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sujet; albard † atlas still stands but does anyone else?

PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ disponibilité : always.
‹ inscription : 19/06/2016
‹ messages : 557
‹ crédits : sweet poison, tumblr, neil gaiman.
‹ dialogues : cadetblue.


‹ liens utiles :
rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton, hwan ft. vernon choi, jay ft. gong yoo, hiram ft. abel tesfaye, adidja ft. reece king.


‹ âge : vingt-huit
‹ occupation : à Azkaban.
‹ maison : poufsouffle
‹ scolarité : 1986 et 1993.
‹ baguette : mesure trente centimètres virgule cinq, est composée de bois de chêne et contient un crin de licorne. Elle est inflexible et rigide comme son propriétaire.
‹ gallions (ʛ) : 1043
‹ réputation : j'ai été injustement envoyé à Azkaban. Mon crime? Avoir été mordu et être devenu loup-garou.
‹ particularité : un loup-garou depuis avril 1998. Je suis en triumvirat avec Amelia Cartwright, un lien émotionnel qui nous unit et nous permet parfois de partager nos pensées.
‹ faits : je suis un loup-garou, un ancien Auror bouffé par la culpabilité d'avoir vu ma famille et mes anciens amis décimés autour de moi. J'ai été défiguré à vie par mon Créateur et je me soumettais tous les jours à un sortilège d'Illusion pour cacher les dégâts. J'ai perdu un oeil dans l'affaire. J'ai fatT partie du groupe qui a attaqué Saint-Mangouste et me suis rendu compte de l'horreur de la situation trop tard. Je suis le loup-garou qui a mordu Ginny Weasley. Je suis actuellement à Azkaban à cause de ça et de l'attentat de Saint-Mangouste, même si la rumeur est que le juge m'a plus puni pour ma nature que pour mes crimes.
‹ résidence : dans une cellule d'Azkaban, que je partage avec Aramis Lestrange.
‹ patronus : un ours
‹ épouvantard : les corps massacrés de mes proches, détruits par la Bête qui m'habite.
‹ risèd : moi tel que je l'étais avant, libre de l'influence du loup en moi.
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albane oswell
Tell me, Atlas. What is heavier: The world or its people's hearts?
Ça faisait un peu plus de quatre ans que Édouard vivait dans des conditions plus ou moins acceptables. Ça faisait un peu plus de quatre ans, aussi, qu'il ne fermait l'oeil qu'à moitié, quand il s'allongeait sur un lit de fortune pour dormir. Il n'y avait jamais vraiment de sommeil, pour lui: juste du repos, éventuellement, et un regard fou un peu inquiet tourné vers la lune. Certaines nuits, il était même incapable de dormir: il contemplait le plafond sans savoir quoi faire, se tournant les pouces en repoussant de toutes ses forces les pensées envahissantes qui pouvaient l'envahir une fois le soleil couché. Toujours les mêmes angoisses, les mêmes peurs, les mêmes cauchemars. Les mêmes souvenirs, les mêmes cris, les mêmes morts. Le même requiem, dans ses pensées, les mêmes idées: j'auraisdûfaireçadifférement, j'auraispulessauver, jeméritetoutcequim'arrive et, son préféré, c'estdemafautec'estdemafautec'estdemafaute.
Édouard avait l'impression de devenir fou. Un animal en cage. Il n'avait qu'une envie: partir maintenant, tout de suite, sans réfléchir, en prenant Malfoy sous son bras s'il le fallait et en le bâillonnant pour s'épargner sa voix de crécelle et ses insultes stupides. Mais voilà: quelque chose l'en empêchait. Les gens chez lesquels il avait trouvé refuge après l'attentat de Sainte-Mangouste n'avaient aucune idée d'emmener Malfoy à Poudlard et voulaient le... torturer et le tuer, ce qui manquait franchement de saveur pour Édouard. Il vivait avec eux dans une petite maison moldue dans la grande banlieue de Londres, un endroit paumé avec des jardins bien entretenus à l'herbe trop verte et des voisins curieux: deux des Insurgés se faisaient passer pour les propriétaires de la petite maison proprette alors que les autres devaient utiliser des capes d'invisibilité pour aller et venir discrètement. L'intérieur du petit habitat avait été modulé à la sorcière, grâce à un sorcier-architecte Insurgé, et l'endroit était complètement... démesuré, spatialement. Chacun des onze Insurgés avait sa chambre, ils partageaient une immense cuisine/salle à manger de la taille d'un hangar à avions et une pièce croulait de documents précieux et autre artefacts servant aux diverses missions que les membres du petit groupe se donnaient.
Tout cet espace trop spacieux et trop vide angoissait Édouard. Surtout qu'il était impossible de ne pas entendre les autres habitants de la maison vivre, respirer, manger, se déplacer: on aurait dit les murs faits de verre plutôt que de pierre. Impossible de s'échapper au plein milieu de la nuit avec un Malfoy récalcitrant.

Définitivement, Édouard ne parviendrait pas à trouver le sommeil cette nuit. Il le savait et avec un grognement de douleur, bascula sur le côté du lit pour se lever, attrapant d'un geste mécanique sa baguette sur la table de chevet. Un sortilège informulé plus tard, qui était devenu sa routine post-réveil depuis cinq ans maintenant, les cicatrices et séquelles de sa rencontre accidentelle avec une meute de loup-garou s'effacèrent pour laisser place aux tâches de rousseur et oeil sombre d'Édouard Douglas: en passant devant le miroir accrochait près de la porte de son immense chambre, il s'adressa un regard sombre. Des cernes violets s'étaient glissés sous ses yeux ses derniers jours, et il méritait certainement un coup de rasoir: il ne ressemblait pas du tout.
En fermant la porte derrière lui, il entendit les détails de ce qu'il avait pris pour une discussion animée du milieu de la nuit provenant du rez-de-chaussée (le sorcier-architecte avait aussi décidé d'élever la maison de plusieurs étages, ce qu'Édouard trouvait parfaitement stupide. Il les trouvait tous stupides, et c'était peut-être pour ça qu'il restait parmi eux: pour éviter qu'ils se fassent tuer trop facilement par des Mangemorts ou des Rafleurs). La discussion animée était en fait un échange de hurlements rageurs qui incita Édouard à quasiment sauter dans les escaliers pour aller voir la source de toute cette agitation. Il reconnut l'un des Insurgés les plus jeunes de son groupe et “ Albane? ” Albane Blackfish Oswell elle-même, dans l'entrée de l'imposante maison mal foutue, apparemment en train de s'énerver sur son camarade d'infortune auquel Édouard jeta un regard interrogateur, une fois qu'il se fut retourné vers lui. “ J'sais pas qui- elle nous a trouvés- elle est là- veut t'voir- j'comprends pas. ” Il ne finissait jamais ses phrases. Édouard le trouvait particulièrement agaçant. “ Tu l'as laissée entrer comme ça? J'pas trop eu- elle m'a pas laissé l'choix. ” Super. Super. Faisons rentrer n'importe qui dans la baraque. Tout va bien. “ Y'a pas de souci. Je la connais. Tout va bien, Albane? ” Enfin, il plongea son regard sombre dans celui de la jeune femme.

Non. Ça n'allait pas. Soudainement très conscient que quelqu'un d'autre se trouvait dans la pièce et pouvait éventuellement se transformer en dommage collatéral vu le regard incendiaire de la jeune femme, Édouard rajouta rapidement, avant qu'elle n'ait pu répondre: “ Lewis laisse-nous, nous avons à parler. ” Avaient-ils à parler? La dernière fois qu'il l'avait vu c'était... avant la prise de Poudlard. Elle était venue lui prendre un souvenir inutile, apparemment sur la trace de quelqu'un, et Édouard l'avait laissée faire avec indolence: elle savait ce qu'elle faisait. Elle était définitivement différente de la gamine de onze piges qu'il avait connu à Poudlard. En grommelant dans sa barbe, l'autre Insurgé quitta la pièce et Édouard le suivit du regard, avant de le braquer à nouveau sur l'ancienne poufsouffle, prenant son air le plus paternalisant, sérieux et interrogateur. Calme, aussi. Il devait être calme.
Mais quelque chose sur le visage d'Albane lui disait que le calme n'allait pas durer longtemps. Il fit un mouvement de la main vers la porte de la cuisine. “ On peut aller s'asseoir, si tu veux. Qu'est-ce qui t'amènes, Blackfish? ” parvint-il à formuler d'un ton poli, même si plus il la regardait, plus sa gorge se nouait à l'idée de toutes les possibilités sordides qui avaient pu la mener jusqu'ici.

• • •

There are a hundred things he has tried to chase away the things he won't remember and that he can't even let himself think about because that's when the birds scream and the worms crawl and somewhere in his mind it's always raining a slow and endless drizzle.


Dernière édition par Édouard Douglas le Dim 29 Jan 2017 - 20:44, édité 2 fois
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‹ inscription : 08/12/2015
‹ messages : 1029
‹ crédits : moi-même (ui, ui).
‹ dialogues : #993366.


‹ liens utiles :
‹ âge : 25
‹ occupation : héroïne de guerre pour avoir lutté pendant huit ans au sein de l'Ordre du Phénix puis de l'insurrection. On me connait aussi sous le nom de Blackfish, informatrice au coeur d'un réseau particulièrement étendu; co-fondatrice de l'émission Potterwatch et militante active qui n'hésitait pas à dénoncer les manipulations publiques du gouvernement de Voldemort, la collaboration des médias, ainsi que tous ceux qui avaient des choses à se reprocher et dont j'avais déniché les petits secrets. Si j'ai arrêté l'émission, je n'ai cependant pas fini de fouiner dans les affaires des autres et surtout celles du gouvernement. J'ai acquis un statut de journaliste indépendant et le scroll est pour le moment mon seul support, mais ça ne va pas durer, j'y travaille...
‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 1989 et 1996
‹ baguette : actuelle n'était à l'origine pas la mienne mais j'ai tué son ancienne propriétaire et quand j'ai ramassé son arme l'utiliser m'a paru la chose la plus logique à faire. Elle mesure aux alentours de 23 cm, il semblerait qu'elle soit en bois de prunellier, probablement contenant du dragon, mais je ne suis pas certaine de sa composition. Elle est bien plus rigide que mon ancienne baguette de cèdre et crin de licorne dont je n'arrive maintenant plus à me servir.
‹ gallions (ʛ) : 1800
‹ réputation : il ne faut pas tenter de me cacher des choses. Que je sais tout et que ce que je ne sais pas encore, je le découvrirai bientôt. Si Blackfish et une figure de la résistance très respectée par la majorité de la population, mes anciens camarade rebelles ont un avis plus mitigés à mon égard... On dit que je serai prête à faire tout ce que je condamne pour arriver à mes fins: mentir, voler, tuer; que j'ai été dévoré par la haine. Après tout je suis une terroriste.
‹ particularité : prête à faire tout ce que je déteste et dénigre pour arriver à mes fins. Au point que j'en viens à me détester moi-même. Voler, mentir, trahir, me servir d'autrui comme un outil, parfois même de mes amis... "La fin justifie les moyens", c'est ce qu'on dit.
‹ faits : je vis avec le poids de mes actes sur la conscience particulièrement ma participation à l'attaque d'Herpo Creek, mais aussi la mort de mon petit frère dont je me considère responsable. Si certain de mais camarades héros de guerre estiment que je ne mérite pas ce titre, qu'ils sachent que je suis bien d'accord avec eux. Mais je suis libre et je travaille d'arrache pied à mes divers enquêtes pour oublier que je ne suis toujours pas capable de marcher sereinement dans la rue.
‹ résidence : dans un appartement pas bien grand sur Diagon Alley, mais il s'agit plus d'une espèce de bureau improvisé, constamment en bordel, que d'un véritable lieu de vie. Le seul endroit que je considère un peu comme chez moi et où je me sens réellement en sécurité c'est chez Tiago.
‹ patronus : Un grand ban de poisson argentés, c'est de la que je tien mon surnom de Black Fish.
‹ épouvantard : Thomas, moldu de dix-huit ans à peine que j'ai envoyé à la mort et qui revient régulièrement me hanter en pensée. Il a le regard vide et me demande constamment pourquoi je l'ai tué lui et pas l'autre.
‹ risèd : Cédric et moi. On boit une bière au beurre sous le porche de la maison de ma mère à Loustry. Mais Cédric est mort, la maison est détruite, ma mère ne reviendra surement jamais, et la Bière-au-Beurre est devenue beaucoup trop cher.
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L'adresse qu'Albane avait fini par dénicher en cherchant Edouard était celle d'une petite maison située dans la banlieue éloignée au nord de Londres. C'était un de ces quartiers résidentiels où toutes les maisons sont pareilles, bien ordonnées et les pelouses bien tondues. Elle s'attendait à un endroit un peu plus protégé que ça, mais la petite maison n'avait pas fait l'objet du moindre sortilège de dissimulation. Elle soupira d'exaspération, mais ne s'en plaint pas pour autant. Après tout, ils lui facilitaient la tâche.

Il faisait nuit, la rue était déserte, Albane s'avança dans le jardin d'un pas décidé, avec la ferme intention de trouver Edouard. Cet enflures avait quelques comptes à rendre. Elle frappa avec force contre le battant de la porte, loin de se soucier de ceux qu'elle risquait de réveiller au passage. Pas de réponse. Elle frappa de plus belle. Ils avaient intérêt à se bouger là dedans parce que s'ils ne venaient pas ouvrir rapidement, elle allait faire sauter la porte. Après tout, certains ici faisaient bien sauter des hôpitaux.

Alors qu'elle était en train de tambouriner la porte s'ouvrit sur un type avec un air passablement fatigué et visiblement pas ravi d'avoir été tiré du lit. “‘Qui ? fait nuit-l'est tard. -veut quoi ?” fit-il d'une voix pâteuse “Je viens voir Edouard.” répondit-elle sans prendre la peine de s'excuser pour la gène occasionée. “E-qui ?” fit-il en fronçant les sourcils avec un air passablement stupide. “Ok. Laisse-moi entrer ou je te dégage moi-même.” C'était franchement pas le moment de la contrarier, elle l'était déjà suffisement. Elle laissa glisser sa baguette le long de sa manche. Il la vit et fit un mouvement de recul. Elle profita pour pousser la porte et forcer le passage. Albane mesurait un mètre cinquante-neuf et pesait moins de cinquante kilos toute mouillée; elle préféra ne pas imaginer ce qui se passerait si des gens moins bien intentionnés qu'elle apprenaient où se trouvait la planque de cette bande de bras cassés. “He-Non tu-Attends !” fit-il alors qu'elle pénétrait dans l'immense pièce principale de la maison. Ca va, ça se met à l'aise niveau espace, constat elle en jetant un oeil autour d'elle. L'espace intérieur de la maison semblait démesuré, on avait même ajouté un étage. Combien de personnes vivaient la dedans bon sang ? “Où il est ?” “Qui ça ?” “Edouard Douglas.” Il ne répondit pas tout de suite. “Starsky ?” Trop lent. Complètement à la ramasse en fait. Elle sentit son irritation monter encore d'un cran.  “DOUGLAS !” hurlat-elle en s'avançant. “Gueule pas comme ça ! Et t'es qui en plus ? Comment tu nous as trouvé ?” “Facilement.” Elle ne prît même pas la peine de la regarder et se dirigeât vers l'escalier, elle était prête à réveiller chacun des abrutis qui vivait là, uns par uns, s'il le fallait.

Des pas se firent entendre à l'étage et quelqu'un descendit les escaliers à la volée. C'était lui. Tant mieux elle n'aurait pas à se donner la peine de le chercher. “Albane ?” Surprise. Elle voulut dire quelque chôse, mais resta silencieuse alors qu'il interogeait son ami du regard. En fait elle se rappelait la dernière fois qu'elle l'avait vu. Avant que tout parte en vrille. Elle avait tué quelqu'un pour regarder son putain de souvenir. Et maintenant elle le detestait. “ J'sais pas qui- elle nous a trouvés- elle est là- veut t'voir- j'comprends pas. ” “ Tu l'as laissée entrer comme ça?” “ J'pas trop eu- elle m'a pas laissé l'choix. ” Il avait l'air un peu abasourdit le Edouard. Et légèrement mécontent aussi. mais c'était probablement elle la plus mécontente des deux, la discution promettait d'être animée. “ Y'a pas de souci. Je la connais. Tout va bien, Albane?” Pour toute réponse elle lui offrit son sourire le plus ironique. Il l'avait assez connu pour savoir décrypter cette expression qui en langage Albane signifiait quelque chose du genre “Tu vas avoir des problèmes.” “Lewis laisse-nous, nous avons à parler.” Oui Lewis, dégage avant que je foute une raclé à ton pote, faudrait pas que tu vois ça. Elle croisa les bras sur sa poitrine et observa le jeune homme sortir de la pièce d'un air mécontent puis retourna un regard dur vers Edouard.  Lui, il la regardait avec un air sérieux, le même air que celui qu'il avait quand il la surprenait en train d'écouter aux portes ou de préparer des conneries avec Cédric du temps de Poudlard. Ce regard-là acheva de l'énerver complètement. Il n'avait pas le droit de prendre cet air moralisateur de grand frère responsable. Il ne l'avait plus.

“On peut aller s'asseoir, si tu veux. Qu'est-ce qui t'amènes, Blackfish? ” Fit-il sur un ton calme et mesuré. Elle haussa les sourcils. S'assoir ? Il venait vraiment de lui proposer de s'asseoir ? Il n'avait pas l'air de bien comprendre la situation. “Tu te fous de moi ?” Commenca-t-elle sur son ton le plus froid. Soutenant son regard, faisant preuve d'un self contrôle formidable pour ne pas se mettre à hurler. Elle aurait même pu le frapper si elle s'écoutait. Il était là comme un abruti, la main pausé sur la poignet de la porte de la cuisine. “Putain de merde mais t'es vraiment un con Edouard !” Il la regarda un instant avec un air d'incompréhension. Il s'attendait a quoi ? A une visite de courtoisie ? “T'as fais sauter un hôpital bordel !” Sans s'en rendre compte, elle avait commencé à hausser le ton. “Un hosto ! Y avait des gamin ! Qu'est ce qui va pas chez toi, putain ?” Elle avait envie de l'attraper et de le secouer. Elle savait depuis plusieurs années que malgré tout ce qui les avait unis par le passé, leurs opignons avaient finies par diverger. Mais là… là elle ne le reconnaissait vraiment plus. C'était qui ce mec ? Celui qu'elle avait connu ne faisait pas sauter les hôpitaux. Il ne se cachait pas non plus dans un trou à ras comme calui-là. Il ne laissait pas de gamins paumés en arrière pour sauver sa propre peau. Elle resta planté la devant lui, le défiant du regard. “Si au moins t'avais réussit ton coup.” Lâchat-elle finalement, amère. Si au moins, ça avait servit à quelque chose.


• • •


And if you're still breathing, you're the lucky ones 'cause most of us are heaving through corrupted lungs. And if you're still bleeding, you're the lucky ones 'cause most of our feelings, they are dead and they are gone.
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‹ baguette : mesure trente centimètres virgule cinq, est composée de bois de chêne et contient un crin de licorne. Elle est inflexible et rigide comme son propriétaire.
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‹ particularité : un loup-garou depuis avril 1998. Je suis en triumvirat avec Amelia Cartwright, un lien émotionnel qui nous unit et nous permet parfois de partager nos pensées.
‹ faits : je suis un loup-garou, un ancien Auror bouffé par la culpabilité d'avoir vu ma famille et mes anciens amis décimés autour de moi. J'ai été défiguré à vie par mon Créateur et je me soumettais tous les jours à un sortilège d'Illusion pour cacher les dégâts. J'ai perdu un oeil dans l'affaire. J'ai fatT partie du groupe qui a attaqué Saint-Mangouste et me suis rendu compte de l'horreur de la situation trop tard. Je suis le loup-garou qui a mordu Ginny Weasley. Je suis actuellement à Azkaban à cause de ça et de l'attentat de Saint-Mangouste, même si la rumeur est que le juge m'a plus puni pour ma nature que pour mes crimes.
‹ résidence : dans une cellule d'Azkaban, que je partage avec Aramis Lestrange.
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Tu te fous de moi ? ” D'accord. Édouard connaissait bien ce ton. Elle allait le tuer.
Édouard arqua un sourcil en l'observant, l'air de dire ...non? si? ...je sais pas?, complètement perdu. Il lui proposait juste de s'asseoir et d'aller dans la cuisine, rien de terrible, alors pourquoi réagissait-elle ainsi? Édouard prit le parti de rester silencieux en l'observant, attendant la suite qui n'allait pas tarder de toutes manières: il voyait bien, aux feux furieux allumés dans les yeux d'Albane, qu'elle en avait gros sur le coeur. “ Putain de merde mais t'es vraiment un con Edouard ! ” Pour l'amour de Dieu, qu'est-ce qui se trouvait dans ce souvenir qu'elle lui avait dérobé tous ces mois auparavant? Édouard essaya vainement de se rappeler mais- eh bien oui, c'était elle qui possédait le souvenir... Autant dire qu'il était complètement perdu, la main crispée sur la poignée de la porte, les sourcils froncés, la bouche entr'ouverte semblant hésiter à lui demander des explications. Que pouvait-elle bien lui reprocher pour lui parler sur ce ton? “ T'as fais sauter un hôpital bordel ! ” Ah oui. Ça.
Édouard referma la bouche. “ Un hosto ! Y avait des gamin ! Qu'est ce qui va pas chez toi, putain ? ” Édouard détourna le regard, anxieux, observant autour d'eux comme si il s'attendait à ce que... quelqu'un ou quelque chose débarque pour les interrompre. Non, il priait pour quelqu'un ou quelque chose débarque pour les interrompre. C'était une conversation qu'il ne voulait pas avoir, ni ici, ni maintenant, ni jamais. Il voulait que sa participation dans cette sordide affaire soit enterrée avec les cadavres des gens qu'il avait... tué. Il avait tué des gens. Les journaux parlaient de dizaines de morts et de blessés et des milliers de Gallions de dommages... Édouard refoula la boule de frustration et de dégoût qui remonta le long de son œsophage. Édouard, comme à chaque fois qu'il se souvenait de l'odeur de poudre, de poussière, de sang et de mort qui avait envahi les environs de Saint-Mangouste après l'explosion, avait envie de vomir et ne croyait pas assez fort en lui pour ouvrir la bouche et prononcer une phrase intelligible. “ Si au moins t'avais réussit ton coup... ” Tuer le Lord, oui... mais c'était à croire qu'il était increvable, le Magister. Qu'une force plus forte que tout le maintenait en vie.

“ Pas ici, ” finit-il par lâcher entre deux rangées de dents serrées, attrapant d'autorité le bras d'Albane, ouvrant en grand la porte de la cuisine et la jetant plus la poussant à l'intérieur avec brusquerie, claquant le battant derrière eux à grands fracas. Toute la maison devait déjà être réveillée et aux aguets; la cuisine était la seule pièce qui permettait un minimum d'intimité et de discrétion, Édouard le savait pour l'avoir à de nombreuses reprises guettée a fin d'espionner les conversations des autres... Il tira la baguette de sa poche, verrouille et insonorisa d'un sort la pièce et se tourna vers Albane. Elle n'avait pas trop l'air contente de son comportement mais il lui coupa l'herbe sous les pieds en prenant en premier la parole. Pas question qu'elle l'avalanche de reproches sans savoir ou... comprendre, même si Édouard savait bien qu'il essayait de justifier l'injustifiable. “ Au moins j'ai fait quelque chose au lieu de me terrer pendant des mois, assis sur son cul à attendre que la Guerre passe. ” Édouard regretta aussitôt ses mots et, même si il était du genre conciliant, il avait toujours du mal à revenir sur ce qu'il disait; à croire que chaque mot qui passait la frontière de ses lèvres était une promesse. Il se contenta de pincer des lèvres un instant avant de reprendre: “ des gamins? Mais aussi une armée de Mangemorts, et Tu-Sais-Qui! Tu crois que ça les aurait arrêtés, eux? Tu crois pas qu'ils feraient exploser Poudlard à la moindre occasion?!

Mais il ne peut pas justifier des meurtres de sang-froid. Il ne peut pas.
Tout à coup, c'est comme si le poids du monde venait de s'affaler sur les épaules: il se renfrogne, se détourne, ouvre d'un mouvement brusque le réfrigérateur à la recherche de... quelque chose, n'importe quoi, ses yeux regardant sans voir les denrées périssables et n'enregistrant pas le moins du monde ce qui se trouve à l'intérieur. “ Ce n'est pas... ce n'est pas ce que tu crois, Albane, finit-il par dire, soupirant en s'emparant d'une bouteille de jus d'orange et refermant le meuble. Je croyais-- enfin-- ça semblait être une bonne idée sur le moment. Faire effondrer le toit sur l'estrade et tuer Tu-Sais-Qui... mais ça ne s'est pas passé comme prévu. En tout cas, moi, ils ne m'ont pas prévenu de ce qu'ils avaient prévu, ” dit-il avec amertume, en dévissant le bouchon et en avalant trois longues gorgées au goulot avant de lui tendre la bouteille. “ Mais je ne- je ne regrette pas, Albane. ” Ses traits se sont durcis, sa prise sur la bouteille de jus d'orange raffermie. “ C'était... monstrueux mais je pense que c'était... nécessaire. Ça ne sert à rien d'attendre les bras croisés que les choses se fassent. Je veux bien porter le blâme, si ça veut dire qu'on a des chances de gagner cette foutue Guerre après ça.

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Dernière édition par Édouard Douglas le Dim 29 Jan 2017 - 20:45, édité 1 fois
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‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 1989 et 1996
‹ baguette : actuelle n'était à l'origine pas la mienne mais j'ai tué son ancienne propriétaire et quand j'ai ramassé son arme l'utiliser m'a paru la chose la plus logique à faire. Elle mesure aux alentours de 23 cm, il semblerait qu'elle soit en bois de prunellier, probablement contenant du dragon, mais je ne suis pas certaine de sa composition. Elle est bien plus rigide que mon ancienne baguette de cèdre et crin de licorne dont je n'arrive maintenant plus à me servir.
‹ gallions (ʛ) : 1800
‹ réputation : il ne faut pas tenter de me cacher des choses. Que je sais tout et que ce que je ne sais pas encore, je le découvrirai bientôt. Si Blackfish et une figure de la résistance très respectée par la majorité de la population, mes anciens camarade rebelles ont un avis plus mitigés à mon égard... On dit que je serai prête à faire tout ce que je condamne pour arriver à mes fins: mentir, voler, tuer; que j'ai été dévoré par la haine. Après tout je suis une terroriste.
‹ particularité : prête à faire tout ce que je déteste et dénigre pour arriver à mes fins. Au point que j'en viens à me détester moi-même. Voler, mentir, trahir, me servir d'autrui comme un outil, parfois même de mes amis... "La fin justifie les moyens", c'est ce qu'on dit.
‹ faits : je vis avec le poids de mes actes sur la conscience particulièrement ma participation à l'attaque d'Herpo Creek, mais aussi la mort de mon petit frère dont je me considère responsable. Si certain de mais camarades héros de guerre estiment que je ne mérite pas ce titre, qu'ils sachent que je suis bien d'accord avec eux. Mais je suis libre et je travaille d'arrache pied à mes divers enquêtes pour oublier que je ne suis toujours pas capable de marcher sereinement dans la rue.
‹ résidence : dans un appartement pas bien grand sur Diagon Alley, mais il s'agit plus d'une espèce de bureau improvisé, constamment en bordel, que d'un véritable lieu de vie. Le seul endroit que je considère un peu comme chez moi et où je me sens réellement en sécurité c'est chez Tiago.
‹ patronus : Un grand ban de poisson argentés, c'est de la que je tien mon surnom de Black Fish.
‹ épouvantard : Thomas, moldu de dix-huit ans à peine que j'ai envoyé à la mort et qui revient régulièrement me hanter en pensée. Il a le regard vide et me demande constamment pourquoi je l'ai tué lui et pas l'autre.
‹ risèd : Cédric et moi. On boit une bière au beurre sous le porche de la maison de ma mère à Loustry. Mais Cédric est mort, la maison est détruite, ma mère ne reviendra surement jamais, et la Bière-au-Beurre est devenue beaucoup trop cher.
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Il l'attrapa par le bras avant qu'elle n'ait le temps d'ajouter quoi que ce soit, l'entrainant dans la cuisine. Elle se revit à treize ans, quand il l'attrapait par le bras de cette façon pour l'empêcher de dire un mot plus haut que l'autre et s'attirer des ennuis. Elle se revit à seize ans, quand cette même main l'avait encore attrapé par le bras pour l'empêcher d'aller se jeter sur le corps sans vie de Cédric. Cette pensée lui retourna l'estomac et elle ne dit rien, se contenant de s'appuyer contre le plan de travail, observant Edouard lancer les sortilèges pour isoler la pièce. Encore une fois elle essaya de comprendre ce qui avait changé. Pourquoi avaient il prit des chemins si différents ? Pourquoi avait-il juger utile de faire une chose pareille ? Et le sentiment étrange de n'être qu'une gamine dont il avait toujours couvert les arrières disparut aussi vite qu'il était arrivé. Ce n'était pas lui, le Edouard qui veillait sur elle quand elle avait treize ans. Ce mec là avait complètement disparu quand il avait décidé que faire sauter un hôpital ferait gagner une guerre où des innocent mouraient déjà tous les jours. Il se tourna vers elle avec l'air décidé de celui qui allait se défendre, se justifier; Et elle se demandait bien quelle énormité il allait pourvoir balancer pour ça.

« Au moins j'ai fait quelque chose au lieu de me terrer pendant des mois, assis sur son cul à attendre que la Guerre passe. » Commença-t-il. Albane n'en croyait pas ses oreilles. C'était ça son argument ? Vraiment ? Ho, ça c'était petit, Edouard. C'était petit, mesquin et complètement injuste. Allé tu peux faire mieux, j'en suis sûre. Et a la tronche qu'il tira elle sut qu'il savait qu'il s'engageait sur une mauvaise pente. Il n'avait pas intérêt à la jouer comme ça avec elle, il le savait très bien. « Des gamins? Mais aussi une armée de Mangemorts, et Tu-Sais-Qui! Tu crois que ça les aurait arrêtés, eux? Tu crois pas qu'ils feraient exploser Poudlard à la moindre occasion?! » Un peu mieux, mais loin d'être convainquant. Elle continuait de le fixer froidement. Vas-y Edouard, vas jusqu'au bout. Assume jusqu'au bout. Il se retourna et ouvrit le frigo pour en sortir une bouteille de jus de fruit avec un long soupir. « Ce n'est pas... ce n'est pas ce que tu crois, Albane, Je croyais-- enfin-- ça semblait être une bonne idée sur le moment. Faire effondrer le toit sur l'estrade et tuer Tu-Sais-Qui... mais ça ne s'est pas passé comme prévu. En tout cas, moi, ils ne m'ont pas prévenu de ce qu'ils avaient prévu, » C'était drôle, ils disaient tout ça. Tous ceux dont elle dénichait les petits secrets, ils disaient tous qu'elle ne comprenait pas, que les choses n'étaient pas si simples. Et puis après ils trouvaient toujours le moyen de dire qu'au final ce n'est pas totalement de leur faute, qu'ils n'avaient pas prévu, qu'ils ne savaient pas. Si ça pouvait les aider à se regarder dans le miroir tant mieux pour eux. Albane, elle, ne voyait pas ça comme ça. Les choses étaient très simples : Si tu fait sauter un hôpital, même au nom de la paix, des innocents meurent. Si tu abandonnes quelqu'un quand les choses se gâtent pour sauver ta propre peau, t'es juste un lâche. Il boit quelque gorgée et lui tend la bouteille. Elle l'attrape, mais il ne la lâche pas. « Mais je ne- je ne regrette pas, Albane. » Son regard se planta dans le sien. « C'était... monstrueux mais je pense que c'était... nécessaire. Ça ne sert à rien d'attendre les bras croisés que les choses se fassent. Je veux bien porter le blâme, si ça veut dire qu'on a des chances de gagner cette foutue Guerre après ça. »

Elle resta un moment là à le regarder sans rien dire; et il pouvait probablement lire tout le dédain dans son regard. Finalement elle exerça un pression plus importante sur la bouteille et il finit par la lâcher. Elle regarda l'étiquette : "Orange, 100 % pur jus. Avec pulpe." Quelle conneries. Elle posa la bouteille à côté d'elle sur le plan de travail sans même en boire la moindre gorgée. Elle n'a jamais aimé ça. L'orange c'est acide, et la pulpe ça sonne la gerbe. « On devrait te remercier c'est ça ? » Fit-elle d'une voix presque trop calme. « Tu veux une médaille peut-être ? En récompense pour l'immense sacrifice qu'a fait ta petite personne pour le bien de tous ? C'est vrai, heureusement que t'étais là, pendant que nous on se la coulait douce à Poudlard, je sais pas ce qu'on ferait sans toi. » Elle sentit le ton monter et du prendre une profonde inspiration pour calmer la tempête de rage qui menaçait de se déchainer en elle. Elle fit le tour de la cuisine en se passant les mains sur le visage avec un profond soupir.

Albane était fatigué. Elle en avait assez de courir partout, de hurler, d'être en colère. Elle voudrait que ça s'arrête, que ça se calme, que son cerveau se mette en veille juste un peu. Mais avant il lui restait des choses à régler. Elle revint s'adosser au même endroit près de la bouteille de jus d'orange. « Je pensais pas que tu pouvais être aussi lâche, Edouard. » lachat-elle mais sa voix était moins vindicative qu'elle l'aurait voulu, seulement un peu amère, tintée d'une pointe de tristesse qu'elle rejeta aussitôt en levant les yeux vers lui. Elle refusait de baisser les armes devant lui. "Comment t'as pu faire ça ?" fit-elle en secouant la tête. Elle ne savait plus si elle parlait de Sainte-Mangouste ou du souvenir qu'elle lui avait soutiré lors de leur dernière rencontre. Parce qu'elle devait bien avouer que Sainte-Mangouste, c'était juste un prétexte. Un prétexte pour hurler, pour être en colère. Un prétexte pour le traiter de lâche et d'enfoirée. C'était tellement facile. Bien sûr que cette histoire d'hosto ça l'énervait, ça la mettait hors d'elle. Mais ce n'était rien, comparé à ce que lui inspirait le contenue argenté de la petite fiole qui se trouvait dans la poche, prête à être restitué à son propriétaire.

• • •


And if you're still breathing, you're the lucky ones 'cause most of us are heaving through corrupted lungs. And if you're still bleeding, you're the lucky ones 'cause most of our feelings, they are dead and they are gone.
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ crédits : sweet poison, tumblr, neil gaiman.
‹ dialogues : cadetblue.


‹ liens utiles :
rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton, hwan ft. vernon choi, jay ft. gong yoo, hiram ft. abel tesfaye, adidja ft. reece king.


‹ âge : vingt-huit
‹ occupation : à Azkaban.
‹ maison : poufsouffle
‹ scolarité : 1986 et 1993.
‹ baguette : mesure trente centimètres virgule cinq, est composée de bois de chêne et contient un crin de licorne. Elle est inflexible et rigide comme son propriétaire.
‹ gallions (ʛ) : 1043
‹ réputation : j'ai été injustement envoyé à Azkaban. Mon crime? Avoir été mordu et être devenu loup-garou.
‹ particularité : un loup-garou depuis avril 1998. Je suis en triumvirat avec Amelia Cartwright, un lien émotionnel qui nous unit et nous permet parfois de partager nos pensées.
‹ faits : je suis un loup-garou, un ancien Auror bouffé par la culpabilité d'avoir vu ma famille et mes anciens amis décimés autour de moi. J'ai été défiguré à vie par mon Créateur et je me soumettais tous les jours à un sortilège d'Illusion pour cacher les dégâts. J'ai perdu un oeil dans l'affaire. J'ai fatT partie du groupe qui a attaqué Saint-Mangouste et me suis rendu compte de l'horreur de la situation trop tard. Je suis le loup-garou qui a mordu Ginny Weasley. Je suis actuellement à Azkaban à cause de ça et de l'attentat de Saint-Mangouste, même si la rumeur est que le juge m'a plus puni pour ma nature que pour mes crimes.
‹ résidence : dans une cellule d'Azkaban, que je partage avec Aramis Lestrange.
‹ patronus : un ours
‹ épouvantard : les corps massacrés de mes proches, détruits par la Bête qui m'habite.
‹ risèd : moi tel que je l'étais avant, libre de l'influence du loup en moi.
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« On devrait te remercier c'est ça ? »
Et aussi brutalement que ça, la colère arrive. Il a toujours été sujet à des colères, Édouard, le genre de colères qui vont et viennent mais qui font des dégâts horribles. Des colères aussi courtes que dévastatrices. Et il déteste ça, évidemment qu'il déteste ça, mais il ne peut pas s'en empêcher: un rien l'énerve. Parfois, c'est une porte qui grince. Parfois, c'est le tic qu'à quelqu'un de se passer la main dans les cheveux. Parfois, c'est une phrase qu'il ne supporte pas — on devrait te remercier c'est ça?
Mais il a appris à dompter sa colère, et même si elle hurle — un hurlement qui fait penser à celui d'un loup, à la Bête, dans sa poitrine —, il garde un visage neutre, ses traits figés dans une expression distante sous le regard hautain et méprisant d'Albane. Ils ont bien changé, ont bien grandi. « Tu veux une médaille peut-être ? En récompense pour l'immense sacrifice qu'a fait ta petite personne pour le bien de tous ? C'est vrai, heureusement que t'étais là, pendant que nous on se la coulait douce à Poudlard, je sais pas ce qu'on ferait sans toi. » Heureusement elle s'éloigne, parce qu'il ne peut pas supporter son regard sans avoir envie de le lui arracher à coup de poing: elle n'a pas le droit de lui parler comme ça ou de le regarder comme ça. Parce que oui, ils ont tous sacrifiés quelque chose, dans cette foutue guerre, mais dire qu'il veut une médaille? une récompense? des louanges? Il essaie juste de faire ce qu'il estime juste et nécessaire pour la fin de cette foutue Guerre qui lui a volé sa soeur et ce qui lui restait de santé mentale. Et il est prêt à tout, à tout, pour que ça se finisse, même à faire exploser des hôpitaux. Il veut bien prendre le blâme, il veut bien laisser le sang couler sur ses mains, il veut bien se tuer si ça veut dire que cette Guerre s'arrête: pourquoi ne voit-elle pas que oui, il veut bien se sacrifier sur l'autel de la bien-pensance mais que non, jamais, il ne veut pas de médaille ou qu'on parle d'Édouard Douglas?

Oui, heureusement qu'elle s'éloigne. Édouard serre le poing, concentre toute sa colère dans son poing. Ils n'ont jamais pu se payer un psychologue, les Douglas, et de toutes manières quand il était petit on lui a toujours dit que c'était un souci de tempérament et qu'il avait juste à se calmer tout seul, c'est simple de se calmer, non, Eddie, faut juste respirer! Alors il a appris à faire une chose: il concentre toute la colère dans son poing, qu'il serre, serre, serre jusqu'à ce que ses ongles rentrent douloureusement dans sa paume, et il écrase la colère, et il oblitère la colère.
Elle revient finalement, et la colère est partie, un peu. Laissant juste derrière elle un sentiment douloureux de désespoir et un goût d'injustice sur le bout de sa langue. « Je pensais pas que tu pouvais être aussi lâche, Edouard. » Il renifle, indifférent à l'insulte mais blessé par le ton qu'elle emploie. « Comment t'as pu faire ça ? Écoute, Albane, ” crache-t-il aussitôt, levant sa main encore douloureux pour la passer sur son visage, rapidement, en effacer toutes les marques de blessure et de douleur et de désespoir et de tristesse. Ne reste que la lassitude quand ses doigts glissent rapidement dans ses cheveux, puis quand son bras retourne le long de son flanc. “ J'ai tenté quelque chose, ça s'est mal fini. Et si tu crois que je ne vis pas chaque jour avec le poids de cette mauvaise décision alors tu te trompes parce que crois-moi, je n'avais jamais prévu qu'autant de personnes soient blessées ou meurent. Jamais. ” Et il se souvient avoir essayé de sauver des gens. Stupidement, avant de se faire emmener par des Belliqueux. Il se souvient avoir vu des visages connus et inconnus, des faces défigurées et des corps déchirés. Il se souvient, aussi sûrement que si c'était hier, de l'odeur de cendre, de chairs brûlées et de sang, partout. “ Je ne vais pas me justifier auprès de toi. Si c'est tout ce que t'avais à me dire, je peux te proposer de rester dormir ici ou de partir, j'en ai rien à foutre, mais laisse-moi tranquille. C'est pas à toi de me faire des leçons de morale. ” Édouard, de toutes manières, s'en est depuis longtemps débarrassé en espérant survivre.
Et le voilà aujourd'hui. Il a survécu, mais à quel prix?

• • •

There are a hundred things he has tried to chase away the things he won't remember and that he can't even let himself think about because that's when the birds scream and the worms crawl and somewhere in his mind it's always raining a slow and endless drizzle.


Dernière édition par Édouard Douglas le Dim 29 Jan 2017 - 20:45, édité 1 fois
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‹ âge : 25
‹ occupation : héroïne de guerre pour avoir lutté pendant huit ans au sein de l'Ordre du Phénix puis de l'insurrection. On me connait aussi sous le nom de Blackfish, informatrice au coeur d'un réseau particulièrement étendu; co-fondatrice de l'émission Potterwatch et militante active qui n'hésitait pas à dénoncer les manipulations publiques du gouvernement de Voldemort, la collaboration des médias, ainsi que tous ceux qui avaient des choses à se reprocher et dont j'avais déniché les petits secrets. Si j'ai arrêté l'émission, je n'ai cependant pas fini de fouiner dans les affaires des autres et surtout celles du gouvernement. J'ai acquis un statut de journaliste indépendant et le scroll est pour le moment mon seul support, mais ça ne va pas durer, j'y travaille...
‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 1989 et 1996
‹ baguette : actuelle n'était à l'origine pas la mienne mais j'ai tué son ancienne propriétaire et quand j'ai ramassé son arme l'utiliser m'a paru la chose la plus logique à faire. Elle mesure aux alentours de 23 cm, il semblerait qu'elle soit en bois de prunellier, probablement contenant du dragon, mais je ne suis pas certaine de sa composition. Elle est bien plus rigide que mon ancienne baguette de cèdre et crin de licorne dont je n'arrive maintenant plus à me servir.
‹ gallions (ʛ) : 1800
‹ réputation : il ne faut pas tenter de me cacher des choses. Que je sais tout et que ce que je ne sais pas encore, je le découvrirai bientôt. Si Blackfish et une figure de la résistance très respectée par la majorité de la population, mes anciens camarade rebelles ont un avis plus mitigés à mon égard... On dit que je serai prête à faire tout ce que je condamne pour arriver à mes fins: mentir, voler, tuer; que j'ai été dévoré par la haine. Après tout je suis une terroriste.
‹ particularité : prête à faire tout ce que je déteste et dénigre pour arriver à mes fins. Au point que j'en viens à me détester moi-même. Voler, mentir, trahir, me servir d'autrui comme un outil, parfois même de mes amis... "La fin justifie les moyens", c'est ce qu'on dit.
‹ faits : je vis avec le poids de mes actes sur la conscience particulièrement ma participation à l'attaque d'Herpo Creek, mais aussi la mort de mon petit frère dont je me considère responsable. Si certain de mais camarades héros de guerre estiment que je ne mérite pas ce titre, qu'ils sachent que je suis bien d'accord avec eux. Mais je suis libre et je travaille d'arrache pied à mes divers enquêtes pour oublier que je ne suis toujours pas capable de marcher sereinement dans la rue.
‹ résidence : dans un appartement pas bien grand sur Diagon Alley, mais il s'agit plus d'une espèce de bureau improvisé, constamment en bordel, que d'un véritable lieu de vie. Le seul endroit que je considère un peu comme chez moi et où je me sens réellement en sécurité c'est chez Tiago.
‹ patronus : Un grand ban de poisson argentés, c'est de la que je tien mon surnom de Black Fish.
‹ épouvantard : Thomas, moldu de dix-huit ans à peine que j'ai envoyé à la mort et qui revient régulièrement me hanter en pensée. Il a le regard vide et me demande constamment pourquoi je l'ai tué lui et pas l'autre.
‹ risèd : Cédric et moi. On boit une bière au beurre sous le porche de la maison de ma mère à Loustry. Mais Cédric est mort, la maison est détruite, ma mère ne reviendra surement jamais, et la Bière-au-Beurre est devenue beaucoup trop cher.
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Elle aurait pu continuer encore un moment, mais il la coupe presque immédiatement et le ton qui le prend suffit à faire repartir sa colère. « Écoute, Albane, » Non ferme là en fait, je veux pas t'écouter. Pourquoi j'écouterai quelqu'un comme toi ? Je t'ai toujours écouté Eddie, je buvais tes parole quand j'étais gamine, t'étais un modèle d'exemplarité, t'étais celui qui savait ce qui était juste, c'était toi qui m'empêchait de dépasser les bornes. Je t'ai toujours écouté Eddie, mais plus maintenant, c'est fini depuis que t'es plus capable de différencier le bien du mal. «  J'ai tenté quelque chose, ça s'est mal fini. Et si tu crois que je ne vis pas chaque jour avec le poids de cette mauvaise décision alors tu te trompes parce que crois-moi, je n'avais jamais prévu qu'autant de personnes soient blessées ou meurent. Jamais. » Et bien tant mieux. Tant mieux si tu vis avec un poids. J'espère que c'est lourd, j'espère que c'est difficile, j'espère que tu te donnes envie de gerber, Eddie. Et que ça fait mal. Autant que moi j'ai mal, bordel ! «  Je ne vais pas me justifier auprès de toi. » Mais si Eddie, tu comprends pas que c'est ça qu'il faut que tu fasses ? Justifie toi, donnes moi une vraie raison d'arrêter de t'en vouloir ! Dis moi que c'est pas ta faute, dis moi que t'avais pas le choix, Dis moi que je peux toujours te croire, comme quand j'avais quatorze ans et que je te faisais aveuglément confiance. Dis moi que je peux te pardonner ! « Si c'est tout ce que t'avais à me dire, je peux te proposer de rester dormir ici ou de partir, j'en ai rien à foutre, mais laisse-moi tranquille. C'est pas à toi de me faire des leçons de morale. » Et c'est à qui alors Eddie ? Pourquoi ça pourrait pas être moi ? J'ai pas commis d'attentat moi que je sache. C'est parce que tu me vois toujours comme quand j'avais quatorze ans, c'est ça ? Quand je faisais les conneries et que tu réparais. Tu réparais toujours tout, pourquoi cette fois t'as tout cassé ? C'était toujours toi qui avait raison au bout du compte; Pourquoi aujourd'hui c'est toi qui déconne et moi qui sait plus comment réparer ?

Albane se mordait la lèvre quasiment jusqu'au sang pour s'empêcher de répliquer. Elle avait enfoncé ses mains dans ses poches de sa veste et baissait les yeux, le regard fixé sur le carrelage de la cuisine. Elle devait se reprendre. Elle devait en venir au fait, arrêter de divaguer, arrêter de se laisser aller à la colère. Elle devait reprendre le contrôle, remballer la gamine de douze ans, arrêter de faire semblant. Allé Albane, montre lui que cette fois, c'est toi qui a raison.

« T'as raison. Je suis pas venue pour ça. » finit-elle par dire. Ça ne servait à rien de faire semblant, ça ne servait à rien de continuer à s'acharner. Elle devait arrêter de faire ça, se trouver des excuses pour fuir, toujours, tout. Elle passait son temps à fuir Albane, c'était devenu sa spécialité. Fuir les Mangemorts, fuir les autres insurgés, fuir ses responsabilités, elle en était même à un point où elle se mettait à fuir la vérité. Cette grande vérité qu'elle avait prétendu rechercher depuis t d'années avec acharnement; qu'elle avait prétendu être capable d'affronter, d'accepter, quelles qu'en soit les conséquences.

Parce que oui, à forcer de chercher, elle avait fini par trouver; et la voilà qui était incapable d'avancer davantage. Elle était coincée, engluée, piégée avec cette vérité trop lourde dont elle ne savait plus quoi faire et qui était en train de le bouffer, la ronger. Son frère était mort. Très probablement. À cause de deux personnes qu'elle avait aussi considérées comme des frères autre fois, ou comme quelque chose qui s'en approchait en tous cas. Le premier avait abandonné Timothy pour que l'autre lui porte le coup fatale. C'était ça l'abominable vérité inacceptable qu'elle camouflait derrière cet attentat à la con dont elle n'avait au fond pas grand chose à foutre. Si ça avait été Angelina elle aurait gueulé et elle lui aurait demandé comment elle allait dans la foulée. Elle lui aurait peut-être payé une bière, même. C'était juste plus simple de dire à Edouard qu'il était un monstre parce qu'il avait fait tuer des innocents, plutôt que de lui dire qu'il était un monstre parce qu'il avait fait tuer son petit frère. C'était moins triste et moins douloureux. C'était facile.

Elle se rappelait toutes les fois où on l'avait traité de lâche, parce qu'elle colportait ses rumeurs bien à l'abri dans le noir; parce qu'elle restait toujours en arrière, toujours cachée; parce qu'elle pratiquait le chantage avec aussi peu de honte qu'un Mangemort lance un crusio. Elle avait toujours détesté qu'on lui dise qu'elle était lâche, elle n'avait jamais accepté l'insulte. Et pourtant, depuis quelque temps elle commençait à se demander s'ils n'avaient pas tous eut raison sur son compte depuis le début. Est-ce qu'elle valait mieux qu'Edouard ? Elle n'en était plus si certaine tout bien réfléchis.

Elle prit une profonde inspiration et fit un pas en avant, toujours silencieuse. Elle sortie la main de sa poche, son regard s'attarda un peu trop longtemps sur la fiole qu'elle tenait dans sa paume. « Je suis venue te rendre ça. » Fit-elle en la posant sur la table, entre elle et lui avant de reculer à nouveau pour retourner s'appuyer contre le plan de travail. Elle pinça les lèvres, hésitant sur la façon dont présenter les choses. « Je veux que tu le récupères. » fit-elle d'une voix calme. « Que tu le récupères vraiment. » Il ne savait pas exactement ce qu'il y avait dans se souvenir, il ne savait plus. Alors même s'il y avait des tas de choses qu'elle avait envie de lui dire, de lui hurler, de l'accuser - et cette fois pour de bonnes raisons- elle devait attendre que tout se soit remis en place dans sa tête à lui. « Maintenant. » souligne-t-elle, en croisant les bras sur sa poitrine pour lui signifier qu'elle ne bougerait pas tant qu'il n'aurait pas réintégré ces souvenirs là à sa mémoire.

Alors oui, peut-être qu'elle était un peu lâche au fond, peut-être qu'elle se planquait un peu, quelque part. Peut-être qu'Edouard avait un peu raison, qu'elle pourrait faire plus, qu'elle pourrait se battre avec un peu plus d'honneur, comme ils aiment le dire; sans jouer les maitre chanteur. Mais elle au moins, elle n'avait jamais sacrifié la vie de qui que ce soit pour sauver la sienne. Jamais. En cela oui, elle valait probablement mieux que lui.

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« T'as raison. Je suis pas venue pour ça. » Elle a l'air d'une étudiante prise sur le fait, elle lui fait penser à la gamine qu'il réprimandait quand il était encore préfet, à Poudlard. Avec sa lèvre mordue et ses poings serrés le long de son corps, oui, elle semble plus jeune... mais pas innocente, Édouard n'est pas dupe. Il est tellement énervé, agacé, frustré en cet instant précis; il regrette son geste. Il le regrette énormément. Et il ne supporte pas, à l'origine, les critiques. Et là... c'est pire que tout, surtout venant d'Albane. Il va sûrement garder le moindre mot prononcé au creux de son coeur et les ressasser à de nombreuses reprises, il a bonne mémoire, c'est pour ça qu'il est si retors parfois.
Albane reste silencieuse un long moment et lentement, Édouard croise des bras, la couvant d'un regard sombre et noir, attendant la suite. Elle ne s'est pas déplacée seulement pour lui faire des reproches, n'est-ce pas? Il doit y avoir autre chose, il faut qu'il y ait autre chose... oui, connaissant Albane, et vu son visage, elle a une idée derrière la tête. Mais elle l'a suffisamment agacé pour ce soir, et il n'a aucune envie de la relancer; à vrai dire, il est tant énervé qu'il n'a qu'une envie: la mettre dehors. Mais il n'a pas l'autorité pour faire ça, et il reste allié, malgré ses pêchés, ses fautes et ses défauts. Ils restent alliés et ce n'est qu'avec l'unité qu'ils vaincront dans cette Guerre, Édouard en est persuadé, et plus en plus l'idée de rejoindre Poudlard lui semble acceptable, quelles qu'en soient les conséquences...

Le fait qu'Albane bouge lui remit les idées en place, et il cligna un peu bêtement des yeux en se refocalisant sur elle, fronçant les sourcils en la voyant repêcher de sa poche... quelque chose. Une fiole, comprit-il en la voyant, une fiole qui contenait quelque chose de... blanc, de lumineux, qu'il n'arrivait pas à identifier de là où il se trouvait. « Je suis venue te rendre ça. » Édouard arqua un sourcil, en essayant de se souvenir ce qu'Albane avait en sa possession qui lui appartenait... Elle fit un pas en avant et posa la fiole sur la table qui les séparait, avant de reculer de nouveau; il ne put s'empêcher de penser que c'était très dramatique, très cinématique aussi, de faire ça, et un léger sourire, pendant un battement de coeur, se hissa sur ses lèvres. Puis il reprit son sérieux, serra un peu plus ses bras sur sa poitrine, étudiant de loin la fiole avant que sa curiosité prenne les devants et le force à avancer. La fiole contenait, d'après lui... un souvenir. La consistance laiteuse de l'élément à l'intérieur du verre n'y trompait pas, ni la manière qu'il avait de bouger, comme animé d'une volonté propre. « Je veux que tu le récupères. » Son souvenir. Oui, maintenant qu'il y repensait, il parvenait à se souvenir qu'elle lui avait demandé un souvenir et qu'il le lui avait donné même si, bien évidemment, il était tout bonnement incapable de se rappeler ce qu'il lui avait précisément donné. À part peut-être que c'était important pour elle, et qu'elle avait été insistante; il l'avait fait sans hésitation, de ça il s'en était rappelé, extrayant de lui-même le souvenir pour le lui donner.

« Que tu le récupères vraiment. » À ces mots, Édouard s'approcha, clairement intrigué, défaisant le noeud compliqué et serré de ses bras pour en tendre un en direction de la fiole, les doigts l'attrapant habilement et le faisant tourner au creux de sa paume. Aucune indication... rien. Juste... un souvenir, le sien a fortiori, dont il ignore tout. Machinalement, il l'agite un peu dans sa fiole, avant de s'arrêter en pensant qu'il va peut-être l'endommager ainsi. “ Mer--Maintenant. » Il y a quelque chose de définitif, de menaçant même, à sa voix. Édouard ne comprend pas très bien, et ses sens de loup lui disent ce que l'humain ne voit pas: la tension dans la silhouette d'Albane, la dure et froide résolution déterminée dans sa voix... “ Qu'est-ce qu'il y a dedans? ” demande-t-il donc sur le même ton, d'une voix dure et sèche. “ Je vais pas me mettre ça dans la crâne si tu ne me dis pas ce que c'est, Albane, et il n'y a pas de Pensine à disposition. ” Il repose un peu brutalement la fiole sur la table et s'éloigne, il ne va pas toucher à ça. Le regard sombre de son ancienne amie et les muscles qui jouent sous sa peau au niveau de sa mâchoire lui indiquent que c'est soit un piège, soit une mauvaise nouvelle de quelconque importance... “ Dis moi, exige-t-il en recroisant ses bras sur sa poitrine. Je n'en veux pas si tu ne me dis pas ce que c'est, aussi précieux soit ce souvenir.

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There are a hundred things he has tried to chase away the things he won't remember and that he can't even let himself think about because that's when the birds scream and the worms crawl and somewhere in his mind it's always raining a slow and endless drizzle.
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HERO • we saved the world
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‹ inscription : 08/12/2015
‹ messages : 1029
‹ crédits : moi-même (ui, ui).
‹ dialogues : #993366.


‹ liens utiles :
‹ âge : 25
‹ occupation : héroïne de guerre pour avoir lutté pendant huit ans au sein de l'Ordre du Phénix puis de l'insurrection. On me connait aussi sous le nom de Blackfish, informatrice au coeur d'un réseau particulièrement étendu; co-fondatrice de l'émission Potterwatch et militante active qui n'hésitait pas à dénoncer les manipulations publiques du gouvernement de Voldemort, la collaboration des médias, ainsi que tous ceux qui avaient des choses à se reprocher et dont j'avais déniché les petits secrets. Si j'ai arrêté l'émission, je n'ai cependant pas fini de fouiner dans les affaires des autres et surtout celles du gouvernement. J'ai acquis un statut de journaliste indépendant et le scroll est pour le moment mon seul support, mais ça ne va pas durer, j'y travaille...
‹ maison : Poufsouffle
‹ scolarité : 1989 et 1996
‹ baguette : actuelle n'était à l'origine pas la mienne mais j'ai tué son ancienne propriétaire et quand j'ai ramassé son arme l'utiliser m'a paru la chose la plus logique à faire. Elle mesure aux alentours de 23 cm, il semblerait qu'elle soit en bois de prunellier, probablement contenant du dragon, mais je ne suis pas certaine de sa composition. Elle est bien plus rigide que mon ancienne baguette de cèdre et crin de licorne dont je n'arrive maintenant plus à me servir.
‹ gallions (ʛ) : 1800
‹ réputation : il ne faut pas tenter de me cacher des choses. Que je sais tout et que ce que je ne sais pas encore, je le découvrirai bientôt. Si Blackfish et une figure de la résistance très respectée par la majorité de la population, mes anciens camarade rebelles ont un avis plus mitigés à mon égard... On dit que je serai prête à faire tout ce que je condamne pour arriver à mes fins: mentir, voler, tuer; que j'ai été dévoré par la haine. Après tout je suis une terroriste.
‹ particularité : prête à faire tout ce que je déteste et dénigre pour arriver à mes fins. Au point que j'en viens à me détester moi-même. Voler, mentir, trahir, me servir d'autrui comme un outil, parfois même de mes amis... "La fin justifie les moyens", c'est ce qu'on dit.
‹ faits : je vis avec le poids de mes actes sur la conscience particulièrement ma participation à l'attaque d'Herpo Creek, mais aussi la mort de mon petit frère dont je me considère responsable. Si certain de mais camarades héros de guerre estiment que je ne mérite pas ce titre, qu'ils sachent que je suis bien d'accord avec eux. Mais je suis libre et je travaille d'arrache pied à mes divers enquêtes pour oublier que je ne suis toujours pas capable de marcher sereinement dans la rue.
‹ résidence : dans un appartement pas bien grand sur Diagon Alley, mais il s'agit plus d'une espèce de bureau improvisé, constamment en bordel, que d'un véritable lieu de vie. Le seul endroit que je considère un peu comme chez moi et où je me sens réellement en sécurité c'est chez Tiago.
‹ patronus : Un grand ban de poisson argentés, c'est de la que je tien mon surnom de Black Fish.
‹ épouvantard : Thomas, moldu de dix-huit ans à peine que j'ai envoyé à la mort et qui revient régulièrement me hanter en pensée. Il a le regard vide et me demande constamment pourquoi je l'ai tué lui et pas l'autre.
‹ risèd : Cédric et moi. On boit une bière au beurre sous le porche de la maison de ma mère à Loustry. Mais Cédric est mort, la maison est détruite, ma mère ne reviendra surement jamais, et la Bière-au-Beurre est devenue beaucoup trop cher.
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Bien sûr ça aurait été trop facile qu'il accepte comme ça, sans poser de question. Surtout après tout ce qu'elle lui avait dit. Il n'était pas idiot Edouard, et il la connaissait assez pour savoir qu'il y avait quelque chose d'important dans ce souvenir. Il devait au moins se rappeler comme elle l'avait supplié de lui donner. « Qu'est-ce qu'il y a dedans? » Elle se renfrogne et ses à son tour de croises les bras sur sa poitrine. « Je vais pas me mettre ça dans la crâne si tu ne me dis pas ce que c'est, Albane, et il n'y a pas de Pensine à disposition. » Il repose sèchement le flacon. « Et c'est mon qu'on traite de lâche. » fait-elle à mie voix avec un rictus blasé. « Dis moi. » Et en plus ça donne des ordres. « Je n'en veux pas si tu ne me dis pas ce que c'est, aussi précieux soit ce souvenir.»  


Il y eut un long silence durant lequel ils se défièrent tous deux du regard pour la seconde fois en bien peu de temps. Si quelqu'un avait voulu entrer dans la pièce, cette personne aurait pu sentir la tension qui émanait de ces deux-là avant même d'avoir passé la porte. Elle se redressa, leva un peu le menton. Il ne lâcherait pas le morceau et elle devait bien avouer qu'elle préférait baisser les armes sur ce coup-là et qu'il récupère le souvenir, plutôt que se confronter à cette tête de mule. Parce que quand Edouard Douglas décidait quelque chose, il ne lâchait généralement pas facilement l'affaire. Elle prit une profonde inspiration, souffle un soupir passablement irrité. « Ça date de février. » Commença-t-elle. « T'étais en forêt dans les alentours de Liverpool. » Elle hésita. C'était franchement une torture de lui raconter ça en le regardant dans les yeux alors qu'elle avait envie de hurler et de lui refoutre ça dans le crâne qu'il le veuille ou non. Pourquoi l'obligeait-il a le dire ? « T'as rencontré un gamin, à peu près 18 ans. Il t'as dit qu'il avait été rebu. » Elle déglutit difficilement. « Vous avez installé un campement, t'étais en train de le convaincre de rejoindre les insurgés et... » Allé c'est pas si dur. T'es pas obligé d'entrer dans les détails. « Vous avez été surpris par une rafle... menée par ce putain de connard de Murdock. » Elle eut un bref rire à la fois nerveux et ironique. C'était pas facile à accepter que les deux personne responsable de ça soient deux de ses anciens amis. Les images se succédèrent dans sa tête et elle ferma les yeux pour se reprendre. « Il s'en est pas sorti... Le gamin. » Acheva-t-elle, la voix plus basse, soudain moins hargneuse. T'es partie sens lui. Mais ça elle ne le dit pas à voix haute. Ou alors il ne voudrait pas le reprendre. C'était mon petit frère et tu l'as laissé mourir. Ca non plus, elle ne lui dit pas. Parce qu'elle ne savait pas si elle se mettrait à pleurer ou à hurler. Et dans les deux cas, ça ne convaincrait pas Edouard.


Elle se mordit la lèvre et fini par relever les yeux vers lui avec un air qui se voulait plus calme. Tant pis pour la tempête émotionnelle qui se déchainait à l'intérieur, il fallait qu'il le reprenne. Elle ne voulait pas être seule à vivre en se rappelant de ça. C'était pas elle qui était censée avoir ses images dans la tête, putain. « J'ai besoin que tu le reprennes maintenant parce que j'ai encore des questions on te poser, mais pour ça faut que tu te rappelle. » Menteuse. Elle avait dit ça d'une voix plus calme, mais toujours aussi décidée; alors qu'en vérité, à l'intérieur, elle bouillonnait. C'était totalement faux. Elle n'avait rien d'autre à ajouter, rien à demander. Elle avait tiré de cette fiole tout ce qu'elle pouvait:une triste vérité. Mais s'il fallait lui mentir pour qu'il accepté, aucun problème. Elle avait l'habitude de mentir, Albane. Elle mentait presque autant qu'elle respirait. Et ça valait bien le coup. Pas comme s'il restait quoi que ce soit à sauver de leur amitié, de toute façon. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui foutre à elle s'il lui en voulait à la fin. C'était pas son problème. C'était plus son problème. Et de toute façon, il lui en voudrait jamais autant qu'elle lui en voulait, elle. Il disait qu'il assumait tout non ? Que s'il fallait il referait les mêmes choses ? Ben alors c'était le moment de le prouver. « S'il te plait ? »


Allé Eddie, fourre-toi ça dans le crâne que je puisse m'en aller.

• • •


And if you're still breathing, you're the lucky ones 'cause most of us are heaving through corrupted lungs. And if you're still bleeding, you're the lucky ones 'cause most of our feelings, they are dead and they are gone.
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ âge : vingt-huit
‹ occupation : à Azkaban.
‹ maison : poufsouffle
‹ scolarité : 1986 et 1993.
‹ baguette : mesure trente centimètres virgule cinq, est composée de bois de chêne et contient un crin de licorne. Elle est inflexible et rigide comme son propriétaire.
‹ gallions (ʛ) : 1043
‹ réputation : j'ai été injustement envoyé à Azkaban. Mon crime? Avoir été mordu et être devenu loup-garou.
‹ particularité : un loup-garou depuis avril 1998. Je suis en triumvirat avec Amelia Cartwright, un lien émotionnel qui nous unit et nous permet parfois de partager nos pensées.
‹ faits : je suis un loup-garou, un ancien Auror bouffé par la culpabilité d'avoir vu ma famille et mes anciens amis décimés autour de moi. J'ai été défiguré à vie par mon Créateur et je me soumettais tous les jours à un sortilège d'Illusion pour cacher les dégâts. J'ai perdu un oeil dans l'affaire. J'ai fatT partie du groupe qui a attaqué Saint-Mangouste et me suis rendu compte de l'horreur de la situation trop tard. Je suis le loup-garou qui a mordu Ginny Weasley. Je suis actuellement à Azkaban à cause de ça et de l'attentat de Saint-Mangouste, même si la rumeur est que le juge m'a plus puni pour ma nature que pour mes crimes.
‹ résidence : dans une cellule d'Azkaban, que je partage avec Aramis Lestrange.
‹ patronus : un ours
‹ épouvantard : les corps massacrés de mes proches, détruits par la Bête qui m'habite.
‹ risèd : moi tel que je l'étais avant, libre de l'influence du loup en moi.
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« Ça date de février. T'étais en forêt dans les alentours de Liverpool. » Édouard fronça légèrement les sourcils, incapable de s'en souvenir — après tout, les mémoires de ces moments étaient dans la fiole qu'il avait désormais dans la main, qu'il regardait avec étonnement et fascination, se demandant comment quelque chose de si petit pouvait contenir des pensées ou du moins, des images qui semblaient si importantes pour Albane. L'idée de se remettre les souvenirs dans la tête ne le dérangeait pas le moins du monde, mais la volonté froide d'Albane lui faisait peur. Il repense aux gamins qu'ils ont été et il ne peut pas s'empêcher d'un peu triste, qu'ils en soient réduits à se battre ainsi pour quelque chose d'aussi stupide qu'un misérable souvenir. « T'as rencontré un gamin, à peu près 18 ans. Il t'as dit qu'il avait été rebu. » Il observe la manière qu'elle a de réprimer sa douleur et fronce légèrement les sourcils, fouillant, en vain, ses pensées. « Vous avez installé un campement, t'étais en train de le convaincre de rejoindre les insurgés et... Vous avez été surpris par une rafle... menée par ce putain de connard de Murdock. » Murdock... Ça dit quelque chose à Édouard. Bacchus. Ils étaient ensemble à Poudlard, pendant un temps du moins; il se souvient simplement de lui parce qu'étant préfet, il a dû lui coller quelques retenues pour avoir fait quelques (nombreuses) conneries. Bacchus Murdock, il sait qu'il est Rafleur, se bat contre les Insurgés. Soit. « Il s'en est pas sorti... Le gamin. »

La main d'Édouard se crispe autour de la fiole si fort qu'il a l'impression qu'elle va exploser contre sa paume, entailler profondément la chair jusqu'à faire sortir le sang. À croire que la culpabilité qu'il ressent pour avoir laissé sa soeur mourir ne suffit pas; à croire que la culpabilité qu'il ressent pour avoir fait exploser cet hôpital ne suffit pas; à croire que la culpabilité qu'il porte comme son enseigne, sa bannière, sa malédiction, ne suffit pas. Il faut toujours, toujours qu'on lui rappelle ce qu'il a fait, que ce soit hier ou avant; toujours qu'on lui rappelle qu'il ne devrait pas être en vie, qu'il ne devrait pas mériter de vivre. Mais il le sait déjà. Il est un moins que rien, un monstre, un loup-garou, un hybride, un frère qui n'a pas pu protéger ses cadets. Il doit porter ce poids seul, ça aussi il le sait.

Alors pourquoi veut-elle rajouter autre chose sur ses épaules, à son compte? « J'ai besoin que tu le reprennes maintenant parce que j'ai encore des questions on te poser, mais pour ça faut que tu te rappelle. » Le loup devine presqu'aussitôt que c'est un mensonge. Parce que c'est stupide, elle a dû consulter le souvenir elle-même, doit mieux le connaître que lui. Les yeux noirs d'Édouard vont du visage d'Albane à la fiole dans sa main. Il a envie de la faire exploser parterre. « S'il te plait ? Je vais le faire, c'est bon, ” grogne-t-il. Il n'a aucune envie de le faire. Il ne peut pas le faire. Pas ça. C'est de sa faute si le gamin est mort, il le sait déjà. Il finit par dévisser la fiole, avec un rythme incroyablement lent, qu'il ne maîtrise pas; ses doigts tremblent quand il sort sa baguette et en fait rentrer l'extrémité dans la fiole. Le filament de souvenir s'y accroche presqu'aussitôt et Édouard le fait lentement voler jusqu'à sa tempe, hésitant au dernier moment. Il a envie de s'excuser mais, croisant le regard d'Albane, il ne le fait pas. Alors il pose sa baguette sur sa tempe, et le souvenir suit.

T'es en train de courir comme un malade, n'existe que la peur dans ton ventre et la boue sous tes pieds, t'as pris Thomas par le bras et tu le tires à ta suite tout en essayant d'attraper ta baguette dans la foulée, pour que vous puissiez transplaner, mais t'y arrives pas, t'es pas réveillée, ta jambe te fait mal, tellement mal, t'as juste envie de te laisser déraper dans un coin et pleurer, t'as peur pour Penny et Derek mais t'as peur pour Timothy aussi, il a l'air paumé et il a peur, tellement peur, tu sens sa peur comme si elle était solide, elle t'asphyxie, tu la sens sur ta peau et tu continues à avancer, t'as pas le choix, “ TIENS BON, TIMOTHY ” il doit retrouver sa soeur, il doit retrouver Albane, il a dit qu'il cherchait Blackfish, qu'il la connaissait, et puis il a les mêmes yeux qu'elle, trop intelligents et trop clairs et tu le lâches pas mais les sortilèges fusent, vous vous mêlez à travers les arbres mais les branches craquent sous vos pas et ils vont vous retrouver, ils vont vous retrouver et finalement, un sortilège file à côté de ta tête, tu le sens brûler l'air et te cramer une partie du visage mais ça va, tu continues de courir alors que Timothy, Timothy il hurle de douleur, il est tombé, “ TROUVE MA SOEUR, ” et tu veux pas le lâcher, tu peux pas, t'as trouvé ta baguette, tu peux pas le laisser là, il plus jeune que Derek et Penny, tu peux pas, tu peux pas, “ GO! ” et tu t'en vas.

Il s'est accroché au rebord du plan de travail et il ne bouge plus; la fiole s'est écrasée au sol mais il ne l'a pas entendue. Il a les yeux fermés, il secoue la tête comme pour éparpiller ses pensées; en vain, elles tourbillonnent, le souvenir l'étouffe, reste sur ses épaules, sa poitrine, l'empêchant de bouger. Il est paralysé pendant un long moment, la moitié d'une dizaine de minutes pendant laquelle il a l'impression de s'échouer parterre et de mourir tout à la fois. “ J'peux pas ramener ton frère avec des excuses, Blackfish. ” Il utilise le surnom Insurgé comme une insulte; elle n'est pas Albane, en cet instant précis. “ Alors qu'est-ce que tu me veux? ” Il a une boule dans la gorge, une impression de vide dans l'estomac. Une autre personne à ajouter à la liste de ses victimes.

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