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sujet; LUNEVRA + i can't drown my demons
MessageSujet: LUNEVRA + i can't drown my demons   Lun 19 Sep 2016 - 2:39

HERO • we saved the world
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‹ crédits : av: praimfaya. ; gifs: veronicsalodge, holdingaheart.
‹ dialogues : sienna.


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‹ âge : 22 ans (onze août).
‹ occupation : mère à temps plein.
‹ maison : gryffondor.
‹ scolarité : 1992 et 1999.
‹ baguette : uc.
‹ gallions (ʛ) : 1600
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Luna & Ginny
they know how to swim
Sorrow found me when I was young. Sorrow waited, sorrow won. Sorrow they put me on the pill, it's in my honey, it's in my milk. Sorrow's my body on the waves, I live in a city sorrow built. Don't leave my hyper heart alone on the water, cover me in rag and bone sympathy.

10 septembre. Rêves agités, encore, toujours. Mais ce ne sont plus les mêmes, depuis que les blessures laissées par Œil de Loup ont été soignées. Non— Edouard. C'était Edouard. Il n'y a plus de raison de se voiler la face à présent, c'est l'allié, celui qui l'a fait choir, celui qui a impitoyablement volé une part de son existence. La magie révoltée par son existence et tout à la fois par son absence s'est apaisée, soins approfondis aidant, et ce quelque chose de sauvage qui rugissait au creux de son palpitant s'est tu. Elle ne le perçoit plus. Elle croit (ou veut croire ?) que tout est comme avant, Ginny, et le craint tout à la fois. Elle est perdue, au fond d'un gouffre d'où il lui semble se débattre en vain.

Ce matin, elle a étudié l'aspect de son dos pour la première fois. Les guérisseurs lui avaient strictement interdit de s'y confronter, de peur que le choc n'aggrave son état à peine stabilisé, mais Ginny n'a jamais été douée pour suivre les règles imposées (et vois où ça t'a menée, petite sotte). Elle a convaincu Luna et Emily de l'aider a quitter son lit. C'était la deuxième fois seulement depuis le début de sa convalescence ; sa gorge est encore irritée comme une fournaise et endolorie et elle peine à en tirer des sons, mais elle avait besoin de savoir. Bras supplémentaires aidant elle a rejoint la salle de bains attenante à sa chambre et, grâce à un jeu de miroir, a pu contempler cette surface autrefois lisse et désormais couturée de cicatrices sur chaque centimètre de peau. Ginny l'a observé avec beaucoup de fatigue et un zeste de détachement mais surtout, une majorité de dégoût. Tout sauf de la surprise, car elle s'y attendait. Le loup a achevé le tableau entamé par Malfoy sur la toile éventrée qui court de sa nuque à ses reins ; coups de griffes, de crocs et creux noueux aux endroits où des bouchées de chair ont été arrachées. Elle en a eu la nausée et la remontée de bile a léché sa trachée comme une langue de feu, là où la Créature l'a ouverte d'un coup de patte dévastateur.

Mais tout s'emmêle. Tout ce qu'elle a refoulé, tu, étouffé. Tout se relie et s'imbrique en un entrelacs immonde, convulse et menace d'exploser sous peu, décadence amorcée. L'animal a la haine de Nott Sr et la cruauté de Jr et il susurre de ce timbre qu'employaient les mangemorts que ce qu'elle subit, elle le mérite et bien plus encore. Il joue avec son corps amoché avec l'absence de délicatesse de Pansy et clame à la Lune qu'il vient d'étendre son territoire, qu'elle est un objet entre ses pattes assassines. Rien n'a de sens et la fièvre la terrasse. Ginny est lasse, lasse de ces nuits qui n'en finissent pas, de ces jours qui n'en sont pas tant les heures se mêlent, de la fatigue pesante qui l'assomme à tout instant sans jamais lui offrir le luxe d'un repos réel. On limite le nombre de potions à lui faire avaler au strict minimum ; la déchirure de son cou est soignée en externe et une poche accrochée à son poignet par une aiguille déverse à un rythme régulier une série de produits parmi lesquels des antidouleurs trop peu efficaces, des régénérateurs de sang et d'autres qu'elle ne reconnait pas ; mais il n'y a pas de Potion de Sommeil Sans Rêve dans le lot, c'est certain. Pity.

Ne supportant plus la position qu'on lui fait conserver depuis des jours — sur le ventre, calée sur des oreillers et le dos à l'air — elle gesticule jusqu'à parvenir à pivoter sur un côté. Les conséquences se font aussitôt sentir : le déplacement se répercute dans tout son corps, ses membres sollicités en vibrent de douleur et la tête lui tourne l'espace d'un instant. C'est inconfortable et elle regrette déjà de s'être déplacée mais son enveloppe lourde, gourde, ankylosée le réclame, alors elle persiste et cherche une position un tantinet acceptable avec de s'immobiliser, essoufflée comme au terme d'un marathon. Dans le lit accolé au sien, une silhouette à la chevelure blonde se découpe dans la pénombre. C'est souvent tantôt l'une des filles, tantôt l'autre, et elle tire réconfort de leur présence alternée ou simultanée, bien que Neville laisse un vide indicible en demeurant aux abonnés absents. « Lou, tu dors ? » souffle-t-elle tout bas, réticente à l'idée de la réveiller mais désespérément en quête de quoi que ce soit sur quoi fixer ses pensées pour fuir la lourde fatigue qui menace de la happer. Elle ne veut pas dormir. Elle ne peut pas, pas avec cette main chimérique qui l'attrape par le cou et tente de l'étrangler dès qu'elle ferme les yeux, cette étreinte de Mort qui la poursuit. Elle voudrait se rouler en boule comme une petite fille, se cacher sous la Cape d'Invisibilité du troisième fils du conte de Beedle pour échapper à ses tourments, mais elle ne peut fuir ses démons. Alors peut-être, juste peut-être... pour la première fois depuis longtemps, Ginny songe à les affronter. A les extérioriser pour les réduire en un tas de poussière inoffensif. C'est ce que disait papa, quand son souvenir ne se centraient pas sur une carte odieuse faisant tourner en boucle ses cris d'agonie le jour de son exécution, offrande de Pansy. Que les mauvais rêves perdent leur pouvoir dévastateur quand on les révèle à haute voix. Et qui d'autre que Luna, really ? Elle a été sa confidente occasionnelle lorsque Ginny la croyait morte et qu'elle lui apparaissait en se faisant passer pour une hallucination. Alors ça ne peut être qu'elle, même si tout semble plus difficile à formuler, à présent qu'elle n'est plus une entité rêvée mais bien une compagne vivante. Sa main se tend et le geste est incroyablement éprouvant, mais elle serre les dents, même quand une larme perle au coin de son œil, sous l'effet de la pression et de la pesanteur. Ses doigts effleurent le pyjama épais, au niveau du ventre, là où le tissu réchauffe un enfant à naître. Et c'est la vie, et c'est l'espoir, et presque malgré elle Ginny sourit dans sa détresse.
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‹ dialogues : bleu (luna - #669999) ; rosé (marie - #cc6666).


‹ âge : (depuis le 13/02/04) 23
‹ occupation : aventurière dans l'âme, souvent bénévole, étudiante par correspondance et mère à plein temps.
‹ maison : Serdaigle
‹ scolarité : septembre 1992 et décembre 1997.
‹ baguette : mesure 25, 8 centimètres, a été taillée dans du bois de sorbier et son cœur recèle un ventricule de dragon.
‹ gallions (ʛ) : 8059
‹ réputation : je suis différente ; même je ne suis plus aussi loony qu'auparavant.
‹ particularité : douée d'un sixième sens tel qu'on me soupçonne d'avoir le troisième œil.
‹ faits : Marie n'est plus ; que je me réhabitue à mon nom, mon visage et ma vie d'autrefois, tant bien que mal ; que les conséquences d'une année et demie volée sont rudes ; que je crois en Harry Potter depuis toujours ; que je suis une héroïne de guerre ; qu'il me manque du bon sens et une part d'humanité ; que je ne pourrais pas survivre sans ma fille, Lesath, ni son père, Rolf Scamander, à mes côtés ; que notre famille détonne ; que je suis l'une des sacrifiés scolaires de la guerre ; que Lesath est atteinte du syndrome Rosier.
‹ résidence : dans cette drôle de demeure du Devon, en forme de tour d'échecs, avec Rolf et notre fille, Lesath. Autrefois musée du gouvernement, aujourd'hui réhabilitée, elle s'élève toujours aux abords de Loutry-Ste-Chapsoule.
‹ patronus : un sombral, après de nombreuses métamorphoses (le lièvre et le panda ont été les plus marquantes).
‹ épouvantard : une forme prostrée dans un sous-sol tantôt calciné, tantôt humide (représentation d'un retour en arrière inéluctable, sans Lesath, sans Rolf, sans ceux qui comptent pour moi).
‹ risèd : une longue chaine dorée, sertie de six pendentifs très particuliers.
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Ginny WeasleyI wanna hide the truth, I wanna shelter you but with the beast inside there's nowhere we can hide. no matter what we breed, we still are made of greed. when you feel my heat, look into my eyes, it's where our demons hide.
Lumière, obscurité. Ces derniers jours se sont déroulés comme dans un rêve : sans aucune logique ni la moindre temporalité. Elle a même déjà oublié son arrivée chaotique à Storm's End, Luna ; cette dernière effacée par un sommeil souillé par la rage des Acromentules de Mosag et la férocité de quatre loups-garous confus. De cette journée-là ne subsistent vraiment que le regard brisé de Neville et les mains tendres de Rolf dans la mémoire de Lovegood. Ensuite... Elle ne se rappelle plus très bien : tout s'est déroulé comme si elle ne s'était jamais réveillée, son esprit ne parvenant pas à déchirer le voile trouble imposé par la dernière pleine lune. Et la culpabilité. Elle a passé son temps à errer dans ce cottage, sans trop savoir quoi faire, parcourant les lieux avec un désintérêt flagrant. Bien sûr, les tapisseries étaient superbes mais Luna ne parvenait pas à éprouver le moindre enthousiasme en observant ces dernières. Merlin seul savait que ce genre d'atrocités décoratives étaient de très bon goût pour Luna, d'habitude, mais là, elle n'arrive pas à en apprécier les nuances et les formes, la frustration de ne pas pouvoir les modifier à sa guise d'un sortilège faisant croître son indifférence froide à mesure que le temps passait. Elle ne réussit pas à se sentir à l'aise dans cette maison puisqu'elle ne parvient pas non plus à assimiler la tendresse et la convivialité se dégageant des murs au visage de son propriétaire. Tout ce qu'elle voit, c'est un masque blême et ensanglanté, nouveaux faciès pour la dame en Noir et à la Faux impitoyable. Dans le salon, la cuisine, les chambres, avec les autres personnes présentes ou seule, Luna erre consciencieusement tout en évitant de croiser le regard des deux hommes qui gravitent plus souvent qu'elle, ou Emily, ou même Neville autour de Ginevra.
Ils veillent sur elle, et les autres gardent toujours un œil sur lui, et Luna a de plus en plus le sentiment que la pleine lune lui a retiré ses deux meilleurs amis.
Ils sont toujours en vie et pourtant, Luna sait que les griffes et les crocs lycans leur ont retiré quelque chose que rien ni personne ne pourra jamais leur rendre. Elle erre mais Luna fait de son mieux pour ne pas leur donner l'impression qu'elle les abandonne. Des bras réconfortants autour de Neville lorsque celui-ci ne s'enfuit pas à son approche, elle lui offre sa simple présence parce qu'elle sait qu'il ne veut pas de son réconfort, rongé par la culpabilité. Elle redouble d'attentions pour Ginny en dégageant ses mèches de cheveux, en caressant son visage, les nuits où c'est elle qui la veille. Plus que Longbottom, la rousse combat des démons qui restent désespéramment invisibles à la vision habituellement clairvoyante de Luna pour les choses inexistantes. Aujourd'hui plus que jamais, la blonde cache son trouble derrière cet air détaché et éthéré qui la caractérise tant.

Cette nuit, c'est différent, elle le sait, elle le sent. Luna ouvre les yeux avant même que la rousse n'esquisse un premier mouvement. Immobile, Lovegood tend l'oreille, s'apprête à réagir si Ginny le demande. Seulement si elle le lui demande. « Lou, tu dors ? » Un maigre sourire s'inscrit sur les lèvres de la blonde : elle a envie de lui dire qu'elle a toujours l'impression de dormir, depuis qu'elle est ici, sauf lorsqu'elle est réveillée. Mais Luna pince ses lèvres fermement pour garder le silence. Elle est réveillée, elle est en vie, Ginny n'est pas morte. Luna ne peut pas lui dire qu'elle a vraiment l'impression de ne pas dormir que lorsqu'elle a les yeux ouverts, lorsqu'elle parle, lorsqu'elle bouge. Lovegood ne peut pas lui révéler qu'elle n'a jamais l'impression d'être aussi lucide de tout ce qui l'entoure que lorsque c'est le regard de la rousse qui la couve. Il a changé. Elle ne peut pas lui dire qu'il a changé : ce serait donner trop d'importances aux monstres qui la rongent. « Non, »  répond simplement la sorcière lorsque la paume de la convalescente vient épouser la courbe de son ventre. Se redressant légèrement, Lovegood brise le contact pour attraper le linge humide se trouvant dans un récipient rempli d'eau, ignore à dessein les petites licornes mouvantes tout le long de la faïence pour le tordre et l'amener jusqu'au visage de la rouquine. Tendrement, elle dégage quelques mèches du front de Ginny avant de le lui tamponner, uniquement satisfaite de son travail une fois toutes les perles de sueurs effacées du visage pâle de son amie. « Il y a des Joncheruines dans la pièce, » lui souffle-t-elle sur un ton conspirateur après avoir replacé l'éponge dans l'eau. Doucement, Luna se rapproche le plus près possible de Ginny avant de se rallonger sur son flanc, face à elle, la tête contre le creux de son bras. Elle n'hésite pas à reprendre la main gelée de la jeune femme pour entrelacer leurs doigts et les laisser reposées entre elles deux, entre leur ventre. « Je suis désolée de n'avoir pas pu les tenir éloignés de toi, Gin. » Elle aurait aimé pouvoir maintenir le ton mystérieux emprunté quelques secondes auparavant mais elle échoue lamentablement, l'air sombre. Luna est surtout désolée de ne pas avoir réussi à tenir les loups éloignés de Neville et elle. La culpabilité la ronge, un peu, tout le temps, parce que ce sont ses montures qui les ont amené sur le territoire des loups-garous. C'est elle qui avait pensé loin des mangemorts et non pas loin du danger, en guidant les Sombrals hors de portée du nid d'Acromentules, l'autre soir. Elle presse un peu plus sa paume contre celle de Ginevra pour s'excuser sans avoir à prononcer les mots. Elle serre assez fort pour lui faire comprendre qu'elle est là, qu'elle reste là et ne partira jamais, qu'elle veillerait toujours sur elle, même si elle n'est plus le seul être lunaire à le faire désormais. Luna se pince les lèvres avant d'offrir un sourire rassurant à Ginny dans la pénombre. C'est rassurant, de sentir la peau tendue de son ventre contre leurs mains jointes, si proche de la chaleur rassurante que dégage l'ancienne Gryffondor. Même si elle erre depuis des jours, à se sentir inutile, effrayée par le changement, elle voit dans le regard de Ginny qu'elle aurait toujours sa place auprès d'elle. Elle sait que la jeune femme la chercherait toujours du regard, viendrait toujours panser ses plaies et ses peines avec elle, quoiqu'elle dise ou quoiqu'elle fasse. C'était suffisant pour ne pas avoir l'impression de ne pas savoir quoi faire, d'être inutile, paralysée, face à tous les bouleversements qu'elle et Neville traversaient, sans pouvoir vraiment les comprendre. Elle comprendrait toujours Ginny et Neville tant qu'ils le lui permettaient : c'est la promesse qu'elle s'est faite, Luna, le jour où ils avaient tous les trois fait renaître de ses cendres l'AD, à Poudlard. C'est la promesse dont elle se souvient, Luna, lorsqu'elle lui demande : « Qu'est-ce qui ne va pas ? » Elle fera toujours tout pour apaiser les maux de Ginny, comme avant. Elles avaient déjà affrontés bien des obstacles : ce ne serait pas une morsure qui viendrait se mettre entre elle et son amie, maintenant.

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AND SO WE STOOD TOGETHER JUST LIKE THAT, AT THE TOP OF THAT FIELD FOR WHAT SEEMED LIKE AGES, NOT SAYING ANYTHING, JUST HOLDING EACH OTHER; WHILE THE WIND KEPT BLOWING AND BLOWING AT US, TUGGING OUR CLOTHES, AND FOR A MOMENT, IT SEEMED LIKE WE WERE HOLDING ONTO EACH OTHER BECAUSE THAT WAS THE ONLY WAY TO STOP US FROM BEING SWEPT AWAY INTO THE NIGHT.


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