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sujet; So stressed out - Zabane (7 septembre 1998)

HERO • we saved the world
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‹ inscription : 08/12/2015
‹ messages : 1031
‹ crédits : moi-même (ui, ui).
‹ dialogues : #993366.


‹ liens utiles :
‹ âge : 25
‹ occupation : héroïne de guerre pour avoir lutté pendant huit ans au sein de l'Ordre du Phénix puis de l'insurrection. On me connait aussi sous le nom de Blackfish, informatrice au coeur d'un réseau particulièrement étendu; co-fondatrice de l'émission Potterwatch et militante active qui n'hésitait pas à dénoncer les manipulations publiques du gouvernement de Voldemort, la collaboration des médias, ainsi que tous ceux qui avaient des choses à se reprocher et dont j'avais déniché les petits secrets. Si j'ai arrêté l'émission, je n'ai cependant pas fini de fouiner dans les affaires des autres et surtout celles du gouvernement. J'ai acquis un statut de journaliste indépendant et le scroll est pour le moment mon seul support, mais ça ne va pas durer, j'y travaille...
‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 1989 et 1996
‹ baguette : actuelle n'était à l'origine pas la mienne mais j'ai tué son ancienne propriétaire et quand j'ai ramassé son arme l'utiliser m'a paru la chose la plus logique à faire. Elle mesure aux alentours de 23 cm, il semblerait qu'elle soit en bois de prunellier, probablement contenant du dragon, mais je ne suis pas certaine de sa composition. Elle est bien plus rigide que mon ancienne baguette de cèdre et crin de licorne dont je n'arrive maintenant plus à me servir.
‹ gallions (ʛ) : 1919
‹ réputation : il ne faut pas tenter de me cacher des choses. Que je sais tout et que ce que je ne sais pas encore, je le découvrirai bientôt. Si Blackfish et une figure de la résistance très respectée par la majorité de la population, mes anciens camarade rebelles ont un avis plus mitigés à mon égard... On dit que je serai prête à faire tout ce que je condamne pour arriver à mes fins: mentir, voler, tuer; que j'ai été dévoré par la haine. Après tout je suis une terroriste.
‹ particularité : prête à faire tout ce que je déteste et dénigre pour arriver à mes fins. Au point que j'en viens à me détester moi-même. Voler, mentir, trahir, me servir d'autrui comme un outil, parfois même de mes amis... "La fin justifie les moyens", c'est ce qu'on dit.
‹ faits : je vis avec le poids de mes actes sur la conscience particulièrement ma participation à l'attaque d'Herpo Creek, mais aussi la mort de mon petit frère dont je me considère responsable. Si certain de mais camarades héros de guerre estiment que je ne mérite pas ce titre, qu'ils sachent que je suis bien d'accord avec eux. Mais je suis libre et je travaille d'arrache pied à mes divers enquêtes pour oublier que je ne suis toujours pas capable de marcher sereinement dans la rue.
‹ résidence : dans un appartement pas bien grand sur Diagon Alley, mais il s'agit plus d'une espèce de bureau improvisé, constamment en bordel, que d'un véritable lieu de vie. Le seul endroit que je considère un peu comme chez moi et où je me sens réellement en sécurité c'est chez Tiago.
‹ patronus : Un grand ban de poisson argentés, c'est de la que je tien mon surnom de Black Fish.
‹ épouvantard : Thomas, moldu de dix-huit ans à peine que j'ai envoyé à la mort et qui revient régulièrement me hanter en pensée. Il a le regard vide et me demande constamment pourquoi je l'ai tué lui et pas l'autre.
‹ risèd : Cédric et moi. On boit une bière au beurre sous le porche de la maison de ma mère à Loustry. Mais Cédric est mort, la maison est détruite, ma mère ne reviendra surement jamais, et la Bière-au-Beurre est devenue beaucoup trop cher.
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And now you're so stressed out Wish we could turn back time, to the good old days.


C'était une barre d'immeubles bien grise, bien crade, bien glauque comme seule les moldus savaient en faire. Quelques années plus tôt le fait que l'on puisse vivre ici aurait complètement dépassé Albane, aujourd'hui, après un an à fuir le monde sorcier, l'utilité de ce type de logement lui semblait évidente : au delà du loyer particulièrement peu onéreux, c'était le genre d'endroit où il y avait peu de chances de croiser l'un de ses pairs sorciers. Autrement dit ; un endroit parfait pour se faire un peu oublier. Le fait que Zacharias Smith vivait ici ne la surprenait donc qu'a moitié. Par les temps qui couraient, il n'était pas étonnant que son ancien camarade soit de ceux qui cherchaient à se faire discrets.

Quatre mois s'étaient écoulés depuis la bataille de Poudlard. Quatre mois depuis que le monde sorcier était officiellement en guerre. Quatre mois depuis qu'elle avait perdue son frère, Remus, George, Hagrid et tous les autres : ceux qui étaient portés disparus, ceux qui étaient morts, ceux qui étaient restés en arrière. Mais Albane était loin de se laisser décourager. Elle allait retrouver son frère et le libérer. Et tous ceux qui étaient morts ne le seraient pas pour rien car les rebelles sortiraient victorieux de ce conflit. Il ne pouvait en être autrement, elle en était convaincue. Alors Albane travaillait d'arrache pied et sur tous les fronts à la fois. Car tout ceci n'était qu'une question de temps; à condition de faire tout ce qui devait être fait pour que cela fonctionne, évidemment. Albane, elle faisait tout ce qu'elle pouvait. Elle dormait peur, se levait tôt et rentrait tard au QG. Il y avait PotterWatch et le réseau de Blackfish qui ne cessait de s'étendre; il y avait les missions pour l'Ordre qu'elle acceptait sans jamais sourciller; il y avait ses recherches pour contribuer au plan d'action qui avait pour but de libérer les prisonniers de Poudlard, libérer son frère. Quatre mois s'étaient écoulés depuis la bataille de Poudlard, mais Albane Albane était loin de se laisser abattre, elle savait compartimenter - merci à la vieille pensine de son grand-père.

Elle était donc plantée là, devant cette barre d'immeuble dans ce charmant quartier Londonien qu'est Brixton. Elle portait cette veste en cuire de dragon qu'elle avait trouvé pendant une mission de ravitaillement dans une maison de sorciers abandonnée quelques jours plus tôt. Elle s'y sentait étrangement en sécurité, sa baguette était cachée dans sa manche, prête à être dégainée au moindre danger ; et même si un vend froid s'abattait sur Londres en ce début d'automne, Albane ne frissonnait pas. Elle s'avança dans l'entrée de l'immeuble, ignorant la bande d'adolescents assis sous le perron qui la regardèrent passer d'un air méfiant. Elle jeta un œil aux rangées de boites aux lettres alignées près de la porte. Un dénommé Mathew Smith vivait au troisième étage. Au cinquième c'était une certaine Lucia Stone qui partageait son appartement avec Jody Smith. Et puis son regard de posa sur l'une de boites situé dans la rangée du septième. Un simple "SMITH" était griffonné d'une écriture grossière au feutre noir sur une étiquette en papier jauni. C'était lui qu'elle cherchait. Sur la boite en metal était indiqué "appartement 753". Un petit sourire se dessinât sur le visage d'Albane, Trouvé. Elle sortie discrètement sa baguette pour tapoter la serrure qui émit le petit cliquetis caractéristique de l'ouverture par magie. Elle entra dans l'immeuble en jetant un regard par dessus son épaule. Mais hormis la bande qui l'observait toujours un peu étrangement, les environs étaient déserts. Un instant elle hésitât à leur jeter un sortilège de confusion par précaution, mais elle se ravisa préférant ne pas attirer plus d'attention que nécessaire.

Elle n'aimait pas vraiment l'idée de s'enfermer dans un ascenseur, surtout dans un immeuble aussi miteux, alors elle grimpa l'escalier rapidement, jusqu'au septième étage - ce qui en soit, constituais bien peu de marches en comparaison à toutes celles qu'il fallait monter pour se rendre du dortoir des Poufsouffles à la tour d'astronomie, à Poudlard. A cette pensée, le souvenir du château mis à feu et à sang pendant la bataille lui vrilla le cerveau, mais elle rejeta rapidement, vaillamment l'image dans un coin de sa tête : ce n'était pas le moment pour ça. Parvenue au septime étage, elle commença à marcher dans le couloir à la recherche du numéro 753. Dans le couloir elle croisa un type à la limite de l'obésité qui lui marmonna un vague « 'jour.» du bout de lèvre en la reluquant sans la moindre gène. Elle ne releva même pas, trop concentrée sur les numéros de portes. 750...752...753. Elle s'arrêta enfin devant l'appartement de Zacharias Smith.

Prenant une profonde inspiration elle abattit son point sur la porte et frappa trois fois, puis elle fit un pas en arrière dans le couloir. Elle entendit le bruit de quelqu'un qui marchait de l'autre côté puis la poignée tourna et le battant s'entrouvrit sur la mine fatigué de Zach. « Alors Smith ? Du nouveau ? » fit-elle sur un ton détaché, avec un léger sourire, amorsant un mouvement pour s'approcher un peu, tendant le poing vers lui pour lui taper l'épaule comme elle avait l'habitude de le faire avant. Mais il la dévisagea comme s'il avait vu un fantôme, toujours à moitié caché derrière sa porte et elle arrêta son geste au milieu de sa course. Le sourire d'Albane s'éffaça et elle pinça les lèvres avec un haussement de sourcil « Cache ta joie, Smith... » Lança-t-elle un peu plus froidement. Son expression se fit plus dur. Elle savait que Smith n'avait jamais été du genre à se noyer dans des démonstrations d'affection, elle non plus d'ailleurs; mais ça faisait quand même deux ans depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus à Kings Cross. Deux ans, une promesse, quelques hiboux et une bataille où elle ne l'avait pas vu. (Il devait avoir une bonne explication à ce sujet, d'ailleurs. N'est-ce pas ?) Quelque chose n'allait pas chez Smith. « Tu vas me laisser sur le palier ? » demande-t-elle en faisant un pas en avant pour poser son pied contre la porte, parce qu'il avait la tête du type prêt à lui claquer au nez avant de s'enfuir en courant en s'échapper par la fenêtre. Elle croisa les bras sur sa poitrine et en releva un peu le menton. Qu'est ce qui t'arrive, Smith ? Qu'est ce qu'ils t'ont fait à toi ?

• • •


And if you're still breathing, you're the lucky ones 'cause most of us are heaving through corrupted lungs. And if you're still bleeding, you're the lucky ones 'cause most of our feelings, they are dead and they are gone.
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Le dilemme de la journée se posait là. Un grand questionnement. De grands pouvoirs emmènent de grandes responsabilités… Plongé dans la pénombre de ses 30m² Smith reste interdit, sans savoir quoi décider.
Ouvrir les volets ? Ou ne pas ouvrir les volets ? Telle était la question, acerbe, tranchante, dure… comme la réalité. Mourir ? Partir… Jour ou nuit ?
Qu’est-ce qui se passe encore ?
Il sursaute et le verre vide qu’il tenait entre ses mains roule par terre, arrête son roulis en cognant contre le pied d’une chaise. Il est comme réveillé de sa transe. Il se redresse et s’étire. Mal aux cheveux. Et avoir mal aux cheveux, lorsqu’on est un cas capillaire comme le sien, ce n’est pas peu dire. Comment il avait réussi à se prendre une simili gueule de bois en enfournant qu’une seule bouteille de scotch, c’était une excellente question… À croire que le manque de sommeil le rendait plus fragile.
On aurait tout vu.
Il a besoin d’une douche. Et d’ouvrir les volets. Quoique… Il aime bien cette atmosphère sombre, ces stores fermés qui l’empêchent de voir que dehors le soleil se lève, se couche, se lève. Que les jours s’égrainent. Sans lui. Il vit en marge, et pour le moment ça lui plait bien. Il aurait du être à Poudlard ; mais il est majeur, il n’a plus la Trace et le gouvernement n’irait pas chercher un sorcier sans Trace pour le forcer à repasser l’année de ses ASPICS. Joan aurait du être à Poudlard, et elle n’était pas majeure pour le coup. Mais la pression de sa mère, de sa tante et de son frère combinée l’avait forcé d’accepter de se faire passer pour gravement malade. C’était Tatie qui avait trouvé le virus, Maman qui avait découvert comme simuler les symptôme. Bref, la fratrie Smith avait déserté les bancs de l’école. Vu ce que l’institution avait déjà à gérer, ce n’était pas plus mal qu’elle soit débarassée d’eux.
Il passe sa main dans ses cheveux, grimace.
Mal aux cheveux.

C’est la tête dégoulinante d’eau, le T-Shirt trempé qu’il ressort quelques minutes plus tard de l’étroite salle de bain. Au moins il pouvait s’estimer heureux d’avoir comaté sur son canapé et pas dans sa cabine de douche, ça lui était déjà arrivé de passer toute une nuit dans la salle d’eau et son dos n’en gardait pas un excellent souvenir. Là, il a déjà les idées un peu plus claire. En passant devant la cafetière du coin cuisine il la met en route d’un geste absent. Ses pas suivent le rythme du crachotis du vieil appareil alors qu’il circule entre les meubles dépareillés et collés les un aux autres. Il est pas grand l’appartement, il n’y a même pas une pièce fermée pour la chambre, son lit est juste derrière le canapé. Presque impeccable. Ça fait longtemps qu’il n’a pas dormi dedans.
Il sort une tasse d’un placard, hésite devant son frigo à demi vide sur ce qu’il pourrait avaler. Son mal de cheveux lui coupait l’appétit. Et il en était à là de son processus de réveil lorsqu’il entend brusquement des coups contre sa porte.
Il claque la porte du frigo, sans savoir si son brusque frisson venait du système de réfrégiration bon marché de son modèle ou bien de ces coups. Maman ? Ça ne peut être que sa mère. Il regarde autour de lui, distingue dans l’obscurité le bordel ambiant : il espère que ce n’est pas sa mère, elle l’engueulerait de se laisser autant aller. Pas comme si ça lui ferait grand-chose dans un sens. Elle ne ferait que gueuler. Il se rapproche de la porte, en traînant des pieds. Décroche la chaîne qui empêchait d’ouvrir complètement la porte (quel idiot, il aurait du suivre les conseils de sa chère voisine, Madame Jacqueline — elle insistait pour qu’on l’appelle par son prénom, et se méfier un peu plus des petits voyous).

Mais faute d’une mère ou bien d’une petite racaille qui aurait voulu lui voler son porte feuille (??) c’est un visage qu’il ne pensait pas revoir de sitôt qui apparaît.
Oh putain Oswell… Ça remonte à quoi ? Deux ans… C’était sur le quai hein ? Tu m’avais regardé, un peu jugé, comme d’habitude et tu m’avais lâché ton frère sur les bras. Tu t’en souviens de ça ? Ça remonte à deux ans. Ça remonte à un siècle. Et tu viens chez moi ?
Mais qui t’a invité Oswell ?
Qui t’as dit que tu pouvais venir ?
Qui t’as dit que tu pouvais…
« Alors Smith ? Du nouveau ? » (Tranquille, on dit pas bonjour ?) Ouais, du nouveau j’en ai pour toi. Nous ne sommes plus étudiants. Nous ne sommes plus à Poudlard. Tout a été défoncé, tout a été fracassé. C’est fini maintenant. Alors, par Helga, qui t’a dit que tu pouvais… venir chez moi ? pour me parler ? comme si nous étions encore jeunes ? encore élèves ? comme si nous allions devoir bientôt nous séparer au détour d’un couloir ? moi en sorts et toi en métamorphose. Tu te souviens Oswell ? Tu dois t’en souvenir, tu n’aurais pas utilisé cette phrase sinon.
Tu as toujours su ce que tu faisais Albane.

Et lui, il sait ce qu’il fait quand il la rembarre du regard, alors qu’elle essaye de se rapprocher. Non, tout est différent maintenant. Et les vieilles habitudes ne marchent plus. Ne donne pas de coups, on s’en contre carre qu’ils soit affectueux. Juste, ne frappe pas. « Cache ta joie Smith. » L’accueil l’a refroidit. Tant mieux. Qu’elle sente bien qu’elle n’est pas la bienvenue.
Parce qu’elle n’est pas la bienvenue. « Tu vas me laisser sur le palier ? » Si ça n’avait tenu qu’à lui, oui. Mais avant qu’il n’ait la présence d’esprit de mettre cette pensée à éxécution, elle fourre son pied entre l’encadrement et la porte. Les bras croisés. Visiblement décidé, quitte à camper devant chez lui.
Elle n’est pas la bienvenue. Albane, elle fait pas partie du bon camp. Et Smith n’a pas envie d’avoir ce genre d’élément dans son appartement. C’était un nid à emmerde. Si elle était suivie, qu’on la voyait venir ici… c’était pour sa pomme. Si lui était surveillée et qu’on l’avait vu entrer, c’était pour sa pomme. Dans tous les cas il devra se justifier de la présence de cette trouble-paix. Et Zacharias était lassé de toujours se justifier. Sa baguette est dans la poche arrière de son jean, mais… ce n’était pas comme ça qu’il allait la repousser. Alors quoi ? On attend qu’elle pète un scandale sur le palier ? Que dirait Madame Jacqueline ? (Je te l’avais dit mon petit Zacharias, il y a trop de junkies de nos jours, les rues ne sont plus sûres…) Peut être qu’elle la chasserait Madame Jacqueline, avec sa carabine à gros sel sortie d’un western. Mais à cette heure elle devait encore dormir, ou bien regarder son émission de télé-achat avec son casque sur les oreilles… Pas de soutien à attendre de ce coté là donc.

Pas le choix donc, il ouvre la porte un peu plus pour la laisser entrer. Sans masquer son mécontentement. « Pas la peine de gueuler. Vas-y rentre. » Et il claque la porte dans son dos, plongeant de nouveau le studio dans le noir. « Désolé du bordel, mais comme t’as pas prévenu… » Il ne fait même pas mine de ranger quelques trucs, il se contente de marcher jusqu’aux volets qu’il se sent obligé d’ouvrir, pour son invitée. Et ça lui permet de tourner le dos à Oswell quelques secondes.
Il laisse la fenêtre ouverte, histoire d’aérer. Puis il lance un regard sur l’extérieur. La Loughborough road est quasi déserte, et il ne voit qu’un groupe de jeunes un peu rencognés dans un coin, rien d’inhabituel. « T’es suivie Oswell ? » il finit par lâcher et se détournant de sa fenêtre pour faire face à l’intruse. Il pointe une chaise du doigt. Il n’y en avait que deux dans tout l’appartement, autour de la petite table. Une qui était engloutie sous un amoncellement de fringues. C’est l’autre qu’il désigne. « Assieds-toi. » Il s’approche de sa cafetière qui a finit de faire son bruit de tracteur soviétique « J’te sers un café ? Sinon tu vas criser ? » Il sort un mug, cadeau de Joan. Un truc immonde (sinon Joan ne lui aurait pas acheté) bleu avec un gros cétacé à l’air abruti. C’était pas le logo d’une connerie de station d’essence ? C’était bien le style de sa sœur, de lui acheter ses cadeaux d’anniversaires dans une station service. Il pose le mug devant Albane et verse le café dedans. « T’m’excuses, j’en avais prévu que pour moi. » fait-il en ne remplissant sa tasse qu’à la moitié avant de se servir lui « Mais bon, encore une fois, pas comme si t’avais prévenu. » Puis il pose la cafetière vide sur la table, vire les fringues de sa chaise avant de se vautrer dedans à son tour. Mal aux cheveux. il boit une gorgée, en comptant sur l’effet rédempteur de la caféine. Puis il regarde sa porte d’entrée, comme inquiet, avant de revenir à Albane. « Bon, tu me dis ce que tu veux et ensuite tu décampes, ok ? J’t’enverrai une petite carte pour te remercier de ta visite. » Il jette encore une fois un coup d’œil vers la porte, puis vers la fenêtre. En fait il la préférait close. Il se lève pour la fermer. Regarde de nouveau dans la rue. Toujours personne.

Tu joues à quoi Oswell ?
Tu veux me foutre un peu plus dans la merde ?
Qu'est ce que tu veux Oswell ?
Moi je veux juste que tu dégages.
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‹ occupation : héroïne de guerre pour avoir lutté pendant huit ans au sein de l'Ordre du Phénix puis de l'insurrection. On me connait aussi sous le nom de Blackfish, informatrice au coeur d'un réseau particulièrement étendu; co-fondatrice de l'émission Potterwatch et militante active qui n'hésitait pas à dénoncer les manipulations publiques du gouvernement de Voldemort, la collaboration des médias, ainsi que tous ceux qui avaient des choses à se reprocher et dont j'avais déniché les petits secrets. Si j'ai arrêté l'émission, je n'ai cependant pas fini de fouiner dans les affaires des autres et surtout celles du gouvernement. J'ai acquis un statut de journaliste indépendant et le scroll est pour le moment mon seul support, mais ça ne va pas durer, j'y travaille...
‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 1989 et 1996
‹ baguette : actuelle n'était à l'origine pas la mienne mais j'ai tué son ancienne propriétaire et quand j'ai ramassé son arme l'utiliser m'a paru la chose la plus logique à faire. Elle mesure aux alentours de 23 cm, il semblerait qu'elle soit en bois de prunellier, probablement contenant du dragon, mais je ne suis pas certaine de sa composition. Elle est bien plus rigide que mon ancienne baguette de cèdre et crin de licorne dont je n'arrive maintenant plus à me servir.
‹ gallions (ʛ) : 1919
‹ réputation : il ne faut pas tenter de me cacher des choses. Que je sais tout et que ce que je ne sais pas encore, je le découvrirai bientôt. Si Blackfish et une figure de la résistance très respectée par la majorité de la population, mes anciens camarade rebelles ont un avis plus mitigés à mon égard... On dit que je serai prête à faire tout ce que je condamne pour arriver à mes fins: mentir, voler, tuer; que j'ai été dévoré par la haine. Après tout je suis une terroriste.
‹ particularité : prête à faire tout ce que je déteste et dénigre pour arriver à mes fins. Au point que j'en viens à me détester moi-même. Voler, mentir, trahir, me servir d'autrui comme un outil, parfois même de mes amis... "La fin justifie les moyens", c'est ce qu'on dit.
‹ faits : je vis avec le poids de mes actes sur la conscience particulièrement ma participation à l'attaque d'Herpo Creek, mais aussi la mort de mon petit frère dont je me considère responsable. Si certain de mais camarades héros de guerre estiment que je ne mérite pas ce titre, qu'ils sachent que je suis bien d'accord avec eux. Mais je suis libre et je travaille d'arrache pied à mes divers enquêtes pour oublier que je ne suis toujours pas capable de marcher sereinement dans la rue.
‹ résidence : dans un appartement pas bien grand sur Diagon Alley, mais il s'agit plus d'une espèce de bureau improvisé, constamment en bordel, que d'un véritable lieu de vie. Le seul endroit que je considère un peu comme chez moi et où je me sens réellement en sécurité c'est chez Tiago.
‹ patronus : Un grand ban de poisson argentés, c'est de la que je tien mon surnom de Black Fish.
‹ épouvantard : Thomas, moldu de dix-huit ans à peine que j'ai envoyé à la mort et qui revient régulièrement me hanter en pensée. Il a le regard vide et me demande constamment pourquoi je l'ai tué lui et pas l'autre.
‹ risèd : Cédric et moi. On boit une bière au beurre sous le porche de la maison de ma mère à Loustry. Mais Cédric est mort, la maison est détruite, ma mère ne reviendra surement jamais, et la Bière-au-Beurre est devenue beaucoup trop cher.
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La stupeur dans le regard de Zacharias laisse peu à peu place à un air contrarié. Ce n'était pas bon signe, elle le savait très bien. Mais elle est prête a faire face à d'éventuelles résistances. De toute façon Smith n'avait jamais été facile à convaincre de quoi que ce soit : il avait l'esprit critique et la langue bien pendue, il lui avait toujours un peu fait penser à elle. Mais elle avait des bon arguments, et elle connaissait la tendence naturelle de Zach à défier les autorité, ca ne devrait pas être très compliqué. « Pas la peine de gueuler. Vas-y rentre. » A contre cœur, elle le sentit bien, il fit un pas en arrière pour ouvrit un peu plus la porte. « Merci. » Qu'elle répondit avec un petit sourire trop aimable pour être honnête, tendit qu'il claquait la porte dans son dos. « Désolé du bordel, mais comme t’as pas prévenu… » Elle ne prit pas la peine de répondre. C'était effectivement un peu le bordel, Zach n'était pas un pro du ménage, ca se voyais assez facilement. La pièce était petite, plongé dans la pénombre, quelque rayon de lumière passaient à travers les fentes de volés fermés. Il s'approcha de la fenêtre et ouvrit les volé avant de jeter un coup d'oeil attentif dans la rue en contrebas. « T’es suivie Oswell ? » qu'il lanse en se retournant vers elle. «Evidement ! J'ai même laissé des dragés-surprise au cas ou ils perdraient ma trace. Tu sais, façon Petit Poucet. » Répondit-elle sur un ton ironique. « Non mais qu'est ce que tu crois Smith ? » Est-ce qu'il était sérieux ? La croyait-il assez bête pour venir chez lui sans prendre de précautions. Bien sur que non elle n'était pas suivit, elle avait trensplannée trois fois est avait même prit le métro pour venir jusque dans son trou à rat. Elle avait même fait surveillé le coins pendant trois jours pour être sur que Zach n'était pas lui-même surveillé. Elle leva les yeux eux ciel en croisant les bras. Qu'est ce qui va pas chez ce mec, putain ?

Il ne répond rien et fait un geste rapide vers la seule chaise pas trop encombrée de la pièce.« Assieds-toi. J'te sers un café ? Sinon tu vas criser ? T'm'excuses, j'en avais prévu que pour moi. » Elle s'assoit sur la chaise franchement peu confortable. « Trop aimable, Smith. » Je mérite pas tant de sollicitude. La partie s'annoncait vraiment plus compliquée qu'elle ne l'avait prévue. Elle l'observe remplir une tasse ornée d'une baleine passablement ridicule, de son regard perçant, attentive à chaque détail. Les gestes de Zach son hachés, un peu raide. Il n'avait jamais sut cacher sa nervosité ce garçon, ni la plupart de ses émotions en fait; ça finirait probablement par lui causer du tors si ce n'était pas déjà le cas... Un instant elle se demanda s'il était vraiment le mieux placer pour ce qu'elle venait demander, mais maintenant qu'elle était là, c'était surement trop tard pour changer d'avis. « Mais bon, encore une fois, pas comme si t'avais prévenu. » « C'est vrai j'aurai dû t'envoyer un hibou, c'est tellement plus discret dans les quartiers moldus. Excuse-moi pour ce manque de jugement. » dit elle sur le même ton ironique. Elle but une gorgée de café dans la tasse moche. Au moins, il n'était pas trop dégueu, elle n'avait peut-être pas encore perdu tout son respect, après tout ?

« Bon, tu me dis ce que tu veux et ensuite tu décampes, ok ? J't'enverrai une petite carte pour te remercier de ta visite. » Il s'assit en face d'elle avec sa propre tasse à la main. Elle eut un haussement de sourcil et une petite moue faussement impressionnée. « He bin ! C'est tout ce dont t'es capable Smith ? Il était temps que je passe pour relever ton niveau de sarcasme, je t'ai connu plus en forme que ça. » Dit-elle sur le même ton un peu amer que lui. Elle le vit jeter un regard vers la porte puis un autre vers la fenêtre et se retient de soupirer. Le pauvre Zacharias n'avait pas l'air d'humeur à encaisser d'avantage de reproche et elle était là pour qu'il soit de son côté. Elle mit donc son exaspération de côté et s'apprêta à enchainer sur la raison de sa visite, mais il se leva soudainement pour aller fermer la fenêtre d'un coup sec. « Ok, Smith, vas falloir te détendre. Aucun rafleurs ne va venir saccager ton apparte pour m'attraper. Je suis pas encore assez stupide pour me faire suivre. Les dragées c'était ironique. Une blague. De l'humour. Tu te rappelles ? Pour rigoler un peu, détendre l'atmosphère, ce genre de trucs. » il lui lança un de ses regards noirs spécial Smith dont lui et sa soeur avaient le secret. « Bah dis donc, t'aurai plus besoin d'un verre de whisky que d'une tasse de café, ça te détendrait peut-être un peu...» Là-dessus elle se recala sur sa chaise et quelque chose tinta contre son pied. Le verre qui roula au sol avait visiblement bien servit la veille. « Ha... je vois que t'as pas besoin de moi pour ça, en fait.. »

Elle but une nouvelle gorgée de sa propre tasse de café, essayant de trouver la meilleure façon d'entrer dans le vif du sujet, compt-tenue que les dispositions qu'il semblait avoir à son égard semblait bien éloignées de ce qu'elle avait imaginé. Elle repensa vaguement aux rumeurs qui couraient sur Zacharias Smith, la plus grande balance de Poudlard depuis la prise de fonction des Carrow à l'école. Et pourtant elle refusait de croire que ces rumeurs étaient fondées. Après tout, il n'avait jamais vendu la mèche pour les galions magiques de l'AD, les derniers membres présent à Poudlard l'année précédente l'avaient confirmé. Zach était fiable. Il devait être fiable. Elle n'avait pas envie de se tromper une fois de plus. Elle attendit qu'il se rassoit et croisa son regard. Elle faillit lui demande pourquoi il n'était resté pour la bataille, mais elle ne voulait pas le froisser d'avantage. Il avait une bonne raison, et il la lui donnerait dès qu'il se serait calmé. Elle faillit aussi lui demander ce qu'il s'était passé avec Tim, s'il avait pu tenir sa promesse. Elle faillit lui dire qu'il s'était fait capturer, mais qu'elle ne lui en voulait pas à lui, que ce n'était pas sa faute, que c'était la sienne à elle, en fait. Mais elle ne dit rien, elle n'arrivait pas à parler de Tim.

« J'ai besoin de toi, Zach. » Commença-t-elle, rejetant la pensé de son frère dans un coin de son esprit, décidant d'en venir directement au faits. Elle avait prit soin d'utiliser son prénom cette fois. Avant, la façon dont il s'appelait déterminait souvent le ton de la conversation. Or, elle n'avait pas envie de se battre avec lui aujourd'hui, elle voulait retrouver son ancien allié. « On a besoin de toi. » Elle laisse planer un silence, histoire qu'il prenne la conscience de ce que signifiait ce "on", car elle ne le dirait pas à voix-haute pour le moment, par précaution. « Le job est simple : tu te souviens à Poudlard, quand tu me refilais quelques infos ? » Elle lâcha un petit sourire entendu. « Il faudrait que tu reprennes du service. » Elle savait que c'est peut-être beaucoup demander. Elle savait qu'il en avait surement bavé pendant toute l'année précédente. Mais le Zach qu'elle avait connu n'était pas le genre à rester le bras croisés sans rien faire ; c'était le genre à vernir emmerder le monde tant qu'il le pouvait, sautant sur la moindre occasion qui se présentait. Et c'était l’occasion de prouver à tous ceux qui en doutaient qu'il avait encore des valeurs le Smith.

Allé , Smith ; je sais que t'adorait ça : fouiner, te mêler des affaires des autres, de tout ce qui te regardait pas. Je sais que t'aimais ça autant que moi. Ça nous donnait de l'importance, ça nous donnait du pouvoir. Tu te rappelles ?

« À Poudlard. »

Et t'étais bon, Zach.
Presque autant que moi.

• • •


And if you're still breathing, you're the lucky ones 'cause most of us are heaving through corrupted lungs. And if you're still bleeding, you're the lucky ones 'cause most of our feelings, they are dead and they are gone.


Dernière édition par Albane Oswell le Mar 29 Nov 2016 - 4:41, édité 1 fois
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Oula, s’il vous plait, pas de sarcasme à cette heure de la journée. Pas alors qu’il venait de se lever et qu’il peinait encore à se mettre les idées correctement en place. S’il y avait bien une chose dont il n’avait pas besoin… en tout honnêteté ce serait un débarquement de Mangemorts, mais une visite impromptue d’une Oswell visiblement prête à décaper son lino à coup de sarcasme était placée très haut sur la liste. Rien que la façon qu’elle avait de se moquer de son inquiétude suffisait à lui faire suffisamment grincer des dents pour perdre deux bons millimètres d’émail. « Evidement ! J'ai même laissé des dragés-surprise au cas ou ils perdraient ma trace. Tu sais, façon Petit Poucet. » C’était facile de rire avec ça, sans doute, quand ce n’était pas son foyer, son sanctuaire qui était menacé. La situation de Zacharias n’était déjà pas bien brillante, si en plus il devait compter avec des descentes d’anciens camarades connus pour être des fortes têtes (et qui se permettaient, en plus de débarquer sans y être invité, d’y aller de leurs petits commentaires désagréables) il n’avait plus qu’à se boire une potion du Mort Vivant d’une traite. « Non mais qu'est ce que tu crois Smith ? » Il ne lui répond pas, n’ayant pas vraiment envie de la prévenir que les Mangemorts n’ont pas besoin de suivre des pistes évidentes pour retrouver les gens. Ils avaient des Traceurs. Ces gens là étaient pire que des chiens, ils vous flairaient une piste magique tout comme Albane flairait une bonne information et Zacharias un bon moyen d’économiser du blé. Elle était suffisamment intelligente pour le savoir et mieux valait ne pas la provoquer. Il en avait déjà assez de son ton ironique.

Il avait un peu espéré sur le demi mug de café pour lui clouer un peu le bec, à la manière des gosses — tant qu’ils boivent ou mangent, ils ne parlent pas n’est-ce pas ? mais c’était peine perdu. Et elle ne manqua pas de répliquer à ses remarques passive aggressive sur sa présence tout à fait non désirée. Comme si c’était lui le fautif dans cette histoire. Alors que clairement… «  C'est vrai j'aurai dû t'envoyer un hibou, c'est tellement plus discret dans les quartiers moldus. Excuse-moi pour ce manque de jugement.  » Un hibou ?... elle était à ce niveau là de stress où elle ne voyait pas d’autres moyens de communication que le hibou ? Si elle avait dégoté son adresse, elle aurait pu lui écrire une lettre. Postale. Comme le font les moldus. Ça c’était magique, parce que la plupart des Mangemorts étaient des sales petits Sang Purs qui ne sauraient pas épelé le mort facteur même si c’était pour éviter une peine à perpétuité à Azkaban. C’était clairement un moyen sûr que communiquer. Ou bien le téléphone. Zacharias lance un regard à son fixe, enseveli sous un monceau de papier. Si on avait son adresse, on avait son numéro. Il avait été ajouté aux pages jaunes. Fallait pas lui faire croire qu’Oswell ne savait pas se servir d’un téléphone. Mais bon, ironie n’égalait pas forcément bon sens et il fit une grimace en haussant les épaules. C’est ça boit mon café et tais-toi.
Il s’en voudrait presque d’être aussi aggressif à son égard. Mais visiblement elle s’en contre foutait. On pouvait au moins compter là-dessus avec elle. « He bin ! C'est tout ce dont t'es capable Smith ? Il était temps que je passe pour relever ton niveau de sarcasme, je t'ai connu plus en forme que ça. » Il a un léger ricanement. Comment lui expliquer que son sens du sarcasme, on le lui avait lessivé à grand coup d’eau écarlate. Allez, ouvre la bouche Smith et avale ça. Une petite tape sur la joue, et maintenant ta gueule. Lessivé, rasé, salé. Que rien ne repousse par-dessus. « Oh, pardon, si mon niveau n’est pas assez bon pour toi tu sais que tu peux te casser, pas comme si je te retenais par l’ourlet de ton jean. »  il marmonne tout en lançant un dernier coup d’œil aux issues. C’était presque plus fort que lui, il avait l’impression qu’un des suiveurs de Vous Savez Qui allait débarquer brusquement et les mettre KO tous les deux. Et décidément, on était mieux la fenêtre fermée.
« Ok, Smith, vas falloir te détendre. Aucun rafleurs ne va venir saccager ton apparte pour m'attraper. Je suis pas encore assez stupide pour me faire suivre. Les dragées c'était ironique. Une blague. De l'humour. Tu te rappelles ? Pour rigoler un peu, détendre l'atmosphère, ce genre de trucs. » Il la vrille du regard. Sinon pour qu’il se détende, y avait un autre moyen très simple. Simplissime. C’en était presque drôle.
c a s s e  t o i !
Si tu es assez stupide pour imaginer que les hiboux sont les uniques moyens de communication, tu l’es peut être assez pour t’être laissée suivre. Qu’est-ce que tu en sais qu’ils ne vont pas venir tout saccager chez moi hein ? T’es dans leur tête peut être ? Putain, ce que ça doit être reposant, d’être Albane Oswell et de visiblement avoir encore la possibilité de faire des blagues. Zacharias a un sale goût amer dans la bouche et ce n’est pas le café qui l’aide à faire passer ça. Et comme si ça transparaissait sur son visage « Bah dis donc, t'aurai plus besoin d'un verre de whisky que d'une tasse de café, ça te détendrait peut-être un peu… » il regarde le verre qu’elle vient de heurter et se décide à le ramasser pour le poser sur la table «  Ha... je vois que t'as pas besoin de moi pour ça, en fait… » Il a un petit sourire ironique, à son tour « Je n’ai besoin de toi pour absolument rien Oswell. » Faudrait pas non plus pousser. Le jour où il aurait besoin qu’on vienne lui dire que boire était peut être une bonne idée, le Lord se mettrait à une carrière dans la musique. Comme chanteur de jazz. Avec un saxophone. Comme il aimerait qu’elle dégage. Pourquoi il lui avait proposé du café aussi ? C’était bien trop sympathique. La voilà qui sirotait son mug tranquillement, alors que lui avait un peu de mal. Toujours mal aux cheveux. Même si c’était moins fort qu’au réveil.

« J'ai besoin de toi, Zach. » « Nous y voilà, first name basis. J’aurais sans doute dû m’en douter. » Évidemment qu’elle n’était pas venue le voir pour prendre des nouvelles. Elle s’en contre branlait royalement de son état. Elle voulait juste l’utiliser. Ma foi, pas comme si c’était la première fois. « On a besoin de toi. » Oula… il se crispe. Il n’avait vraiment pas envie de savoir la suite. Il n’avait pas envie qu’elle développe ce on parce que fatalement, ça ne pouvait le mettre que dans une sale situation. « Le job est simple : tu te souviens à Poudlard, quand tu me refilais quelques infos ? » Oh, oui je me souviens de Poudlard, mais pas la peine d’essayer de me sourire, ce n’est pas comme ça que ça marche, que je marche. S’il ne fallait qu’un sourire pour me… « Il faudrait que tu reprennes du service. » Il a un léger ricanement, comme si ce qu’elle disait le faisait vraiment, vraiment bien rire. « À Poudlard. » Il avait malheureusement porté sa tasse à ses lèvres mais recrache sur la table ce qu’il avait commencé à boire. Sans vraiment s’inquiéter des dégâts que ça avait pu avoir sur les papiers dispersés ça et là.
« Tu te fous de moi Oswell ? » Qu’elle ne compte pas sur lui pour l’appeler Albane. Ou Banou ? Tant qu’on allait dans le sentimental hein. « Dis moi que c’est une blague. Tu viens ici, tranquille… tu me craches dessus et ensuite tu sors les violons pour me demander de jouer l’indic’ à Poudlard ? » il rit en secouant la tête « Dans quel univers t’as cru que ça allait bien se passer ?... j’aimerai bien être dans ta tête parfois, parce que ça a l’air clairement sympa. » Ses mains serrent sa tasse un peu trop fort. « Est-ce que j’ai la gueule de quelqu’un qui voudrait retourner à Poudlard ? Est-ce que depuis tout ce temps tu me prends pour un débile profond qui a hâte de se faire trouer le cul dans cette putain de prison ? » Il déglutit « Jamais je ne remets un pied là bas. Jamais. Merde, Oswell… normalement t’es mieux informée que ça, je vois que la qualité baisse depuis que je te renseigne plus » Il lâche sa tasse, ses mains tremblent et il croise ses bras contre sa poitrine « parce que je suis la personne la moins bien placée pour ce job comme tu dis. » Il avait mal à la tête et bordel que ça l’énervait. « Le job est simple… t’as eu un ASPIC dans l’art de manier l’euphémisme ou bien tu y crois vraiment à ton bobard ? En fait, ça ne dérange pas plus que ça de venir chez moi pour me demander de risquer ma vie pour des infos ? » Déjà que je l’ai risquée pour ton frère. Jte dois rien Albane.
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‹ occupation : héroïne de guerre pour avoir lutté pendant huit ans au sein de l'Ordre du Phénix puis de l'insurrection. On me connait aussi sous le nom de Blackfish, informatrice au coeur d'un réseau particulièrement étendu; co-fondatrice de l'émission Potterwatch et militante active qui n'hésitait pas à dénoncer les manipulations publiques du gouvernement de Voldemort, la collaboration des médias, ainsi que tous ceux qui avaient des choses à se reprocher et dont j'avais déniché les petits secrets. Si j'ai arrêté l'émission, je n'ai cependant pas fini de fouiner dans les affaires des autres et surtout celles du gouvernement. J'ai acquis un statut de journaliste indépendant et le scroll est pour le moment mon seul support, mais ça ne va pas durer, j'y travaille...
‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 1989 et 1996
‹ baguette : actuelle n'était à l'origine pas la mienne mais j'ai tué son ancienne propriétaire et quand j'ai ramassé son arme l'utiliser m'a paru la chose la plus logique à faire. Elle mesure aux alentours de 23 cm, il semblerait qu'elle soit en bois de prunellier, probablement contenant du dragon, mais je ne suis pas certaine de sa composition. Elle est bien plus rigide que mon ancienne baguette de cèdre et crin de licorne dont je n'arrive maintenant plus à me servir.
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‹ réputation : il ne faut pas tenter de me cacher des choses. Que je sais tout et que ce que je ne sais pas encore, je le découvrirai bientôt. Si Blackfish et une figure de la résistance très respectée par la majorité de la population, mes anciens camarade rebelles ont un avis plus mitigés à mon égard... On dit que je serai prête à faire tout ce que je condamne pour arriver à mes fins: mentir, voler, tuer; que j'ai été dévoré par la haine. Après tout je suis une terroriste.
‹ particularité : prête à faire tout ce que je déteste et dénigre pour arriver à mes fins. Au point que j'en viens à me détester moi-même. Voler, mentir, trahir, me servir d'autrui comme un outil, parfois même de mes amis... "La fin justifie les moyens", c'est ce qu'on dit.
‹ faits : je vis avec le poids de mes actes sur la conscience particulièrement ma participation à l'attaque d'Herpo Creek, mais aussi la mort de mon petit frère dont je me considère responsable. Si certain de mais camarades héros de guerre estiment que je ne mérite pas ce titre, qu'ils sachent que je suis bien d'accord avec eux. Mais je suis libre et je travaille d'arrache pied à mes divers enquêtes pour oublier que je ne suis toujours pas capable de marcher sereinement dans la rue.
‹ résidence : dans un appartement pas bien grand sur Diagon Alley, mais il s'agit plus d'une espèce de bureau improvisé, constamment en bordel, que d'un véritable lieu de vie. Le seul endroit que je considère un peu comme chez moi et où je me sens réellement en sécurité c'est chez Tiago.
‹ patronus : Un grand ban de poisson argentés, c'est de la que je tien mon surnom de Black Fish.
‹ épouvantard : Thomas, moldu de dix-huit ans à peine que j'ai envoyé à la mort et qui revient régulièrement me hanter en pensée. Il a le regard vide et me demande constamment pourquoi je l'ai tué lui et pas l'autre.
‹ risèd : Cédric et moi. On boit une bière au beurre sous le porche de la maison de ma mère à Loustry. Mais Cédric est mort, la maison est détruite, ma mère ne reviendra surement jamais, et la Bière-au-Beurre est devenue beaucoup trop cher.
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Dans d’autres circonstances, la gueule que tirait Zach aurait pu la faire rire. Elle aurait même pu lui balancer une petite vanne du genre "c’est quoi cette gueule de mandragore prépubère", mais clairement, le regard qu’il lui lançait lui disait d’éviter cette énième plaisanterie.  Smith semblait avoir définitivement abandonné son sens de l’humour en même temps que son sens de l’hospitalité. « Tu te fous de moi Oswell ? » Absolument pas. Elle aurait bien répondu à voix haute, mais il ne lui en laissa pas l’occasion. « Dis-moi que c’est une blague. Tu viens ici, tranquille… tu me craches dessus et ensuite tu sors les violons pour me demander de jouer l’indic’ à Poudlard ? » C’est à son tour de froncer les sourcils et de le regarder comme si c’était lui qui se foutait de sa gueule ?  « Dans quel univers t’as cru que ça allait bien se passer ?... j’aimerai bien être dans ta tête parfois, parce que ça a l’air clairement sympa. » « Quoi ? Non mais Smith je déc- » il ne l’écoute pas et enchaine en la regardant avec mépris et sa voix transpire la colère « Est-ce que j’ai la gueule de quelqu’un qui voudrait retourner à Poudlard ? Est-ce que depuis tout ce temps tu me prends pour un débile profond qui a hâte de se faire trouer le cul dans cette putain de prison ? » Et tout d’un coup il n’a plus vraiment l’air en colère, mais complètement effrayé, révulsé, rien que par l’évocation du château. « Smith- » commença-t-elle, mais il la coupe encore une fois et pour le coup ça commence à sérieusement l’énerver.  « Jamais je ne remets un pied là bas. Jamais. Merde, Oswell… normalement t’es mieux informée que ça, je vois que la qualité baisse depuis que je te renseigne plus » Il lâcha sa tasse et elle nota les tremblements de ses mains qu’il croisa rapidement sur sa poitrine comme pour essayer de le dissimuler.  « Parce que je suis la personne la moins bien placée pour ce job comme tu dis. » Il la regardait comme si elle était complètement folle.  «  Le job est simple… t’as eu un ASPIC dans l’art de manier l’euphémisme ou bien tu y crois vraiment à ton bobard ? En fait, ça ne dérange pas plus que ça de venir chez moi pour me demander de risquer ma vie pour des infos ? » On aurait dit qu’elle venait de lui demander d’aller faire une randonnée en forêt avec une meute de loups-garous un soir de pleine lune.

Non, mais qu’est ça qui va pas chez toi Smith ?

Il s’adossa à sa chaise en la fixant toujours comme si elle était complètement malade. Pour sa part Albane le regardait en pinçant les lèvres avec un haussement de sourcils qui en disait long sur sa stupeur. Elle était abasourdie, elle n’en revenait pas de ce qu’elle venait d’entendre. Elle se doutait qu’il n’allait pas accepter bien facilement, mais là… Là, c’était quand même un peu extrême comme réaction, non ? Il aurait pu la gifler que ça lui aurait pas fait un effet différent, tien. Un silence s’installa et tout d’un coup elle secoua la tête en clignant des yeux. « Ha c’est bon ? C’est à moi de parler, ça y est ? » Elle eut un petit rire neveux et se mordit la lèvre, non seulement elle était sous le choc de l’attitude de Smith, mais du coup, elle était passablement irritée et du faire un effort pour garder sa voix la plus calme et la plus claire possible. « C’est marrant, j’ai entendu plein de rumeurs sur toi… Que t’étais un vendu, un gros lâche, un lèche-cul. Que dès que tu pouvais balancer un truc au Carrow tu le faisais. J’me suis dit que devait avoir une explication alors j’ai fouiné un peu... » Elle marqua une pause. Son sourire avait disparu petit à petit. Elle fouilla dans la poche de son jean et en tira un galion. « Et puis j’ai réalisé qu’y avait un truc que tu leur avais jamais dit. Et pourtant ça aurait pu t’éviter bien des emmerdes, à mon avis. » Elle avait parlé en regardant la pièce qu’elle faisait tourner entre ses doigts puis elle la posa sur la table entre eux deux. « Pourquoi tu leur as pas dit ça, si tu leur étais si dévoué ? »  Elle refusait de croire que Smith; ce petit con de Smith; ce chieur de Smith qui n’étais jamais content et qui ratait jamais une occasion d’emmerder le monde; ce putain de bouffons de Smith pour le quel elle avait quand même fini par avoir vraiment de l’estime ; était devenu juste un gros lâche de premier ordre qui se planquait dans un appartement miteux en espérant se faire oublier.

 Tu vaux bien que ça, Smith.

« Je suis pas venu t’insulter ni te "cracher dessus" Smith. Je suis venue te proposer de faire ce pour quoi on a fait tout ça quand on était encore que des gosses. On préparait une guerre. Et maintenant ça y est on est en plein dedans. Alors je suis venue te demander si t’es prêt à te battre pour ce en quoi on croyait. »  Et au passage montrer à tous ces gros cons que t’es pas celui qu’ils croient. Me montrer que t’es pas celui qu’ils croient. T’as toujours adoré montrer aux gens qu’ils étaient cons, qu’ils avaient rien compris, qu’ils se plantaient totalement.T’as toujours aimé que les autres aient tort. Il avait le regard fixé sur le galion. « On a besoin de toi à l’intérieur. Je me doute que t’en as bavé l’an dernier, j’suis pas idiote. J’t’offre une chance de te venger. » De les venger tous. Tous ceux qu’ils ont détruits, tous ceux qu’ils ont torturés. Tous ceux qui sont morts. « Ils se méfieront pas de toi, ils pensent que tu leur es déjà complètement soumis. Et puis... »  Elle hésite une demie seconde. « T’étais pas là en mai. » 

Ils t’ont pas vue. On t’as pas vu, Smith  

Albane déglutit un peu trop difficilement, prise d’une étrange sensation d’angoisse. C’était un point essentiel de son plan. Et pourtant c’était la seule et unique chose qui l’avait fait hésiter à venir lui proposer de travailler avec elle: le fait qu’il n’était pas là pour se battre à leur côté quand il en avait eut l’occasion. Beaucoup de ses compagnons lui avaient fait remarquer l’absence de Zach, pointant cela comme une preuve suffisante de sa traitrise. Mais elle avait pris sa défense, argüant que ça pouvait aussi jouer ne leur faveur. Elle avait pris sa défense, convaincue que Zach avait une bonne raison de ne pas avoir été présent.

Pas vrais, Smith ?

Finalement il leva les yeux vers elle et tout à coup les certitudes d’Albane disparurent et pour la première fois elle se mit à douter. Tout d’un coup, elle avait l’impression qu’elle était en train de se planter. Zach était comme un mur contre le quelle elle était en train de foncer; et contre le quel elle allait bientôt se heurter, s’écraser, se rétamer.

Putain. T’as déjà choisi ton camp, hein Smith ?

• • •


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Y avait des personnes que le silence prolongé rendait mal à l’aise ; étant donné la propension de Smith à ne jamais se la fermer on aurait pu facilement croire qu’il faisait parti de cette catégorie de personne qui avait prasque pathologiquement besoin de combler les blancs. C’était, toutefois, loin d’être le cas. Et après avoir craché sa bile, Zach estimait n’avoir plus rien à dire. Il avait été clair. Et il n’espérait plus qu’une chose, qu’Albane se relève, prenne ses cliques et ses claques et se barre. Qu’elle n’insiste pas. Il s’en moquait qu’elle lui gueule dessus au passage ; juste qu’elle parte de chez lui. Et le silence s’étirait. Presqu’agréable, en fermant les yeux il aurait pu se croire seul. Mais les moments de grâce ne dure jamais bien longtemps : « Ha c’est bon ? C’est à moi de parler, ça y est ? » Son rire masqua le soupir de Zacharias qui porta sa main à sa tempe, comme si appuyer fort allait changer quelque chose à ses maux de tête. Il tentait d’évaluer à peu près les chances qu’il avait qu’Albane lui obéisse s’il lui demandait fermement de partir, les chances qu’il avait de réussir s’il se décidait de la mettre à la porte manu militari mais il ne voulait pas spécialement risquer de se mesurer physiquement à Oswell : même s’il était objectivement plus grand et plus fort il n’était pas vraiment certain de pouvoir compter sur ses réflexes. Et puis même si elle ne l’avait pas encore dégainé, il savait que la baguette d’Albane traînait quelque part, à portée de sa main. S’il y avait bien une chose qu’il voulait éviter, c’était bien de se prendre un sort. Alors, prudemment, il se retint de la prendre par le bras pour l’escorter jusqu’au palier.
Pourquoi les gens ne comprenaient-ils pas ?
Pourquoi les gens ne le laissaient-ils pas ?
Pour une fois, pour une fois qu’il ne cherchait pas à se faire remarquer.

« C’est marrant, j’ai entendu plein de rumeurs sur toi… Que t’étais un vendu, un gros lâche, un lèche-cul. Que dès que tu pouvais balancer un truc au Carrow tu le faisais. » Il serre les dents et serre son poing gauche assez fort pour sentir les restes de ses ongles rongés creuser sa paume. Ah on partait là dedans alors ? Ça allait clairement rendre les choses plus simples alors. Désagréable, mais plus simples. « Tout juste mon portrait… » il marmonne « J’me suis dit que devait avoir une explication alors j’ai fouiné un peu... » Trop aimable… y avait pas grand-chose à fouiller, Zacharias ne demandait pas à ce qu’on le défende, il était parfaitement conscient de ce qu’il avait fait et serait bien le dernier à tenter de s’en dédouaner. Mais il a tout de même hâte de voir ce qu’elle allait pouvoir lui sortir. Il en avait presque un sourire aux lèvres, triste et sarcastique. Il la voit sortir une pièce, il hausse un sourcil : elle comptait… le donner du fric ? Pas qu’il disait non mais… « Et puis j’ai réalisé qu’y avait un truc que tu leur avais jamais dit. Et pourtant ça aurait pu t’éviter bien des emmerdes, à mon avis. » Il perd subitement son sourire alors que ses yeux s’accroche à la pièce qu’elle fait passe entre ses doigts avant de la poser sur la table. Il déglutit, et constate que sa gorge commence à être douloureuse. Non elle ne comptait pas le payer, il connaissait très bien ce gallion : il avait le même, quelque part dans l’appart. Il avait toujours fait attention à ne pas le dépenser, toujours bien attention à le garder. Il ne savait pas lui-même pourquoi il s’y accrochait autant. « Pourquoi tu leur as pas dit ça, si tu leur étais si dévoué ? » Il y a une différence entre dévoué et soumis que visiblement beaucoup de personne avait du mal à percevoir. Zacharias n’était pas dévoué aux Carrow, mais il était complètement sous leur coupe, sans moyen de s’en échapper. Et il avait regretté chaque jour le moment où il s’était fait remarquer. Sans ça, il n’aurait jamais été dans leur ligne de mire. Sans ça il n’aurait jamais passé une année si se- « Pourquoi d’après toi ? » il lâche en regardant la pièce mais sans avoir plus le temps de continuer.
« Je suis pas venu t’insulter ni te "cracher dessus" Smith. » « Ah ça y est le retour du Smith j’me di- » « Je suis venue te proposer de faire ce pour qu- » Il lève les yeux au ciel, les ferme et résiste à l’envie de se prendre la tête dans les mains alors que la voix d’Albane retentissait dans son crâne. C’est qu’elle insistait la bougresse ! C’était plus les violons qu’elle lui sortait mais tout l’orchestre symphonique, on se serait cru au MET : ce qu’on a commencé plus jeunes — lui parler de l’AD lui donnait juste envie de balancer ses meubles au sol et de les finir à la hache, se battre pour nos valeurs, blabla, on a besoin de toi — Albane, Albane, le principe même de Zacharias Smith c’est qu’on a pas besoin de lui. Tu te souviens de ce qu’on disait de moi à l’école… Chiant, lourd, grande gueule, insupportable… on disait rarement que j’étais utile. « Je me doute que t’en as bavé l’an dernier, j’suis pas idiote. » Le simple fait que tu sois là, à encore tenter de me persuader prouve bien le contraire. « J’t’offre une chance de te venger. » Il a un ricanement, tout aussi nerveux que celui d’Albane. Se venger des Carrow, mais bien sûr. Peut être que les autres avaient la mémoire courte et peut être qu’ils oubliaient, lorsqu’ils étaient loin du champ de vision du duo, ce qu’ils pouvaient leur faire mais Zacharias n’était pas de ce style là. Et même si les Doloris ne laissent — normalement, aucune séquelle physique après la levée du sort, Zacharias n’était pas prêt à risquer le coup.
Merde est-ce que c’était juste… trop difficile à comprendre ? Qu’il ne voulait pas se faire torturer ? N’était-ce pas la base de l’être humain ?
« Ils se méfieront pas de toi, ils pensent que tu leur es déjà complètement soumis. » Putain Oswell arrête de t’enfoncer, je t’en supplie, si tu continues tu vas atterrir chez le voisin du dessous. « Et puis… » Mais c’est que ça ne se terminait jamais ! « T’étais pas là en mai. » Et on y était.
Le point Bataille de Poudlard, comme on pouvait l’appeler. Évidemment, c’était facile comme argument.

Il desserre son poing, sa paume est rougie à l’endroit où ses ongles se sont enfoncés, « J’étais pas là en mai… » il répète en la regardant. Et cette fois il n’a pas vraiment de soucis à ne pas ciller. Parce que jouer au jeu des reproches, c’était presque ce que cherchait Zacharias. Parce que c’était beaucoup plus simple, après ça, de rembarrer les gens. Il avait toujours fonctionné comme ça, ses maîtresses moldus le lui avait dit. Et c’était pour ça qu’à la récré, il était toujours seul, ou bien quand il était dans un groupe, c’était pour se bagarrer. « Belle observation Oswell, non j’étais pas là. » Et toi, t’étais pas là en septembre, octobre, novembre, décembre, janvier, février, mars, avril… « J’étais pas là parce que dès que j’ai eu l’occasion de quitter ce putain de château, je me suis barré. » Loin de ces profs incapables de protéger leurs élèves, loin des couloirs qu’il avait appris à détester, loin des Carrow, loin de B- « On t’as dit que j’étais un lâcheur et un suceur ? T’étais bien tuyauté, j’ai passé l’année à cracher tout ce que je pouvais cracher aux Carrow pour être certain d’avoir la paix. » C’était tellement plus simple de grossir le trait, et il n’allait pas commencer à se mettre à chouiner. Les gens s’en branlaient de ce qui avait bien pu se passer. Ce qui comptait, c’était le résultat : il avait balancé et qu’il l’ait fait volontairement ou bien avec le pire des dégoûts n’y changeait rien. « Ton gallion là, si je m’en étais souvenu de cette connerie tu parles que j’en aurais parlé aussi. » Tant qu’on y était, plus c’était gros, plus ça passait, et plus tu mets de hargne dans ta voix moins on pourra noter qu’en réalité tu trembles de peur. « En effet ça m’aurait éviter des emmerdes. » Je me doute que t’en a bavé qu’elle dit, la bienheureuse. En baver n’était clairement pas le bon terme, y avait un verbe pour ça et c’était souffrir.
Et rien que de repenser au bureau de la frangine, à certains de leur coup de gueule il a envie de gerber. Il blanchit et alors qu’il déglutit il a encore plus mal à la gorge.
« Dans quelle langue faut te le dire Oswell ? Je suis un lâche. Pourquoi est-ce que ça t’étonne ? » Personne fait jamais vraiment gaffe à moi de toute manière, à l’école j’étais là pour les blagues. Pas comme s’il avait été un modèle de courage non plus pendant ses années. Un modèle d’insolence, oui certainement mais le reste… Il a un rictus : « C’est qui qui t’a dit tout ça sur moi d’ailleurs ? C’est ton frangin ? »
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HERO • we saved the world
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‹ dialogues : #993366.


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‹ âge : 25
‹ occupation : héroïne de guerre pour avoir lutté pendant huit ans au sein de l'Ordre du Phénix puis de l'insurrection. On me connait aussi sous le nom de Blackfish, informatrice au coeur d'un réseau particulièrement étendu; co-fondatrice de l'émission Potterwatch et militante active qui n'hésitait pas à dénoncer les manipulations publiques du gouvernement de Voldemort, la collaboration des médias, ainsi que tous ceux qui avaient des choses à se reprocher et dont j'avais déniché les petits secrets. Si j'ai arrêté l'émission, je n'ai cependant pas fini de fouiner dans les affaires des autres et surtout celles du gouvernement. J'ai acquis un statut de journaliste indépendant et le scroll est pour le moment mon seul support, mais ça ne va pas durer, j'y travaille...
‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 1989 et 1996
‹ baguette : actuelle n'était à l'origine pas la mienne mais j'ai tué son ancienne propriétaire et quand j'ai ramassé son arme l'utiliser m'a paru la chose la plus logique à faire. Elle mesure aux alentours de 23 cm, il semblerait qu'elle soit en bois de prunellier, probablement contenant du dragon, mais je ne suis pas certaine de sa composition. Elle est bien plus rigide que mon ancienne baguette de cèdre et crin de licorne dont je n'arrive maintenant plus à me servir.
‹ gallions (ʛ) : 1919
‹ réputation : il ne faut pas tenter de me cacher des choses. Que je sais tout et que ce que je ne sais pas encore, je le découvrirai bientôt. Si Blackfish et une figure de la résistance très respectée par la majorité de la population, mes anciens camarade rebelles ont un avis plus mitigés à mon égard... On dit que je serai prête à faire tout ce que je condamne pour arriver à mes fins: mentir, voler, tuer; que j'ai été dévoré par la haine. Après tout je suis une terroriste.
‹ particularité : prête à faire tout ce que je déteste et dénigre pour arriver à mes fins. Au point que j'en viens à me détester moi-même. Voler, mentir, trahir, me servir d'autrui comme un outil, parfois même de mes amis... "La fin justifie les moyens", c'est ce qu'on dit.
‹ faits : je vis avec le poids de mes actes sur la conscience particulièrement ma participation à l'attaque d'Herpo Creek, mais aussi la mort de mon petit frère dont je me considère responsable. Si certain de mais camarades héros de guerre estiment que je ne mérite pas ce titre, qu'ils sachent que je suis bien d'accord avec eux. Mais je suis libre et je travaille d'arrache pied à mes divers enquêtes pour oublier que je ne suis toujours pas capable de marcher sereinement dans la rue.
‹ résidence : dans un appartement pas bien grand sur Diagon Alley, mais il s'agit plus d'une espèce de bureau improvisé, constamment en bordel, que d'un véritable lieu de vie. Le seul endroit que je considère un peu comme chez moi et où je me sens réellement en sécurité c'est chez Tiago.
‹ patronus : Un grand ban de poisson argentés, c'est de la que je tien mon surnom de Black Fish.
‹ épouvantard : Thomas, moldu de dix-huit ans à peine que j'ai envoyé à la mort et qui revient régulièrement me hanter en pensée. Il a le regard vide et me demande constamment pourquoi je l'ai tué lui et pas l'autre.
‹ risèd : Cédric et moi. On boit une bière au beurre sous le porche de la maison de ma mère à Loustry. Mais Cédric est mort, la maison est détruite, ma mère ne reviendra surement jamais, et la Bière-au-Beurre est devenue beaucoup trop cher.
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[quote="Albane Oswell"]
And now you're so stressed out Wish we could turn back time, to the good old days.


La logique d'Albane voulait que Zacharias saute sur l'occasion sans la moindre hésitation. Parce qu'après tout ce qu'il avait vécu et si elle avait été à ça place; elle, elle ne se serait sans doute pas privée. Elle l'aurait même surement fait avec plaisir. Qui ne rêverait pas de se venger de ses bourreaux après tout ? L'occasion était bien trop belle. Et bien il semblait que ça soit pas le cas de Zacharias Smith, aussi dingue que ca puisse paraitre.

« J’étais pas là en mai… » Les derniers espoirs d'Albane s'envolèrent totalement. Elle n'avait même pas besoin d'attendre la suite de ses explications, elle savait déjà que ce n'était pas ce qu'elle avait espéré. Il n'allait même pas faire l'effort de faire semblant. Ça n'avait jamais été son genre en même temps. « Belle observation Oswell, non j’étais pas là. J’étais pas là parce que dès que j’ai eu l’occasion de quitter ce putain de château, je me suis barré. » Voilà: pas d'excuse en or, pas de raison particulièrement louable pour son absence à la bataille. C'était dit et elle n'avait même pas le droit d'être surprise. On l'avait prévenu, après tout non ? M'enfin, c'était décevant, mais ça avait le mérite d'être honnête. « Ton gallion là, si je m’en étais souvenu de cette connerie tu parles que j’en aurais parlé aussi.  En effet ça m’aurait éviter des emmerdes. » Là par contre niveau honnêteté il faudrait repasser. Elle ne le croyait qu'a moitié, mais ne dit rien. Elle aurait voulu  trouver autre chose à lui dire, pour le convainc qu'il valait mieux que ça. Ou pour se convaincre elle-même peut-être... Elle n'avait pas l'habitude de se tromper, Albane. Elle n'aimait pas les échecs, elle n'aimait pas qu'on lui dise non, elle n'aimait pas avoir tort. Elle était trop fière et trop têtue pour ça. Smith aussi. D'ailleurs, c'était pour cette raison qu'il avaient été amis, non ? Triste ironie de constater que ce qui les avait réunis plusieurs années plus tôt venait de creuser entre eux un gouffre infranchissable.

Mais il n'y avait rien à dire. Peut-être qu'il mentait, mais ce mensonge hurlait la vérité sur ce qu'il pensait de toute cette situation: va te faire foutre Oswell. Évidemment, il n'allait pas le dire aussi simplement, hein. C'était Zacharias Smith il fallait en rajouter; en mettre des couches et des couches histoire d'être sur qu'on ne reviendrait pas le faire chier, qu'on chercherait pas a insister. Il fallait se lui faire fermer sa gueule à Oswell, et avec panache, s'il vous plait. [color:9571= :#996633]« Dans quelle langue faut te le dire Oswell ? Je suis un lâche. Pourquoi est-ce que ça t’étonne ? »  Cette fois elle hausse les sourcils et hochant la tête doucement. « Whoua. » Ha la voilà la bonne excuse; "C'est pas ma faute, te sais bien que j'suis qu'un gros lâche, tu peux t'en prendre qu'a toi-même"; Ho pitié ! « J'suis impressionnée ! T'as répété ou c'est de l'impro ? » Elle repose sa tasse de café sur la table d'un geste un peu sec et il la regarda. S'il voulait de la provocation elle allait lui en donner: elle aussi savait jouer ce petit je là. Elle ouvrit la bouche pour répliquer, mais il reprit avant elle.[color:9571= :#996633] « C’est qui qui t’a dit tout ça sur moi d’ailleurs ? C’est ton frangin ?» Elle referma la bouche sans rien dire et se mordilla lèvre, le fixant avec stupéfaction. C'était une plaisanterie ? S'il y avait bien un sujet sur lequel cette conversation ne devait pas dériver c'était celui-là, tien. Smith venait de faire la plus grosse bourde de l'histoire dans la catégorie faire fermer sa gueule à quelqu'un; et ceux, dans un temps record.

Albane partit d'un ricanement à la fois nerveux et ironique et laissa retomber sa tête sur le dossier de la chaise branlante de Smith. Elle était en colère, oui. Et déçue surtout. On s'attend pas à se prendre une gifle de la part de quelqu'un à qui on vient demande de l'aide. Et c'est encore pire que le type vous regarde avec un petit sourire en coin et vous sort que ça fait pas mal. « Putain j'me suis vraiment planté.» Marmonna-t-elle plus pour elle-même que pour lui. C’est ton frangin ? Elle se redressa, se pencha en avant pour poser ses coudes sur ses genoux et le défia du regard, un rictus presque dégouté affiché sur le visage. « Mon frangin, Smith ? » Elle ne souriait plus, et il n'y avait plus une once de sympathie dans la voix d'Albane. « Non c'est pas lui. Mais je manquerais pas de lui demander ce qu'il en pense quand on l'aura sorti du cachot de Poudlard ou il est enfermé à l'heure qu'il est. » Le Smith tirait une drôle de gueule tout d'un coup. Ben quoi c'était pas ce que tu cherchais ? Dépasser les bornes, comme d'habitude; frapper là ou ça fait le plus mal. Félicitation Smith, en plus d'être un gros lâche t'es aussi un parfait Connard ! on devrait te filer une médaille tien. C'était son plus gros défaut ça; il avait jamais su quand s'arrêter. « Peut-être même qu'il voudra t'envoyer une carte postale pour te remercier de ton aide. » Ajouta-t-elle avec une expression glaciale. Elle n'avait plus rien à foutre ici. « j'ai le temps de sortir de l'immeuble avant que t'appelles une rafle ou faut que je transplane dans le couloir ? » Elle devinait sans difficulté que ce nouveau Smith ne manquerait pas de signaler sa présence. Elle songea qu'elle devrait lui effacer la mémoire ou quelque chose comme ça et puis son regard se posa sur le gallion de l'AD. Non. Elle ne voulait pas qu'il oublie cette conversation. Elle voulait qu'il se rappelle et qu'il y pense à chaque fois qu'il devrait se regarder dans un miroir. Et si ça pouvait rendre la vision de sa propre gueule un peu plus difficile, elle serait bien contente.

Elle se leva sans grand ménagement et bousculant la table, renversant le fond de sa tasse de café au passage. « Pas besoin de me raccompagner, merci. » Elle parcourut rapidement la courte distance qui la séparait de la porte d'entrée de cet appartement minable et l'ouvrit à la volée pour tomber nez à nez avec une petite dame plus très jeune, en pantoufle et robe de chambre, qui portait son courrier. « Ho bonjour ! J'apporte justement le courrier du petit Zacharias !  le facteur s'est encore trompé de boite.... » Albane la regarda une seconde d'un air dubitatif puis se tourna pour Zach qui venait de se lever précipitamment de sa chaise. Albane leva les yeux au ciel. C'était affligeant. « Putain j'aimerai pas être toi Smith, ça doit vraiment être de la merde.» Elle contourna la voisine sans lui adresser un mot. Celle-ci la suivit du regard alors qu'Albane s'éloignait d'un pas rapide dans le couloir, elle l'entendit marmonner quelque chose sur les bonnes manière de nos jours avant de s'engouffrer dans la cage d'escalier. Le craquement de son transplannage s'entendit jusque dans le couloir et la vieille Madame Jaqueline eut un sursaut, porta la main à son coeur et jeta un regard inquiet vers le plafond. « Manquerait plus ce taudis s'écroule ! Ce monde est complètement fou, mon petit Zacharias ! »

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So stressed out - Zabane (7 septembre 1998)

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