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sujet; [MISSION] + sheltering (part. 1)
MessageSujet: [MISSION] + sheltering (part. 1)    Mer 10 Fév 2016 - 14:36

HERO • we saved the world
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‹ inscription : 31/05/2015
‹ messages : 5660
‹ crédits : LUX AETERNA (avatar), TUMBLR + MATHY LA BEST (gifs), KAZUO ISHIGURO (quote).
‹ dialogues : bleu (luna - #669999) ; rosé (marie - #cc6666).


‹ âge : (depuis le 13/02/04) 23
‹ occupation : aventurière dans l'âme, souvent bénévole, étudiante par correspondance et mère à plein temps.
‹ maison : Serdaigle
‹ scolarité : septembre 1992 et décembre 1997.
‹ baguette : mesure 25, 8 centimètres, a été taillée dans du bois de sorbier et son cœur recèle un ventricule de dragon.
‹ gallions (ʛ) : 7875
‹ réputation : je suis différente ; même je ne suis plus aussi loony qu'auparavant.
‹ particularité : douée d'un sixième sens tel qu'on me soupçonne d'avoir le troisième œil.
‹ faits : Marie n'est plus ; que je me réhabitue à mon nom, mon visage et ma vie d'autrefois, tant bien que mal ; que les conséquences d'une année et demie volée sont rudes ; que je crois en Harry Potter depuis toujours ; que je suis une héroïne de guerre ; qu'il me manque du bon sens et une part d'humanité ; que je ne pourrais pas survivre sans ma fille, Lesath, ni son père, Rolf Scamander, à mes côtés ; que notre famille détonne ; que je suis l'une des sacrifiés scolaires de la guerre ; que Lesath est atteinte du syndrome Rosier.
‹ résidence : dans cette drôle de demeure du Devon, en forme de tour d'échecs, avec Rolf et notre fille, Lesath. Autrefois musée du gouvernement, aujourd'hui réhabilitée, elle s'élève toujours aux abords de Loutry-Ste-Chapsoule.
‹ patronus : un sombral, après de nombreuses métamorphoses (le lièvre et le panda ont été les plus marquantes).
‹ épouvantard : une forme prostrée dans un sous-sol tantôt calciné, tantôt humide (représentation d'un retour en arrière inéluctable, sans Lesath, sans Rolf, sans ceux qui comptent pour moi).
‹ risèd : une longue chaine dorée, sertie de six pendentifs très particuliers.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t4738-lovegood-a-circle-has-no-begi
(Edit Staff. Ne pas effacer.)

ShelteringMission : Emily Callaghan, Luna Lovegood, Matteo Grimaldi & Sansa Rosier
» Sujet de mission
Il faut se rendre à l'évidence : le toit de Madame Guipure, c'est bien trois secondes mais ça commence à devenir étroit. Tout le monde se marche sur les pieds, le volume sonore augmente un peu trop (et les Silencieux commencent à en avoir assez de rappeler tous les autres groupes à l'ordre dessus) et le va-et-vient des gens va finir par devenir louche. C'est pourquoi il a été envisagé de déplacer le campement ou, au moins, de créer une planque secondaire pour ceux qui partent régulièrement en mission. L'idéal serait de trouver un endroit dans Londres, et vous pensiez que ça ne manquerait pas. Mais la tâche confiée s'est trouvée plus compliquée que prévu. Les espaces assez grands manquent cruellement dans la Perfide Albion, d'autant que s'il s'agit de bâtiments du côté moldu, il vaut mieux éviter de lancer massivement des sorts d'agrandissement de peur d'attirer l'attention des mangemorts. Jusqu'à ce que vous trouviez, sur une carte, cette vieille usine désaffectée (et parfaitement moldue), située au bord de la Tamise et loin du centre de la ville. Vous décidez donc d'y aller en repérage. Et il y a de fortes chances que vous tombiez sur une bande de squatteurs moldus (en net avantage numérique et fort mécontents de vous voir débarquer sur leur territoire) ... et avec, bien entendu, l'interdiction d'utiliser vos magies.

» Rappel des règles
Privilégiez l'action avec des RP qui ne doivent pas dépasser les 300 mots. De plus, la mission, une fois terminée, doit être signalée ici.

Approuvé par le Ministère de la Magie





we can no more do without spirituality than
we can do without food, shelter or clothing.
ernest holmes

8 février 2003 « Panda ? ». La voix l'attire immédiatement mais ne la fait pas sursauter. Bien sûr que la voix ne la fait pas sursauter : le silence, bien que toujours omniprésent, se fait de plus en plus rare sur le toit de Madame Giupure. Marie ne sait pas ce qui pousse les siens à ne plus faire attention. A se laisser emporter et à abandonner les méthodes imposées par les Silencieux pour former l'Alliance harmonieuse de trois groupes rebelles. L'écriture, les signes, les seules tentes communes où parler est possible puisqu'elles étaient insonorisées, de jour comme de nuit. Peut-être était-ce à cause de l'hiver. Peut-être était-ce à cause du manque de nourriture. Peut-être aussi pouvait-elle accuser les Nargles : ceux-ci avaient sans doute dû profiter de la période de Noël pour s'infiltrer dans leur camp et faire leurs nouveaux nids dans les tentes. Peut-être que l'insurgé ayant eu pour mission de doublement insonoriser leur tente (la sienne, celle d'Hermione et des deux Beuglantes (nommément Pansy et Violet)) avait commencé à se plaindre auprès de leurs chefs. Oui, non vraiment, les raisons sont multiples et elle ne sait toujours pas laquelle est la grande gagnante. Mais le résultat reste le même : le campement des Silencieux devient de moins en moins silencieux et les tensions intergroupes ne peuvent décemment plus être ignorées. Marie fronce les sourcils cependant : elle connaît le langage des Silencieux malgré son passif de Nocturne. La douce et rêveuse Marie elle-même commence à rappeler à l'ordre ceux qui ne se prêtent pas au jeu. La compréhensive Marie elle-même voit que la situation devient dangereuse. D'un mouvement aérien, elle intime à l'insurgé de se taire pour lui parler en silence. Elle se sent désolée en le voyant emmêler les signes, les codes, pour lui délivrer son message. « Tu… venir… dans… réfectoire. Aloe... » D'un poing serré, Marie stoppe le ridicule qui vient colorer les joues de son messager, lui faisant savoir qu'elle arrivait tout de suite. Marie dépose son ouvrage au sol et s'assure que Pansy et Violet sont endormies sous les draps et les capes avant de suivre le rebelle à l'extérieur de la tente. Elle s'arrête un instant près de la tente de June pour lui demander – une fois encore - si elle peut jeter un œil aux deux Parkinson en attendant le retour d'Hermione. Son cœur se serre toujours lorsqu'elle se retrouve obligée d'abandonner les deux prisonnières de l'Elite : elle a toujours l'impression de faillir et de ne pas respecter la promesse faite à Malfoy via leur miroir à double-sens (je veille sur elles, rien ne leur arrivera tant que je vivrais, tu as ma parole). Elle faillit même si elle sait que les deux sorcières sont en sécurité avec Hermione et June. Les jours passent et elle déteste de plus en plus cette impression de devoir toujours mentir. Avant de passer sous les tentures du réfectoire, l'insurgée remarque une scène devenue courante, banale, pour les toits de Giupure : deux rebelles ont été stupéfixés et reposent côte à côte sur le sol, surplombés par un silencieux dont la baguette magique reste fermement plantée dans la main gauche. Prêt à les réveiller ou pire encore, à stupéfixer ceux qui oubliaient allègrement que le langage oral était proscrit ici. Le principe lui semble barbare mais la sorcière sait aussi que c'est le seul moyen d'enrayer les querelles, dorénavant (ils se fichent tous des querelles, c'est banal, c'est grotesque mais tellement humain. Ce qui est nuisible en revanche, c'est le volume sonore qui est employé pour dominer l'échange, c'est clinquant, c'est dangereux chez les silencieux). Une fois sous l'une des tentes principales, Aloe l'intercepte avant de repartir en direction de la tente de soins qui est attenante. Et ce qu'elle lui signe d'un air désolé lui fait l'effet d'un seau d'eau glacé jeté en pleine figure. Son nom est suspecté. Sa vie actuelle est un danger. Ce soir doit être la toute dernière fois où Casca pose les pieds sur le toit de Giupure.


Il avait presque une heure de retard. En soit, ce n'était pas une fatalité. Les insurgés ne sont pas de nature ponctuelle – trop de dangers constants, trop de pièges à déjouer, trop de détours à effectuer, trop de pistes à semer. Mais avoir vu Aloe lui signer que Casca – ou plutôt 'le Grimaldi' – était un trop grand danger pour le camp avait réveillé en elle des préoccupations qu'elle avait, jusqu'ici, relégué comme le cadet de ses soucis. Ils n'étaient que des invités ici, dans le campement du Chemin de Traverse. Son regard noisette se relève alors vers l'entrée du camp lorsque l'escalier secret apparaît prêt du rebord du toit, annonçant l'arrivée d'un des leurs. Mais ce n'est toujours pas lui, Casca, qui pose le pied sur la dernière marche formée. Trop de bruits, trop de mouvements, trop de dissidences entre eux tous pour continuer de s'insurger contre ce Lord tyrannique. Ils sont tous hors-la-loi ici, un de plus ne peut être que bénéfique, non ? Il avait presque une heure de retard et Marie ne réussissait plus à masquer son inquiétude, omniprésente lorsque c'était les siens qui manquaient à l'appel.

• • •

AND SO WE STOOD TOGETHER JUST LIKE THAT, AT THE TOP OF THAT FIELD FOR WHAT SEEMED LIKE AGES, NOT SAYING ANYTHING, JUST HOLDING EACH OTHER; WHILE THE WIND KEPT BLOWING AND BLOWING AT US, TUGGING OUR CLOTHES, AND FOR A MOMENT, IT SEEMED LIKE WE WERE HOLDING ONTO EACH OTHER BECAUSE THAT WAS THE ONLY WAY TO STOP US FROM BEING SWEPT AWAY INTO THE NIGHT.




Dernière édition par Luna Lovegood le Ven 11 Mar 2016 - 20:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [MISSION] + sheltering (part. 1)    Mer 24 Fév 2016 - 19:19

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‹ inscription : 04/10/2015
‹ messages : 953
‹ crédits : odistole.
‹ dialogues : #749585


‹ liens utiles :
‹ âge : trente
‹ occupation : tisseur de mots, journaliste, coureur de monde. à la dérive.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : 1984 et 1991.
‹ baguette : était en bois d'érable, relativement flexible, mesurait 26,8 cm et contenait un coeur de phoenix.Désormais brisée, j'ai hérité d'une baguette récupérée sur le cadavre d'un mangemort: bois de noyer noir, 32 cm, coeur inconnu, et absolument pas faite pour moi.
‹ gallions (ʛ) : 1682
‹ réputation : j'ai l'air de regretter la fin de cette guerre, que ce qui secoue ce monde nouveau paraît me révolter bien plus que les atrocités commises par le précédent gouvernement, que je suis un piètre journaliste et écrivain qui tente de percer dans un milieu qui n'a jamais voulu de lui.
‹ particularité : en plein flou.
‹ faits : j'ai soutenu la rébellion, bien que je n'ai quitté ma vie que sur le tard pour aller les retrouver, au détour de la création de la Renaissance du Phoenix ; que beaucoup n'ont pas cru à mon implication, du fait de ma naissance surtout ; que j'ai une tendance fâcheuse à commencer des choses et à ne pas les terminer ; que ma plus grande ambition est d'enfin publier un livre ; que ma fiancée est en fuite et que je n'ai aucune idée de si je la reverrai morte ou vive, offerte aux bons soins des Détraqueurs ; que la nouvelle société me répugne presque autant que la précédente, voir plus ; que je ferai sûrement tout pour ma soeur.
‹ résidence : dans le loft de la Bran Tower ou Eirene et moi vivions avant que tout ne vole en éclat. J'ai réussi à garder l'appartement par je ne sais pas quel miracle, il sert aujourd'hui à ma soeur et à mon beau-frère, Elias, parfois. En vérité je n'y suis pas souvent, je fuis l'endroit.
‹ patronus : une méduse géante
‹ épouvantard : un grand feu, l'anéantissement total de ma famille, rester seul au milieu des cendres
‹ risèd : Eirene se tenant à mes côtés, aussi heureuse qu'elle l'était à nos débuts, lorsque nous étions encore pleins de promesses et de projets fabuleux avant que tout ne soit jeté aux flammes.
Voir le profil de l'utilisateur
La jambe tressaute, nervosité criante qui lui vaut l’œillade agacée de sa collègue. Elle s'interrompt dans sa dictée, sa Papotte suspendue au dessus de son parchemin bien noirci, et l'interroge silencieusement du regard. Son propre article demeure désespérément vide, néant obscurci par l'inquiétude qui le ronge depuis le matin. « Quoi ? » La collègue hausse les épaules, offensée de se voir apostrophée si brutalement, elle qui ne s'inquiétait que de sa santé, n'est-ce pas. La dictée reprend et la plume court sur le papier à toute allure, aggravant un peu plus son propre sentiment de détresse. L'inspiration n'est pas là, la concentration non plus, et les pensées sont toutes tournées vers eux, vers le camp, vers tout ce qu'il cache dans son bagage bien trop lourd pour la taille du sac. Les sortilèges d'extension sont nombreux, trop peut-être. Concentres-toi, écris quelque chose... En baissant les yeux sur son travail, il se rend compte de la médiocrité des quelques mots lancés à la va-vite, comme pour se donner l'illusion d'avoir avancé. D'un geste rageur, il rature au point d'en percer la feuille, puis la roule en boule et se lève. « Je ferai ça chez moi. » lance-t-il. « Si tu rends encore ton article en retard... » La remarque (trop vraie pour être entendue) est coupée d'un geste de la main ; il repousse l'hypothèse où il prendrait encore du retard, qui voudrait dire qu'il a encore passé son temps là où il ne fallait pas. « Je le finirai à temps. » lance-t-il tandis qu'il n'y pense déjà plus. Les affaires sont ramassées en un rien de temps, et quelques minutes plus tard, Matteo est déjà dehors, sous la pluie battante de février, le sac lourdement chargé qui agresse la peau de ses doigts et meurtrit son épaule. Quitter le bureau lui fait un bien fou, l'air humide éclaircit ses idées trop emmêlées pour en sortir quelque chose. Dans son esprit se dessine une conduite à tenir, un schéma rassurant et productif. Il lui faut passer chez un de ces ripoux qui vivent dans les sous-terrains londoniens avant de retourner, prudemment, dans le camp des Insurgés. Voilà trois semaines qu'il n'y a pas mis les pieds, trop inquiet à l'idée de se faire suivre pour oser s'aventurer vers ce qu'il considère comme une deuxième maison.

* * *


Celui qui se fait appeler Ben -ce crasseux désagréable- lui a procuré une quantité plutôt satisfaisante d'ingrédients provenant du marché noir, et lui-même a rapporté des éléments de première nécessité pour le camp, désireux de servir à quelque chose, lui qui se sent si inutile. Lorsqu'il pose le pied sur la dernière marche de l'escalier secret, la tension qui règne sur le camp est palpable et les expressions moroses contaminent la plupart des visages qu'il croise. Sourcils froncés, il se fraye un chemin parmi les Insurgés, se demandant s'ils ne sont pas plus nombreux que la dernière fois où si ça fait simplement trop longtemps qu'il ne s'est pas montré. Au loin, Aloe tourne la tête vers lui à son approche et lui décoche un regard mécontent qui ne lui sied pas très bien. Elle lui tourne de nouveau le dos, l'ignorant délibérément, en lui laissant une impression désagréable. Il s'occuperait de ça plus tard, bien qu'il se demande ce qui lui vaut cet accueil peu chaleureux -heureusement compensé par le doux visage de Marie. La française semble soucieuse, en écho à l'ambiance générale. Matteo lui adresse un bref sourire, signe d'une main un salut amical, l'autre occupée à maintenir son chargement sur son épaule meurtrie. « Tu m'attendais ? » raille-t-il, conscient de l'avoir faite attendre plus que de raison. Pas la peine de regarder sa montre pour le savoir, le jour décline déjà. D'un signe de tête, il lui indique un endroit plus tranquille pour parler. Il se déleste de son sac, l'ouvre sur une table branlante. « J'ai eu tout ce que tu m'avais demandé, en dehors de la racine d'asphodèle en poudre, ils étaient à sec. Mais j'ai réussi à négocier une bonne quantité de Polynectar. » Pêle-mêle, aux côtés des multiples sachets, d'autres objets plus urgents que les ingrédients de potions, mais aussi plus faciles à trouver. Avec un haussement d'épaules, Matteo se recule et laisse sa camarade jeter un œil aux victuailles. « Pourquoi tout le monde est si agité aujourd'hui ? Il s'est passé quelque chose ? J'ai l'impression que ça a changé depuis la dernière fois. » demande-t-il distraitement en s’asseyant à demi sur la table, aux côtés du sac, le regard scrutant le visage fatigué de Panda.

• • •


Que naissent, du tissu de notre rêve, des splendeurs énigmatiques et des ombres conquérantes, qu'un incendie total engloutisse ce monde et que ses flammes provoquent des voluptés crépusculaires, aussi compliquées que la mort et fascinantes comme le néant.
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‹ occupation : aventurière dans l'âme, souvent bénévole, étudiante par correspondance et mère à plein temps.
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‹ particularité : douée d'un sixième sens tel qu'on me soupçonne d'avoir le troisième œil.
‹ faits : Marie n'est plus ; que je me réhabitue à mon nom, mon visage et ma vie d'autrefois, tant bien que mal ; que les conséquences d'une année et demie volée sont rudes ; que je crois en Harry Potter depuis toujours ; que je suis une héroïne de guerre ; qu'il me manque du bon sens et une part d'humanité ; que je ne pourrais pas survivre sans ma fille, Lesath, ni son père, Rolf Scamander, à mes côtés ; que notre famille détonne ; que je suis l'une des sacrifiés scolaires de la guerre ; que Lesath est atteinte du syndrome Rosier.
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ernest holmes
Lorsque Matteo fait enfin son apparition, Marie se demande comment elle a bien pu faire pour ne pas se ronger les ongles jusqu'au sang – elle a commencé à les mordiller nerveusement en reconnaissant la silhouette encapuchonnée de Neville se faufiler, sans un regard, sur le toit de Madame Giupure. Elle ne signe rien non plus lorsque, désolé, il s'enquiert de l'inquiétude qu'il doit certainement lire sur son visage creusé. L'insurgée se lève, quelques articulations craquent, mais elle  se contente de baisser la tête vers le sol (reprends contenance, Loony) pour effacer les stigmates coupables qui déforment anormalement ses traits. En quelques enjambées, Casca et elle se retrouvent sous la tente principale et sa chaleur toute relative – elle est bien trop préoccupée pour se soucier qui ils avaient bien pu croiser en chemin (elle était plus préoccupée par leur situation bien trop bancale, qu'elle avait pu tourner et retourner dans tous les sens au même titre que ses ongles, et par les personnes qui foulaient en ce moment le toit du campement). Le regard noisette caresse les formes des denrées rapportées par Matteo sans jamais se fixer lorsque, tout d'un coup, les deux billes captent une teinte particulière, honteusement familière, de ce ravitaillement  ponctuel : du Polynectar, trois flacons aux doses tout aussi précieuses que nombreuses par les temps qui courent. Elle relève la tête à temps pour capter la fin de ses paroles. « … Mais j'ai réussi à négocier une bonne quantité de Polynectar. » Les yeux de l'insurgée frôle une nouvelle fois les items que Matteo continue de déballer avant de s'emparer d'un des récipients contenant le philtre de métamorphose. Marie est hypnotisée par le liquide, jalousement protégé par un verre moucheté et imparfait, tandis que du coin de l’œil, elle imprime les signes du jeune homme contre sa rétine. « Pourquoi tout le monde est si agité aujourd'hui ? Il s'est passé quelque chose ? J'ai l'impression que ça a changé depuis la dernière fois. »

Étrangement, le temps se met à s'écouler bien lentement et l'esprit de la jeune femme s'ébroue avant de s'infiltrer dans cette brèche précaire qu'il vient de lui-même créer, se mettant à tourner à plein régime avant même qu'elle ne réussisse à rattraper le coche. La pulpe de ses lèvres se coince entre l'émail de ses dents et avec une certaine gravité, elle tente de trouver les mots pour expliquer le plus simplement du monde – le moins violemment – à Matteo ce qu'il avait rapidement deviné. Le camp était à un tournant charnier, devenu la proie de changements dérangeants. Les raisons se forment, se présentent à elle, si rapidement qu'elle ne réussit à les capter pour les relier logiquement.

Ginny reprend consistance – Ginny se remet à vivre. Pansy et sa petite fille vivent sous sa tente – elles sont à la fois une menace et des cibles faciles, ici. Neville est présent, là, tout de suite – il ne devrait pas être au campement Giupure, aujourd'hui. Aloé ne veut plus de Casca – elle et bien d'autres : apeurés, acculés, ils veulent écarter toutes les catastrophes, toutes les menaces, de leur bulle haute perchée. Hermione trime, se fatigue, de plus en plus – les plans, les inquiétudes, les possibilités multiples, la situation qui n'a de cesse d'empirer, la tiraillent et la blessent sans que personne ne prenne le temps de véritablement s'en préoccuper. Ginny l'a vue, la blonde disparue : Luna, chimère insoluble, s'était accidentellement présentée à la rouquine un soir de pleine lune.

Marie regarde alors Matteo, droit dans les yeux, sans le voir véritablement. Elle le perçoit froncer des sourcils, se préparer à la bombe qu'elle s'apprêtait à lui délivrer – il savait la lire, Casca, il avait déjà vu le pire se former sur son expression volubile. Neville était ici mais Neville devrait être ailleurs. Chez les Belliqueux, les Aliénés, en mission, n'importe où mais pas ici. C'était déjà inquiétant de ne pas savoir quand (et non pas pourquoi ni comment) la benjamine des Weasley viendrait se confronter à son ancienne maîtresse ; ajouter Neville à l'équation était carrément angoissant. Merlin, faîtes qu'il ne s'aperçoive pas de la présence de Pansy. Il devrait... « … partir d'ici », souffle-t-elle alors dans un murmure, se décidant à fourrer à l'abri des regards indiscrets l'un des flacons de Polynectar ramené par Matteo dans sa fidèle besace en cuir. « Attends-moi là, je reviens », signe-t-elle avant d'empoigner sa baguette magique. Dans un mouvement, le bois usé remballe les objets étalés sur la table avant de transporter le sac vers  l'arrière-salle de la tente, là où deux insurgés étaient perpétuellement postés pour la sécurité et l'organisation des réserves du campement. C'est les mains vides qu'elle revient aux côtés de Matteo avant de se planter face à lui, rendant ainsi leur conversation parfaitement invisible aux autres insurgés présents sous la tente. « Tu n'es plus le bienvenu ici, Casca... », l'alias de Matteo a automatiquement fendu les airs pour sa sécurité, « Aloé sait qui tu es et elle ne veut pas que ton nom soit une menace de plus pour nous. Si ce n'est pas moi, je pense que... » L'idée que d'autres sorciers puissent le chasser du Toit la dérange et lui fait trembler l'échine. « On... se marche tous dessus, ça devient impossible d’œuvrer sereinement ici... Giupure n'a pas été monté sur le Chemin de Traverse pour accueillir autant de monde ! » La gorge serrée, elle rassemble une dernière fois les nombreuses raisons qui la poussent alors à signer des mots qu'elle ne pensait jamais devoir prononcer un jour. « On doit partir. » La dernière fois que leur sécurité avait été ainsi mise à mal, les Nocturnes avaient été découverts, démantelés, traqués. Sans l'avertissement de Draco, qui sait combien de vie se seraient simplement envolées derrière le Voile ? Marie a certainement l'air possédée mais elle se fiche bien de laisser entrevoir Luna à Grimaldi (il ne l'avait jamais connue, lui). L'idée d'un nouveau coup de chance devenait de plus en plus fabuleuse, même pour elle. Elle doutait pouvoir compter à nouveau sur Malfoy pour les avertir d'un danger imminent à l'avenir. « Tu me comprends? », signe-t-elle avec fermeté, loin des mouvements graciles qu'elle utilise habituellement pour utiliser le langage des Silencieux, plongeant cette fois un regard clairvoyant, acéré et inquiétant, dans les iris azurées de Grimaldi. Elle ne veut pas l'abandonner, Matteo, pas après tout ce qu'il a fait pour elle. Elle ne veut plus perdre qui que ce soit. Autant chercher la solution plutôt que de l'attendre indéfiniment.

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Dernière édition par Luna Lovegood le Ven 11 Mar 2016 - 0:48, édité 2 fois
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‹ gallions (ʛ) : 1682
‹ réputation : j'ai l'air de regretter la fin de cette guerre, que ce qui secoue ce monde nouveau paraît me révolter bien plus que les atrocités commises par le précédent gouvernement, que je suis un piètre journaliste et écrivain qui tente de percer dans un milieu qui n'a jamais voulu de lui.
‹ particularité : en plein flou.
‹ faits : j'ai soutenu la rébellion, bien que je n'ai quitté ma vie que sur le tard pour aller les retrouver, au détour de la création de la Renaissance du Phoenix ; que beaucoup n'ont pas cru à mon implication, du fait de ma naissance surtout ; que j'ai une tendance fâcheuse à commencer des choses et à ne pas les terminer ; que ma plus grande ambition est d'enfin publier un livre ; que ma fiancée est en fuite et que je n'ai aucune idée de si je la reverrai morte ou vive, offerte aux bons soins des Détraqueurs ; que la nouvelle société me répugne presque autant que la précédente, voir plus ; que je ferai sûrement tout pour ma soeur.
‹ résidence : dans le loft de la Bran Tower ou Eirene et moi vivions avant que tout ne vole en éclat. J'ai réussi à garder l'appartement par je ne sais pas quel miracle, il sert aujourd'hui à ma soeur et à mon beau-frère, Elias, parfois. En vérité je n'y suis pas souvent, je fuis l'endroit.
‹ patronus : une méduse géante
‹ épouvantard : un grand feu, l'anéantissement total de ma famille, rester seul au milieu des cendres
‹ risèd : Eirene se tenant à mes côtés, aussi heureuse qu'elle l'était à nos débuts, lorsque nous étions encore pleins de promesses et de projets fabuleux avant que tout ne soit jeté aux flammes.
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Marie a parfois ces regards étranges, traversants. Comme si la jeune française avait le pouvoir de vous transpercer ainsi. Souvent au début, avant qu'il ne la connaisse comment il la connaît maintenant, Matteo ressentait un malaise profond lorsqu'il se trouvait ainsi mis à nu. Aujourd'hui, le regard l'inquiète plus qu'il ne l'importune. Il le glace, en même temps qu'elle susurre : « … partir d'ici » L'incompréhension étire les traits de Casca, qui n'en détaille que plus le visage de Marie avant que celle-ci ne s'évanouisse derrière la toile du fond. Il n'a même pas noté le geste curieux de la jeune femme, lorsqu'elle cache dans son sac une bouteille de Polynectar qui ne rejoindra jamais le reste du stock. Son absence ne dure que quelques secondes, pourtant tout le long, Matteo se perd dans des questionnements sans fin. Sans même songer à les émettre à haute voix : ce ne sont que des doutes insidieux, difficiles à exprimer avec des mots. Une sorte de malaise général qu'il ressent, comme une menace. La table désormais vide les sépare alors que Marie se plante devant lui, ferme. « Tu n'es plus le bienvenu ici, Casca... » Pardon ? L'insurrection surgit avant même qu'elle n'ait eu le temps de poursuivre. Qu'a-t-il donc fait pour mériter ainsi son rejet ? De toutes les personnes habitant ce foutu camp, elle est la dernière qu'il aurait crue capable de lui parler de cette façon. Et de tous, elle est la dernière qu'il voudrait voir s'éloigner. « Aloé sait qui tu es et elle ne veut pas que ton nom soit une menace de plus pour nous. Si ce n'est pas moi, je pense que... » Aloe... A la lumière de sa compréhension, Matteo examine la situation avec un calme étonnant. Bêtement, savoir que Marie se soucie encore de lui le rassure et éclipse momentanément le fond du problème. « On... se marche tous dessus, ça devient impossible d’œuvrer sereinement ici... Giupure n'a pas été monté sur le Chemin de Traverse pour accueillir autant de monde ! » Il hoche la tête, passe une main sur son menton râpeux. Sourcils froncés, il détaille le sol avec concentration alors qu'il retourne les propos de Panda dans tous les sens, finissant par admettre qu'elle a raison. En arrivant ici plus tôt, il a bien remarque ce changement : maintenant qu'elle le dit, les choses sont claires. Le camp est bondé, et la proximité forcée pour tous ces rescapés menace de les faire repérer tant les tensions sont palpables. Un jour, ils commettront l’irréparable et Merlin sait ce qui adviendra d'eux, alors. « On doit partir. »

Matteo relève la tête, plonge son regard dans le sien, les mains immobiles, muettes. « Tu me comprends? » demande-t-elle, l'air halluciné, brusque et urgente dans ses gestes. « Bien sûr que je te comprends. » s'empresse-t-il de signer en retour, avant de s'éloigner de quelques pas. En réalité, sans doute ne comprend-il pas réellement les enjeux de la situation. Il mesure combien il serait dangereux pour tout le monde que la planque soit dévoilée, mais Matteo n'a pas vécu sur le long terme avec eux. Il ne peut se rendre compte avec précision de ce que cela demanderait aux Insurgés qui vivent ici depuis si longtemps, il n'a pas vécu la catastrophe qu'ont traversée les Nocturnes. Lui vit encore dans un manoir perdu dans la campagne anglaise, avec pour seul soucis d'être sous surveillance constante, sur le fil du rasoir. C'est aussi sans doute ce que doivent penser la plupart des Insurgés, et ce que devrait penser Marie si elle n'était pas aveuglée par son amitié candide pour lui. En cela, il lui en est reconnaissant et débordant de gratitude envers elle. « Aloe a sans doute raison, dans le fond. Je vous mets tous en danger en venant ici. J'ai essayé d'espacer mes visites, c'est juste que - » qu'il est incapable de se tenir éloigné trop longtemps. Il a cherché des réponses ici, au tout début. Maintenant, le repère est devenu un refuge loin de cette vie quotidienne qui lui convient de moins en moins. « - je ne peux pas arrêter de venir. Je ne peux pas. » Tu me comprends ? Parce qu'il y a Panda, parce qu'il y a Red, et Motus, parce qu'il y a le fantôme de Teresa et la tâche qu'il se doit d'achever pour elle, parce qu'ils ont besoin de lui, quelque part, même si beaucoup ne le savent pas et refuseront certainement de l'admettre. Il y a toutes ces raisons tues, mais il est certain que sans avoir besoin de le dire, Marie comprend. Marie comprend toujours. C'est une des qualités qu'il apprécie le plus chez elle, cette empathie naturelle qu'ils partagent et les épargne souvent d'avoir à se parler pour communiquer.

Casca finit par s'asseoir à demi sur la table. Oui, il faut qu'ils partent. Mais avant de devoir déménager tout le monde, avant même de penser à l'annoncer aux autres, il faut avant tout trouver où partir. Il songe un moment à se poser avec elle pour organiser une excursion proprement dite, peut-être s'aider de quelques personnes. L'inquiétude creuse de profonds sillons sur leurs fronts, et en un instant, il renonce à s'organiser. Le frémissement qui lui court sur la peau ne peut mentir sur ce qu'il ressent réellement : il a l'impression de repartir à l'aventure, sans filet de sécurité. Et cette fois, il plonge dans l'inconnu pour une raison noble autre que la satisfaction de sa curiosité, avec Marie en prime. « Allons-y tout de suite. Prends des affaires pour quelques jours, on décolle. »

Four days later + C'est bien beau de partir sans savoir. Mais leur connaissance du pays s'est révélée somme toute assez restreinte, trop en tout cas pour leur entreprise fougueuse et irréfléchie. En y repensant, malgré leurs recherches méthodiques et quadrillées, c'était une excursion plutôt désespérée et vouée à l'échec. Assis à la même table sur laquelle il a déballé ses victuailles quatre jours plus tôt, Panda lui fait face, les yeux cernés et le regard dans le vague. Matteo ne connaît de Londres et ses environs que ce qu'on a bien voulu lui montrer pour son travail, ou lors des réceptions mondaines. C'est triste, il connaît bien mieux certains pays qu'il ne connaît le sien.
Un contact sur son bras le tire de ses pensées : le visage de Marie est bien plus animé, comme animé d'une énergie nouvelle. Les paroles sont signées avec rapidité, presque de l'empressement -elle s'est beaucoup améliorée depuis qu'il lui a enseigné les tous premiers rudiments de la langue. « Je connais quelqu'un qui pourrait peut-être nous aider. Elle est cartographe il me semble. Tu veux qu'on essaie ? » Cartographe... Limpide. Le reste du plan est limpide. Une cartographe est tout ce dont ils ont besoin pour concentrer leurs recherches sur une zone particulière. « Ce serait parfait. On a besoin de quelqu'un pour cibler notre objectif. » Marie acquiesce, se relève. Un bref instant, Matteo songe à ces quelques jours qui ont passé à la vitesse de l'éclair, et cette absence qui menace un peu plus de briser sa couverture. Mais il est incapable de renoncer à ce qu'ils sont en train de construire. Plus les heures passent, moins l'envie de rentrer chez lui se fait sentir. Seule Anna lui manque terriblement et son inquiétude à son sujet s'intensifie douloureusement. Casca se lève à sa suite, rejette d'une pichenette mentale les problèmes moins urgents.

Plus tard dans la nuit, cachés dans l'ombre d'une ruelle sordide proche du repère des Belliqueux, Marie exécute un Patronus avec délicatesse. Le panda demeure un instant suspendu dans les airs en attendant de d'imprimer son message, ("Fauve, c'est Panda. Nous aurions besoin de trouver Dora... tu pourrais nous mettre en contact avec elle ?") puis disparaît après avoir reçu le nom de la destinataire. « Fauve ?... » ne peut-il s'empêcher de remarquer sous l’œil interrogateur de Marie. « Peu importe. »

Spoiler:
 

• • •


Que naissent, du tissu de notre rêve, des splendeurs énigmatiques et des ombres conquérantes, qu'un incendie total engloutisse ce monde et que ses flammes provoquent des voluptés crépusculaires, aussi compliquées que la mort et fascinantes comme le néant.


Dernière édition par Matteo Grimaldi le Ven 11 Mar 2016 - 22:12, édité 1 fois
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sheltering (part. 1)

matteo grimaldi, luna lovegood, emily callaghan & sansa rosier

La lumière l’étonne, l’aveugle presque. Elle déteste les patronus, échec personnel cuisant, petite chose qu’elle a trop longtemps essayé de produire mais qui n’a eu de cesse de la rejeter. Cela dit, plus encore que son aversion mêlée de fascination pour le sort, c’est la surprise qui ne tarde pas à l’enrober : ils sont peu, chez les Belliqueux, à parvenir à en produire (comme chez les mangemorts ; non, ne pas y penser, pas comme chez les mangemorts). Elle cligne des yeux, un peu par fatigue, un peu par incompréhension, avant de finalement reconnaître la forme : un panda. Panda, elle l’a rencontrée il y a quelques mois de ça, le même soir où elle a rencontré Harry, il lui semble bien. Un soir un peu triste, d’ailleurs, un peu glauque, un soir d’exécutions et de rebuts déchus, un soir où sa famille était sur l’estrade, mais du coté des bourreaux, Simon et ses roses tatouées, Draco et ses yeux délavés. La blonde chasse le macabre souvenir de sa tête d’un mouvement évasif et reporte son attention sur le message qui vient de lui être délivré : « Fauve, c'est Panda. Nous aurions besoin de trouver Dora... tu pourrais nous mettre en contact avec elle ? ». Il n’y a qu’elle, il n’y a qu’un fauve pour trainer à cette heure là dans l’asile des Aliénés et savourer le silence et la solitude. Elle a arpenté les couloirs, sans faire de bruit, féline sans pour autant pouvoir se laisser aller à se transformer ; elle a conscience de ne pas disposer du contrôle nécessaire pour céder à ce genre de pulsions. Elle est allée veiller sur le sommeil de Kid, et puis celui d’Elias, tous deux souvent bien trop agités pour se reposer correctement ; elle a couvé du regard Emily, aussi.

La brune s’est endormie dans le lit de la blonde (au milieu de ton odeur rassurante de grand chat, a t-elle dit un matin). Toutes les deux sont de plus en plus proches, de plus en plus inséparables. Il semblerait que Dora soit l’une des seules personnes de ce monde à pouvoir apporter à Sansa le calme qu’elle a tant cherché ; et en ce sens, la Rosier rechigne à la laisser s’en aller. Elle sait bien, pourtant, qu’elle devrait pousser Emily a passer plus de temps avec son propre groupe ; mais une part d’elle se prend à espérer qu’elle la rejoigne chez les Belliqueux. Elles n’ont encore jamais évoqué le sujet, cela dit, malgré les nombreuses heures passées ensemble de ce maudit asile dont les murs rendraient n’importe qui claustrophobe (pas si différents des cachots serpentard, cela dit, pense parfois l’insurgée). Dans les draps sommaires de Fauve, Dora a un visage d’ange, mais peut-être est-ce l’amitié qui pousse la blonde à la voir ainsi. Elle a beau être agressive, elle ne s’est jamais prétendue insensible, et une voix lui chuchote qu’elle serait prête à n’importe quoi pour préserver Emily. La protéger, elle en a fait sa mission de tous les instants, bien que la brunette possède une force étrange - et bien qu’elle ait parfois l’impression d’avoir sur elle une influence malsaine. Toujours est-il que c’est d’une caresse douce qu’elle la réveille, avant de chuchoter : « J’ai reçu un message de Panda, elle dit qu’elle a besoin de toi, je sais pas trop pourquoi. Tu veux que je t’accompagne ? » Un hochement de tête, puis les deux femmes se préparent en vitesse et emboitent le pas au patronus, le seul à pouvoir les amener jusqu’à Marie.

La nuit est profonde et mordante, mais la marche lui parait tout de même trop courte. C’est surement parce qu’elle est rongée par l’habituelle inquiétude, aux aguets, à l’affut du moindre bruit, trop désireuse de savoir ce que Panda peut bien leur vouloir. Le seul signe extérieur qu’elle laisse trahir cette angoisse, ce sont ses ongles qui grattent le bois de sa baguette. Ce dernier ressort sous le clair de lune ; c’est cette même baguette qu’elle a eu au début de sa première année à Poudlard, avec le bois de charme d’origine, si clair qu’elle s’est longtemps demandé s’il ne jurait pas avec elle. « Pourquoi elle a besoin de nous, à ton avis ? » demande finalement Sansa d’un ton un peu brutal. Elle est encore mal habituée aux collaborations entre les différents groupes d’insurgés, bien qu’elle soit pourtant la première à en louer les bénéfices, étrangement. Un regard à Dora la pousse finalement à hausser les épaules, avant de conclure : « Oublie ». Elles approchent, de toute façon. Fauve a reconnu la fine silhouette de Panda, mais elle ne peut s’empêcher d’esquisser un mouvement de recul en apercevant qu’elle n’est pas seule. Un instant, l’idée qu’elles aient manqué de prudence la traverse, mais Emily a continué d’avancer, si bien que la blonde n’a pas d’autre choix que de la rattraper à l’aide de petites foulées tendues. L’inconnu accompagnant Marie se précise au fur et à mesure qu’elle se rapproche de lui ; et bientôt elle devine Matteo, ce qui ne l’aide pas à se détendre. Matteo et elle, pendant un temps, ça avait été étrange, un peu trop étrange. Et puis Kid avait débarqué, et de toute façon, elle s’était plus ou moins persuadée qu’elle n’était qu’une parmi tant d’autres pour Casca ; une qui ne lui apporterait rien, et avec lequel il n’aurait pas d’avenir. A présent, toutefois, le groupe qu’ils composent tous les quatre en ressort étrange, investi de liens qui se recoupent. Agitée, elle l’est sans aucun doute, autant dans ses regards que dans les pauvres signes de politesse qu’elle essaye de bafouiller, et qui sonnent durs et butés.
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‹ crédits : mathy, et tumblr pour les gifs
‹ dialogues : #ff9966.


‹ âge : vingt-trois ans
‹ occupation : perdue sans but dans la vie.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : septembre 1992 et mai 1998.
‹ baguette : est celle de ma mère. Elle est en bois de bouleau, contient un crin de licorne et mesure 26,5 centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 1786
‹ réputation : je suis une petite poupée abîmée, malmenée et détruite.
‹ faits : je suis d'origine irlandaise et de sang-mêlé. J'ai un tempérament de feu, suis énergique, loyale et parfois possessive.
J'ai fait partie de l'AD, ai combattu pendant la bataille de Poudlard, ai été rebut, ai participé à la reprise de Poudlard et à la bataille finale et suis maintenant un héros de guerre.
Je manie également parfaitement une dizaine d'armes blanches et maîtrise le combat rapproché.
‹ résidence : dans ma maison d'enfance mais y passe très peu de temps. Le plus souvent vous me trouverez dans des bars ou des boîtes de nuit à tenter d'oublier ce qu'est ma vie.
‹ patronus : un panda mais il m'est encore très difficile d'en produire un
‹ épouvantard : l'oubli. Visuellement cela se traduit par un voile noir qui l'enveloppe.
‹ risèd : ma famille réunie autour de moi pour fêter mon diplôme d'auror.
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Le sommeil fragile, les rêves obscurs et les souvenirs écarlates. Dormir était un luxe qu’elle ne s’accordait qu’en de rares occasions. A la place, l’amertume du café et les potions énergisantes – qu’elle piquait à l’infirmerie ou reproduisait à sa propre sauce – rythmaient ses interminables insomnies. Vivre au camp des insurgés sur le toit de Madame Guipure n’était pas une vie ; sa vie même n’en était plus une. Elle ne savait plus qui elle était et avait quasiment tout perdu de ce qui faisait d’elle la Emily du passé. Douloureux constat et irréfutable évidence. Etouffante, oppressante, la solitude qu’elle tentait obstinément de maintenir autour d’elle n’était plus possible chez les Nocturnes. Le manque de place, l’effervescence permanente, la colère, l’ennui … Tout cela la rendait malade. Alors elle fuyait, s’échappait au loin, espérant que la distance qu’elle mettrait entre elle et cette prison à ciel ouvert serait proportionnelle à un bien-être ponctuel. Mais voilà, que ce soit ici ou là-bas, la souffrance était la même ; la seule différence portait un nom : Sansa. Depuis les événements de Godric’s Hollow, elles s’étaient rapprochées. Elles se comprenaient. Cette même douleur, cette même culpabilité … Sansa avait beau être une Belliqueuse et revendiquer parfois une certaine antipathie, Emily savait qu’elles ressentaient autant l’une que l’autre. Ensemble, l’objectif était de surmonter les maux et la douleur. Elle se sentait en sécurité en présence de la blonde, et en échange, elle avait l’impression d’être un soutien indispensable à la quiétude de son amie. Enchaînée, dépendante et pourtant si reconnaissante. Si elle dormait, c’était grâce à Sansa. Si elle était protégée, c’était encore grâce à Sansa. Toujours sur la défensive, toujours méfiante, mais pourtant si calme, si paisible lorsque la Belliqueuse gardait un œil sur elle.

Une douce caresse sur son bras la tira de la torpeur superficielle dans laquelle elle s’était enveloppée. L’ouverture de ses yeux fut vive et l’éveil instantané. Reliques de ses repos avortés lorsqu’elle était encore rebut. Les mots qui attinrent ses oreilles la surprirent. « J’ai reçu un message de Panda, elle dit qu’elle a besoin de toi, je sais pas trop pourquoi. Tu veux que je t’accompagne ? » Un pincement de lèvres, un haussement d’épaules et elle se laissa entraînée par Sansa. Ses mains attrapèrent machinalement son sac à dos alors qu’elle se demandait ce que Marie – Panda – voulait d’elle. En quoi pouvait-elle être utile ? Elle qui n’était plus qu’une ombre survivante et apathique. De ses doigts, elle tapotait machinalement le manche du couteau et la baguette qui étaient accrochés à sa ceinture. Elle ne savait pas où elle allait, elle ne savait pas ce qu’elle faisait, mais un calme olympien la traversait des pieds à la tête. Grâce à son entraînement peut-être, grâce à Sansa surtout. A présent, ses couteaux n’étaient plus sa seule ligne de défense, et quoi qu’il arrive, elle ne serait jamais totalement seule. « Pourquoi elle a besoin de nous, à ton avis ? » Elle ne répond pas, parce qu’elle ne sait pas. On ne lui en laisse pas non plus le temps. « Oublie. » Alors elle obéit, et suit, d’abord en retrait et peu à peu, elle prend de l’assurance, accélère le pas, au travers de la nuit fraîche et revigorante. Doucement, elle ralentit, et les silhouettes qui se détachèrent dans la lumière dissipée du patronus attirèrent son attention. Elle continua, sans remarquer que Sansa s’était immobilisée quelques mètres en arrière. La curiosité la gagna. Quelle pouvait être la raison de cet entretien au beau milieu de la nuit ? Trop de questionnement, trop d’incertitude, et en même temps, une envie certaine de partir à l’aventure.

De sa carrure fragile et longiligne, elle s’arrêta devant Panda et l’inconnu qu’elle avait sûrement déjà entraperçu au campement une ou deux fois. Méfiante, elle ne savait pas trop quoi faire. Elle avait confiance en Marie, en Sansa aussi, mais lui, pouvait-elle vraiment lui faire confiance ? Elle le dévisagea de la tête au pied, exprimant ouvertement son mépris envers lui, lui qui ne ressemblait pas vraiment à un insurgé, lui qui était toujours de passage et qui vivait bien mieux que tous les insurgés réunis. Elle était peut-être envieuse ou jalouse. Et enfin elle s’adressa à Panda, sans lâcher le nouveau venu du regard. « Tu m’as demandée ? » Belle entrée en matière. Elle n’avait jamais su y faire avec les mots. Ses yeux se détachèrent finalement de l’homme pour se poser avec douceur sur Marie. « En quoi puis-je t’être utile ? » A ses côtés, elle sentait la nervosité de sa camarade et pour la rassurer, elle se rapprocha d’elle pour coller leurs deux épaules l’une contre l’autre. Une façon silencieuse de lui dire Je suis là tant que tu restes avec moi.

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    These fleeting charms of earth. Farewell, your springs of joy are dry. My soul now seeks another home, a brighter world on high.
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‹ âge : (depuis le 13/02/04) 23
‹ occupation : aventurière dans l'âme, souvent bénévole, étudiante par correspondance et mère à plein temps.
‹ maison : Serdaigle
‹ scolarité : septembre 1992 et décembre 1997.
‹ baguette : mesure 25, 8 centimètres, a été taillée dans du bois de sorbier et son cœur recèle un ventricule de dragon.
‹ gallions (ʛ) : 7875
‹ réputation : je suis différente ; même je ne suis plus aussi loony qu'auparavant.
‹ particularité : douée d'un sixième sens tel qu'on me soupçonne d'avoir le troisième œil.
‹ faits : Marie n'est plus ; que je me réhabitue à mon nom, mon visage et ma vie d'autrefois, tant bien que mal ; que les conséquences d'une année et demie volée sont rudes ; que je crois en Harry Potter depuis toujours ; que je suis une héroïne de guerre ; qu'il me manque du bon sens et une part d'humanité ; que je ne pourrais pas survivre sans ma fille, Lesath, ni son père, Rolf Scamander, à mes côtés ; que notre famille détonne ; que je suis l'une des sacrifiés scolaires de la guerre ; que Lesath est atteinte du syndrome Rosier.
‹ résidence : dans cette drôle de demeure du Devon, en forme de tour d'échecs, avec Rolf et notre fille, Lesath. Autrefois musée du gouvernement, aujourd'hui réhabilitée, elle s'élève toujours aux abords de Loutry-Ste-Chapsoule.
‹ patronus : un sombral, après de nombreuses métamorphoses (le lièvre et le panda ont été les plus marquantes).
‹ épouvantard : une forme prostrée dans un sous-sol tantôt calciné, tantôt humide (représentation d'un retour en arrière inéluctable, sans Lesath, sans Rolf, sans ceux qui comptent pour moi).
‹ risèd : une longue chaine dorée, sertie de six pendentifs très particuliers.
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we can no more do without spirituality than
we can do without food, shelter or clothing.
ernest holmes
« Fauve ?... », elle attend que son Patronus ne disparaisse de sa vue, traversant le premier mur d'enceinte de l'asile ruiné dans lequel les Aliénés se sont réfugiés après l'éclatement de l'Ordre, pour se retourner vers Matteo et lui jeter une œillade interrogatrice. « Peu importe. ». Les bras croisés contre sa poitrine, elle observe son visage altéré par les jours qu'ils venaient de passer. Fatigué mais étonnamment espiègle, errer dans les régions anglaises semblait avoir rendu une certaine vitalité à Matteo, malgré les nombreux échecs rencontrés, se rendant compte qu'au final ils ne pourraient jamais atteindre seuls le but qu'ils s'étaient fixés. Protectrice, elle l'était, élaborant constamment des scénarios multiples à place des autres pour pouvoir toujours anticiper et ne jamais se laisser surprendre. Le regard noisette  abandonne finalement le visage de Matteo pour se concentrer sur le bout de la ruelle, guettant le moindre signe de vie, le moindre mouvement anormal. Marie ne lui a pas conseillé de retourner chez lui, pas une seule fois. Malgré la situation désastreuse dans laquelle l'héritier s'embourbait plus rapidement qu'il ne lui en fallait pour dire Umgubular Slashkilters, continuant de brasser les régions les plus éloignées de Londres à ses côtés. Elle connaît la situation de Grimaldi, Luna, elle sait qu'il étouffe là-bas. « Tu sais, la seule fois où je t'ai vu si nerveux, c'est le jour où tu m'as présenté Anna. » Un sourire étire mystérieusement ses lèvres tandis qu'elle estime, à quelques secondes près, son message délivré à la blonde passionnée et volcanique qu'est Sansa. « Relaxe. Elle a plus le fond d'un chaton que d'un véritable lion, tu verras. » Elle ne connaît pas le passif de Matteo avec la jeune Rosier, c'est sans doute pour ça qu'elle l'encourage à se détendre, bien naïvement.

Les minutes s'écoulent tranquillement sans que le moindre problème ne vienne les trouver. Du moins, lorsque deux silhouettes familières se matérialisent finalement devant elle, naissance d'un problème spécifique il y a. Il paraît si anormal, si étonnant, que l'insurgée ne le juge pas assez important pour s'en familiariser. (Ils sont tous les quatre du même côté, non?). Elle reste ignorante de la sécheresse qu'emploie Sansa pour les saluer (elle use d'un sourire étincelant en retour), elle ne voit pas le regard menaçant qu'Emily jette à son ami (elle préfère se souvenir des instants qu'elles ont toutes deux partagés à Poudlard, même si devoir les taire lui noue toujours autant les tripes). Elle ne retient que le sourire rassurant de Dora et la tendresse qu'elle emploie pour s'adresser à elle.  « En quoi puis-je t'être utile ? ». C'est avec un regain d'énergie (peut-être que la jeune femme reviendrait parmi eux, après tout, s'ils parvenaient à trouver un nouveau refuge aux rebelles excédents du Chemin de Traverse) que Marie expose aux deux nouvelles venues les raisons de leur impromptue visite. Sans même s'en rendre compte, ses mains bougent en même temps que ses lèvres, usant d'un langage corporel parfaitement synchronisé avec les mots aériens qu'elle se met à utiliser. « Quelque chose de grand, d'éloigné sans trop l'être et de bien trop désuet pour  attirer l'attention des mangemorts, est-ce que ça te parle ? » Les sourcils se froncent un instant en remarquant que son amie s'est rapprochée de Sansa, les deux insurgées faisant front ensemble contre un danger qu'elle ne perçoit (toujours) pas. Marie jette un regard étonné à Matteo – lui aussi commence à se braquer - avant de revenir sur Emily et Sansa, dont les expressions se perdent en entendant la requête de l'insurgée résonner entre eux quatre. « On veut déménager Giupure. », balance-t-elle de but en blanc, omettant de préciser que ce on n'englobe que Matteo et elle. Aucun leader, ni Harry, ni même Susan, ne leur a confié la mission bien spécifique de trouver un lieu de remplacement pour leur groupe hétéroclite. Elle espère juste que l'amitié qui la lie à Emily soit suffisante (elle ne ressemble en rien à celle qu'elles partageaient, Luna et elle) pour éviter les questions gênantes. Pour éviter les méfiances.

• • •

AND SO WE STOOD TOGETHER JUST LIKE THAT, AT THE TOP OF THAT FIELD FOR WHAT SEEMED LIKE AGES, NOT SAYING ANYTHING, JUST HOLDING EACH OTHER; WHILE THE WIND KEPT BLOWING AND BLOWING AT US, TUGGING OUR CLOTHES, AND FOR A MOMENT, IT SEEMED LIKE WE WERE HOLDING ONTO EACH OTHER BECAUSE THAT WAS THE ONLY WAY TO STOP US FROM BEING SWEPT AWAY INTO THE NIGHT.




Dernière édition par Luna Lovegood le Mar 15 Mar 2016 - 1:06, édité 3 fois
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‹ liens utiles :
‹ âge : trente
‹ occupation : tisseur de mots, journaliste, coureur de monde. à la dérive.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : 1984 et 1991.
‹ baguette : était en bois d'érable, relativement flexible, mesurait 26,8 cm et contenait un coeur de phoenix.Désormais brisée, j'ai hérité d'une baguette récupérée sur le cadavre d'un mangemort: bois de noyer noir, 32 cm, coeur inconnu, et absolument pas faite pour moi.
‹ gallions (ʛ) : 1682
‹ réputation : j'ai l'air de regretter la fin de cette guerre, que ce qui secoue ce monde nouveau paraît me révolter bien plus que les atrocités commises par le précédent gouvernement, que je suis un piètre journaliste et écrivain qui tente de percer dans un milieu qui n'a jamais voulu de lui.
‹ particularité : en plein flou.
‹ faits : j'ai soutenu la rébellion, bien que je n'ai quitté ma vie que sur le tard pour aller les retrouver, au détour de la création de la Renaissance du Phoenix ; que beaucoup n'ont pas cru à mon implication, du fait de ma naissance surtout ; que j'ai une tendance fâcheuse à commencer des choses et à ne pas les terminer ; que ma plus grande ambition est d'enfin publier un livre ; que ma fiancée est en fuite et que je n'ai aucune idée de si je la reverrai morte ou vive, offerte aux bons soins des Détraqueurs ; que la nouvelle société me répugne presque autant que la précédente, voir plus ; que je ferai sûrement tout pour ma soeur.
‹ résidence : dans le loft de la Bran Tower ou Eirene et moi vivions avant que tout ne vole en éclat. J'ai réussi à garder l'appartement par je ne sais pas quel miracle, il sert aujourd'hui à ma soeur et à mon beau-frère, Elias, parfois. En vérité je n'y suis pas souvent, je fuis l'endroit.
‹ patronus : une méduse géante
‹ épouvantard : un grand feu, l'anéantissement total de ma famille, rester seul au milieu des cendres
‹ risèd : Eirene se tenant à mes côtés, aussi heureuse qu'elle l'était à nos débuts, lorsque nous étions encore pleins de promesses et de projets fabuleux avant que tout ne soit jeté aux flammes.
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« Tu sais, la seule fois où je t'ai vu si nerveux, c'est le jour où tu m'as présenté Anna. » Bien sûr, il s'en souvient très bien. Mais il avait alors une raison un peu moins bête d'être nerveux. Il se déteste, merlin comme il se déteste. On lit sur son visage comme sur un livre ouvert. Seule Marie est susceptible de ne pas percevoir pleinement la gêne qu'il contient péniblement, puisque Marie est Marie et que les choses du réel que les gens normaux comprennent sans difficultés lui échappent bien souvent. C'est à la fois rassurant et agaçant, mais pour l'heure il en est bien content. Il n'a jamais été lui parler de ses brèves rencontres avec la blonde, et ne lui en parlera jamais. Il y a quelques temps, se retrouver à partager une quête de ce genre avec elle lui aurait collé un sourire indélébile. Maintenant, il tente de se persuader que le malaise passera, et puis, merde, après tout, rien de ce qui s'est passé – ou pas, d'ailleurs – entre eux n'a d'importance. L'air frais lui décolle les poumons alors qu'il inspire profondément, deux silhouettes féminines émergeant de l'ombre pour s'avancer vers eux. « Relaxe. Elle a plus le fond d'un chaton que d'un véritable lion, tu verras. » « J'endoute » grommelle-t-il pour lui-même. « Tu m’as demandée ? » Pour ne rien gâcher, le regard peu amène de la troisième jeune femme achève de le renfrogner. Définitivement braqué, il soutient le regard de la supposée Dora. Tout en elle crie sa méfiance, et lui-même commence à s'agacer de devoir sans cesse justifier sa présence. Chaque chose en son temps, n'arrête-t-il pas de se répéter. Un jour ils verront, un jour ils comprendront. Lentement, la brune se détourne de lui et adopte une attitude plus avenante envers Panda, qu'elle semble connaître et apprécier plus que sa présence. Il jette un regard morose à Sansa avant de changer de pied d'appui, un soupir discret s'échappant d'entre ses lèvres. Peut-être devrait-il se fendre d'un bonsoir, mais sa politesse habituelle a fini par se perdre avec la tension. Dans le genre retrouvailles merdiques on a rarement vu pire.

« En quoi puis-je t’être utile ? » « Quelque chose de grand, d'éloigné sans trop l'être et de bien trop désuet pour attirer l'attention des mangemorts, est-ce que ça te parle ? » La requête de Panda est drôlement posée et dépeint sur leurs visages toute la perplexité du monde. « On veut déménager Giupure. » On. Il jette un regard hésitant à Marie, s'attendant à ce qu'elle continue et explique ce qui se passe là-haut sur les toits, ce qui l'a motivée à chercher, avec lui, un endroit plus grand et plus sécurisant pour les Insurgés. Elle n'en fait rien. Le regard de Dora dévie de nouveau sur lui, brièvement. De toutes les facettes qui le constituent, la diplomatie et l'art de mettre en confiance lui sont certainement les plus utiles. Malgré son envie de lui rentrer dans le lard, à cette petite brune, il se force à se détendre et à tailler dans le vif du sujet avec le plus de subtilité possible. Le but est, qu'à la fin, la cartographe accepte de les aider. Les épaules collées dans une attitude défensive des deux filles laissent supposer que si Dora participe à la recherche, Sansa sera aussi de la partie. Devoir composer avec tout le monde ne va pas être simple. Mais il sait faire. Il sait faire. Sois agréable Matteo. « Ça fait quatre jours qu'on sillonne Londres de long en large mais la ville est définitivement trop grande pour s'y prendre seulement à deux. » Sans compter que Marie est une Insurgée recherchée, et lui-même bien trop surveillé pour se permettre de faire n'importe quoi n'importe où avec n'importe qui. Le Polynectar caché au fond de son sac finira sûrement par lui servir, mais ce n'est qu'une petite bouteille, pas question d'en gâcher. « Les endroits désaffectés ne manquent pas mais ne sont pas assez grands pour ce qu'on espère en faire ; le Londres sorcier est trop surveillé pour qu'on ait pu s'y pencher vraiment, peut-être que vous connaissez – son regard passe de l'une à l'autre, impliquant le duo – un coin prometteur qu'on pourrait aller voir de plus près. » Le ton est bas et posé, et à mesure qu'il parle, le trouble ressenti s'évanouit doucement pour se concentrer sur son but initial. « Si vous refusez, on cherchera de l'aide ailleurs. Seulement, évitez d'en parler autour de vous. Ça vaudra mieux, d'ici à ce qu'on ait trouvé. » conclut-il. Cela dit, avec une cartographe, l'affaire s’avérerait plus facile. D'autant que les jours lui sont comptés, que son absence prolongée lui vaudra assurément des questions appuyées et des soupçons renforcés. N'y pense pas, pas maintenant.

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Que naissent, du tissu de notre rêve, des splendeurs énigmatiques et des ombres conquérantes, qu'un incendie total engloutisse ce monde et que ses flammes provoquent des voluptés crépusculaires, aussi compliquées que la mort et fascinantes comme le néant.
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sheltering (part. 1)

matteo grimaldi, luna lovegood, emily callaghan & sansa rosier

« Tu m’as demandée ? En quoi puis-je t’être utile ? » Fauve a rarement entendu une telle antipathie dans la voix de sa camarade, mais elle ne peut pas non plus lui en vouloir : force est de constater qu’elles viennent d’être tirées de leur planque au beau milieu de la nuit, pour participer à une mission dont elles ne connaissent même pas la finalité. Et si l’on considère, en plus, que Matteo est un inconnu pour la brune au même titre qu’il est un malaise pour la blonde, l’entreprise devient encore plus bancale. Une épaule touche la sienne, et elle se retient de sursauter, désireuse de ne rien montrer ; en revanche, elle ne contrôle pas le frisson qui lui parcoure l’échine, produit de la surprise mélangée au froid et à l’excitation. Elles vont en mission (enfin, probablement ?), et ça signifie avoir un but sur lequel se concentrer, oublier tout le reste, se rendre utile, comprendre pourquoi on trime dans la boue tous les jours. « Quelque chose de grand, d'éloigné sans trop l'être et de bien trop désuet pour attirer l'attention des mangemorts, est-ce que ça te parle ? » La blonde relève un sourcil en guise d’incompréhension, avant d’échanger un regard avec la future belliqueuse. La requête lui semble étrange ; enfin, inhabituelle, tout du moins. Elle a l’habitude de la violence, parfois de personnes à escorter, à la rigueur, mais surtout d’informations à soutirer (d’âmes à torturer de ses crocs, et dont elle oublie tout sitôt redevenue humaine, pratique instrument de guerre). Or, n’est-ce que pas un… endroit, qu’on lui demande de trouver cette fois ? « On veut déménager Giupure. » continue l’insurgée, dans l’idée d’être plus explicite. Fauve perd un peu le fil ; elle n’a quasiment jamais mis les pieds là-bas. Une fois, peut-être, ou deux, avec Harry ? Elle connait mal les moeurs et les planques des autres groupes, bien qu’elle s’y intéresse pourtant, et qu’elle se soit déjà aventurée à poser des questions à Emily.

Bien heureusement, elle s’adapte à tout, et son esprit vif tente déjà de décrypter les gestes esquissés par les mains de Panda, qu’elle est inapte à comprendre mais qui l’intriguent. A côté de ses pensées, la discussion continue de se dérouler, et c’est la voix de Matteo qui tranche cette fois la nuit : « Ça fait quatre jours qu'on sillonne Londres de long en large mais la ville est définitivement trop grande pour s'y prendre seulement à deux. » Quatre jours. Quatre jours qu’il cavale pour les insurgés, qu’il s’investi pour leur cause. Fauve se détend, satisfaite ; elle ne se l’explique pas, mais elle apprécie qu’il se rapproche d’eux, elle continue d’espérer qu’il les intègre pleinement. Un peu parce qu’il est toujours bon de voir grossir leurs rangs, un peu aussi parce que c’est lui. Elle décide d’essayer de faire des efforts pour s’adoucir, bien que ce ne soit pas sa compétence première, au moins parce qu’elle se rappelle de la méfiante dont les autres Belliqueux avaient fait preuve à son égard au départ, et ce malgré le fait qu’Elias lui facilitait la tâche. Elle était alors la petite héritière, la luxueuse sang-pur, pour eux ; et ils l’avaient regardée avec une animosité teintée de curiosité, avant qu’elle ne parvienne à faire ses preuves. « Les endroits désaffectés ne manquent pas mais ne sont pas assez grands pour ce qu'on espère en faire ; le Londres sorcier est trop surveillé pour qu'on ait pu s'y pencher vraiment, peut-être que vous connaissez… un coin prometteur qu'on pourrait aller voir de plus près. » continue Casca, d’une voix plus assurée. Eviter le Londres sorcier, peut-être qu’un né moldu serait plus indiqué, pense t-elle en un flash.

Puis elle comprend : des cartes. C’est donc pour ça qu’ils ont besoin d’elles (ou plutôt, de Dora). Cette dernière est essentielle à la mission, et si Sansa fait le premier pas, alors Emily acceptera de la suivre - n’est-ce pas, qu'elle acceptera ? Déjà, Matteo leur parle de refuser, mais elle s’empresse de trancher dès son discours terminé : « J'en suis ». Un regard surpris de Dora vient effleurer son visage, et Fauve soutient ses yeux bruns pendant un temps. Puis, d’un geste félin, elle attrape l’épaule de son amie avec toute la douceur dont elle est capable et l’entraine un peu plus loin, histoire de pouvoir la convaincre en privé. « Ils ont besoin... ils ont besoin de nous» commence t-elle à voix basse. « Surtout de toi, je crois. De tes cartes, au moins. Et - s'il te plait, on a vraiment besoin de s'éloigner d'ici pendant un temps.  » Non pas que l’asile des Belliqueux ne soit particulièrement étouffant, mais  un peu quand-même - surtout depuis que la blonde s’oppose quasi systématiquement aux décisions d’Alan, qu’elle refuse de considérer comme leur leader. Sortir (partir) ne pourra leur faire que du bien, le jaguar le sait ; et elle ne peut s’empêcher, comme à son habitude, de prendre les décisions pour caresser un semblant de contrôle. Toutefois, elle garde conscience que la moitié de la décision revient à Emily - aussi supplie t-elle du regard, tout en cherchant une foule de nouveaux arguments, au cas où.
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HERO • we saved the world
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‹ âge : vingt-trois ans
‹ occupation : perdue sans but dans la vie.
‹ maison : Gryffondor
‹ scolarité : septembre 1992 et mai 1998.
‹ baguette : est celle de ma mère. Elle est en bois de bouleau, contient un crin de licorne et mesure 26,5 centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 1786
‹ réputation : je suis une petite poupée abîmée, malmenée et détruite.
‹ faits : je suis d'origine irlandaise et de sang-mêlé. J'ai un tempérament de feu, suis énergique, loyale et parfois possessive.
J'ai fait partie de l'AD, ai combattu pendant la bataille de Poudlard, ai été rebut, ai participé à la reprise de Poudlard et à la bataille finale et suis maintenant un héros de guerre.
Je manie également parfaitement une dizaine d'armes blanches et maîtrise le combat rapproché.
‹ résidence : dans ma maison d'enfance mais y passe très peu de temps. Le plus souvent vous me trouverez dans des bars ou des boîtes de nuit à tenter d'oublier ce qu'est ma vie.
‹ patronus : un panda mais il m'est encore très difficile d'en produire un
‹ épouvantard : l'oubli. Visuellement cela se traduit par un voile noir qui l'enveloppe.
‹ risèd : ma famille réunie autour de moi pour fêter mon diplôme d'auror.
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En temps normal, Emily ne se serait jamais montrée aussi virulente envers quelqu’un qu’elle ne connaissait pas. Ses parents lui avaient appris la politesse et la tolérance, et elle s’était toujours tenue à son éducation et ses idéaux. Mais observant où l’avait menée cette obstination, ses années de rebut l’avaient rendue méfiante et méprisante. Elle n’accordait plus aussi facilement sa confiance. Marie, Sansa … Elles avaient toutes les deux prouvé leur valeur. Cela lui avait pris du temps, mais à présent, elle ne pouvait imaginer survivre à tout cela sans ses amis. Son besoin de s’isoler du campement des Nocturnes, son envie soudaine de rejoindre les Aliénés, tout ça ne l’empêchait pas de croire en l’amour que lui portaient ses amis qu’ils soient ici, ou là-bas.

Elle n’avait pas voulu se montrer sèche ou désagréable, mais son air renfrogné face à la présence de cet inconnu avait peut-être rendu son ton un peu plus dur qu’à l’ordinaire. Marie avait toujours été un ange avec elle, l’avait soutenue et aidée à s’intégrer au camp lorsqu’elle n’avait envie que d’une chose : mourir. Mais voilà elle était restée, et à présent, elle était suffisamment impliquée chez les insurgées pour apporter son aide à quiconque la demanderait. Marie la première … Perçant l’obscurité, elle tentait de percevoir les traits du visage de son amie, afin de savoir si elle lui en voulait de lui avoir parlé ainsi. Cependant, la voix posée de Panda étouffa ses doutes et elle écouta silencieusement la demande qui lui était soumise. « Quelque chose de grand, d'éloigné sans trop l'être et de bien trop désuet pour attirer l'attention des mangemorts, est-ce que ça te parle ? » Assez vite, des images de lieux lui traversèrent l’esprit. Ces derniers temps, elle avait beaucoup arpenté les environs, le Londres magique, autant que le Londres moldu pour tenter de cartographier tous les lieux stratégiques qui pourraient être utiles aux insurgés dans les mois ou années à venir. Jusqu’à présent, ses cartes n’avaient pas été d’une utilité transcendante ; pourtant, ce temps semblait révolu, son métier naissant de cartographe servirait peut-être enfin. « On veut déménager Giupure. » Elle n’était donc peut-être pas la seule à percevoir la pesante atmosphère qui résidait en la demeure des insurgés Pacifiques et Audacieux. Quelle bonne initiative ! aurait-elle voulu s’exclamer … L’ancienne Emily l’aurait sûrement fait, sans tenir compte des dangers qui pourraient les entourer. Mais la nouvelle Emily était un peu plus posée, un peu moins expansive, elle tut donc son opinion sur cette question et se tourna vers le jeune homme lorsqu’il s’adressa à elle. « Ça fait quatre jours qu'on sillonne Londres de long en large mais la ville est définitivement trop grande pour s'y prendre seulement à deux. » Un acquiescement d’approbation, parce qu’elle comprenait … Seule, cela lui avait pris plus de quatre mois pour sillonner les quatre coins de la ville sans s’attarder sur les détails, alors quelques jours … « Les endroits désaffectés ne manquent pas mais ne sont pas assez grands pour ce qu'on espère en faire ; le Londres sorcier est trop surveillé pour qu'on ait pu s'y pencher vraiment, peut-être que vous connaissez un coin prometteur qu'on pourrait aller voir de plus près. » Elle posa son index sur sa bouche et tapota dessus en réfléchissant sérieusement à la question. « Si vous refusez, on cherchera de l'aide ailleurs. Seulement, évitez d'en parler autour de vous. Ça vaudra mieux, d'ici à ce qu'on ait trouvé. »

Elle avait déjà accepté à la première requête de Panda, mais toutes les personnes qui l’entouraient semblaient si convaincues qu’elle allait refuser et qu’il fallait à tout prix la convaincre qu’elle se sentit vexée. Soit ils la croyaient trop fragile pour une telle mission, soit ils la connaissaient simplement mal. Elle ne rejetterait jamais une demande qui pourrait pénaliser un groupe entier de personnes. Elle n’était pas égoïste ! C’était bien l’une des seules qualités qu’on ne lui enlèverait jamais. « J'en suis. » Elle jeta un regard surpris à Sansa et cette dernière sembla interpréter cette réaction comme un potentiel refus de sa part, car déjà, elle se mit à argumenter pour tenter de la convaincre. Et une de plus qui ne me croit pas capable de dire oui. Elle le pensa tellement fort qu’un legilimens ou un empathe n’aurait eu aucun mal à percevoir son agacement. Elle resta néanmoins calme et impassible – comme on le lui avait appris pendant sa détention – et répondit. « Comptez sur moi … » Sa main récupérait déjà ses parchemins magiques dans son sac et susurrant les paroles que ses lèvres connaissaient maintenant par cœur, elle sollicita l’apparition de ses plans. « Par rapport à ce que vous m’avez décrit … J’ai immédiatement pensé à deux endroits … » Ses doigts se mouvaient doucement sur le papier et elle désigna deux groupements de bâtiments. « Ici … et là … » L’un des espaces était grand, mais au milieu d’un quartier risqué. L’autre, se trouvait au bord de la Tamise ; elle ne s’y était pas aventurée plus que ça, car il se trouvait dans une zone grouillant de moldus peu aimables. Le bâtiment était une grande usine désaffectée, entourée de nombreux autres bâtiments plus petits et étroits. Elle ne savait pas trop à quoi ressemblait l’intérieur … Mais peut-être … « A mon avis, celui-ci serait plus adapté. Dans une zone plus reculée, assez éloignée de la ville. L’endroit pourrait peut-être convenir. » Elle releva la tête vers ses nouveaux camarades, les observant un à un – et ne montrant même pas un signe d’animosité envers le jeune homme. Elle s’arrêta cependant sur lui et ponctua. « Au fait, puis-je vous demander comment je dois vous appeler ? » Il était bon de connaître ceux avec qui l’on s’aventurait – non ? – .

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    These fleeting charms of earth. Farewell, your springs of joy are dry. My soul now seeks another home, a brighter world on high.
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