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sujet; (continu) carglass † he wanders ever closer every night.

PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ disponibilité : always.
‹ inscription : 19/06/2016
‹ messages : 559
‹ crédits : sweet poison, tumblr, neil gaiman.
‹ dialogues : cadetblue.


‹ liens utiles :
rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton, hwan ft. vernon choi, jay ft. gong yoo, hiram ft. abel tesfaye, adidja ft. reece king.


‹ âge : vingt-huit
‹ occupation : à Azkaban.
‹ maison : poufsouffle
‹ scolarité : 1986 et 1993.
‹ baguette : mesure trente centimètres virgule cinq, est composée de bois de chêne et contient un crin de licorne. Elle est inflexible et rigide comme son propriétaire.
‹ gallions (ʛ) : 1047
‹ réputation : j'ai été injustement envoyé à Azkaban. Mon crime? Avoir été mordu et être devenu loup-garou.
‹ particularité : un loup-garou depuis avril 1998. Je suis en triumvirat avec Amelia Cartwright, un lien émotionnel qui nous unit et nous permet parfois de partager nos pensées.
‹ faits : je suis un loup-garou, un ancien Auror bouffé par la culpabilité d'avoir vu ma famille et mes anciens amis décimés autour de moi. J'ai été défiguré à vie par mon Créateur et je me soumettais tous les jours à un sortilège d'Illusion pour cacher les dégâts. J'ai perdu un oeil dans l'affaire. J'ai fatT partie du groupe qui a attaqué Saint-Mangouste et me suis rendu compte de l'horreur de la situation trop tard. Je suis le loup-garou qui a mordu Ginny Weasley. Je suis actuellement à Azkaban à cause de ça et de l'attentat de Saint-Mangouste, même si la rumeur est que le juge m'a plus puni pour ma nature que pour mes crimes.
‹ résidence : dans une cellule d'Azkaban, que je partage avec Aramis Lestrange.
‹ patronus : un ours
‹ épouvantard : les corps massacrés de mes proches, détruits par la Bête qui m'habite.
‹ risèd : moi tel que je l'étais avant, libre de l'influence du loup en moi.
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amelia cartwright
sorry about the bony elbows, sorry we lived here, sorry about the scene at the bottom of the stairwell and how i ruined everything by saying it out loud. especially that, but i should have known.
DECEMBER 1998† Ne me dis pas que- -Sors de la salle de bains.Édouard, il faut qu'on parle. Édouard. Tu sais qu'ils ne te laisseront jamais rester dans ce cottage avec tes frère et soeur qui ne sont même pas encore adultes si tu fais ça.Kenna. Sors de la salle de bains.Tu ne peux pas acheter une maison et te faire pousser une moustache impunément! ” Édouard se détourne avec un reniflement agacé pour contempler le miroir, achevant de raser les poils qui poussent comme de la chiendent le long de sa mâchoire. Kenna l'observe toujours depuis l'encadrement de la porte, qu'elle a ouverte magiquement en la voyant verrouillée et quand il croise son regard dans le miroir, elle lève les yeux au ciel. “ Fausse bonne idée, commente-t-elle. — Je trouve ça drôle. Tu ne comprends pas. ” Nouveau roulement de yeux. Finalement, elle quitte la salle de bains et Édouard pense naïvement qu'elle va le laisser tranquille. “ ÉDOUARD SE FAIT POUSSER LA MOUSTACHE ET C'EST VRAIMENT DÉGUEULASSE.
Tout le monde se fiche de la moustache. Seth la surnomme Sire Julian pour une raison qui échappe à Édouard. Derek et Penny y font référence en des termes qu'Édouard ne comprend pas, mais ils rigolent bien, et puis Penny le prend à part pour lui dire que ça ne lui va pas si mal. Amelia ne commente pas. Mais il voit l'amusement dans ses yeux, quand elle les lève un peu au ciel en baragouinant quelque chose d'attendri. Kenna, en revanche, prend toutes les occasions possibles pour hurler que Sire Julian est moche et dangereux. Elle essaie même de lui envoyer quelques sortilèges pour faire un ravalement de façade d'après ses mots, mais Édouard les évite à chaque fois et la calme à coups d'Aguamenti glaciaux qui la laissent sifflante d'exaspération.
Quand il va se coucher ce soir-là, dans sa nouvelle maison qu'ils ont quasiment fini de rénover, Édouard sourit à lui-même, juste un peu, il s'autorise à se détendre dans le noir en frottant Sire Julian machinalement. C'est les stupidités comme ça, et les moments comme ça, qui lui rappellent gentiment combien il aime ses amis et combien il ne mérite pas ses amis. Mais ils décident de rester avec lui et de l'aider à réparer sa maison et à se fiche de lui comme si de rien n'était. Alors juste avant de dormir, Édouard sourit.



LA BÊTE EST SUR LUI.
Le cri s'étouffe douloureusement dans sa gorge.

Il est là, au bord de ses lèvres, prêt à sortir, à résonner, à le tuer; mais impossible de le sortir de sa cachette. Il se coince de lui-même dans son oesophage, timide et douloureux, se transformant en petit porc-épic lui arrachant un halètement souffrant à chaque respiration. Ca le pique et ça le brûle et c'est extrêmement désagréable et il n'a qu'une envie: se griffer la gorge jusqu'à ce que la douleur passe.

Il se retient de bouger. Le cauchemar, de toutes façons, l'a paralysé. Ses muscles le tirent comme s'il avait couru un marathon la journée précédente et son coeur bat la chamade dans sa poitrine. Les draps du lit collent à son torse couvert de sueur et il réprime une grimace en s'en débarrassant le plus délicatement possible sans réveiller Amelia à côté de lui. Elle dorme paisiblement, lui semble-t-il. Enfin... non, il n'en est pas si sûr. Son coeur bat tellement fort à ses oreilles qu'il ne peut même pas vérifier que sa respiration est toujours calme et posée comme elle doit l'être. Mais elle ne se redresse pas, et ne lui grogne pas d'arrêter de faire du bruit, alors il enfile le plus discrètement possible un t-shirt avant de se glisser hors de la chambre.

La porte fermée, Édouard s'appuie dessus pour soupirer et reprendre son souffle difficilement.

Inspiration. Expiration. Inspiration. Expiration. Son torse se soulève, s'abaisse. Ca fait mal. C'est dur. Mais il se calme. Ca fonctionne. Il se calme. Tout va mieux. Ses poumons arrêtent de siffler. Son sang, dans ses veines, cesse ses aller-retours. Son coeur se calme — juste un peu. Tout va bien. Eddie, tout va bien. Il se souvient de son père le berçant jusqu'au sommeil, ses doigts effleurant sa peau, remettant en place une mèche de ses cheveux. Il se souvient des histoires qui le rassuraient — des histoires gentillettes, de princes et de princesses issus de pays lointains — et, juste pour une seconde, il arrive à se convaincre que tout va bien.

Il ferme les yeux. Il a l'impression qu'une éternité se passe entre le moment où il repousse des images cauchemardesques de son esprit et le moment où son corps se met en branle, alors qu'il descend les escaliers le plus discrètement possible pour traverser le salon silencieusement et se réfugier dans la cuisine, fermant délicatement la porte derrière lui. Derek et Penny dorment à l'étage, dans l'autre chambre, alors que Seth et Kenna ont hérité des canapés du salon. Eddie s'était bien proposé mais Kenna a insisté pour qu'il soit celui obligé de partager le lit d'Amelia à l'étage... peut-être qu'elles sont en froid.
Édouard n'y pense pas vraiment. Il s'active dans la cuisine, se sert un verre d'eau. Quand il relève la tête avant de boire, Édouard aperçoit son reflet dans une des casseroles suspendues — oh Merlin.

Édouard se dégoûte de son visage mais parfois, il s'en passionne. Il y a quelque chose d'artistiquement cruel à ses cicatrices; il ne se ressemble pas; il ne voit pas comment l'inconnu qui lui fait face pourrait être lui. Ce n'est pas seulement son oeil aveugle, son point mort, son poids mort — un globe blanc laiteux aux veines éclatées trop rouges qui ne bouge plus — ni la balafre encore rose qui descend de son front à son arcade sourcilière à sa pommette. C'est le rictus éternel de sa lèvre, due à sa joue plissé; c'est son sourcil pas terminé, toujours froncé; sa paupière déchiquetée; la légère cicatrice qui coure près de son oreille au lobe inégal; le morceau évident de chair manquant à son épaule. Un créature de film d'horreur; un freak tout droit sorti d'un film — qui pourrait aimer une Bête comme lui?

C'est le froid qui l'alerte, et non la douleur. L'eau est froide et le verre s'est brisé dans sa main, le sang se mélangeant déjà à l'eau claire et tourbillonnant dans l'évier dans une cascade rosée, et Édouard regarde sa main comme si il la voyait pour la première fois. Il a un doigt tordu, brisé et mal réparé, et des ongles inégaux qu'il ronge. Il regarde les morceaux de verre enfoncés dans sa paume, ses phalanges. La douleur arrive enfin. Il soupire en lâchant les restants du verre, avant d'ouvrir les tiroirs pour chercher une pince. Il a oublié sa baguette en haut. Il n'y a pas de pince. Ça commence à faire sérieusement mal.
Il se retourne pour amorcer sa remontée vers la chambre, chercher à tâtons sa baguette afin de se soigner, mais il rencontre les yeux bleus d'Amelia. Depuis quand est-elle là? “ Je t'ai réveillée. ” Ce n'est pas une question. Il se souvient brusquement qu'avant d'aller dormir, quand elle a été la lumière, il enlevé le sortilège d'Illusion sur son visage et que c'est ça qui l'a fait briser le verre. C'est pour ça qu'elle le regarde comme elle le regarde en cet instant précis. Parce qu'il a une allure monstrueuse et terrible. Édouard baisse les yeux et le visage. “ Arrête de fixer Sire Julian, ça le rend timide, ” grogne-t-il avant de lui tourner le dos pour enlever les morceaux de verre avec les doigts, préférant mille fois lui montrer sa nuque que son visage ravagé. Vaguement satisfait d'avoir retiré le plus gros des éclats de verre, il ouvre le cabinet le plus haut et en sort la bouteille de whisky que Kenna lui a offert il y a quelques jours. Ils se sont promis de seulement l'ouvrir quand ils auront fini de rénover la maison — qui a encore besoin d'un nom — pour partager un verre. Mais aux grands maux les grands moyens.
Il ouvre la bouteille difficilement, en boit deux longues gorgées brûlantes et verse le liquide trop alcoolisé sur sa main blessée.

La douleur lui rappelle où il se trouve. Elle l'ancre sur le sol, elle lui rappelle qui il est, elle l'empêche de se perdre dans ses pensées, dans ses cauchemars. La douleur remonte le long de son bras, passe par son épaule, trace des larmes sur la bordure de ses yeux, se fiche dans son coeur. Mais c'est une douleur familière: Édouard l'accueille à bras ouverts. “ Je pensais mettre du parquet dans le couloir, ” dit-il d'une voix tendue, entre deux rangées de dents serrées. Un flash de lumière lui fait tourner la tête. Dehors, c'est l'orage. Un orage écossais terrible, violent, noir. Il tourne finalement la tête vers Amelia, lui présente son meilleur profil, celui qui ressemble à Eddie. “ Retourne te coucher, Ames.

• • •

There are a hundred things he has tried to chase away the things he won't remember and that he can't even let himself think about because that's when the birds scream and the worms crawl and somewhere in his mind it's always raining a slow and endless drizzle.


Dernière édition par Édouard Douglas le Lun 5 Sep 2016 - 23:36, édité 4 fois
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‹ inscription : 31/05/2016
‹ messages : 721
‹ crédits : SHIYA. EXCEPTION POUR LA SIGNA.
‹ dialogues : #indianred.


‹ âge : VINGT-HUIT ANS
‹ occupation : AUROR.
‹ maison : GRYFFONDOR
‹ scolarité : 1987 et 1994.
‹ baguette : 30 centimètres, bois de noisetier, crin de sombral.
‹ gallions (ʛ) : 1236
‹ réputation : on dit d'elle qu'elle est loyale et intransigeante + on la trouve parfois désagréable, mais c'est juste parce qu'on la connaît mal et qu'elle n'est pas très avenante au premier abord + elle est une auror brillante et fonceuse + on la sait proche de la cause des loups-garous. on a du mal à comprendre pourquoi elle a fait le choix de se lier par triumvirat à un loup-garou.
‹ particularité : animagus en formation + son animal est un ours brun massif.
‹ faits : amelia a fait sa formation d'auror avec un an d'avance + quand le lord est arrivé au pouvoir, elle est restée, en pensant que ça n'allait pas durer + coincée et surveillée, elle prétendu être à ses côtés + c'est lors de la vente aux enchères des rebuts (2001) qu'elle arrive à fuir sans se faire remarquer et à échapper à la surveillance des mangemorts + elle passe deux ans à fuir, en solitaire, une situation qui l'a rendue plus sauvage et froide + elle a rejoint les insurgés en 2003 et a mené de nombreuses missions pour eux, forte de sa formation et de son expérience d'auror + elle a participé à la grande bataille de décembre 2003 + pendant les combats, elle a choisi d'être liée par triumvirat à édouard douglas afin de lui sauver la vie in extremis. ils ont failli ne pas s'en sortir + elle s'est battue contre le gouvernement intérimaire mis en place après la guerre, qui a injustement envoyé édouard en prison pour en faire un exemple, et a participé à faire échapper plusieurs criminels injustement jugés de la prison d'azkaban + elle a repris son poste d'auror après la guerre.
‹ résidence : entre son appartement du londres sorcier et storm's end.
‹ patronus : UN RENARD
‹ épouvantard : perdre les membres du pack. surtout perdre eddie.
‹ risèd : UNE SOIRÉE HEUREUSE ENTRE AMIS.
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he wanders ever closer every night


Amelia n'a jamais su expliquer ses instincts. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'il y a peu de choses pour lesquelles ils se manifestent. En mission, bien sûr, ils sont toujours là, affûtés. C'est en partie ce qui fait d'elle une bonne auror. Mais dans sa vie personnelle, on ne peut pas dire qu'elle soit quelqu'un de particulièrement instinctif. Sauf quand ça touche de près ou de loin à Édouard. Ça non plus, elle ne sait pas trop l'expliquer. Mais depuis qu'elle le connaît, c'est comme ça. On dirait presque qu'ils ont grandi ensemble, qu'elle l'a façonné, même, parfois, tant elle devine aisément ce qui se passe ou sent immédiatement ses changements, qu'ils soient d'humeur ou d'avis, sans qu'il n'ait à parler. Alors forcément, elle s'est réveillée tout de suite. Peut-être au moment précis où lui-même s'est réveillé, peut-être même un peu avant. Mais elle n'a pas bougé d'un pouce. Ce n'est pas la première fois que ça arrive. En fait, ça arrive toute les nuits, d'après ce qu'elle a compris. C'est la première fois qu'ils partagent un lit depuis l'accident. Auparavant, c'est arrivé des dizaines de fois, lors de missions, à tel point qu'elle était habituée à reconnaître les moments où il dormait de ceux où il était éveillé, savait s'il bougeait ou non, s'il parlait. Mais tout semble différent aujourd'hui. Le sommeil d'Édouard a changé. Peut-être parce qu'il a lui-même changé. Ça lui fait mal au coeur, à Amelia, de le voir se débattre contre ce qu'elle suppose être des cauchemars, sans le moindre doute liés à ce qui s'est passé. Ce qui lui fait encore plus mal, c'est qu'elle ne peut rien faire. En fait, ça la rend même malade. Elle n'était pas là, elle ne sait pas. Et elle a l'impression que ça creuse un fossé, un gouffre entre eux qui lui laisse un goût amer dans la bouche et dans le coeur. Comme toutes les nuits depuis qu'ils sont arrivés à Storm's End et que Kenna a insisté pour prendre le salon, avec Seth, elle reste silencieuse, prétend qu'elle dort, prétend qu'elle n'a rien remarqué. Elle a peur de le confronter, peur de lui demander. C'est bien la première fois. Ils ont toujours été très honnêtes l'un envers l'autre, et elle lui a toujours posé les questions qu'elle voulait lui poser. Mais elle a remarqué ses changements brutaux d'humeur, parfois, elle a remarqué que personne ne parle de ce qui s'est passé, et elle n'arrive pas à savoir si c'est une bonne ou une mauvaise chose pour lui. Alors, au lieu de faire une bêtise, elle ne dit rien, même si ça la fait se sentir extrêmement lâche, et qu'elle a l'impression de ne pas l'aider. Elle l'entend dans son dos se lever, délicatement. Il pense sûrement qu'il ne faut pas qu'il la réveille. Pourtant, elle aimerait qu'il le fasse. Elle aimerait vraiment. Mais elle sait qu'il ne le fera pas. Elle entend le froissement d'un tissu, et ses pas contre le sol de la chambre qu'ils partagent dans le cottage. Elle ferme les yeux quand il passe la porte et la referme derrière lui.

Elle se met sur le dos, et étale ses bras sur le lit deux places. Le plafond est légèrement éclairé par la lumière de la lune qui perce à travers les volets. C'est une lueur plutôt froide, remarque Amelia, mais qui correspond bien à l'état d'esprit dans lequel elle est. Elle entend qu'Édouard reste auprès de la porte, et une part d'elle veut qu'il revienne, qu'il lui parle, mais il finit par descendre les escaliers, et les dents serrées, elle tape du poing contre le matelas. Ça lui foutrait presque les larmes aux yeux, ces conneries. Elle mord l'intérieur de sa joue, hésitante. « Fuck it. » lâche-t-elle à voix basse en se redressant. Elle enfile le pull d'Eddie, qu'elle trouve sur le dossier d'une chaise, et sort à son tour de la chambre. La maison est toute entière plongée dans la pénombre, et elle parcourt le salon un peu au hasard, discerne un peu les silhouettes de ses amis qui dorment là. Elle se fait la plus discrète possible en direction de la cuisine. Elle se doute qu'il est là, puisque la lumière passe en dessous de la porte. Quand elle ouvre, et se faufile dans la pièce à pas de loup, il lui tourne le dos, et des morceaux de verre tombent par terre. Il y a du sang qui les tâche, et elle retient un peu sa respiration. Elle voit Édouard chercher dans les tiroirs en face de lui, peut-être une baguette, ou de quoi enlever les morceaux de verre qui sont enfoncés dans sa chair, et qu'elle peut désormais observer de là où elle est. Elle penche la tête sur le côté, la mâchoire un peu crispée. Qu'est-ce qu'elle déteste tout ça. C'est à ce moment là qu'il se retourne, et qu'il la remarque. Amelia sent son coeur faire un bond. Édouard ne lui a pas beaucoup montré son nouveau visage. Tous les jours, il prend le temps de tout masquer grâce à des sortilèges d'illusion. Peut-être pour ne pas les effrayer, pour ne pas les choquer. Pour qu'ils ne voient pas ce que lui voit tous les jours. Bien sûr, qu'elle le regarde. Qu'elle observe la cicatrice qui longe son visage, son œil avec lequel il ne verra plus jamais. Bien sûr, qu'elle a du mal à se faire à ce visage. N'importe quelle personne normale aurait du mal. Ce n'est pas commun, ces gueules cassées, de nos jours. Ça lui coupe presque le souffle. « Je t'ai réveillée. » fait Édouard, qui déclare plus qu'il questionne. Elle ne répond rien, parce qu'elle a toujours un peu la gorge serrée devant son visage. Oh, ce qu'Amelia voit, ce n'est pas un monstre, contrairement à ce qu'il pourrait penser. Loin de là. Tout ce que ce visage lui rappelle, c'est sa culpabilité à elle. Elle ne s'en remettra jamais. Elle ne pourra jamais se pardonner de ne pas avoir été là, de n'avoir pas pu les protéger, le protéger. Tout ce qu'elle voit, c'est qu'elle n'était pas là quand il avait besoin d'elle, et qu'elle ne pourra jamais changer ce qui s'est passé. Ce n'est pas le genre d'Amelia, de vivre dans le passé. Elle fait plus partie de ces gens qui ne se retournent pas, et sont parfois même critiqués pour ça. Mais elle a changé, elle aussi, depuis l'accident, même si les autres ne s'en sont pas rendus compte. Il n'y a qu'elle qui le voit, ça. « Arrête de fixer Sire Julian, ça le rend timide, » Elle esquisse un petit sourire amusé, mais il est emprunt d'une certaine tristesse. Il ne peut pas le manquer, il la connaît trop bien.

Il se détourne, et elle se rend compte qu'il a sûrement mal interprété son regard. Ça la chagrine un peu. Il enlève les bouts de verre en silence, et elle avance un peu, toujours muette. Amelia le voit sortir la bouteille de whisky du placard, celle que Kenna a achetée pour la fin des travaux, et pince les lèvres. Elle note qu'elle devra discrètement en racheter une, pour que la brune ne soit pas déçue. Tandis qu'Eddie boit une gorgée et vers l'alcool sur sa main, elle se rapproche et vient s'adosser au plan de travail. « Je pensais mettre du parquet dans le couloir, » lâche finalement le brun, out of nowhere. Elle sait bien ce qu'il est en train de faire. « Retourne te coucher, Ames. » Elle croise les bras devant sa poitrine, et laisse son regard balayer la cuisine. Elle n'a plus vraiment envie de dormir, en fait. Elle soupire puis prend sa main, d'autorité. Il s'est franchement amoché, et du bout de ses ongles, elle retire un petit bout de verre resté dans la plaie, et caresse sa paume, pour que l'alcool pénètre bien la plaie. « C'est une bonne idée, le parquet. » dit-elle, le regard toujours rivé sur sa main. « Le tout est de bien choisir la couleur. » Elle le lâche, passe sa main à elle sous l'eau du lavabo derrière elle pour enlever le sang qui a coulé dessus. Doucement, elle s'éloigne pour aller chercher des compresses dans le petit placard à pharmacie et revient juste à côté de lui. Elle commence à dérouler la compresse autour de sa paume, dans le silence de la cuisine, brisé seulement par le bruit de l'orage qui gronde dehors. Une fois qu'elle a terminé, elle enroule le reste du rouleau et le pose sur le plan de travail. « Je retourne dormir si tu retournes dormir. » le défie-t-elle, finalement. Ses deux yeux bleus plantés dans son seul œil noir. Ses sourcils sont haussés, comme si elle attendait qu'il rétorque quelque chose, et qu'elle était prête à le tacler. Au bout de moment, elle pince les lèvres, et croise les bras devant sa poitrine. Elle sait qu'il n'a sûrement pas envie de retourner dormir. Alors elle va rester avec lui. Elle sort deux verres, finalement, et leur sert un verre de whisky à chacun. Amelia prend le sien dans sa main, tend l'autre à Édouard. « Kenna va pas être contente. » dit-elle avec un sourire. « Je dirai que c'est ta faute, compte pas sur moi pour te couvrir, je veux pas avoir affaire au courroux du dragon. » Elle n'attend pas qu'ils trinquent et boit une gorgée. « Tu veux en parler ? » dit-elle, d'un ton qui laisse comprendre à Eddie qu'elle est prête à l'écouter, mais qu'elle est aussi prête à changer de sujet s'il lui répond non. Elle s'est habituée, à ce qu'il ne lui parle pas. Même si ça lui fait un peu mal au coeur, de s'habituer à ces choses-là.

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  - I CAN HARDLY STAND MYSELF, SO WHAT AM I TO YOU? -
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‹ faits : je suis un loup-garou, un ancien Auror bouffé par la culpabilité d'avoir vu ma famille et mes anciens amis décimés autour de moi. J'ai été défiguré à vie par mon Créateur et je me soumettais tous les jours à un sortilège d'Illusion pour cacher les dégâts. J'ai perdu un oeil dans l'affaire. J'ai fatT partie du groupe qui a attaqué Saint-Mangouste et me suis rendu compte de l'horreur de la situation trop tard. Je suis le loup-garou qui a mordu Ginny Weasley. Je suis actuellement à Azkaban à cause de ça et de l'attentat de Saint-Mangouste, même si la rumeur est que le juge m'a plus puni pour ma nature que pour mes crimes.
‹ résidence : dans une cellule d'Azkaban, que je partage avec Aramis Lestrange.
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Édouard se souvient de la première fois qu'il a vu Amelia: il avait décidé qu'il ne l'aimait pas. Rick, Faust et lui s'étaient entraînés, avaient bûché des dizaines de livres, avaient sué, s'étaient soumis aux pires bizutages imaginables dans l'environnement pourtant discret du Ministère pendant un an quand l'Auror responsable de la formation de leur année leur avait annoncé qu'une fille tout juste sortie de Poudlard allait les rejoindre exceptionnellement. Le pire, c'était quand le responsable de la formation avait annoncé que lui et Amelia allaient être mis en duo. Édouard l'avait mal pris. Pourquoi il devait se taper la nouvelle, la rookie, l'inutile de service aux cheveux trop blonds et aux ongles trop beaux? Il avait vécu ça comme une punition.
Mais ils s'étaient très vite entendus. Plutôt bizarrement. Sans forcément s'apprécier au début: juste parce qu'ils étaient sur la même longueur d'ondes, parce qu'ils avaient la même manière de bouger et de réfléchir, parce qu'ils pouvaient communiquer d'un regard ou d'un mouvement de la main et parce que jamais Édouard n'avait rencontré quelqu'un qui pouvait sérieusement mettre en péril sa place de fonceur dans le domaine de la course de vitesse. Et pourtant voilà: Amelia, Amelia, Amelia.
Et pourtant voilà: l'Accident. Édouard avait l'impression d'être en décalage avec tout le monde, avec toutes les choses. Il avait l'impression de ne pas savoir vers qui se tourner là où Rick aurait dû se trouver, il avait l'impression de ne pas comprendre toutes les choses que Faust lui avait un jour expliquées. Leur absence lui bouffait le coeur et il y avait Amelia, au milieu, Amelia qui avait été la seule constante, le dernier rempart. Il s'engueulait souvent avec Rick et Faust, parce que c'était comme ça qu'ils fonctionnaient tous les trois; avec Ames, c'était différent. Ils n'auraient jamais pu trouver sur quel domaine se confronter (sauf la course de vitesse).

Alors Édouard avait l'impression de se débattre avec lui-même, quand il voulait la repousser, parce que pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, elle ne pouvait pas comprendre. Et quelque part, toutes les alarmes hurlaient: elle m'a laissé, m'a abandonné, m'a failli, nous a failli et maintenant, ils sont morts par ma faute et aussi par la sienne. L'amertume et la rancune étaient des choses terribles, qui s'insinuaient même dans les choses les plus belles.
Elle interrompt ses pensées tournant en rond en s'approchant, prenant d'autorité sa main pour en examiner les dégâts. Édouard grimace parce qu'il sait que ce n'est pas très beau à voir, cette épaisse main aux épais doigts sanguinolente. Le verre laissait des impressions fantomatiques derrière lui et l'alcool, surtout, une brûlure terrible qui avait fait se raidir son bras et se crisper son épaule. Il laisse Ames manipuler sa main sans y penser, détournant machinalement les yeux vers le plafond de la cuisine en sentant déjà les deux misérables gorgées de whisky commencer à faire effet. « C'est une bonne idée, le parquet. Le tout est de bien choisir la couleur. » Il est soulagé, aussi, qu'elle rentre dans le jeu même si Édouard sait mieux que tout le monde que quoiqu'elle dise ou fasse, Amelia s'inquiète. Trop. Un peu comme lui. Ils se ressemblent aussi pour ça. “ Je pensais à un bois plutôt sombre, ” dit-il pathétiquement, en perte de mots, en fermant tentativement le poing quand elle relâche sa main. La douleur le fait grimacer. Il serre les dents.

Amelia va et revient avec un nécessaire de premiers secours, qu'ils ont déjà utilisé à plusieurs reprises pour de petites blessures. Encore une fois, Édouard se laisse manipuler, en faisant bien attention à toujours lui présenter le bon profil, la moue boudeuse. Normalement, c'est elle qui fonce et lui qui répare les dégâts et l'aide à guérir ensuite: ce changement de situation le met mal à l'aise. Il se demande si Amelia aussi ça la met mal à l'aise, tous ces changements dans leur relation. « Je retourne dormir si tu retournes dormir. » Il soutient son regard mais il est le premier à détourner le regard en grommelant quelque chose d'incompréhensible sous sa respiration, l'observant verser deux verres de whisky d'un oeil noir. C'est toujours elle qui gagne aux stare contests, c'est injuste. Il prend machinalement le verre qu'elle lui tend. « Kenna va pas être contente. Je dirai que c'est ta faute, compte pas sur moi pour te couvrir, je veux pas avoir affaire au courroux du dragon. » Il fait une moue scandalisée. Mais il comprend. Il sait déjà que Kenna va lui sauter dessus et essayer de lui arracher les yeux — façon de parler — tout en le martelant de coups de pied et d'insultes colorées. Édouard regarde le fond de son verre et se rend compte seulement maintenant qu'il a la main tremblante.
« Tu veux en parler ? » Elle fait peur, cette question. Elle englobe trop de choses. De l'Accident? d'eux? de Rick? de Faust? d'Alexis? Elle n'a pas survécu à ses blessures. Les autres n'ont jamais été retrouvés, pas une seule carcasse à donner aux familles, rien. Juste des souvenirs amers et des hurlements à vous glacer le sang. “ On peut éteindre la lumière? ” Elle s'exécute sans poser de questions et Édouard se permet enfin de respirer.
La lumière de la lune et parfois des éclairs apportent une qualité étrange à la scène. Machinalement, Édouard continue de faire tourner le verre de whisky et le liquide est parfois éclairé, juste un instant, et ça fait un jeu de lumières étrange. “ Je ne devrais pas boire. La psychomage que je vois, c'est une loup-garou aussi. Je sais pas comment elle a fait son compte... Il fait tourner le verre un peu plus. Apparemment, leurs- nos organismes sont plus sensibles aux produits addictifs. Comme le chocolat ou l'alcool. J'ai rien voulu dire à Kenna pour pas la décevoir. ” Ou à Seth qui lui a acheté ses gâteaux préférés à forte concentration chocolatée. Ou Derek et Penny qui se sont cotisés pour lui offrir un nécessaire de rasage manuel qu'il ne peut pas utiliser sans grimacer de douleur à cause de ses plaies encore à vif.

Édouard finit son verre d'un coup et le repose brusquement sur la table — il manque presque d'exploser, celui-ci aussi — en avalant difficilement. La brûlure dans sa gorge et la douleur dans sa poitrine son bienvenues. “ Il n'y a rien à dire, ” lâche-t-il finalement d'une voix rauque. Il ferme les yeux parce que cette fois, même l'obscurité de la pièce n'est pas assez. Partout où il tourne le regard, il a peur de croiser le fer avec son oeil aveugle et l'autre trop noir, trop empreint d'acidité et d'amertume et de colère. Tout ce qu'il n'a jamais voulu être. “ J'aimerais qu'il y ait quelque chose à dire mais il n'y rien à dire. ” Il a tout à lui dire: l'impression de force et de faiblesse à la fois, la première transformation dont il refuse de parler, le goût terrible de la potion Tue-Loup et son coût horrible, la colère et la fatigue, l'amertume et la mélancolie, le vide de son apparemment et les lettres pleines de ressentiment que lui envoient les parents de Faust dès qu'ils en ont l'occasion. “ Il n'y a rien à dire, il n'y a rien à voir, il n'y a rien à penser. C'est juste- il s'est retourné vers la fenêtre, appuyé contre le plan de travail, observant la lande écossaise s'étirant à l'horizon battue par les vents, la pluie et les éclairs -que- - ” Il ne sait pas où il voulait en venir, si il voulait en venir quelque part, alors il se tait. “ Tu sais. ” Non, elle ne sait pas. Elle ne peut pas, ne peut plus savoir.
Ils ne sont plus sur la même page. Édouard est bloqué sur la page de l'Accident et il n'arrive pas à en sortir, à se débattre, à avancer. Sa jambe lui fait mal, sa main lui fait mal, son visage lui fait mal comme si on y enfonçait des milliers de petites, toutes petites échardes, suffisamment gros pour faire mal et suffisamment petites pour ne pas être enlevées facilement. Édouard a envie de casser la maison, la brûler jusqu'à ses fondations, tout ce qu'ils ont construit et retapé. “ Je veux que tu sois Gardienne du Secret d'ici. Ici. Il faut qu'on trouve un nom. J'ai aucune idée de nom. J'ai toujours été nul avec les noms. ” Édouard ne boit pas. Mais quand il tente, ça n'a jamais un bon résultat.

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There are a hundred things he has tried to chase away the things he won't remember and that he can't even let himself think about because that's when the birds scream and the worms crawl and somewhere in his mind it's always raining a slow and endless drizzle.
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HERO • we saved the world
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‹ inscription : 31/05/2016
‹ messages : 721
‹ crédits : SHIYA. EXCEPTION POUR LA SIGNA.
‹ dialogues : #indianred.


‹ âge : VINGT-HUIT ANS
‹ occupation : AUROR.
‹ maison : GRYFFONDOR
‹ scolarité : 1987 et 1994.
‹ baguette : 30 centimètres, bois de noisetier, crin de sombral.
‹ gallions (ʛ) : 1236
‹ réputation : on dit d'elle qu'elle est loyale et intransigeante + on la trouve parfois désagréable, mais c'est juste parce qu'on la connaît mal et qu'elle n'est pas très avenante au premier abord + elle est une auror brillante et fonceuse + on la sait proche de la cause des loups-garous. on a du mal à comprendre pourquoi elle a fait le choix de se lier par triumvirat à un loup-garou.
‹ particularité : animagus en formation + son animal est un ours brun massif.
‹ faits : amelia a fait sa formation d'auror avec un an d'avance + quand le lord est arrivé au pouvoir, elle est restée, en pensant que ça n'allait pas durer + coincée et surveillée, elle prétendu être à ses côtés + c'est lors de la vente aux enchères des rebuts (2001) qu'elle arrive à fuir sans se faire remarquer et à échapper à la surveillance des mangemorts + elle passe deux ans à fuir, en solitaire, une situation qui l'a rendue plus sauvage et froide + elle a rejoint les insurgés en 2003 et a mené de nombreuses missions pour eux, forte de sa formation et de son expérience d'auror + elle a participé à la grande bataille de décembre 2003 + pendant les combats, elle a choisi d'être liée par triumvirat à édouard douglas afin de lui sauver la vie in extremis. ils ont failli ne pas s'en sortir + elle s'est battue contre le gouvernement intérimaire mis en place après la guerre, qui a injustement envoyé édouard en prison pour en faire un exemple, et a participé à faire échapper plusieurs criminels injustement jugés de la prison d'azkaban + elle a repris son poste d'auror après la guerre.
‹ résidence : entre son appartement du londres sorcier et storm's end.
‹ patronus : UN RENARD
‹ épouvantard : perdre les membres du pack. surtout perdre eddie.
‹ risèd : UNE SOIRÉE HEUREUSE ENTRE AMIS.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t4645-amelia-can-anybody-save-me-no
he wanders ever closer every night


Il y a un silence qui suit sa question, et Amelia sait très bien pourquoi. Édouard observe le fond de son verre. Sûrement, elle suppose, pour ne pas avoir à la regarder elle. Il évite que leurs yeux se croisent vraiment, comme avant, depuis un moment maintenant. Est-ce que c'est parce qu'il ne supporte pas de la regarder ? Est-ce que c'est parce qu'il a peur de ce qu'elle pourrait y lire ? Est-ce que c'est parce qu'il veut lui faire comprendre que les choses ne seront plus jamais les mêmes ? Un peu des trois, aucun d'entre eux. Elle ne sait pas. Amelia ne sait plus rien.  « On peut éteindre la lumière?  » Elle ne cille même pas et s'éxecute, ne cherchant même pas à argumenter pour le dissuader. Elle sait qu'il ne parlera pas si elle ne va pas dans son sens, et même si elle comprend ses raisons, une colère sourde gronde au fond de sa poitrine. Contre le monde, contre elle-même et parfois même un peu contre lui, malgré elle. Une part d'elle, égoïste, touchée, lui en veut terriblement pour cette distance qu'il instaure entre eux. Elle lui en veut pour ce sentiment étrange d'inconfort qui s'installe en elle un peu plus tous les jours à mesure qu'il s'éloigne. Ça la met en colère, mais peut-être aussi parce qu'une part d'elle qu'elle ne veut pas assumer sait qu'elle dépendait de lui, même si elle ne le montrait pas, et que sans lui, elle boitille, n'est pas au maximum de ses capacités. Elle veut croire qu'elle est égoïste, qu'elle pense ça juste parce que ça mettra un frein à sa carrière d'auror. C'est plus facile que se dire qu'elle tient à lui un peu trop pour fonctionner correctement s'il s'en va. « Je ne devrais pas boire. La psychomage que je vois, c'est une loup-garou aussi. Je sais pas comment elle a fait son compte... » Amelia baisse les yeux sur le verre de whisky qu'il tient dans sa main. « Apparemment, leurs- nos organismes sont plus sensibles aux produits addictifs. Comme le chocolat ou l'alcool. J'ai rien voulu dire à Kenna pour pas la décevoir. » La blonde acquiesce. Il va décevoir Kenna, mais pas parce qu'il ne boit pas sa bouteille. Plutôt parce qu'il la boit sur un coup de tête, sans elle. Il va vraiment falloir qu'Amelia aille en racheter une en douce. Ça vaudra mieux pour tout le monde. Dans la pénombre, elle l'observe faire tourner son verre avec un visage impassible, adossée au plan de travail, son verre à elle toujours dans sa main, et toujours plein. « Il n'y a rien à dire, » finit-il par conclure, après avoir posé son verre sur la table d'un geste brusque. Amelia serre les dents. « J'aimerais qu'il y ait quelque chose à dire mais il n'y rien à dire. » Elle passe une main sur son visage, et de l'autre, approche le verre de whisky pour le descendre à son tour, comme si ça allait tout régler, comme si ça allait rendre les choses plus simples. Ce serait plus facile de claquer la porte, tellement plus facile. Elle devrait le faire. Amelia n'est pas connue pour être une amie exemplaire, être le meilleure soutien pendant une épreuve. En temps normal, elle aurait sûrement fui.
Mais elle ne peut pas. Elle n'arrive pas.

« Il n'y a rien à dire, il n'y a rien à voir, il n'y a rien à penser. C'est juste- » Elle regarde le sol, fixement, mais hausse toute de même les sourcils lorsqu'il prononce le dernier mot. Comme si elle espérait qu'il parle, alors qu'elle sait très bien qu'a rien à lui dire. « -que- - » Il s'est totalement détourné d'elle, maintenant, le visage face à la fenêtre. « Tu sais. » Elle ne bouge pas. Finalement, c'est pire que tout, ça. Parce qu'elle a beau essayer de comprendre, elle a beau essayer de savoir, elle ne peut pas. Tout ce qu'elle arrive à penser, là, tout de suite, c'est qu'elle ferait mieux de partir. Elle est en colère, elle est triste, elle a mal dans la poitrine et il faut que ça cesse tout de suite. Elle pose le verre sur le plan de travail, prend une inspiration, et ferme les yeux. Cette fois, elle plonge son visage dans ses deux mains, et se redresse. Au moment même où elle s'apprête à murmurer un petit alright, then. et à quitter la cuisine, la voix du brun s'élève de nouveau. « Je veux que tu sois Gardienne du Secret d'ici. Ici. Il faut qu'on trouve un nom. J'ai aucune idée de nom. J'ai toujours été nul avec les noms. » Elle se fige, tord légèrement son cou pour le regarder du coin de l'oeil, et mord l'intérieur de sa joue, silencieuse. Elle devrait sûrement être flattée. Mais tout dans la bouche d'Édouard ressemble à un adieu, même quand il lui dit des choses comme ça. Elle ne voit que ça, tout le temps. Même quand il l'a invitée avec les autres, même quand ils ont partagé ces bons moments lors de la construction. Elle a l'impression que tout ça a une date d'expiration. « Tu devrais demander à ton frère ou ta sœur. » dit-elle. Ils sont presque dos à dos, dans cette cuisine, eux qui justement ont toujours été côte à côte. Étrange à quel point les plus simples choses reflètent la cassure. « Kenna et Seth aussi, ils sont plus à même de-- » Elle s'interrompt. Plus à même de trouver un nom. Et d'être Gardiens du secret, aussi. Édouard aura aisément compris. Amelia ne sait pas si elle peut accepter d'endosser le rôle. Après tout ce qui s'est passé, les choses sont devenues si compliquées. Elle sait qu'il tient à cet endroit, qu'il veut en faire quelque chose de beau, pour Derek et Penny. Peut-être aussi pour la personne qui partagera sa vie, plus tard. Amelia n'est pas sûre d'être la bonne personne pour avoir la clé de cet endroit. Surtout maintenant qu'elle se sent si étrangère, si étrange, aussi. Elle reste dos à lui, parce que c'est devenu soudain trop compliqué pour elle. L'alcool fait ressortir en vagues immenses ce qui la ronge et lui fait peur. Elle ne se sent pas bien du tout. Elle a toujours détesté se sentir faible ou vulnérable. « Tu penses vraiment que c'est une bonne idée ? » lâche-t-elle finalement, d'une voix un peu triste, sans le vouloir vraiment. « Je sais que tu me fais confiance mais-- » Encore une fois, elle s'interrompt. Pourquoi est-ce difficile d'en parler ? Pourquoi est-ce si difficile de trouver les bons mots ? Mais quoi, Amelia ? Elle soupire, se retourne vers le plan de travail, et se sert un nouveau verre de whisky, même si c'est la chose la moins raisonnable à faire en ce moment précis. Elle le descend, toute trace de sommeil ayant quitté son corps. « C'est vraiment ce que tu veux ? » Elle ne voulait pas que sa voix laisse autant paraître ses insecurities les concernant. C'est raté. Elle n'aurait pas du servir ce premier verre de whisky. Et le second encore moins. Cette fois c'est elle qui regarde au fond de son verre.

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  - I CAN HARDLY STAND MYSELF, SO WHAT AM I TO YOU? -
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ disponibilité : always.
‹ inscription : 19/06/2016
‹ messages : 559
‹ crédits : sweet poison, tumblr, neil gaiman.
‹ dialogues : cadetblue.


‹ liens utiles :
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‹ âge : vingt-huit
‹ occupation : à Azkaban.
‹ maison : poufsouffle
‹ scolarité : 1986 et 1993.
‹ baguette : mesure trente centimètres virgule cinq, est composée de bois de chêne et contient un crin de licorne. Elle est inflexible et rigide comme son propriétaire.
‹ gallions (ʛ) : 1047
‹ réputation : j'ai été injustement envoyé à Azkaban. Mon crime? Avoir été mordu et être devenu loup-garou.
‹ particularité : un loup-garou depuis avril 1998. Je suis en triumvirat avec Amelia Cartwright, un lien émotionnel qui nous unit et nous permet parfois de partager nos pensées.
‹ faits : je suis un loup-garou, un ancien Auror bouffé par la culpabilité d'avoir vu ma famille et mes anciens amis décimés autour de moi. J'ai été défiguré à vie par mon Créateur et je me soumettais tous les jours à un sortilège d'Illusion pour cacher les dégâts. J'ai perdu un oeil dans l'affaire. J'ai fatT partie du groupe qui a attaqué Saint-Mangouste et me suis rendu compte de l'horreur de la situation trop tard. Je suis le loup-garou qui a mordu Ginny Weasley. Je suis actuellement à Azkaban à cause de ça et de l'attentat de Saint-Mangouste, même si la rumeur est que le juge m'a plus puni pour ma nature que pour mes crimes.
‹ résidence : dans une cellule d'Azkaban, que je partage avec Aramis Lestrange.
‹ patronus : un ours
‹ épouvantard : les corps massacrés de mes proches, détruits par la Bête qui m'habite.
‹ risèd : moi tel que je l'étais avant, libre de l'influence du loup en moi.
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Édouard la sent aussitôt se tendre. Elle pourrait être à l'autre bout de la maison, il aurait pu fermer les yeux, elle aurait pu se trouver à l'autre bout du pays, au fond de lui, il sait qu'il l'aurait sentie se tendre — ou alors, c'est juste quelque chose qu'il se raconte pour se rassurer. Il lui tourne le dos et il a fort à parier qu'elle lui tourne le dos aussi et pourtant, ça ne fait aucun doute dans l'esprit d'Édouard qu'elle se crispe pour une raison qu'il ne comprend pas très bien. Il ne comprend plus très bien et ça le ronge de l'intérieur, parce qu'il l'a toujours très bien comprise, parce qu'ils ont toujours pu presque se lire dans les pensées l'un de l'autre. Tiens, ça le fait penser à une chose que son psychomage lui a dit, en lui expliquant un peu ce que sa nouvelle condition de lycanthrope voulait dire: elle lui a parlé du triumvirat, un phénomème magique lycanthrope méconnu, qui relie deux êtres — un garou et un humain normal ou deux garous — et leur permet de partager leurs pensées, leurs énergies... Édouard en aurait presque ri, si ça lui foutait pas le moral au fond des pompes de parler de lycanthropie. Il a failli dire à la psychomage: je sais ce que c'est. Avoir toujours quelqu'un qui vous comprend, quoiqu'il arrive, pouvoir toujours compter sur quelqu'un comme une béquille ou un autre membre ou une extension de soi tout simplement. Le monstre à deux têtes, qu'on les appelait au bureau des Aurors. Starsky et Hutch.
Ces pensées font des ronds interminables dans sa tête. Il revoit les rires de leurs collègues, son bras autour des épaules d'Amelia quand elle l'avait aidé après une mission à marcher, l'odeur du café dans son appartement à elle quand il restait dormir sur le canapé, Cara qui était tout le temps frustrée de leur relation, Amelia qui trouvait que les filles que voyaient Édouard étaient toujours stupides et/ou nulles. Il repense au date auction night où elle a gagné un dîner avec lui et où il l'a amené dans un fast-food moldu où ils sont restés jusqu'à la fermeture très tôt le matin. Il repense à quand ils ont parlé futur, mariages et gamins, quand ils se voyaient déjà à cinquante ans, Starsky et Hutch, des légendes dans leur profession.
Il devrait rire du bonheur de ces souvenirs mais Édouard a l'oeil qui pique. C'est à cause de l'alcool. « Tu devrais demander à ton frère ou ta sœur. » Il se demande si elle a peur. Si c'est trop de responsabilité. Ce n'est pas le genre d'Amelia, pourtant. C'est toujours lui, qui s'inquiète, qui a peur et qui la force à être prudente; c'est toujours elle qui fonce, quitte à fake it 'til you make it.

« Kenna et Seth aussi, ils sont plus à même de-- » Édouard ne répond pas. Kenna et Seth, Édouard les adore. Il se fie à eux et leurs jugements, il leur fait confiance, il donnerait sa vie pour eux tout comme il donnerait sa vie pour sa famille et par extension, pour Amelia. Mais leur relation ne sera jamais la même. Tout comme il aurait été incapable de relier sa relation fusionelle avec Amelia avec celle de ses meilleurs amis.
Il observe toujours le paysage. Les collines, les montagnes, les forêts lointaines, la plaine un peu marécageuse, le chemin qui serpente jusqu'à un petit village moldu. Un nouvel éclair fendille le ciel, ouvre en deux l'encre noire qui s'est répandue à la place des nuages et son visage est reflétée sur la vitre: la ruine, les plaies, le sang et la douleur. « Tu penses vraiment que c'est une bonne idée ? » Oui. Il ne répond pas. Sur sa rétine, les détails de ses traits restent imprimés quelques secondes encore, et il essaie de les relier à la perception qu'il a de lui-même. « Je sais que tu me fais confiance mais-- » Il ne sait pas pourquoi mais il pense au reste de ce que lui a appris son psychomage. Comment c'est déconseillé d'avoir des enfants, parce que la lycanthropie est génétiquement héréditaire. Il n'a pas envie de penser à ça. Au fait qu'il imaginait avoir des enfants, plein d'enfants, et les regarder courir dans un jardin grand comme le monde en riant. « C'est vraiment ce que tu veux ? Oui. ” Il sait qu'elle doute. Lui-même doute. Mais sur ça, jamais.
Il se détourne de la fenêtre pour lui faire face dans la semi-obscurité de la cuisine, croise les bras. Elle s'est resservie un verre de whisky et Édouard sait que ce n'est pas raisonnable. Quand il s'enfonce les ongles dans la paume pour réprimer une remarque désobligeante provoquée par l'alcool, il grince de douleur en se rappelant la coupure désagréable provoquée par les morceaux de verre. Nouvel éclair blanc pur, le visage d'Amelia est éclairé, découpé brièvement dans l'obscurité de la pièce. “ Tu es la personne en qui j'ai le plus confiance sur Terre, dit-il très simplement. T'es chiante parfois, tu sais pas faire les crêpes ou préparer le poulet mais il n'y a personne en qui j'aurais plus confiance dans cet univers pour quelque chose comme ça. ” Il observe sa réaction mais l'obscurité la lui vole.

Il sait pourquoi elle dit ça.
Ça le bouffe, ça le ronge, ça lui donne envie de briser un autre verre et d'hurler. Il aimerait que ce soit plus simple. Il aimerait prendre ses distances, lécher ses blessures, revenir vers elle. Mais Édouard perd pied. Tout le monde est mort. Rick et Faust sont morts. Il a l'impression que tout le monde est mort et qu'il n'a plus qu'Amelia, plus qu'Ames qui veut le soutenir et l'aimer et l'aider et Ames qui a répondu à son invitation et qui a invité pour lui Seth et Kenna, et Ames qui l'entend se réveiller au milieu de la nuit et qui descend s'assurer que tout va bien. Il a envie de lui dire: je sais que les choses ont été un peu compliquées, ces derniers temps, et crois-moi quand je te dis que je suis désolé mais que j'ai juste l'impression de ne plus savoir qui je sais où je suis où je vais et qui je dois être, je perds pied et j'ai cette impression impérissable qu'une partie de moi est morte en avril et qu'elle ne reviendra jamais, sauf que cette partie-là est trop importante, tellement importante, et j'ai peur que c'était cette partie-là qui faisait de moi Édouard Douglas et cette partie-là que les gens aimaient bien et que toi t'aimait plus que bien parce que tu m'as toujours aimé plus que bien comme je t'ai toujours aimée plus que bien because that's what we do. That's our thing.
Édouard croise les bras. Il détourne le regard et lève machinalement la main pour se frotter le menton, grimaçant quand les peaux encore douloureuses — il a oublié de mettre de la crème avant de dormir, se rappelle-t-il très factuellement — et mal cicatrisées le lancent. Il glisse ses doigts dans Sire Julian, valeureux soldat même au milieu de la nuit. Il se rend compte qu'aussi brusquement qu'il est arrivé, l'orage dehors s'est arrêté. Une Accalmie. Le silence qui reprend lentement ses droits, alors que la pluie cesse progressivement de battre la maison avec violence et détermination, est troublant. Édouard a encore le goût de l'alcool sur le bout de la langue. “ Tu te souviens à l'école primaire, quand tu rencontrais un gamin et que tu savais rien de lui ou d'elle, mais dix secondes plus tard tu jouais avec lui comme si c'était ton meilleur ami depuis toujours, parce que tu n'avais qu'à être toi-même? ” Son regard sombre brille de mille feux dans la cuisine. “ C'est ce que je ressens avec toi.
Il se met brusquement en marche, se détache du plan de travail auquel il était quasiment adossé, décroise les bras et baisse les yeux pour ne plus croiser les yeux d'Amelia. Il prend son verre, va le passer sous l'eau dans l'évier machinalement, n'ose pas trop s'approcher de la jeune femme. “ On devrait retourner se coucher mias je sais que tu tiens pas l'alcool et que tu vas encore vouloir faire quelque chose de nul et de tellement spontané, ” dit-il avec un soupir tellement agacé, en dessinant les guillemets en l'air. “ Dis-moi. ” Quelque chose, n'importe quoi, tout, rien. Il lui jette un coup d'oeil en coin, avec un petit sourire forcé.

Spoiler:
 

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‹ faits : amelia a fait sa formation d'auror avec un an d'avance + quand le lord est arrivé au pouvoir, elle est restée, en pensant que ça n'allait pas durer + coincée et surveillée, elle prétendu être à ses côtés + c'est lors de la vente aux enchères des rebuts (2001) qu'elle arrive à fuir sans se faire remarquer et à échapper à la surveillance des mangemorts + elle passe deux ans à fuir, en solitaire, une situation qui l'a rendue plus sauvage et froide + elle a rejoint les insurgés en 2003 et a mené de nombreuses missions pour eux, forte de sa formation et de son expérience d'auror + elle a participé à la grande bataille de décembre 2003 + pendant les combats, elle a choisi d'être liée par triumvirat à édouard douglas afin de lui sauver la vie in extremis. ils ont failli ne pas s'en sortir + elle s'est battue contre le gouvernement intérimaire mis en place après la guerre, qui a injustement envoyé édouard en prison pour en faire un exemple, et a participé à faire échapper plusieurs criminels injustement jugés de la prison d'azkaban + elle a repris son poste d'auror après la guerre.
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« Oui. » Il a répondu du tac au tac, comme si c'était un évidence, comme s'il n'en doutait pas une seule seconde. Alors forcément, Amelia relève ses yeux clairs et les tourne légèrement dans sa direction. Il y a quelque chose qui la touche drôlement dans cette réponse claire et précise, dans son manque d'hésitation. Tellement qu'elle ne sait pas trop quoi dire. Heureusement, c'est lui qui reprend la parole le premier, après avoir enfin détourné le regard de la fenêtre et avoir croisé les bras devant lui dans une posture déterminée. « Tu es la personne en qui j'ai le plus confiance sur Terre, » fait-il, assez naturellement pour qu'elle se sente un peu désarmée face à une telle confidence. Elle l'a toujours su bien sûr, et il sait aussi qu'elle ne fait entièrement confiance qu'à lui. Elle lui mettrait sa vie entre les mains s'il le fallait, les yeux fermés. Mais qu'il le dise, ici et maintenant, alors qu'ils sont à un moment de leurs vies croisées plutôt compliqué, où tout est remis en question... C'est différent. Il y a dans sa voix comme la certitude que, si le monde est bouleversé de tous les côtés, il y a une chose dont il est sûr, et c'est ça. « T'es chiante parfois, tu sais pas faire les crêpes ou préparer le poulet mais il n'y a personne en qui j'aurais plus confiance dans cet univers pour quelque chose comme ça. » Elle se tourne définitivement vers lui, pose sa hanche contre le plan de travail, son verre toujours dans une main. Elle ne sait pas trop si elle doit sourire ou ne rien dire, mais quand elle baisse les yeux vers le sol carrelé, ses lèvres s'étirent sans même son consentement. Amelia n'est pas aisément émue. Du moins en apparence. Elle a toujours eu cette image un peu froide, presque insensible. Peut-être que c'est pour ça qu'au début, Édouard n'avait pas l'air ravi d'être son partenaire. Peut-être que c'est pour ça que Faustina n'a jamais été agréable avec elle. Mais Eddie a su chercher la personne derrière cette carapace involontaire qu'elle a toujours dressé entre elle et les autres. Depuis lui, d'autres ont réussi à la dérider un peu. Leurs amis communs, notamment. Mais Édouard a été le premier à comprendre, à savoir qui elle était vraiment sans qu'elle ait à le montrer ou à se confier. Il a su, c'est tout. Et encore aujourd'hui, il est la personne qu'elle a laissé le plus entrer dans son intimité, dans sa vulnérabilité, même s'il ne s'en rend peut-être pas compte, et même si au début, ce n'était pas franchement voulu. Qu'il lui dise ça, aujourd'hui, ça prend un sens pour elle qui dépasse peut-être même ce qu'il imagine. Ça compte, vraiment.

Édouard joue avec sa moustache, Sir Julian quand elle relève les yeux, et ça la fait sourire. Oh, elle distingue peu son visage dans l'obscurité qu'il leur a imposé, mais c'est un tic qu'il a pris, et elle comprend tout de suite quand elle voit son bras relevé vers son visage. Un petit silence s'installe entre eux, bien plus chaleureux que le précédent. « Tu te souviens à l'école primaire, quand tu rencontrais un gamin et que tu savais rien de lui ou d'elle, mais dix secondes plus tard tu jouais avec lui comme si c'était ton meilleur ami depuis toujours, parce que tu n'avais qu'à être toi-même? » Elle hausse les sourcils, amusée par ce discours des plus étranges. « C'est ce que je ressens avec toi. » Bien sûr, que son cœur a un raté. Bien sûr, qu'elle a comme cette boule d'électricité dans la poitrine qui ne demande qu'à sortir. Mais Amelia ignore tout ça, comme elle l'a souvent fait, comme elle l'a toujours fait. C'est plus simple, ça la met mal à l'aise. Édouard lui parle à cœur ouvert, lui dit des choses que personne ne lui a dit, et elle est incapable de dire quoi que ce soit, paralysée par une drôle de sensation qu'elle essaie de chasser. Il prend son verre et le passe sous l'eau, et elle le suit du regard, toujours dans un drôle de silence. Ça n'a pas l'air de déranger le jeune homme, et c'est sûrement pour ça qu'ils sont si bien quand ils sont ensemble, quand ils forment l'équipe qu'ils ont toujours formée. « On devrait retourner se coucher mais je sais que tu tiens pas l'alcool et que tu vas encore vouloir faire quelque chose de nul et de tellement spontané, » Elle fronce les sourcils, feint un air offusqué et lui donne un coup dans le bras. « hey ! » dit-elle comme si c'était la plus grosse bêtise du monde alors qu'en fait, elle sait très bien que c'est la vérité. Édouard connaît bien ses vérités. Elle aura beau dire ou faire quoi que ce soit, parfois c'est comme s'il la connaissait mieux qu'elle se connaît elle-même. Elle lève les yeux au ciel. « Dis-moi. » Elle croise ses mains derrière son dos, se mord la lèvre. Amelia peut avoir beaucoup d'imagination, quand elle a bu. Beaucoup. Mais là, il n'y a qu'une seule chose qu'elle a envie de faire.

Elle l'attrape par le bras sans lui laisser le choix et l'entraîne derrière elle par la petite porte de la cuisine qui donne sur le potager. Elle le sent se raidir quand elle ouvre et que la pluie fine vient leur fouetter le visage. Les éclairs ne sont pas très loin, et bien sûr, c'est dangereux. Mais le ciel a des teintes douces malgré l'orage. Des violets et des orangés, presque, là-bas au loin. Des nuits comme elle les aime. Ce n'est pas la première fois qu'elle fait ça. Depuis qu'elle est petite, elle s'éclipse dehors en plein orage. Sa mère n'a jamais remarqué. Elle ne remarquait rien, de toute manière. Elle se retourne vers Édouard, un sourire amusé sur les lèvres, et une touche de malice dans les yeux. « Catch me. » Et elle se met à courir comme une dératée, les pieds nus sur la terre détrempée. Elle court, elle court, et pendant un instant, elle oublie le monde. Il n'y a plus qu'elle, la pluie, l'orage et l'adrénaline. Son visage souvent figé et inquiet laisse place à un autre qu'elle montre peu, celui de la gamine qui rit aux éclats. Le rire est peut-être nerveux, mais il est libérateur. Elle n'entend même pas si Édouard la suit, et finalement, ce n'est pas ce qui est important. Tout ce qu'elle veut, c'était échapper à la lourdeur de ces derniers jours, ne plus penser, juste agir. Et elle se sent plus légère que jamais dans la tempête. Elle se doute bien, au fond, qu'Édouard est exaspéré, a levé les yeux au ciel, et s'en veut déjà d'avoir sorti la bouteille de whisky. Mais la partie d'elle qui pense ça a été renvoyée dans sa cachette par la Amelia pompette. Elle pourrait courir des heures – qu'elle se dit. Elle pourrait courir jusqu'à la frontière, les éléments et la fatigue incapable de l'arrêter. Elle est redevenue une adolescente, libérée de tous les poids qu'elle a sur les épaules. Sa carrière, sa famille, l'accident, la culpabilité, le silence, la douleur sourde qui gronde tous les jours en elle. Dans ce pull clair, avec ses cheveux blonds complètement trempés, on pourrait la prendre pour une vraie folle. Mais Amelia n'en a rien à faire. Elle n'en a plus rien à faire de tout. Elle veut juste rire, rire, comme elle le fait maintenant. Rire au point de ne même pas se rendre compte des larmes qui roulent sur son visage, cachées par la pluie qui s'abat sur sa peau claire.

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PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ disponibilité : always.
‹ inscription : 19/06/2016
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‹ crédits : sweet poison, tumblr, neil gaiman.
‹ dialogues : cadetblue.


‹ liens utiles :
rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton, hwan ft. vernon choi, jay ft. gong yoo, hiram ft. abel tesfaye, adidja ft. reece king.


‹ âge : vingt-huit
‹ occupation : à Azkaban.
‹ maison : poufsouffle
‹ scolarité : 1986 et 1993.
‹ baguette : mesure trente centimètres virgule cinq, est composée de bois de chêne et contient un crin de licorne. Elle est inflexible et rigide comme son propriétaire.
‹ gallions (ʛ) : 1047
‹ réputation : j'ai été injustement envoyé à Azkaban. Mon crime? Avoir été mordu et être devenu loup-garou.
‹ particularité : un loup-garou depuis avril 1998. Je suis en triumvirat avec Amelia Cartwright, un lien émotionnel qui nous unit et nous permet parfois de partager nos pensées.
‹ faits : je suis un loup-garou, un ancien Auror bouffé par la culpabilité d'avoir vu ma famille et mes anciens amis décimés autour de moi. J'ai été défiguré à vie par mon Créateur et je me soumettais tous les jours à un sortilège d'Illusion pour cacher les dégâts. J'ai perdu un oeil dans l'affaire. J'ai fatT partie du groupe qui a attaqué Saint-Mangouste et me suis rendu compte de l'horreur de la situation trop tard. Je suis le loup-garou qui a mordu Ginny Weasley. Je suis actuellement à Azkaban à cause de ça et de l'attentat de Saint-Mangouste, même si la rumeur est que le juge m'a plus puni pour ma nature que pour mes crimes.
‹ résidence : dans une cellule d'Azkaban, que je partage avec Aramis Lestrange.
‹ patronus : un ours
‹ épouvantard : les corps massacrés de mes proches, détruits par la Bête qui m'habite.
‹ risèd : moi tel que je l'étais avant, libre de l'influence du loup en moi.
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La pluie a repris, remarque-t-il. L'accalmie n'a pas duré longtemps: une bulle de silence, une bulle de silence et de tension alors qu'il a l'impression que toutes ces révélations sentimentales qui ne leur ressemblent pas le moins du monde lui font exploser le coeur, jusque dans la gorge, là, juste là, et il a l'impression qu'Amelia reste trop longtemps silencieuse et pendant un instant, il n'y a que la pluie qui reprend, de plus en plus fort, et qui commence à battre les murs et les vitres et le toit et ses tempes et son crâne, Édouard a l'impression de mettre la tête sous l'eau et de suffoquer, avec tous ces poings qui tapent sur son crâne jusqu'à ce qu'Amelia s'approche et le prenne par le bras. Son ancre et son rempart, et elle le traîne à sa suite même si Édouard traîne un peu des pieds et ils sortent dehors.
Le froid lui tombe dessus comme une sentence. C'est la dernière fois qu'il l'incite à faire quelque chose de spontané. Pour Édouard, la spontanéitude, c'est jouer à un jeu de société qui sort de l'habituel ou sauter dans une flaque d'eau au dernier moment en traversant la route. C'est pas se trimballer dehors, dans un paysage d'orage, en plein décembre, au milieu de la nuit dans la lande écossaise. « Catch me. » Elle disparait derrière un rideau de pluie.
Les antidouleurs qu'il a pris avant de dormir l'incitent à courir, quoiqu'il arrive, comme avant, quand il lui courrait après pour l'empêcher de faire des conneries. Il s'élance en rugissant de rire, bien décidé à ne pas la laisser gagner cette fois, traînant sa jambe raide comme un poids qu'il ignore ostensiblement: c'est une vision déséquilibrée et étrange, lente et laborieuse, mais Édouard n'a même pas le temps d'être embarrassé. Il cherche Amelia à travers l'obscurité et la pluie, à travers les brumes d'alcool et de sommeil et de fatigue et de douleur, un sourire dément fendant rapidement son visage.

Édouard entend son rire comme un éclair qui fend l'orage, mieux qu'un éclair qui fend l'orage, aussi clair et cristallin que de l'eau de source et il change de direction. Il dérape dans la boue, son genou hurle au supplice mais ses bras se tendent pour l'attraper; en vain, elle lui échappe et il l'entend rire de plus belle quand ses doigts effleurent son coude, quand elle parvient à quelques centimètres près à rester libre. Et puis, qui est-il pour l'emprisonner? C'est impossible, d'emprisonner Amelia. Son rire disparait dans l'orage.
L'angoisse lui revient aussi vite qu'elle est partie, aussi vite qu'il s'est réveillé; un moment il est en train de rugir de rire sous l'eau, la cherchant du regard en se précipitant à sa suite, indifférent à la douleur, au froid et à la pluie qui ruisselle sur le t-shirt et le pantalon de pyjama qu'il dort pour dormir; l'instant suivant il est immobile, les pieds dans la boue, mouillé et gelé jusqu'aux os, et son coeur bat à toute vitesse. Il faut qu'il court. C'est un instinct animal, primaire et bestial: le besoin de courir, parce qu'il y a quelqu'un derrière lui, quelqu'un, non, quelque chose qui veut sa peau et puis-- non, il doit sauver Amelia alors quand il dit “ Amelia? ” il est un peu stressé mais quand il hurle “ AMELIA! ” il est complètement paniqué, reprenant sa course folle dans l'obscurité avec le diable aux talons, le coeur qui remonte dans sa gorge, le sang rugissant à ses oreilles.
Il doit la trouver avant qu'Ils ne la trouvent, il doit la sauver, la garder en sécurité, la protéger, la garder de tout cela, il le doit, il le doit, parce qu'il doit pouvoir la sauver, il peut en moins en sauver une, c'est Amelia, il doit la sauver. “ AMELIA! ” Il pourrait se griffer la gorge que ça lui ferait moins mal. Ses cheveux bruns, un peu trop longs parce qu'il ne s'en occupe plus depuis l'Accident des mois plus tôt, lui tombent sur les yeux, il a les pieds gelés, ses vêtements lui collent à la peau. “ AMELIA! ” Aucune réponse, toujours aucune réponse, et Édouard court sans vraiment savoir où il va, avec cette angoisse, cette peur horrible qui monte, non, il n'a pas réussi à la protéger, la garder contre lui et il va la perdre, comme il a perdu les autres, comme il perdra les autres: c'est toujours la même chanson, la même histoire, le même requiem et la même

Elle lui rentre dedans comme un boulet de canon et Édouard gémit de douleur quand sa jambe faible prend tout le poids de la collision; mais il reste debout, ses bras se refermant comme une cage autour du corps d'Amelia alors qu'ils manquent dangereusement de perdre l'équilibre. Ses mains volent à la surface du corps d'Amelia, fébriles, remontant le long de ses bras, sur ses épaules, ses joues, son crânes, ses joues à nouveau, ses pouces se posant sur ses pommettes pour la regarder correctement dans les yeux, juste pour la regarder un instant et s'assurer qu'elle va bien. Il est tremblant, sa lèvre mordue jusqu'au sang, ses yeux roulant dans leurs orbites avec angoisse et il est pâle, si pâle Édouard en cet instant précis, indifférent au regard clair d'Amelia qui peut voir tous ses défauts, ses cicatrices et ses pêchés.
Elle est en vie. Elle va bien. Brusquement, le visage d'Édouard se tord, se fronce, se ravale et change et il a une moue exaspérée qui se dessine sur la lippe alors qu'il la relâche, s'éloigne un peu d'un demi-pas en levant les yeux au ciel. “ Tu te sens drôle, hein? T'as vraiment des idées à la con. ” Il hurle presque par-dessus le vacarme de la pluie et des éclairs au loin. Il fait froid, si froid et ils vont avoir froid toute la nuit et ils vont avoir la crève et Kenna va devoir s'occuper d'eux et il devrait être énervé, vraiment énervé, mais il ne peut pas s'empêcher d'écarteler un petit sourire sur ses lèvres en la regardant, même pas mieux composé que lui, dégoulinante d'eau mais souriante, tellement souriante, avec un sourire de plus en plus rare qui fait étinceler ses yeux bleus. Ça le frappe pour la première fois qu'Amelia est belle, vraiment belle. “ Si j'attrape la crève, tu seras celle obligée de t'occuper de moi, ” la menace-t-il d'un index pointé d'un air furieux vers elle, avant de subitement se détendre et de passer son bras autour de ses épaules. Autant pour la reconduire vers la maison que pour, discrètement, prendre appui sur elle alors que sa jambe, passé les antidouleurs et l'euphorie du moment, recommence à lui faire un mal de chien.

Ils retrouvent le cottage et atteignent la porte qu'ils viennent d'emprunter alors que la pluie s'arrête. Pour de bon? Édouard a l'impression instinctive que cette-fois, elle ne frappera plus autour d'eux. Il regarde le paysage, les éclairs qui zèbrent le ciel au loin, la pluie qui s'éloigne. La fin de l'orage.
Ils dégoulinent sur le carrelage tout propre de la cuisine. Édouard hait Amelia en cet instant précis et lui lance au visage un torchon propre. “ T'as vraiment des idées de merde, ” répète-t-il en grognant, cherchant dans les tiroirs un autre torchon et secouant ses cheveux lourds de pluie avec. “ J'en peux plus de toi. J'en peux plus. Tu me fatigues. Tu m'entends? Je suis épuisé. Tu me tues à petit feu et je suis trop faible pour te résister. ” Il grogne, il grommelle, il ronchonne mais il y a une véritable tendresse dans sa voix, évidemment, malgré tout, même quand il lui lance le torchon plein d'eau à la figure.
Mais il est content qu'elle soit là. “ Dis-moi que t'as décuvé, Hutch. ” Et puis, pour faire bonne mesure même si il n'est pas mieux de son côté, il renifle, l'air dédaigneux, après l'avoir observée d'un oeil noir: “ lightweight.

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There are a hundred things he has tried to chase away the things he won't remember and that he can't even let himself think about because that's when the birds scream and the worms crawl and somewhere in his mind it's always raining a slow and endless drizzle.
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‹ crédits : SHIYA. EXCEPTION POUR LA SIGNA.
‹ dialogues : #indianred.


‹ âge : VINGT-HUIT ANS
‹ occupation : AUROR.
‹ maison : GRYFFONDOR
‹ scolarité : 1987 et 1994.
‹ baguette : 30 centimètres, bois de noisetier, crin de sombral.
‹ gallions (ʛ) : 1236
‹ réputation : on dit d'elle qu'elle est loyale et intransigeante + on la trouve parfois désagréable, mais c'est juste parce qu'on la connaît mal et qu'elle n'est pas très avenante au premier abord + elle est une auror brillante et fonceuse + on la sait proche de la cause des loups-garous. on a du mal à comprendre pourquoi elle a fait le choix de se lier par triumvirat à un loup-garou.
‹ particularité : animagus en formation + son animal est un ours brun massif.
‹ faits : amelia a fait sa formation d'auror avec un an d'avance + quand le lord est arrivé au pouvoir, elle est restée, en pensant que ça n'allait pas durer + coincée et surveillée, elle prétendu être à ses côtés + c'est lors de la vente aux enchères des rebuts (2001) qu'elle arrive à fuir sans se faire remarquer et à échapper à la surveillance des mangemorts + elle passe deux ans à fuir, en solitaire, une situation qui l'a rendue plus sauvage et froide + elle a rejoint les insurgés en 2003 et a mené de nombreuses missions pour eux, forte de sa formation et de son expérience d'auror + elle a participé à la grande bataille de décembre 2003 + pendant les combats, elle a choisi d'être liée par triumvirat à édouard douglas afin de lui sauver la vie in extremis. ils ont failli ne pas s'en sortir + elle s'est battue contre le gouvernement intérimaire mis en place après la guerre, qui a injustement envoyé édouard en prison pour en faire un exemple, et a participé à faire échapper plusieurs criminels injustement jugés de la prison d'azkaban + elle a repris son poste d'auror après la guerre.
‹ résidence : entre son appartement du londres sorcier et storm's end.
‹ patronus : UN RENARD
‹ épouvantard : perdre les membres du pack. surtout perdre eddie.
‹ risèd : UNE SOIRÉE HEUREUSE ENTRE AMIS.
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Parfois elle aimerait que tout recommence au début. Qu'ils soient de retour au temps où les choses étaient encore faciles. Revenir aux temps des soirées à boire et à rire sans la moindre obscurité dans le regard. Au temps des balades dans Londres, la nuit, tard, après quelques verres, quelques notes grattées sur une guitare sur la scène d'un bar sorcier ou moldu. Olsen lui a un jour dit qu'il ne fallait jamais regarder en arrière. Qu'on a beau prévoir sa vie à la seconde près, les choses ne se passent jamais comme on le voudrait. Amelia le sait, mais ça ne l'empêche pas de regretter le passé, parfois. Avec le recul, il y a beaucoup de choses qu'elle ferait différemment, des décisions qu'elle prendrait plus tôt. Des décisions qu'elle ne prendrait pas du tout. Des doigts effleurent son coude, mais elle ne s'arrête pas. Elle continue, toujours, lancée dans une course folle et enivrante. Elle voudrait que ça ne s'arrête jamais. Ou alors que ça s'arrête là, et qu'il n'y ait pas d'après. Qu'elle ne soit pas obligée de retourner à cette réalité qui lui fait mal et qui assombrit tous les jours un peu plus son humeur et son visage. Elle pourrait, après tout. Continuer à courir, ne jamais se retourner. Partir, commencer une nouvelle vie loin de tout, loin de tous. Changer de pays, changer de nom. Dire adieu à ces années difficiles, les mettre définitivement derrière elle. « AMELIA! » Elle redescend sur terre, et ralentit sa course, jusqu'à s'arrêter complètement, trempée jusqu'aux os, gelée, mais avec cette boule d'électricité dans la poitrine qui lui fait ignorer complètement qu'elle est en plein hiver dans la campagne écossaise, en pull. Elle respire fort, pose ses mains sur ses genoux, reprend son souffle. « AMELIA! » Elle regarde derrière elle, et perçoit sa silhouette au milieu du rideau de pluie. Elle observe cette drôle de scène pendant quelques demi-secondes, Édouard au milieu de l'orage qui crie son nom comme s'il avait peur de ne pas la retrouver. C'est là qu'elle se dit que non, elle ne partirait pour rien au monde. Elle ne peut pas, mais surtout, elle ne veut pas. Parce que même dans l'horreur et dans la tourmente, il y a toujours quelqu'un pour la poursuivre dans la pluie battante et au milieu des éclairs et lui dire de rentrer. Il y a toujours quelqu'un pour lui donner envie de continuer, de trouver un sens à cette vie pourrie. Une seule personne, et s'il n'y a qu'une raison qui la fait rester, c'est bien lui. Elle reprend sa course, dans l'autre sens, et lui fonce dessus comme un boulet de canon. Il la retient de tomber, ses bras autour d'elle comme un cocon protecteur. Elle rit, malgré tout, encore complètement contrôlée par l'alcool qui coule dans ses veines, elle rit à s'en faire mal à la gorge. Elle a l'impression que l'électricité ambiante prend de l'intensité quand les mains d'Édouard remontent le long de ses bras. Il vient trouver ses pommettes et il l'observe comme s'il avait besoin de s'assurer qu'elle est bien là. Mais oui, elle est là. Complètement là, entièrement là. Et elle resterait bien là - lui murmure l'alcool. Son sourire s'affaisse un peu quand elle voit l'inquiétude, l'angoisse dans les traits du visage d'Eddie. Elle rencontre son oeil noir, et n'arrive pas à en détacher ses prunelles claires, soudain bien consciente des émotions qui s'étalent sur le visage du jeune homme. Est-ce qu'il a eu peur, est-ce qu'il a vraiment cru qu'elle n'allait pas revenir ? Leur proximité et la course qu'elle vient de faire lui coupent un peu le souffle. Elle a envie de lever sa main pour l'entourer autour de son poignet, réaffirmer leur contact pour le rassurer. Mais déjà, il la lâche, il s'éloigne, et arbore une mine exaspérée. Ça la fait sourire, bien sûr que ça la fait sourire. Ce n'est pas pour rien qu'elle fait toutes ces choses spontanées et idiotes. C'est pour voir cette expression-là sur son visage. « Tu te sens drôle, hein? T'as vraiment des idées à la con. » Elle rit dans l'obscurité, rit encore. Bien sûr qu'elle se trouve drôle. Bien sûr que c'est une idée à la con. Mais bordel qu'est-ce qu'elle se sent bien. Il y a une drôle de tension dans le silence qui les prend quand elle arrête de rire, sans se départir de son sourire. « Si j'attrape la crève, tu seras celle obligée de t'occuper de moi, » Elle sourit un peu plus. Il la menace de son index, mais elle secoue la tête, amusée plus qu'autre chose. De toute façon, ils auront tous les deux la crève, à ce rythme. Et ils se la refileront, à partager le même air toutes les nuits.

Il s'approche et passe un bras autour de son épaule. Amelia n'est pas quelqu'un de très tactile. En dehors des missions et des moments où elle doit rafistoler ses partenaires, rares sont les fois où on peut la voir esquisser un geste - presque affectueux pour quelqu'un. Mais Édouard a toujours défié les règles. Elle passe un bras déterminé autour de sa taille et se rapproche. Ensemble, ils marchent vers le cottage, et retourne dans la chaleur de la cuisine. De petites flaques d'eau se créent autour d'eux, tant ils ont pris la pluie, et Édouard lui lance un torchon sec. « T'as vraiment des idées de merde, » Elle hausse les sourcils, toujours avec le même sourire malicieux sur les lèvres, tandis qu'elle passe le torchon dans ses cheveux, dans son cou et sur sa clavicule. «  J'en peux plus de toi. J'en peux plus. Tu me fatigues. Tu m'entends? Je suis épuisé. Tu me tues à petit feu et je suis trop faible pour te résister. » La spontanéité de ces mots fait un peu plus sourire la jeune femme. Il n'en peut plus d'elle, elle le fatigue, mais pourtant il est là, et elle est là, et ils n'ont certainement, ni l'un ni l'autre, envie d'être ailleurs. Et elle l'épuisera encore longtemps, aussi longtemps qu'il voudra d'elle. De toute façon elle est trop faible aussi. Trop faible pour le laisser, pour arrêter tout ça, leurs petits jeux qu'ils sont les seuls à partager. « Dis-moi que t'as décuvé, Hutch. » fait-il après lui avoir lancé un torchon trempé. « lightweight. » Elle prend un air parfaitement offusqué et s'approche de lui pour le frapper avec son propre torchon, taquine. « Je. tiens. parfaitement. l'alcool. » dit-elle en ponctuant chacun de ses mots d'un petit coup de torchon. Bien sûr qu'elle tient pas l'alcool, surtout ce soir avec la fatigue, mais elle se défend pour l'honneur. « Et puis c'est toi, qu'a sorti le whisky. » Un bruit venant de l'étage la fait se taire tout de suite, et elle pose une main sur le bras d'Édouard, le regard vers le plafond, comme si elle attendait un nouveau bruit pour s'assurer qu'ils n'ont réveillé personne. Elle se retourne vers lui avec une moue contrite. « Mince alors. » Elle fait un petit sourire désolé. Elle passe son torchon encore à moitié sec dans les cheveux d'Eddie pour les ébouriffer. « C'est moi qui attraperai la crève, et toi qui seras obligé de t'occuper de moi. » dit-elle, sans le regarder dans l'oeil, les yeux rivés sur la fossette qui se creuse dans sa joue, mêlée à la cicatrice. Ça n'enlève rien à son charme. Elle fronce les sourcils quand cette pensée lui traverse l'esprit, se recule un peu. « Allez, maintenant, file te recoucher. » dit-elle, un petit sourire sur les lèvres, un poil plus sérieux. Elle prend la bouteille de whisky, restée sur le plan de travail, et la referme pour la mettre dans le placard. Comme Édouard n'a pas bougé, elle lui attrape la main et comme tout à l'heure pour sortir du cottage, l'entraîne derrière elle dans le salon, où ils passent devant Kenna et Seth, endormis, puis dans les escaliers, sans le lâcher pour s'assurer qu'il ne va pas faire demi-tour. La porte de leur chambre est restée ouverte et elle se glisse dans l'obscurité. « Je peux t'emprunter un autre pull. Ou un t-shirt ? » dit-elle presque un peu gênée, en se rendant compte qu'elle ne peut certainement pas se glisser avec son pyjama mouillé dans les draps. Ses cheveux vont de toute manière tremper l'oreiller, mais quand même. Elle se débarrasse du pull clair qu'elle avait passé au-dessus de son haut de pyjama et le jette dans un coin de la pièce. « Bon, ok, je gèle, j'suis désolée, c'était une idée de merde. » dit-elle en posant ses mains sur ses bras froids. « Tu me pardonnes ? »

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‹ faits : je suis un loup-garou, un ancien Auror bouffé par la culpabilité d'avoir vu ma famille et mes anciens amis décimés autour de moi. J'ai été défiguré à vie par mon Créateur et je me soumettais tous les jours à un sortilège d'Illusion pour cacher les dégâts. J'ai perdu un oeil dans l'affaire. J'ai fatT partie du groupe qui a attaqué Saint-Mangouste et me suis rendu compte de l'horreur de la situation trop tard. Je suis le loup-garou qui a mordu Ginny Weasley. Je suis actuellement à Azkaban à cause de ça et de l'attentat de Saint-Mangouste, même si la rumeur est que le juge m'a plus puni pour ma nature que pour mes crimes.
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amelia cartwright
once i saw an x-ray of a heart and i was alarmed by its smallness, its translucence. a thing we ask entirely too much of.
« Tu me pardonnes ? Toujours. ” Encore une fois, même pas besoin de réfléchir. La réponse est sincère et franche, directe et nue, crue. Le moment s'est un peu détendu mais quand elle dit ça, c'est comme si elle mettait de l'électricité dans la pièce, dans les yeux d'Édouard qui s'enfoncent dans les siens, la clouent sur place: toujours, toujours, toujours. Il pense chacun des mots qu'il a dit, il lui fait confiance plus qu'à n'importe qui sur cette planète et il ferait tout, sans hésiter pour elle. Et pendant un instant, cette confiance vertigineuse, cette amitié trop intense, ne lui fait pas peur, presque: ça a quelque chose de bon, d'aimer quelqu'un à se point, d'être à deux contre le monde. Il sait que quoiqu'il arrive, il y aura toujours Amelia à ses côtés.
Le moment passe, un frisson lui secoue l'échine et il grimace. “ Des fois, j'ai l'impression que t'oublies que t'es une sorcière, ” grommelle-t-il en levant les yeux au ciel (son roulement de yeux est si intense qu'il doit s'entendre dans sa voix) en même temps qu'il se penche pour attraper sa baguette sur la table de nuit du côté de son lit. Un sortilège plus tard, un courant d'air chaud vient envelopper Amelia et la réchauffe en deux secondes, sèche ses cheveux puis vient embêter Édouard qui incante à mi-voix, soupirant d'aise quand son pyjama cesse de lui coller à la peau. Épuisé, déjà — il a toujours été sleepy drunk, le fait de travailler toute la journée et de courir comme des idiots dans la pluie aidant —, il repose la baguette en étouffant un bâillement, allant chercher dans la commode qu'ils ont assemblé le matin même un autre pull, qu'il lui envoie à la figure en se retournant. “ De rien, princesse, ” la devance-t-il avec un sourire goguenard qui, lui aussi, doit s'entendre dans sa voix même s'il ne se lit pas sur son visage, à cause de l'obscurité.
Le courant d'air chaud ayant depuis quelques secondes quitté la pièce, les vents écossais glaciaux reviennent s'abattre sur la bâtisse, prenant la succession de la pluie glaciale. Quand il lui a annoncé qu'il avait acheté une maison en Écosse, Derek a grogné en se plaignant qu'il aurait pu emménager à Hawaii à la place: il fait chaud, au moins, là-bas... mais Édouard aime bien. Il aime bien le silence du paysage écossais et même si il fait froid, rien ne bat la douce odeur et chaleur d'un feu de cheminée. Ils se dépêchent de se glisser sous les draps, se donnent des coups de coude pour voler la couverture la plus épaisse à l'autre et prendre le plus de place possible sur le matelas, au mépris du confort de l'autre: de vrais gamins et pendant un instant, Édouard oublie qu'ils ne sont plus collègues et que tout pourrait être comme avant. Il a le nez dans les cheveux d'Amelia, elle se serre contre lui avec un naturel platonique désarmant auquel ils sont habitués depuis des années et il passe un bras autour de sa taille. “ Storm's End, ” dit-il soudainement et elle grogne, il la sent déjà en train de s'endormir. “ Je vais appeler cet endroit Storm's End.
Elle reste silencieuse un long moment et il pense qu'elle s'est endormie pour de bon avant qu'elle ne grogne, sous sa respiration, “ super, Eddie, ” d'un ton dégoulinant de sarcasme, alors il lui enfonce ses doigts dans les côtes et elle grogne en le repoussant et lui fait presque une prise de catch dans le lit et Édouard doit faire appel à tout son self-control pour ne pas éclater de rire, là, comme ça, parce qu'il est heureux.

JULY 1997 † Édouard a tout sauf envie de rire en cet instant précis. “ Écoute, Atalante- - Laisse tomber, Eddie, j'en ai marre! Tu te rends pas compte que c'est hyper bizarre, toi et elle? Tu la fais toujours passer avant tout, avant moi- Atalante- --tout ça parce que c'est ta ‘collègue’? Je t'en prie. Tu peux pas te mettre à ma place et imaginer ce que je ressens? ” Oh si, Édouard peut parfaitement le faire. Mais il n'arrête pas de penser à un truc qu'Amelia lui a fait remarquer qui était plutôt drôle: quand Atalante s'énerve, elle a le bout du nez qui s'agite et c'est franchement plus drôle qu'autre chose. Normalement, il l'attirerait à lui, calmerait ses foudres avec des mots doux, lui embrasserait le bout du nez et insisterait, plaquerait tout, oublierait le monde pour lui montrer qu'il tient à elle.
Mais voilà, ce n'est pas une situation normale. Devant son silence, la jeune femme laisse passer un soupir excédé entre ses dents serrés, fait un mouvement d'impuissance vers le plafond à l'adresse d'un dieu silencieux. “ Ou alors tu t'en fiches, lâche-t-elle amèrement. Si ça ne la concerne pas, tu t'en fous complètement. T'es pas possible, Eddie. ” Il ne sait même pas quoi dire. Alors il ferme la bouche, la regarde s'agiter dans la chambre, mettre rageusement quelques affaires dans son sac à main, crocheter ses talons du doigt. “ Si seulement tu me laissais ex- -Expliquer? Elle a la mauvaise habitude de lui couper la parole quand ils s'énervent, et de ne jamais lui laisser la possibilité d'en placer une. Un peu compliqué, dans ces conditions, d'arguer en sa faveur. Tu fais que ça, expliquer! Il y a toujours une bonne raison, avec elle. Tu expliques, tu expliques mais t'agis jamais derrière. T'as pas l'impression qu'elle te bouffe un peu la vie? C'est pas sain, Eddie! Vous êtes tellement- elle croise les doigts pour expliquer -je, raah. Et maintenant, tu me fais passer pour la méchante de l'histoire.Mais pas du tout, je- - Laisse-tomber, Eddie. Pas la peine de me montrer la sortie.

Elle le bouscule et sort de la chambre comme une tornade, laissant derrière elle un Édouard complètement perdu. Il n'arrête pas de penser au bout de son nez qui s'agite et la réelle frustration dans sa voix. Ça fait six mois qu'ils sortent ensemble, Atalante est une fille géniale et sérieuse mais... elle n'arrive pas à accepter sa relation avec Amelia. C'est toujours la même chose: elles n'acceptent jamais sa relation fusionnelle, entière, étonnamment très platonique et un peu creepy avec Amelia. Tout come la compagne d'Amelia n'a jamais accepté sa relation avec Édouard.
Un cri de rage étouffé dans le salon le fait sortir brusquement de la chambre, la baguette en main, mais la scène qu'il découvre le laisse stupéfait. Amelia et Atalante se font face, de part et d'autre du canapé défoncé qu'il a acheté il y a des années dans une brocante moldue, et Atalante a l'air prête à lui arracher les yeux. “ What the fuck? ” grogne-t-elle comme une lionne en tournant le visage d'Édouard qui se sent virer pivoine. “ Euh... elle a les clefs... je te l'avais pas dit?
Elle le regarde comme si il était le plus gros crétin de la terre. Édouard a l'impression d'être le plus gros crétin de la terre. Le nez d'Atalante est étonnamment immobile et Édouard ne sait pas quoi faire de cette information. “ Vous vous méritez, ” grince-t-elle finalement avant de sortir de la pièce en claquant la porte derrière elle.
Le silence gêné qui s'étire ensuite dans la pièce est très pesant. “ Euh- j'ai reçu ton hibou et j'ai fait un peu le ménage, je t'ai préparé la chambre d'ami... ” commence à énumérer Édouard, pour que l'embarras le quitte définitivement. Impossible de dire si faire le ménage veut dire virer sa petite amie de quelques mois ou ranger l'appartement qui, à part les piles de livres qui s'élèvent un peu partout jusqu'aux hanches, est immaculé: il n'a aucune envie de parler de ses soucis de coeur, en revanche. Atalante est sans doute la seule tâche dans sa vie; et cette constatation ne lui fait pas plaisir. “ Amelia... ça va? ” Il s'approche d'elle à grands pas, hésitant à la toucher mais finissant par prendre son visage entre ses deux mains pour l'inciter à le regarder quand elle baisse le regard. Elle a les yeux brillants, bordés de rouge. Édouard a une boule dans la gorge. “ You know what sucks? Girlfriends. Tu sais ce que j'ai acheté? Le dernier jeu Tomb Raider, en plus j'ai des tacos au réfrigérateur et je te promets que tout va bien aller. ” Il lui fait une pinchenette sur le front avec un sourire qu'il espère rassurant. “ Promis.

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There are a hundred things he has tried to chase away the things he won't remember and that he can't even let himself think about because that's when the birds scream and the worms crawl and somewhere in his mind it's always raining a slow and endless drizzle.


Dernière édition par Édouard Douglas le Mer 24 Aoû 2016 - 17:18, édité 1 fois
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‹ inscription : 31/05/2016
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‹ crédits : SHIYA. EXCEPTION POUR LA SIGNA.
‹ dialogues : #indianred.


‹ âge : VINGT-HUIT ANS
‹ occupation : AUROR.
‹ maison : GRYFFONDOR
‹ scolarité : 1987 et 1994.
‹ baguette : 30 centimètres, bois de noisetier, crin de sombral.
‹ gallions (ʛ) : 1236
‹ réputation : on dit d'elle qu'elle est loyale et intransigeante + on la trouve parfois désagréable, mais c'est juste parce qu'on la connaît mal et qu'elle n'est pas très avenante au premier abord + elle est une auror brillante et fonceuse + on la sait proche de la cause des loups-garous. on a du mal à comprendre pourquoi elle a fait le choix de se lier par triumvirat à un loup-garou.
‹ particularité : animagus en formation + son animal est un ours brun massif.
‹ faits : amelia a fait sa formation d'auror avec un an d'avance + quand le lord est arrivé au pouvoir, elle est restée, en pensant que ça n'allait pas durer + coincée et surveillée, elle prétendu être à ses côtés + c'est lors de la vente aux enchères des rebuts (2001) qu'elle arrive à fuir sans se faire remarquer et à échapper à la surveillance des mangemorts + elle passe deux ans à fuir, en solitaire, une situation qui l'a rendue plus sauvage et froide + elle a rejoint les insurgés en 2003 et a mené de nombreuses missions pour eux, forte de sa formation et de son expérience d'auror + elle a participé à la grande bataille de décembre 2003 + pendant les combats, elle a choisi d'être liée par triumvirat à édouard douglas afin de lui sauver la vie in extremis. ils ont failli ne pas s'en sortir + elle s'est battue contre le gouvernement intérimaire mis en place après la guerre, qui a injustement envoyé édouard en prison pour en faire un exemple, et a participé à faire échapper plusieurs criminels injustement jugés de la prison d'azkaban + elle a repris son poste d'auror après la guerre.
‹ résidence : entre son appartement du londres sorcier et storm's end.
‹ patronus : UN RENARD
‹ épouvantard : perdre les membres du pack. surtout perdre eddie.
‹ risèd : UNE SOIRÉE HEUREUSE ENTRE AMIS.
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i'm coming home to you, every night


(ONE-SHOT // DECEMBER 1998) Quand elle se réveille, en sursaut, elle a l'impression qu'une brume l'emprisonne encore. Un sentiment d'inconfort l'enserre, et pendant quelques secondes, elle ne sait plus où elle est. Son cœur s'emballe, et sa main vient chercher sa baguette, par réflexe, restée posée à côté d'elle. Ce n'est que quand le bout de son arme s'illumine qu'elle se rend compte que tout va bien. Elle fronce les sourcils, abaisse sa baguette qui tombe dans un bruit sourd sur les draps qui recouvrent le canapé du salon. Storm's End. Ses mains viennent balayer son visage, et ce n'est qu'à ce moment qu'elle remarque que ses joues sont trempées, comme le col de son haut de pyjama. Dans sa poitrine, son cœur bat si fort qu'elle a l'impression qu'il va sortir d'une minute à l'autre. Elle tente de calmer sa respiration, pose une main dans son cou comme si ça allait changer quelque chose. Un peu plus loin, Kenna dort à poings fermés sur l'autre sofa, et ne remarque même pas le moindre changement dans l'atmosphère. Amelia essaie de remettre tout en ordre. Leur repas joyeux dans la pièce principal, quelques jeux de société moldus et sorciers, un peu d'alcool. Elle se souvient maintenant qu'elle a décrété qu'elle resterait dormir dans le salon avec Kenna, pour discuter entre filles – chose très nouvelle pour Amelia, et qu'elle ne fait qu'avec la brune – puisque Seth avait décidé de passer la nuit à la belle étoile. C'est bien quelque chose que Seth fait, ça, dormir à la belle étoile en plein hiver quand n'importe quelle personne sensée choisirait un lit chaud et un bon plaid. Il a toujours été un grand aventurier, toujours à repousser les limites de son corps, toujours à se lancer à lui-même des challenges complètement débiles. D'ailleurs, il entraîne régulièrement Eddie avec lui, et quand ils commencent, ils ne s'arrêtent plus. Mais cette fois, le brun a décidé de ne pas suivre son comparse, sûrement freiné par la peur de tomber malade. Ils ont déjà tous les deux risqué leur santé il y a quelques jours, quand ils se sont baladés en pleine nuit sous l'orage en pyjama – grandement aidés par l'alcool – alors hors de question de tenter le diable une seconde fois. Sur les coups de deux heures du matin, ils sont tous partis de leurs côtés, Seth dans sa tente dehors, Eddie, Penny et Derek dans leurs chambres respectives, tandis que les deux filles sont restées dans le salon, avec une dernière bouteille, comme deux ivrognes, à discuter. Elles ont peut-être passé deux heures à passer d'un sujet à un autre, et Amelia a même réussi à lui parler de choses dont elle n'avait pas beaucoup parlé jusqu'à maintenant, peut-être, encore une fois, aidée par l'alcool. Ça lui a fait du bien, mine de rien. Plus que ce qu'elle aurait imaginé. Elle se souvient s'être couchée avec le sentiment d'être plus légère, et avec la certitude qu'elle dormirait jusqu'aux premières heures de l'après-midi.

Mais voilà qu'elle est là, à cinq heures du matin, après seulement une petite heure de sommeil, tremblante, avec son pyjama qui lui colle à la peau, et une boule dans la gorge. Elle se souvient du cauchemar dans les moindres détails. Et ils sont tous plus désagréables les uns que les autres. Les images repassent derrière ses paupières et lui donnent envie de vomir, de pleurer, de tout balancer. Ce n'est certainement pas la première fois qu'elle fait ce genre de cauchemars, mais jamais ça n'a été aussi terrible. Elle se relève avec les jambes qui flanchent un peu, incertaines sur le sol froid du salon. Il faut qu'elle aille boire un verre d'eau. Elle traverse la pièce pour se rendre dans la cuisine, et se passe un coup d'eau sur le visage quand elle arrive devant l'évier. Dehors, la nuit est encore bien là, mais elle arrive à discerner la forme de la tente de Seth, un peu plus loin dans le grand jardin. Ça la calme un peu, de penser à la réalité, de se rendre compte qu'elle est bien là, et pas dans cette horreur à laquelle elle vient d'assister les yeux fermés. Amelia boit un verre, puis deux, puis trois. Mais rien ne fait passer la boule dans sa gorge et ce terrible sentiment d'inconfort et de manque qui fait pression dans sa poitrine. Elle finit par s'accroupir par terre, dos aux placards, la tête dans les mains. Ses doigts tremblent contre ses tempes et elle se mord la lèvre comme si la douleur allait l'aider à reprendre contenance. D'un coup de manche, elle essuie ses joues, puis son nez qui coule. Ses pommettes sont brûlantes, son front aussi. Mais elle sait bien qu'elle n'est pas malade. Elle finit par serrer les poings, ses ongles s'enfoncent dans sa chair. Elle reste dix minutes comme ça, vingt, peut-être, même. Elle ne se rend pas vraiment compte. Elle n'arrive pas à se débarrasser des images, de la douleur. Pourtant, Amelia est une fille intelligente. Elle sait que les cauchemars sont des cauchemars, de simples inventions du subconscients. Mais tout était si réel, si réel. Elle finit par bouger mais ne peut pas retourner dans le salon. Elle ne peut pas. Elle a besoin de voir, elle a besoin de se rassurer.

Doucement, elle monte les marches qui mènent au premier étage, et se fait la plus discrète possible quand elle passe devant la chambre de Penny et Derek. Elle n'a pas envie qu'on la trouve là, elle n'a pas envie qu'ils se rendent compte. Elle ferme les yeux, toujours un peu tremblante, et ouvre la porte de la chambre d'Eddie, de leur chambre. L'obscurité n'est violée que par quelques rayons de lune qui s'infiltrent par les volets, et Amelia remarque avec un sourire qu'il s'est endormi en plein milieu, profitant pleinement de son absence. Ça allège tout de suite un peu son angoisse, et elle s'approche du lit à pas de loup. Elle attrape les draps et se glisse sous la couette avec la plus grande délicatesse, pour qu'il ne remarque rien. Et elle respire, enfin. Parce que dans la réalité, Édouard est vivant. Il s'éloigne, il se tait, mais il est vivant. Et il est là, juste à côté d'elle. Elle peut sentir son odeur, voir son torse qui se lève et s'abaisse au rythme de sa respiration. Ça lui donnerait presque envie de pleurer. C'est con, parce qu'Amelia ne pleure jamais. Mais ce cauchemar, il était terrible. Dans le noir, elle contrôle sa respiration, étouffe un demi-sanglot qui ne lui ressemble pas. Elle sait qu'elle a failli le perdre, elle ne le sait que trop bien. Rien n'est pareil depuis ce qui s'est passé, rien n'est pareil, même son rapport à lui. Elle a sentit le changement, et bordel que ça lui fait peur. Il y a beaucoup de gens qu'elle a failli perdre – les risques du métier. Il y a même des gens qu'elle a perdu, c'est la vie, c'est comme ça. Mais Édouard ? La vérité c'est qu'Amelia ne sait pas trop ce qu'elle serait sans lui, maintenant. C'est étrange, elle le ressent comme s'il n'y avait pas eu de vie avant qu'ils se rencontrent, parfois. Tout ce qui s'est passé avant ressemble souvent à une vieillie histoire qu'elle a lue mais qui ne lui appartient pas vraiment. Elle n'imagine pas le reste de sa vie autrement qu'avec lui dedans. Ça la fait flipper, parce qu'elle n'a pas beaucoup ressenti ça dans sa vie, Amelia. Elle arrive même à se passer aisément de sa propre famille, alors qu'elle les aime vraiment, et qu'ils entretiennent de très bonnes relations. Ça la rend malade, parfois, la nuit, quand elle y pense, quand seule l'obscurité la confronte à cet attachement auquel elle préfère ne pas trop réfléchir. Ça la rend malade, et clairement, ça la fait complètement flipper. Amelia n'a jamais été dépendante de quelqu'un. Pas même de Cara. Elle a toujours senti qu'elle pourrait s'éloigner de tout le monde et ne pas en ressentir une grande tristesse. Ça la frustre, de sentir qu'elle a besoin d'Édouard. Ça la tétanise, de se dire qu'elle se sentirait à jamais inconfortable dans un monde où il n'existerait plus.

Elle garde les yeux ouverts dans le noir, se cale sur sa respiration. Elle se pose plein de questions Amelia, comme si c'était le moment. Elle doit être très fatiguée. Ou encore bien alcoolisée. Depuis quelques semaines, une nouvelle pensée la tracasse en particulier. Elle a lu beaucoup de choses sur les loup-garous au cours de sa vie, et encore plus depuis qu'Eddie a été transformé. Elle sait qu'entre eux, et surtout quand ils ont le même créateur, les loup-garous ont un lien particulier. Quelque chose de très animal, de très évident. Et elle se demande, Amelia, si, à cause de ça, ils vont perdre tout ce qu'ils ont. Ils ont toujours eu un lien comme ça, eux deux, inexplicable, viscéral. Mais ce ne sera jamais pareil qu'avec d'autres loups, elle se doute. Elle se dit, et s'il rencontrait d'autres loups, et se rendait compte qu'il n'a plus besoin d'elle, parce qu'il les a eux, et que ce qu'ils partagent est bien plus fort? Bien sûr, elle ne parlera jamais de tout ça. Pas à lui, pas aux autres. Amelia garde toujours ses véritables sentiments pour elle, et surtout ces questions qui laissent clairement deviner l'importance qu'Eddie a. Elle a peur qu'il fasse semblant. Elle a peur qu'il se force avec elle. Qu'il ait peur de la décevoir. Parfois il est si distant qu'elle ne sait plus trop bien où se positionner. Parfois, elle a juste l'impression qu'il préfèrerait qu'elle s'en aille. Et à d'autres moments, c'est comme si rien n'avait changé. Comme si même, c'était mieux qu'avant.

En fait, clairement, Amelia est perdue.
Et comme cela ne lui arrive jamais, elle a l'impression que c'est la fin du monde.
Elle se demande bien ce qui lui arrive.
Non, en fait, elle sait, mais il est hors de question que tout ça fasse son chemin dans son esprit.
C'est plus facile comme ça.
Et pourtant, elle passe une main autour de sa taille, comme une dernière preuve qu'il est bien là, qu'elle peut le toucher, qu'il ne s'évaporera pas d'une minute à l'autre.

Les minutes passent, et avec elles, son cœur se détend. Avec elles, son corps se décrispe. Avec elles, elle recommence à respirer normalement. Ses yeux s'assèchent, ses pommettes reprennent leur température normale. Elle ne peut pas penser à tout ça, elle ne peut plus penser à tout ça. Ils sont là, et pour l'instant, rien ne dit que cela va changer. Amelia se rapproche et pose sa tête blonde contre les côtes d'Édouard, et ferme les yeux.
Et tant pis pour Kenna qui se réveillera seule dans le salon.
Et tant pis si Eddie voit qu'elle l'a rejoint et s'est collée à lui en se réveillant.
Ils n'en reparleront pas,
Comme toujours.
Ils feront comme si rien ne s'était passé,
Comme toujours.

• • •


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