Partagez | .

sujet; MISSION ► War is dark and cold like a dementor

FONDA • tomorrow's a mystery
avatar
‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 1551
‹ crédits : Heresy.
‹ âge : 100000
‹ occupation : Big Brother.
‹ gallions (ʛ) : 3050
‹ réputation : je sais tout.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com
War is dark and cold like a dementorMission :  Draco Malfoy & Harry Potter
» Sujet de mission
C’était une mission de routine : attaquer par surprise un mangemort relativement gradé qu’un espion vous a dit prêt à déserter. Votre rôle était de l’emmener inconscient à Poudlard, mais l’elfe supposé assurer le transport n’est rentré qu’avec le captif portant, sur le front, l’indication de ses blessures mineures tracée avec son sang afin que les soins soient assurés de façon immédiate et efficace.

C’est dans un lieu reculé que vos pas vous ont menés, en quête d’un Drow installé au Royaume-Unis depuis des siècles ; l’individu est issu d’un peuple humanoïde que l’on dit doté d’une affinité avec la Mort et d’une volonté farouche de rester neutres en toutes circonstances. Des rumeurs bien enfouies et tenant quasiment de la légende vous ont permis de dénicher le lieu où demeure l’individu réfugié au Royaume-Unis, dans le but de lui réclamer l’une des pierres de pouvoirs qui font la renommée de ce peuple mystique, réceptacles des âmes et potentiels magiques de leurs défunts. A en croire les récits, cette pierre pourrait bien être un moyen efficace de détruire l’horcruxe que recèle l’âme de Potter…

Mais si l’allée s’est avérée pénible, le retour s’annonce tout aussi éprouvant. Prenez garde : des hordes de Détraqueurs alliés au Lord patrouillent à travers le pays et l’une d’elle traîne justement ses loques glaciales non loin de vous.

» Rappel des règles
Privilégiez l'action avec des RP qui ne doivent pas dépasser les 300 mots. De plus, la mission, une fois terminée, doit être signalée ici.

Approuvé par le Ministère de la Magie
Revenir en haut Aller en bas

PRISONERS • bloodstains on the carpet
avatar
‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11740
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t4710-draco-there-s-a-hole-in-my-so
24 août. Tu sais ce que sont les Drow ? Potter a eu le culot de lui poser cette question et Malfoy l’a vécu comme un affront. Parce que l’enfoiré de Potter se croit sans doute supérieur à présent, avec son air strict et son assurance et son odieuse balafre et son droit de vie ou de mort sur Draco et son refus catégoriques de céder à leurs rixes habituelles — celles que le blond tente à tout prix de déclencher. Une part de lui sait pertinemment qu’il devrait s’en satisfaire, coopérer, plier, et Merlin sait qu’il a constamment les nerfs en pelote, la paranoïa à fleur de peau, l’impression que sa vieille Nemesis est en réalité pétrie d’intentions cachées, néfastes. Alors il a assommé Potter de son regard le plus haineux et a craché que oui, évidemment, avant de se mordre la langue pour ne pas souligner que d’eux deux, il est le sorcier authentique, le Langue-de-Plomb, l’instruit. Ça l’écorcherait vif, d’avouer qu’il doit la vie à l’Elu et que, par les caleçons de Merlin, leur duo a fini par s’avérer efficace sur le terrain. Collaboration fructueuse, a souligné un Kingsley désagréablement satisfait.

Mais s’il a les mâchoires si contractées pour l’heure, Draco, venimeux et mordant à chaque mot formulé, ce n’est pas pour la raison triviale que représente son égo heurté. Non, c’est bien pire que ça. C’est un corps affaibli à moitié avachi contre son épaule, qu’il soutient en trébuchant à moitié pour dévaler une colline instable, à peine éclairés par quelque rayon lunaire. C’est son partenaire (geôlier ?) laissé en vrac par un marché de dupe, un marché de con au souvenir duquel il lâche une nouvelle flopée de jurons entre ses dents, tandis qu’ils manquent de peu de s’exploser le front sur les pierres saillantes qui roulent sous leurs pieds. « Tu es vraiment le pire des abrutis, Potter », qu’il offre pour seul commentaire, en contenant sa rage de son mieux. Non, les émotions négatives laisseraient penser à tort qu’il en a quelque chose à faire. Alors ses remarques se font moqueries et son timbre rabaisse, mes ses épaules contractées démentent cette légèreté feinte. « Tout le monde sait que les réclamations d’un Drow sont toujours abusives. Certes ta vie ne vaut pas grand-chose — mais de là à sacrifier quatre-vingt années contre une pierre de pouvoir ? » Il s’interrompt pour stabiliser sa prise sur le brun, avant de se dégager sans douceur une fois la descente achevée. Courbé, mains sur les genoux, le temps de souffler. Damn, entre la mission et cette escapade la soirée a été longue et son bras ne cesse de l’élancer pour l’empêcher d’oublier le sort qui le lui a déboité de longues heures auparavant. « Tant qu’à faire tu aurais aussi bien fait de crever sur place, la Granger t’achèveras si jamais découvre ce que- »

Un frisson lui hérisse l’échine ; les syllabes meurent à la coupe de ses lèvres. C’est un vrai sordide qui gèle jusqu’à l’âme, un froid aussi familier qu’honni. « Potter- » prévient-il, mais l’interpelé est déjà en alerte. « Active ta carcasse, il faut qu’on transplane ! » Il est impuissant contre cette menace — les Détraqueurs. « Fuck », qu’il persifle, pour lui-même cette fois. Parce que Potter ne peut pas les faire transplaner dans cet état, mais que lui non plus : la RDP a bridé sa capacité à le faire, pour lui couper toute possibilité d’échapper à son statut de pseudo-allié-mais-surtout-captif.  

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.
Revenir en haut Aller en bas

HERO • we saved the world
avatar
‹ inscription : 04/06/2015
‹ messages : 4243
‹ crédits : killer from a gang (avatar) ; anaëlle (sign).
‹ dialogues : indianred


‹ âge : vingt-trois (31/07/80)
‹ occupation : décédé depuis le 24/08/03.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : 1991 et 1997.
‹ baguette : en bois d'aubépine, mesure 30 cm et a en son cœur un crin de licorne (anciennement à Draco Malfoy) ; je suis également le maître de la baguette de Sureau.
‹ gallions (ʛ) : 5745
‹ réputation : je suis un dude très cool maintenant que j'ai tué Voldemort (rip).
‹ particularité : Fourchelang.
‹ faits : j'ai beaucoup changé, je suis devenu froid et maîtrisé, prudent et confiant ; les foutues répercussions de la guerre qui m'ont fracassé la gueule. Parmi les Insurgés, je suis Specs, anciennement parmi l'un des leaders des Audacieux. Membre du conseil de la RDP – les seuls étant au courant que je suis en vie. J'ai passé un marché avec Drow : 80 années de ma vie en échange d'un talisman prévu pour détruire l'horcruxe en moi.
‹ résidence : au 12 Grimmauld Place (Sirius m'a désigné comme étant son héritier pour reprendre la demeure familiale des Black).
‹ patronus : un cerf
‹ épouvantard : un détraqueur (la peur elle-même).
‹ risèd : mes parents, une femme et des enfants - une famille complète.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t6879-you-never-walk-alone-harry
« Tu es vraiment le pire des abrutis, Potter. » S’il était en état, il lancerait un petit sourire satisfait à son ancien rival mais tout ce qu’il arrive à produire est une sale grimace témoignant d’un problème qui ne cesse de s’intensifier au fil des secondes. Malgré ses efforts, il a de plus en plus de mal à avancer de lui-même et rien que le fait de devoir s’aider de Malfoy comme d’une béquille humaine le dérange, même s’il tente de se marteler le crâne que oui, ils sont coéquipiers à présent et que logiquement, leurs vies dépendent du bon fonctionnement de leur duo. Un râle de douleur lui échappe, combiné à une grimace, alors qu’il s’appuie un peu plus sur Malfoy pour ne pas s’écrouler en pleine descente. Même sans avoir activé la pierre, Harry a signé le contrat et le deal ne sera valide qu’après avoir perdu quelques années de vie au préalable – d’où la douleur progressivement intense qui lui vrille les entrailles. L’impression que son âme est tordue dans tous les sens, déchirée, recousue, broyée, réduite qu’à un simple morceau fragile et délicat. Harry a signé son arrêt de mort le jour où il a foutu les pieds dans la demeure de Drow.

« Tout le monde sait que les réclamations d’un Drow sont toujours abusives. Certes ta vie ne vaut pas grand-chose — mais de là à sacrifier quatre-vingt années contre une pierre de pouvoir ? » En lançant un regard mauvais en direction de Malfoy, Harry lui sert même volontairement un peu plus fort l’épaule – geste puérile mais à l’image de leur animosité séculaire. « Ta gueule, Malfoy. T’es le premier à me vouloir mort, qu’est-ce que ça peut te foutre ? » Lâche-t-il, les dents serrées, plus pour retenir la douleur que pour alimenter leur joute verbale. Ils se dégagent finalement arrivés en bas et Harry se passe les deux mains sur le visage, tentant d’annihiler le sentiment d’inconfort mêlé à une douleur tantôt forte, tantôt supportable. Le drôle de mélange le fait grimacer mais il ne reprend pas encore la marche, incapable de faire confiance à ses jambes pour le moment. « Tant qu’à faire tu aurais aussi bien fait de crever sur place, la Granger t’achèveras si jamais découvre ce que- » Les mots du blond semblent venir de loin, presque une distance de cinquante mètres alors que lorsqu’il s’arrache les mains du visage, il le voit tout près de lui. Les sourcils froncés, il ressent lui-même le sentiment sinistre de son corps complètement glacé.

Sans attendre davantage, il fait quelques pas en avant, retenant tout sentiment de panique qui fait surface quand il comprend ce qui va venir bientôt les encercler – mais à peine avance-t-il qu’il s’écroule à genoux, les mots de Malfoy de plus en plus loin maintenant. Désorienté, les mains plaquées au sol, Harry tente de retrouver une respiration normale et de se battre contre le vertige intense qui le saisit ; la douleur ne le quitte toujours pas, devenant même plus intense à cause du froid familier qui le parcourt. Il relève la tête et se concentre sur Malfoy. En lui tendant la main, il aurait presque envie de rire de l’ironie de la situation. « Malfoy, aide-moi… Ils arrivent. » Au bout de douze ans, c’est finalement Harry Potter qui tend la main vers Draco Malfoy. Ça serait encore plus ironique de mourir si près du but, par ce qui lui fait le plus peur ; pourtant, Malfoy lui saisit la main et le tire, faisant passer le bras de Harry par-dessus son épaule. Mais le froid devient de plus en plus inconfortable, malgré les efforts de Malfoy d'avancer plus vite ; c'est Harry, il est un poids mort, une carcasse vouée à crever un jour. Aujourd'hui ou demain, il n'y a aucune différence. Pourtant, il s'accroche, tente de rendre une motricité normale à ses jambes qui ne lui obéissent presque plus, il veut juste éviter qu'ils crèvent tous les deux de cette façon.

• • •

I like a quiet life, you know me.
Gnawing on the bishops, claw our way up their system, repeating simple phrases, someone holy insisted. I want the markings made on my skin, to mean something to me again.
Revenir en haut Aller en bas

PRISONERS • bloodstains on the carpet
avatar
‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11740
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t4710-draco-there-s-a-hole-in-my-so
« Ta gueule, Malfoy. T’es le premier à me vouloir mort, qu’est-ce que ça peut te foutre ? » « Can’t deny », qu’il gronde au moment de le relâcher, drapé dans la mauvaise foi qui fait son caractère. Mais la suite avorte, se fige, s’étiole, comme le paysage qui autour d’eux se craquèle sous une délicate couche de glace annonçant un malheur. Et Potter qui peine, Potter qui traine, Potter qui s’effondre mais qu’il ne peut pas laisser derrière parce qu’il n’a jamais été capable de le livrer à la mort, parce que la dette de vie tire, tire sur la corde, s’enroule autour de sa nuque, menace impitoyable, et comme il hait cette dévotion forcée ! Le brun tend la main vers lui — Malfoy se fige, pris entre l’urgence de la situation et de vieilles rancœurs. Il pourrait ignorer cette main, rendre l’affront d’il y a déjà onze ou douze ans. Il pourrait, c’est petit mais tentant. Pourtant ses phalanges s’enroulent autour du poignet et offrent le sien comme prises pour celle de son adversaire d’antan (et d’aujourd’hui). D’une impulsion il l’aide à décoller du sol, à se hisser sur ses genoux flageolants. « Et maintenant ? » Courir serait ridicule, inutile, un réflexe futile. Se cacher ? Il y a des lieux à couvert, mais plus loin ; seul peut-être il y arriverait, mais en portant quelqu’un ? Il est furieux, furieux que sa magie soit bridée, que personne n’ait voulu l’entendre lorsqu’il a claqué que le balafré pourrait bien avoir besoin de son secours un jour. Il sort sa baguette, la pointe sur le brun, prêt à l’alléger d’un sort — mais la tentative se retourne contre lui et lui brûle le bout des doigts. La baguette prêtée sous l’insistance de Potter, mais affublée de limites handicapantes par sa clique, lui échappe des mains pour rouler sur les roches. « Ils arrivent… » « Captain obvious. » Il se frapperait presque le front de dépit s’il n’avait les mains pleines d’un Potter défaillant, fiévreux, délirant. « Garde plutôt tes forces pour tenter un patronus. » Mais le désespoir voile sa voix. « Tu es l’Elu, il parait, quelques détraqueurs décrépis ne font pas le poids face à ton potentiel magique non ? Hey, secoue-toi, c’est pas le timing pour une sieste ! » Mais l’autre est à deux doigts de tomber dans les vapes et il n’y a pas grand-chose que le blond puisse faire pour forcer les lèvres bleuies à s'animer. « Tu dois gagner du temps Potter, tiens-les à distance, où on sera tous les deux foutus. » Et tout en parlant il fouille ses poches, tâte en quête d’un miroir à double-sens (le sien a été brisé durant l’attentat de Sainte-Mangouste en juin dernier). Draco le pose au sol, assez précautionneusement, puis hésite. Recule. « S’ils m’attaquent, aucun de nous ne sera en état de réclamer des renforts », explique-t-il d’un ton pressant. Et une boule au creux de la gorge, la hâte de se mettre à l’abri. Est-ce vraiment altruiste ou pur égoïsme ? Il ne saurait le dire lui-même. Mais alors que les ombres avides d’âmes ondulent au-dessus du sol jusqu’à les rejoindre, Draco s’éloigne, d’un pas lent puis de plus en plus rapide, vers un espace couvert à même de le dérober à l’attention des créatures. La dette de vie encaisse cette lourde décision de façon si ambivalente que la tête lui tourne, nausée au bord des lèvres, tandis qu’il essaye sans succès d'établir une connexion avec Granger.

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.
Revenir en haut Aller en bas

HERO • we saved the world
avatar
‹ inscription : 04/06/2015
‹ messages : 4243
‹ crédits : killer from a gang (avatar) ; anaëlle (sign).
‹ dialogues : indianred


‹ âge : vingt-trois (31/07/80)
‹ occupation : décédé depuis le 24/08/03.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : 1991 et 1997.
‹ baguette : en bois d'aubépine, mesure 30 cm et a en son cœur un crin de licorne (anciennement à Draco Malfoy) ; je suis également le maître de la baguette de Sureau.
‹ gallions (ʛ) : 5745
‹ réputation : je suis un dude très cool maintenant que j'ai tué Voldemort (rip).
‹ particularité : Fourchelang.
‹ faits : j'ai beaucoup changé, je suis devenu froid et maîtrisé, prudent et confiant ; les foutues répercussions de la guerre qui m'ont fracassé la gueule. Parmi les Insurgés, je suis Specs, anciennement parmi l'un des leaders des Audacieux. Membre du conseil de la RDP – les seuls étant au courant que je suis en vie. J'ai passé un marché avec Drow : 80 années de ma vie en échange d'un talisman prévu pour détruire l'horcruxe en moi.
‹ résidence : au 12 Grimmauld Place (Sirius m'a désigné comme étant son héritier pour reprendre la demeure familiale des Black).
‹ patronus : un cerf
‹ épouvantard : un détraqueur (la peur elle-même).
‹ risèd : mes parents, une femme et des enfants - une famille complète.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t6879-you-never-walk-alone-harry
C’est déroutant et presque absurde de remettre sa vie entre les mains de sa Nemesis, de devoir se forcer, forcer, forcer pour rester concentré – les mots employés par Malfoy lui parviennent de façon décousue, l’un après l’autre, dans un désordre pratiquement agonisant tant son cerveau est drainé de toute pensée cohérente. « Patronus », « détraqueurs » et « sieste » sont les seuls mots qu’il est parvenu à comprendre et à donner du sens. La voix de Malfoy ne cesse de s’éloigner et se rapprocher, et le bourdonnement incessant dans ses oreilles qui l’empêche d’ordonner son cerveau. Il est fatigué. Fatigué de se tenir sur ses jambes qui ne lui appartiennent plus, de puiser un peu d’énergie et d’être frappé par une douleur lancinante qui circule dans tous ses membres – c’est fatiguant de fixer ses yeux sur Malfoy et de le voir tanguer, son image complètement floue alors même qu’il porte ses lunettes. Il se force encore, il force sa concentration à ne rester que sur Malfoy et ses mots qui viennent de loin. « Tu dois gagner du temps Potter, tiens-les à distance, où on sera tous les deux foutus. » Ses sensations se brouillent, il sent des mains dans ses poches alors qu’elles n’y sont plus et puis ses genoux touchent de nouveau le sol mais c’est seulement la sensation de son visage dans l’herbe qui lui fait prendre conscience que Malfoy l’a laissé tomber. Qu’il le laisse par terre. Qu’il recule, alors que les détraqueurs approchent.

Harry relève la tête, les doigts creusant dans la terre, cherchant la silhouette de Malfoy des yeux, incapable de formuler des mots cohérents. « S’ils m’attaquent, aucun de nous ne sera en état de réclamer des renforts » Il secoue la tête, doucement d’abord, vigoureusement ensuite à mesure qu’il comprend que Malfoy l’abandonne, qu’il le laisse avec les détraqueurs, qu’il s’éloigne – non, non, non, s’il-te-plaît… Mais les mots meurent sur ses lèvres qu’il a du mal à ouvrir maintenant, à cause de la douleur, à cause du froid, à cause de la peur… Le sentiment d’impuissance le consume, alors même qu’il ne distingue plus personne aux alentours, hormis la sensation imminente que sa pire peur va devenir réalité et qu’il n’est même pas foutu de se protéger. La pâleur maladive rend ses yeux encore plus rougis et ses lèvres bleues et quand il tourne la tête à gauche, il les voit. Une horde de détraqueurs approche, provenant de tous côtés – à moins que son imagination lui joue des tours mais il en doute, son corps est complètement glacé. Même faible et sans énergie, son instinct le pousse à prendre en mains sa baguette magique et de pointer en face de lui. Mais il est de nouveau laissé impuissant, incapable d’ouvrir la bouche, comme un dysfonctionnement de son cerveau. Il tente encore et encore, prend un peu de contrôle sur son mental et cherche quelque chose d’heureux, quelque chose de tangible qui pourrait l’aider. Il pense à Ron et Hermione et à leur partie de cartes reportée depuis des mois à cause de leurs missions, il pense à Luna qu’il a retrouvée trop tard et sans profiter de sa présence, il pense à Andromeda qui lui avait offert une étreinte maternelle, il pense à Teddy et la promesse de l’emmener faire un tour sur son balai, il pense à la fille de Parkinson qu’il a sauvée et à tous les autres enfants qui sont l’avenir et l’espoir de leurs jours pénibles, il pense à Neville et Emily qu’il n’a pas vu depuis des semaines et qu’il ne verra probablement jamais et il ne pourra pas leur dire à quel point il tient à eux. Et puis il pense à Ginny, sa Ginny… Il accepte qu’on lui arrache sa vie, qu’on le batte, qu’on le torture, qu’on le jette comme un déchet mais par pitié, ne faites pas de mal à sa Ginny. « Expecto Patronum », le cerf apparaît mais son visage retombe, vidé de son énergie. Il voit son patronus mais il sait que quelque chose cloche. Quelque chose n’est pas normal, c’est faible et à peine visible – et s’il n’avait même pas produit de patronus ? Et si ce n’était qu’un mirage, une simple ruse de son esprit malsain ?

L’instant d’après, le patronus s’évapore complètement et emporte le peu d’espoir qu’il lui restait. Il n’entend plus rien, il ne sent plus rien, il ne voit que les créatures qui s’approchent de lui, trop nombreuses et trop fatales pour qu’il puisse faire quelque chose. Il pleurerait presque tellement l’ironie lui fait atrocement mal ; lui qui voulait se sauver, se retrouve maintenant piégé, se sent étranger dans son propre corps, à la merci de sa peur. Il ignore combien de temps s’écoule avant que sa vision change et qu'il ne voie plus que les détraqueurs beaucoup trop près de lui. Il ignore combien de temps s’écoule avant qu’ils l’encerclent, tous, qu’ils déchirent son âme, morceau après morceau. Il ignore combien de temps s’écoule avant que son corps s’immobilise complètement et qu’il ne reste d’Harry Potter qu’un amas de chair sans vie. Probablement quelques secondes. Quelques secondes pour une courte vie ; c'est tout ce qu'il mérite.

• • •

I like a quiet life, you know me.
Gnawing on the bishops, claw our way up their system, repeating simple phrases, someone holy insisted. I want the markings made on my skin, to mean something to me again.
Revenir en haut Aller en bas

PRISONERS • bloodstains on the carpet
avatar
‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11740
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t4710-draco-there-s-a-hole-in-my-so
Draco n'a jamais été qu'un foutu couard face à la Mort. Et tandis qu'elle enveloppe Potter de son étreinte glaciale, il ne reste rien, rien d'autre que cette légendaire lâcheté qui le cloue là, assez près de la scène pour être glacé d'effroi, assez loin du danger pour avoir une chance de ne pas chuter à son tour. Mais il sait instinctivement qu'il est tiré d'affaire ; il le voit dans la valse macabre des détraqueurs qui se repaissent de l'âme de son allié ennemi, il le devine dans l'atmosphère lourde d'une satisfaction malsaine, il le confirme lorsqu'ils filent sans lui prêter attention, probablement conscient de la présence d'une seconde source d'énergie mais entraînés par leur liesse vers une autre mission : assurément, ils ont un rapport à fournir au Lord qui les contrôle, les domine. Gelé jusqu'à la moelle, Draco se laisse glisser contre un tronc mort, le souffle court et les jambes coupées, assimilant ce dont il vient d'être témoin.

Potter est tombé. Potter est tombé et lui, il est sauf car, comme une vérité séculaire répétée dans chacune de ses vies, abandonner Potter lui a semblé être la solution. Le échos de passés révolus s'entrechoquent dans son esprit et il suffoque presque lorsque ces autres vies, vécus, époques frappent à la porte de sa mémoire et s'y imposent sans avoir été imposées et sèment un chaos de remords qui lui font monter la bile aux lèvres. Ses phalanges nerveuses agrippent frénétiquement ses mèches blondes et le regard perdu, presque fou, il murmure pour lui-même : « ça ne peut pas être arrivé, ça ne peut pas — », encore et encore, comme si la litanie insipide pouvait défaire la tragédie.

Il a laissé mourir le Sauveur, l'Elu, l'icone de sa génération, le protégé de ses geôliers. Il a laissé mourir l'un de ses plus solides alliés au sein de la Renaissance du Phénix et c'est comme signer sa propre fin car à présent, personne ne sera de taille à plaider pour sa défense ; il n'y aura pas de mots assez efficaces, d'arguments en mesure de défaire ce qu'il a laissé se produire. Et il ne peut pas même contempler la possibilité d'en profiter pour disparaitre ; de sa magie bridée par le Phénix à sa baguette inadaptée, ce serait se précipiter vers le néant, cerné par deux camps réclamant son sang. Mais surtout, surtout, il n'y a rien vers quoi courir s'il laisse derrière lui ce qu'il a de plus précieux — son fils, sa mère, motivations de tous ses actes, qu'ils soient viles, stupides, cruels ou désespérés.

Parce qu'il ne parvient à déceler aucun avenir, Malfoy se tourne vers l'utopie folle de défaire le présent. Défaire, défaire, défaire... Au départ, c'est une notion aussi floue que vaine, confuse du fait de son état d'esprit taillé pour la panique plutôt que pour la réflexion. Get a grip, Draco ! hurle quelque chose en lui, quelque chose qui recèle à la fois l'exaspération de Lucius et les inflexions mêlées de panique et de confiance de Scorpius et les encouragements de Narcissa. Quelque chose qui lui fait l'effet d'une claque, éloignant les méandres des angoisses qui l'étreignent pour l'obliger à embrasser pleinement l'urgence de la situation. Il doit penser vite, il doit penser bien, et défaire le passé est en effet l'unique option qu'il lui reste. Il repense à cette phrase sans conséquence que Granger avait lâchée d'un ton léger tandis qu'il était enchaîné et qu'elle s'efforçait d'apaiser son calvaire — nous sommes partenaires maintenant. Si je croyais vraiment que tu n'as aucune chance de t'en sortir, je ferais usage de mon retourneur de temps (...). La suite n'a pas d'importance. A ce moment-là il avait juste ri amèrement en confirmant qu'en effet, il ne serait pas contre l'usage d'un tel artefact s'il croyait vraiment qu'elle puisse en avoir un en sa possession. Mais s'il s'était trompé en ne la prenant pas au sérieux ? S'il avait fait erreur ? De nouveau, avec plus d'urgence cette fois, il reprend le miroir de Potter. « Otter », appelle-t-il a une, deux, plusieurs reprises. Elle doit l'entendre, elle doit
Voir apparaître ses boucles brunes sur la surface de la glace est le plus bel instant qu'il lui est donné de vivre depuis une éternité. « Granger » — il interrompt avant qu'elle n'ait le temps de répondre. « Potter a été tué. Potter est mort et il me faut ton Retourneur de Temps pour le sauver. Il me le faut maintenant », lâche-t-il de but en blanc, pour couper court à toutes demandes d'explications, de détails, de précisions. Ils parleront quand ils auront ramené Potter à la vie. « Dis-moi que tu as vraiment un Retourneur de Temps. » Et c'est une supplique, la première qu'il lui concède. Parce qu'à cet instant, elle est sa seule source d'espoir.  

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.


Dernière édition par Draco Malfoy le Mer 14 Sep 2016 - 17:19, édité 4 fois
Revenir en haut Aller en bas

WIZARD • always the first casuality
avatar
‹ disponibilité : 100% dispo
‹ inscription : 25/10/2015
‹ messages : 2024
‹ crédits : avatar : balaclava / signature : ucey
‹ dialogues : #DB7093 / palevioletred


‹ liens utiles :
pansy parkinson ft. adelaide kane, nephtys shafiq ft. phoebe tonkin, kid o'faolain ft. richard harmon, maksim dolohov ft. tom hiddleston, amara bataglia ft. rowan blanchard

‹ âge : 17 ans
‹ occupation : membre des little jinx ♡
‹ maison : beauxbâtons alumn
‹ scolarité : 1993 / 2004
‹ baguette : bois de frêne, crin de licorne
‹ gallions (ʛ) : 3181
‹ réputation : surnommée Baby Spice, elle est la plus jeune membre des Little Jinx et elle on dit d'Amara qu'elle est aussi adorable que touchante.
‹ particularité : championne toute catégorie du gobage de dragées surprises
‹ faits : elle parle avec un accent français, tombe souvent, est scotchée à son pow, gère secrètement un MSN dédié aux memes.
‹ résidence : /
‹ patronus : non-corporel la plupart du temps, écureuil autrement.
‹ épouvantard : les cafards et la haine, accessoirement.
‹ risèd : une paix stable et durable, du bonheur pour tout le monde.
Voir le profil de l'utilisateur
« As anyone seen Harry ? » la tête à peine passée dans l’embrasure de la porte, elle fouille la pièce d’un regard rapide tandis que déjà, ils répondent négativement. Troisième endroit qu’elle vérifie, troisième échec. Alors que quelques ‘non, désolé’ s’élèvent, Hermione referme la porte et reprend sa procession dans les couloirs. « Hey, do you know where Harry is ? » demande-t-elle à nouveau en croisant un visage familier. Il s’arrête, réfléchit, hésite, semble réfléchir encore et répond « Je crois l’avoir croisé il y a un moment, mais j’suis pas sûr… » et Hermione se retient de soupirer, remerciant brièvement son interlocuteur et retournant à ses recherches. Évidemment, la logique voudrait qu’elle aille trouver les Weasley, qu’elle demande à Ron, à Ginny, mais c’est présentement hors de question, elle n’a pas dormi la nuit dernière, penchée sur d’épais volumes, à lire chapitre après chapitre en quête d’une solution décente, humaine, convenable, à leurs problèmes, alors l’idée d’une confrontation, même brève, même pour quelque chose de précis, ne la tente guère immédiatement. Pas tant qu’elle a encore la patience de chercher, ce qui est le cas pour le moment, enchainant les escaliers, les couloirs, les pièces vides et celles occupées.

Soudain son miroir chauffe, au creux de sa poche et tirant l’objet pour en regarder la glace, elle s’arrête subitement, manquant de se faire renverser par quelqu’un qui marchait derrière elle. Elle s’excuse rapidement, s’éloigne du passage, trouve une alcôve pour poser son sac et le miroir chauffe à nouveau, celui qui cherche à la joindre insiste. Harry ? Elle se retrouve pourtant nez-à-nez avec un autre faciès que celui de son meilleur ami, elle n’a pas le temps de répondre, pas le temps de demander ce qu’il fout avec le miroir d’Harry, non plus, que déjà, Malfoy annonce : « Potter a été tué. Potter est mort et il me faut ton Retourneur de Temps pour le sauver. Il me le faut maintenant » et une vague glaciale la percute avant qu’elle ne saisisse le sens des mots qu’il balance. Il insiste, évidemment, pressant, pressé, paniqué ? Elle a la tête qui tourne elle et son souffle se coupe, elle le réalise parce qu’elle suffoque à moitié, le choc finissant pourtant par la faire réagir alors qu’il réclame : « Dis-moi que tu as vraiment un Retourneur de Temps. » Il lui faut une seconde pour percuter, pour bouger. Elle tremble un peu, peine alors à ouvrir le sac posé à côté d’elle, sur le rebord de l’alcôve, elle plonge sa main entre les carnets, les affaires et ses doigts touchent une chainette qui ressemble soudain à un fil d’Ariane, une ligne de vie, la précaution qu’elle a bataillé pour obtenir, priant pour ne jamais devoir s’en servir, trop risqué… risqué comme une guerre, sans doute, pense-t-elle, et elle réalise que tout ça est relatif. « Où es-tu ? » siffle-t-elle à Malfoy, répondant dans le désordre alors qu’elle regarde autour d’elle. « Oui, je l’ai. J’en ai un, je veux dire. » Elle balance la lanière de son sac sur son épaule « J’arrive, je sors de Poudlard, tu peux envoyer un patronus à la chaumière pour que je suive la… » elle s’arrête, réalise, fronce le nez.  « Nevermind, an elf will find you » et s’élance bille en tête dans les couloirs, partant cette fois trouver Ron, finissant par courir jusqu’à tomber sur lui, sur eux, tirant le jeune homme par le col pour l’entrainer à l’écart en marmonnant d'un ton qui se veut implacable « We need to go, now » et elle qui avait voulu une issue de secours réalise que la tranquillité apportée par un plan B est insignifiante, la panique prenant le dessus à une vitesse hallucinante. Le trainant sans grande délicatesse, elle l’amène assez loin des autres pour pouvoir expliquer succinctement. « Harry est mort, Malfoy était avec lui, we need to go » siffle-t-elle d’une voix à peine audible, oubliant de mentionner le Retourneur de Temps et le laissant face à la nouvelle tandis qu’elle alpague un elfe de maison pour les mener jusqu’à Draco, jusqu’à Harry, jusqu’à ce qu’il en reste du moins.

• • •


Revenir en haut Aller en bas

HERO • we saved the world
avatar
‹ inscription : 22/02/2016
‹ messages : 615
‹ crédits : cristalline et crackle bones pour la signature.
‹ dialogues : salmon


‹ liens utiles :
présentationjunereaghandaphnemoodlyannalorcànremus

‹ âge : vingt-quatre ans.
‹ occupation : C'est la grosse question que se pose Ronald en ce moment. Il n'aspire plus à devenir Auror, être autant de temps en guerre lui a passé l'envie de partir à la chasse aux mages noirs et il ne veut pas non plus avoir de contact avec les autres êtres humains alors il ne sait pas. Il aide Charlie avec ses dragons de temps en temps et ça ne lui déplaît pas. Peut-être qu'il va finir par se lancer dans des études de magizoologie ?
‹ maison : gryffondor
‹ scolarité : septembre 1991 et juin 1998.
‹ baguette : Bois de saule, trente-cinq centimètres et contient un crin de licorne. Cette baguette le suit depuis qu'il a détruit celle de son frère Charlie en deuxième année.
‹ gallions (ʛ) : 1481
‹ réputation : Difficile de passer à côté de la famille Weasley tout de même. Connue pour l'immense fratrie qui la compose, il est difficile de passer à côté d'eux. Famille emblématique des insurgés, ils ont tous presque reçu l'Ordre de Merlin et une jolie somme pour les services rendus à la société sorcière. On sourit beaucoup plus à Ron depuis la fin de la guerre et étrangement, il déteste cette célébrité. Lui qui convoitait tant celle de Harry quand ils étaient à Poudlard, il a fini par comprendre pourquoi son meilleur ami la fuit.
‹ particularité : aucune.
‹ résidence : il a retapé le Terrier alors en attendant c'est là-bas qu'il est.
‹ patronus : un jack russel terrier
‹ épouvantard : Celle-ci ne changera pas, pour rien au monde. Ronald peut faire face à n'importe quelle horreur, mais si vous le mettez devant une araignée... vous pouvez dire adieu au Gryffondor qui sommeille en lui.
‹ risèd : Il se revoit à Poudlard, quand tout allait bien, avec Harry, avec Hermione. Quand il pouvait encore entendre son père pester contre le fonctionnement d'un objet moldu et que Fred et George étaient en train d'inventer des confiseries piégées pour leur boutique tandis que leur mère s'affairait à la cuisine avec ce sourire si caractéristique. Ronald souhaiterait pouvoir revenir à cette période où tout le monde était encore là.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t6913-ronald-king-and-lionheart
Ronald n’a pas le temps de dire quoi que ce soit lorsqu’il voit la tornade brune qu’est Hermione se ruer sur lui et l’empoigner par le col, l’éloignant de Ginny et des autres. Il se demande ce qu’il a bien pu faire cette fois encore. Pourtant, il lui a laissé de l’espace pour qu’elle puisse potasser une solution plus humaine pour Harry et il n’a pas été chiant avec Malfoy puisqu’il l’a évité. Alors il se demande bien ce qu’elle va lui reprocher encore. Il a du mal à comprendre Hermione depuis… depuis trop longtemps maintenant et même s’il ne veut pas l’admettre, ça l’affecte bien plus qu’il ne veut le croire. T’es toujours amoureux, sombre débile. « We need to go, now » « Wait, Hermione, where ? » Qu’il murmure en se laissant traîner derrière elle. Elle l’amène suffisamment loin et il remarque son visage est marqué par la fatigue, la colère et la tristesse. « Harry est mort, Malfoy était avec lui, we need to go » La nouvelle l’ébranle, le vide. « Wait… what ? » Harry est mort. Non. Impossible. Non. Hermione attrape un elfe de maison pendant que Ron assimile la nouvelle. Malfoy était avec lui. Malfoy. Encore Malfoy. Toujours Malfoy. Et si c’est une blague de sa part ? Sa bouche s’assèche, Hermione ne serait pas dans cet état si c’était une blague. Il se sent suffoquer avant de se rendre compte qu’il a bloqué sa respiration. Machinalement, il continue de la suivre, prend la main de l’elfe lorsque la créature lui tend. Hermione dit quelque chose sur la destination, mais il n’entend rien. Tout ce qu’il sait, c’est que son meilleur ami est mort et que c’est de la faute de Malfoy.

Un crac plus tard, ils se retrouvent sur une colline, près d’un arbre où Malfoy se tient. L’air paniqué sur le visage du blond le terrifie. Il n’a pas l’habitude de voir la fouine comme ça. Il s’écarte légèrement pour voir une masse, un peu plus haut. La masse a la couleur de la cape de Harry. La masse à la couleur des cheveux de Harry. Une pierre glacée tombe dans son estomac. « Qu’est-ce que t’as fait ? » Fait-il sans regarder Draco. Qu’est-ce qu’il n’a pas fait plutôt. Son meilleur ami est étendu plus haut. Là. Sans vie. Harry est mort. Harry Potter est mort. Et Ronald est sûr d’une chose : c’est à cause de Draco Malfoy. Ses poings se serrent. Il doit prendre sur lui pour ne pas le frapper maintenant. Hermione trouverait encore un moyen de le défendre et il passerait encore pour le parfait abruti à ses yeux. L’atmosphère est lourde et il voit une énorme ombre s’en aller au loin. Des détraqueurs ? Il presse l’arête de son nez avec ses doigts. Harry est parti en mission avec Malfoy sans lui et maintenant… maintenant il est mort. Ronald s’en veut. Ronald en a marre.

• • •

red king  and at once i knew i was not magnificent strayed above the highway aisle, i could see for miles, miles, miles.
Revenir en haut Aller en bas

PRISONERS • bloodstains on the carpet
avatar
‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11740
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t4710-draco-there-s-a-hole-in-my-so
« Oui, je l’ai. J’en ai un, je veux dire. » Et une déferlante de soulagement étreint son corps glacé d'effroi, alors que sa colonne crispée se relâche, le laissant avachi contre son tronc mort. Potter est mort mais pas encore — ce n'est la fin pour aucun d'entre eux. Elle parle encore mais il l'entend à peine, les mots lui parviennent mais ne font aucun sens à ses tympans. « Can't you shut it and come already ? » presse-t-il, et il n'y a pas d'agressivité dans sa voix mais il est pressant. « Des mangemorts pourraient venir d'une minute à l'autre ! » Parce qu'il commence à connaître Granger, damn. Elle déblatère, s'organise à voix haute pour avoir l'impression d'avoir le contrôle et ne pas paniquer. Mais il n'a pas besoin de l'entendre s'organiser par le menu, juste de la voir se ramène à ses côtés avec son foutu Retourneur.

Une froide détermination succède peu à peu au sentiment de perdition et de finalité qui l'engourdissait jusque-là ; c'est l'effet des détraqueurs qui s'estompe. Ses émotions négatives se tempèrent, emportant avec elles le gros de ses peurs, même s'il persiste quelque chose de nauséabond dans l'air. Il se redresse sur un genou et rejoint Potter, manquant à deux reprises de se rétamer tant il est sous le choc le sol est cahoteux et instable.

Et sa Nemesis est juste là, sans vie à ses pieds.

Il a longtemps rêvé de cette instant, persuadé qu'il ressentirait alors une pleine satisfaction, le plaisir du travail accompli.

Mais il n'y a rien, rien qu'un néant menaçant de l'engloutir ; la magie est étrange... il sent encore le lien qui enchaîne son âme à celle de cette homme. La dette de vie. Comme si cette force qui dépasse l'entendement percevait qu'il existait un espoir et qu'il comptait l'exploiter ; comme si elle lui accordait un répit, un délai, avant de lui faire payer une quelconque duplicité en s'attaquant directement à sa sanité d'esprit. Pris d'une impulsion étrange il pose un genou et une main au sol en guise d'appui. L'autre repousse la frange brune et son index s'enfonce sur la cicatrice qu'il a si longtemps jalousée méprisée. « You're such a bastard », grince-t-il entre ses dents en reculant comme s'il s'était brûlé. « J'espère que tu n'espères pas dormir tranquille en nous laissant une guerre à achever. » Pas de réponse. Quelque chose de désagréable est logé au creux de sa gorge. « Pas question que tu me claques sur les bras, tu entends ? Attends juste encore un peu, la cavalerie est en route et te ramèneras en un tour de main. » Il essaye de s'assurer que ça sonne une menace et non comme une promesse.

Chaque seconde s'étire comme une éternité. Incapable de tenir en place il s'éloigne de nouveau, et c'est à cet instant qu'apparaissent les renforts tant attendus — il n'aurait jamais cru être un jour soulagé par la présence de Granger, mais l'occurrence commence à se répéter un peu trop à son goût depuis quelques mois. « Qu’est-ce que t’as fait ? » Pointe d'exaspération quand il s'aperçoit de la présence de Weasley ; sa langue claque sous le coup de l'insatisfaction. « Etais-tu vraiment obligée de l'emmener ? On n'a pas besoin de lui. » Yeah, 'cause you did such a great job by yourself right ? Le titille une conscience qu'il pensait efficacement brimée. Sans perdre plus de temps, scrutant le ciel à la recherche de la menace qu'il redoute, il les précède/guide jusqu'au corps de Potter. Bouche entrouverte et souffle ténu, enveloppe de chair privée d'âme... paupières closes par ses mains un instant plus tôt, parce qu'il ne pouvait supporter plus longtemps de contempler son regard mort. « Tout est arrivé très vite. On a été pris par surprise par un escadron de détraqueurs et le temps que je m'éloigne pour appeler à l'aide, Potter s'est écroulé. Il n'était pas... en très bon état », grimace-t-il, conscient que les engueulades pour toute cette merde risquent fort de lui tomber dessus. Coup d’œil méfiant vers Weasley par-dessus son épaule (il est surpris de ne pas s'être encore fait frapper). Puis, très rapidement : « Les détraqueurs sont trop nombreux pour être vaincus à deux. Il faudrait... que vous les forciez à rester à distance le temps que je récupère le Potter du passé et que j'actionne le Retourneur pour tous nous ramener ici. Si tout se passe bien, les détraqueurs seront sans doute partis après notre disparition et l'endroit devrait être désert à notre retour. » Mais évidemment, sa présence ne peut que faire débat. Il se passerait bien de revivre ces scènes, mais a une raison bien précise d'insister pour les rejoindre. « Je dois vraiment y aller avec vous. Je connais les risques Granger, mais si vous y allez seuls mes souvenirs seront entièrement perdus. » Or il se doute que le Conseil exigera une explication détaillée. Redresser sa capuche devrait suffire à ce que sa version passée ne le distingue pas dans la pénombre environnante.

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.
Revenir en haut Aller en bas

WIZARD • always the first casuality
avatar
‹ disponibilité : 100% dispo
‹ inscription : 25/10/2015
‹ messages : 2024
‹ crédits : avatar : balaclava / signature : ucey
‹ dialogues : #DB7093 / palevioletred


‹ liens utiles :
pansy parkinson ft. adelaide kane, nephtys shafiq ft. phoebe tonkin, kid o'faolain ft. richard harmon, maksim dolohov ft. tom hiddleston, amara bataglia ft. rowan blanchard

‹ âge : 17 ans
‹ occupation : membre des little jinx ♡
‹ maison : beauxbâtons alumn
‹ scolarité : 1993 / 2004
‹ baguette : bois de frêne, crin de licorne
‹ gallions (ʛ) : 3181
‹ réputation : surnommée Baby Spice, elle est la plus jeune membre des Little Jinx et elle on dit d'Amara qu'elle est aussi adorable que touchante.
‹ particularité : championne toute catégorie du gobage de dragées surprises
‹ faits : elle parle avec un accent français, tombe souvent, est scotchée à son pow, gère secrètement un MSN dédié aux memes.
‹ résidence : /
‹ patronus : non-corporel la plupart du temps, écureuil autrement.
‹ épouvantard : les cafards et la haine, accessoirement.
‹ risèd : une paix stable et durable, du bonheur pour tout le monde.
Voir le profil de l'utilisateur
Il ne faut qu’une seconde pour qu’ils se retrouvent face à Draco, Ron et elle, après avoir transplanné et il faut encore moins de temps pour que la tension devienne palpable, épaisse à en étouffer quelqu’un. Elle, sans doute, quoi que les deux jeunes hommes ne semblent pas en mener plus large. Elle se demande comment elle arrive encore à réflechir, la panique menace de prendre le contrôle, de surpasser l’urgence, de supplanter l’efficacité. Ca a toujours été une possibilité, c’était la raison même de sa quête de retourneur de temps – l’objet pèse si lourd de conséquence, à moins que ça ne soit le poids d’une bénédiction – mais la douleur est profonde, déjà. Hermione refuse de se laisser emporter là-dedans pourtant, même si elle a l’impression que ça la chope aux chevilles pour l’entraîner vers l’abîme. La voix de Ron martèle une réalité ne pouvant s’offrir le luxe d’un abandon à l’angoisse et l’hystérie.  « Qu’est-ce que t’as fait ? » demanda-t-il et elle s’étonne de ne pas avoir à le retenir par le col pour éviter qu’il ne se jette sur Draco. Elle-même hésite à le secouer violemment lorsqu’il demande : « Etais-tu vraiment obligée de l'emmener ? On n'a pas besoin de lui. » mais elle se contente de lever les mains et crisper ses doigts en secouant légèrement la tête pour signifier que ce n’est pas le moment de lui faire des reproches. Pas quand Harry a besoin d’eux, pas quand lui, Malfoy, a failli.

Il ne faut qu’une poignée de secondes pour qu’ils se retrouvent devant l’horreur et tandis que le cœur d’Hermione se fend comme la pierre cède face au gel, elle se renfrogne pour ne pas que les larmes qui viennent piquer l’ourlet de ses cils ne transparaissent. Pas le moment, il y a plus important. Il n’est pas mort, techniquement, mais la peine capitale des sorciers est mille fois pire que tout ce que les moldus ont jamais pu trouver, après des siècles d’efforts. Pas de chevalet, de torture par l’eau, de supplice de la roue. Non, rien de tout ça, juste une privation odieuse, existentialiste. Le corps amorphe devant eux n’est plus Harry, puisqu’en dépit des traits familiers, il est maintenant dénué d’âme, une coquille vide. Elle revoit McGonagall, elle revoit la silhouette de Sirius en train de subir et un goût de déjà-vu lui explose dans la bouche, à moins qu’il ne s’agisse de bile. « Tout est arrivé très vite. On a été pris par surprise par un escadron de détraqueurs et le temps que je m'éloigne pour appeler à l'aide, Potter s'est écroulé. Il n'était pas... en très bon état » à ces mots, elle tourne la tête pour observer le blond, sourcils froncés, mettant peut-être une seconde de trop à comprendre ce qu’ils foutaient , pourquoi ils n’étaient pas au courant, elle et Ron et elle s’apprête à partir dans une diatribe acide mais Draco est plus rapide, s’en tenant à l’ordre du jour. Elle pourra exploser ensuite, une fois les erreurs réparées, pas vrai ? Elle s’accroche à ça, à défaut d’avoir une autre bouée. « Les détraqueurs sont trop nombreux pour être vaincus à deux. Il faudrait... que vous les forciez à rester à distance le temps que je récupère le Potter du passé et que j'actionne le Retourneur pour tous nous ramener ici. Si tout se passe bien, les détraqueurs seront sans doute partis après notre disparition et l'endroit devrait être désert à notre retour. » Et déjà elle veut protester, dire qu’il en a assez fait, qu’ils se démerdent, à trois, comme ils l’ont toujours fait… Du moins presque, à l’exception de ces fois où elle a fait un deal avec Malfoy pour la vie de Luna, à l’exception de cette fois où Harry s’est fait embrasser par un détraqueur…  « Je dois vraiment y aller avec vous. Je connais les risques Granger, mais si vous y allez seuls mes souvenirs seront entièrement perdus. » Elle passe une main devant son visage, mord ses lèvres et lâche un « Fine » agacé. « Fine. FINE, » et tandis que son ton monte avec son agacement et sa détresse, elle cherche aussi à se convaincre. Ils sont trop fatigués et secoués pour se débrouiller seuls avec les détraqueurs, l’excuse de Malfoy tiendrait presque la route et… « Combien dans l’escadron, à peu près ? » demande-t-elle alors qu’elle plonge sa main dans son sac pour tirer ce qui ressemble à un dernier espoir, le petit objet métallique qui attrape le moindre reflet lumineux, la moindre perle de lumière. Au creux de sa main, il pèse une tonne, accompagné des doutes et des questions. Ils ont réussi en troisième année, mais ils avaient l’aide de Dumbledore et le courage innocent mais au combien audacieux, inconscient de l'enfance. A présent, elle a peur, elle a conscience des risques, elle craint l’échec mille fois plus qu’à l’époque, parce que les enjeux sont incomparables. Elle réalise qu’elle a oublié de respirer lorsqu’elle hoquète et se détourne de ce qu’il reste d’Harry pour faire face aux deux garçons, tirant la fine chainette pour élargir l’encolure du singulier bijou avant de le tendre à Malfoy, la main tremblante à cause des hésitations. Ses doigts libres vont se figer autour du poignet de Ron alors qu’une nouvelle vague de déjà-vu la submerge, lui arrachant un nouveau hoquet. Elle voudrait pouvoir ouvrir le crane de Draco et obtenir un plan détaillé de la scène, quelque chose de concret… mais il n’y a qu’eux trois… quatre, avec la dépouille et qu’un sentiment d’impuissance qu’elle s’efforce d’atténuer avec le peu d’acharnement qu’il lui reste. « If we make it out, I’m never letting any of you plan anything ever again, FYI » et sa voix craque un peu, un peu comme le reste d’elle.

Spoiler:
 

• • •


Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 

MISSION ► War is dark and cold like a dementor

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» Dark and cold
» Dark And Cold
» News de Dark and Cold
» Rapport : Mission de bataille à 1500 points ork vs tyty
» Première mission

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
EXCIDIUM :: “ Somewhere over the rainbow ”
but you know legends never die
 :: Royaume-Uni; bring me the horizon
-