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sujet; GINEDHAN + never meant to start a fire

HERO • we saved the world
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‹ inscription : 08/03/2016
‹ messages : 657
‹ crédits : av: praimfaya. ; gifs: veronicsalodge, holdingaheart.
‹ dialogues : sienna.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; alicia spinnet w/ zoe kravitz ; calixe Davis w/ jennie kim ; ardal ollivander w/ matthew daddario ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook.
‹ âge : 22 ans (onze août).
‹ occupation : mère à temps plein.
‹ maison : gryffondor.
‹ scolarité : 1992 et 1999.
‹ baguette : uc.
‹ gallions (ʛ) : 1600
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Ginny & Edouard & Rohan
never meant to make us bleed
She could not admit she had become a monster, she smashed the mirror into a million bits. Now all she seems to do is stare and sit, painting pictures of a life that she'll never find inside her troubled mind, troubled minds. We can kill for the dust we need to fill these hands, can't depend on a friend that will understand. Hate the glitter, we have murdered the dream, just remember things are always what they seem.

7 septembre. Elle les entend autour d'elle.

Parler et vivre et respirer.

C'est un exercice difficile, parler vivre et respirer. Elle ne se rendait pas compte, avant, de toute l'énergie mobilisée pour mener à bien ces tâches basiques. Mais elle les sent passer, maintenant. Chaque souffle rauque à travers sa gorge déchirée, chaque bouffée d'air filant à travers son corps mutilé. Et c'est si dur que parfois son organisme s'épuise. Les fonctions vitales chutent, ils se précipitent à son chevet, la matraquent de sortilèges, de paroles de réconfort, d'encouragements qu'elle ne perçoit pas tout à fait. Mais ils fredonnent à son oreille, parfois, qu'il lui faut se battre pour tenir. Les autres. Ceux qui ne comprennent pas, ceux qui ne savent pas. Elle voudrait pleurer et rire et leur dire que c'est pas si aisé, qu'elle est épuisée. Que le gouffre dantesque dans lequel elle s'effondre n'est fait que de luttes incessantes, que tant d'horreurs peuplent déjà les méandres ténébreux hantant ses paupières closes, qu'elle n'a pas la force de se battre encore. Elle a un pied parmi eux et un là-bas, coincée dans un passé trop proche, une attaque vive comme l'éclair qui se rejoue à l'infini. Son horizon est fait de crocs et de chair arrachée et de geysers de sang qui jaillissent par flots intarissables (tant de liquide vital et écarlate qu'elle ne sait pas s'il lui en reste encore à l'intérieur), et de l'éclat lumineux qui brille dans l’œil du loup.

Quand elle repense à ce soir-là, Œil de Loup la guette du fin fond de la tombe au creux de laquelle il l'a fait basculer, et elle est effrayée. Elle ne sait pas qui il est ; il s'est jeté sur elle sans crier gare, masse de muscles et d'agilité féroce tandis qu'elle s'était laissée accaparer par l'état de Neville, en proie à la panique et persuadée à tort que les loups de la RDP sauraient surveiller leurs arrières. Elle ne le reconnait pas et il n'a pas de visage, dans ses délires fiévreux ; ou peut-être est-ce le traumatisme qui l'a partiellement effacé. Ne reste que cet œil animal, cet œil plein de convoitise, et cette haleine chargée d'anarchie. Il exhale la satisfaction malsaine et la folie et elle est terrifiée. Sa présence est perceptible à chaque fois qu'elle ferme les yeux et elle voudrait le fuir, mais elle le sent encore même quand elle s'oblige à les rouvrir ; parce qu'il est calé au creux d'elle-même, juste là, ancré à la jointure de l'épaule et de la nuque, là où il a tracé sa marque d'argent comme on marque du bétail au fer rouge. Et elle voudrait le fuir, de son tout son être...

Mais elle l'appelle aussi, de toute son âme. Il l'a laissée seule avec ces autres, ceux qui ne comprennent pas ; quand elle le cherche, il est absent et c'est curieusement blessant. Elle gémit dans ses rêves tourmentés comme un louveteau abandonné. Aide-moi, aide-moi, supplie quelque chose en elle, quelque chose de trop grand pour sa carcasse épuisée, quelque chose qui veut la dévorer vivante et l'engloutir et broyer ses os pour se faire de la place, mais qui ne peut ni sortir ni s'épanouir, cloîtré dans ce corps trop étroit, parce qu'il n'est pas tant qu'elle s'exprime. Aide-moi ou achève-moi, c'est sa requête. Elle est trop faible, trop faible, se plaint la chose à son Créateur, et Ginny lui dit tais-toi, elle lui hurle tu n'existes pas !

Elle ne veut pas savoir. Elle ne veut pas ressentir. Elle ne veut pas comprendre. Quand ses orteils se frôlent péniblement et que sa main racle les draps, capables de frémir mais pas de se fermer en poing, elle se rassure en ne sentant que des phalanges humaines, nulle trace des griffes d'une Bête. Alors ça va, sûrement. Forcément. Quelque chose en elle a changé. Trop en trop peu de temps. Il y a la douleur en fardeau. La douleur en étendard, à chaque réveil, à chaque mot qu'elle ne parvient pas à prononcer — Douleur comme éternelle compagne. Flanquée de Cauchemar, son double maléfique, son fléau le plus tenace. Ginny est un amas de peine et de chair en morceaux et de questions sans réponses, car la souffrance est aussi physique que psychique. Pourquoi m'avoir formée et abandonnée — ? C'est ce manque lancinant qui la taraude et qu'elle réfute, ce besoin qui la ronge aux tréfonds de ses songes, parce qu'elle le sent quelque part ici et trop loin à la fois, mais parce que s'il est ne devrait-il être à ses côtés pour la guider ? Ou peut-être sont-ce les plaies infectées qui induisent un délire, après tout. Elle ne peut pas avoir besoin d'un monstre, monstre, monstre, elle ne peut pas en être un, non plus, elle ne peut pas.
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Underneath it all, we're just savages


Dernière édition par Ginny Weasley le Lun 26 Sep 2016 - 3:40, édité 1 fois
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HERO • we saved the world
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‹ disponibilité : dispo.
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‹ âge : 25 ans.
‹ occupation : il s'occupe de James à Storm's End et rattrape tout ce qu'il a manqué en n'allant pas à Poudlard avec les habitants du cottage.
‹ maison : il n'est jamais allé à Poudlard.
‹ gallions (ʛ) : 1190
‹ réputation : il est le filleul de la Ministre qui a subitement fait une réapparition après la guerre.
‹ particularité : un loup-garou, il a été mordu quand il avait dix ans.
‹ résidence : Storm's End.
‹ patronus : rien du tout, il n'a jamais appris à en faire un.
‹ épouvantard : James en train de rire avec ce type qui a tué Sarah.
‹ risèd : probablement lui, en uniforme d'élève de Poudlard.
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ginny édouard rohan
When the snows fall and the white winds blow, the lone wolf dies but the pack survives.
Parfois, les Mordus ne survivent pas. Parce que les blessures sont trop graves, parce qu’ils ne peuvent pas résister à la fièvre après avoir perdu autant de sang. Mais le plus souvent, c’est parce que le Loup et l’Homme ne peuvent pas cohabiter. Rohan a plus d’une fois assisté à l’agonie d’un Mordu et à chaque fois, il a ressenti le besoin de s’éloigner le plus possible, pour ne plus rien entendre. Mais là, c’est différent. C’est différent parce que c’est Ginny. Parce qu’elle est pâle, fiévreuse et tremblante dans ce maudit lit et tout ce qu’il voit, c’est la gamine qui faisait la tête parce qu’elle était reléguée au rôle d’arbitre lors de leurs matchs de Quidditch. Tout ce qu’il voit, c’est la môme obstinée qui ne se laissait pas faire par ses grands frères. Mais ce combat-là, elle est en train de le perdre.
C’est différent parce que c’est de sa faute. Il n’a pas réussi à empêcher Edouard de l’attaquer. C’est le constat horrible que ses souvenirs flous de cette nuit lui permettent de faire. Parce qu’il sait que ce n’est pas lui qui a mordu Ginny, il le sentirait et surtout, la seule odeur que la jeune femme dégage à présent crie Edouard, Edouard, Edouard. C’est à cause de la morsure pas encore guérie, qui laissera de toute manière une cicatrice comme celle qu’ils portent tous à Storm’s End.

C’est de sa faute parce qu’il n’a pas réussi à se débarrasser assez rapidement de son propre adversaire – il y a un truc, au sujet de ce loup, à chaque fois qu’il y pense, une voix répète le Mort, le Mort, le Mort et Rohan ne comprend pas ce que ça veut dire. C’est de sa faute parce qu’il a pris cette saloperie de Tue-Loup. Ça rend l’animal docile. Docile. Il aurait fallu qu’il soit furieux, comme Eddie. Mais non, il a accepté de boire la potion et ça l’a ramolli, ça l’a rendu plus humain alors qu’il aurait dû n’être qu’une bête.
Il s’est affaibli inutilement et maintenant, Ginny gît dans ce lit et il ne sait plus quoi faire. Elle sent Edouard et la fièvre et la peur et la mort. Les morsures et griffures de loups-garous mettent trop de temps à se refermer, alors il a le cou et l’épaule recouverts de bandages, le bras en écharpe parce que le Mort l’a tellement déchiqueté qu’il ne peut plus bouger le bras le temps que tout se répare, et c’est sans compter toutes les autres coupures qu’il a sur le visage et le reste du corps. Mais il ne peut pas attendre dans un lit, c’est impossible. C’est pour ça qu’il a essayé d’aider, en partageant les astuces des vieux loups de la meute pour aider les Mordus à survivre. Un peu d’Aconit sur la morsure qui a causé la transformation aide les chairs à se refermer, parce que ça neutralise la toxine présente dans la salive des loups-garous qui empêche la cicatrisation. C’est plus efficace que l’essence de Dictame, même si ça ne fait qu’accélérer un tout petit peu. Il a partagé tous ses trucs, jusqu’aux infusions que Morgana préparait pour faire baisser la fièvre, un mélange de plantes entêtant mais assez efficace.

Et maintenant, il ne sait plus quoi faire, sinon venir s’asseoir à côté de Ginny et la regarder avec la gorge nouée par la culpabilité. Sinon s’excuser pour ne pas avoir été assez fort, assez rapide. Il passe des heures à son chevet, à ne rien dire parce que les mots sont inutiles, les mots ne signifient rien. Il reste là et passe ses doigts dans ses cheveux quand elle s’agite, caresse sa main quand elle tremble de froid et de peur. Il ne sort que quand on finit par le chasser de là pour aller prendre du repos, mais il n’arrive pas à dormir. Quand il ferme les yeux, il la voit, couverte de sang, à peine vivante. Puis il voit Eleanor et Simon, son père et sa mère, les yeux remplis de terreur, pâles et ensanglantés, les tripes dehors, la gorge ouverte.
Ginny est si fragile, si affaiblie, elle paraît minuscule dans ce lit trop grand et Rohan réalise qu’elle devrait déjà être morte. Mais il y a quelque chose qui la maintient en vie. Ou plutôt quelqu’un. Un être trop jeune et jamais exposé au monde, qui n’a aucune raison de lutter contre la Morsure et l’a acceptée comme une seconde nature, déjà.

Un tout petit être qu’il n’a pas perçu avant, mais dont la présence est désormais tellement évidente.

Un tout petit être qui est probablement à l’origine même de la décision du Noir.

C’est lui qui la maintient en vie alors qu’il devrait engendrer encore plus de complications. Maintenant, Rohan comprend pourquoi le Noir a mordu. Ce n’est pas tant pour Ginny, mais pour lui, le candidat parfait, le petit être pas vraiment en vie et déjà plus fort qu’eux.

Mais ce n’est pas suffisant. Ce n’est pas suffisant et si ça ne change pas, Ginny pourrait bien mourir. Et c’est hors de question. Rohan refuse de la voir disparaître, elle aussi. Mais il a déjà donné tout ce qu’il avait à donner. Et ce n’est pas à lui de faire tout ça, ce n’est pas son rôle, ce n’est pas de lui dont elle a besoin. Le blond se lève, les dents serrées, les yeux rivés sur la poitrine de la rousse qui se soulève faiblement. Chaque inspiration semble être un supplice, ça ne peut plus durer. Elle a besoin de son créateur, de celui qui n’est pas venu la voir une seule fois depuis qu’ils sont retournés à Storm’s End, de celui qui l’évite comme la peste.
Eddie qui ne lui parle plus, qui ne le regarde même plus, ça fait mal. Mais Rohan le mérite, alors il subit et se tait. Ginny ne le mérite pas, elle. Ginny n’a rien demandé et Edouard doit comprendre que si le Noir l’a choisie, c’est pour une bonne raison. Qu’il ne peut pas le blâmer pour cette décision et surtout, surtout, qu’il n’a pas le droit de punir la jeune femme alors qu’il l’a mordue parce qu’il a besoin d’elle.

Sa décision prise, Rohan quitte la chambre et cherche Edouard. Il est dans la sienne, enfermé comme à chaque fois qu’il est à Storm’s End et pas Merlin sait où à faire la gueule. Il ne prend pas la peine de toquer parce qu’il sait que l’autre loup l’enverra chier, mais c’est fermé. Rohan grogne et sort sa baguette, qu’il pointe sur la porte. Il n’a encore jamais réussi ce sort. A chaque fois, les portes sont restées verrouillées et il y a même une fois où il a fait fondre la poignée.

Ginny a besoin d’Eddie. Ginny a besoin d’Eddie, sinon, elle va mourir.

Rohan inspire profondément et prononce la formule. Rien. Il recommence. Rien. Ginny va mourir. Rien. S’il n’y arrive pas, elle va mourir. Rien. Ce sera de sa faute, encore.

Un clic retentit et ses traits s’éclairent, mais la porte s’ouvre et Edouard apparaît de l’autre côté, la mine sombre. Helvar ne prend pas le temps de s’apitoyer sur son sort raté et prend un air déterminé. « Go with her. » Il ne répond pas. « Ye go up here, ye sit yer ass and ye hold her feckin’ hand ‘till she wakes up. » Rien. Rohan hausse le ton. « Ye’re angry, alright, I get it, but take it on me, don’t take it on her, ‘cause she’s feckin’ dyin' and if ye’re not comin' I swear I’ll grab ye and take ye there and don’t think for a moment that I cannae do it ‘cause my arm hurts like a bitch. » Il le fera. Il est plus grand qu’Eddie, plus fort aussi, et même s’il a une épaule en miettes, il le traînera jusqu’à l’étage, quitte à rouvrir ses plaies et pisser le sang.
Il s’énerve peut-être trop, ce n’est pas la solution avec Eddie, mais c’est plus fort que lui. Il ne comprend pas son attitude. Edouard SAIT ce que c’est que d’être SEUL, que de ne pas avoir son créateur à ses côtés, pourtant. Il connaît cette douleur, alors pourquoi l’inflige-t-il à Ginny ? Pendant un instant, il se dit qu’il va exploser. Mais l’autre loup le contourne pour sortir de la chambre. Rohan ouvre la bouche, prêt à lui crier dessus cette fois, mais Edouard prend les escaliers.

Son cœur manque un battement et il se précipite à a suite. Une fois devant la porte de la chambre où se trouve Ginny, Eddie hésite et le blond n’ose rien dire. Mais enfin, il entre et Helvar le suit puis referme derrière lui. Elle s’est encore agitée dans son sommeil et a repoussé les draps, dévoilant les nombreux bandages qui recouvrent son corps et Rohan veut s’avancer pour la recouvrir, mais Edouard bouge avant lui. Il ne sait pas si c’est son instinct de créateur qui le pousse à s’approcher enfin d’elle maintenant qu’il la voit ainsi, mais un soupir de soulagement lui échappe. « Ye don’t have to talk, just—touch her, be there. They need ye. » Ça lui échappe, mais Eddie le sait déjà, pas vrai ?  

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Screaming in the dark, I howl when we're apart
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ disponibilité : always.
‹ inscription : 19/06/2016
‹ messages : 559
‹ crédits : sweet poison, tumblr, neil gaiman.
‹ dialogues : cadetblue.


‹ liens utiles :
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‹ âge : vingt-huit
‹ occupation : à Azkaban.
‹ maison : poufsouffle
‹ scolarité : 1986 et 1993.
‹ baguette : mesure trente centimètres virgule cinq, est composée de bois de chêne et contient un crin de licorne. Elle est inflexible et rigide comme son propriétaire.
‹ gallions (ʛ) : 1323
‹ réputation : j'ai été injustement envoyé à Azkaban. Mon crime? Avoir été mordu et être devenu loup-garou.
‹ particularité : un loup-garou depuis avril 1998. Je suis en triumvirat avec Amelia Cartwright, un lien émotionnel qui nous unit et nous permet parfois de partager nos pensées.
‹ faits : je suis un loup-garou, un ancien Auror bouffé par la culpabilité d'avoir vu ma famille et mes anciens amis décimés autour de moi. J'ai été défiguré à vie par mon Créateur et je me soumettais tous les jours à un sortilège d'Illusion pour cacher les dégâts. J'ai perdu un oeil dans l'affaire. J'ai fatT partie du groupe qui a attaqué Saint-Mangouste et me suis rendu compte de l'horreur de la situation trop tard. Je suis le loup-garou qui a mordu Ginny Weasley. Je suis actuellement à Azkaban à cause de ça et de l'attentat de Saint-Mangouste, même si la rumeur est que le juge m'a plus puni pour ma nature que pour mes crimes.
‹ résidence : dans une cellule d'Azkaban, que je partage avec Aramis Lestrange.
‹ patronus : un ours
‹ épouvantard : les corps massacrés de mes proches, détruits par la Bête qui m'habite.
‹ risèd : moi tel que je l'étais avant, libre de l'influence du loup en moi.
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ginny weasley & rohan helvar
When the snows fall and the white winds blow, the lone wolf dies but the pack survives.
7 SEPTEMBRE † Il va l'EXPLOSER.
Il va prendre sa tête et l'EXPLOSER sur l'encadrement de la porte. « Go with her. »
Il ne peut pas et il ne veut pas, sinon il va perdre l'esprit et la tête et il va s'énerver et il va la détruire pour achever l'oeuvre de la Bête et pour l'empêcher de souffrir comme il a souffrir, pour la garder de la souffrance qui les déchire tous.
Rohan ne peut pas comprendre ça.
Il ne pourra jamais, jamais comprendre ça, ce n'est qu'un loup, qu'un monstre, une bête plus qu'un homme, Édouard veut juste abréger les souffrances de la gamine aux cheveux de feu, la gamine qui sent la Meute, la gamine avec la Meute dans son ventre. Édouard veut juste la garder de ça. It's only fair.
ROHAN NE PEUT PAS COMPRENDRE ÇA.
C'est de sa faute, de toutes façons.
Il ne sait pas où exactement il trouve la force de ne pas le FRACASSER et l'EXPLOSER contre la porte: sans doute du fait qu'il n'a pas envie d'être la Bête même quand celle-ci a quitté sa peau, sans doute du fait qu'il reste son ami, son protégé et son frère, sans doute du fait qu'il n'arrive pas à le blâmer, parce que s'il se met à le blâmer, il va se mettre à blâmer tout le monde.
Il le regarde de son oeil noir. Il agite simplement sa baguette, pour glisser le masque de l'homme sur celui du loup, et il le bouscule presque en sortant de la chambre dans laquelle il s'est enfermé comme un animal dans sa cage. Il n'a pas le droit de sortir. Il ne peut pas sortir. Il passe des journées et ses nuits à tourner en rond, à penser à la gamine aux cheveux roux, à penser à l'Autre, à l'Intrus et à tourner en boucle dans ses pensées les images de l'attaque, la morsure, la transformation, la Bête, la rage... et le sentiment ferreux de trahison dans sa bouche quand le Blanc Rohan l'avait attaqué.

Ils entrent dans la chambre qui sent la Meute et la Mort.

Elle empeste. La chambre, elle empeste, Édouard la sent depuis cinq jours maintenant: c'est comme si l'odeur de souffrance, de sueur, de cauchemars, de douleurs, de décoctions sensées l'aider à dormir, de Meute et de Mort lui infestait le nez, tout le temps, tout le temps, alors qu'il tourne et retourne en rond dans sa chambre, alors qu'il fait tout pour ne pas penser à elle. Son dos... Édouard s'approche sans faire attention, irrémédiablement attiré par sa douleur et sa souffrance et son sang et sa Mort et LEUR Mort parce qu'ils savent, Rohan et lui, pourquoi la Bête l'a mordue. Ils le savent, tous les loups savent pourquoi elle a été mordue.
Elle est enceinte. « Ye don’t have to talk, just—touch her, be there. They need ye. » Un long frisson agite la colonne d'Édouard. Il se retourne brusquement dans sa direction. Il lui adresse ces premiers mots depuis la pleine lune: “ get lost before I break yer neck, ” lâche-t-il avec violence, le fixant de son regard sombre un moment avant de se tourner à nouveau vers la silhouette agonisante de la gamine — Ginny, son nom est Ginny, Ginevra Weasley. Il ne peut pas faire ça seul, il a besoin que quelqu'un vienne, Buckley, ses amis à elle, quelqu'un, n'importe qui... mais il s'assied quand même à côté du lit dans lequel elle est enfoncée, les genoux à terre comme si il allait se mettre à prier. Il attrape sa main, et serre les doigts contre sa bouche, y murmure une promesse et une malédiction à la fois: “ you will survive this.

8 SEPTEMBRE † Il se rend seulement compte à quel point il était fatigué quand il rouvre les yeux. Il s'est endormi contre le lit, la tempe appuyée contre la couverture, la main de la gamine à deux centimètres de son nez. Il y a Rohan dans un coin de la pièce, qui a dû se forcer à une garde vigilante durant la nuit avant d'abandonner: les bras croisés, le menton posé sur le haut du torse, il ronfle discrètement. Les premiers rayons de soleil percent à travers les volets à moitié tirés de la petite chambre, la plus petite, celle qu'il avait faite pour Penny, sa petite soeur... Il se souvient qu'elle voulait que la fenêtre de sa chambre donne en plein sur l'est, pour avoir le soleil sur elle en été. Il se souvient qu'elle a absolument peindre un mur de cette couleur mauve horrible... et qu'elle a failli se casser les doigts en montant avec lui l'imposante bibliothèque qui trône en reine dans un coin de la pièce.
Il se souvient aussi de son visage quand elle est morte.
Cette pensée l'arrache à sa contemplation et il se relève difficilement. La gamine dort d'un sommeil presque paisible... elle gémit dans son sommeil, se tortille mais pas trop. Les chairs de son dos... Édouard contemple les propres cicatrices qui lui parsèment les visages et le torse en plus grand. Il a l'impression qu'il a maladroitement essayé de reproduire l'oeuvre d'un Maître et qu'il a terriblement échoué, terriblement échoué. Sur la table de chevet, il y a quelques fioles de potions, ainsi que quelques éléments botaniques... il se souvient confusément qu'avant de s'endormir, ils ont reçu la visite d'Elijah qui a donné à la gamine une potion tranquilisante — pour la première fois: ils peuvent enfin se permettre de la faire dormir sans qu'elle n'en meure — et a déposé le reste du traitement à administrer le lendemain matin... Rohan a insisté pour que ce soit Édouard qui le fasse et lui est resté silencieux. Il ne sait plus très bien si Rohan a quitté la pièce et qu'il est revenu, ou si il n'a jamais quitté son côté.
Dans tous les cas, malgré le dégoût et la colère que lui inspire son visage, il est reconnaissant d'avoir son frère près de lui.

Hey... réveille-toi. ” Sa main remonte le long du bras, effleure l'épaule qui n'a pas été massacrée, puis la joue jusqu'à ce qu'une paupière papillonne. Il sent aussi, dans un coin de la pièce, Rohan s'éveiller discrètement et silencieusement. Il ne peut pas, ne veut pas le regarder. La main d'Édouard, bizarrement, se fond contre la joue, fait tourner la tête avec une infinie douceur. Il regrette l'absence de Susan mais il regretterait encore plus de lui mentir quant à la personne qui a mordu la gamine... “ Est-ce que tu peux parler? Nous évaluer ta douleur? Nous devons appliquer ça. ” Il montre la pâte visqueuse à l'odeur nauséabonde (Édouard reconnait de l'aconit dans la mixture, juste à cause de l'odeur) qu'Elijah a laissé dans un petit bol en bois.
C'est étrange mais il n'arrive pas à lâcher sa peau. Ses doigts quittent sa joue, se glissent dans sa nuque, retirent doucement une mèche de cheveux rousse qui s'est collée à la peau à cause du sang, oh, tellement, tellement de sang... Édouard a une bile brûlante qui lui remonte dans la gorge. Il a encore le goût de sa chair entre les dents. “ Sois forte, ” dit-il simplement, un peu durement, faisant un signe à aveugle à Rohan de le rejoindre pour l'immobiliser si il le faut, alors qu'il prend le bol, plonge deux doigts dedans et les approche du dos laminé de la gamine.

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There are a hundred things he has tried to chase away the things he won't remember and that he can't even let himself think about because that's when the birds scream and the worms crawl and somewhere in his mind it's always raining a slow and endless drizzle.


Dernière édition par Édouard Douglas le Mer 1 Fév 2017 - 17:36, édité 1 fois
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‹ âge : 22 ans (onze août).
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Ginny & Edouard & Rohan
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She could not admit she had become a monster, she smashed the mirror into a million bits. Now all she seems to do is stare and sit, painting pictures of a life that she'll never find inside her troubled mind, troubled minds. We can kill for the dust we need to fill these hands, can't depend on a friend that will understand. Hate the glitter, we have murdered the dream, just remember things are always what they seem.

Et sans cesse elle passe à deux doigts d'être happée par une étreinte glaciale. Mais y réchappe à l'instant même où toute son âme aspire à y céder. C'est un cercle vicieux, sans fin, une torture. Quelque chose s'agite en elle et mène une lutte acharnée, la raccroche à son Fil à chaque fois que ses mains maladroites tentent de lâcher prise pour échapper à ses douleurs. Elle ne sait pas ce que c'est, mais ça ne lui plait pas. Instinctivement elle s'en méfie, quoi que ce soit, elle sait qu'elle n'en veut pas. Mais elle ne parvient pas à s'en défaire, c'est logé quelque part sous sa chair ; au même titre que la nouvelle nature que des crocs ont gravée sur son cou et qui ajuste son corps désagréablement, le brise pour l'obliger à encaisser le poids d'une malédiction. Elle se noie dans l'inconfort et durant ses vagues secondes de presque éveil, une litanie surgit : ce n'est pas ainsi que les choses devaient se passer, pas ainsi, pas ainsi. Elle ne devait pas se retrouver là, clouée dans une chambre inconnue à osciller entre terre ferme et précipice. Elle devait être forte et se battre et faire la guerre et pourquoi est-elle là ?? Elle voudrait se relever et échapper à son enveloppe avilie, qu'on lui offre une nouvelle peau, solide, blindée, invincible.

Mais le vide l'attire, la nouvelle nature veut tellement, tellement l'engloutir et elle est déchirée parce qu'il reste ça, juste ça, qui l'empêche de céder, l'ancre à la vie. ça la raccroche au mal et elle n'en veut pas mais ne peut pas s'en défaire. Disparais, laisse-moi. Son murmure onirique, pressant, s'exprime dans un borborygme étranglé qui s'étouffe contre l'oreiller, quelque part dans les mèches rousses assombries par la sueur qui les plaque contre ses tempes brulantes. Vas-t-en vas-t-en vas-t-en, murmure une part de son être en s'adressant à ça, tandis qu'une autre appelle encore éperdument quelque chose de plus grand. Aide-moi, aide-moi, je suis confuse et dépassée et je n'y arriverai pas sans toi.

Un peu plus tard — une seconde ou des heures ? elle n'en sait rien, a perdu toute notion du temps — une main se lie à la sienne. Et son corps se contracte. Et comme pour chaque contact précédent, elle a le réflexe de reculer pour le fuir mais...
Mais cette main-la. Cette texture, cette chaleur et l'odeur qui les accompagne. Elle se fige, dans son agonie agitée ; elle s'immobilise le temps de humer l'air, sourcils froncés, tourmentée. Il est là. Et Ginny halète, incapable de formuler les syntagmes maladroits et entrecoupés, insensés que lui inspirent la fièvre ; elle voudrait lover son front, sa joue contre cette paume et en absorber l'odeur pour ne plus jamais ressentir ce gouffre de solitude et de désarroi, elle voudrait serrer à son tour, mais n'a pas l'énergie pour ça. Ses doigts frémissent à peine. Déjà la brève phase de conscience s'étiole et le cycle reprend son cours imperturbable. A la différence près que sombrer ne s'impose pas cette fois comme une chute longue, couturé d'angoisse, dans l'attente de l'instant où elle se fracassera sur les arêtes tranchantes de rochers chimériques, non. C'est juste... du rien, le néant, le tissu sombre de ses paupières closes qui absorbe ses pensées et ses perceptions, et... c'est reposant.

8 septembre. « Hey... réveille-toi. »

Elle a dormi. Pas d'un demi-sommeil torturé, non, mais tellement profond qu'il en était presque comateux. Elle est un peu moins confuse que les jours précédents lorsqu'elle émerge, frissonne sous la caresse d'une brise matinale un peu glaciale que laisse filtrer la fenêtre légèrement ouverte. L'air est moins chargé de relents toxiques et nauséabonds et ses paupières papillonnent en un effort sur-humain visant à empêcher la terre de tourner violemment sur son axe. Sa vision flous se précise, progressivement ; elle bouge la nuque, avec une sensation déchirante à la gorge et l'impression que le Magicobus lui a roulé dessus quelques dizaines de fois. Ginny essaye de formuler un mot mais s'interrompt lorsque la brûlure de sa gorge la prend de court ; le temps de s'ajuster à toutes les sensations désagréables qui percent çà et là. Ses idées éparses s'imbriquent en un immense point d'interrogation. Les souvenirs des jours précédents sont nébuleux, indistincts ; elle sait qu'elle a beaucoup ressenti et que des pensées se sont imposées et il lui semble que des choses importantes lui échappent... incroyablement frustrant, comme lesdits faits lui semblent accessibles puis lui glissent entre les doigts dès qu'elle tend la main pour s'en saisir. ça ne l'empêche pas de vouloir se redresser parce que, si ses synapses s'avèrent impossibles de rétablir l'enchaînement des jours précédents, son corps lui est fourbu et lui parle un langage qu'elle connait : ankylosé d'avoir alité trop longtemps à son goût. Elle est partagée entre l'envie de rester juste là, à se laisser exister sans y mettre du sien, ou de se redresser pour passer ses jambes sur le bord du lit, mettre les pieds au sol et s'efforcer de se relever. Et pourtant les préoccupations lui échappent totalement quand une main lui prend la joue en coupe en un mouvement qui apaise la tempête faisant rage dans son esprit. Elle soupire d'aise en se penchant un peu pour se laisser submerger par des vagues de réconfort. « Est-ce que tu peux parler? Nous évaluer ta douleur? Nous devons appliquer ça. » Cette voix. Inconnue et familière à la fois, comme pénétrer dans un nouveau lieu et s'y sentir chez soi. « ça va », elle ment, ses cordes vocales éraillées crissant misérablement. Elle a tant de questions et ne supporterait pas qu'on lui réponde plus tard, mais avant que ses lèvres ne se descelle, elle est stoppée par un avertissement. « Sois forte. » Juste ça, puis un océan de douleur qui lui fait étouffer une exclamation en mordant l'oreiller.

C'est ridicule, vraiment ridicule. Il semblerait qu'elle soit évanouie, et que ce n'était pas la première fois. Que c'est arrivé à plusieurs reprises depuis le tout début des soins, que c'est normal —
Ginny serre les dents en regardant les bleus sur ses poignets. Quelque part dans la pièce il y a un Rohan à l'air un peu misérable, perturbé d'avoir dû lui broyer les articulations pour empêcher les embardées de son corps malmené. Elle a dit qu'elle ne lui en voulait pas, mais elle l'a craché avec tant de hargne entre ses mâchoires que le message est probablement passé de travers. A présent elle a les pensées un peu plus en place et elle se rend bien compte de combien il est inutile de défouler sur lui ses émotions exacerbées. Elle voudrait s'excuser mais parler est douloureux et elle est terriblement fatiguée. Il vaut mieux que ça ne se voie pas, cela dit. Pour éviter qu'on ne la gave de potions tranquillisantes pour forcer le repos. « Je suis... ? » formule-t-elle difficilement, interrogation qui la ronge depuis qu'elle est à peu près capable de percevoir ce qui l'entoure. Sa position ne permet pas vraiment de distinguer le décor, mais ce n'est pas Poudlard et elle ne comprend pas. Le soleil est haut dans le ciel à travers le volet maintenant clos, à son zénith alors qu'elle avait été réveillée une première fois à l'aube.

Il y a des flashs de cauchemar éveillé qui la harcèlent à chaque fois qu'elle ferme les yeux et elle sait jusqu'à la moindre parcelle de son être que quelque chose de terrible s'est passé. Des yeux de loup la hantent et la poursuivent et menacent de jaillir de sous son lit pour l'achever. Elle ne sait pas trop quoi en faire, elle a à la fois besoin et très peur de découvrir son corps ou ce qu'il en reste. De ne pas le reconnaître. « Debout- je dois... debout. » il y a un moment de panique quand un éclair douloureux vrille son dos, courant le long de la colonne, laminant les vertèbres et les nerfs. Ses phalanges se crispent puis s'agitent sur les draps et ses membres pesants veulent s'en dépêtrer, la panique se déroule dans ses muscles contractés. Pourquoi elle ne peut pas bouger ? Est-ce qu'elle peut encore se mouvoir, est-ce qu'elle peut marcher ? Elle doit savoir, elle doit savoir. « P- please- » Lève-moi, sors-moi de là, ce lit s'assimile aux coussins offrant un semblant de confort au fond d'un cercueil et elle doit s'en extirper. « Pourquoi j- pourquoi ? » Chaque mot l'épuise mais doit sortir pourtant, il faut qu'elle sache pourquoi elle est dans cet état, pourquoi la magie ne la soigne pas ? Elle ne sait pas à qui elle s'adresse exactement, à cet inconnu qu'elle croit avoir perçu au château à quelques reprises avant........ avant ou à Rohan, mais sans doute aux deux, sans doute à l'un puis à l'autre en espérant que si une première version ne lui convient pas, une seconde correspondra un peu plus à ce qu'elle veut entendre. Quelque chose comme c'est rien, juste un bête accident, tu seras sur pieds d'ici ce soir. Ta gorge ? Oh, enrouée, une mauvaise angine, tu sais... Quelque chose comme un énorme mensonge, digeste, plutôt que l'inassimilable réalité.
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HERO • we saved the world
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‹ âge : 25 ans.
‹ occupation : il s'occupe de James à Storm's End et rattrape tout ce qu'il a manqué en n'allant pas à Poudlard avec les habitants du cottage.
‹ maison : il n'est jamais allé à Poudlard.
‹ gallions (ʛ) : 1190
‹ réputation : il est le filleul de la Ministre qui a subitement fait une réapparition après la guerre.
‹ particularité : un loup-garou, il a été mordu quand il avait dix ans.
‹ résidence : Storm's End.
‹ patronus : rien du tout, il n'a jamais appris à en faire un.
‹ épouvantard : James en train de rire avec ce type qui a tué Sarah.
‹ risèd : probablement lui, en uniforme d'élève de Poudlard.
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ginny édouard rohan
When the snows fall and the white winds blow, the lone wolf dies but the pack survives.
« Get lost before I break yer neck, » les premiers mots qu’Edouard lui adresse depuis qu’il a compris qu’il a mordu Ginny. La menace est sincère, la violence force Rohan à reculer de quelques pas. La gorge nouée, il regarde l’autre loup s’approcher du lit où elle est étendue, puis enfin, se mettre à genoux et saisir sa main, pour la porter à ses lèvres. « You will survive this. » Un souffle tremblant s’échappe d’entre celles du blond qui se dit qu’enfin, peut-être, Ginny a une chance. Eddie lui a dit de s’en aller, enfin, il le lui a ordonné plutôt, mais il ne semble déjà plus faire attention à lui et Rohan veut s’assurer qu’il reste bien au chevet de la jeune femme, le temps qu’il faudra. Il y a une chaise juste à côté du lit, mais il n’ose pas s’approcher alors il va se mettre dans un coin de la pièce et s’assied en grimaçant à cause de son corps toujours endoloris. Le cœur de Ginny bat faiblement, mais c’est un rythme régulier qu’il écoute attentivement. Déjà, il a l’impression que son palpitant se fait plus vigoureux, comme réveillé par la présence d’Edouard. D’ici, il peut voir les traits de la rousse se détendre un peu. Suffisamment pour lui prouver que c’était bien de lui, dont elle avait besoin.
Elle va survivre. Parce qu’elle est bien plus forte qu’elle ne le croit, parce qu’ils ne la laisseront pas mourir, parce qu’elle a encore tant de choses à faire. Elle va survivre et ce sera probablement atroce, elle va sûrement leur en vouloir terriblement. Mais ils ne la laisseront pas tomber. Rohan ne ferait jamais une chose pareille et il ne laissera pas sa peur pousser Edouard à la fuir plus longtemps. Et même s’il le repousse, il l’aidera à être un bon créateur pour Ginny. Même si elle les repousse, ils seront la Meute dont elle a besoin.

Il garde les yeux rivés sur l’étrange duo devant lui, sur la poitrine de la jeune femme qui se soulève régulièrement maintenant qu’elle a cessé de s’agiter. Il a l’habitude de monter la garde. Quand il était avec James et Sarah, ils faisaient ça tour à tour, même si l’ancien Poufsouffle installait des barrières autour de leur campement, Rohan n’avait jamais vraiment confiance et voulait être prêt à s’enfuir si un danger survenait. Alors il peut veiller sur Ginny et Edouard, même s’il est fatigué, ce n’est pas grave. C’est juste fastidieux, parce qu’il n’aime pas se retrouver seul avec ses propres pensées. Elles ne sont jamais très bonnes et aujourd’hui, c’est encore pire.
Finalement, c’est le souffle d’Eddie qui se ralentit et quand il est suffisamment profond pour qu’il soit certain qu’il ne risque pas de se réveiller, Rohan se lève et s’approche du lit. Sa paume se presse contre le front de Ginny pour vérifier sa température, toujours un peu trop élevée. Elle s’agite un peu dans son sommeil et il la pense à deux doigts d’ouvrir les yeux, mais elle ne fait que remuer légèrement. Il plonge le linge déjà humide dans la bassine d’eau froide sur la table de chevet, puis le passe sur son visage, dans son cou, en prenant bien soin d’éviter les plaies, pour la rafraîchir un peu. Quand il baisse les yeux, Edouard n’a toujours pas bougé, sa main refermée autour de celle de Ginny.

Rohan soupire, puis remet le linge dans la petite bassine et retourne à sa place, dans le coin de la pièce, monter la garde.  

8 SEPTEMBRE † « Hey... réveille-toi. » Ça ne fait pas très longtemps qu’il a fini par sombrer, alors il n’a pas beaucoup de mal d’ouvrir les yeux quand la voix d’Edouard résonne dans la pièce. Il se demande d’abord où il est et pourquoi l’autre loup lui dit de se réveiller, avant de se rappeler que ce n’est définitivement pas à lui qu’il parle. Rohan passe une main sur son visage pour chasser le sommeil qui l’étreint encore, puis lève les yeux sur Ginny et Edouard. Il a la main sur sa joue et elle semble presque vouloir se fondre dans sa paume, une vision qui serre le cœur du blond et achève de le réveiller. Il se lève en grimaçant, tout courbaturé de s’être endormi dans une telle position. « Est-ce que tu peux parler? Nous évaluer ta douleur? Nous devons appliquer ça. » Il s’approche lentement, parce que Edouard a dit nous, alors il ne le chasse pas de la pièce. « Ça va, » croasse Ginny péniblement et c’est horrible et formidable à la fois de l’entendre enfin parler. « Sois forte, » dit Eddie avant de lui faire signe d’approcher et de la tenir.
La mâchoire de Rohan se crispe, mais il hoche la tête et s’approche encore un peu du lit, pour saisir doucement les poignets de Ginny. Au premier contact de l’onguent sur ses plaies, elle bondit presque du matelas et il n’a d’autre choix que de serrer plus fort pour la tenir en place. Elle se débat, enfonce ses dents dans un coin d’oreiller pour retenir ses cris et Rohan a l’impression qu’il va vomir ses entrailles tant ça lui fait mal de la voir comme ça. Quand elle finit par sombrer dans l’inconscience tellement la douleur est insupportable, le blond contient à peine les larmes qui perlent aux coins de ses yeux. Il la met sur le côté le plus délicatement possible, pour qu’Edouard puisse accéder aux plaies dans son dos. Mais ça semble la réveiller à nouveau et quand elle sursaute en les suppliant d’arrêter, Rohan ne peut que s’excuser et lui promettre qu’ils ont bientôt terminé, même si c’est faux, vu l’ampleur des dégâts.
Il a l’impression que ça dure une éternité et quand enfin, Eddie annonce qu’il a terminé, il relâche presque brusquement les poignets de Ginny et s’écarte, la gorge nouée par une terrible envie de vomir. Il ose à peine regarder les avant-bras bleuis de la rousse, par sa faute. Alors il retourne dans son coin, tandis qu’elle oscille entre conscience et inconscience pendant encore quelques minutes. Finalement, elle ouvre les yeux et semble à peu près éveillée. « Je suis... où ? » demande-t-elle de sa voix toute éraillée et Rohan s’approche à nouveau de son chevet.
« A Storm’s End, » répond-il doucement. Il a l’impression qu’en parlant trop fort, il la brusquerait. Elle tente alors de se redresser et il n’a même pas le temps de lui dire de ne surtout pas faire ça qu’elle réalise qu’elle en est incapable. « Debout- je dois... debout. » Elle panique, ce qui n’est définitivement pas une bonne chose dans son état, alors Rohan pose une main sur son épaule, celle qui est à peu près intacte, en espérant la rassurer, mais elle reprend la parole avant qu’il ne puisse ouvrir la bouche. « P- please- Pourquoi j- pourquoi ? » Il lève un regard désemparé vers Edouard qui ne semble pas plus savoir que lui quoi faire.

« Hé, Ginny, shhh, là, regarde-moi, » demande-t-il doucement et quand enfin son regard se fige un peu sur lui, il tente un misérable sourire. « Tu ne peux pas encore te lever, mais c’est normal, d’accord ? » Ils ont vérifié, les entailles dans son dos ne sont pas suffisamment profondes pour lui avoir causé un mal irréversible. « Tu dois te reposer, tu as encore un peu de fièvre et ton corps a lutté contre la morsure ces derniers jours, c’est pour ça que tu ne peux pas te mettre debout. » Sa main quitte son épaule, s’aventure sur son visage encore chaud, puis dans ses cheveux, dans un geste tendre. « Tu as soif ? Tu dois boire, tu as perdu beaucoup de sang et… la fièvre, » explique-t-il avant de faire un signe de tête à Edouard, pour qu’il attrape le verre qui se trouve sur la table de chevet.  

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Screaming in the dark, I howl when we're apart
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ dialogues : cadetblue.


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‹ âge : vingt-huit
‹ occupation : à Azkaban.
‹ maison : poufsouffle
‹ scolarité : 1986 et 1993.
‹ baguette : mesure trente centimètres virgule cinq, est composée de bois de chêne et contient un crin de licorne. Elle est inflexible et rigide comme son propriétaire.
‹ gallions (ʛ) : 1323
‹ réputation : j'ai été injustement envoyé à Azkaban. Mon crime? Avoir été mordu et être devenu loup-garou.
‹ particularité : un loup-garou depuis avril 1998. Je suis en triumvirat avec Amelia Cartwright, un lien émotionnel qui nous unit et nous permet parfois de partager nos pensées.
‹ faits : je suis un loup-garou, un ancien Auror bouffé par la culpabilité d'avoir vu ma famille et mes anciens amis décimés autour de moi. J'ai été défiguré à vie par mon Créateur et je me soumettais tous les jours à un sortilège d'Illusion pour cacher les dégâts. J'ai perdu un oeil dans l'affaire. J'ai fatT partie du groupe qui a attaqué Saint-Mangouste et me suis rendu compte de l'horreur de la situation trop tard. Je suis le loup-garou qui a mordu Ginny Weasley. Je suis actuellement à Azkaban à cause de ça et de l'attentat de Saint-Mangouste, même si la rumeur est que le juge m'a plus puni pour ma nature que pour mes crimes.
‹ résidence : dans une cellule d'Azkaban, que je partage avec Aramis Lestrange.
‹ patronus : un ours
‹ épouvantard : les corps massacrés de mes proches, détruits par la Bête qui m'habite.
‹ risèd : moi tel que je l'étais avant, libre de l'influence du loup en moi.
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Édouard a appris à compartimenter ses émotions. Il le faut bien, à un moment. Il le fait rarement, parce que c'est très compliqué pour lui: Édouard est un mec entier, qui ressent tout trop. C'est pour ça qu'il a considéré Rohan comme un frère après seulement quelques semaines, c'est pour ça qu'il a parfois des fous rires incontrôlables, pour ça qu'il obsède sur des trucs stupides comme l'aviation de la Seconde Guerre Mondiale ou les espèces d'oiseau des Highlands écossaise. Édouard est un mec entier, complet, qui est soit à 0% soit à 100%. C'est ça qui a construit ses colères légendaires, ses coups de sang aussi vifs et courts que violents.
Mais il a appris à compartimenter ses émotions, parce qu'un Auror aux coups de sang est un mauvais Auror. Alors Édouard met ses émotions dans une boîte qu'il ferme à clefs et il applique l'onguent sur les plaies de Ginny.
Il est indifférent aux gémissements, à son corps qui tressaute, aux laRMES DANS LES YEUX DE ROHAN. IL OSE IL OSE IL OSE ÊTRE TRISTE? MAIS C'EST TON OEUVRE, ROHAN, C'EST TA FAUTE, C'EST À CAUSE DE TOI QU'ELLE EST LÀ, À SOUFFRIR LE MARTYR, À GÉMIR, À DÉSIRER MOURIR SI ELLE EST UN TANT SOIT PEU SAINE D'ESPRIT. TOUT ÇA, C'EST TA FAUTE ET TOI TU PLEURES?
Il est indifférent au sang, aux blessures, au sentiment qui grandit en lui, cet instinct de la protéger, auX BLEUS QUE ROHAN MARBRE SUR SA PEAU PÂLE. IL OSE IL OSE IL OSE LUI FAIRE MAL? LA TOUCHER APRÈS TOUT CE QU'IL A FAIT, TOUT CE QU'IL LUI A FAIT SOUFFRIR? C'EST TON OEUVRE, ROHAN, C'EST TA FAUTE, C'EST À CAUSE DE TOI QU'ELLE EST LÀ.
Il est indifférent aux minutes entre conscience et inconscience qui s'ensuivent, à l'enrouement de sa voix, aux tremblements qui l'agitent toute entière eT AUX REGRETS QUI ÉMANENT DE ROHAN, OH IL A INTÉRÊT À REGRETTER, PARCE QUE C'EST DE SA FAUTE SI ILS SONT LÀ, À S'OCCUPER D'UNE POUPÉE BRISÉE EN MILLE MORCEAUX, UNE FILLE QUI AVAIT TOUT POUR ELLE, TOUTE LA VIE DEVANT ELLE ET MAINTENANT, ELLE VA MOURIR ET SON BÉBÉ AUSSI.

Oui, il reste complètement indifférent, après avoir reposé l'onguent et effacé sur son jean les miettes gluantes restées sur ses doigts. Il reste complètement, les bras croisés, les ongles enfoncés sous la peau pour ne pas bouger d'un iota, contemplant le corps brisé de petite Ginny sans rien dire, jusqu'à ce qu'elle s'agite un peu plus, que ses lèvres s'arrondissent de mots silencieux et puis...: « Je suis... ? » Rohan se rapproche et Édouard a envie de l'atTRAPPER ET L'ENVOYER EN ARRIÈRE, LE FAIRE SORTIR DE LA PIÈCE EN PASSANT PAR LE MUR mais il reste immobile, indifférent, distant. IL s'apprête à lui répondre qu'elle est chez lui, en sécurité, mais Rohan le deVANCE: « A Storm’s End, » et Édouard le regarde en coin, brièvement, avec hostilité, comme si il venait de l'insulter en parlant avant lui.
Alors il reste silencieux. Indifférent. Froid. Distant. Aucune émotion. Aucune émotion, oui, parce qu'elles sont toutes dans une boîte dont il a perdu la clef. Aucune émotion. « Debout- je dois... debout. » Et il la touCHE, COMPTE-T-IL LA MORDRE À SA PLACE, COMPTE-IL AJOUTER D'AUTRES BLEUS À SA COLLECTION, D'AUTRES BLESSURES? VEUT-IL LA BRISER UN PEU PLUS, LA CASSER EN MILLE ET UN MORCEAUX, LUI RUINER LA VIE JUSTE UN TOUT PETIT PEU PLUS? “ Don't panic, ” lâche Édouard d'une voix égale. « P- please- Pourquoi j- pourquoi ? » Et pour la première fois depuis des jours, Édouard est content que Rohan ouvre sa gueule parce qu'il n'a pas envie de lui expliquer. « Hé, Ginny, shhh, là, regarde-moi. Tu ne peux pas encore te lever, mais c’est normal, d’accord ? Tu dois te reposer, tu as encore un peu de fièvre et ton corps a lutté contre la morsure ces derniers jours, c’est pour ça que tu ne peux pas te mettre debout. » Édouard observe la main de Rohan glisser avec douceur et tendresse sur le corps de Ginny. Il aimerait lui dire de retirer ses mains de meurtrier de sa peau mais il ne le fait pas. Il n'a pas d'émotion, il n'a rien à dire. Et puis il ne doit pas le blâmer. Il ne doit pas. « Tu as soif ? Tu dois boire, tu as perdu beaucoup de sang et… la fièvre... »

Il le regarde.
Quoi?
Quoi?
Il lui donne un ordre? Dans sa propre maison?
Rohan lui donne un ordre?
Il soutient son regard, même un quart de secondes?
Il ose?

Édouard attrape le verre, vide, et le remplit d'un sortilège après avoir sorti sa baguette. Il s'agenouille à côté du lit, de l'autre côté de là où se trouve Rohan, et pose sa main sous le menton de Ginny, l'incitant lentement à relever la tête pour avaler un peu d'eau. “ Tu as failli mourir, dit-il lentement, s'assurant qu'elle avale correctement l'eau avant de remplir une seconde fois le verre, l'amenant de nouveau à sa bouche puis répétant l'opération jusqu'à ce qu'elle ait bu de tout son soûl. Tu as été inconsciente presque quatre jours. Enfin... cinq, maintenant. Tu te souviens de ce qui s'est passé? Toi et tes amis avez été attaqués par deux loup-garous, dit-il d'une manière étonnamment calme, comme un chirurgien expliquant à son patient le déroulé d'une opération à coeur ouvert. Deux loup-garous appartenant à une meute ennemie. Ces deux loup-garous vous ont attaqués mais Rohan et moi étions là et nous vous avons... protégés en les mettant en fuite. ” Ce qui semblait vraiment être un gros mensonge vu que Ginny se trouvait là, portant sa Morsure et sa Marque et sa Malédiction.
Il repose le verre d'eau sur la table de chevet. “ Il n'y a pas de bonne manière de t'annoncer ça, Ginny. La Morsure te tue ou te transforme. Tu n'es pas morte, ça signifie donc que tu es désormais une louve-garou comme nous deux. ” Il regarde furtivement Rohan, ça l'énerve, donc il détourne les yeux tout aussi rapidement. “ Tu peux rester ici autant que tu le voudras, reprend-t-il toujours de son ton neutre et indélicat, Storm's End est ouvert à tous les loup-garous de la Renaissance du Phénix. Est-ce que tu as compris ce que je viens de t'expliquer ou est-ce que tu veux que je te le répète? ” demande-t-il ensuite, en voyant le visage pâle de Ginny se tordre de quelque chose ressemblant... il ne sait pas trop à quoi. De la panique, de l'anxiété, de la peur ou de la colère, il l'ignore.
Ce qu'il a de plus en plus de mal à ignorer, c'est le regard noir que Rohan a de vissé sur lui.

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There are a hundred things he has tried to chase away the things he won't remember and that he can't even let himself think about because that's when the birds scream and the worms crawl and somewhere in his mind it's always raining a slow and endless drizzle.


Dernière édition par Édouard Douglas le Mer 1 Fév 2017 - 17:37, édité 1 fois
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HERO • we saved the world
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‹ âge : 22 ans (onze août).
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Ginny & Edouard & Rohan
never meant to make us bleed
She could not admit she had become a monster, she smashed the mirror into a million bits. Now all she seems to do is stare and sit, painting pictures of a life that she'll never find inside her troubled mind, troubled minds. We can kill for the dust we need to fill these hands, can't depend on a friend that will understand. Hate the glitter, we have murdered the dream, just remember things are always what they seem.

Elle n'a jamais été anxieuse, Ginny, jamais été du genre angoissée — c'était si vrai avant, quand elle pensait encore qu'à condition d'avoir suffisamment de culot, rien n'était impossible. C'était avant les Carrow et Nott Sr et Nott Jr et Malfoy et Parkinson et la guerre d'usure, c'était avant cette nuit terrible dont les réminiscences sont confuses et floues mais teintées d'horreur.

Parce qu'à présent elle est angoissée et elle est anxieuse et elle est tout ce qu'elle exècre et même plus encore. Les membres pris de tremblements incontrôlables et la gorge nouée par peur, et l'incertitude, elle est littéralement perdue, incapable de replacer le décor inconnu dans lequel elle est plongée ou d'user convenablement de son propre corps. Le visage de Rohan dans son champ de vision calme la panique qui étreint son palpitant, le rythme effréné qui l'agite. Élément connu, élément stable, ancre au cœur d'une tempête d'instabilité. Elle n'avait pas non plus peur de l'inconnu, avant tout ça, mais à présent elle s'ancre dans le regard d'un vieil ami avec l'espoir fou d'y lire que tout va bien, que rien n'a changé. Ce n'est pas ce que perçoivent ses prunelles dilatées par les élans de douleur, cependant. Rohan est compassion et toutes sortes d'émotions autres que celles qu'elle espère et quand il lui parle de fièvre et de morsure elle —

Elle phase. Yeux écarquillés lèvres entrouvertes et carcasse soudain vidée de la moindre once d'adrénaline, parce que... morsure ? Morsure de Sombral ? D'araignées ? C'est ça ? Un rire nerveux et creux fait frémir ses lèvres sans atteindre son regard ni faire virer ses cordes vocales. Elle est déshydratée, fatiguée, paumée et —et elle ne veut pas comprendre ce qu'il dit. Tu dois te reposer, tu as encore un peu de fièvre et ton corps a lutté contre la morsure ces derniers jours, c’est pour ça que tu ne peux pas te mettre debout. Non. Non elle ne peut pas, ne veut pas se reposer, elle ne fait que ça depuis ce qui lui semble être une éternité : sombrer encore et encore et n'y rien comprendre. ça fait si longtemps qu'elle lutte pour être forte, elle ne peut pas se reposer indéfiniment et redevenir une loque inutile cloîtrée dans un lit pendant que la guerre fait rage, elle ne peut pas ! L'hystérie se construit peu à peu au creux de sa poitrine et, encore figée comme un vivet doré pris dans le champ de mire d'un Attrapeur, Ginny se crispe sous le toucher de Rohan. C- c'est étrange, ça éveille une sensation, sorte de souvenir d'un autre contact, étrangement apaisant, qui lui a donné l'impression d'être complète, l'impression que tout irait bien, mais...? La paume glisse et quitte sa peau, à son grand soulagement, pour se loger dans ses cheveux ou elle lui semble moins... elle ne sait pas. Moins comme une agression, peut-être ? Elle est perplexe. Ne comprend pas la lecture que fait son corps d'un geste si... affectueux et anodin. C'est épidermique, presque instinctif. Et quelque chose lui dit qu'elle doit repousser la sensation. La rejeter en bloc. Que ce n'est pas tout à fait normal, que ce n'est pas l'humaine qui la perçoit (mais y a-t-il quelque chose d'autre que l'humaine ??). Elle relativise en se convaincant que c'est la fatigue, son état qui la rend étrange. Tu as soif ? Tu dois boire, tu as perdu beaucoup de sang et… la fièvre- La phrase s'interrompt là mais la salive a plus de mal à passer que jamais. La rouquine hoche la tête, lentement, acceptant la recommandation. De l'eau oui, pour atténuer la brûlure et faire passer... faire passer tout ce qui se dit et qu'elle entend mais ne comprend pas. ça la démange juste là, au niveau de la trachée, gêne qui attire inexorablement ses doigts dont les ongles ont été mis en pièce l'autre nuit. Elle a du mal à les tenir éloignés de la plaie qui cicatrise, tant ils aspirent à tâter, découvrir, gratter la croûte qui se forme pour rattacher les chairs ; presque maladivement, pour effacer les traces d'un calvaire dont elle n'est pas prête à encaisser les conséquences. Est-ce que ça fait ça, une araignée ? Ginny enfouit la question, refusant d'y répondre, refusant de trop y penser, bien que quelque chose en elle soit atterré par sa... sa stupidité.

L'autre homme s'agenouille à ses côtés et lui tend le verre promis. Tu as failli mourir, entame-t-il alors qu'elle trempe les lèvres dans le liquide revigorant, et elle ne bronche pas. De toute sa confusion, l'étreinte glaciale de la Mort est l'élément récurrent ; elle comprend moins le fait d'être en vie à vrai dire, tant l'une de ses rares certitudes des dernières heures (jours, mois, années ? Combien de temps ?) était de succomber. Elle avale précautionneusement, s'habituant sans grimacer à la sensation désagréable qui accompagne chaque gorgée ; puis s'écarte du verre que lui tend son vis-à-vis. Tu as été inconsciente presque quatre jours. Enfin... cinq, maintenant. Tu te souviens de ce qui s'est passé ? Brève pause ; regard vide d'une Ginny incapable de replacer les évènements. Elle hausse les épaules (chaque mouvement lui semble terriblement pénible), mais se crispe lorsqu'il reprend, presque aussitôt : Toi et tes amis avez été attaqués par deux loup-garous. Cette simple phrase suffit à raviver des souvenirs qui flashent brusquement sous ses paupières — des hurlements à glacer le sangDeux loup-garous appartenant à une meute ennemie.deux silhouettes massives fendant le décor pour se jeter sur euxCes deux loup-garous vous ont attaqués mais Rohan et moi étions là et nous vous avons... protégés en les mettant en fuite.Neville au sol et le corps en lambeaux balloté par un monstre joueur, tout en sadismeprotégés ? Il n'y a pas de bonne manière de t'annoncer ça, Ginny. La Morsure te tue ou te transforme. Tu n'es pas morte, ça signifie donc que tu es désormais une louve-garou comme nous deux.Le bruit des combats et des loups se heurtant comme des montagnes entrant en collision et soudain, un monstre au-dessus d'elle et son Oeil animé par une folle soif de sang et ses crocs luisant dans les ténèbresTu peux rester ici autant que tu le voudras, qu'il lui dit, énonçant les vérité d'un ton calme et clinique qui semble incroyablement brutal à Ginny ; Storm's End est ouvert à tous les loup-garous de la Renaissance du Phénix. Est-ce que tu as compris ce que je viens de t'expliquer ou est-ce que tu veux que je te le répète?

A-t-elle besoin qu'il le lui redise ? A-t-elle besoin de l'entendre de nouveau ? Il lui a tout révélé, il a tout martelé : des loups, la morsure, un nouveau statut, une nouvelle maison ? Les informations se bousculent dans ses pensées et le sang pulse à ses tempes et quelque chose en elle veut la main qu'il a posé tout à l'heure sous son menton, veut se blottir près de la chaleur confortable qu'il dégage — mais elle vit une lutte, à l'intérieur. Parce qu'en dehors de cette parcelle inconnue qui... qui appelle cet homme et souffle qu'il peut la rendre plus forte, tout le reste de son être est rebuté par... par tout. Par ses termes froids et ses révélations cruelles et par son accueil glacial — elle n'a plus de maison depuis longtemps, Ginny, mais elle n'est pas pour autant prête à accepter cet endroit et cet homme et ce qu'il lui claque au visage comme une fatalité.

Elle en a plus qu'assez, Ginny, des fatalités, du dépaysement, des bouleversements. Sa paume se plaque sur son front, ses phalanges crispées dans ses mèches rousses en désordre, et elle ferme les yeux en enroulant son autre bras autour de ses genoux relevés, tentant de trouver un sens à tout ça. Les souvenirs ne cessent de revenir à présent qu'ils ont été titillés et elle revoit ses amis et elle revoit la Lune et ses odieux Enfants et les sombrals s'écroulant les uns après les autres et la grande carcasse amaigrie d'Hagrid et- Protégés ? vocalise-t-elle finalement. Elle est... elle ne sait pas. Atterrée, horrifiée, terrifiée, en colère contre elle-même, contre le monde, contre tout le monde ? Vous nous avez protégés ? C'est pour ça que j'en suis là ? Pour ça que Neville a failli crever ? Sa voix râpe sur chaque mot, mais elle est muette depuis trop longtemps pour se taire encore. Elle ne peut pas dire blessé, elle ne peut pas dire en vie, parce qu'elle n'a pas la moindre idée d'où et comment se porte Neville à l'instant actuel, s'il est encore dans un entre-deux angoissant ou déjà réveillé, elle ne sait pas ce qu'il en est de Luna et d'Emily. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle-même s'est fait déchirer et qu'une alarme raisonne violemment dans ses pensées à cette idée. Protégés, ça lui semble énorme comme terme, ça sonne comme si tout allait bien, comme s'il l'avait sauvée alors qu'il lui crache ensuite qu'elle est pire que morte. Si confuse soit-elle cependant, elle n'en est pas au point d'accuser Rohan et cet homme d'être responsables de ce cauchemar. Parce que c'est elle qui a fait le choix de sortir cette nuit-là et que Ginny n'est pas de ceux qui rejettent leurs responsabilités lorsque les conséquences lui explosent au visage. Mais ce type — elle ne l'aime pas, n'aime pas ce qu'il lui dit, n'aime pas la façon intransigeante dont il le dit, comme s'il n'y avait plus d'alternative, comme si sa vie était ruinée à cause d'une seule maudite nuit. Elle recule instinctivement, sans pourtant lâcher l'inconnu des yeux, comme s'il était une menace. J'ai pas besoin d'être recueillie. J'ai pas besoin d'un- d'un refuge de lycans. Il n'y a pas de dégoût dans sa façon de le dire, lycans. Il ne peut pas y en avoir parce que ce serait trahir toute l'affection portée à Lupin et tout le respect qu'il lui a inculqué à l'encontre d'une parcelle mal jugée de la communauté sorcière, parce que ce serait cracher sur Rohan et qu'elle ne ferait jamais ça. Mais — Je n'en ai pas besoin, j-je ne suis pas des vôtres, martèle-t-elle en le regardant de travers, cet homme qui lui parle de morsure et de Storm's End et de loups à elle qui n'est rien de tout ça. Il n'y a pas de dégoût mais il y a beaucoup de peur et de colère contenues parce que respecter des individus ne l'a pas rendue aveugle à la cruauté de leur condition et qu'elle n'a jamais aspiré à ça. Dis-lui Rohan, plaide-t-elle, se tournant vers lui en quête d'un soutien. Tu me connais toi, tu sais que ce qu'il dit c'est- c'est n'importe quoi. Elle trébuche encore sur ses mots, la blessure à la base de son cou compliquant le dialogue et moquant son déni, mais c'est une griffe qui l'a causée, assurément, parce que des crocs l'auraient définitivement égorgée. J-j'ai été griffée, fair game. Elle peut difficilement démentir ça. Elle peut encaisser ça. ça lui semble gérable et- et c'est une sale punition pour une erreur de jugement qu'elle a commise. C'est elle cette fois qui s'inflige cette déclaration froidement, détachée comme si elle se dépeçait elle-même sans en éprouver la moindre émotion. Elle l'a mérité mérité mérité et c'est la moindre des choses parce qu'il est si douloureux de porter dans son cœur l'image de Neville terrassé et trainé par un loup-garou que des cicatrices à même sa chair à elle sont le moins qu'elle puisse subir pour expier son péché. Mais je n'ai pas été- je ne suis pas- Pas quoi ? La panique enfle et enfle encore et de plus en plus ; elle secoue la tête pour accentuer son refus. Je suis toujours la même, ajoute-t-elle piètrement, comme s'il n'y avait pas toutes ces sensations étranges et ces odeurs qui l'agressent et ces sons qui bousculent son ouïe peu habituée et ce besoin du contact d'un parfait inconnu et ce rejet de celui d'un ami d'enfance et et et. Si quelque chose avait changé (si j'étais devenue un monstre) je le saurais.
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Underneath it all, we're just savages
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HERO • we saved the world
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‹ crédits : shiya.
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‹ âge : 25 ans.
‹ occupation : il s'occupe de James à Storm's End et rattrape tout ce qu'il a manqué en n'allant pas à Poudlard avec les habitants du cottage.
‹ maison : il n'est jamais allé à Poudlard.
‹ gallions (ʛ) : 1190
‹ réputation : il est le filleul de la Ministre qui a subitement fait une réapparition après la guerre.
‹ particularité : un loup-garou, il a été mordu quand il avait dix ans.
‹ résidence : Storm's End.
‹ patronus : rien du tout, il n'a jamais appris à en faire un.
‹ épouvantard : James en train de rire avec ce type qui a tué Sarah.
‹ risèd : probablement lui, en uniforme d'élève de Poudlard.
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ginny édouard rohan
When the snows fall and the white winds blow, the lone wolf dies but the pack survives.
Oh il sent l’animosité d’Edouard. Il la sent très bien et si l’état de Ginny ne l’inquiétait pas autant, nul doute que Rohan l’aurait déjà fait sortir de la pièce pour qu’ils s’expliquent clairement dehors. Mais ce n’est pas important, pas pour l’instant, tout ce qui compte, c’est elle. D’un regard sévère, il regarde l’autre loup remplir un verre d’eau et aider la jeune femme à boire. Bien. « Tu as failli mourir. » Oui, et plus d’une fois. Ses blessures étaient graves, plus graves encore que celles de Sarah, Rohan était dépassé et s’il n’y avait eu que lui, Ginny serait morte. A vrai dire, les plaies de la rousse lui rappellent ses propres cicatrices. Nombreuses, profondes, vestiges d’une sauvagerie et d’une cruauté qui le terrifie. Le Noir s’en est pris à la Weasley comme Claevis s’en est pris à Rohan et à Eddie. Il le voit aussi ça, pas vrai ? « Tu as été inconsciente presque quatre jours. Enfin... cinq, maintenant. Tu te souviens de ce qui s'est passé? Toi et tes amis avez été attaqués par deux loup-garous. » Le ton d’Edouard est étrangement calme, presque trop détaché et les traits du blond s’assombrissent. C’est une autre faculté d’humain qu’il ne possède pas. Maîtriser ses émotions comme l’ancien auror le fait, Rohan en est bien incapable. « Deux loup-garous appartenant à une meute ennemie. Ces deux loup-garous vous ont attaqués mais Rohan et moi étions là et nous vous avons... protégés en les mettant en fuite. » Attends, quoi ? Rohan ouvre grand les yeux et les pose sur Edouard. C’est faux. C’est faux, c’est complètement faux. Ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Il ne peut quand même pas avoir tout oublié ? Il ne peut quand même pas ne pas s’en être rendu compte ?
Non, il sait ce qu’il a fait. Mais il ment. « Il n'y a pas de bonne manière de t'annoncer ça, Ginny. La Morsure te tue ou te transforme. Tu n'es pas morte, ça signifie donc que tu es désormais une louve-garou comme nous deux. » Rohan a envie de vomir. A aucun moment, il ne compte dire que c’est lui qui l’a mordue ? « Tu peux rester ici autant que tu le voudras. Storm's End est ouvert à tous les loup-garous de la Renaissance du Phénix. Est-ce que tu as compris ce que je viens de t'expliquer ou est-ce que tu veux que je te le répète? » Parce qu’il l’a prend pour une sombre idiote, en plus de lui mentir ?

De mentir à Ginny ? Celle qu’il a Mordue, celle qu’il a Créée ? Il ose ? Il OSE lui cacher sa part de responsabilité ? Rohan a les poings serrés si fort que ses épaules tremblent. Il va le frapper. Il va lui foutre son poing sur la gueule jusqu’à lui faire regretter d’avoir prononcé ces mots. Il s’était douté que ce serait difficile pour Edouard, qu’il n’avait pas la moindre idée de comment être un créateur, encore moins un bon, mais ça ? Non, ça, Rohan ne peut pas l’accepter. Eddie lui donne envie de vomir. Il pense la préserver en lui cachant la vérité ? Que croit-il, que le lien qui le pousse vers Ginny est à sens unique ? Qu’elle ne sent pas déjà qu’elle a besoin de lui et que le moindre rejet de sa part pourrait tout simplement lui être fatal dans sa condition ? Rohan ouvre la bouche, en faisant de son mieux pour se maîtriser, prêt à dire à Edouard de sortir, tout de suite. « Protégés ? » fait alors Ginny et il se ravise. « Vous nous avez protégés ? C'est pour ça que j'en suis là ? Pour ça que Neville a failli crever ? » Voilà. Tu es content, Eddie, avec tes ignobles mensonges ?
Rohan va vraiment finir par gerber. Ils ne les ont pas protégés, non. Ils ont essayé, mais Helvar était trop faible à cause de la potion et le Noir était incontrôlable, à cause d’Edouard. Ils ne les ont pas protégés, ils ont misérablement tenté de mettre les deux intrus en fuite et se sont juste pris une putain de branlée. « J'ai pas besoin d'être recueillie. J'ai pas besoin d'un- d'un refuge de lycans. Je n'en ai pas besoin, j-je ne suis pas des vôtres. » Oh, non. La gorge de Rohan se serre et il ferme les yeux un instant, se concentre sur sa respiration, parce que s’il ne fait pas ça, il explose le crâne d’Eddie sur le montant en bois du lit.

Comment pourrait-elle accepter sa nouvelle condition, quand son propre Créateur nie en être la cause ? « Dis-lui Rohan, » Lui dire quoi ? Que c’est un idiot ? Qu’il le déteste et le méprise pour ce qu’il vient de faire ? « Tu me connais toi, tu sais que ce qu'il dit c'est- c'est n'importe quoi. » Il ouvre les yeux et darde sur elle un regard tellement désolé. Parce qu’il ne sait pas mentir lui, il ne peut pas lui mentir, il en est incapable, il refuse de baser la nouvelle existence de Ginny sur le moindre mensonge. « J-j'ai été griffée, fair game. » Si seulement, oui, si seulement. Mais là-dessus aussi, le Noir est comme Claevis, il ne fait pas les choses à moitié. « Mais je n'ai pas été- je ne suis pas- Je suis toujours la même. Si quelque chose avait changé je le saurais. » Il peut partir ? Courir, loin, se briser les phalanges contre un arbre et revenir ? S’il reste là, il va imploser.
Il veut dire à Ginny que c’est Edouard qui l’a mordue.  Il veut lui dire que son créateur est un idiot et un menteur et un lâche, mais qu’elle est parfaite, qu’elle est forte, qu’elle va traverser ça comme une chef et qu’il apprendra à Eddie à ne plus être un con avec ses poings s’il le faut. Rohan inspire profondément et se retient d’attraper la main de Ginny parce que son rejet, il l’a senti très clairement. « Tu n’as pas seulement été griffée, » murmure-t-il doucement, d’une voix rauque. Il lance un regard sombre à Edouard, le maudit de le mettre dans une telle situation. « Je suis désolé Ginny, mais c’est une morsure, » fait-il en désignant son cou.

Il ne voit pas comment il peut lui dire ça plus aimablement, plus gentiment, comment être plus prévenant. Il faut qu’elle comprenne, il faut qu’elle accepte. Il ne laissera pas Ginny finir comme Eddie. « Tu le sens, pas vrai ? » demande-t-il en posant une main sur le lit, près de la sienne, sans la toucher. « Tu es toujours Ginny, la même Ginny, bien sûr mais—mais plus seulement. Il y a quelque chose d’autre, là, » fait-il en tapotant sa propre tempe d’un index. « Quelque chose qui a besoin que tu l’acceptes. » Il est concentré sur elle, seulement sur elle et n’accorde même pas un regard à Edouard.

« Je suis désolé, on a essayé d’aider, on a vraiment essayé, ça ne devait pas se passer comme ça. » Il ne mentira pas pour lui. Même par omission, il ne laissera pas Ginny penser que son créateur est quelqu’un d’autre, il refuse de lui mentir maintenant. Il croit quoi ? Que ce sera mieux pour elle d’apprendre la vérité plus tard ? Qu’elle ne le détestera pas plus encore de lui avoir menti ? « Je n’ai pas réussi à me débarrasser des intrus assez rapidement pour arrêter Edouard. Je suis désolé, » murmure-t-il sincèrement, la voix un peu tremblante.

Il regrette tant d’avoir pris cette potion.   

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Screaming in the dark, I howl when we're apart
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ âge : vingt-huit
‹ occupation : à Azkaban.
‹ maison : poufsouffle
‹ scolarité : 1986 et 1993.
‹ baguette : mesure trente centimètres virgule cinq, est composée de bois de chêne et contient un crin de licorne. Elle est inflexible et rigide comme son propriétaire.
‹ gallions (ʛ) : 1323
‹ réputation : j'ai été injustement envoyé à Azkaban. Mon crime? Avoir été mordu et être devenu loup-garou.
‹ particularité : un loup-garou depuis avril 1998. Je suis en triumvirat avec Amelia Cartwright, un lien émotionnel qui nous unit et nous permet parfois de partager nos pensées.
‹ faits : je suis un loup-garou, un ancien Auror bouffé par la culpabilité d'avoir vu ma famille et mes anciens amis décimés autour de moi. J'ai été défiguré à vie par mon Créateur et je me soumettais tous les jours à un sortilège d'Illusion pour cacher les dégâts. J'ai perdu un oeil dans l'affaire. J'ai fatT partie du groupe qui a attaqué Saint-Mangouste et me suis rendu compte de l'horreur de la situation trop tard. Je suis le loup-garou qui a mordu Ginny Weasley. Je suis actuellement à Azkaban à cause de ça et de l'attentat de Saint-Mangouste, même si la rumeur est que le juge m'a plus puni pour ma nature que pour mes crimes.
‹ résidence : dans une cellule d'Azkaban, que je partage avec Aramis Lestrange.
‹ patronus : un ours
‹ épouvantard : les corps massacrés de mes proches, détruits par la Bête qui m'habite.
‹ risèd : moi tel que je l'étais avant, libre de l'influence du loup en moi.
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Il comprend tout de suite ce qui se passe du côté de Rohan et si ça ne tenait qu'à lui, il le plaquerait au mur pour lui expliquer deux-trois trucs sur sa part de responsabilité mais aussi sur le tact. C'est pas en disant à Ginny que c'est lui qui l'a mordu qu'elle va mieux accepter sa condition, au contraire. Et puis... et puis lui-même a du mal à y croire. C'est lui qui l'a mordue. Il n'est pas mieux que son propre Créateur — Claevis, ou whatever the hell his name was. Il n'est pas mieux que lui, il est tout autant un monstre que lui, il est même pire parce qu'il sait, ils savent tous les deux, pourquoi Ginny a été ciblée. Mais ce n'est ni le lieu, ni le moment, de le lui dire. Si ça ne tenait qu'à lui, Édouard attendrait qu'elle soit entièrement remise pour tout lui expliquer; mais l'heure tourne. Les loup-garous savent ça mieux que tout le monde, l'heure tourne et chaque jour est un jour qui les rapproche de la nouvelle lune, la première de Ginny. Et malheureusement, elle ne peut pas y aller avec un bandeau sur les yeux.
« Protégés ? Vous nous avez protégés ? C'est pour ça que j'en suis là ? Pour ça que Neville a failli crever ? » Édouard ne répond pas. Inutile, après tout, parce qu'il porte déjà sa culpabilité sur ses épaules comme le poids du ciel; oui, ils les ont sauvés d'une mort certaine mais non... ils ne les ont pas vraiment protégés. Au contraire; il est même l'artisan de la destruction de Ginevra Weasley et de ça, il ne se pardonnera jamais.

« J'ai pas besoin d'être recueillie. J'ai pas besoin d'un- d'un refuge de lycans. Je n'en ai pas besoin, j-je ne suis pas des vôtres. » Il comprend ce sentiment, parce que lui-même a détesté le simple concept de Meute quand il a rejoint les Belliqueux, les Loups, et qu'on le traitait comme si ils faisaient tous partie d'une vaste famille, qu'on parlait meute et appartenance et monstruosité non choquante. Il comprend ce sentiment et il le déteste, encore aujourd'hui, parce qu'il déteste la Bête. Mais il ne peut pas nier que Rohan est son frère et le sera pour toujours, que June est une Alpha et que la Meute... existe. Existe et est importante. « J-j'ai été griffée, fair game. » Il ne parle toujours pas. Il y a un étrange calme qui s'est installé en lui. Quelque chose à laquelle il n'est pas habitué. Mais il sait que ça va être dur et contrairement à Rohan qui ne peut pas fermer sa putain de gueule, il veut aborder ça avec calme et patience, pas comme on le lui a fait à lui, en le mettant au pied du mur, en lui disant qu'il était loup-garou et que du coup, il n'avait plus aucun droit, qu'il devait démissionner et qu'il avait perdu, tout perdu dans l'affaire. « Mais je n'ai pas été- je ne suis pas- Je suis toujours la même. Si quelque chose avait changé je le saurais. »

Édouard ne dit rien. Il sent le regard de Rohan sur lui, noir et pesant et sombre, et il a envie de lui arracher les yeux, de sauter au-dessus du lit et de se battre. « Tu n’as pas seulement été griffée. Je suis désolé Ginny, mais c’est une morsure. » Il ne dit rien, il se promet de ne rien dire. Il se promet et ses doigts s'enfoncent dans le matelas là où ses mains sont posées, sur le bord. Il sent déjà la colère affluer parce qu'il connait Rohan. Rohan n'est pas un connard, c'est même quelqu'un de très bien. Mais qu'est-ce qu'il peut être con parfois, c'est simple d'oublier. C'est simple d'oublier qu'il est plus bête qu'humain et qu'il considère les simples hommes comme des êtres à part. Qu'il ne sait pas, ne peut pas, mentir et qu'il ne comprendra jamais quelque chose d'aussi simple que le tact.

« Je n’ai pas réussi à me débarrasser des intrus assez rapidement pour arrêter Edouard. Je suis désolé. »

Il n'a même pas besoin de le regarder pour sentir le reproche sous-jacent, le même qu'il lui lance à la gueule dès qu'il le peut. Sur le fait qu'il n'accepte pas sa condition et qu'il n'accepte pas qu'il ait mordu Ginny, et que ça va avoir des conséquences horribles sur elle. Il n'a même pas besoin de le regarder pour comprendre. Il le sait.
Les yeux de Ginny se tournent vers lui, avec toute l'horreur de la soudaine réalisation qu'il est son Créateur. Édouard se lève abruptement, s'écarte, les poings serrés le long du corps; la seule raison pour laquelle il ne se jette pas sur Rohan, c'est l'étrange calme qui, toujours, est en lui, a pris contrôle de lui. Et aux questions effrayées dans les yeux de Ginny, il répond: “ Yes. I was the one to turn you. ” Et sa voix, toujours, est détachée, calme, s'abat comme une épée. Il tourne les yeux vers Rohan, puis de nouveau vers Ginny. “ Je ne sais pas quoi dire... si ce n'est que tu auras toujours un refuge ici. Mais que tu dois accepter cette réalité. Plus rien... plus rien ne sera plus jamais comme avant, pour toi ou pour Neville. Il a seulement été griffé, rajoute-t-il précipitamment, et il va bien. Il est stable. Il s'inquiète pour toi. Il faut- il faut que tu te concentres sur ton rétablissement et que tu te reposes. ” Un pause. “ Je suis désolé, ” rajoute-t-il, sincèrement et piteux, se promettant une nouvelle fois de ne pas regarder Rohan. Il n'expliquera pas à Ginny la véritable raison pour laquelle il n'avait aucun contrôle cette nuit-là, jamais; il est prêt à prendre le blâme, si il n'a que ça à payer.

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There are a hundred things he has tried to chase away the things he won't remember and that he can't even let himself think about because that's when the birds scream and the worms crawl and somewhere in his mind it's always raining a slow and endless drizzle.
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GINEDHAN + never meant to start a fire

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