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sujet; DRASTORPIUS + family portrait
MessageSujet: DRASTORPIUS + family portrait   Sam 16 Jan 2016 - 0:09

PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11706
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t4710-draco-there-s-a-hole-in-my-so
Family portrait,

can we work it out, can we be a family ?
16 JANV. 2002 & DRASTORPIUS


Elles sont partout. Les bouteilles. Ou qu’il pose son regard. Elles s’insinuent dans les lieux les plus banals, envahissent son espace vital. Se faufilent dans l’ombre d’une pile de livres. Roulent au fond d’un tiroir. Campent sous son bureau et au pied de l’âtre de sa cheminée. Elles se liguent en pack contre sa sobriété, planquées dans chaque placard, jusque sous l’évier. Entre des écharpes dans l’armoire de l’entrée. A portée de main, partout, tout le temps. Une gorgée avant de sortir, une fiole dans la poche intérieure. Une gorgée en rentrant, quelques rasades à chaque couloir. Il ne s’en est pas rendu compte au départ, pas avant de se retrouver dans la chambre de Scorpius, de passer la main sur l’édredon et de capter du coin de l’œil le reflet au-dessus de la penderie. L’éclat de l’une de ses compagnes nocives – réserve de secours pour les heures suivant les histoires lues à la lueur des lucioles virevoltant sous le plafond. Jusque-là.

Le silence à l’appartement est assourdissant. Il est seul, seulement accompagné d’une conscience qui le fustige pour tout, pour rien. Pour ses failles, ses erreurs, son égoïsme ; pour les évènements qu’il n’avait pas le pouvoir d’influencer. Mais surtout, surtout, pour ne pas s’être inquiété plus tôt de son attitude vis-à-vis de Scorpius. Draco percute, enfin, après des mois de perdition : il croyait avancer et pourtant, il n’a pas renoncé qu’aux relations temporaires et dénuées de sens qu’il entretenait avec la gent féminine ; en comblant la solitude par l’alcool il a aussi éloigné son fils, pour se complaire dans les affres d’une dépression dont il perd tout contrôle. Je vais bien, c’était son mantra. Je peux arrêter seul, c’étaient ses termes lorsque Susanna tentait de le dissuader de boire encore. Dépendance ? Pas le moins du monde, c’était sa certitude erronée. Il est paumé, paumé, ne sait par où commencer pour reprendre sa vie en main. Il avait des projets, que deviennent-ils ? Sa mère. Nom de Merlin, il a ce corps planqué au Manoir, préservé à l’aide d’une multitude de sortilèges voués à le stabiliser sans le sortir de son coma, ce corps dont il n’a pas encore tiré parti. Le projet stagne, dans l’attente d’une opportunité qu’il n’a même pas songé à provoquer lui-même. Les deux enfants qui le maintenaient à flot sont chez leurs grands-parents respectifs, c’est commode. Il sent poindre la honte, doublée de lassitude, et si son envie première est de se terrer plus longtemps dans son désarroi, il ne peut que se heurter à la réalité, enfin : peut-être qu’il boit trop ? Quelque chose en lui se rebelle, clame que non, pourtant les faits sont là… cette bouteille camouflée jusque sur le territoire normalement réservé à son fils, c’est la preuve concrète d’un vice auquel il est resté aveugle trop longtemps, non ?

Il doit agir, maintenant. Au creux de son estomac croît une impression désagréable, sensation lancinante et persistante : il lui semble s’être enterré vivant et, il en est persuadé, s’il n’agit pas maintenant, rien ne le relèvera. (Il lui faut se répéter ça à plusieurs reprises pour réellement se secouer, réfléchir, chercher comment réparer les choses).

Alors qu’il fait les cent pas dans son bureau, son attention tombe sur la Gazette reçue le matin même. Il la feuillète d’une main absente, l’esprit ailleurs, jusqu’à ce qu’une info capte son attention. C’est juste une annonce à propos de la ville, accompagnée d’une photo du fameux marché d’hiver installé quelques semaines plus tôt. Noir sur blanc, l’illustration mouvante immortalise les passants, leur joie de vivre, et Draco attrape le journal avec soudain plus d’intérêt. Le marché – évidemment. La patinoire, c’est… c’est idéal pour un gosse, non ? Il fronce les sourcils, se mordille la lippe, hésite, hésite, se passe une main sur le front, soupire. Beaucoup de monde, de bruit, de vie, est-ce que Scorpius aimera, vraiment ? Et s’il tombe, est-ce qu’il ne s’énervera pas, n’aura pas plutôt envie d’abandonner plutôt que de se ridiculiser sous les yeux de tant d’inconnus (gamin, Draco a tapé une scène, lui, et pris des cours privés avant de daigner apparaître en public sur des patins ; il ne s’en souvient pas mais sa mère s’est fait un devoir de le lui rappeler). Et surtout : est-ce sécuritaire ? Il y a tant de risques potentiels, tant d’inconnus dans l’équation.

Il faudrait qu’il soit entouré. Que ce soit un peu spécial, qu’il ait une raison de rester. Il faudrait surtout lui offrir un semblant de normalité, la possibilité de se sentir comme un enfant normal, plutôt qu’issu d’une famille dysfonctionnelle, disloquée. Il peut appeler Nyssandra – ça marchera à coup sûr. Cela dit, il peut déjà imaginer son fils se plaindre de la présence d’Aramis, et il est à peu près certain qu’elle n’est pas disponible. Il pourrait proposer à… Non. Non, non, non. Quoique, peut-être… pourquoi pas après tout ? Sous la couche de réticence, il le sait, son fils se languit de la présence de sa mère.

Il inspire, expire. Ne se laisse pas le temps de réfléchir, de se laisser tenter par les courbes de verre d’une énième tentatrice, masquée juste là, au-dessus du manteau de la cheminée. Son regard reste plutôt obstinément fixé sur les braises et il contacte Astoria sans plus attendre.

[…]

Ça ne s’est pas très bien passé, mais ça aurait pu être pire. A son arrivée Scorpius a d’abord refusé de le voir, Lucius s’est engagé dans une diatribe vindicative à propos de ses manquements et des innombrables lacunes de son rejeton, et se dérober à ce monologue accusatoire a pris une éternité. Par la suite il s’est heurté à la porte close de la chambre de l’enfant, à moitié tenté de la faire exploser mais conscient que tout serait encore plus compliqué par la suite, s’il cédait à cette impulsion.

Mais la visite promise avait quelque chose d’alléchant et est finalement venue à bout des réticences de l’enfant, si bien qu’ils se retrouvent côte à côte au lieu de rendez-vous ; la main de Scorpius tente sans cesse d’échapper à l’étau de son père mais Draco tient bon, refuse de laisser sa conscience coupable le pousser à lâcher du lest et à perdre son autorité. Lui-même n’aurait jamais osé se comporter ainsi vis-à-vis de Lucius, cela dit il faut avouer qu’il n’a jamais souhaité avoir la même poigne de fer sur son fils. « Elle est en retard, Ass- » « Scorpius, non. » Le visage juvénile se teinte de surprise choquée d’abord, puis rougit sous le coup de la colère. « Mais j’ai toujours – » fait ainsi et tu n’as jamais rien dit, oui. Draco soupire, l’interrompt avant qu’il n’aille au bout de sa phrase en se penchant à sa hauteur, l’air grave. « J’ai voulu te laisser du temps. » Ce n’est pas vraiment un mensonge, pas tout à fait. Il y avait un côté revenchard, bien sûr, mais la principale motivation était le refus de forcer la main au petit. « Mais tu abuses de la situation et si je n’y mets pas un terme maintenant, je sais que tu n’arrêteras pas. A partir de maintenant, ce sera maman. » « Non. » « Je ne te demande pas ton avis, c’est un ordre. » « C’est pas ma maman, je veux pas l’appeler maman ! » Que Merlin lui vienne en aide, le marmot hausse la voix, vire aux aigus, il sent venir l’explosion et peine à camper sur ses positions. Il est… diablement tenté d’appeler son père à l’aide (chose qu’il s’était juré de ne jamais faire, autrefois), de se décharger sur lui de son fardeau et de se cloîtrer dans son bureau, de siffler une bouteille de Whisky-Ambroisie. Il en a besoin, maintenant, il en a tellement envie que ses mains en tremblent. Draco les isole dans une bulle de silence pour éviter d’attirer l’attention des curieux, s’oblige à tenir bon, à ne pas tanguer. « Tu crois peut-être être tombé du ciel ? » « Sue était plus une maman, Asstoria elle s’est rien faire, elle – » « Détrompe-toi, Scorpius. » Il lui prend le visage en coupe, entre ses paumes fraîches, pour calmer ses ardeurs, et l’oblige à plonger son regard dans le sien, implacable (tentant de masquer combien son cœur bat la chamade, combien il est désarçonné et dépassé et à deux doigts de sentir ses nerfs lâcher, à deux doigts de perdre pied). « Elle était très jeune, mais elle a insisté pour te garder, elle s’est battue pour que tu vives. Est-ce que tu comprends ça ? » « Elle m’a abandonné ! » Et sa voix se brise, un brin hystérique, sur ce mot – l’un des nombreux drames de sa courte vie. C’est un coup au cœur. « Elle t’a été arrachée par la guerre. Elle n’est pas partie de son plein gré. » Il martèle chaque mot pour l’obliger à les assimiler ; il voudrait tant que cela suffise à panser les vieilles blessures, à chasser les cauchemars, mais il sait que ce n’est pas si simple. Il le sait aux yeux noyés de larmes de son fils, qu’il sèche du bout des doigts. A sa mine désemparée, à ses yeux hagards. « Comme Sue ? » qu’il murmure, et à cet instant Draco voudrait mourir. Il hoche la tête, la gorge trop nouée pour le formuler. « C’est pas toi qui l’a tuée, dis… ? Quand je vais à l’école, tout le monde dit – » (il hait ce foutu Centre, ces maudits gosses et leurs enfoirés de parents, il les hait) « Susanna est morte parce qu’elle a rejoint les méchants. Ceux qui ont enlevé ta mère, autrefois. » Ils se fixent un long moment, et entre eux le silence s’étire avant que le plus jeune ne confie – « Je déteste la guerre, papa. » Il acquiesce de nouveau. « Moi aussi Scorpius. » Il se redresse, époussette une poussière imaginaire le temps de se ressaisir. « On en reparlera à la maison. Pour l’heure, je veux que tu profites de ta sortie. Tu peux faire ça ? » Le petit hausse les épaules avec hésitation, anxiété. Draco le sait, rien n’est vraiment réglé ; il n’est apaisé que superficiellement et le défi des prochaines heures sera de l’empêcher d’exploser. « Elle est en retard ! » Son agacement est audible. L’adulte cherche de son côté, finit par déceler une tignasse familière, soupire de nouveau – il n’a jamais été aussi soulagé de voir Astoria Greengrass arriver dans sa direction (pétillante, toujours, comme si cette foutue vie lui passait loin au-dessus de la tête, mais il sait que c’est une façade, une jolie vitrine masquant les malfonctions imputables à leur réalité). « La voilà. » « Où ? Je vois pas ! » La frustration et l’impatience s’entrelacent dans sa voix, Draco le hisse sur ses épaules pour lui permettre de distinguer celle qu’il cherche. « Tiens, c’est mieux comme ça ? » Il distille quelques indications pour aider la petite tête blonde à dénicher la jeune femme, puis – « Fais-lui signe pour lui indiquer où on est. »

Et ils ont presque l’air normaux, tout à coup. Le fils sur les épaules du père, faisant de grands mouvements de bras en direction de la mère. Ils ont presque l’air… d’une famille.  

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.


Dernière édition par Draco Malfoy le Sam 16 Jan 2016 - 22:43, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: DRASTORPIUS + family portrait   Sam 16 Jan 2016 - 19:07

WIZARD • always the first casuality
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‹ crédits : whorecrux, tumblr, skam.
‹ dialogues : indianred.


‹ liens utiles :
rolf ft. ryan gosling, astoria ft. lily collins, theodore ft. dylan o'brien, édouard ft. bob morley, neville ft. daniel sharman, elijah ft. chris evans, ambroise ft. sen mitsuji, alexander ft. alfie enoch, olivia ft. emeraude toubia, brienne ft. natalia dyer, dean ft. john boyega, gregory ft. alden ehrenreich, priscilla ft. daria sidorchuk, charles ft. james norton, hwan ft. vernon choi, jay ft. gong yoo, hiram ft. abel tesfaye, adidja ft. reece king.


‹ âge : vingt-trois (03/07)
‹ occupation : volontaire à Saint-Mangouste (TIG) et créatrice de mode, co-fondatrice de la marque OXOX, premier et populaire prêt-à-porter sorcier.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1992 à avril 98.
‹ baguette : est neuve et capricieuse. Elle mesure vingt-trois centimètres virgule six, est faite de bois d'érable et continent un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 1396
‹ réputation : je suis une petite bitch écervelée qui ne mérite pas la miséricorde avec laquelle on la traite.
‹ particularité : soigneuse, capable de guérir (presque) tous les maux.
‹ faits : j'ai été enlevée par ma propre soeur et utilisée comme otage par les insurgés pendant quatre ans Je suis aussi la mère du petit Scorpius Malfoy. J'ai été en procès parce que j'ai été Adhérente pendant la Guerre, mais j'ai été innocentée ou du moins, condamnée à plusieurs mois de TIG notamment à Saint-Mangouste.
‹ résidence : dans un petit appartement du Chemin de Traverse avec ma mère et ma soeur, loué par les soins de ma tante.
‹ patronus : impossible pour moi à invoquer
‹ épouvantard : Frank Hudson, un ancien leader Belliqueux désormais mort, tenant la main de Daphne et m'observant d'un air cruel.
‹ risèd : Scorpius, heureux et épanoui.
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draco malfoy & scorpius malfoy
we ruined ourselves—i have never honestly thought that we ruined each other.


Boris, you do not get it- -  — Astoria, don't. You're the one who doesn't get it. ” Sa voix est inflexible et arrache un frisson à l'échine de la jeune femme, qui garde les yeux résolument fixés vers l'extérieur. L'index replié de Boris vient doucement se poser sur son menton pour lui faire tourner le visage, l'obligeant à le regarder. Il est beau, Boris, avec ses grands yeux bleus et ses cheveux bruns. Ses joues sont colorées du froid de l'hiver, et ça le rajeunit un peu, arrondit les traits trop durs de son visage. Astoria aime bien le visage de Boris. Il respire la bonté, à ses yeux, malgré l'expression indolente qu'il porte en toutes circonstances.
Pourtant, ces derniers temps, il lui semble que Boris lui échappe et s'éloigne. Il dit que c'est son apprentissage parmi les Rafleurs; Astoria sait que son père lui interdit de s'approcher d'elle à cause du procès.
Ces derniers mois ont été terribles. Elle n'a pu que le regarder s'éloigner d'elle, lentement mais sûrement, jusqu'à ces deux dernières semaines où tout est retourné à la normale. Mais même là, ce n'est plus tout à fait normal. Il y a une colère froide qui exulte de son père dès qu'elle se trouve dans la même pièce que lui: le procès lui a brisé les nerfs alors qu'il a réduit sa mère au silence. Elle-même est bien trop choquée pour y réfléchir posément: ça semble tellement... iréel, toutes ces histoires. Pourtant, elle a bien passé plusieurs jours à l'hôpital (rien de grave; on parle plus d'une angoisse aveugle et sourde plutôt que de réelles douleurs physiques) mais l'idée que quelqu'un ait pris son apparence et son histoire pour en faire quelque chose d'autre, des horreurs, lui a noué l'estomac. “ Something was off, lui a précisé Susanna. I should have known. ”
Oh. Susanna.
Le doigt sur son menton devient deux paumes calleuses qui entourent son visage. “ Astoria? ” Il est beau, Boris, mais il y a un chagrin qu'elle ne peut pas partager. Elle ne sait pas trop ce qu'il pensera de la plaie impossible à refermer de son coeur, elle ne sait pas trop comment il réagira si elle admet qu'elle pleure sa meilleure amie chaque soir. Alors elle secoue légèrement la tête, se débarasse de ses mains et se redresse sur son siège, faisant craquer sa nuque en baissant le regard sur la tasse de thé à laquelle elle n'a pas touché. “ Pardon me, s'excuse-t-elle rapidement de son manque d'attention. I was thinking about what you told me.
Boris accepte son changement de conversation d'un sec hochement de tête, se redressant à son tour sur son séant avant d'apporter sa tasse en porcelaine à ses lèvres. “ I could talk to him, if that's what you want. Il sait combien Wyatt l'apprécie, l'exemple et le modèle de la jeunesse anglaise. — I already know his answer and I will not let you ruin your friendship with him. Boris fronce les sourcils, grogne en reposant brusquement sa tasse. — Merlin, Astoria, I just don't understand you sometimes, bougonne-t-il en levant la main pour commander un autre scone à une serveuse qui passe par là. One moment you want to go away running; one moment you don't even want to fight for something you deserve.
Mais que mérite-t-elle réellement? Son père a tout fait pour elle, il lui a tout donné. C'est lui qui mérite qu'elle réfléchisse et ne se laisse pas emporter par ses sentiments, lui qui ne mérite pas d'avoir une fille ingrate et stupide. Boris ne peut pas comprendre: il est le fils unique et l'héritier de sang-pur désormais, et Astoria trouve que c'est triste la distance nouvelle instaurée entre eux. “ I can not leave Daphne- - ” Elle s'interrompt devant le regard noir de Boris. Ils savent tous les deux qu'elle l'a abandonnée sans un regard quand ils étaient encore tous les trois parmi les Insurgés. Victime d'un sort peut-être; mais Astoria aime penser que l'amour doit être plus fort qu'un Impero ou que- - non, c'est stupide de penser ça. “ She did not have a choice, argue-t-elle et Boris envoie voler sa main en l'air, l'air agacé. — Doesn't matter to me. What I'm saying is that you're soon to be twenty-two, Astoria. It's about damn time you leave your family home.Rich coming from you. You are this dashing young ma- -You know your safety is not why your father keeps you close to him.
Non, ce n'est pas pour ça. Astoria pince des lèvres mais n'en dit rien. D'un geste ostensible, elle regarde la montre dans le creux de son poignet alors que Boris soupire lourdement en la voyant faire. “ Leave if you must, fait-il, faussement dramatique. You don't keep a Malfoy waiting. Or even worse: two Malfoys. ” Astoria lève les yeux au ciel devant sa moue faussement vexée en se levant lentement, reculant sa chaise pour y récupérer sa cape dont elle drape ses épaules. “ Please do not be mad at me, Boris, ” lui dit-elle en fermant les boutons dorés de sa cape, avant d'enfiler ses gants.
Boris regarde l'extérieur. Il fait atrocement froid et il neige. Des enfants hurlent et rient et vivent dans le petit Chemin de Traverse, se lançant des boules de neige en profitant du marché de Noël. Astoria observe les muscles de sa mâchoire agir sous sa peau, la tension dans ses épaules. L'hésitation sur son visage, l'inquiétude dans ses sourcils froncés. Bien à l'abri dans le petit café onéreux qui les protègent tant des oeillades appuyées des membres d'une société qu'ils abhorrent que du froid glacial de ce début janvier 2003, Boris et Astoria échangent un dernier regard quand Bagshot tourne la tête vers elle avec un long soupir las. “ I am not mad at you, Tori. I am mad at myself. I'm sick to my stomach because you can't see everything that's wrong with... stuff. ” Elle esquisse un petit sourire et se penche vers lui pour effleurer sa joue de ses lèvres. “ That is why you keep me around: I always make you see the bright side. ” Et alors qu'il esquisse un sourire à son tour, elle se détourne et s'en va avec l'impression étrange de laisser quelque chose de pas fini derrière elle.

___


Elle aperçoit la tignasse blonde de son fils très rapidement, surélevée par rapport à la foule, et son coeur bondit dans sa poitrine alors qu'un immense sourire déchire ses lèvres. Toute gêne oubliée, toute colère réprimée, tout sentiment négatif rayé, elle accélère le pas en lui faisant de grands signes de main, ses lèvres retroussées et son visage enfin détendu. Scorpius finit par la voir et elle a l'impression de voir un sourire sur son visage à lui aussi, alors qu'il lui fait un signe de la main auquel elle s'empresse de répondre énergiquement sous le regard un peu méprisant des passants. Mais Astoria s'en fiche bien; elle valse entre eux, se glisse dès qu'elle le peut pour avancer, prenant bien garde à ne pas glisser sur la neige traîtresse qui recouvre le sol, jusqu'à se planter face à Draco et Scorpius toujours juché sur ses épaules. Cette vision lui tord l'estomac, un instant, parce que ça semble si... si naturel. Et elle, elle a l'impression de faire tâche dans ce tableau.
Avec toujours ce large sourire sur les lèvres, elle pose sa main au-dessus de ses yeux, sur ses sourcils, en levant le nez vers son fils, comme pour l'observer de loin. “ Tu as grandi depuis la dernière fois que je t'ai vu, Scorpius! ” s'exclame-t-elle, faussement admirative, avant d'éclater de ce rire cristallin dont elle a le secret. Elle baisse les yeux sur Draco, à qui elle adresse une légère risette sympathique, presque tendre. “ Pardonne-moi, je suis affreusement en retard, ” dit-elle doucement, à son adresse seulement, sans pour autant expliquer le motif de ce retard. Ce n'est pas vraiment comme si il s'en souciait, n'est-ce pas? Et elle préfère prévenir dès maintenant les reproches qui ne vont pas manquer de tom- - “ Tu es en retard! ” ah!

Le ton accusateur de Scorpius est seulement atténué par sa mine boudeuse, trop comique, alors que son père le fait redescendre parterre. “ Et j'en suis désolée, Scorpius. J'ai malheureusement été retenue. (Elle reprend presqu'aussitôt, pour changer de sujet:) Est-ce que je suis en train d'imaginer cette odeur de marrons chauds? J'adore les marrons chauds! Tu aimes ça, Scorpius? Je n'ai jamais essayé.Ça te dirait de goûter? ” Un regard pour Draco. “ Oui... maman. ” Il essaie le mot sur sa langue, le fait rouler maladroitement. Astoria, déjà détournée avec une main dans sa poche pour récupérer sa bourse d'argent, se fige le temps d'un instant, avant de continuer le mouvement comme si de rien n'était. “ Euh- je vais en chercher. Vous m'attendez ici, j'espère? Je suis désolée de vous faire attendre encore mais j'ai une folle envie de marrons chauds, c'est plus fort que moi! (rire frivole) Je reviens vite et on pourra explorer le marché! ” Son ton est presque guilleret. Presque.
Elle s'éloigne, fait la queue pendant trois minutes, commande deux cent grammes, tient fermement le cornet dans une main en récupérant la monnaie de l'autre. Et puis, elle doit revenir et elle hésite. Le regard de Draco, le maman de Scorpius... à croire que chacune de leurs rencontres doit être riche en émotions. Elle sait que Draco ne lui pardonnerait pas de partir maintenant, mais l'envie de s'enfuir en courant la prend brutalement et elle la repousse avec un gloussement intérieur incontrôlable. Quand elle se présente à nouveau devant eux, toute contenance toute retrouvée, la confiance tranquille reprend le pas sur l'hésitation.
C'est son fils. Le père de son fils. Tout va bien. Ils peuvent bien passer une après-midi normale ensemble, n'est-ce pas? “ Tiens, dit-elle en tendant un marron à Scorpius. Il faut retirer la peau mais ils ont été enchantés pour que ce ne soit pas salissant. Il te suffit de dire s'il te plaît au marron. ” Regard sceptique du gamin, sourire mutin en réponse. Elle prend un marron à son tour et souffle dessus; la peau en tombe comme des pétales de fleur. Elle le gobe avec un petit rire satisfait et un clin d'oeil. “ Alors?Je sais pas encore si j'aime ça, Asstoria (certaines choses ne changent pas. Ça la fait légèrement rire, et lui permet d'éponger son angoisse.) — Draco? ” propose-t-elle avec circonspection, en lui tendant le cornet plein d'un air presque naturel, prenant note de son regard un peu sombre.
Presque.

• • •

I had forgotten that it is impossible to lose someone, since all humans are alone. Another place in the universe we’re together in infinite time, remember that.
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MessageSujet: Re: DRASTORPIUS + family portrait   Ven 19 Fév 2016 - 18:07

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‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11706
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
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‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
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16 JANV. 2002 & DRASTORPIUS


Bien sûr, il ne lâche pas l’affaire et se fait un devoir de souligner son retard à Astoria, Tandis que Draco lui fait retrouver le sol. Scorpius a l’air contrarié, mais pas excessivement de mauvaise humeur, et l’aîné soupire discrètement, soulagé. Il a l’impression de dealer avec un sortilège explosif pouvant se déclencher à tout instant et se découvre alors incapable de se tranquilliser (il perd la main, c’est atroce). Penser qu’il doit probablement à son père le semblant de retenue de son fils aujourd’hui le dépite, mais c’est tout de même mieux qu’un scandale en public. Ceci dit, il panique un peu à l’idée de se retrouver submergé tôt ou tard et d’aboutir sur une menace pathétique telle que je le dirai à ton grand-père. Il ne manquerait plus qu’un tel retour aux travers de son enfance pour achever ce qu’il lui reste d’autorité sur son propre fils.

La jeune femme tente de détourner l’attention de l’heure en mettant l’accent sur les odeurs appétissantes qui émanent des stands ; convainc Scorpius de s’essayer aux marrons chauds et à l’instant où il se doit de donner sa réponse, Draco lui sert légèrement la main en signe d’avertissement. « Oui… maman. » Il est quelque peu crispé et surtout, pour bien le connaître (quoique, est-ce encore le cas ?), le jeune père ressent la nervosité qui accompagne l’effort. Scorpius scrute le sol, un pli entre les yeux comme dans l’attente d’un verdict, se demandant probablement si l’impact du mot sera aussi intense à encaisser pour elle qu’il a été difficile à assumer pour lui. C’est une première fois et l’évènement devrait probablement être relevé, mais Astoria ne se retourne même pas, manquant ainsi les appels de regards que lui adresse Draco de façon pressante — « Euh- je vais en chercher. Vous m'attendez ici, j'espère? Je suis désolée de vous faire attendre encore mais j'ai une folle envie de marrons chauds, c'est plus fort que moi ! Je reviens vite et on pourra explorer le marché! » Haussement de sourcil dubitatif. Scorpius tente d’arracher sa main à la sienne mais il l’en empêche, n’ayant aucune intention de se laisser (ouvertement) impressionner par les sautes d’humeur qui font écho à la moindre déception. « Elle s’en moque. » Soupire, encore. « Elle n’a pas à te féliciter de te comporter comme un fils bien élevé doit le faire. » C’est ce qu’aurait répliqué son père, et à l’entente du claquement de sa propre voix Draco a presque le réflexe de se retourner, prêt à le voir apparaître à ses côtés. Mais non — la réprimande vient bel et bien de lui, mécanisme de rappelle à l’ordre, en dépit de l’agacement que lui inspire Astoria pour avoir si mal géré à l’instant. « Je ne le dirai plus jamais », affirme l’enfant à voix basse, décision presque noyée par le bruit de la foule. « Scorpius » « Elle préfère les marrons à moi ! » « Ne sois pas ridicule, veux-tu ? » Il lève les yeux au ciel, agacé et incapable de trouver les bons mots. Il comprend, pourtant. Il sait cette soif de reconnaissance inassouvie et ce besoin d’être rassuré, pour les avoir vécus vis-à-vis de Lucius.

(En une seconde, le sourire de Narcissa s’impose à lui et il la regrette terriblement, elle dont l’instinct maternel a presque toujours été sans faille. Presque. Elle aurait trouvé les mots justes, elle. Et peut-être aurait-elle également su lui expliquer la fille Greengrass et ses réactions décousues, parce qu’il n’était pas certain de réussir à la suivre non plus. Quelque part au fond de lui, il sait que Sue aussi aurait su quoi dire, quoi faire. Mais Draco a une petite dose d’Elixir d’Euphorie dans le sang, juste assez pour que ces deux constats ne le blessent pas aussi vivement qu’ils l’auraient dû. L’impression s’estompe alors, se résorbe doucement.)

« Tiens. » Astoria de retour, cône en main, initie Scorpius en guidant sa dégustation. Comme annoncé il en revient au bon vieux prénom déformé. Exaspérant, elle n’a même pas conscience de contribuer par sa maladresse à saper son autorité. « Draco ? » « Sans façon », réplique-t-il par automatique. Et son mécontentement est audible ; il s’en aperçoit un peu tard, à cause des yeux plissés de Scorpius qui le fixent l’air de dire toi aussi tu es méchant, pourquoi je devrais un effort ? Légèrement crispé, il ajoute – « Tori. » Comme s’il avait toujours prévu d’achever sa phrase ainsi. Puis se racle la gorge, mal à l’aise de formuler ce surnom pour la première fois depuis… une éternité. Une autre vie, vraiment. Sans façon, ce sont aussi les deux mots qu’il lui a opposés encore et encore au mois de décembre qui a suivi leurs fiançailles à l’époque, lorsqu’ils se sont exhibés au marché de Noël de Pré-au-Lard et qu’elle a tenté de le convaincre de se prendre au jeu. Draco repousse le souvenir et se frotte la tempe du bout du majeur, épuisé. Pourquoi se sent-il soudain si… concerné ? Consterné, même. La réponse se gratte le haut de la tête d’un air maussade juste à ses côtés – Scorpius. C’est une évidence : inévitablement, toutes les erreurs de Draco lui reviennent peu à peu au visage et en prenant conscience de combien elles affectent son fils, il ne peut s’empêcher de sentir poindre la culpabilité qu’il a jusque alors refusé de ressentir. Qu’a dit la psychomage, déjà ? Ah oui : que les parents doivent régler leurs désaccords avant d’espérer pouvoir garantir un bon cadre de vie à leur progéniture. Plus facile à dire qu’à faire ; c’est à cause de ce genre de phrases toutes faites, aussi idéalistes qu’irréalisables, qu’il n’aime pas les psychomages. L’Elixir qu’il a consommé mène cependant une lutte acharnée contre son humeur, le faisant osciller entre contrariété et apaisement – montagnes russes émotionnelles. Alors qu’ils reprennent leur marche, il s’oblige à afficher un air dégagé et ajoute : « Je me réserve pour la Maison en Patacitrouilles. Il paraît qu’elle sera encore plus élaborée cette année. » « Vous avez bien raison ! » L’intervention le prend de court, il se découvre flanqué d’un type déguisé en farfadet et visiblement employé pour jouer les guides. « Si vous avez la dent sucrée, vous serez conquis : fontaine de jus de citrouille, faux hiboux aux plumes en sucre, toit recouvert de Crème Canari, poignées de portes et de fenêtres en Chocoballes et j’en passe, de quoi ravir les gourmets. Et attentions : interdiction de marcher sur la fausse pelouse, où circuleront librement des souris en sucre, gnomes au poivres et autres chocogrenouilles en liberté ! » L’homme leur lève son chapeau puis file déranger quelqu’un d’autre, et en dépit du service rendu Draco ne retient pas une moue agacée en le regardant s’éloigner. « Je veux y aller je veux y aller je veux y aller je veux ! » Scorpius a les yeux écarquillés et brillants d’excitation. Sachant que les sucreries (auxquelles il est positivement accro, comme Draco lui-même) se récupèrent librement et peuvent être dégustées sur place et/ou emportées (payées au poids), le blond n’ose pas imaginer la catastrophe s’il s’en goinfre sans compter : ils se retrouveront avec une boule de nerfs et d’énergie sur les bras. Son regard soudain inquiet se reporte sur Astoria, il regrette d’avoir introduit le sujet. « Je ne suis plus certain que ce soit une bonne idée », grimace-t-il tandis que leur fils s’accroche à sa manche et continue d’insister encore et encore (litanie insupportable). « Demande à ta mère. » Par Merlin, combien de fois a-t-il rêvé d’utiliser cette parade. Il se mordille la lèvre inférieure pour étouffer un ricanement tandis que le monstre miniature part à l’assaut de la pauvre jeune femme. Au moins, s’ils s’y rendent assez tôt, veillent à ce que le gamin ne se rende pas malade puis le font se dépenser sur la patinoire, peut-être les effets du sucre et de la magie auront-ils le temps de s’atténuer avant leur départ…

Tandis que Scorpius se lance dans un harcèlement en bonne et due forme qui laisse à peine le temps à Astoria de placer un mot, il s’éloigne de quelques pas – juste assez pour jeter un coup d’œil aux stands d’en face, qui bordent l’autre côté de la rue somme toute assez étroite. Il flotte une odeur qui lui titille les narines et lui tort les entrailles – de l’alcool. Vin chaud, hydromel, whiskey, il en perçoit les effluves entêtants et diablement attirants, sert les poings alors que la tentation s’insinue jusqu’à son palpitant affolé. (Il pourrait… juste une gorgée – puis une autre, et une autre, et encore une autre ? Il est tout à fait sobre pour la première fois depuis des semaines et ce moment est réservé à Scorpius et – oui mais par les couilles de Merlin, il est Draco Malfoy, parfaitement capable de se maîtriser ! – peut-être, mais peut-être pas, et l’alcool est plus ou moins déconseillé en cas d’usage d’Elixir d’Euphorie du fait des effets que le mélange peut provoquer, et – ce n’est qu’une dégustation, une gorgée ou deux ne peuvent pas faire de mal, il a fait pire, i…). « C’est pour votre p’tite dame ? »

Malfoy cligne des yeux en s’arrachant au dilemme qui le torture et se retrouve, cette fois, confronté au sourire bienveillant (hideux) d’une vieille sorcière. Il cligne des yeux à quelques reprises, tentant de se resituer. « Quoi donc ? » perplexe, il la regarde désigner du bout de l’index un objet et s’aperçoit seulement alors qu’il a calé sans s’en apercevoir devant un stand de bijoux et accessoires. « Ce sont de très belles pièces, uniques et faites main. Je comprends que vous ayez du mal à choisir », qu’elle rit affectueusement, s’attirant un claquement de langue agacé. « Je ne suis pas – » intéressé, veut-il répliquer, mais elle surélève délicatement quelques-uns des bijoux du bout des doigts pour lui proposer de les voir de plus près et son âme d’esthète se prend au jeu. Il a toujours aimé la qualité, ce qu’il est surpris de trouver ici ; pas d’or ou d’argent en vue, mais des matériaux considérés comme nobles puisque provenant de créatures magiques. Ecailles d’Occamy ou de Rémora, ivoire d’Eruptif, cuir de dragon... Il néantise le babillage et les recommandations de la sorcière, son attention finit par s’arrêter sur des boucles d’oreille – plumes de Focifère et perles véritables. Suffisamment coûteuses pour ne pas être insultantes, mais pas assez pour créer un malaise. « Celle-ci – et non, pas d’emballage particulier. Accélérez, je n’ai pas toute la journée. » La femme les empaquette et l’argent change de mains, troqué contre les anneaux.

L’interaction a duré quelques minutes à peine, il n’est pas surpris de retrouver Scorpius et Astoria en pleines négociations à son retour. « Catch it. » A peine a-t-il capté l’attention de la jeune femme qu’il lui lance le paquet acheté à l’instant, déterminé à ne pas y mettre trop de formes. Mains dans les poches, casual, il embrasse les alentours d’un œil désintéressé. « Alors, prochaine étape ? » Il n’aime pas spécialement s’en remettre à autrui, laisser les décisions aux autres, maniaque du contrôle qu’il l’est. Mais il prend terriblement sur lui pour prendre du recul afin de forcer Astoria à s’impliquer. Et se console en se disant que c’est, après tout, une forme de contrôle.

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I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.
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MessageSujet: Re: DRASTORPIUS + family portrait   Sam 2 Avr 2016 - 22:55

WIZARD • always the first casuality
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‹ âge : vingt-trois (03/07)
‹ occupation : volontaire à Saint-Mangouste (TIG) et créatrice de mode, co-fondatrice de la marque OXOX, premier et populaire prêt-à-porter sorcier.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1992 à avril 98.
‹ baguette : est neuve et capricieuse. Elle mesure vingt-trois centimètres virgule six, est faite de bois d'érable et continent un crin de licorne.
‹ gallions (ʛ) : 1396
‹ réputation : je suis une petite bitch écervelée qui ne mérite pas la miséricorde avec laquelle on la traite.
‹ particularité : soigneuse, capable de guérir (presque) tous les maux.
‹ faits : j'ai été enlevée par ma propre soeur et utilisée comme otage par les insurgés pendant quatre ans Je suis aussi la mère du petit Scorpius Malfoy. J'ai été en procès parce que j'ai été Adhérente pendant la Guerre, mais j'ai été innocentée ou du moins, condamnée à plusieurs mois de TIG notamment à Saint-Mangouste.
‹ résidence : dans un petit appartement du Chemin de Traverse avec ma mère et ma soeur, loué par les soins de ma tante.
‹ patronus : impossible pour moi à invoquer
‹ épouvantard : Frank Hudson, un ancien leader Belliqueux désormais mort, tenant la main de Daphne et m'observant d'un air cruel.
‹ risèd : Scorpius, heureux et épanoui.
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draco malfoy & scorpius malfoy
we ruined ourselves—i have never honestly thought that we ruined each other.


Presque. Presque est le mot d'ordre. Ils ressemblent presque à une famille normale. Ils agissent presque comme des gens normaux. Ils ont presque une relation normale. Astoria ne peut pas s'empêcher de penser: si elle plisse des yeux, si elle était quelqu'un d'autre, peut-être qu'elle pourrait y croire, à cette addition de presque, cette collection de peut-être, cette ribambelle de il s'en est fallu de peu. Parce qu'au fond, tout ceci, ce n'est qu'un aléa du destin. Juste un moment dans le temps qui a foiré; un engrenage qui a calé; une mécanisme mal rodé: il y avait tellement de façons pour eux d'être heureux que forcément, le destin a choisi pour eux la façon où ils étaient tous malheureux de leurs côtés.
Non. Elle ne peut pas penser cela. Elle n'est pas malheureuse. C'est juste différent et déconcertant et étrange et terrible. Elle ne peut pas être malheureuse. Elle est jeune, belle, riche. Elle a une place de choix dans une société faite pour l'adorer. Non. Elle ne peut pas être malheureux!
Et lui donc! À la dérobée, au-dessus des marrons chauds qu'elle est sûre qu'il va refuser, Astoria observe le père de son enfant. Égale à lui-même. Elle se permet, pour la première fois, de vraiment le regarder. Il n'est pas beau comme elle le voyait magnifique il y a quatre ans; mais il a un charisme magnétique, félin, dans ses grands yeux clairs et ses traits durs.
Non. Elle doit cesser de penser à ça et à tout ça. L'instant présent. Rien d'autre. Juste lui, et Scorpius, et elle. Une famille unie. Un beau mystère composé de presque.
« Sans façon, dit-il sèchement. ...Tori. » Elle étrangle un sourire sur ses lèvres. Tori. Elle a l'impression que plus personne ne l'appelle jamais Tori. Daphne est si — si différente. Elles ne se parlent presque plus, si ce n'est qu'en société. Les autres se permettent des Astra presque ironiques; sa mère lui a toujours donné un Asteria trop sévère et Boris est trop poli pour l'appeler autrement qu'Astoria. Tori, c'est quelque chose que Draco lui murmure au creux du cou et réveille des passions depuis longtemps éteintes dans ses tripes. Ce n'est pas tant du désir; juste de la mémoire musculaire. Mémoire musculaire. C'est une excellente excuse, ça, la mémoire musculaire. “ Your loss, not mine, réplique-t-elle avec un léger sourire. Et puis, mutine, un mot lâché du bout des lèvres, bien enroulé autour de la langue: Draco. ” Il répond avec son flegme habituel, et ce ton naturellement nonchalant qui est si étrangement séduisant. Il semble constamment affable, comme si le reste du monde ne l'inquiétait pas. Ça la fait sourire intérieurement. « Je me réserve pour la Maison en Patacitrouilles. Il paraît qu’elle sera encore plus élaborée cette année. Vous avez bien raison ! »

Quelqu'un d'autre s'immisce dans leur portrait de famille.
Astoria se raidit. C'est plus fort qu'elle; tout d'un coup, elle se tend et le beau nerf qui traverse son cou ressort sous sa peau comme une corde, brutalement, quand elle redresse la tête. Mais ce n'est qu'un employé de ladite Maison en Patacitrouilles; un pauvre homme à l'air gelé en costume de farfadet qui enchaîne les phrases et les mots avec une aise qu'Astoria lui envie sans raison; un pauvre employé; juste un sorcier; juste un homme. Elle mange un ou deux marrons en l'écoutant d'une oreille. Elle ne sait pas trop pourquoi, mais ça la dérange. Que quelqu'un soit là, leur adresse la parole, s'immisce entre eux. Ah! comme si il y avait quoique ce soit entre eux. Mais elle aime penser que c'est leur temps à eux et que personne n'a le droit de le briser.
L'homme parti, alors qu'elle s'apprête à gentiment les éloigner de cette fameuse maison (elle a toutes ces gourmandises en horreur et n'a décemment pas une dent sucrée; elle se lasse rapidement, et puis ça fait grossir), c'est le petit garçon qui l'interrompt en suppliant son père d'une litanie de “ je veux y aller ” à la fois attachante et agaçante aux yeux d'Astoria.
Elle ne peut s'empêcher de sourire en regardant Draco qui lui, a l'air affolé. Ce n'est pas un mystère pour elle que Malfoy senior est gentiment accro à tout ce qui est trop sucré; elle se demande comment elle a fait pour toujours ignorer que c'était aussi le cas de son fils. « Je ne suis plus certain que ce soit une bonne idée, » dit-il posément, même si Scorpius ne l'écoute pas vraiment. Il est accroché à sa manche, les yeux rivés vers lui, continuant sa litanie qui devient requiem qui devient prière et Astoria doit étouffer un ou deux ou mille rires dans son cornet de marrons chauds. « Demande à ta mère. »

Ce n'est pas de la surprise sur son visage, mais un choc pur et dur.
Elle regarde Draco comme si il venait de dégoupiller une bombe.
Ta mère, dit-il avec le plus grand naturel du monde. Et puis Scorpius qui se tourne vers elle, les yeux brillants. Cette fois, pas de rebuffade, pas de distance, pas de froideur, pas de peur, pas de terreur, pas de soucis, pas d'hésitation: c'est à elle qu'il adresse ses “ je veux y aller ” interminables, et à sa manche qu'il s'agrippe un rien moins timidement. Il semble se prêter à un jeu connu de lui seul pourtant, vu le léger sourire qui ourle sa lippe; mais Astoria ne sait pas comment réagir. Elle observe le père, le fils, le fils, le père, mais sans mot dire, le bout d'un marron entre les dents, soudainement blême.
Ta mère.
C'est seulement quand Draco s'éloigne qu'Astoria remet les pieds sur terre. “ Asstoria! s'offusque le gamin. Je veux y aller!À- à la Maison en Patacitrouilles? Il la regarde comme si elle était stupide. — Oui. ” Oui. Évidemment qu'il veut y aller. C'est un gamin. Les gamins adorent les sucreries. Un peu sèchement, elle tire sa manche de l'emprise de la main du gamin dont les traits s'assombrissent brutalement alors qu'il rétracte ses doigts; mais il n'a pas le temps de s'offusquer encore plus qu'elle se penche vers lui, allant même jusqu'à déposer un genou à terre, pour lui faire face. Elle a une expression un peu douce, un peu hésitante sur le visage. “ Je veux y aller! répète Scorpius. Le toit est recouvert de Crème Canari, il y a des faux hiboux en sucre et des souris en sucres et des chocogrenouilles et- et- et des portes en chocoballes! Tu as bonne mémoire. Je sais. Astoria, s'il te plaît! Papa a dit- - J'ai entendu ce que ton père a dit. Mais si on y va, tu promets de ne pas faire de bêtises? Non! Ni de trop manger de sucre? Tu sais que c'est mauvais pour la santé, n'est-ce pas? Scorpius fronce les sourcils. — N'importe quoi. Si! Ça te fait des trous dans les dents et il y a des gnomes qui s'y installent. Et après, ta bouche est pleine de gnomes! N'importe quoi. Les gnomes, ça vit pas dans les bouches. Elle l'observe d'un air grave. Si?Ton père ne t'a pas vacciné contre les gnomes buccaux? Quoi?
Astoria éclate de rire. C'est plus fort qu'elle. Il y a quelque chose dans son visage- elle aimerait le prendre entre ses mains et l'amener contre son sein et le serrer contre elle et fermer les yeux et respirer ses cheveux et sentir ses doigts s'accrocher à son dos et juste rester là, comme ça, avec son fils dans ses bras.
L'impression et l'envie passent. Elle sourit. “ Je suis sûre que ton père a pris toutes les précautions qu'il faut contre les gnomes buccaux, le rassure-t-elle gentiment en tapotant avec circonspection le crâne de son fils qui a comme un spasme de recul qu'il retient au dernier moment. Ne t'inquiète pas. Si tu promets de ne pas y aller trop fort, il n'y aura pas de problème.Je promets- - Tu sais que c'est important, hm? On ne peut pas briser une promesse. ” Il doit lire quelque chose dans sa voix. Quelque chose qu'elle ne s'est pas rendue compte d'avoir pensé ou d'avoir ressenti. “ Je promets de ne pas y aller trop fort si tu promets de ne pas partir, ” dit-il.

Elle sent qu'il y a une prise de risque dans sa voix. Non pas de la peur: mais l'attente de quelqu'un qui vient de faire preuve de courage. « Catch it, » entend-t-elle Draco dire avant d'avoir eu le temps de répondre; quelque chose attrape la lumière et sa main se referme sur un petit paquet bleu sombre. Un sourcil arqué, après un regard hésitant à l'adresse de Scorpius qui observe le paquet avec autant de curiosité que d'envie, Astoria se relève lentement tandis que ses doigts s'affairent machinalement avec l'ouverture du sachet. « Alors, prochaine étape ? » dit Draco d'un ton dégagé. “ La Maison en Patacitrouilles! s'écrie aussitôt Scorpius en glissant de bonne foi sa main dans celle de son père, et avec un regard appuyé à l'adresse d'Astoria. Qu'est-ce que c'est? ” rajoute-t-il alors que sa mère fait enfin glisser le contenu du sachet dans sa paume.
Des boucles d'oreille. Il lui offre des boucles d'oreille.
Des boucles d'oreille?! s'exclame Scorpius. Pourquoi moi je n'ai pas des boucles d'oreille?! ” Astoria ne peut pas s'empêcher d'éclater de rire. “ Tu as les oreilles percées, Scorpius?Non, mais- -Tu veux qu'on y remédie? ” Le regard que lui jette Draco la fait encore plus rire. Celui de Scorpius est, quant à lui, sincèrement intrigué et à moitié enthousiaste. Quand il se retourne vers son père, en revanche, il est inquisiteur: “ pourquoi tu lui as offert- - Ton père sait que j'aime les belles choses, Scorpius. Et je suis sûre qu'il te couvre bien assez de cadeaux comme ça, l'interrompt-elle avec douceur. Draco- - merci. ” Elle hésite et finalement, les boucles d'oreille disparaissent dans sa poche.
Un étrange sourire flotte sur ses lèvres. Elle n'est pas habituée à cette sensation — ce sentiment. Ce n'est pas vraiment du bonheur. C'est du- du contentement. Du contentement pur et simple. Elle sait que les boucles d'oreille lui iront à ravir. Elle sait qu'elle les mettra avec fierté. Elle ne sait pas pourquoi Draco les lui a offertes mais elle sait qu'elle est plus touchée par le geste qu'elle ne le devrait.

Scorpius est bien décidé à faire la tête, maintenant que madame a son cadeau et non lui. Mais quand la Maison en Patacitrouilles fait son apparition au détour d'un stand, toute son expression change et s'éclaire; si Draco n'avait pas été plus réactif, il se serait peut-être glissé hors de son emprise et aurait lâché sa main pour rejoindre d'ores et déjà l'entrée de la Maison qui a l'air, même de loin, pleine à craquer. Ils attendent quelques minutes derrière un couple de vieux sorciers et leurs deux gamins survoltés qui discutent de vive voix du dernier match de Quidditch de leurs équips préférées; Scorpius observe tous les détails de la maison comme s'il préparait un plan d'attaque tandis qu'Astoria essaie de ne pas froncer le nez devant l'avalanche d'odeurs de l'endroit et finalement, Draco paie leurs entrées et ils pénètrent dans la fameuse maison sucrée.
Pendant un moment, leurs regards se croisent. C'est un moment de passage: le moment où ils passent l'encadrement de l'imposante porte d'entrée en pain d'épice, le moment où il glisse un regard vers elle pour vérifier qu'elle les suit bien. Elle lui sourit et elle sait que ce moment de contentement (ce moment heureux) est un véritable moment de famille. Alors oui, peut-être qu'ils ne sont pas un modèle de vertu, d'harmonie et d'équilibre; mais ils sont une famille.
Elle attrape son poignet juste avant qu'il disparaissent dans la maison et son dédale de pièces, de couloirs, de portes, de pièges, d'escaliers sucrés. “ J'ai vu un banc dans le jardin de derrière, je vous attends là-bas, d'accord? ” et l'instant suivant, ils ont disparu.

Il n'y a que des familles ici, ou presque. Des couples jeunes et vieux qui encadrent leurs enfants. Des pères qui prennent leurs filles sur leurs épaules pour leur permettre d'atteindre les candélabres en caramel; des mères qui se prennent volontiers à la dégustation de tout ce que peuvent bien leur apporter leurs fils; des frères et des soeurs qui jouent à cache-cache derrière des statues dégoulinantes de sucre. Il y a des rires et des cris et des exclamations de joie. Astoria se sent un peu triste, seule avec son cornet de marrons chauds.
Elle finit par trouver la porte du jardin de derrière, où souris et autres animaux peu ragoûtants courent le gazon à toute vitesse. Elle saute habilement sur les quatre dalles qui la mènent à une petite terrasse de gravier (non sucré) où se trouve ledit banc, bien heureusement désert. Tout le monde est dans la maison. De là, elle a une vue imprenable sur celle-ci: les rires et la joie et les couples et les enfants et les frères et les soeurs. Elle s'occupe avec MSN; elle s'occupe avec ses marrons chauds dont les peaux magiquement dépiautées s'accumulent sur le sol; elle observe le ciel. C'est un beau ciel d'hiver.
La silhouette sombre de Draco attire son regard. Il s'assied à côté d'elle et elle lui sourit. “ Tu n'aurais pas dû, est la première chose qu'elle lui dit avant tout. Pour les boucles d'oreille, je veux dire. Elles sont- - Draco, elles sont très belles. Mais je ne crois pas que tu aurais dû. ” Il y a quelque chose de mystérieux, dans sa voix. Elle a l'air calme et composée, sereine et mature; pourtant, il y a comme un orage d'émotions dans ses yeux. Il a un peu de sucre au coin des lèvres. “ Tu as perdu Scorpius? ” demande-t-elle d'un ton nonchalant en détournant les yeux vers la maison.

• • •

I had forgotten that it is impossible to lose someone, since all humans are alone. Another place in the universe we’re together in infinite time, remember that.
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