliquait. Elle avait fini par se lancer, elle aussi. Elle en était capable, contrairement à ce que certains pourraient penser. « Ce n’était pas si ingénieux… » Louise n’avait pas été la seule à utiliser du polynectar pour assurer ses arrières et tout le monde – au ministère du moins – savait que le sortilège d’anti-transplanage n’était pas actif au centre d’essai du niveau quatre. Elle avait eu le temps de mettre en place un plan élaboré, penser aux moindres détails, le peaufiner alors que beaucoup  n’avaient pas eu cette chance. Ce n’était donc ni un exploit, ni ingénieux. Juste de la préparation… Souvent, elle s’en voulait, de s’en être sortie aussi bien. Et parfois, elle essayait de se persuader qu’elle le méritait, qu'elle avait assez souffert à regarder ses amis fuir, se faire maltraiter alors qu'elle perdait tour à tour leur confiance. Le silence d'Anna, alors qu'elle l'examinait comme elle le pouvait en maintenant une certaine distance, n'annonçait rien de bon. « Grosse perte de sang, fièvre, essoufflement … Il faut absolument que vous me laissiez vous aider. Je ne veux pas vous inquiéter, mais si je ne fais rien, ça pourrait être pire. » Louise comprenait bien que son état n’était pas des plus encourageants, mais elle se rassurait en se répétant que ça aurait pu être bien pire. « Oh, c’est pas si mauvais. » lâcha-t-elle, elle-même peu convaincue. Ça pourrait être pire, ça pourrait être pire, ... Anna sortit quelques affaires de son sac, de quoi désinfecter la plaie et faire un bandage, puis se leva.   « Je ne vous toucherai pas si vous ne le souhaitez pas. Mais je vous laisse quand même tout ça, ça pourrait vous être utile. » Louise la remercia d'un signe de tête. Elle la vit s’éloigner un peu, revenir sur ses pas et... Un sentiment de panique l’envahit, alors qu'elle venait de refuser l'aide de la seule personne compétente dans le coin.

« Partez pas ! » lâcha-t-elle en haussant un peu la voix. « S’il-vous-plaît. » qu’elle poursuivit, mais elle n’obtint aucune réponse. La respiration plus rapide, son cœur s’emballait un peu trop fort. Ses mains commencèrent à trembler et les frissons suivirent rapidement. Elle était effrayée, sentait un froid morbide l’envahir, lui glacer le sang. Dans cet état, elle ne tiendrait pas longtemps tête en cas d'attaque surprise. Elle parvenait difficilement à tenir debout alors se battre contre des mangemorts n’était pas envisageable. « Anna ? » Quelques secondes plus tard, là revoilà une bouteille de whisky à la main. Louise ne put s’empêcher de rire, tant elle était soulagée de la voir de retour. Malgré ses réticences, elle était restée pour l'aider. Anna avait sans doute compris bien avant elle que seule, elle ne survivrait pas. « Il m’arrive encore de me convaincre que les jeunes d’aujourd’hui n’abusent pas de l’alcool, mais bon, vous devez savoir ce que c’est. Ça vous anesthésiera, à défaut d’avoir mieux. » Elle fronça les sourcils, se frotta les yeux. Si seulement ils pouvaient revenir à cette époque où rien ne paraissait impossible. Ils étaient trop jeunes pour vivre toutes ces horreurs mais la guerre n'épargnait personne et aucun d'entre eux ne méritait de vivre avec ce sentiment constant d'insécurité. Louise aimait croire qu’il leur restait encore la vie devant eux, mais combien d’entre eux allaient finir par s’en sortir vivant ? Pour ceux qui restaient, le futur ne s'annonçait pas plus brillant. « Vous êtes mon unique chance. » Elle attrapa la bouteille pour en boire une petite gorgée. Puis une autre. Elle en avait plus que besoin. « Je vous en aurais bien proposé, mais ça n'est pas vraiment raisonnable. » Anna s'apprêtait à examiner son bras pour ensuite user de sa magie et essayer de l’arranger au mieux. « Je vous fais confiance. » Louise lui fit une petite place près d’elle et envisagea même d’engager la conversation pour oublier que les prochaines minutes s'annonçaient douloureuses. Elle jeta un œil rapide sur la veste tâchée de sang balancée dans un coin avant et se concentra sur cette blessure, qui la dégoûtait un peu plus chaque jour. Les yeux fermés, elle inspira profondément puis se tourna vers Anna. « Qu’avez-vous fait pour en arriver là ? » Probablement quelque chose d’horrible, comme par exemple, vouloir aider les personnes dans le besoin.
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WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 07/06/2015
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‹ âge : trente-quatre
‹ occupation : guérisseuse au service d'infection par virus et microbe magique et co-présidente de l'association "Rosier's Disease Research Trust".
‹ maison : Serdaigle
‹ scolarité : 1980 et 1987.
‹ baguette : est en bois de charme, contient une plume de phénix et mesure 26,4 centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 2987
‹ réputation : je suis fragile et que j'ai été manipulée par mon compagnon.
‹ particularité : occlumens.
‹ faits : je suis de sang pur, que je fais partie de la famille Grimaldi, que je suis d'origine italienne, que j'adhère aux idées insurgées mais que je me suis résolue à ne jamais les rejoindre pour le bien être de ma fille, que je suis une ancienne guérisseuse et que je sais donc comment soigner les gens de diverses pathologies, que je me défends en duel, que j'adore lire, que j'apprécie les jolies choses.
‹ résidence : dans un petit studio sur le chemin de traverse que le gouvernement a bien voulu me donner pour mon implication de guérisseuse durant la guerre. La demeure des Grimaldi à Herpo Creek ainsi que mon appartement à la Bran Tower avaient été saisis. Je dispose toujours d'une résidence secondaire et tertiaire à Brighton (maison d'été) et à Florence (terres italiennes).
‹ patronus : un lapin, patronus de Thomas
‹ épouvantard : un entassement de corps, celui de mes enfants et des êtres qui me sont chers.
‹ risèd : ma famille heureuse et recomposée.
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Anna avait toujours su y faire avec ses patients. Son sourire et sa personnalité avaient quelque chose de rassurant. Même les personnes les plus craintives à l’idée d’être soignée se laissaient enivrer par la douceur et le calme qui émanaient d’elle. Elle était tout simplement dévouée aux autres et personne ne pouvait passer à côté de cette évidence. Dans n’importe quelle situation, elle savait mettre de côté ses problèmes et sa peur pour se mettre au service de ceux qui en avaient besoin. Louise avait besoin d’elle, elle le savait, elle le sentait. Elle n’avait pas vu la blessure de près, mais elle était convaincue que les escapades dans la nature n’avaient pas arrangé la guérison de cette blessure. Elle était prête à tout pour l’aider, mais pour cela, elle avait besoin de son approbation. Elle ne voulait pas la brusquer ou lui faire plus peur qu’elle était déjà effrayée. « Vous êtes mon unique chance. » L’attente ne fut pas longue. Louise semblait avoir compris que laisser traîner encore plus les choses ne ferait que la mettre en danger. Anna acquiesça d’un petit signe de tête pour approuver son constat et s’approcha. Elle regarda la jeune fille boire une gorgée de whisky et lui sourit. « Je vous en aurais bien proposé, mais ça n'est pas vraiment raisonnable. » Elle rit et s’accroupit à côté d’elle. « Je pense en effet qu’il vaut mieux éviter. Et puis de toute façon, je n’aime pas trop le whisky. Je préfère le raffinement d’un grand vin. » Elle avait utilisé un ton quelque peu hautain pour détendre l’atmosphère, pour rassurer Louise. Elle haïssait au plus haut point tout ce qui se rapportait à son statut de noble, voilà pourquoi elle adorait en rire. « Je vous fais confiance.Vous me voyez rassurée. Je n’aurais pas confiance en moi à votre place. » Elle lui fit un clin d’œil et reprit doucement son sérieux.

Elle s’agenouilla à l’endroit où Louise lui avait laissé une petite place et elle sortit sa baguette. N’osant pas trop la bouger de peur de lui faire mal, elle se contenta dans un premier temps d’observer la blessure de manière superficielle. Elle fut cependant forcée d’admettre qu’ainsi, elle n’arriverait pas à grand-chose. « Qu’avez-vous fait pour en arriver là ? » Elle leva les yeux vers Louise et fit une moue contrariée. « Vous allez trouver ça complètement bête … » Elle s’arrêta quelques secondes pour attraper délicatement l’avant-bras de la jeune fille. « Je vais être obligée de soulever votre bras pour examiner la blessure en dessous. Ça va faire un peu mal, vous feriez mieux de reprendre une gorgée de whisky, d’accord ? » Elle attendit l’approbation de la jeune demoiselle avant de poursuivre. Alors qu’elle continuait son examen, elle poursuivit sur son histoire pour détourner un peu son attention de la douleur. « Donc je disais … Quelque chose de bête … Je n’ai simplement pas fait les bons choix à un moment de ma vie et durant ces dernières années, une personne s’est acharnée à vouloir me les faire payer … Et elle en a finalement eu l’occasion il y a une semaine. » Elle se tut et décolla doucement le bandage de fortune que Louise avait fait autour de son bras. « Je ne veux pas vous faire peur, mais ce n’est pas très beau à voir. » Elle attrapa sa baguette et fit en sorte de découper la manche du pull afin d’avoir une meilleure vision de la plaie. Elle rapprocha son visage de la blessure et en examina les contours. La peau y était quelque peu putréfiée et la couleur semblait confirmer une infection. Dans sa tête, elle espérait vraiment que cette infection était d’ordre naturelle et non magique. Une fois son plan d’action correctement ordonné dans sa tête, elle se recula et esquissa un petit sourire vers Louise. « D’accord. Alors je vais commencer par t’expliquer ce que je vais faire pour que tu saches exactement comment je vais procéder. Je ne te surprendrais pas, on va suivre exactement les étapes que je vais te décrire et si à un moment tu sens que ça ne va pas, on arrête. » Elle pose sa main sur l’épaule de Louise pour la rassurer. Elle savait ce qu’elle faisait, mais ne disposant pas de tout le matériel dont était doté Sainte-Mangouste, elle était contrainte de s’adapter. « Bien. Pour commencer, je vais te demander de prendre de grosses gorgées d’alcool et de me donner la bouteille. Je vais ensuite me laver les mains pour m’assurer de ne pas empirer l’infection et je vais faire une première désinfection de la plaie grâce à cet alcool. Tu vas sûrement avoir mal, cela peut aller de simples picotements à des sensations de brûlure. Il va falloir que tu serres les dents pour pas qu’on se fasse repérer. » Elle pinça les lèvres devant le visage pâle de sa jeune patiente. Elle savait que ce qu’elle lui disait n’avait rien de rassurant, mais elle était obligée de procéder ainsi. Elle décida malgré tout de ramener une touche d’humour dans l’affaire. « Cela dit, si tu préfères, je peux t’assommer comme ça tu seras inconsciente et tu ne sentiras que la moitié de ce que je te ferai. » Elle fit mine d’être sérieuse mais ne tint pas bien longtemps. « Plus sérieusement, je vais avoir besoin que tu me secondes donc il vaut mieux que tu sois consciente … » Elle lui tapota l’épaule et reprit. « La blessure désinfectée, je vais y appliquer une petite concoction personnelle pour détruire les germes et micro-organismes. Ce ne sera pas très agréable non plus, mais ça ne devrait pas te faire souffrir. » Elle ouvrit le kit de premier secours et en sortit du fil, une aiguille et des bandages. « Dernière étape, je recouds un peu la plaie. Je pourrais la refermer complètement, mais ne connaissant pas la nature de ton infection, je préfère pouvoir garder un œil sur l’évolution interne, juste au cas où, et réappliquer mon onguent en interne si besoin. Enfin, on bandera tout ça et tu pourras te reposer. » Elle commença à disposer tout le matériel entre Louise et elle. « Il faudra qu’au fur et à mesure, quand je te le demanderai, tu me donnes le matériel dont j’ai besoin. Tu peux faire ça ? » Elle attrapa la bouteille de whisky et la tendit à Louise. « Tu es prête ? »

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    i'm always gonna love you
    How would you feel, if I told you I loved you? It’s just something that I want to do. I’ll be taking my time, spending my life, falling deeper in love with you. So tell me that you love me too
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(AUGUST 25TH, 2003) up all night + louisana

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