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sujet; THEODRARIA + sitting on a fence
MessageSujet: THEODRARIA + sitting on a fence   Jeu 25 Aoû 2016 - 4:59

PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ inscription : 13/09/2013
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‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11757
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
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Theodraria

The day can come when you get old and sick and tired of life, you just never realize. Maybe the choices you made wasn't really right.
29 AOÛT 2003 & THEODORE & ASTORIA


« Malfoy. » La voix grince. Comme le font toutes les voix qui l’entourent, depuis la mort de Potter. Ou devrait-il penser fausse mort ? Malfoy accorde une seconde à la réflexion, avant de rayer la notion de son esprit. Non. Potter est bel et bien mort, juste sous ses yeux, ce fameux soir. Une première fois. Et qu’importe que Granger et son Retourneur de Temps aient été ramenés à temps — car Draco garde tatouée sur la rétine l’image de son regard vidé de son essence, de son corps avachi privé d’âme. Et qu’importe que le défunt ait été repêché du passé, arraché à son sort néfaste, car perdurent les réminiscences de l’instant où son palpitant a suspendu sa course, sous le choc des effets de la pierre de pouvoir. Une seconde fois, avant de se remettre à battre. Et il reste de marbre, Draco, figé dans une posture placide et détachée tandis que pleuvent sur lui les reproches et les regards lourds, les accusations tantôt muettes, sous-jacentes, éreintes, tantôt agressives, ivres de rage, abruptes, ponctuées de coups et de sorts vicieux. Tu aurais dû mourir à sa place, c’est ce qu’ils lui hurlent tous, mais leur haine n’est pas la raison pour laquelle il s’extirpe en sueur des cauchemars au creux desquels il ressasse ces scènes chaotiques, nuit après nuit, et s’arrache au matelas drapé de l’aura glacial des Détraqueurs. Elle glisse sur sa nuque droite et son regard indifférent, leur rancœur, puisqu’elle n’est rien à côté de la terreur ressentie à l’idée d’avoir échoué à protéger les êtres qui lui sont chers, échoué à préserver l’un de ses rares alliés.

Mais Potter est vivant. Ce bâtard a encore échappé aux serres impitoyables de la Mort et il ressent une satisfaction malsaine, Draco, à être dans le secret tandis que d’autres s’apitoient encore, se vautrent dans leur deuil. Alors, face au Phénix qui le darde de son air ombrageux, assassin, en lui souhaitant mille souffrances, le blond ne tente même pas de contenir le rictus goguenard qui fait frémir sa lippe et dévoile ses incisives étincelantes. Pas une trace de la repentance, de la culpabilité que l’autre cherche en lui. Le résultat est immédiat : le rebelle serre avec force les poings qu’il voudrait sans doute lui éclater sur la gueule. Et l’ancien mangemort de fermer d’un mouvement sec le carnet moldu sur lequel il griffonne les corrections d’une stratégie d’attaque — paré à enfoncer la baguette dans la plaie. « Abrège et disparais, les documents classés ici sont confidentiels », qu’il susurre de sa voix trainante, caractéristique. Là où les autres rugissent, le Conseil jubile (majoritairement du moins) de savoir le Lord dupé par le décès feint de son ennemi, et sa garde enfin baissée. Alors forcément, le traitement de Draco s’en ressent, accentuant l’incompréhension de la plèbe outrée par les responsabilités et permissions qu’on commence à lui accorder.

Elles sont minimes pourtant, ses permissions. Une chambre spartiate et le droit de voir son fils et sa mère, Pansy et les jumelles. Isolement le reste du temps, car manger dans la Grande Salle lui permettrait de voir les visages des Phénix et ça, ils ne peuvent le permettre. Pas alors qu’il ne sait déterminer si oui ou non le Mage Noir use de sa voyante de cousine — sa chair et son sang — dans le but de le débusquer. C’est tout ce qu’il lui faut, cela dit. Il perdrait l’appétit s’il lui fallait partager les repas de cette bande d’arriérés. Il n’est pas là pour se faire aimer, Draco ; seulement pour protéger les siens. Et il n’a besoin de personne, car ceux à qui il compte rester loyal sont à des lieux d’ici, laissés derrière, par la force des choses. « Un paquet de la part de Kingsley », crache l’autre en lui enfonçant ledit pack dans l’estomac. Malfoy l’arrache à sa prise et d’un mouvement du menton, lui désigne la sortie. « Livraison reçue. Tu peux retourner à tes basses besognes, sous-fifre. » Il défie, abuse de ces instants rares où il se sent presque intouchable, parce qu’en odeur de sainteté. Ça jacte, ça aboie, ça ne mord pas, ça plie : bientôt la porte claque et l’animal furieux s’en va lécher ses plaies ailleurs, mais Malfoy ne s’accorde pas le temps de savourer cette infime victoire. Ses doigts pillent, déchirent, éventrent le coli, fébrile. A l’intérieur, trois objets (pièces moldues, rondes et plates) enroulés dans un bout de parchemin sur lequel figure un simple : allers-retours, aucune escale autorisée.

Kinglsey a validé sa requête et à la vue de la récompense tant espérée, il sent se relâcher le nœud qui lui obstrue la gorge depuis des semaines. Il peut enfin se confronter aux amis d’hier, trahis, délaissés sans une explication. En un instant, ses effets sont rassemblés, la stratégie achevée en dernière minute pliée sous forme d’origami et envoyée à travers les couloirs en direction des rebelles prêts à partir en mission ; en plus de travailler à des heures indues, il ne tarde jamais trop, intervient en dernière minute afin de limiter les risques qu’une vision ne dévoile à l’ennemi les plans dont il a connaissance. Quelques minutes plus tard, le jeune homme se cloître dans son antre, s’accorde un instant pour dissimuler deux des portoloins reçus puis, enfin, active le dernier d’entre eux.

Le sol se dérobe sous ses pieds, le décore se voile et se fond dans des tâches de couleurs indistinctes, sensations familières. Moquette, sous lui, qui se fait tangible, étouffant tout son. Autour de lui, un espace familier et étranger à la fois : le lieu de rendez-vous, son ancien appartement. Une seconde lui suffit à embrasser la situation ; face à lui, Nott. A sa gauche, l’âtre de la cheminée, dont s’extirpe une silhouette féminine non prévue au programme. Les réflexes de guerre prennent le dessus lorsqu’elle fait mine de tourner la tête pour épousseter les cendres agglutinées sur sa tenue, menaçant de le remarquer : en un battement de paupière il l’agrippe par derrière pour l’immobiliser ; sa baguette se retrouve contre la jugulaire battante de l’intruse, l’autre main se plaque sur sa bouche pour obstruer tout cri potentiel. Il connait bien, trop bien, le corps pressé contre son torse. Astoria. La stupéfaction laisse rapidement place à une colère dirigée vers son ancien comparse. Nott l’a piégé ? « Explique-toi ! », qu’il claque, à l’attention de Theodore. Pourquoi n’avoir pas verrouillé la Cheminée pour prévenir tout incident ? Pourquoi recevoir Astoria Greengrass aux petites heures du jour ? C’est assurément un fait exprès ; tout son être hurle à la trahison.

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.


Dernière édition par Draco Malfoy le Lun 26 Sep 2016 - 14:27, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: THEODRARIA + sitting on a fence   Jeu 25 Aoû 2016 - 9:45

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‹ liens utiles :
rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton, hwan ft. vernon choi, jay ft. gong yoo, hiram ft. abel tesfaye, adidja ft. reece king.


‹ âge : vingt-quatre ans. (21/06)
‹ occupation : un ancien langue-de-plomb, désormais un Mangemort en fuite.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1991 et 1998.
‹ baguette : m'a été rendue par Mafalda. Vingt-deux centimètres virgule trois, ventricule de dragon (boutefeu chinois) et bois de chêne rouge.
‹ gallions (ʛ) : 1827
‹ réputation : je suis un déchet, un étudiant qui a un jour été prometteur, et n'est plus que l'ombre de lui-même.
‹ faits : j'étais un Mangemort défectueux, déterminé mais sans passion. J'ai été capturé par Blaise et Draco peu avant la Bataille et ai passé deux mois dans les cachots de Poudlard à additionner les crises de manque et quelques crises cardiaques sympathiques, dues à mon addiction à l'Orviétan (Excess).

J'ai été condamné au Baiser du Détraqueur quelques jours avant l'abolition de la peine de mort. J'ai été condamné à perpétuité à la place. Je me suis évadé d'Azkaban avec Penelope Clearwater, avec l'aide extérieure de Percy Weasley et vit désormais la vie du parfait moldu.
‹ résidence : dans un petit cottage sorcier posé.
‹ patronus : impossible à invoquer
‹ épouvantard : des milliers frelons qui tournent autour de lui et l'achèvent; la résurrection de Voldemort; le cadavre de sa filleule Cat.
‹ risèd : l'indépendance, une vie paisible et sans remous, aux côtés de Nephtys.
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draco malfoy & astoria greengrass
Do not sit beside me and whine, you double-faced liar. To me you are the most hateful of all the gods who hold Olympos. Forever quarrelling is dear to your heart, wars and battles.
Nott Manor avait été réquisitionné.
Ça faisait cinq jours que Theodore avait envie d'envoyer une Beuglante au Magister — aussi ridicule que l'idée puisse paraître — tant cette perquisition le taraudait, et cinq jours qu'il se mordait la langue en fronçant les sourcils à chaque fois que l'idée l'effleurait. Il avait reçu le courrier du département de la Justice Magique il y a cinq jours, plein de fioritures inutiles et de condescendance pincée, lui demandant de vider les lieux en moins de 24 heures et all hail the Lord et Theodore avait déchiré la lettre trois fois et l'avait réparée quatre fois. Il avait transféré lui-même tous les meubles les plus précieux à l'appartement de la Bran Tower et avait passé la soirée devant la cheminée à grommeler devant l'âtre de la cheminée en lisant un livre. Le lendemain, mauvaise nouvelle encore: on avait vandalisé sa porte, aussi stupide que cela puisse paraître. Et puis bonne nouvelle: Harry Potter était mort.
Et toujours Poudlard restait, insensible au temps et à la Guerre, immobile et antique. Theodore avait une forte envie de faire exploser chaque tour, chaque pièce, chaque couloir, chaque tableau, chaque élève qui s'y trouvait. Qu'ils se rendent! Il les détestait, tous. Il était fatigué. Sa jambe presque réparée lui faisait mal, la porte vandalisée par de la peinture ne voulait pas être nettoyée et ça allait lui coûter une fortune de la remplacer, l'agence de placement d'elfes ne lui avait toujours pas répondu, il avait oublié de se faire un déjeuner et il allait devoir se contenter d'une pomme pour la journée et il était en train de crouler sous une tonne de travail — bref, trois jours après la mort annoncée de Potter, quatre jours après la réquisition de son Manoir et presque une semaine entière depuis l'odieuse proposition de Greengrass, il était d'une humeur massacrante en rentrant chez lui et en trébuchant presque sur le colis qu'on avait déposé deux pas devant la porte.
Il aurait dû le signaler, bien évidemment. Il aurait dû l'enfermer dans un sortilège de détection et courir jusqu'à la poste pour hibouter la Brigade Magique ou les Rafleurs, bien évidemment. Sauf qu'il y avait un point d'interrogation sur le colis et que Theodore n'aimait rien tant que les énigmes.

Je ne sais pas quand mais... prends ça et ne le perds, pas d'accord?C'est quoi? ” Theodore l'observa faire jouer la pièce entre ses doigts, caressant du pouce la face gravée d'un bateau avant de regarder l'autre où s'étalait un profil oublié depuis longtemps. L'objet était vieux, antique et précieux: de nombreux pouces avaient flouté sa surface et ça faisait un peu mal au coeur à Theodore de la voir entre les doigts d'Astoria Greengrass. “ C'est un peu comme la Marque. Quand je serrerai la mienne — il sortit de sa poche sa propre pièce, en tout point semblable à la sienne — tu le sentiras. Il serra le poing et Astoria arqua un sourcil en sentant la douce chaleur se répandre le long de son bras depuis sa main. C'est un moyen de contact expérimental. Hm. Elle ne semblait pas convaincue. J'ai lu un article sur-- tu te souviens de l'année avec Ombrage? Les Soldats de Dumbledore, ou je ne sais quoi? La Gazette avait fait un article sur eux après la capture de-- Je m'en fiche, Greengrass. Quand je serre la pièce, passe par la cheminée, je t'ai ouvert l'accès. Oui mais... pourquoi? ” Il devait sincèrement tout lui expliquer? Theodore rangea sa pièce dans sa poche et grogna en voyant Greengrass fermer le poing autour de la sienne, sentant la douce chaleur contre sa cuisse; il lui adressa un regard noir et Greengrass lui décocha un des beaux sourires qu'elle adressait aux magazines ou qu'elle postait sur MSN. Elle avait bien grandi, la fille Greengrass, mais elle semblait toujours aussi stupide qu'avant. “ C'est à propos de notre deal. Tu veux dire que tu as des infos sur Drac-- Neprononcepassonom!.Il grogne devant son air stupide. Oui. Oh, ciel, ” marmonna-t-il en se détournant, se passant les doigts sur le front pour le malaxer avant de les glisser machinalement dans ses cheveux. Il allait devenir dingue et se faire coffrer et finir ses jours à Azkaban tout ça à cause d'elle, Astoria Greengrass. Mais le contrat était clair, et il aurait été terrible pour lui de ne pas le respecter. Et au moins, ça la forçait à la confidentialité. Il lui fit de nouveau face et lui tendit l'autre objet qu'il voulait lui donner et qu'il avait passé des heures à concocter en suivant les instructions du colis qu'il avait reçu — de la part de Malfoy, avait-il fini par comprendre: lui seul savait combien Theodore ne pouvait pas laisser une énigme sans réponse —: une potion qui bloquait la mémoire. “ Une gorgée quand la pièce chauffe, une autre après. D'accord? ” Greengrass hocha la tête, glissant la pièce dans la poche de sa robe avant de s'emparer de la petite fiole. “ D'accord. Et maintenant?
Theodore détourna le regard, incapable de supporter la détermination farouche et rageuse qui tournoyait dans les prunelles incandescentes de Greengrass. Si il avait su qu'il ferait équipe avec cette gourdasse pour mettre la main sur Draco une année auparavant...! Il ne l'aurait pas cru. “ Maintenant on attend.

Ils n'attendirent pas très longtemps. Une nuit plus tard, un bruit d'alarme très bref lui signalant un transplanage imminent dans l'appartemment; il a tout juste le temps de sauter sur ses pieds, avaler une gorgée de la potion de mnémonique et s'emparer de sa baguette que déjà Draco lui fait face. Hm. Il y a quelque chose d'étrange à son visage. Il a--
Sa main dans sa poche étreint la pièce. Greengrass devait être réveillée (personne ne dort, dans ce foutu pays, ou quoi?): elle passe par la cheminée presque aussitôt et oh, just like the old times. Ils sont tous les trois réunis, c'est très bien, c'est très beau, ils vont pouvoir s'expliquer et Theodore va gentiment pouvoir conduire Draco à Azkaban — ou mieux, lui retirer des informations et en faire sa taupe parmi les Insurgés.
Mais il a oublié que Draco est un traître, un Insurgé et donc une bête sauvage; il s'empare de leur invité avec violence, pointe sa baguette sur sa jugulaire frémissante, couvre sa bouche de sa main et observe Theodore avec des yeux qui lancent des éclairs. « Explique-toi ! » Et Theodore aurait presque envie de s'étouffer devant l'indignation et le ton trahi de l'animal traître, tant il est pris de court face à la virulence de ces deux petits mots. “ Elle voulait voir le père de son enfant et qui suis-je pour lui refuser ça? ” finit par formuler Nott, avec un serpent déposé au creux de la langue, arquant un sourcil et croisant les bras sans se départir de sa baguette; il ne lui fait pas confiance. Il peut bien tuer Astoria sous ses yeux, ça ne le dérangera pas (redistribution de la matière, se justifie-t-il, se rappelle-t-il), non, vraiment, fais-le, Draco, fais-le! “ Relâche-la, Draco. Et puis, comme si c'était déjà fait, d'enchaîner: je te préviens, Greengrass. Tu peux l'amocher tant que tu veux mais interdiction de le tuer ou de prévenir les Rafleurs, d'accord? Je veux que Draco soit entier à la fin de notre entretien et je veux qu'il retourne voir ses amis traîtres sans mal.Et pour l'instant, moi, je vais faire du café.
Il s'apprête à quitter la pièce quand il entend un grognement étouffé de douleur: Greengrass vient d'écraser soit le pied de Draco, soit de plier le genou pour trouver à son entrejambe quelque chose de plus précieux du bout du pied; Theodore a une grimace compatissante alors qu'elle s'échappe à grand mal de l'étreinte de son ancien amant et qu'elle le repousse brutalement en arrière. Et là elle s'arrête, et elle et Nott voient tous les deux enfin le visage de Draco Malfoy dans un rayon de lumière provenant de la rue. “ Dra-Draco? ” Theodore entend la gamine de Poudlard, la gamine Greengrass stupide, l'Inutile Numéro Un. Mais lui-même se sent incapable de prononcer le moindre mot, la gorge nouée devant le triste spectacle qu'est Draco Malfoy défiguré, une bonne partie de son visage... comment expliquer ça? Ouverte, mal soignée, sans doute brûlante, très certainement douloureuse. L'ami de Draco en lui a envie de lui demander ce qui s'est passé et de le soigner; celui qui s'est fait trahir a envie de lui foutre un coup de poing dans sa mâchoire déglinguée.
Toute envie de café oubliée il s'approche d'un pas, puis de deux en direction de son ancien ami. “ Est-ce qu'ils défigurent tous les traîtres qui rejoignent leurs rangs? Ou juste les jolis? ” demande-t-il d'un ton complètement indifférent, les phalanges blanches autour de sa baguette et les yeux... un peu perdus.
Oh Draco, qu'as-tu fait?

• • •

He wondered about lots of things. He wondered about himself (whether he was broken, or special, or better, or worse) and about other people (whether they were all really as stupid as they seemed). He wondered about life, and people, and science, and magic, and God, and whether he believed in any of them.
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WIZARD • always the first casuality
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‹ âge : vingt-trois (03/07)
‹ occupation : volontaire à Saint-Mangouste (TIG) et créatrice de mode, co-fondatrice de la marque OXOX, premier et populaire prêt-à-porter sorcier.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1992 à avril 98.
‹ baguette : est neuve et capricieuse. Elle mesure vingt-trois centimètres virgule six, est faite de bois d'érable et continent un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 1447
‹ réputation : je suis une petite bitch écervelée qui ne mérite pas la miséricorde avec laquelle on la traite.
‹ particularité : soigneuse, capable de guérir (presque) tous les maux.
‹ faits : j'ai été enlevée par ma propre soeur et utilisée comme otage par les insurgés pendant quatre ans Je suis aussi la mère du petit Scorpius Malfoy. J'ai été en procès parce que j'ai été Adhérente pendant la Guerre, mais j'ai été innocentée ou du moins, condamnée à plusieurs mois de TIG notamment à Saint-Mangouste.
‹ résidence : dans un petit appartement du Chemin de Traverse avec ma mère et ma soeur, loué par les soins de ma tante.
‹ patronus : impossible pour moi à invoquer
‹ épouvantard : Frank Hudson, un ancien leader Belliqueux désormais mort, tenant la main de Daphne et m'observant d'un air cruel.
‹ risèd : Scorpius, heureux et épanoui.
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draco malfoy & theodore nott
a lover? maybe. something tender, anyway. but tender like a bruise.
Elle est en train de finir un dessin quand la pièce chauffe doucement contre sa cuisse, dans l'une des nombreuses poches magique de sa robe. Assise au bureau de sa chambre de la Bran Tower, Astoria n'a besoin que d'un instant pour parvenir à aligner une pensée cohérente, pour sauter sur ses pieds et, toute fatiguée oubliée, pour courir presque jusqu'au salon, jetant une poignée de Poudre dans l'âtre de la cheminée où elle saute en marmonnant furieusement pour ne pas réveiller Tracey: “ Appartement de Theodore Nott, Bran Tower! ” Il habite littéralement un étage en dessous d'elle mais si il l'appelle pour la raison pour laquelle il est sensé l'appeler, autant dire qu'il ne vaut mieux pas frapper à la porte... et Nott a été parfaitement clair dans ses directions, et Merlin sait seulement à quel point Astoria a eu du mal à les lui arracher. Il a signé le contrat, mais pas de bon coeur: elle sait qu'il le lui fera payer, ce morceau de papier signé à la va-vite dont il n'avait pas envie, mais elle sait aussi qu'il a été impressionné par sa détermination — et juste pour cette lueur surprise dans les yeux de ses anciennes connaissances de Poudlard, Astoria serait prête à tout, tout. Elle leur montrera, elle leur prouvera sa valeur — et tout ça commencera avec la mise aux arrêts de Draco Malfoy.
Elle arrive chez Theodore dans une tornade de cendres et de poussière; alors que ses yeux roulent dans leurs orbites, son coeur battant la chamade dans sa poitrine alors que le fol espoir de voir Scorpius s'impose à elle, elle est brusquement tirée en arrière. Tracey l'a-t-elle suivie dans l'âtre de la cheminée? Non: « Explique-toi ! » c'est Draco. Elle est pressée contre son corps, son cri de surprise étouffé contre sa paume et sa gorge caressée par le bout de sa baguette: Astoria sent, tout comme elle sent son souffle sur son coup, combien il n'hésitera pas à la blesser, à lui faire mal si elle s'avère en effet être une menace. Ou un cadeau piégé de Nott. Elle essaie de capter le regard de ce dernier mais il n'a d'yeux que pour Draco: il a l'air complètement indifférent au fait qu'elle est prise en otage par le traître.

Astoria ne sait pas réellement lequel des deux elle méprise le plus. Le traître ou le lâche? “ Elle voulait voir le père de son enfant et qui suis-je pour lui refuser ça? ” Astoria se débat un peu, grognant contre la peau de Draco, essayant même d'en mordre un bout; en vain, il la tient fermement contre lui et sa baguette se presse toujours un peu plus sur sa jugulaire frémissante. Astoria se revoit dans les bras trop épais et trop puissants d'Hudson, parmi les Insurgés, soumise à leur volonté et pendant un instant, elle sait que si Draco n'était pas en train de la tenir, elle se serait effondrée sur le sol: elle n'arrête pas d'y repenser, ces temps-ci, à ces quatre longues années passées parmi les Insurgés. Elle n'arrive pas à se focaliser sur les bonnes choses, sur le sourire sincère de Daphne ou les soirées un peu chaudes et heureuses passées autour d'un feu de camp: elle ne se souvient que des yeux pernicieux d'Hudson, sa main s'abattant sur sa bouche pour l'empêcher de crier quand ils se trouvaient à proximité de Rafleurs ou de Mangemorts, ses lèvres effleurant son oreille: there's nowhere to go, princess, and no one's out there looking for you...
C'est le souvenir de cette voix et de ces frissons dégoûtés lui parcourant l'échine qui la fait se réveiller; brusquement, elle se redresse, lève le talon, l'écrase sur celui de Draco, plie le genou, et trouve violemment son entrejambe; elle plie le bras, enfonce le coude dans ses côtes et le repousse de toutes ses forces en faisant un grand bon en avant, dégainant dans le même mouvement sa baguette — inutile, cette baguette: sa magie défectueuse n'est toujours pas réparée mais le contact du bois dans sa main la rassure — quand elle se retourne vers Draco, pour le menacer et lui lancer un maléfice et prévenir le monde entier de sa présence et-

Dra-Draco? ” est la seule chose qu'elle parvient à formuler.
Ça ne peut pas être réel.
Ce n'est pas réel.
Ce n'est pas Draco.
Ce n'est pas son visage, sa joue, sa peau, son visage, son si beau visage. Ça ne peut pas.

Pourtant c'est bien lui qui les regarde, Nott et elle, tour à tour comme si il était une bête acculée par deux prédateurs. Astoria se rend seulement compte qu'elle a baissé sa baguette mais elle n'a pas la force de la relever, tout comme elle n'a pas la force de se rapprocher de son ex-fiancé, pétrifiée d'horreur et de... dégoût.
Ce n'est pas tant le fait que ses traits se sont émaciés, ses yeux devenus plus nerveux, ses cheveux adorablement coiffés désormais partant dans tous les sens. C'est cette cicatrice, non, cette plaie qui le défigure complètement, qui lui donne un air de bête sauvage: il tire un portrait digne d'un Indésirable. Elle sent Nott se figer à côté d'elle à son tour, puis faire deux pas en direction de Malfoy en prononçant des mots qui n'ont aucun sens aux oreilles d'Astoria: elle n'entend rien, rien, rien si ce n'est la cavalcade terrible de son coeur dans ses tympans, le circuit frénétique du sang dans ses veines.
Jusqu'à maintenant, réalise-t-elle, elle doutait encore. Quand, début juillet, un mea culpa disculpant Draco avait été publié en Une de la Gazette sous le sceau du Ministère et du Magister, surtout, Astoria s'était dit que tout ceci n'avait été qu'une vaste plaisanterie. Mais les quelques conversations échangées avec son père, avec Basil, avec Theodore même avaient brisé tous ses rêves: Draco était bel et bien en fuite et surtout, ils étaient tous à peu près sûrs qu'il était en vie. Ils le trouveraient, tout le monde s'accordait là-dessus, mais ils traîneraient son corps en place publique pour l'amener à genoux devant le Magister.
Mais Astoria avait douté. C'était ce qu'elle faisait de mieux.
Au fond d'elle, elle s'était dit: Draco ne peut pas avoir trahi. Draco est un Mangemort, l'un des meilleurs (elle se rendait seulement compte que c'était une pensée stupide: il était si jeune, ils étaient si jeunes), une Langue-de-Plomb, un prince de Serpentard et de l'Élite, l'un des meilleurs sorciers que je connaisse et l'un des plus intelligents. Il n'a pas pu nous trahir, pas nous, pas moi. Surtout pas moi.
Elle avait douté parce qu'elle était encore amoureuse de lui; et pourtant, lui faisant face en cet instant précis, Astoria a l'impression de n'avoir jamais été autant repoussée par quiconque, par un être aussi abject que celui qui trahit ses amis et porte la marque de cette disgrâce sur son visage même.

La plaie n'a pas l'air très belle. Astoria ne la soignerait pas, même si elle le pouvait. “ Que t'ont-ils fait? ” murmure-t-elle doucement, la voix pleine de larmes parce qu'elle se rend soudainement compte que Draco n'a jamais été celui qu'elle voulait qu'il soit: celui qui est beau et parfait et riche et pur et talentueux et charmant et parfait, parfait, parfait. Celui qui l'aime et l'aimera toujours. Celui qui pourrait tout trahir pour elle et surtout, surtout, celui qui revient pour elle. Ce n'est pas pour elle qu'il est revenu et ce n'est pas pour elle qui reviendra jamais; et à cette pensée, quelque chose se brise dans le coeur d'Astoria, quelque chose qui s'est battu ces cinq dernières années et qui a tellement, tellement faibli sans jamais disparaître. “ P-Pourquoi? ” marmonne-t-elle, plus pour elle-même que pour eux, restant juchée sur ses jambes tremblantes à grand mal, refusant d'affronter son regard et son visage et sa joue et sa peau et sa plaie et le fait, enfin, qu'il laisse tomber le masque et révèle enfin qui il est vraiment.

• • •

I had forgotten that it is impossible to lose someone, since all humans are alone. Another place in the universe we’re together in infinite time, remember that.


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MessageSujet: Re: THEODRARIA + sitting on a fence   Mar 13 Sep 2016 - 2:40

PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11757
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t4710-draco-there-s-a-hole-in-my-so
Theodraria

The day can come when you get old and sick and tired of life, you just never realize. Maybe the choices you made wasn't really right.
29 AOÛT 2003 & THEODORE & ASTORIA


La notion de confiance est une utopie à enterrer. Il aurait dû le savoir, il aurait dû s'y attendre et pourtant, rien ne l'avait préparé à ce que de tous, Nott soit celui qui le trahisse. C'est sans doute la raison pour laquelle il l'a contacté en premier : plus vieil allié, ancien collègue, une baguette compétente à laquelle s'associer pour préparer la potion requise par son cas, une oreille à convaincre de se détourner de la vision biaisée des journées. La première étape s'est déroulée sans encombre : il l'a contacté, l'a observé, et Nott ne s'est pas précipité pour annoncer qu'il avait reçu des nouvelles du fugitif. Alors Draco a poussé l'audace, mentionné le liquide à même de verrouiller des souvenirs, laissant sous-entendre qu'il comptait le voir et lui parler. Là encore, la réaction a été exemplaire.

Trop pour être honnête, visiblement.

« Elle voulait voir le père de son enfant et qui suis-je pour lui refuser ça? » Et il est sarcastique et indocile et tout ce que Draco déteste, Theodore Nott, le garçon qu'il n'a jamais réussi à manipuler, qui n'a jamais consenti à le suivre aveuglément. La langue de Draco claque, mécontentement à l'encontre du brun ou peut-être adressé à lui-même. Il aurait dû anticiper, s'attendre à ce que ce soutien ne soit pas si aisément acquis. « Relâche-la, Draco. » Et son indifférence policée dément sa déclaration hypocrite de tout à l'heure. A cet instant Draco le hait d'utiliser la mère de son fils pour une vengeance personnelle. « je te préviens, Greengrass. Tu peux l'amocher tant que tu veux mais interdiction de le tuer ou de prévenir les Rafleurs, d'accord? Je veux que Draco soit entier à la fin de notre entretien et je veux qu'il retourne voir ses amis traîtres sans mal. » « Fuck you, Nott. C'est bas, même pour l'enflure que tu es », persifle-t-il. Et il contemple la perspective de voler la potion et de s'extirper du traquenard sans plus attendre, mais c'est impossible : ils sont hissés au dernier étage de la Bran Tower, il connait trop bien les sortilèges ôtant toute possibilité d'entrer ou de sortir par le balcon ensorcelé, et le portoloin dans sa poche est réglé pour s'activer à une heure précise. Il était bien trop sûr de lui.

Mais visiblement, Nott a élaboré tout un plan à son insu. Qu'il retourne voir ses amis traîtres sans mal. Oh, ça ne sonne en rien comme une grâce ; et les lèvres du blond se plissent sous l'effet de sa colère, reflétant la même tempête que son regard. Theodore espère-t-il l'interroger ? Ou faire de lui un pion, espion à glisser dans le repère de l'ennemi ? Il n'a pas le temps de se questionner plus avant : le danger immédiat vient de là où il l'attend le moins. Le choc lui fait se mordre la langue jusqu'au sang lorsqu'elle atteint son entrejambe, l'obligeant à lâcher sa prise sur elle. Il se retrouve courbé en deux à contempler les points lumineux qui dansent follement derrière ses paupières, et il en rirait presque de dépit si ce n'était si putain de douloureux : s'il se pensait insensibilisé aux tortures, il a assurément négligé les méthodes retorses dont peuvent user les femmes. « Est-ce qu'ils défigurent tous les traîtres qui rejoignent leurs rangs? Ou juste les jolis? », commente un Nott mordant tandis qu'Astoria balbutie son prénom, sous le choc ; et à travers les rugissements du sang qui pulse à ses tempe, Draco finit par s'apercevoir que les mouvements sporadiques ont fait chuter la lourde capuche qu'il gardait précautionneusement jusqu'à la moitié du visage. Il pose son poids contre le manteau de la cheminée, retenant la flopée de jurons qu'il voudrait asséner à son ex ; use à la place du souffle qu'il parvient à absorber pour exhaler un ricanement rauque. Jolis ? « Je suis à ton goût ? Tu m'excuseras de passer mon tour, Greengarce et toi êtes trop bien assortis pour que je m'interpose. » Et tout son être lui hurle de tourner la tête, de faire retomber les mèches ternies de sa frange trop longue, de faire tout ce qu'il peut pour substituer à leurs iris scrutateurs sa face à moitié arrachée, sa honte, sa déchéance, mais l'orgueil fait violence à l'instinct. L'orgueil, sale, plus grand que lui-même, l'égo le pousse à redresser le menton, défiant, à les fusiller du regard, à cracher sur cette once de pitié et ce dégoût évident qu'ils lui assènent, comme s'ils avaient gagné le droit de le regarder de haut. Il se sent misérable Il n'est pas misérable, pas à plaindre. Avec ou sans nom, fortune, situation, il reste le même ou tente de s'en convaincre, mais le fait est qu'il est déchu, jeté à bas d'un univers qu'il a si longtemps cru dominer.

Et les larmoiements d'Astoria pourraient être interprétés comme de la compassion si elle n'était si révulsée par lui.

Il n'en est que plus amer, que plus furieux, repoussant l'humiliation de toutes ses forces. Des envies de violence se contractent entre ses phalanges, accumulées des mois durant sans la moindre possibilité de les expier ; il a encore aux poignets les traces des chaines qui l'ont cloué au mur dans l'antre des rebelles et fiché dans le cœur les stigmates de l'acharnement de ce qui était soi-disant son camp.

Il n'aurait pas dû venir.

Et il ne sait ce qui, des petits airs supérieurs de Nott ou des sanglots étranglés d'Astoria, l’écœure le plus ; il se contente d'aller au plus proche, rompant en un pas la distance qui le sépare de la jeune femme, agrippe sa mâchoire d'une main brutale pour la forcer à admirer. « Ne détourne pas les yeux. Tu voulais voir n'est-ce pas ? Alors regarde », qu'il crache ; son attention est partagée entre les deux occupants de la pièce, sa baguette prête à être mise en usage. Sur la défensive, plus que jamais, cherchant une échappatoire telle l'animal traqué que ce monde fait de lui.

Et les hoquets répugnés de la jeune mère le renvoient à la peur qu'il a lu dans le regard de Scorpius et à la révulsion qu'il ressent lui-même lorsqu'il se reflète dans une glace. Il y a quelques mois encore ils étaient presque heureux, à sceller l'ébauche d'une réconciliation dans un temple de sucreries. « Pourquoi t'a-t-il parlé de meurtre et des Rafleurs ? » Demande-t-il, exigeant une explication, s'adressant à elle. Ses yeux passant de l'une à l'autre en quête d'éclaircissements, « Pourquoi lui as-tu parlé de meurtre et des Rafleurs ? » répète-t-il un peu plus fort, en s'adressant à lui cette fois. Et quand il comprend, ou croit comprendre, il la relâche comme si son contact brûlait. C'est le cas. Et sa baguette est dressée devant lui quand il recule, les défiant de l'accabler de maléfices. « Oh, je vois. Ton cher père a fini par déteindre sur toi ? » L'estomac au bord des lèvres. « Je vois. » Il cherche encore une issue, plus frénétiquement. N'en trouve pas. Et l'angoisse, la claustrophobie se manifestent. Il ne peut pas tomber maintenant. Il n'a pas le droit, pas après tout ça, pas sans avoir dit à Scorpius une dernière fois —
Le ricanement mauvais qu'il s'arrache est forcé. « C'était à courir, tu as toujours été un esprit faible Asstoria. » Sur ses lèvres, un sourire haineux au goût ferreux, rictus amer, coup de bluff ; il n'y a pas d'amusement. Que déception et dépit. « C'est la raison pour laquelle je ne pouvais pas te laisser mon fils, tu comprends n'est-ce pas ? Il a toujours été plus en sécurité loin de toi et de ce détestable nid de vipères qui te sert de famille. Il ne serait même plus en vie depuis longtemps si ça dépendait de toi. » Il inspire pour se forcer au calme, le souffle heurté, ravale la bile et l'amertume qu'il voudrait déverser sur elle pour diminuer le quantité astronomique de griefs et de fureur qui l'étrangle. S'obliger à ne pas se jeter sur Nott dans la foulée pour le rouer de coups de cette façon indigne et rustre qu'ont les insurgés de passer leurs nerfs. Il lui en veut, il leur en veut à tous les deux et chaque mot lui pèse comme une enclume, chaque seconde lui souffle que ce qu'il a laissé derrière lui en partant est définitivement perdu, qu'il a couru après des chimères en tentant de s'y raccrocher. « Quel est le but de cette charmante coalition ? Tu fais un piètre hôte Nott, ni scones ni thé pour tes convives. » Un pas de côté puis un autre —awkward du fait de ses parties encore atrocement sensibles— pour se caler derrière un fauteuil à deux places dont il est prêt à user de bouclier si l'échange tourne au duel. Mais ce sont surtout deux pas en direction de la table, de la potion. S'il n'est parvenu à rien avec Nott, une part de lui lui souffle que commettre la même erreur avec Aramis serait pure folie, mais il préférerait avoir cet atout sous le coude et pouvoir y réfléchir plus posément, plus tard. Loin d'eux. Piégé dans sa propre demeure — ou ce qui l'a été, du moins ; il n'y aurait probablement pas de fin plus pathétique que celle-là, que d'échapper à son propre père et aux Carrow et à Chang et à tant d'autres pour finir capturé par Astoria, d'entre tous. « En ce qui me concerne je crois que je garderai mon histoire pour moi, hm ? » Nargue-t-il. « Parce qu'à bien y réfléchir, je préfère prendre un malin plaisir à vous laisser tomber de haut, en découvrant par vous-mêmes comment votre Maître traite ses fidèles. » Et il martèle les termes, assumant son affranchissement mais refusant d'être celui que l'on qualifie de traître.

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.


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MessageSujet: Re: THEODRARIA + sitting on a fence   Sam 24 Sep 2016 - 13:39

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‹ âge : vingt-trois (03/07)
‹ occupation : volontaire à Saint-Mangouste (TIG) et créatrice de mode, co-fondatrice de la marque OXOX, premier et populaire prêt-à-porter sorcier.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1992 à avril 98.
‹ baguette : est neuve et capricieuse. Elle mesure vingt-trois centimètres virgule six, est faite de bois d'érable et continent un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 1447
‹ réputation : je suis une petite bitch écervelée qui ne mérite pas la miséricorde avec laquelle on la traite.
‹ particularité : soigneuse, capable de guérir (presque) tous les maux.
‹ faits : j'ai été enlevée par ma propre soeur et utilisée comme otage par les insurgés pendant quatre ans Je suis aussi la mère du petit Scorpius Malfoy. J'ai été en procès parce que j'ai été Adhérente pendant la Guerre, mais j'ai été innocentée ou du moins, condamnée à plusieurs mois de TIG notamment à Saint-Mangouste.
‹ résidence : dans un petit appartement du Chemin de Traverse avec ma mère et ma soeur, loué par les soins de ma tante.
‹ patronus : impossible pour moi à invoquer
‹ épouvantard : Frank Hudson, un ancien leader Belliqueux désormais mort, tenant la main de Daphne et m'observant d'un air cruel.
‹ risèd : Scorpius, heureux et épanoui.
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Astoria n'entend même pas les deux garçons se disputer, elle n'arrive pas à se concentrer sur autre chose que le visage de Draco, son beau visage, qu'elle a tant aimé, chéri, auquel elle a tant pensé... Elle ne voit que la plaie, pourtant, la marque de sa trahison, le douloureux rappel que Draco... Draco s'est perdu, tout comme Theo s'est perdu. Ils sont trop jeunes pour se battre ainsi, pour être... pour être des Mangemorts, comme son père, trop jeune pour être des soldats, pour être brisés comme ça. Et dire qu'elle veut les rejoindre... elle a si peur, maintenant, en voyant Draco, Draco et son visage furieux, défiguré, différent, Draco qui lui fait peur, vraiment peur, pour la première fois de sa vie. Il a toujours été impressionnant, à sa manière, tellement charismatique, tellement beau... mais là il la terrifie simplement. Elle lit dans ses yeux la même colère et la même rage de vivre et de vaincre qu'elle pourrait lire dans les yeux de son père. Existe-t-il cette même avidité chez tous les Mangemorts?
Elle détourne le regard, incapable de supporter une seconde de plus la vision de ce visage, de cette plaie, de ces yeux. Incapable de le supporter lui, déchu et brisé, rageur et amer. Il est sensé l'aimer, sourire quand il la voit, il est sensé revenir pour elle, il est sensé l'aimer et pas la regarder comme ça... elle ne supporte pas sa présence, aurait mieux fait de ne jamais venir, ferait mieux de partir, d'avaler la seconde dose de la potion de Theo et de ne plus jamais revenir... elle a essayé d'être meilleure, plus forte, de leur prouver à tous qu'elle avait les épaules pour supporter ça, et plus encore.
Sauf que c'est faux. C'est faux. Elle est encore la gamine incapable de se relever après qu'on l'ait insultée, elle est encore la gamine kidnappée par les Insurgés, tourmentée par Franck Hudson, encore la gamine qui a des cauchemars la nuit et aimerait se glisser dans le lit de sa soeur et coller ses pieds froids sur les siens, encore la gamine qui a peur, tellement peur de mourir que cette simple pensée la rend tremblante.
Ou peut-être que c'est autre chose qui la fait trembler, presque pleurer, les larmes s'additionnant à la lisière de ses yeux, sa poitrine se soulevant de sanglots silencieux, réprimés de toutes ses forces. Draco s'approche et la douleur redouble de force, elle se tient très droite, très immobile, jusqu'à ce qu'il l'attrape avec brusquerie et la force à le regarder. « Ne détourne pas les yeux. Tu voulais voir n'est-ce pas ? Alors regarde. »

Elle ferme les yeux jusqu'à ce que la prise de Draco sur son menton se fasse plus insistante, ses doigts s'enfonçant dans sa peau. Elle laisse la douleur la guider et elle l'ouvre les yeux. Elle regarde.
Elle le déteste triste, elle le déteste amer, elle le déteste en colère, elle le déteste effrayant, elle le déteste moche. « Pourquoi t'a-t-il parlé de meurtre et des Rafleurs ? J-Je-- ” Mais elle ne parvient pas à former les mots. J'ai fini mon stage d'Adhérente. Je veux la Marque. Je travaille pour avoir la Marque et Theo va m'aider mais les mots ne sortent pas, restent coincés parce que malgré tout, malgré le temps qui a passé, leurs expériences qui les ont changés, façonnés, détruits, reconstruits, elle le connait bien. Il est Draco Malfoy, il fait partie de sa vie depuis qu'elle est toute petite, comme... comme eux tous, ces pions sur un échiquier trop vaste pour qu'ils parviennent à le comprendre, comme Theo, comme Goyle, comme Aramis, comme Nyssandra, comme Blaise, Pansy, Hestia et Flora, Ariane, Tracey, Marcus... ils ont toujours évolué dans les mêmes sphères, dans le même monde.
Elle se rend seulement compte qu'elle a eu l'impression de connaître Draco toute sa vie mais qu'elle n'a jamais vu en lui ce qu'elle voulait y voir. « Pourquoi lui as-tu parlé de meurtre et des Rafleurs ? » Et puis la compréhension s'installe sur son beau visage et Astoria a honte, tellement honte quand il se détache comme si sa simple présence le brûlait. « Oh, je vois. Ton cher père a fini par déteindre sur toi ? Je vois. » Non, non, NON, ce n'est pas comme ça, Draco, je te promets, c'est tout le contraire, je veux juste leur montrer, leur faire comprendre, tu comprends, leur montrer que je suis forte, puissante, que je peux faire quelque chose, n'importe quoi, que je peux avoir de l'influence et de la magie et que je peux être comme toi, comme Theo, comme Tracey, comme Daphne, utile, vraiment, je peux être utile, tu comprends?

Manifestement non, il ne comprend pas.
Elle ne le blâme pas. Elle n'y arrive pas.
Ses doigts qui ont quitté sa peau y laissent une sensation de froid engourdissante. « C'était à courir, tu as toujours été un esprit faible Asstoria. » Cette fois, c'est les grandes eaux. Elle n'arrive pas à s'arrêter de pleurer. Draco s'est éloigné, se comporte comme un animal en cage, et elle sent Theo s'être rapproché derrière elle. Elle a envie qu'il s'éloigne, qu'ils les laissent, non, qu'ils la laissent tranquille. Elle n'aurait jamais, jamais dû venir, se penser plus qu'elle ne l'est réellement... elle doit se rappeler, elle est inutile, futile, stupide, son père le lui a répété pendant des années, pourquoi ne l'a-t-elle pas écouté? « C'est la raison pour laquelle je ne pouvais pas te laisser mon fils, tu comprends n'est-ce pas ? Il a toujours été plus en sécurité loin de toi et de ce détestable nid de vipères qui te sert de famille. Il ne serait même plus en vie depuis longtemps si ça dépendait de toi. Ça suffit, Draco, ” entend-t-elle Theodore grincer comme dans un rêve. Il est encore plus proche, elle sent presque des doigts effleurer son dos, comme hésitant à la réconforter d'un mouvement; mais rien d'autre, juste une impression étrange, alors que Nott s'éloigne en la contournant pour se dresser entre elle et son ancien amant.

Elle n'entend pas la suite, ne veut pas l'écouter, elle ne peut pas, elle n'en a pas la force, pas la motivation, pas la trempe, tellement inutile, tellement futile, tellement stupide, tellement faible, intrinsèquement faible, pourquoi n'est-elle pas plus comme Daphne? Brillante, fougueuse Daphne, toujours fière, farouche et forte... pourquoi n'est-elle pas plus comme Nyssandra? Incroyable, impressionnante Nyssandra, toujours avec le bon mot, le bon conseil... pourquoi n'est-elle pas plus comme Pansy? Sulfureuse, confiance Pansy, toujours avec ce beau sourire depuis la sortie de Poudlard, toujours avec ce corps de rêve...

Elle s'interrompt en entendant le crissement d'un fauteuil sur le plancher, et quand les deux corps de Theo et Draco rentrent en collision avec force, étouffant des grognements de rage et de douleur et de violence. Elle a envie de les arrêter, de faire quelque chose, de se rendre utile mais... mais elle ne sait pas quoi faire, alors elle les observe sans comprendre, les joues striées de larmes, la lippe tremblante et les phalanges pâles à force de serrer les poings. C'est plutôt... distrayant, pour ne pas dire satisfaisant, de voir Theo écraser son poing en vociférant sur le visage de Draco. Et incroyable de voir ce foutu Nott se faire frapper et pousser en retour.
Quand le sang gicle du nez de Theodore, elle est soudainement ramenée à la réalité et fait glisser sa baguette de sa manchette conçue spécialement pour ça, la pointant sur les deux garçons avec autant d'agacement et de colère. “ Arresto Momentum! s'écrie-t-elle et ils sont soudainement immobiles, suspendus dans leurs gestes. Expelliarmus!” Et chacun est projeté à un coin différent de la pièce. Elle pointe sa baguette sur Theo, puis sur Draco en se rappelant qui est l'ennemi ici. Elle essaie de ne pas trop accorder d'importance à l'expression sur son visage. “ D-Dis-moi où est Scorpius! ” parvient-elle à formuler, s'immobilisant en entendant Theo ricaner dans son dos.

• • •

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Dernière édition par Astoria Greengrass le Mar 18 Oct 2016 - 1:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: THEODRARIA + sitting on a fence   Dim 25 Sep 2016 - 20:28

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‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
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Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
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‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
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‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
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Theodraria

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29 AOÛT 2003 & THEODORE & ASTORIA


C'est Nott qui interrompt sa diatribe assassine et la satisfaction malsaine qu'il éprouve à voir d'autres traits que les siens se flouter sous le poids d'une estime de soi au plus bas. C'est Nott qui le ramène à l'instant présent, au-delà de la verve cruelle, qui lui rappelle qu'il n'est pas en position de mépriser, lui l'acculé. Nott qui réclame l'attention que Draco peine à lui accorder, incapable de détacher ses prunelles d'une Astoria dévastée, les veines encore chargées de l'envie de la détruire.

Parce qu'il ne voit pas Astoria.

Parce qu'il voit à travers elle un pantin digne des phalanges lestes de Wyatt, tout comme Daphne l'a été quelques mois plus tôt. Parce qu'il déteste déteste déteste si fort tout ce qui se nomme Greengrass et qui joue dans le camp du Mage Noir ayant placé un sceau de Mort sur sa lignée, sur son front. Parce qu'il a toujours été réfractaire à la possibilité d'une réconciliation, freiné par la certitude qu'elle lui planterait un jour sa baguette entre les omoplates, parce que c'est ce que font les Greengrass. Nott l'arrache de force à la silhouette qu'il fixe avec insistance, en se plaçant entre eux, en ramenant leurs griefs à Draco et lui sur le devant de la scène. Et Malfoy le voit sans le voir, l'entend sans l'entendre, Astoria sanglote si fort et quelque chose se loge au creux de sa gorge, un nœud d'horreur, de questions affolées, de questcequetufaisquestcequetufouscenétaitpasleplan embrouillés. Il a totalement perdu le contrôle de la situation (ne l'a jamais eu) et cette rencontre part totalement en vrilles — le goût de l'échec sème son amertume sur sa langue muette. Theodore parle. Parle de son visage, de ses dires ; répète les mots qu'il a prononcés, en les tournant à la dérision, incrédule. Fidèle ? Il refuse d'y croire et la mâchoire de Draco se contracte sous le poids de la frustration. « Dis-moi que tu n'as jamais trafiqué de preuves », gronde-t-il d'une voix sourde, basse. « Qu'on ne t'a jamais donné l'ordre de pister une cible, de noter ses habitudes, ses allées-venues, pour élaborer un mensonge, en faire un bouc-émissaire. » Il le formule d'un timbre défiant, pour dire tu sais pertinemment comment ça marche, pour dire tu n'as pas le droit de prétendre que ce n'est pas réel. Mais Nott s'esclaffe sèchement, Nott ne se laisse pas convaincre parce que les bouc-émissaires sont habituellement choisis parmi le peuple, ou parmi les soldats qui ont déçu le Maître. Et dans ce cas, qu'a-t-il pu faire pour s'attirer les foudres du Maître ? C'est insensé, c'est forcément de sa faute, c'est forcément lui qui l'a provoqué ? Et Draco serre les poings en recentrant enfin son visage sur celui de son ami d'enfance, en croisant finalement ce regard chargé de ressentiment. Il y a beaucoup d'autres questions à l'intérieur, un véritable ouragan dont la portée lui échappe ; une part de lui sait qu'il n'est pas seulement question d'avoir trahi un camp, mais aussi d'être parti seul, et Draco voudrait hurler MAIS JE SUIS LA. JE SUIS REVENU POUR TOI, POUR TOI, QU'ATTENDS-TU DE PLUS DE MOI ? Il voudrait crier et cogner et rager parce qu'il n'est que ça depuis des mois, un monstre de fureur et de colère attendant d'exploser, et qu'il suffoque à l'intérieur.

Nott n'a jamais été docile, non. Et c'est la raison pour laquelle Draco et lui se sont tant éloignés durant les premières années à Poudlard, parce qu'avec lui il n'a jamais suffit de déclamer quelques ordres pour être écouté. Il faut toujours qu'il fouille, fouille jusqu'aux entrailles de chaque situation, qu'il dissèque les actes et les intentions, qu'il réfléchisse, qu'il torture à force d'interrogations. Il faut toujours qu'il s'assure qu'on ne le double pas, qu'on ne lui ment pas, qu'on ne tente pas de le leurrer ou de corrompre son jugement. Et ça le rend fou, Draco, parce que la moitié de cette histoire est un secret trop pesant pour lui-même et qu'on lui a interdit d'en parler, qu'on aura sa tête s'il a l'audace de tout révéler. ça le rend dingue parce qu'il n'est pas sans tâche, sans défaut, qu'il a ses torts mais qu'il a ses raisons, qu'il pourrait justifier et que Nott l'exige mais qu'on ne lui en donne pas le droit. Ses lèvres sont scellées par un Serment et il n'en peut plus des contrats magiques qui limitent ses mouvements, ses dires, son champ d'action. Il hait Nott de le mettre dans une situation où il n'a pratiquement aucune chance de ne pas le perdre, définitivement, à cause de ce silence imposé et de ces mystères qui l'oppressent. « Tu sais qu'Il exècre les Malfoy avec passion », offre-t-il alors, d'un ton épais de tensions. « Il n'a eu de cesse de nous rabaisser et de nous mettre à l'épreuve et — » et il pourrait tenter de continuer sur cette lancée et de s'expliquer mais il DETESTE TANT SE JUSTIFIER. Ses paumes s'ancrent à ses tempes et ses doigts fourragent ses mèches incolores et un râle d'agacement lui échappe. « Ce serait si dur pour toi de te dire que je ne serais jamais parti sans bonne raison ? » qu'il éclate. « Tu me condamnes déjà, alors pourquoi je devrais me justifier inutilement ? Je ne te dois rien. » Et le premier coup part, le cueille au ventre, point sensibilisé par l'altercation avec Astoria un instant plus tôt. Le premier coup est encaisser et ouvre le feu, et c'est un enchevêtrement de membres qui frappent et repoussent et cognent et secouent et la mâchoire de Draco est déboitée et Nott pisse le sang par le nez et l'instant d'après ils lévitent au-dessus du sol en gesticulant en tentant en vain de s'atteindre encore, les traits déformés par la colère, puis voltigent dans des directions opposées pour se heurter à deux murs qui éteint leur fougue.

L'impact vide brusquement les poumons de Draco et la flopée de jurons qu'il voudrait exhaler meurt sur ses lèvres, faute d'air. « D-Dis-moi où est Scorpius! » Les mots mettent un instant à faire sens dans son esprit. Et quand le puzzle forme la question insistante, l'exaspération ourle ses lèvres et il laisse retomber l'arrière de sa tête contre le mur. « Aussi loin de toi que possible », crache-t-il succinctement. Même s'il lui apportait une véritable réponse, que pourrait-elle en faire ? De toute façon, elle n'est qu'une incapable.
 
Et il ne sait que la blesser. Il n'a jamais su que la décevoir, et le dégoût et la terreur qui sont nés sur ses traits délicats sont restés gravés dans les pensées de Draco comme une marque au fer rouge. Il a l'impression d'être de nouveau percuté par le sort qui l'a défiguré à chaque fois qu'on le dévisage ainsi. C'est psychologique : le souvenir de l'agonie imprimée dans son esprit se manifeste, vivace, tenace, le tiraille, il en déraille. Et il veut qu'elle ait mal, mal d'avoir toujours prétendu l'aimer alors qu'il suffit d'un physique ravagé pour la révulsé, qu'elle souffre de le faire se sentir détestable et sale.

Il se sent détestable et sale et il l'est face à elle, face à son élégance qui le raille, face à ses paupières qui papillonnent comme si elle pouvait s'évanouir d'avoir la rétine heurtée par sa seule vue. Elle n'a pas le droit pas le droit pas le droit parce qu'elle a toujours voulu lui faire croire qu'il pouvait devenir son monde mais qu'elle n'a jamais eu les épaules assez larges pour lui, jamais eu les épaules assez solides pour l'aider à porter ses tourments, jamais eu les bras assez fermes pour encaisser tout le désarroi et toute la rage et toute la soif de destruction et toute la folie naissante qu'il porte en lui. Et il ne devrait pas le prendre comme un coup de poing au cœur, lui qui a clamé si fort qu'elle n'était plus rien après la débâcle de la naissance de Scorpius.

Il ne devrait pas le ressentir si intensément mais la position dans laquelle il se retrouve aujourd'hui... le renvoie, curieusement, à deux autres batailles, à deux autres débats, situations miroirs qui le plaçaient en juge et un autre en victime. Blaise. ça se grave dans ses pensées en lettres de feu, Blaise à la bataille de Poudlard affublé par lui-même du statut du traître pour avoir choisi un autre camp, Blaise de l'autre côté des barreaux de sa cellule les premiers jours de son incarcération au château, Blaise traité de lâche et d'ordure pour avoir bafoué celle qui a donné la vie à ses enfants.

Et ça le frappe de plein fouet, brusquement, et ça lui hurle qu'il est un foutu hypocrite, qu'il aurait dû appréhender la réaction de Nott, celle d'Astoria, pour avoir été plus ou moins à leur place, et pour avoir vu Pansy dans une situation si ce n'est identique, au moins similaires. Pour avoir eu besoin d'explications, de réponses, pour avoir reproché à un autre manquer de décence et d'honneur. Ses lèvres s'entrouvrent et se referment, l'épiphanie le prive un instant de mots puis il fixe ses mains devenues rêches, ses actes, et... et tout ça n'a plus de sens. Toute cette violence, toute cette envie de blâmer le monde pour ses souffrances au risque de perdre ceux qui ont un jour compté — et Astoria, Merlin, Astoria qui lui a offert Scorpius, et qui n'était, il le sait bien, qu'une adolescente effrayée, une gamine qu'il avait rejetée et qui l'a abandonné à son tour, parce qu'il ne lui avait jamais appris qu'elle pouvait compter sur lui. ça le tétanise, tout ce gâchis, ce vaste échec, et il accepte enfin d'entendre qu'ils ont été torturés pour lui, à cause de lui, qu'ils ont leurs raisons de lui en vouloir eux aussi ; de cesser de se centrer sur ses propres douleurs pour contempler celles qu'il a causées lui aussi, volontairement ou non.

Et il ne sait pas comment gérer ça. Il ne sait pas quoi en faire, de cet élan de conscience, lui qui s'est trop longtemps appliqué à vivre sans. C'est la faute de la psychomage, des séances à répétitions avec Astoria, des longs après-midi à prétendre être une famille ; éclatée, mais tout de même liée. C'est la faute des réminiscences, des jeux d'enfants avec Nott et Vince, des pactes brisés, c'est l'histoire d'une amitié bafouée. « Je— » Il est à court de mots, de tout, au bout du rouleau, il ne sait plus comment agir et que dire, si tout est définitivement abimé ou s'il reste des bris à réparer ; il ne sait pas, comme à chaque fois qu'il a poussé poussé poussé et usé, et dû atteindre ce qui semblait être un point de non-retour pour enfin s'apercevoir de l'ampleur des dégâts. C'est son fonctionnement. C'est son éternel crime. C'est ancré dans ses gènes, comme des chaînes qu'il se traine, et il n'a jamais tenté de se remettre en question, jamais tenté de s'y prendre autrement.

Le silence s'étire, pesant, selon rompu par le son ténu du bois qui craque dans l'âtre, réchauffant la pièce glacée où Nott et lui se sont enchaîné des rails et des rails d'Orviétan pour tenir bon. Les talons de ses mains se calent sur ses paupières pour les frotter, chassant l'apathie qui l'a brutalement terrassé. Il est si fatigué de cette vie, de cette lutte constante. « Je l'ai mis à l'abri. » Sa voix est un peu rauque d'avoir trop ragé, un peu éteinte d'avoir trop gâché. « Il est avec ma mère. » Et il met un instant à comprendre que la formulation est étrange, à percevoir le pourquoi du cri qu'Astoria vient d'étouffer contre le dos de sa main, et de ses yeux écarquillés. « Non ! Non, elle est vivante. Ma mère est vivante. » Et ça au moins il peut le révéler, le cracher, aigreur dirigée vers un autre qu'eux cette fois, dirigée vers le seul coupable : « Elle n'a jamais été malade. Histoire montée de toute pièce pour garder son emprisonnement secret. » Année d'horreur. Il peine à déplier sa carcasse, à se redresser ; les coups portés par Nott ont laissé des points douloureux partout sur son corps et il est un mess, cheveux en pétard et naissances d'ecchymoses un peu partout sur sa peau pâle, mais c'est un état habituel et la part d'emmerdeur qui perdurera toujours en lui se satisfait de voir l'autre en piteux état également. Main sur le mur pour y prendre appui, il ne parvient pas à la regarder tandis qu'il tente maladroitement d'expier ses regrets. « Je n'aurais pas dû... m'acharner sur toi », reconnait-il difficilement. « Mais ce n'est pas si simple, de faire la part des choses. De ne pas voir Wyatt quand je te regarde, de ne pas vouloir te— » il serre encore les poings, ferme les yeux, ravale ce qu'il s'apprêtait à asséner. Les sales habitudes sont tenaces. Communiquez, a imposé la psychomage. Exprimez le fond de votre pensée, et avec tact. « Wyatt et Rabastan Lestrange ont enlevé ma mère et l'ont ramenée au QG, pour qu'elle soit allégrement torturée par le Seigneur des Ténèbres. », lâche-t-il durement. « Je l'ai fait fuir lorsqu'Il a estimé qu'il était temps de l'exécuter. » Autant pour le tact, mais il l'a sorti comme on arrache une bande adhésive, comme on plaque du désinfectant sur une plaie à vif. « ça a duré un an. Un an à vouloir trancher les mains pleines de sang de Wyatt, à rêver de lui arracher les yeux — à servir comme un brave chien le monstre qui décimait ma famille. Cissy, Nephtys. Mon père, moi. Entre autres. Un an à essuyer les menaces et à encaisser, en priant honteusement Merlin pour que les victimes du moment survivent, de peur qu'à leur mort il ne se rabatte sur mon fils. » Il le dit avec hargne et passion, comme on caresse un rêve en espérant le rendre vrai, puis comme on exprime un cauchemar éveillé. Fait craquer sa nuque endolorie. « Un an à te haïr aussi, parce que tu es la chair et le sang de l'un de mes pires ennemis et qu'autrefois, tu as choisi de le suivre lui. » Et parce que tu te montrais stupide et faible et parce que — La frange retombe sur son front tandis qu'il baisse les yeux vers sa baguette, repense à tous les efforts mis en œuvre pour tolérer Astoria alors que tout son être aspirait à la rabaisser, à la piétiner, à lui faire verser les torrents de larmes que lui-même n'arrivait pas à s'arracher. « Mais je n'aurais pas dû parce que tu étais innocente à l'époque et que restes la mère de mon fils. Entre autres choses. » Il hausse les épaules, impuissant, parce qu'il ne sait pas trop ce que c'est, ces autres choses, qu'il n'a jamais trop su ce qu'elle était pour lui, amalgame d'aversion et d'affection qui l'a longtemps intoxiqué. « Scorpius est avec elle, et avec Pansy et les jumelles, parce que si j'étais parti sans eux le Seigneur des Ténèbres aurait sacrifié nos enfants pour me forcer à revenir. Il exigeait de moi quelque chose que je ne possédais pas et les seules issues étaient la fuite ou la mort. »

Et je suis parti sans vous, au risque de vous laisser périr. C'est le non-dit qui se tisse entre les lignes. Mais il ne pouvait pas emmener tout le monde, il ne pouvait pas.

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I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.


Dernière édition par Draco Malfoy le Lun 26 Sep 2016 - 16:04, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: THEODRARIA + sitting on a fence   Lun 26 Sep 2016 - 6:12

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‹ âge : vingt-quatre ans. (21/06)
‹ occupation : un ancien langue-de-plomb, désormais un Mangemort en fuite.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1991 et 1998.
‹ baguette : m'a été rendue par Mafalda. Vingt-deux centimètres virgule trois, ventricule de dragon (boutefeu chinois) et bois de chêne rouge.
‹ gallions (ʛ) : 1827
‹ réputation : je suis un déchet, un étudiant qui a un jour été prometteur, et n'est plus que l'ombre de lui-même.
‹ faits : j'étais un Mangemort défectueux, déterminé mais sans passion. J'ai été capturé par Blaise et Draco peu avant la Bataille et ai passé deux mois dans les cachots de Poudlard à additionner les crises de manque et quelques crises cardiaques sympathiques, dues à mon addiction à l'Orviétan (Excess).

J'ai été condamné au Baiser du Détraqueur quelques jours avant l'abolition de la peine de mort. J'ai été condamné à perpétuité à la place. Je me suis évadé d'Azkaban avec Penelope Clearwater, avec l'aide extérieure de Percy Weasley et vit désormais la vie du parfait moldu.
‹ résidence : dans un petit cottage sorcier posé.
‹ patronus : impossible à invoquer
‹ épouvantard : des milliers frelons qui tournent autour de lui et l'achèvent; la résurrection de Voldemort; le cadavre de sa filleule Cat.
‹ risèd : l'indépendance, une vie paisible et sans remous, aux côtés de Nephtys.
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« Je suis à ton goût ? Tu m'excuseras de passer mon tour, Greengarce et toi êtes trop bien assortis pour que je m'interpose. » Le dégoût qui passe sur le visage de Theodore est fulgurant, cruel presque: ce n'est pas tant ce qu'il implique entre lui et Astoria (qui est trop ridicule pour être relever) mais plus ce qu'il implique entre lui-même et lui... dégoûtant. Theodore déteste quand Draco fait ça. Quand il déforme ses propos.
Il le déteste tout court, en fait, décide-t-il plutôt brutalement. Apparemment, leur amitié ne voulait rien dire pour lui alors pourquoi prétendre? pourquoi faire croire? Autant se détacher complètement, s'en défaire comme d'un mauvais sort. Il s'en fiche, il s'en fiche, il s'en fiche de Draco. Il s'est enfoncé dans sa tristesse et son sentiment amer de trahison et sa colère pendant trop longtemps: maintenant, il s'en défait comme d'une cape, il l'oublie, Draco n'est rien d'autre qu'un traître, un ennemi, un moins que rien. Il le déteste. Voilà à quoi s'accrocher.
(Sauf qu'ils ont été des enfants, tous les deux. Avec Vincent. Avec Gregory, parfois. Avec Blaise, souvent. Ils ont été des enfants, des garçons, des amis. Ils se sont chamaillés vertement disputés, se sont un peu bagarrés mais ils ont aussi beaucoup ri, se sont inventés des histoires, des futurs.)
(Il n'existe plus de futur pour eux, plus maintenant.)

Theodore observe avec curiosité l'étrange danse entre Draco et Greengrass. Il s'est toujours demandé ce que Malfoy pouvait bien lui trouver, à cette petite... rien du tout stupide et frivole. Au début, il pensait que ce n'était qu'un jeu, pour lui et Zabini, comme ils en jouaient souvent: corrompre le plus de jeunes filles, le plus cruellement possible, en leur brisant le coeur au passage. Mais ce n'était pas que ça, n'est-ce pas? Ce n'était jamais que ça. Il s'en rend compte maintenant quand il voit Draco s'approcher à grands pas et s'emparer du menton de Greengrass pour la forcer à le regarder; presque malgré lui, Theodore se raidit, prêt à s'emparer de sa baguette pour l'envoyer valser ailleurs. Même si il ne porte pas Greengrass dans son coeur, loin de là, il n'aime pas l'idée qu'elle soit blessée, après tout, elle n'est pas une traîtresse, elle, et Nott veille sur les siens même si il les méprise.
Il les laisse se regarder les yeux dans les yeux en silence, boudeur, tous les muscles tendus, jusqu'à ce qu'une lumière de compréhension s'allume dans les yeux fous de Draco. « Pourquoi lui as-tu parlé de meurtre et des Rafleurs ? Ils t'ont aussi grillé les neurones? ” grince-t-il en retour, se crispant pourtant quand la baguette de Draco se dresse entre eux, menaçante dans tout son désir paranoïaque de défense. Une bête acculée. Draco Malfoy lui fait penser à une bête acculée par deux prédateurs et si la vue l'aurait tant inquiété que ravi il y a quelques temps... aujourd'hui elle le terrifie. Il ne sait pas exactement pourquoi mais confusément, il comprend qu'il redoute ce qui a pu transformer Draco en une chose si nerveuse et peu confiante envers son meilleur ami et la mère de son enfant.

Il parle de Scorpius, maintenant, et Greengrass pleure et Theodore aurait presque, presque pitié pour elle si il ne détestait pas autant les pleurnichards. Un esprit faible, en effet, malgré ses airs de petite princesse déterminée... elle l'aurait presque impressionné, il y a quelques jours, quand ils ont établi leur marché. Mais maintenant elle retourne à la case jeune enfant, redevient cette gamine capricieuse s'habillant de couleurs criardes pour attirer l'attention qui n'a pas les épaules assez puissantes pour supporter la moindre secousse.
Il sait qu'il n'est pas bien mieux, mais au moins il n'est pas aussi faible qu'elle. “ Ça suffit, Draco, ” s'entend-t-il pourtant dire, bien malgré lui (il se fait la réflexion que Draco va effectivement penser qu'il y a quelque chose entre lui et Greengrass), s'approchant même de la gamine pour la contourner après avoir hésité à la réconforter d'une paire de doigts dans le dos. Avec Draco et Parkinson partis, vers qui cette gamine peut-elle se tourner? Tracey Davis? Une autre fanatique. Daphne Greengrass? Trop instable. Qui, qui est là pour la protéger maintenant que Draco est parti?
Il se demande à quoi ont ressemblé les trois jours passés dans les cachots du Ministère, pour elle.
Il se rappelle à quoi ont ressemble les trois jours passés dans les cachots du Ministère, pour lui.

La colère revient, assassine. Elle va et vient en vagues qui s'écrasent sur ses douces décisions de ne pas avoir recours à la violence, pas envers lui. La colère qui découle de la peine et de la douleur... il se souvient du cachot, des doigts cruels de Lucius s'enfonçant dans son esprit, de la fièvre, de la douleur dans sa jambe, dans ses tempes et surtout... surtout, de l'incompréhension. De la peur de comprendre. Du sentiment d'impuissance et de haine.
Tout ça contre lui. À cause de lui.
« Quel est le but de cette charmante coalition ? Tu fais un piètre hôte Nott, ni scones ni thé pour tes convives. Nott claque de la langue. C'est toi qui t'est invité chez moi, je te rappelle, ” réplique-t-il, faisant l'emphase pour bien lui rappeler qu'il n'a pas sa place ici, pas dans cet endroit où ils ont vécu tous les deux. Malfoy se déplace bizarrement et Theodore éprouve un plaisir malsain à l'idée de savoir qu'il a mal à l'entrejambe. Il bouge en même temps, laissant derrière lui cette stupide Greengrass inutile, gardant sa baguette en main, déterminé mais pas particulièrement menaçant: le bras reste le long du corps, inoffensif, pour simplement montrer à Draco que deux peuvent jouer à ce jeu. « En ce qui me concerne je crois que je garderai mon histoire pour moi, hm ? Oh je t'en prie. Parce qu'à bien y réfléchir, je préfère prendre un malin plaisir à vous laisser tomber de haut, en découvrant par vous-mêmes comment votre Maître traite ses fidèles. Comment notre Maître traite ses fidèles? Qu'en saurais-tu, sale traître? crache Theodore aussitôt. Tu t'es vu dans un miroir, Malfoy? L'esprit du mal est marqué sur ta face. Tu me dégoûtes, tu ne sais rien de la fidélité et de l'honneur, rien. Regarde-toi. Regarde-toi! Mais à sa colère grandissante, Draco ne présente que des faits: — Dis-moi que tu n'as jamais trafiqué de preuves. Et Theodore se tait, se tend. Qu'on ne t'a jamais donné l'ordre de pister une cible, de noter ses habitudes, ses allées-venues, pour élaborer un mensonge, en faire un bouc-émissaire. Parce qu'il le FAUT, Draco! Il le FAUT. Il FAUT des gens à BLÂMER, il FAUT des gens à INCARCÉRER, il faut CALMER les idiots comme ELLE qui sont incapables de se TENIR et PANIQUENT pour rien quand tes AMIS Insurgés font EXPLOSER des HÔPITAUX, explose-t-il, utilisant trop d'emphases comme à chaque fois qu'il s'emporte. Je crois plutôt que TU essaies de te faire passer pour un bouc-émissaire, la VICTIME de l'histoire, juste parce que t'es pas CAPABLE d'assumer que t'es qu'un SALE TRAÎTRE!Tu sais qu'Il exècre les Malfoy avec passion. Theodore grogne: qui apprécie-t-Il réellement? Il n'a eu de cesse de nous rabaisser et de nous mettre à l'épreuve et — » Et il s'interrompt, et Nott arque les sourcils, s'avançant d'un pas furieux, la respiration courte et le coeur battant la chamade. La vue de Malfoy le révulse, bizarrement. Mais il reste... Draco. « Ce serait si dur pour toi de te dire que je ne serais jamais parti sans bonne raison ? » Et ce serait si dur pour toi de dire à ton meilleur ami pourquoi tu es parti? Juste pourquoi tu l'as abandonné? Pourquoi tu l'as laissé seul, face à Lui? Face à ses tortures, ses questions, ses cruautés, ses doutes? TU SAIS COMBIEN J'AI SOUFFERT POUR TON DÉPART SANS BONNE RAISON? « Tu me condamnes déjà, alors pourquoi je devrais me justifier inutilement ? Je ne te dois rien. RIEN?!
Il n'a pas réfléchi. Un sortilège pour briser sa défense, lui envoyant le fauteuil dans les pattes, avant de lui sauter dessus pour lui faire payer son affront de ses poings.

Theodore n'aime pas du tout se battre mais là, là, il en a besoin, il n'en a jamais eu aussi besoin qu'à ce moment-là. Il le déteste, il le hait, sa vision le révulse, l'emplit de pitié et de colère, il va le frapper jusqu'à avoir des excuses, des milliers d'excuses, il va le frapper pour le rendre inconscient et le livrer à la BPM et alors là, hein, qu'est-ce que tu feras Malfoy? C'est pas comme ça que tu t'en sortiras, crois-moi, ils te tortureront, ils te tueront, ils entreront dans ta tête, verront tout ce à quoi tu penses, ils feront tout ça et toi tu pourras rien y faire. Tu vas voir.
La douleur irradie dans tout son visage, il a très mal à l'épaule et aux côtes côté droit et il déteste encore plus Malfoy quand ils sont soudainement arrachés l'un à l'autre: Theodore essaie de maintenir sa prise sur le col de chemise sale de Draco, en vain. Il n'arrache qu'un bouton, dans un grognement rageur, essayant de tendre les ongles jusqu'à la peau... presque, mais il ne touche rien. Il ne touche rien jusqu'à être projeté contre un mur; le monde tangue alors, toutes les lumières s'éteignent le temps d'un battement de coeur avant qu'il ne retombe en avant, à quatre pattes pour retrouver son souffle et ses pensées. Oh la petite-- “ D-Dis-moi où est Scorpius! ” Et alors que Draco semble trop choqué pour même comprendre le sens de la question de son ancienne amante, Theodore, lui, se met à rire malgré lui, crachant le sang qui a coulé de son nez jusque dans sa bouche parterre. Il déteste le goût du sang. Il déteste ce bourdonnement dans ses oreilles. Il déteste Draco. « Aussi loin de toi que possible. » Smart man. Cette pétasse n'apporte que les ennuis avec elle.
Voyant que Malfoy n'est pas en train de bouger, et que Greengrass l'a dans sa ligne de mire et elle vient de prouver qu'elle n'était pas totalement inutile, Theodore se permet de s'asseoir, lentement, chaque muscle criant au repos, levant le nez pour tâter son nez d'un air précautionneux. “ Episkey, ” entend-t-il et avant qu'il ait eu le temps de protester, son nez se remet en place dans un craquement sinistre. “ Thanks for nothing, Greengrass. ” Elle ne répond pas, ce qui ne lui ressemble pas, mais Theodore ne relève pas.
Ils ignorent Draco pour l'instant, parce qu'il a l'air perdu, parce qu'ils le sont tous les trois. Elle tend la main et après une hésitation, Theodore y glisse la sienne et se relève difficilement. Il a tout le bas du visage ruisselant de sang et il sent sa peau commencer au marquer, sur sa pommette, son ventre et ses poings... oh, comme il le déteste.

« Je— » Et juste comme ça, Draco revient dans leur monde comme il est revenu quelques minutes plus tôt: comme un boulet de canon. Les pleurs d'Astoria, qui viennent de se calmer, reprennent silencieusement, sa frêle silhouette agitée de soubresauts à l'air douloureux; Theodore a lâché sa main mais effleure son coude, la seule marque d'affection et de pitié qu'il peut lui accorder.
Sinon, son regard est vissé sur Draco, intense et furieux mais étrangement... en paix, enfin, de voir son joli visage désormais marbré de marques qui deviendront jaunes, violettes et vertes, une ode à sa haine. « Je l'ai mis à l'abri. Il est avec ma mère. » Astoria s'étouffe sur un sanglot, Theodore fronce les sourcils. « Non ! Non, elle est vivante. Ma mère est vivante. Oh my-- What the actual-- ” Ils s'interrompent tous les deux, l'un frustré de ne pas comprendre et l'autre sans doute trop choquée pour continuer.
Il raconte ensuite une histoire pour le moins... abracadabrantesque. Mais Theodore le croit. Il a toujours été menteur maladroit, et Draco un manipulateur-né. Mais il le croit, parce qu'il lit son trouble en filigrane et que mine de rien... ça explique bizarrement certaines choses. Pansy, Scorpius, les jumelles... Narcissa, aussi, Greengrass Sr, Nephtys, LESTRANGE, oh, Lestrange... « Scorpius est avec elle, et avec Pansy et les jumelles, parce que si j'étais parti sans eux le Seigneur des Ténèbres aurait sacrifié nos enfants pour me forcer à revenir. Il exigeait de moi quelque chose que je ne possédais pas et les seules issues étaient la fuite ou la mort. »
Oui.
Il les a abandonnés.

C'était bien ça. Évidemment que c'était ça. Il sait que Greengrass l'a elle aussi compris parce qu'elle a un hoquet, dans ses larmes presque silencieuses, et qu'elle est agitée d'un lourd frisson. Lui-même se sent gelé, froid à l'intérieur. Il l'a abandonné lui, et Nyssandra, et Aramis, et Nephtys, et les soeurs Carrow, et Nephtys, et Greg, et Simon Rosier, et Gwen, et Valkov, et, et, et, n'y a-t-il rien de sacré pour lui? N'a-t-il aucun honneur?
(La fuite ou la mort. Si Theodore devait s'enfuir et emmener avec lui Nephtys pour la protéger, il sait qu'il abandonnerait le monde entier derrière lui sans hésiter. Ce constat lui fait peur.)
Qu-Qu'est-ce que tu lui as pris, Draco? ” soupire Theodore, presque las, se passant machinalement une main dans les cheveux en grimaçant quand le talon de sa paume rencontre son nez fragile et douloureux. Il lui reprocherait presque de s'être infiltré dans la chambre du Seigneur pour lui voler son livre de chevet. “ Attends. ” Il récupère sa baguette, qui a glissé dans l'affrontement, ignorant la tension soudaine dans les épaules de Draco; il l'agite et la porte du cabinet qu'il a amené de Nott Manor s'ouvre pour laisser passer une bouteille de whisky à laquelle il n'a jamais touché, suivie par trois verres.
Aux grands maux les grands moyens. Le fauteuil qui est tombé dans l'affrontement se remet sur ses pieds et sans demander son reste, Theodore va s'asseoir sur le canapé ancien en face, tâtant toujours son visage pour vérifier que cette stupide Greengrass ne l'a pas réparé dans le mauvais sens.
Entendre Draco parler l'a un peu... calmé. Tout fait plus de sens, maintenant. Il les a abandonnés et à cause de ça, il les a trahis. Mais... mais il n'est pas parmi eux, pas vrai? Il est perdu, mais pas à ce point... il est là pour les aider, n'est-ce pas? Leur donner des informations, comment exploser Poudlard, tuer les Insurgés, finir cette Guerre... et il reviendra à la maison.
Theodore aurait presque envie d'en rire. “ À moins que tu préfères effectivement des scones et du thé, ” lâche-t-il de son ton nonchalant blagueur, alors que trois doigts de whisky se versent dans chaque verre, et qu'il s'empare du sien avec un air mi-figue mi-raisin. “ Tu ne peux pas dire ce qu'il t'a demandé. La question tombe à plat, parce qu'à mi-chemin, le regard de Malfoy lui répond. Dis-moi une chose, Draco, juste une chose. ” Pour se donner du courage, il trempe les lèvres dans l'alcool — le goût est ignoble, l'odeur encore plus, il doit faire appel à tout son self-control pour ne pas se mettre à tousser et la chaleur qui lui prend la gorge est franchement désagréable. Comment Draco a-t-il pu biberonner ça comme du lait pendant des semaines? “ Dis-moi que tu n'es pas de leur côté.

Il ne le supporterait pas. “ Tu ne vas tout de même pas lui parler comme à un ami? l'interrompt brusquement Astoria, sortie de sa léthargie, faisant un pas vers lui, sa baguette toujours brandie. What the fuck, Theo? Il a- Il a- Il nous a trahis, il nous a laissés, abandonnés... Et-Et-Et maintenant, maintenant on va encore se faire torturer, parce qu'i-il est là, il nous a trahis et toi tu veux lui servir des scone et du thé...Tu ne veux pas savoir le fin mot de l'histoire, Greengrass?C'est un MENTEUR! UN SALE MENTEUR! UN TRAÎTRE! COMMENT AS-TU PU, DRACO? COMMENT?! ” hurle-t-elle, et Theodore doit avouer qu'il est lui-même pétrifié par le culot et la soudaine ardeur de Greengrass qui s'est approchée à nouveau de Draco, baguette pointée vers lui crachant des étincelles dorées menaçantes. Malfoy et Nott se regardent: well, it's your problem, mate, lui dit simplement Nott en se forçant à boire une seconde et dernière gorgée.

• • •

He wondered about lots of things. He wondered about himself (whether he was broken, or special, or better, or worse) and about other people (whether they were all really as stupid as they seemed). He wondered about life, and people, and science, and magic, and God, and whether he believed in any of them.
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MessageSujet: Re: THEODRARIA + sitting on a fence   Lun 26 Sep 2016 - 18:17

PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11757
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
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Theodraria

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29 AOÛT 2003 & THEODORE & ASTORIA


C'est la vérité crue, la vérité nue, celle qu'aucune explication ne pourrait masquer, celle qu'il ne pourrait nier. Tu es encore plus pathétique quand tu tentes de minimiser, a-t-il asséné à Blaise quelques temps plus tôt, et c'est la raison pour laquelle ses lèvres se closent, blêmes d'être pincées, et il n'essaye pas de se rattraper, d'argumenter, il leur laisse les cartes en main et le loisir d'en tirer leurs conclusions.

Merlin, non, quelles foutaises. Il ne peut pas faire ça. La manipulation constitue 75% de son mode de fonctionnement et en cas de désaccord, selon l'interlocuteur, les 35 restant sont majoritairement dédiés soit à de l'agressivité brute, soit à une indifférence moqueuse. Il n'a jamais été friand de laisser les autres réfléchir par eux-mêmes, sans même tenter de s'introduire sous leur épiderme et de semer des paillettes de doutes dans leur raison, parce que le monde ne lui convient jamais quand il ne tourne pas à sa façon. Et Astoria engagée d'une manière ou d'une autre pour le Lord — ça ne lui plait pas. Nott qui s'embourbe dans son univers de mangemort, décidé à lui faire la peau pour le camp adversaire — ça ne lui convient pas. Il est arrogant et présomptueux et si entretenir les relations conflictuelles n'est pas la solution, quelle option reste-t-il ? Raison et marchandage imposant sa propre logique. « Qu-Qu'est-ce que tu lui as pris, Draco ? Attends. » Visiblement, les explications ont fait mouche. Draco le dévisage avec méfiance, ne parvenant pas tout à fait à y croire. Il y aura forcément un problème, forcément un raté quelque part, pour mettre un frein à cet engrenage bien huilé dont Nott fait montre en jouant toutes les étapes d'un accueil irréprochable, à retardement. Il ne peut même pas croire qu'il accepte tous les aveux de sa confession, juste comme ça. Les yeux fixant chaque mouvement, chaque geste de son ami de toujours, épiant un mensonge, une oncle de duplicité, Draco hésite à expliciter, mais sitôt qu'il fait mine d'entrouvrir les lèvres le Serment le rappelle à l'ordre comme un fouet claquant à même les parois de son crâne, laisse une trainée menaçante sur les informations qu'il s'apprêtait à évoquer, lui imposant un silence pour limiter les potentielles questions ou pire : les déductions potentiellement justes. Il consent tacitement à courber l'échine, n'ayant aucune intention de jouer sa vie alors que Nott semble accepter son silence. Il refuse les scones et le thé d'un timbre policé, n'ayant aucune intention de consommer quoique ce soit—

Mais Nott pose du Firewhisky sur la table.
Et Draco déglutit péniblement, il salive littéralement.

Un feu vient de se réveiller au creux de son ventre, un manque lancinant, appel à céder à cette tentation. Et une parcelle de son esprit clame non, non non non tu dois rester parfaitement maître de tes réflexions, une autre rétorque qu'il tient terriblement bien l'alcool, la première réplique qu'il manquerait de prudence en cédant et la seconde qu'il aura largement le temps de décuver avant que ne se présente une porte de sortie, après tout il est coincé ici, après tout le Serment l'empêchera de parler, après tout que risque-t-il et il se convainc qu'il n'y a rien à perdre et son regard est passé de proie furieuse et méfiante à prédateur et totalement obnubilé par la bouteille et il peut presque en retrouver le goût familier sur la langue à l'instant où le bouchon dévissé libère les effluves capiteux de l'alcool fort et il voit à la bouteille et à la marque et à la date que c'est de la qualité et— « Dis-moi une chose, Draco, juste une chose. Dis-moi que tu n'es pas de leur côté. » Le serpent interrompt sa transe aussi brusquement qu'il l'a provoquée. Malfoy cligne des yeux à deux reprises, comme au sortir d'un instant d'inconscience, la gorge affreusement sèche et le manque entravant incroyablement ses capacités de réflexion.

Il s'était juré de ne plus céder à cette attraction malsaine, destructrice, après la beuverie avec Blaise.

Il s'était juré de ne plus laisser quoi que ce soit prendre le contrôle sur lui.

Visiblement, il faut plus que quelques moins de privation, de sevrage forcée, pour pouvoir crier victoire. Le temps qu'il retrouve le fil de ses pensées, une Astoria sauvage a pris le relai à présent qu'ils ont cessé gueuler et de s'écharper, et Draco caresse un instant l'idée de lui faire goûter à sa propre médecine... de l'envoyer heurter un mur à son tour pour lui mettre les idées en place. Il la ravale. Inspire. Expire. Jette un coup d'oeil à Nott qui se comporte tout à coup de façon tellement friendly parce qu'il refuse tout un pan de la situation de Draco ; le brun lui répond par un regard un peu goguenard et détaché, l'air de dire débrouille-toi.

D'accord. D'accord. Il peut faire ça.
Ses traits sont emprunts d'un calme surprenant, probablement parce qu'ils n'ont jamais su être sur la même longueur d'ondes, elle et lui. Parce qu'il rage quand elle tente le dialogue et qu'il tempère quand elle lui écorche les oreilles en partant loin dans les cris et les aigus. « There », entame-t-il en se relevant lentement, tout de même conscient de la baguette qu'elle braque sur lui (il y a quelques heures encore il se serait esclaffé, mais elle commence visiblement à apprécier le fait de le frapper et il se demande si elle consciente du fait qu'il est de ces hommes qui pourraient la frapper en retour). « C'est précisément la raison pour laquelle tu n'avais rien à faire ici. As-tu seulement compris ce que je viens de dire ? Non, bien sûr, tu te focalises sur tes émotions, tout ça est bien trop lourd pour toi et c'est normal. Cette guerre n'est pas ta vocation. Quels sont tes objectifs Astoria ? Tu aspires à ça, n'est-ce pas ? » Il retrousse sa manche, découvre la Marque dont il a appris à force d'occlumancie à occulter la brûlure permanente — hormis lorsque vraiment Il s'acharne et lui fait friser l'inconscience à force de s'acharner au travers du tatouage pour lui faire regretter de s'opposer à lui par sa seule existence. « A la douleur perpétuelle, aux tortures à chaque échec — parce que tu sais, bien sûr que c'est le prix à payer. Tu l'as vu. » Il ne croit pas qu'elle en ait tout à fait pris conscience. Et c'est assez terrible, quand on sait qu'elle l'a vu dans les plus piteux des états à Poudlard, lorsqu'elle s'imposait au nom de son statut de fiancée les soirs où lui rentrait au château au terme de missions ou de face à face avec le Mage Noir l'ayant laissé sur les genoux ou pire. « Tu sais aussi que le meurtre est le prix à payer pour l'avoir ? Me livrer te propulserait haut dans les bonnes grâces du Seigneur des Ténèbres, il n'y aurait plus que cette étape devant toi, aucun moyen de faire marche-arrière. Enfin » ses traits sont fermés, sa voix caressante mais froide. « ta gloire durerait le temps qu'Il s'aperçoive que me tuer n'aura pas eu l'effet escompté. Et alors, qui écoperait de Sa fureur ? » Toi.
Parce qu'il la soupçonnerait de l'avoir désarmé, penserait voir en elle la nouvelle Maîtresse de la Baguette vers laquelle tendent tous ses désirs, et s'empresserait de la tuer sans comprendre qu'il a guetté la mauvais cible dès le départ. « Tu peux me livrer et te condamner. Ou tu peux te montrer raisonnable et te dire que je ne me serais jamais montré si je n'étais pas certain de pouvoir faire en sorte que ma venue reste secrète. » Si Nott ne lui a pas parlé de la potion, ce devrait être suffisant pour la calmer. Et s'il l'a fait, la piqûre de rappel devrait avoir le même effet tranquillisant. Plus ou moins. « Tu me reproches encore d'être parti ? Il n'y a pas eu de mise en garde, d'invitation à me montrer à une heure et une date de ma convenance, je n'aurais jamais eu le temps de te chercher, de te convaincre, de t'emmener. Il m'ont cueilli à l'hôpital, à peine remis de l'effondrement auquel j'ai soit disant contribué. » Et comme à Chang, il voudrait lui souffler : réfléchis, pourquoi aurais-je trainé dans une zone à risque bien que sachant ce qui s'annonçait ? ça n'a pas de sens. « Peut-être aurais-tu préféré que je tombe sous les sorts des Carrow, de Lestrange, de ton père (de Lucius, tait-il, encore trop bouleversé par ce fait) pour qu'il achève le travail de destruction dans lequel il a mis tant d'acharnement ? Tu aurais eu Scorpius, alors, et le beau rôle : celui de répondre à ses questions par des mensonges, de le regarder dans les yeux en lui cachant que je ne suis pas mort d'une quelconque maladie, mais supplicié par son grand-père — le même qui a tenté de le tuer à la naissance — puis achevé par ton Maître. C'est la version qui t'aurait convenu ? »
Il la fixe un moment, juste le temps de s'assurer qu'elle n'a pas sur les lèvres un sort à lui asséner, puis répond à la question restée en suspend de Theodore. Pour lui il n'est pas persuasif, seulement factuel. Au risque que la réponse lui déplaise. « Quel avenir tu imagines pour moi, Nott ? Et pour ma mère, mon fils ? » Narcissa déclarée morte, le Lord persuadé de l'avoir dûment achevée n'accepterait jamais de la découvrir en vie. Et lui— est-il encore nécessaire d'en parler ? « J'exècre les insurgés et ceux d'entre eux qui ont orchestré l'attentat de St Mungo's me veulent mort. » Comme les trois quarts de la population sorcière, visiblement. C'en serait risible si ce n'était si oppressant. Il joue carte sur table. « En fonction du dénouement de la guerre, j'ai trois perspectives : mourir en me rendant, mourir en me battant, ou purger une peine de prison, mais bénéficier d'une remise de peine. Dans les deux derniers cas, ma famille en réchappera. Le calcul est vite fait. » Je suis avec eux, en d'autres termes. « Si je suis là, c'est que je ne t'ai pas réellement ou volontairement laissé derrière. » A première vue leurs intérêts divergent... Mais Nott ne peut pas oublier que le Magister est un maître ingrat, n'est-ce pas ? Que sa soif de destruction ne sera jamais assouvie, qu'il n'y aura jamais de paix. Que Nephtys ne sera jamais sauve. Il ajoute, de nouveau à l'attention d''Astoria, à mi-voix pour exiger toute son attention : « Si tu restais neutre, tu récupérerais peut-être Scorpius tôt ou tard. Tu tiens tant que ça à faire la guerre ? A le rendre orphelin de mère pour te prouver que tu es la digne fille de Wyatt : une meurtrière ? »

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.
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MessageSujet: Re: THEODRARIA + sitting on a fence   Mar 18 Oct 2016 - 1:52

WIZARD • always the first casuality
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‹ âge : vingt-trois (03/07)
‹ occupation : volontaire à Saint-Mangouste (TIG) et créatrice de mode, co-fondatrice de la marque OXOX, premier et populaire prêt-à-porter sorcier.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1992 à avril 98.
‹ baguette : est neuve et capricieuse. Elle mesure vingt-trois centimètres virgule six, est faite de bois d'érable et continent un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 1447
‹ réputation : je suis une petite bitch écervelée qui ne mérite pas la miséricorde avec laquelle on la traite.
‹ particularité : soigneuse, capable de guérir (presque) tous les maux.
‹ faits : j'ai été enlevée par ma propre soeur et utilisée comme otage par les insurgés pendant quatre ans Je suis aussi la mère du petit Scorpius Malfoy. J'ai été en procès parce que j'ai été Adhérente pendant la Guerre, mais j'ai été innocentée ou du moins, condamnée à plusieurs mois de TIG notamment à Saint-Mangouste.
‹ résidence : dans un petit appartement du Chemin de Traverse avec ma mère et ma soeur, loué par les soins de ma tante.
‹ patronus : impossible pour moi à invoquer
‹ épouvantard : Frank Hudson, un ancien leader Belliqueux désormais mort, tenant la main de Daphne et m'observant d'un air cruel.
‹ risèd : Scorpius, heureux et épanoui.
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« Aussi loin de toi que possible. »
C'était simple, sans lui, de ne pas tout à fait se sentir... inutile et nulle. C'était simple, sans lui, de s'enliser d'abord dans la colère, puis dans le sentiment doux-amer de la trahison et enfin, de s'écrouler sous le poids du travail. C'était plus simple sans lui, même si Astoria a plus souvent eu l'impression d'être au supplice, de suffoquer en son absence, que d'en profiter... jusqu'à maintenant. Parce que Draco a le don d'appuyer là où ça fait mal, comme toujours. Il attaque Scorpius, il attaque Père, il attaque sa faiblesse de gamine... il attaque et il attaque fort, cruellement, et ça fait mouche à chaque fois. Alors, elle fait de son mieux, elle fait glisser la phrase sur elle, tente de l'ignorer en réparant le nez de Nott, esquivant aussi son injure et l'aidant à se relever. Il a le visage ensanglanté, et déjà des hématomes qui mordent sa peau pâle; contre eux, en revanche, Astoria ne peut rien faire: elle a trop peur de s'épuiser à le soigner et de ne plus pouvoir tenir Draco en joug... malgré tout, sa baguette reste baissée sagement, même si elle l'observe du coin de l'oeil avec méfiance. Elle reste silencieuse. Ses yeux la brûlent, elle a toujours envie de pleurer mais elle parvient à juguler sa tristesse, sa douleur... pour l'instant. Comme toujours, avec Draco, toutes ses émotions sont à fleur de peau. Elle a l'impression d'être uniquement composée de nerfs sur lesquels ces deux foutus idiots jouent des morceaux endiablés de piano. Nott et elle se regardent sans se regarder, détournent les yeux de Draco en faisant mine de ne pas l'observer du coin de l'oeil, jusqu'à ce que « Je— » et brusquement Astoria est tournée vers lui, impatiente d'en savoir plus... de comprendre. Elle a toujours idéalisé Draco, l'a toujours vu comme quelqu'un de droit et juste... elle comprend enfin que ce n'est pas le cas. Qu'il n'y a pas de place pour l'honneur, la droiture et la justice dans ce monde, en tout cas pas en temps de Guerre.
Elle les déteste tous les deux pour ça, la Marque sur leurs bras, leur cynisme et le reste. Elle sent la présence de Nott, ils sont plus proches qu'ils ne l'ont jamais été auparavant. Il effleure son coude et bizarrement, le geste la rassure un peu. Au moins, ils sont deux contre un. « Je l'ai mis à l'abri. » Scorpius. Bien malgré elle, Astoria se sent se détendre... elle sait que Draco aime leur fils. Il l'aime plus qu'elle n'aimera jamais quiconque, pense-t-elle parfois, parce qu'elle est bien incapable d'aimer quiconque correctement. Draco aime leur fils et vraiment, Astoria à sa manière, aussi, donc elle est soulagée quand il lui dit qu'il l'a mis à l'abri... « Il est avec ma mère. » Avec sa mère... morte. “ Oh my-- Non ! Non, elle est vivante. Ma mère est vivante. » Astoria sent qu'elle va être malade, elle chancèle un peu sur ses talons. Nott est toujours là, derrière elle près de son épaule. Elle aimerait qu'il la soutienne et l'aide mais d'un autre côté, ça les gênerait tous les deux plus qu'autre chose; alors elle enroule ses bras autour d'elle, timidement et maladroitement, réprimant à grand mal les sanglots qu'elle sent déjà prêts à exploser dans sa poitrine. « Elle n'a jamais été malade. Histoire montée de toute pièce pour garder son emprisonnement secret. » Astoria perd un peu de toutes ses couleurs mais ne commente pas, même si elle en a gros sur le coeur... pauvre Narcissa. Elle essaie de comprendre, elle essaie vraiment mais... « Je n'aurais pas dû... m'acharner sur toi. » ... mais quoi déjà?

Astoria ne sait pas quoi dire.
Oui, il s'est acharné sur elle... mais qui ne l'a pas fait? Nyssandra a-t-elle un jour arrêté de lui reprocher sa faiblesse d'adolescente de seize ans, effrayée par une grossesse longue, solitaire et douloureuse et manipulée par son père? Raven ont-elle jamais cessé de lui reprocher son comportement de gamine, pareil pour Ethel? Idem pour Aramis, qui refuse de la voir évoluer et changer? Et tous ces gens qu'elle a quitté pendant quatre ans, tous ces gens qui l'ont accueilli avec des sourires froids, des yeux plein de jugement et des étreintes hypocrites — ont-ils cessé de s'acharner sur elle, alors qu'elle en avait déjà beaucoup dans son assiette?
Elle essaie de ne pas être amère, elle essaie vraiment. Ça aurait dû... tout aurait dû être parfait. Elle aurait dû rentrer au bercail et se faire accueillir par des hurlements de joie et de bonheur. Elle aurait épousé Draco, enfin, et Scorpius l'aurait acceptée comme mère. Tout aurait dû être parfait... mais rien ne l'a jamais été depuis son retour.
Elle leur montrera, s'est-elle promis, et a-t-elle promis à Alastar. Elle leur montrera et leur fera payer leur arrogance, leur mépris et leur hypocrisie. « Mais ce n'est pas si simple, de faire la part des choses. De ne pas voir Wyatt quand je te regarde, de ne pas vouloir te— » Astoria pleure. C'est plus fort qu'elle. Elle pleure, juste un sanglot, douloureux sanglot, dont elle parvient à juguler le jumeau. Père... Draco en revient toujours à lui.
Les mots... les mots ne font pas de sens, quand il continue son récit. Astoria l'écoute mais... mais... si, elle comprend. Elle sait que Père... est un Mangemort. Et être un Mangemort signifie... faire des choses dont on n'est pas toujours fier. Elle pensait connaître l'aspect monstrueux de Père: l'homme cruel aux manipulations multiples et aux insultes faciles, qui complimentait seulement pour mieux dénigrer ensuite, le père toujours insatisfait, incroyablement frustrant et jamais compatissant. Cette horreur, ce monstre au bout de la table, qui la manipulait mieux qu'un marionnettiste sa poupée. Mais... son père tout de même. Pas un meurtrier, si? Pas un bourreau, si? Juste Père, qui lui faisait répéter les noms latins des plantes, qui lui montrait comment on faisait le miel, qui l'écoutait réciter les noms complets des tableaux peuplant Greengrass Manor. Son père.

« Un an à te haïr aussi, parce que tu es la chair et le sang de l'un de mes pires ennemis et qu'autrefois, tu as choisi de le suivre lui. »
Et voilà, comme toujours, il y revient. Astoria a un nouveau sanglot étranglé parce que oui, elle a fait une erreur, une erreur horrible, l'erreur de sa vie. Mais c'était au terme d'une grossesse interminable, horrible et solitaire, qu'elle a passé enfermée dans sa chambre, privée de tout; c'était après que son père l'ait empoisonnée, pour la purger d'un bébé, en dépit de sa propre santé; c'était alors qu'il la bourrait déjà de drogues, de drogues et de couleuvres; c'était après un cycle éternel d'abus et de manipulations; c'était après la naissance d'un petit truc hurlant et rouge et fripé, à peine fini, qui lui faisait incroyablement parce que qui, QUI voudrait d'elle après ça? Une gamine de seize ans ayant déjà un fils?
ÉVIDEMMENT, qu'elle a pris la porte de sortie que PÈRE lui a offert. Pourquoi, POURQUOI doivent-ils toujours lui rappeler de l'instant le plus terrible de sa vie quand elle a vu le coeur de Draco se briser dans son regard?
Astoria a l'impression qu'elle va s'étouffer sur sa propre rage. Elle a envie de s'arracher les cheveux, de se mettre à hurler, mais elle ne le fait pas, elle garde ses bras autour d'elle, reste immobile mais tremblante, nerveuse mais maîtrisée. Elle compte, aussi. Merlin, ça fait des mois qu'elle n'a pas compté. Au retour de son séjour chez les Insurgés, ça l'aidait à garder la tête hors de l'eau, au même titre que l'Excess...  mais ça fait des mois qu'elle a cessé de compter. Quand exactement? Elle ne sait plus... tout ce qu'elle sait c'est: un deux trois quatre cinq six sept huit neuf, elle est en vie et tout va bien.
Ou presque. « Mais je n'aurais pas dû parce que tu étais innocente à l'époque et que restes la mère de mon fils. Entre autres choses. »

Entre autres choses.

Alors elle n'était que ça à ses yeux. D'autres choses... la mère de son fils, mais pas que. Un coup d'un soir, sans doute. Juste une autre mignonne à déflorer. Une gamine innocente, à l'époque, à abuser, juste pour dire aux copains qu'il avait pu le faire. Une machine inlassable à l'aimer, aussi. Bref, rien d'autre qu'une petite pute prête à ouvrir les jambes pour lui.
Entre autres choses.
« Scorpius est avec elle, et avec Pansy et les jumelles, parce que si j'étais parti sans eux le Seigneur des Ténèbres aurait sacrifié nos enfants pour me forcer à revenir. Il exigeait de moi quelque chose que je ne possédais pas et les seules issues étaient la fuite ou la mort. » Une chose de laquelle se débarrasser. Une chose à oublier, à enterrer, à laisser derrière et à ne jamais regarder.
Elle pleure, elle pleure vraiment, et ses larmes troublent sa vision, ses sanglots son ouïe, si bien qu'elle entend Nott parler (elle avait presque oublié sa présence) sans vraiment l'entendre. Elle déteste Draco si fort, si fort, presque autant qu'elle l'aime, pardon, qu'elle l'a aimé. Elle le déteste parce qu'encore maintenant, elle a envie de lui donner le monde, de lui demander des explications et de l'excuser mais qu'en même temps... en même temps...
Il l'a abandonnée là, pour mourir.
Au profit de Pansy Parkinson.
Au profit de Pansy Parkinson.

Elle est seulement sortie de sa léthargie quand elle voit le verre de whisky flotter tentativement dans sa direction. “ Dis-moi que tu n'es pas de leur côté, ” fait Nott. Il est assis sur le canapé, un verre à la main, l'autre posé en direction de Draco alors qu'il en a envoyé un autre flotter jusqu'à Astoria; elle le balaie d'un revers de main rageur, l'envoyant s'écraser au sol, répandant le doux liquide ambré sur le parquet. “ Tu ne vas tout de même pas lui parler comme à un ami? ” Elle le déteste lui aussi, de ne pas être énervé comme elle, de ne pas se sentir d'humeur destructrice comme elle. Elle a qu'une envie: arracher la peau qu'il reste à Draco de son visage et le réduire en charpies, l'oublier complètement. Il les a abandonnés, laissés pour morts, au profit de cette salope de Parkinson et et et elle n'est qu'une entre autres choses et ne voit-il pas qu'il est encore en train de se jouer d'eux? Toujours? “ What the fuck, Theo? Il a- Il a- Il nous a trahis, il nous a laissés, abandonnés... Et-Et-Et maintenant, maintenant on va encore se faire torturer, parce qu'i-il est là, il nous a trahis et toi tu veux lui servir des scone et du thé... Tu ne veux pas savoir le fin mot de l'histoire, Greengrass? C'est un MENTEUR! UN SALE MENTEUR! UN TRAÎTRE! COMMENT AS-TU PU, DRACO? COMMENT?! ” Et elle déteste le regard qu'ils échangent, elle déteste Draco, elle déteste Nott, elle les déteste avec une force qu'elle ignorait posséder jusque là.

Elle a levé sa baguette sans réfléchir, la pointant sur Draco, mais il ne semble pas se sentir menacé... au contraire. Elle déteste son visage calme, froid, indifférent et distant, Merlin qu'elle le déteste quand il est comme ça... ils ont toujours joué duo désaxé, désynchronisé, lui placide et elle nerveuse, elle diplomate et lui énervé. Toujours, toujours cette même asymphonie. Elle le déteste. « There, commence-t-elle, et elle raffermit sa prise autour de sa baguette qui se met à trembler dans sa main et à s'illuminer progressivement d'une lueur verte de mauvais augure, au mépris de sa volonté. C'est précisément la raison pour laquelle tu n'avais rien à faire ici. As-tu seulement compris ce que je viens de dire ? Non, bien sûr, tu te focalises sur tes émotions, tout ça est bien trop lourd pour toi et c'est normal. Cette guerre n'est pas ta vocation. Quels sont tes objectifs Astoria ? Tu aspires à ça, n'est-ce pas ? » Elle accepte de la condescendance de la part de tout le monde, Marcus Flint, Flora Carrow, hell, même Père mais de Draco...? De Draco ça fait mal, atrocement mal, elle a l'impression qu'il lui piétine le coeur. Il lui montre sa Marque, aux contours rouges et au bras tremblant, et Astoria a le coeur au bord des lèvres, d'avidité, oui, oui elle aspire à ça... elle aspire au pouvoir, à la puissance et aussi, et surtout, à la reconnaissance. « A la douleur perpétuelle, aux tortures à chaque échec — parce que tu sais, bien sûr que c'est le prix à payer. Tu l'as vu. » Elle en rirait presque, presque parce qu'elle se souvient de son état pitoyable à Poudlard mais aussi des blessures de Père, de Tracey aussi des fois, et de Boris... être Mangemort veut dire souffrir, faire des sacrifices... mais Astoria n'a pas peur de la douleur.
Elle a donné naissance à un enfant à seize ans. Elle a souffert quatre années de mauvais traitements, de privations, de carences et de fatigue, cette fatigue caractéristique à son don absolument terrible. On l'a privée de magie, de remèdes, de potions pour un doigt cassé, juste pour lui apprendre la douleur. En tant qu'Adhérente, on lui a fait assister à des tortures, des traques et des meurtres, en lui demandant parfois de participer. Elle a trompé, soigné, blessé autrui, elle a manipulé, souffert, pleuré, aimé; pensent-ils tous vraiment qu'elle ignore à quoi ressemble la souffrance? Qu'ils ont le monopole du martyr?

« Tu sais aussi que le meurtre est le prix à payer pour l'avoir ? Me livrer te propulserait haut dans les bonnes grâces du Seigneur des Ténèbres, il n'y aurait plus que cette étape devant toi, aucun moyen de faire marche-arrière. Enfin— ta gloire durerait le temps qu'Il s'aperçoive que me tuer n'aura pas eu l'effet escompté. Et alors, qui écoperait de Sa fureur ? » Elle ne comprend pas et en réponse, sa baguette faiblit, se baisse un peu, tremble, cesse de luire... « Tu peux me livrer et te condamner. Ou tu peux te montrer raisonnable et te dire que je ne me serais jamais montré si je n'étais pas certain de pouvoir faire en sorte que ma venue reste secrète. » Elle glisse malgré elle un regard vers Nott, qui a l'air plongé en pleine réflexion, son verre toujours à la main mais ses yeux sombres et intelligents braqués sur Draco... à quoi pense-t-il? Il a l'air encore plus captivé qu'il y a quelques minutes, si c'est possible... « Tu me reproches encore d'être parti ? Il n'y a pas eu de mise en garde, d'invitation à me montrer à une heure et une date de ma convenance, je n'aurais jamais eu le temps de te chercher, de te convaincre, de t'emmener. Il m'ont cueilli à l'hôpital, à peine remis de l'effondrement auquel j'ai soit disant contribué.Mais tu- tu savais, tu m'as dit, tu m'as dit-- ” Mais sa voix s'effondre, s'écroule parce que réellement... a-t-elle jamais pensé que Draco serait capable de faire ça? Ont-ils modifié son sens de la logique? Ou carrément retiré. “ Et puis tu as bien pu trouver Parkinson et l'emmener avec toi, ” lâche-t-elle pathétiquement, à mi-voix, la baguette se baissant encore de quelques centimètres alors que le complexe d'infériorité d'une vie se révèle sans mystère ni suspense. « Peut-être aurais-tu préféré que je tombe sous les sorts des Carrow, de Lestrange, de ton père pour qu'il achève le travail de destruction dans lequel il a mis tant d'acharnement ? » Elle grimace. Non, Père... Père n'aurait jamais fait ça, si?

Si. Allons Astoria. Tu sais que si. Sa prise se raffermit autour de sa baguette néanmoins, avec l'évocation sur Père, et elle la relève un peu... quoique toujours hésitante, buvant ses paroles avec impatience. « Tu aurais eu Scorpius, alors, et le beau rôle : celui de répondre à ses questions par des mensonges, de le regarder dans les yeux en lui cachant que je ne suis pas mort d'une quelconque maladie, mais supplicié par son grand-père — le même qui a tenté de le tuer à la naissance — puis achevé par ton Maître. C'est la version qui t'aurait convenu ? Comme toi tu l'as fait, ” crache-t-elle en retour.
Mais ta mère n'est pas là, elle a été kidnappée, ta mère ne voulait pas de toi et ta mère t'a abandonné sont-ils de véritables mensonges...?
Il parle à Nott ensuite, et Astoria ne sait pas quoi dire, ou faire, alors elle le pointe toujours de sa baguette, essaie de suivre ce qu'il dit sans vraiment y arriver... tout s'emmêle, ses pensées se confondent, elle sent une nausée lui remonter la gorge et un mal de coeur lui donner envie de s'asseoir, non, de s'allonger et de fermer les yeux pour quelques heures. « Si tu restais neutre, tu récupérerais peut-être Scorpius tôt ou tard. » Si et seulement si ils gagnent la Guerre... mais à quel prix? Elle sait la question traîne aussi dans les pensées de Nott, de Theodore, petit Theo, avec ses grands airs et ses questions trop froides. Si ils perdent la Guerre... « Tu tiens tant que ça à faire la guerre ? A le rendre orphelin de mère pour te prouver que tu es la digne fille de Wyatt : une meurtrière ?Peut-être que je le ferai orphelin de père, crache-t-elle, sur la défensive, agacée qu'il n'arrête pas de parler de Père, prête à rajouter quelque chose mais: — Draco... dans quelle folie t'es-tu engagé? geint presque Nott, l'interrompant. Que sais-tu que l'on ignore? Pourquoi es-tu si confiant qu'i-ils vont gagner la Guerre?

Elle l'entend dans la voix de Nott. La faiblesse, le manque de foi, celui que Tracey critique tant, dont Alastar rit légèrement, celui que Père moque gentiment. Le manque de foi et surtout, le manque de trempe et de force. Nott n'est qu'une petite chose stupide et terrible, engoncé dans ses principes et ses désirs de survie; Astoria n'a jamais ressenti autant de mépris à son égard, ou à l'égard de quiconque de l'entourage de Draco. En cet instant précis, elle comprend ce à quoi Flora faisait référence quand elle parlait de l'honneur de porter la Marque. Elle comprend la fièvre de certains collaborateurs, elle comprend qu'on puisse haïr les Insurgés avec un feu dont elle a toujours manqué dans ses convictions politiques. “ Espèce de sale petit rat, siffle-t-elle à l'adresse de Nott, ne vois-tu pas qu'il essaie de nous retourner la tête? Des traîtres, tous les deux... vous feriez ça, à vos amis, vos cousins, vos familles? Vous leur tourneriez le dos? Et moi qui vous pensais si... si... ” Elle ne sait pas trop quoi. Honorables, sans doute. Des jeunes hommes parfaits, sans le moindre doute, parce que prometteurs, puissants, talentueux... Marqués, aussi. “ Nos familles ont bâti leurs empires sur le dos des né-moldus! Vous avez profité de cette société pendant des années, vous avez vécu dans l'excès et l'opulence en fermant les yeux sur les horreurs, vous avez tué, torturé, évincé des gens et maintenant- maintenant qu'on a une chance de gagner, maintenant qu'Ha- que le- l'Indésirable Numéro Un est mort, maintenant que- qu'on va y arriver, vous allez fuir? Vous avez TOUJOURS ri de moi, VOUS TOUS, vous me pensiez faible et pourtant, REGARDEZ-VOUS, des lâches, des traîtres, des-- Green-- ” Sa baguette s'est mise à briller trop fort et quand Nott s'est levé pour la calmer d'un mouvement de la sienne, la sortilège est sorti trop vite, trop fort, et l'a envoyé valser en arrière avec table basse, bouteille onéreuse de whisky et canapé. Aussitôt, le mouvement de Draco accroche le coin de son regard et elle le met en joug à son tour, brûlante de colère, les meubles autour d'eux se mettant à trembler alors que sa magie lui échapper, insuffle une vie effrayante aux objets normalement inanimés. “ Tu crois que j'ai peur de faire la guerre, Draco? Tu crois que j'ai peur de mentir à Scorpius pour le protéger? Est-ce que tu crois vraiment que je n'aurais pas fait tout ce que tu as fait pour lui? Elle déteste la lueur dans son regard qui lui dit que non. JE L'AURAIS FAIT, hurle-t-elle avant qu'il ne l'interrompe. JE L'AURAIS FAIT, ET PLUS ENCORE! Arrête de me tenir responsable pour quelque chose que je n'aurais pas pu changer, arrête de penser que je suis encore la gamine prête à t'aimer et à te pardonner et à te comprendre, arrête de me regarder comme ça, comme si je ne l'avais pas en moi de te- de te-- AVADA KEDAVRA! ” Et, pathétique, le sortilège file, émeraude étincelante dans la lumière sombre du salon, et vient se planter entre les deux yeux écarquillés de surprise de Draco, sous sa défense... sans aucun résultat. Manque de force magique, de volonté ou de talent, ou alors les trois à la fois.

Elle a envie de s'effondrer en larmes sur le sol et ne plus jamais se relever; à la place pourtant, elle fait la seule chose sensible à faire quand on ne parvient pas à accomplir un sortilège: elle lance sa baguette au visage de son adversaire, et lui fonce dessus pour l'accabler de coups de poings faiblards et tremblants des sanglots qui lui déchirent la poitrine.

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I had forgotten that it is impossible to lose someone, since all humans are alone. Another place in the universe we’re together in infinite time, remember that.
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