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sujet; [SAINT VALENTIN 2003] you drive me crazy (drateo)

HERO • we saved the world
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‹ inscription : 04/10/2015
‹ messages : 953
‹ crédits : odistole.
‹ dialogues : #749585


‹ liens utiles :
‹ âge : trente
‹ occupation : tisseur de mots, journaliste, coureur de monde. à la dérive.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : 1984 et 1991.
‹ baguette : était en bois d'érable, relativement flexible, mesurait 26,8 cm et contenait un coeur de phoenix.Désormais brisée, j'ai hérité d'une baguette récupérée sur le cadavre d'un mangemort: bois de noyer noir, 32 cm, coeur inconnu, et absolument pas faite pour moi.
‹ gallions (ʛ) : 1647
‹ réputation : j'ai l'air de regretter la fin de cette guerre, que ce qui secoue ce monde nouveau paraît me révolter bien plus que les atrocités commises par le précédent gouvernement, que je suis un piètre journaliste et écrivain qui tente de percer dans un milieu qui n'a jamais voulu de lui.
‹ particularité : en plein flou.
‹ faits : j'ai soutenu la rébellion, bien que je n'ai quitté ma vie que sur le tard pour aller les retrouver, au détour de la création de la Renaissance du Phoenix ; que beaucoup n'ont pas cru à mon implication, du fait de ma naissance surtout ; que j'ai une tendance fâcheuse à commencer des choses et à ne pas les terminer ; que ma plus grande ambition est d'enfin publier un livre ; que ma fiancée est en fuite et que je n'ai aucune idée de si je la reverrai morte ou vive, offerte aux bons soins des Détraqueurs ; que la nouvelle société me répugne presque autant que la précédente, voir plus ; que je ferai sûrement tout pour ma soeur.
‹ résidence : dans le loft de la Bran Tower ou Eirene et moi vivions avant que tout ne vole en éclat. J'ai réussi à garder l'appartement par je ne sais pas quel miracle, il sert aujourd'hui à ma soeur et à mon beau-frère, Elias, parfois. En vérité je n'y suis pas souvent, je fuis l'endroit.
‹ patronus : une méduse géante
‹ épouvantard : un grand feu, l'anéantissement total de ma famille, rester seul au milieu des cendres
‹ risèd : Eirene se tenant à mes côtés, aussi heureuse qu'elle l'était à nos débuts, lorsque nous étions encore pleins de promesses et de projets fabuleux avant que tout ne soit jeté aux flammes.
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you drive me crazy

And when I'm looking in those big blue eyes
I start a'floating 'round in paradise
You drive me crazy, you drive me crazy

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Holy shit. Matteo bondit sur ses pieds à l'instant ou la plume trace élégamment la date en bas du parchemin. Quatorze février. Quatorz... comment a-t-il pu passer à côté de ça. Un hurlement silencieux l’agite de l'intérieur, alors qu'il appuie son visage entre ses mains. Comme si fermer les yeux allait pouvoir effacer l'erreur, corriger son oubli. « Fait chier. Fait chier ! » qu'il grince entre ses dents serrées, avant de jeter un œil à sa montre. Dix-neuf heures. Pas trop tard pour rattraper le coup, il songe. Un regard dans la glace lui aurait montré son allure totalement défaite, rien qui ne lui ressemble. Rien qu'il n'arbore en public. Costume froissé, traits tirés, et les tâches d'encre habituelle au bout des doigts. Mais rien ne le pousse à se regarder dans un miroir. Matteo s’agite inutilement dans le bureau, tente d'arranger un plan solide dans son esprit pour palier à l'énième bourde qu'il commet en si peu de temps. Et du temps, il leur en reste bien peu. C'est à peine s'ils en cherchent encore pour se retrouver seul à seule. À l'heure qu'il est, elle n'est même pas encore revenue du Ministère. Il ne sait combien de temps ils la retiendront encore, chaque jour lui paraît plus chargé de travail pour elle. Lui-même passe un temps fou à l'extérieur de chez eux, de plus en plus embourbé dans des secrets qui pèsent lourd et qui s'entassent sur leur chemin, achèvent de détruire les dernières bribes de relations qu'ils se traînent derrière eux comme des casseroles rouillées. Ils sauvent les apparences, et c'est à peu près tout ce qu'ils font en réalité. N'a-t-il pas souhaité, espéré, sauver plus que ça, il n'y a pas longtemps ? Et il n'a rien fait. Leurs routines respectives ont tant dévié, ces derniers temps... on croirait presque que leur vie commune n'est qu'une vague collocation adolescente. L'abattement le fige sur place, là où il tournait en rond, cherchant à s'occuper les mains. Réfléchis. Il n'y a pas si longtemps, le quatorze février avait encore une signification à leurs yeux. Sortir. Il faut qu'ils sortent. L'idée seule lui tord le ventre, on dirait qu'il s'agit d'un examen, d'une épreuve. Ridicule ! Active-toi, Matteo ! Et Matteo s'active. S'empresse de se changer, d'ébaucher quelques plans pour la soirée, et quand les flammes vertes embrasent l'âtre du salon d'en bas, il est bel et bien prêt. Il a même l'air tout à fait serein, et le voilà qui se satisfait d'avoir réalisé avant d'avoir commis la catastrophe irréparable.

Eirene époussette sa robe élégamment taillée en sortant de la cheminée, hausse un sourcil et balaie son regard vif sur la mise de son fiancé. Rien ne lui échappe, et un fantôme de sourire étire déjà un coin de ses lèvres. « Où vas-tu comme ça ? » s'enquiert-elle, vaguement moqueuse. « On sort ce soir. » fait-il en se relevant, pas peu fier de pouvoir le dire, en vérité. Un éclat paniqué éclaire brièvement son regard clair, qu'elle a fixé sur lui. Il se demande ironiquement s'ils n'ont pas été deux à oublier cette journée. Qu'importe. Eirene accepte avec un sourire de l'accompagner, avant de partir se changer, finalement pas mécontente de la surprise.

La « Taverne » est bondée. « J'aurai cru que les gens se seraient plutôt précipité au bal organisé par les d'Anjou, ce soir. » lance lascivement Eirene. Haussement de sourcils approbateur venant de Matteo, qui promène son regard sur les tables toutes occupées. Un brouhaha réconfortant emplit les lieux, le bruit des conversations et des couverts sont plus francs et moins maniérés qu'ils doivent l'être au bal. Rien qui ne lui déplaise, en somme. « Tu aurais préféré y aller ? - Oh non. Ici c'est très bien. » Le tout accompagné d'un sourire léger. Eirene se tend soudain sur son siège, coupant court à la badinerie qu'il était sur le point de lancer. Matteo suit son regard, pris de court. « Oh Merlin, regarde qui est là bas. »  « Je ne... » Il ne voyait absolument pas ce qui la mettait dans un tel état proche de l'extase. « Ça t'ennuie si je vais lui toucher deux mots ? Je n'ai pas pu la voir de la journée, vraiment, j'ai... » Évidemment. Une collègue, très certainement, ou quiconque d'assez influent dans ce bas monde pour attiser l'envie de sa conjointe. Il se retourne, essuie son regard suppliant avec un soupir. D'un geste de la main il lui signifie que ça lui importe peu. L'agacement prend le dessus malgré tout, et il songe avec amertume qu'il y a quelques mois, il aurait sûrement protesté avec plus de vivacité. Il n'oppose aucune résistance aujourd'hui, résigné. C'est désolant. « Je reviens vite, promis. » -et elle lui vole un rapide baiser avant de s'envoler, légère, auprès de sa collègue. « Ok. » Le grommellement se noie dans le fond de sa coupe, qu'il sirote jusqu'à la dernière goutte.

Inutile de rester là, seul à cette table pour deux. Profondément blasé par la tournure que prend la soirée, Matteo se lève et se dirige vers le bar. Point d'arrivée de tous les naufragés de la soirée à en croire les apparences. Accoudé à quelques centimètres de là, le profil familier de ce petit prétentieux qu'il a eu l'occasion (ou la malchance, allez savoir) d'interroger quelques mois plus tôt pour cette histoire sordide du musée. Malfoy. Il garde un souvenir précis de l'agacement ressenti à ce moment là, de cette aura pédante qui émanait de ce blondin arrogant. Cela fait déjà plusieurs fois qu'ils se croisent, et jusqu'ici la sagesse les a toujours tenus éloignés l'un de l'autre. Matteo se contente une fois de plus de l'ignorer et se tourne vers la serveuse, qui semble attendre une réponse de sa part. « Mh, pardon, vous disiez ? - un verre d'Ambroisie monsieur ? Une dégustation offerte par la maison pour l'occasion. » Clin d’œil suggestif. Mettez-en deux, est-il sur le point de répondre, avant d'aviser la silhouette d'Eirene, bien loin de là. « Pourquoi pas. » La serveuse dépose un verre devant lui, avec un sourire trop radieux pour être sincère.

La boisson lui fait un drôle d'effet. Il n'est pas plongé dans un état d'ébriété, à racler les bas fond de l'ivresse comme ça a pu lui arriver. Il n'est pas nauséeux. Il n'est rien qu'il sache nommer. Il se sent... étonnement vide. Quelque chose lui manque et un affreux sentiment d'urgence s'empare de lui. C'est vraiment curieux. Pourtant rien n'a changé. Les gens sont à la même place, ils sourient, discutent, mangent et boivent comme quelques minutes auparavant. Il n'y a que lui qui ne se retrouve plus vraiment à sa place, qui en vient à se demander si on ne lui a pas jeté un maléfice. Depuis quand est-il si paranoïaque ? Qui voudrait s'en prendre à lui au beau milieu d'un pub, personne. Son regard tombe sur Malfoy et en temps normal il aurait pu songer ironiquement qu'il était le genre de personne à se ficher pas mal des circonstances, à rentrer dans le lard d'un inconnu pour le plaisir, à, à... Merlin tout puissant. C'est comme s'il naissait une deuxième fois, qu'il ouvrait enfin les yeux. Voilà d'où vient le manque, l'insoutenable vide qui l'habitait. De lui, qui n'était pas . Et le savoir enfin fait s'envoler son cœur.

• • •


Que naissent, du tissu de notre rêve, des splendeurs énigmatiques et des ombres conquérantes, qu'un incendie total engloutisse ce monde et que ses flammes provoquent des voluptés crépusculaires, aussi compliquées que la mort et fascinantes comme le néant.
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ inscription : 13/09/2013
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‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11702
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
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you drive me crazy

I can steal you the stars, I can give you this heart
14 FEV. 2003 & DRATEO


Saint-Valentin.
Ça le tiraille à l’intérieur, désagréablement, ça le tracasse et il marmonne un juron exaspéré qu’il noie aussitôt dans sa boisson alcoolisée. Il avait arrêté, vidé toutes les bouteilles, fait disparaître la moindre trace d’alcool de son champ de vision, mais voilà – entre temps la tentation s’est présentée de nouveau, son cœur en deuil a réclamé un sursis. Il avait tout autant freiné sur l’Elixir d’Euphorie d’ailleurs, au point de crâner auprès de Snape en affirmant n’avoir aucunement besoin de son soutien sur ce plan. Là encore pourtant, l’échec est indéniable et cuisant, la potion dilue le liquide vital et le mal qui lui coulent dans les veines. Ce sont des béquilles, il en est conscient, et ce n’est plus lui qui en tient les rênes – ses démons l’enchaînent.

Saint-Valentin, il y a encore quelques mois, ça ne représentait rien. Replonger pour cette fête ridicule est absolument honteux et abherrant. Il n’a jamais eu l’âme très romantique, Draco ; chaque geste attentionné nécessite un effort, un rappel, une réflexion, des calculs. Avec lui tout est mesuré, pesé, aucun élan n’est spontané. Mais aujourd’hui le terme est une piqûre malveillante, malvenue, elle transperce sans pitié son palpitant et le force à se remémorer ce qu’il a tout fait pour oublier, ce qu’il a tenté d’enterrer. Se morfondre à domicile était hors de question – idée diablement tentante, mais irréalisable puisqu’il s’était déjà laissé embourber dans un engagement. Soirée entre hommes, tous célibataires, tous purs ; rien d’insupportable à première vue, mais il avait oublié qu’ils finiraient forcément entourés de couples roucoulant au sujet de leur indicible bonheur. Damn.

C’est ce qui l’a mené là. Taverne appartenant à la chaîne des d’Anjou, pinte presque vide et – « Une autre ? » Il contemple le fond du récipient, oscille entre les deux réponses induites par la question fermée. Oui ? Non ? Il y a la voix de la raison qui lui souffle qu’il doit s’arrêter, qu’il n’aurait même pas dû commencer. Et il y a la voix de l’orgueil qui argue qu’il tient bien sa boisson, qu’il n’y a pas de risque, que c’est la dernière fois, qu’il est en contrôle. Oui. Ou non. Inspire. Non. Il repousse d’une main ses cheveux blonds, s’efforce d’afficher un air blasé et s’apprête à refuser, mais – « Messieurs, cadeau de la maison : une tournée de la meilleure Ambroisie des restaurants d’Anjou. Régalez-vous ! » Et juste comme ça, la bouteille se retrouve entre ses mains. Elle est fraîche contre ses paumes brûlantes et ses phalanges s’enroulent autour de ce corps de verre arrondi avec un naturel difficile à combattre et son regard anthracite est hypnotisé par cet or liquide et… il cède. Juste un verre. Comment refuser un nectar si délectable ?

Peut-être (sans doute) aurait-il mieux fait de s’en passer, en vérité. Délice peut-être, mais délice piégé, la boisson que les mythes disent hérité des dieux lui fait tourner la tête. Il le met sur le compte des verres précédents, s’excuse dans le but de s’éclipser, les yeux plantés au sol pour ne pas perdre pied. Un verre d’eau peut-être, un glaçon, une potion – quelque chose pour lui remettre les idées en place, n’importe quoi : c’est ce qu’il réclame au bar, le front dans une main et les phalanges de l’autre agrippées au bar, dont le bois est désagréablement collant de bière et d’autres substances non identifiées. Le serveur prend son temps, Malfoy s’impatiente. Il cogne contre le plan de travail de son poing fermé, relève la tête pour le presser avec tout l’agacement qu’il a emmagasiné, stocké, ravalé depuis des heures…

Mais d’un coup, tout se dissipe. Les émotions négatives trop longtemps ruminées s’évanouissent comme un rêve – non. Le rêve c’est cet homme dont le regard croise et capture le sien, le rêve, c’est cette âme-sœur insoupçonnée qui vient de lui être révélée. Comme une flèche en plein cœur, une bouffée d’émotion le foudroie et les relents amers accompagnant le souvenir de Susanne pâlissent considérablement en comparaison. Rien n’a de sens si ce n’est cette certitude, ce besoin qu’éveille en lui Matteo Grimaldi. Les doigts de Draco se crispent compulsivement.

Il veut lui offrir… le monde. La Terre entière et le ciel constellé de milliers d’étoiles, pour un seul de ses regards.

A défaut de pouvoir les saisir, il attrape sans y penser le premier verre que le serveur pose à ses côtés et, sans lâcher le brun des yeux, engloutit en trois pas la distance qui les sépare. « Je t’offre un verre ? » C’est un opener odieusement banal, le genre de clichés qu’il n’emploierait jamais en temps normal, mais ses neurones englués peinent à coopérer. Il dévore des yeux cet homme qu’il a souvent croisé, se demande pourquoi, par Merlin, n’a pas perçu plus tôt combien il est captivant. « Ou même chacun de ceux que tu boiras pour le restant de tes jours, si tu le permets », qu’il ajoute en lui flashant un demi-sourire séducteur en avançant d’encore un pas, un de trop selon les règles de bienséances dont les alarmes ont été éteintes dans son esprit fiévreux. Autour d’eux, des glapissements surpris. Autour d’eux, des couples qui se défont et d’autres qui se forment, bouleversement total en un claquement de doigts. Draco n’en est pas conscient. Il n’y a que Matteo dans son champ de vision. Matteo. Matteo. Son prénom roule sur sa langue, soufflé en un murmure exquis ; tout le reste est flou et inconsistant. Comment a-t-il pu s’en passer si longtemps ?

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.
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‹ particularité : en plein flou.
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you drive me crazy

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« Je t’offre un verre ? » Je t'offrirai le monde en retour. La question provoque en lui un mélange inexplicable de reconnaissance et de dévotion. Il l'a remarqué. Il semble, aussi fou que cela puisse paraître, se soucier de sa personne, et Matteo se demande quelle folie l'a tenu loin de Draco Malfoy si longtemps. Ce temps perdu, qu'il doit rattraper aujourd'hui à tout prix, au risque de le perdre de vue une nouvelle fois. Impensable, inimaginable, au delà de ce qu'il pourrait supporter. Il en crèverait il est certain. « Ou même chacun de ceux que tu boiras pour le restant de tes jours, si tu le permets » « Si ça signifie que tu seras présent à chacun d'eux. » Le cœur palpite désagréablement dans sa poitrine, et le voilà qui s'avance à son encontre, soudain paniqué à l'idée que Draco puisse lui en vouloir pour son attitude envers lui avant ce jour. Il a été odieux. Il a eu envers lui des élans si détestables qu'il est prêt à se racheter maintenant, de toutes les façons possibles. « Pardonne-moi d'avoir été aussi distant ces derniers mois. » souffle-t-il, les souvenirs embrumés. Oubliée, l'animosité éprouvée à son contact. Oublié, l'agacement que le blond provoquait en lui. Son arrogance, son attitude pédante, son dédain à vomir et son manque flagrant de politesse. Draco devient soudain l'idéal dont il a toujours rêvé. Il est celui qu'il attendait. « Je ne sais pas ce qui m'a pris, avec les temps qui courent, j'ai l'impression de ne plus vraiment être moi-même » – rire incrédule. Non il n'a pas été lui-même, non. D'une main, il fouille la poche gauche de sa veste, en sort une poignée de pièces qu'il ne prend pas la peine de compter. Le fond de sa poche gise maintenant sur le comptoir – les gallions se mêlent aux papiers et notes sans importances. Matteo détache difficilement son regard de Malfoy, harangue le serveur et exige leur meilleure bouteille de n'importe quoi qui se boive d'un ton autoritaire qui ne lui ressemble pas. A-t-il vraiment dit ça ? Qu'importe, vraiment. La bouteille (whisky pur feu, quelle bonne idée) dans une main et leurs deux verres en équilibre dans l'autre, il engage Draco à le suivre ailleurs, là où ils seront en paix.

« Sortons, j'ai besoin d'air » – et lui de traverser hâtivement la foule jusqu'à la sortie donnant sur une petite cours intérieure. Toujours en s'assurant que Draco suit ses traces. Il ne peut en être autrement. Un besoin obsédant de se trouver en sa compagnie le taraude avec véhémence ; il se sait dépendant, en cet instant. Lui qui a déjà ressenti les élans amoureux ne comprend pas la violence de cette passion éprouvée. Au milieu du patio, Matteo est pris de terribles doutes. C'est au delà de ce qu'il connaît. C'est grisant, ça le retourne de l'intérieur. L'air frais n'y fait rien, ne calme en rien le feu de ses entrailles. Qu'espérait-il, que ça l'aiderait à se remettre de ses émotions ? C'est le feu de brousse à l'intérieur, rien ne semble vouloir apaiser l'urgence, l'impatience. Il faut qu'il sache. Au diable la bienséance, les règles de politesse habituelles, les distances réglementaires. Tout ça n'est qu'une entrave de plus qui le sépare de Draco – son âme sœur, il n'en doute plus – et il ne souhaite plus que les évincer une à une, pour l'avoir enfin. Une épaule le bouscule, lui arrache un juron. Matteo pose sans précaution les verres et la bouteille, remplit leurs gobelets avec précipitation, en tend un à Malfoy. Il est nerveux, empressé, terriblement mal à l'aise. Et il finit enfin par s'exprimer, par poser des mots à cœur ouvert sur ce qui le ronge avec tant d'avidité. « Look, ça peut te paraître idiot mais j'ai le sentiment que... – il se reprend, les lèvres se tordent en une moue hésitante – c'est vraiment bête. But i missed you. So much. » En secouant la tête de droite à gauche, il signifie à Malfoy à quel point ça lui paraît absurde, même à lui. « Peut-être qu'on aurait pu partir sur de meilleures bases. Peut-être... » Les mots se bloquent dans sa gorge. Quelque chose (quelqu'un, lui, celui qu'il est en temps normal) s'insurge de l'entendre parler de la sorte, de proférer de telles insanités. Matteo Grimaldi faisant des avances à peine voilées à Draco Malfoy. On aura vraiment tout vu. L'idée même qu'Eirene puisse assister à la scène le laisse de marbre, puisqu'il n'y a plus que cet homme qui compte, désormais. Ses mains, son regard, ses lèvres, tout l'électrise avec tant de force qu'il finit par céder à la pulsion romanesque qui s'empare de lui. En un instant, il encadre le visage pâle du jeune Mangemort (par Merlin il a vraiment oublié tous ses principes, toutes ses convictions) (mais il est prêt à changer d'avis, à se remettre en question, à le suivre n'importe où, à renier famille et amis pour pouvoir continuer à vivre avec Draco) et l'embrasse sans réfléchir.

• • •


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[SAINT VALENTIN 2003] you drive me crazy (drateo)

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