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sujet; DRESTIA + stressed out
MessageSujet: DRESTIA + stressed out   Ven 22 Avr 2016 - 20:11

PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11757
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t4710-draco-there-s-a-hole-in-my-so
I was told when I get older

all my fears would shrink,

But now I'm insecure and I care what people think
15 AVR. & DRESTIA


Dépouille-toi de ta souffrance, que ta vie soit tienne à nouveau. C’est le murmure de la forêt – son appel, et il embrasse de tout son être cette échappée offerte. Lieu où tout temps est maintenant et où le lendemain ne revêt nul intérêt ; royaume au sein duquel les choix s’avèrent d’une incroyable simplicité. Abordables et jamais ceux d’autrui. Les chiens comme les loups n’ont pas de tyran. Le spectre des émotions qu’ils goûtent pleinement ne tolère pas la complexité des drames dont l’Homme, lui, est friand ; elle ne reconnaissent qu’un chef de meute et encore, certaines, solitaires, ont pour seule reine leur liberté. Ventre plein et repaire douillet sont le seul luxe que les créatures estiment nécessaire. La chandelle de leur existence brûle plus vite que celle des humains, plus vivement également. Draco les redécouvre (les découvre, en réalité, puisqu’il ne s’y est jamais intéressé auparavant), et derrière ses prunelles canines tout semble revêtir un sens nouveau. Il perçoit plus clairement des sons, éléments, odeurs dont il n’avait pas même soupçonné l’existence jusque-là. C’est un autre univers qui se livre à lui. Sens en éveil. Pattes qui piétinent la terre meuble, à pleines foulées, avec seulement un vague dégoût pour cette bouillasse printanière tapissée d’herbes neuves – mais tout à la fois, il se fond si aisément dans cette nature en éveil que l’aube gomme les préoccupations du snob qui sommeille en lui. Le décor est un amalgame de couleurs fondues par sa course, la vitesse l’enivre, ses griffes s’enfoncent dans le sol pour le stabiliser à chaque foulée et l’acuité de sa vue accroît son agilité. Il se freine d’un coup, pour le plaisir de maîtriser cette masse musculaire qu’est la sienne et de la dompter à force d’exercice. S’ébroue, fait gouter au sol la pluie de rosée restée captive du gris et du brun de son pelage. Le temps ne s’écoule plus de la même façon. Il se découpe en saisons, en feuilles qui croissent et se meurent, en sentiers piétinés. Il semble moins avare, ce foutu temps, lorsqu’on vit l’instant sans courir après le suivant. Dépourvu de l’instinct animal primaire cependant, Malfoy bascule sans cesse entre deux réalités, deux chairs. Entre ses deux natures qui, à force de temps et d’acharnement, s’apprivoisent. Jeune homme fait bête, hominidé à la fourrure encore neuve, irrémédiablement lié à sa conscience, à ses souvenirs, à ses pensées et pourtant, étrangement indépendant du magma de tracas qui régit sa vie humaine. Il revit.  

Bruissement suspect. Il se dresse, son odorat goûte une fragrance humaine, ses oreilles se rabattent en arrière sous le poids du mécontentement. La forêt n’est pas seulement sauvage et sa forme animale n’est pas suffisamment commune pour qu’il coure le risque de se faire repérer. Alors il détale, silhouette silencieuse et discrète dans la semi-pénombre, jusqu’à échapper à toute empreinte humaine. Trotte jusqu’à un chemin, bande ouverte et nue sous le ciel grisâtre. A un bond de lui, le bout du monde : la forêt s’achève au même titre que son escapade. Assis à l’abri des regards, masqué par les troncs rapprochés de deux arbres jumeaux, la queue enroulée autour des pattes avant pour les réchauffer, Il ferme les paupières pour se concentrer sur la source de sa magie. La tâte (d’une main ? D’une patte ? Des deux), circonspect – l’inspecte. Elle est comme rafraîchie et lui est de nouveau familière, dépouillée des souillures imposées par le sort inconnu, étranger. Alors il s’y livre tout entier. Le museau raccourcit et l’œil animal se fait humain, les lèvres se dessinent, à peine gercées par le froid, le dos tapissé de poils se voûte et se fait épiderme pâle sous une chemise immaculée et une cape gris sombre. La colonne vertébrale redressée s’allonge sans douleur, le crâne est reformé et les oreilles arrondies. Sa silhouette se dresse sur les pattes arrières et prend appui sur ses talons mieux développés, celles de devant s’affinent et se découpent en doigts dépourvus de griffes. En un instant le chien-loup se revêt de son enveloppe première et Malfoy réapprivoise un corps aux saveurs différentes, mais aux capacités tout aussi multiples. Fait craquer ses phalanges et esquisse un sourire ; elles sont de nouveau solides, pour un temps, même si les effets du sort ennemi qui l’a presque brisé environ huit mois plus tôt court de nouveau dans ses membres à présent qu’il s’est retransformé.

Le cuir d’Eruptif de ses chaussures hors de prix tranche complètement à présent, sur ce sol boueux, et il grimace de mécontentement. En deux pas (qu’une demi-foulée sous sa forme animale aurait suffi à combler, dépasser), Draco rejoint le chemin et transplane silencieusement.

L’appartement est encore partiellement endormi à son retour. Tipsy s’active en cuisine et en dehors de cette pièce, pas une trace de poussière ou de saleté. Draco n’y prête que peu d’attention – c’est la norme après tout – et n’éprouve pas le moindre remords en tâchant de terre mouillée l’entrée impeccable. Il délaisse ses chaussures salies par sa transformation à l’orée de la forêt, au profit d’une paire d’intérieur ; passe une main tranquille dans ses mèches blondes – à peine mouillées, vestiges de sa sortie. L’elfe de maison apparaît à ses côtés dans un CRAC sonore au moment où il se dévêt de sa cape humide. « Bienvenue Maître Draco, Monsieur », couine la petite créature en se courbant avec déférence, son nez frôlant presque le sol. « Tipsy est prêt à servir le thé, Monsieur », qu’elle propose, avant de tirer ses longues oreilles vers le bas en constatant le carnage et de s’atteler immédiatement à tout nettoyer. Monsieur ne lui accorde ni reconnaissance ni regard, ne dédaigne pas non plus : l’elfe est seulement quantité négligeable, élément du décor apte à lui tendre son journal lorsque Draco tend la main, et le blond s’intéresse plutôt à la Une en rejoignant le petit salon.

Il a peine entamé sa lecture lorsque les flammes d’un jaune rougeoyant, qui confèrent à la pièce une ambiance intimiste, annoncent un appel en un rugissement ténu qui le pousse à quitter son fauteuil. « Hestia », qu’il constate avec un froncement de sourcil. Il n’est pas encore 7h. « Un appel de si bonne heure ? » Le ton est dégagé mais le sous-entendu est clair, inévitable en cette période de guerre, surtout au sein d’une famille si étranglée par les complications : problèmes en vue ? « Joins-toi à moi, le salon sera plus confortable que l’âtre. »

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.


Dernière édition par Draco Malfoy le Mer 25 Mai 2016 - 19:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DRESTIA + stressed out   Jeu 28 Avr 2016 - 0:52

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DRESTIA ; 15 avril 2003 → ❝ stressed out ❞
The worst part of holding the memories is not the pain. It's the loneliness of it. Memories need to be shared.

« Suivant ? » Un regard vers les dossiers entassés, et la main se tend dans le vide de la salle froide. Aussitôt, un des feuillets se froisse en corbeau avant de venir à elle à tire d’aile. Nouveau bruit de journal chiffonné alors que le papier, docilement, se déplie entre les doigts fins. « Mister …, le nom traîne sur sa langue : Irvin Thomson ? » L’homme, étendu, ne répond pas, mais c’est sans s’offusquer que la brunette s’approche, la table d’examen s’adaptant magiquement à sa ridiculement petite taille. « J’espère que vous êtes bien installé, nous risquons d’en avoir pour un moment. » Souffle-t-elle en allumant l’ampoule nue qui les surplombe avant de plonger ses doigts dans une potion désinfectante. « Enfin, pas trop tout de même. » Dans sa main, le scalpel est aussi précis qu’une baguette alors qu’Hestia donne le premier coup, trace une longue entaille. « Je crois voir que vous buviez beaucoup, Irvin. » Soupir de médecin mécontent, de soignant qui aimerait que tous les patients aient une vie saine. Hestia s’amuse à jouer les donneuses de leçon comme le font les dames de la haute, ces emmerdeuses, empêcheuses d’embêter le monde. Mais, contrairement à elle, Irvin se laisse faire, patient paisible et docile. « Chagrin d’amour ? C’est un peu trop banal ces amours interdits à sens unique. » Et elle sait de quoi elle parle, Hestia Carrow. Vainement amoureuse depuis des années d’un seul garçon, d’un seul homme ; et femme abandonnée par son alter ego, son âme sœur.  « J’espère qu’il était beau, au moins, l’homme qui vous a mis dans cet état. » Car elle est belle, sa si jolie Flora au cœur défiguré par Hestia ne sait qui. « J’espère que vous l’avez tué quand vous n’avez pas pu avoir son amour – tant qu’à faire dans le tragique, autant aller jusqu’au bout, non ? » Souffle-t-elle, certaine de vouloir tous les tuer, ces voleurs de sœur, ces briseurs de cœur. « Ou alors vous avez tué sa dulcinée aussi ? » Parce que c’est sa Flora, c’est son air – c’est son reflet dans le miroir, une extension d’elle. Et on n’ampute pas les gens comme ça : sans raison, sans explication. Ça ne se fait pas, ce n’est pas poli, ce n’est pas gentil. Et ça rend Hestia méchante, mauvaise. « Vous avez tué les deux ? » Aériens les doigts frôlent la pommette abîmée, saisissent la mâchoire pour tourner la tête sur le côté. Il y a presque de la douceur dans les gestes détachés et froids qui écartent les mèches rousses pour exposer le crâne défoncé. « Ou il s’est tué pour sa bien-aimée ? » Est-ce que sa Flora se tuerait si Hestia faisait disparaître du décor ce voleur d’Ollivander ? Est-ce que le chagrin de le perdre lui serait plus fort que la perspective de l’abandonner elle ? Et rien que la pensée la fait suffoquer, étouffer. Contre la peau glacée, les doigts tremblent brusquement à l’angoissante perspective, à la question qui ne veut pas de réponse. Ce serait presque pire, cet ultime abandon. « C’est pour ça l’alcoolisme ? » Mieux vaut crever, non ? « Ceci dit, j’espère que ce n’est pas ce qui vous a tué, l’alcool, doucement un sort extrait des éclats d’os brisés : Ce serait mieux, vous savez … tant qu’à mourir, c’est dommage de le faire aussi inefficacement. Et c’est plus pathétique que dramatique. » Du bout de la baguette, les prélèvements sont faits, enveloppés et étiquetés pour analyse approfondie. Dans un coin de son champ de vision, elle voit un apprenti qui n’accélère pas le pas assez vite et c’est sans remords qu’elle le charge de la commission, le renvoie d’un geste de la main. « Oh. » La bouche forme un o bien rond, un peu trop mignon, quand son regard accroche un détail dans le pli du coude. « Je crois que j’ai trouvé ce qui vous chagrine, Irvin. » Lâche-t-elle en tirant un peu sur la peau détendue, froissée par le temps et la mauvaise hygiène de vie. Dans le creux, un bleu d’injection forcée. Et Hestia arque un sourcil en se penchant, examinant la trace. « Est-ce qu’on vous a forcé à vous suicider ? » L’idée est amusante, il faudra qu’elle convoque Jenner pour lui raconter et, surtout, pour lui montrer. Lentement, un sourire se glisse au coin des lèvres alors que pensive, Hestia songé à ce qu'elle va pouvoir faire pour déranger l'Américain, les doigts jouant distraitement autour de son collier. La baguette d’élite est si facilement perturbée par ses patients que chaque visite éveille toujours en elle l’amusement sadique des enfants qui aiment poser les mauvaises questions. Et, soudain, le petit rire s’étrangle quand le corps tout entier se crispe, que les doigts s'enroulent trop fort autour du bijou de Flora. Entre ses lèvres, le souffle se fait râle et elle s’échappe d’elle-même en même temps qu’elle entend une voix rocailleuse, sifflante là où devrait raisonner un timbre plus tendre. « Le reflet troublé doit se briser pour qu’elle se reconstruise. Il n’y a pas d’autre choix. »

Plus fort, les doigts se serrent, les articulations blanchissent quand elle croit comprendre ces mots livrés aux morts et à ses seules oreilles. (Pas de doute à avoir, n’est-ce pas ? C’est forcément d’elle qu’il s’agit - elle tient encore entre ses doigts le cadeau qu'elle a fait à sa jumelle, des années en arrière) Et que fiche-t-il par Merlin ?

Il n’y a pas d’autre choix.

———————— ϾҨϿ ————————

Quand elle le contacte via une des cheminées réservées au personnel de Sainte Mangouste, « Hestia. » est ce avec quoi il l’accueille. Pas un bonjour, pas un comment vas-tu. Hestia, pourtant, ne s’en offusque pas. Les conventions entre eux sont dépassées, leurs trames usées ont été abandonnées dans un coin poussiéreux. « Un appel de si bonne heure ? » « Je viens de finir ma garde » est la seule explication qu’Hestia consent à donner. Elle n’avoue pas qu’elle n’a pas vraiment envie de rentrer dans son appartement. Pas pour le trouver vide de Flora – Flora qui se sera levée pour rejoindre sa tante Alecto, ou Ollivander, ou Travers, ou n’importe qui voulant la voler à l’endroit où elle appartient réellement. « Et tu te lèves toujours tôt » Ajoute-t-elle sans ciller devant son manque flagrant de politesse. Elle se souvient pourtant encore des réprimandes de sa tante Narcissa quand, logeant chez les Malfoy, elle et Flora sortaient trop tôt du lit pour réveiller Draco. Venir trop tôt est aussi grave que venir trop tard. « Joins-toi à moi, le salon sera plus confortable que l’âtre. » Sans un mot, Hestia acquiesce avant de se relever, sortant la tête des flammes magiques, pour les traverser. Machinalement, la brunette replace une mèche gênante qui s’égare devant ses yeux mais elle oublie de recoiffer correctement le reste des cheveux dérangés par le voyage (peu importe) pour se tourner un regard scrutateur vers Draco. « De toute façon, il est encore là, n’est-ce pas ? » La question est posée sans ruban et sans prendre de gants. Lentement, la pointe de la langue humidifie les lèvres séchées par l’air sec et froid de la morgue où elle a passé la nuit et Hestia s’étonne un peu d’y trouver un léger goût de reproche. « Qu’est-ce que tu attends ? » Est-ce que c’est l’idée de trahir, définitivement, franchement, le Lord qui le freine et retient sa volonté ? Peu importent les serments qu’il peut faire, les contrats ou promesses qu’il peut signer ; family above all, isn’t it ?
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