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sujet; (Event 5 ; groupe #1) there's only power and those too weak to seek it

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Ca commençait à tourner en eau de boudin cette histoire.

Et vas-y que je coure, vas-y que je hurle, vas-y que je colle des claques et que je fais plus de raffut qu'une caravane de dromadaires dans un magasin de porcelaine chinoise.
Jouer l'insurgée commençait à avoir de moins en moins d'attrait pour Hécate. Son propre peuple avait beau avoir des méthodes assez "colorées" et "enjouées" lorsqu'il s'agissait de pillage et de vendetta, ils avaient au moins le bon goût d'être organisés et de préparer le terrain. La mission avait pourtant démarré dans les règles de l'art mais ce qu'elle avait à ce moment sous les yeux tenait plus d'une représentation du cirque Pinder.

Les otages s'agitaient, les oeuvres d'art se montraient plus récalcitrantes que prévu et si les unités de pillage continuaient à gamberger, bientôt, ils prendraient tous le thé avec la BPM. Ce qui avait prévu d'être une tâche vite faite et bien faite se transformait peu à peu en une sorte de marasme qui rappelait de manière désagréable la bataille des rebuts.
Hécate aimait que les plans se déroulent sans accrocs.
Et la il y avait autant d'accrocs que dans un pull de laine tricoté par un aveugle atteint de Parkinson.

Sans compter que parmi les otages se trouvaient des personnes qu'Hécate n'aurait pour rien au monde voulu voir là:
Anna, enchaînée
Anita Romero, mutilée.
Nyssandra Ollivander, la cher et tendre d'Aramis.
Et Guenière Lestrange. La fille de Rabastan.

Hécate tiqua lorsque Lazarus Carrow, fidèle à son tempérament de cow-boy, cracha son fiel et sa haine sur les malheureuses jeunes femmes après s'être vaillamment pris un chandelier - qu'il n'avait pas volé- sur la tête. Que les demoiselles aient été coupables ou non importait peu à Hécate: elles appartenaient toutes à des cercles plus ou moins proche de ses connaissances et il n'était pas question que la moindre d'entre elle passe par la fenêtre -ou ad patres- ce jour là. Anna lui était précieuse, Aramis ne pardonnerait jamais la mort de sa fiancé quant à Guenièvre...elle était la fille de Rabastan. Sa chair et son sang. Hécate n'aimait pas beaucoup penser à son mentor ces derniers temps, la simple évocation de son nom la faisant se plonger dans le travail comme si elle était devenue hystérique, et pour une raison qu'elle ignorait, la perspective de le regarder dans les yeux en ayant permis que l'on maltraite sa fille lui retournait l'estomac.

Il lui faisait confiance.
Aramis lui faisait confiance.
Anna luifaisait confiance.

Et par Merlin, elle avait l'habitude d'avoir ce qu'elle voulait, par la porte ou par la fenêtre. Mais comment garder le club des jolies têtes blondes à l'abri sans se trahir sa couverture, la mission et ses collègues, et surtout sans s'attirer les foudres du Magister?

Nul ne regarde la flaque quand une vague arrive

Un proverbe légèrement vaseux qui avait pourtant sa morale: il fallait détourner l'attention de ses collègues agresseurs des jeunes femmes de l'élite. Créer une diversion. Avec doigté, et une bonne dose de cruauté voire de violence primaire. Elle était Elli Llewellyn après tout et elle comptait tenir son rôle.
Les cibles allaient juste changer.

Laissant à contrecoeur Carrow et Bones quitter la salle, en compagnie d'Ollivander,Hécate retourna son attention vers Malfoy qui était occupé à discuter ou plutôt parlementer avec Eris Burke. Bien: la demoiselle savait visiblement comment faire valoir ses compétences. Restait le problème d'Anna, de Romero et de Guenière autour desquelles ses collègues mangemorts, bien trop heureux d'être camouflés par des identités d'emprunt, commençaient à tourner comme dess vautour.

Se levant du rebord de la fenêtre où elle s'était assise en regardant ses victime, Hécate se dirigea vers un de ses hommes, tout en tournant sa baguette entre ses doigts comme un couteau, ou une simple brindille.

-On lâche du lest les mecs, les demoiselles ont prit suffisamment cher pour le moment. Elles font la moitié de votre poids.

Regards suspicieux. Ses collègues la fusillaient du regard comme pour lui interdire de montrer un tant soit peu d'humanité, comme si elle était assez stupide pour procéder comme une idiote de bas étage. Elle afficha un sourire qui découvrit ses dents blanches et s'approcha des jeunes victimes de l'élite.

-Ce sont des putains de collabo Llewellyn, articula un faux insurgé d'une voix sèche, rapeuse.
-Ca c'est clair, mon petit père! répliqua Hécate, mais moi je suis pour la parité, et l'égalité démocratique! c'est un peu pour ça qu'on se bat!

Elle s'approcha de Gwen et l'inspecta rapidement, ainsi qu'Anna. Elles avaient été rudoyées, et avaient quelques bleus sur les bras, fruit de leur traitement musclé. D'un coup de baguette, Hécate les estompa et se permit même un léger clin d'oeil amusé. Parfois, elle se disait qu'elle méritait un oscar.

-Llewellyn, fais pas de...
-Oh la ferme, Rogers. Si tu veux pas une mandale mets la en veilleuse.

Le collaborateur camouflé en insurgé eut un mouvement de recul et Hécate fit un geste de sa baguette qui ressemblait à un coup de batte avant de rire.

-Allez les gars faîtes pas la gueule! J'sais pas pour vous, mais moi cogner sur les mêmes pinatas à longueur de temps ça me lasse! ce sont des putains de collabos, voté et approuvé! mais vous savez ce qui me gonfle plus encore que les collabos affichés? ceux qui se cachent.

Elle se tourna vers les inconnus qui peuplaient la pièce et leva sa baguette.

-La petite Lestrange a déjà bien payé son nom, elle l'assume, pareil pour Miss Grimaldi, on peut au moins leur reconnaître d'avoir des balls ces deux là. Mais ici qu'avons nous...des lâches. Des lâches, des lâches et encore des lâches...ça pleure dans les chaumières quand les mangemerde perturbent votre petit confort mais ça ne bouge pas son cul! il faudrait pas risquer de se retourner un ongle pas vrai?


Seuls des gémissements lui répondirent.

-Je sais, ça craint comme situation. La notre aussi craint. Mais présentement, moins que la votre, je le concède. On va pratiquer la justice aujourd'hui, pas la vendetta, qu'est ce que vous en dites? et puisque la justice est aveugle, quitte à baffer quelqu'un ça sera....toi. Oui, toi là, l'avorton. Ton nom?
-..H-Hayton.
-Pardon?
-Hayton.
-Hayton. Job?
-Je tr-travaillais au service des r...des r...
-Rebuts. Re-buts. Ca se prononce avec un R comme "raclure". T'es pas un chic type toi. Pas du tout. Donc quitte à désigner une pinata, je propose qu'on s'essaie sur toi. Les gars, des objections? C'eeest bien ce que je pensais. Défoulez vous sur celui là si vous avez des poussées d'hormones, moi je me réserve les jolies mascottes de l'Elite. Faudrait pas nous les abimer, elles sont dans tous les Witch Weekly.

Et fière comme un pape, elle poussa Hayton devant elle avant de le suspendre en l'air grâce à un sortilège de lévitation. Un sacrifié pour sauver la mise des jeunes sorcières. Triste mais nécessaire. Puis, la jeune femme alla s'asseoir sur un rebord de marbre, juste derrière le groupe d'otages comprenant Anna, Guenière et Anita, la baguette tournant toujours entre ses doigts, comme pour mettre ses "amis" au défit d'approcher.

Une salope lunatique.
Voilà ce pour quoi elle passait.
Mais seul comptait le résultat: quiconque s'approcheraient d'elles aurait le droit à du plomb dans les fesses à défaut d'en avoir dans le crâne.

-Faudrait m'expliquer pourquoi vous vous êtes toutes rassemblées ici comme un essaim d'abeilles, vous prévoyez quoi dans le coin, un bal de débutantes? Lestrange, tu m'as l'air au fait des choses. Distrait moi, on se fait chier comme des rats morts. Vous organisiez une bar mitzvah?

Sourire sardonique de circonstance.
Oui un oscar.
Un Molière.
Elle méritait au moins ça.
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ inscription : 13/09/2013
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‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11757
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
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and those too weak to seek it
12 SEPT. 2002 & EVENT #5
 
« Le vent de révolte est déjà là, Tugwood. Prends-en plutôt une pour tes bibelots plutôt que de les laisser se faire la malle sous tes yeux ! » Il hausse un sourcil sceptique. Bones-Spinnet vient de piétiner l’autorité d’Avery sous le nez d’une grappe de mangemorts, en décidant de ce qui doit être fait des otages sans attendre son accord. Autant ça passe plus ou moins dans la forme, si on ne s’attarde que sur leur allure d’insurgés désorganisés, autant l’affront à un sang-pur du Cercle par une hybride est bien moins acceptable dans le fond. Et à lui, elle lui ordonne de récupérer un otage en guise de main-d’œuvre ? C'est toute sa fierté de sang-pur qui se dresse contre l'audace dont elle fait montre, mais il étouffe ses réflexes élitistes, s'emprisonne dans son personnage. « Mets-toi à jour avant de nous infliger tes sautes d’humeur Spinnet, c’est justement le but du marchandage. » Il rejoint la Burke en quelques enjambées rapides (vue la situation, patienter encore ne semblerait pas logique), lui attrape le bras pour la mettre sur pieds sans ménagement, et lui accorde 5 secondes pour récupérer sa baguette parmi la brochette d'armes confisquées. Tout à sa besogne, il ajoute, perfide, à l'attention d'Adele : « Quant à la surveillance des donzelles, j’crois pas qu’elle me concerne, mais libre à toi d’adresser tes doléances à Hudson. » Tu te laisses émasculer Avery, c’est ce qui flotte dans l’air, tandis que Bones n’en fait qu’à sa tête sans se soucier le moins du monde de risquer de s’attirer les foudres du mangemort expérimenté. Et Draco-Tugwood lance un regard ombrageux à ce type qu’il estime, mais qui vient de permettre à une furie d’embarquer Nyssandra, sans mot dire. Il enserre douloureusement sa baguette en poussant Eris devant lui, jusqu’à la parure, rehaussant ses barrières mentales pour se murer de nouveau dans son travail sans se laisser perturber par la cacophonie déplaisante. Merlin merci, Hecate inverse la tendance pour les dernières sorcières qui lui importent dans le lot : elle détourne l’attention vers ceux qui se terrent au fond de la pièce, muets, en espérant se faire oublier.

Un tant soit peu allégé, Draco décroche de la scène : pas le temps pour ça. Encore placé dans le dos d’Eris, il enroule sa main libre autour du cou de la jeune femme et pose la pointe de sa baguette sur sa tempe. « Au travail. Rapide et efficace, pas d’entourloupe. » Après quoi il relâche sa prise sans s’attarder à lui servir un plateau de menaces. Le personnage qu’il incarne parle pour lui – les victimes du fameux Tugwood, laissées égorgées et éventrées sur son passage, ont bien assez fait frémir l’Angleterre sorcière durant les dernières années pour qu’il puisse se passer de discours. Seul le butin lui importe : il n’est pas question de décevoir le Lord. Un œil sur elle, il fait signe de le rejoindre à un homme laissé désœuvré par la rebuffade de la pseudo Llewellyn. Ils ont encore à réunir les statues grandeur nature à proximité de la malle pour les placer dans le plus profond et vaste des compartiments – à l’intérieur, un escalier débouche sur rien de moins qu’un espace ensorcelé pour être aussi spacieux qu’une véritable pièce. Les statues en questions sont entreposées derrière de grandes vitres de verre allant du sol au plafond. Protégées. Seule la vision aiguisée de Draco et le fait qu'il sache précisément quoi chercher lui permettent de distinguer le chemin de runes quasi indistinct gravé dans l'une des surfaces transparentes pour la rendre infaillible. Visant comme convenu la rune placée en plein centre de la toile de symboles, il la bombarde sans crier gare de sortilèges d’explosion afin d’ébranler la magie qui maintient tout l’ensemble. Ce n’est qu’au bout du quatrième sortilège qu’enfin, la vitre tremble et éclate en micro-cristaux tranchants sous la pression imposée. Il a tout juste le temps d’ériger un bouclier face à la paroi pour stopper les éclats en vol. De son côté, l’homme recruté pour gagner du temps se lance dans la même tâche pour libérer une seconde statue.

• • •

I'M SORRY I'M SUCH AN ASSHOLE
I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.


Dernière édition par Draco Malfoy le Sam 17 Oct 2015 - 18:26, édité 1 fois
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Le chandelier tombe et je ne peut retenir un sourire, j’ignorais qui et comment mais c’était bien joué, fin et discret. Mais il se relève à l’aide d’un de ses compère et se rapproche de nous. Vite, toujours trop vite, le sang, les cris et ce lien qui refuse de m’obéir totalement alors que je tente de détacher Eris. J’en ai assez d’être toujours du mauvais côté de la barrière, assez de voir mes proches disparaitre les uns après les autres, assez d’être spectatrice impuissante. J’avais assez de colère et de rancoeur en moi pour faire exploser ce foutu musée. L’idée était d’ailleurs noté dans un coin de ma tête... une potion explosive, mon parrain pourrait peut être me fournir. Puisque comme le disait si bien cette créature repoussante (Lazarus/Victor) engendrée par un gnome et un chartier - c’était à mon sens le plus probable- ce n’était vraisemblablement pas la dernière fois que j’allais jouer le rôle d’otage. La prochaine fois je ne serai pas armée uniquement de ma baguette, c’était certain et si je re-croisais je me ferai un plaisir de lui montrer ce dont est capable une sorcière de salon. Il est devant moi et je me retiens de ne pas simplement l’étrangler, il est si proche, son haleine putride agresse mes narines, non je n’ai pas peur, que croit il? Il y a bien longtemps que je n’ai plus peur pour moi-même. Un mouvement de recul mais il me touche, dépose son sang sur ma joue comme pour me marquer. Ses paroles n’ont aucun sens, le chandelier à dû cogner bien plus fort que prévu. Et sa main termine sa course sur ma joue, la peignant de cette couleur carmin. Je ne bronche pas, ne sourcille même pas, je ne lui offrirai jamais le plaisir de me voir plier. Il menace Nyss et brise des baguettes... pourquoi? Les insurgés avaient besoin de ces objets précieux, ce n’était que pure folie de les briser de la sorte. Pour ennuyer Nyssandra? ça ne ferait que faire marcher le commerce de son père... Toutes les pièces ne s’emboitaient pas. Mais Eris se reprend et brise le silence, je comprends rapidement qu’elle ne supporte pas de voir toutes ces pièces précieuses détruites par ces voleurs de pacotille. En revanche je secoue la tête lorsqu’elle propose de nous libérer en contrepartie de son aide. Pas sans elle, jamais. Nous étions venue à trois, nous allions quitter ce musée à trois, il n’y avait rien de négociable là dedans. Et voilà que l’insurgé approuve, tout est décidément bien trop étrange. Malheureusement rien n’est approuvé par personne qu’Alicia Spinnet fait son apparition de façon théâtrale dans mes souvenirs ce n’était pas le genre de la joueuse de quidditch des Gryffondor... Elle est la première a remarquer que nos mains sont détachés mais son intelligence s’arrête là, elle prévient les autres, mais ne nous rattache pas pour autant. A croire que les insurgés ne peuvent avoir qu’une idée à la fois. Je n’ai pas le temps de réagir lorsque le confondus atteint Nyssandra mais ma main tente de s’accrocher au bras de cette femme pour qu’elle n’emmène pas mon amie. Lâchez là !! Le tissus glisse, j’espère au moins qu’elle conservera la trace de mes ongles sur sa peau, en souvenirs, cadeau. Elle disparait... et ma respiration s’accélère Nyss... Comment pourrais-je un jour me pardonner s’il lui arrive quoi que ce soit? Mais bientôt c’est Eris qui se retrouve avec la baguette sur la tempe. Je serre les poings en silence cet homme à la réputation de laisser plus de sang derrière lui qu’une meute de loup. Ses gestes sont précis, lui vole réellement pour voler. Mais voilà une autre entrée en scène, celle de Llewellyn qui semble décider que nous valons plus que de simple pantin à tabasser. Elle parle de nous, s’approche baguette levée. Si elle me touche, je mords. Mais son sort n’a pour effet que d’atténuer les ecchymoses, je marque vite c’est bien dommage ça laisse des preuves visibles, un peu comme ce sang sur mon visage. Pourquoi fait elle ça? Elle s’en amuse, elle est folle. Elle a sans aucun doute reçu bien trop de cognard tout au long de sa carrière pour être saine d’esprit. Mon regard croise ceux d’Astoria, d’Anna et d’Hayton, un ancien collègue à la vente des rebuts. C’est lui qu’elle prend comme bouc-émissaire. Il n’est pas méchant, juste faible. Peut on reprocher à quelqu’un de survivre de cette façon même si ses actions ne sont pas toutes louables? L’insurgée prends ses aises près de nous et me demande ce que prépare notre petit groupe. Je suis surprise, j’hésite à lui répondre. Si mes paroles sont mal interprétés c’est Hayton qui prendra. Pourtant les mots quittent mes lèvres même si je ne sais pas, du tout ou elle veut en venir avec son bar machin chose. Les liens ayants... glissés. Je lève d’un geste mesuré mes mains montrant mes poignets légèrement rougis par le frottement. Je pensais me faire les ongles. Un sourire, juste un pour me foutre d’elle mais n’étais-ce pas ce qu’on attendait d’une sorcière de salon de se pomponner même dans les pires circonstances? Vous aviez raison, il ne faudrait pas que l’un d’eux se retourne, c’est... atrocement douloureux vous savez. Et ils sont si précieux...  L’occuper sans trop l’agacer, tenter d’épargner Eris que je surveillais du coin de l’oeil, Anna, Astoria et Hayton. Puis-je me permettre de poser une question qui me turlupine?   Oui non bien sur que je n’attends pas son accord pour la poser ! C’est étrange même surprenant d’abimer de si précieux objets quand on a besoin d’argent... tous ces bijoux... quel gâchis.    Quoi? La question était de trop? J’en avais bien d’autres...
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Tandis que Bonnie arrivait près d'Adele et réfléchissait au meilleur moyen de s'emparer des objets, son attention fut soudain attirée par une voix qu'elle connaissait bien. Owen venait de ramener deux otages supplémentaires qu'elle reconnut immédiatement. Astoria, la mère de Scorpius, et… Anita. Bonnie déglutit avec difficulté, soudain mal à l'aise. Que faisait-elle ici ? Elle ne l'avait pas vue sur les écrans de la salle de surveillance. Par ailleurs, le sort qui était réservé à Nyssandra et Guenièvre commençait à l'inquiéter également. Pourquoi s'en prenait-on à des alliés ? Mais elle ne devait pas se préoccuper de ça. Elle avait une mission. Elle détourna donc les yeux d'Anita pour se diriger vers les armures du champ de bataille d'Azincourt. Mais un grand bruit de verre résonna soudain et elle sursauta, surprise. Un lustre venait de se décrocher du plafond pour s'écraser sur Lazarus. Elle esquissa un geste pour aller l'aider, mais quelque chose de bien pire arriva ensuite. Dans la panique, Anita essayait de se débarrasser de ses liens. Mauvaise idée. Il ne fallut pas longtemps pour qu'Owen riposte, et la pauvre jeune femme se retrouva amputée de plusieurs doigts, sous le regard horrifiée de Bonnie, qui réprima un haut-le-cœur. Comment en avaient-ils pu arriver jusque là ? Fallait-il donc obéir aveuglément sans se soucier des dommages collatéraux ?

Sonnée, elle préféra tourner le dos à ce triste spectacle et retourner à ses armures. Elle ne devait pas flancher, elle ne devait pas montrer ses faiblesses au risque de faire échouer la mission. Elle ne pouvait de toute façon rien faire pour les otages, c'était beaucoup trop risqué. Les armures en questions avait été conservées grâce à des bains magiques. Contrairement à la plupart des objets du musée, elles étaient accessibles au lieu d'être protégées par une vitrine. Mais c'était sans doute ça le plus inquiétant. Si elles ne nécessitaient pas de protection physique, c'était qu'il en existait une invisible. Il pouvait s'agir des bains dans lesquelles elles avaient été trempées, ou bien d'un enchantement autour d'elle. Il était sans doute impossible de les faire léviter en l'état, elles devaient être fixées au sol physiquement ou par un sortilège. Se mettant à bonne distance, elle sortit sa baguette et la pointa sur l'une des statue. « Specialis Revelio », murmura-t-elle, afin de découvrir ce qui pouvait composer la mixture qui recouvrait les armures. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qu'elle contenait en effet un poison foudroyant. Elle tenta un impervius pour l'en débarrasser, mais cela ne fonctionna évidemment pas. Puis elle eut une idée. Puisqu'elle connaissait la composition de la protection, il suffisait de modifier quelques ingrédient pour en changer les effets. Elle s'attela donc à la tâche. Puis, cherchant autour d'elle quelqu'un en train d'agoniser, elle le fit léviter pour le diriger tout droit vers l'armure sur laquelle elle avait travaillé. Cela n'eut aucun effet. L'idée semblait fonctionner. Trop curieuse, elle voulut en avoir le cœur net en la touchant elle-même, puis fit de même avec la seconde armure. Parfait. Elle lança ensuite un nouveau sort. « Piertotum locomotor ! » Les armures s'ébranlèrent, et avec force, se détachèrent du sol. Bonnie les guida jusqu'à la malle, constatant au passage que Hecate avait pris les otage en main, ce qui la rassura. La jeune femme ne pouvait décemment faire du mal à Nyssandra et Guenièvre. Bonnie espéra qu'elle trouverait un moyen de soigner Anita. Une fois les armures dans la malle, la brune fila retrouver Bellatrix dans la réserve, sans remarquer que sa main droite commençait légèrement à se noircir, comme nécrosée...


Dernière édition par Bonnie B. Rowle le Lun 19 Oct 2015 - 22:52, édité 1 fois
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WIZARD • always the first casuality
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‹ dialogues : #e95353.


‹ âge : trente-quatre
‹ occupation : guérisseuse au service d'infection par virus et microbe magique et co-présidente de l'association "Rosier's Disease Research Trust".
‹ maison : Serdaigle
‹ scolarité : 1980 et 1987.
‹ baguette : est en bois de charme, contient une plume de phénix et mesure 26,4 centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 3036
‹ réputation : je suis fragile et que j'ai été manipulée par mon compagnon.
‹ particularité : occlumens.
‹ faits : je suis de sang pur, que je fais partie de la famille Grimaldi, que je suis d'origine italienne, que j'adhère aux idées insurgées mais que je me suis résolue à ne jamais les rejoindre pour le bien être de ma fille, que je suis une ancienne guérisseuse et que je sais donc comment soigner les gens de diverses pathologies, que je me défends en duel, que j'adore lire, que j'apprécie les jolies choses.
‹ résidence : dans un petit studio sur le chemin de traverse que le gouvernement a bien voulu me donner pour mon implication de guérisseuse durant la guerre. La demeure des Grimaldi à Herpo Creek ainsi que mon appartement à la Bran Tower avaient été saisis. Je dispose toujours d'une résidence secondaire et tertiaire à Brighton (maison d'été) et à Florence (terres italiennes).
‹ patronus : un lapin, patronus de Thomas
‹ épouvantard : un entassement de corps, celui de mes enfants et des êtres qui me sont chers.
‹ risèd : ma famille heureuse et recomposée.
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Acte audacieux voué à l’échec. Tourner le dos à ses ennemis, ne pas surveiller ses arrières, le meilleur moyen pour se faire captive de ses assaillants. Puérile décision, irréfléchie, impulsive, elle se maudissait de ne pas avoir assez d’automatisme lorsqu’il était question de se défendre et de défendre les autres. Quelle piètre insurgée ferait-elle … En moins de temps qu’elle n’avait pris pour l’élaboration de son plan, sa mission sauvetage avait été écrasée, avortée par l’un de ses opposants. Elle s’écrasa à terre sous le joug d’un sortilège de Croche-Pied et sa baguette lui échappa des mains. Elle regarda le bout de bois rouler sur le sol et s’éloigner d’elle. Elle se sentit nue, désarmée par une naïveté qui lui collait à la peau, elle serra les dents. Sa tête avait cogné le métal d’un poteau de signalétique et ses genoux découverts avaient râpé le sol. Son corps tout entier était parcouru par un abondant afflux d’hormones qui se confrontaient pour gagner la meilleure place dans son esprit. Adrénaline ; prise par surprise, elle sentait ses membres trembler sous le poids du stress, de l’inconnu et de la peur. Endorphine ; les bleus, la commotion cérébrale, la douleur, il fallait les contrer, les calmer … Son cerveau était encore dans le flou de toutes ses informations lorsque son opposant l’agrippa pour la forcer à se relever. Elle avait du mal à tenir sur ses jambes et les talons ne facilitaient guère son avancée … Elle aurait dû baisser les yeux, mais au lieu de ça, elle dévisagea la jeune fille qui venait de la mettre à terre. A peine plus vieille que sa jeune Teresa, elle sentit ses entrailles se tordre au fond d’elle. Comment les choses avaient-elles pu aussi mal tourner ? C’était des insurgés, assurément, cela se voyait à leur tenue, mais que faisait-il ? Elle se rappelait des paroles de Marie lors de leur dernier entretien ‘afin qu’ils soient stoppés’ … Ils, les Mangemorts, ils, le gouvernement … Pourquoi étaient-ils là aujourd’hui alors, pourquoi trahissaient-ils leurs objectifs pour de simples babioles, des objets qui n’avaient de la valeur que pour ceux qui savaient l’apprécier … ? Ils étaient bien loin de s’intéresser à ça, bien loin de stopper les Forces du mal. Pire que ça, ils faisaient du mal, à elle, à d’autres membres de l’Elite qui n’avaient rien demandé d’autres que du pain et des jeux. Elle ne comprenait pas, elle voulait comprendre.

Elle fut emmenée auprès des autres otages et Spinnet – parce qu’elle l’avait enfin reconnue – lui entrava la jambe avec celle d’une autre femme. Sa tête tournait encore, sous le coup qu’elle avait reçu, et elle prit un certain temps pour identifier sa compagne de chaîne. Nyssandra. Sa protégée à Poudlard, sa filleule, celle à qui elle avait tenté de tout apprendre, mais qui n’avait pas été très réceptive à ses mains tendues. Elle n’eut pas le temps de s’attarder sur le reste des otages car tout s’enchaîna à vitesse grand V. Anita et Astoria qui arrivaient dans leur direction, un chandelier qui se décrocha du plafond, Anita qui tenta de s’enfuir, Hudson qui attrapa sa baguette tombée au sol pour maladroitement trancher les doigts de la fuyarde. Elle retint un cri en mordant sa langue de toutes ses forces. Non ! Pas Anita ! Pas elle. Le sang dégoulinait sur le sol et elle se débattait à présent avec ses liens pour tenter de venir en aide à son amie. « Laissez-la ! S’il vous plait ! » Elle ne parlait pas fort, murmurait presque. Des larmes voilaient son regard émeraude, mais elle ne se laissa pas gagner par la faiblesse, elle serra les dents et fixa son amie étendue sur le sol, valsant parfois vers la silhouette frêle d’Astoria. Elle était encore choquée, atterrée et son cerveau tentait de démêler les informations qu’elle pouvait tirer de tout ce qui se passait. Les insurgés étaient-ils vraiment en train de voler ce musée ? Faisaient-ils vraiment mal à tous ces innocents ? C’était impossible, pas de ce qu’elle savait, pas de ce que Matteo lui en avait vendu, pas de l’idée idéaliste qu’elle voulait s’en faire … Alors qu’elle débattait encore avec elle-même, elle vit une main passer à côté de son visage et l’attrapant par le col, elle fut basculée dans le vide. Elle n’eut pas le temps de dessiner dans son esprit le visage de l’homme qui l’agressait ainsi, car en quelques secondes, elle vit toute sa vie défiler sous ses yeux pour s’arrêter sur l’hypothétique image d’une petite fille pleurant la perte de sa mère, orpheline et vouée à vivre définitivement dans le secret. L’adrénaline coulait dans ses veines avec plus d’intensité, le sang battait dans ses tempes, son cœur menaçait de sortir de sa poitrine. « Je te lâche, tu meurs. Pigé ? Même chose pour vous autres. La prochaine apprendra à voler sans balai. » Elle ferma les yeux et s’étonna de penser que c’était la fin. Son optimisme passé avait disparu, il mourrait en même temps qu’elle … Au moment où elle se préparait à accepter la mort, elle fut tirée en avant et remontée sur la terre ferme. Sauvée, pensa-t-elle. On la poussa à nouveau parmi les otages et l’espace de quelques instants elle eut un peu de répit. On la rattacha et elle se laissa faire, docilement, encore trop affectée par ce qui venait de se passer. Elle était forte, elle était résistante, elle ne voulait pas montrer sa peur, mais ses mains tremblaient derrière son dos et elle était incapable de les calmer. Elle ravala ses sanglots, enfonça ses ongles dans sa chair pour créer une douleur qui pourrait apaiser sa terreur. Décidément, elle n’avait rien d’une insurgée, et aujourd’hui plus que jamais, elle se détachait de leurs idées, de leurs motivations et de leurs actes. Jamais, au grand jamais, elle ne se permettrait de piller un musée comme ils le faisaient, jamais elle ne s’impliquerait dans quelque chose d’aussi futile alors qu’à l’extérieur, des choses bien plus horribles se passaient. Elle se sentait soudainement nauséeuse, et le goût ferreux dans sa bouche ne faisait qu’accentuer le dégoût.

« On lâche du lest les mecs, les demoiselles ont pris suffisamment cher pour le moment. Elles font la moitié de votre poids. » Elle leva la tête. Qui venait de parler ? Llewellyn. Son visage était discernable entre milles. Elle se rappelait de la tension qui existait entre elles, elle savait qu’Elli était incapable de la supporter. L’insurgée trouvait Anna trop passive, trop neutre, incapable de choisir un camp, incapable de se défendre. Elle lui avait bien fait savoir la dernière fois qu’elles s’étaient croisées. Et à présent, que disait-elle ? Elle les défendait, elle, Astoria, Guenièvre et ces autres de l’Elite ? Impossible. Il y avait trop de dissonances dans cette histoire, elle commençait réellement à douter. Mais ses yeux se reposèrent sur le corps mutilé d’Anita, et ses questionnements s’estompèrent d’eux-mêmes. Pouvait-elle profiter de cette situation favorable pour faire une demande, pour tenter de soigner son amie. Elle regarda ses geôlier avec le plus d’assurance possible. « S’il vous plait. Laissez-moi voir comment elle va. » Elle désignait Anita de la tête. « Je peux peut-être faire quelque chose, j’ai été guérisseuse, je peux essayer de la soigner … » Avec ce qu’elle avait, elle aurait beaucoup de mal à faire quelque chose, sans baguette qui plus est, mais elle ne pouvait pas laisser quelqu’un souffrir ainsi ; elle avait trop d’empathie pour les autres. Anita était son amie, elles étaient arrivées ensemble, elles devraient repartir ensemble. En pensant que c’était sa propre baguette qui avait provoqué ça, ses nausées devinrent plus intenses, mais elle serrait les dents pour refouler ces haut-le-cœur. Ses yeux d’un vert profond s’enfonçaient dans le regard d’un des insurgés qui les surveillait et elle sentait qu’elle regretterait rapidement cet affront … Tentative désespérée de s’opposer à ses ennemis …

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    i'm always gonna love you
    How would you feel, if I told you I loved you? It’s just something that I want to do. I’ll be taking my time, spending my life, falling deeper in love with you. So tell me that you love me too
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HUNTED • running man
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‹ inscription : 21/07/2015
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‹ dialogues : #006666 (owen) #A0A0A0 (selma)


‹ âge : 43
‹ occupation : dans l'ombre du Magister.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1971 et 1978
‹ baguette : est en bois d'acacia rigide, possède un cœur en ventricule de dragon et mesure vingt-neuf centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 3188
‹ réputation : la magie noire a rongé mon âme, dilué toute conscience, accru ma folie.
‹ particularité : fou.
‹ faits : ma soeur jumelle vit dans mon esprit dérangé, secret dont seuls quelques chanceux ont connaissance, que je suis aussi dérangé que peut l'être un sbire de Voldemort, que je n'hésite jamais à user de violences quand bien même elles ne seraient pas nécessaires, car la souffrance et les hurlements me font vibrer comme aucune autre drogue au monde. Mais qu'elles me sont infligées souvent par la main du Magister elle-même, car dieu sait combien de fois je l'ai déçu au cours de mes années de bons et loyaux (haha) services.
‹ résidence : Herpo Creek, dans la maison de mes parents, vide et délabrée; ruines.
‹ patronus : irréalisable, autrefois une hyène bien qu'elle ne soit apparue qu'une seule et unique fois sous forme reconnaissable.
‹ épouvantard : le baiser du détraqueur.
‹ risèd : la fin de cette insurrection qui amène autant de satisfaction que de souffrance.
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 « Y'a des putains d'appareil photo partout dans les galeries ! »Hudson jura tout bas, rabattit le capuchon sur son visage, certain que son faciès d'Insurgé avait déjà été pris en cliché à de nombreuses reprises et sous tous les angles depuis leur arrivée explosive sur les lieux. Tel était le but, en fin de compte. La seule crainte à avoir était de se retrouver piégé si leur Polynectar prenait fin prématurément. Owen ne mettait pas en doute les talents de Bones concernant la qualité de la potion, cela ne l'empêchait pas de se sentir pressé par la montre, hantise et oppression infligée à lui même. Ils n'avaient pas le droit à l'erreur, et il refusait de laisser au Lord une occasion de les punir de leur incompétence. C'était simplement inconcevable. Il pointa sa baguette sur deux caméras, les extermina d'un Diffindo qui propagea poussière et fumée au dessus de leurs têtes. Le chaos régnait en maître mot. Carrow s'amusait à casser quelques baguettes, lui-même poussa sa victime (Anita) du bout du pied, qui ne réagissait plus à grand chose, trop sonnée sans doute. Bon. Celle-ci était sans doute perdue d'ici la fin de la journée. « Je vais faire un tour dans les autres galeries, je te les laisse. » Hudson haussa un sourcil. Quoi, il lui laissait la totalité des otages ? Comment voulait-il qu'aucune ne meure ? Leur seule issue de sortie était de se tenir tranquille. Dans le cas contraire, il les liquiderait. Simple comme bonjour. Owen était bien le seul dans cette compagnie de bras cassés à ne pas se sentir concerné le moins du monde par le sort de ces jeunes femmes. Il n'en connaissait aucune, ne se préoccupait de personne. Sauf peut-être de Gwen. Le souvenir de Rabastan le fit bondir intérieurement de rage. A coup sûr, si elle claquait entre ses doigts... « Et fais un truc pour elle, on va pas la laisser trainer là comme ça, elle bouche le passage. » Soupir. Il guida la masse d'Anita dans un recoin de la pièce où elle ne gênerait plus les allers et venues de ses congénères. Les fleurs de Van Squick se mirent à pousser des hurlements insupportables au passage de Lazarus, qui s'amusait à les détruire. Nul doute qu'il s'amusait comme un petit fou.

« S’il vous plait. Laissez-moi voir comment elle va. Je peux peut-être faire quelque chose, j’ai été guérisseuse, je peux essayer de la soigner … » « Certainement pas. Sa cause est perdue, ma belle. »[/color] Ton désinvolte. Draco s'intéressa à quelques pièces, mais fut vite interrompu par la diatribe belliqueuse d'une otage, visage inconnu au bataillon mais qui l'agaça fort, immédiatement. Non mais quelle audace. Une gifle siffla et s'abattit sur la joue d'Eris. « On la ferme demoiselle, certaines sont vraiment prêtes à tout pour s'en sortir, hein ? Le sort de ta camarade ne te suffit pas ? Tu vas essayer de nous faire croire que tu t'y connais aussi bien qu'en perles ? » Reniflement dédaigneux, mais Tugwood sembla douter, s'enquit de l'avis de l'ensorceleur qu'il avait employé à servir de vulgaire porte-balais. Ce crétin donna raison à Burke, et Hudson haussa les épaules. « Deux pièces, deux rescapées » D'un geste de la main, il lui fit comprendre de faire ce qui lui plaisait. A ses risques et périls. Au pire, à la moindre incartade, il serait présent pour corriger le tir.  « Et au moindre soupçon de révolte, l’une des autres paiera le prix fort » Hochement de tête approbateur. « On ne le dira pas deux fois. »[/color] « Le vent de révolte est déjà là, Thugwood. Prends-en plutôt une pour pour tes bibelots plutôt que de les laisser se faire la malle sous tes yeux ! » Avery tourna la tête vers Bones, qui osait s'interposer. Pour qui se prenait-elle ? Elle n'était qu'un pion dans ce jeu, et elle se permettait de leur tenir tête, de faire montre de, de quoi au juste ? Accès de rage. Fulminant, Avery serra sa baguette entre ses phalanges, mâchoires crispées. L'hybride se permettait, en outre, d'embarquer une des otages comme si elle avait le loisir d'en décider comme bon lui semblait. C'était, parfaitement incroyable. Le regard que lui lança Malfoy en disait long sur la situation : autorité bafouée. Devant tous les autres. Impensable, inacceptable. « Quant à la surveillance des donzelles, j’crois pas qu’elle me concerne, mais libre à toi d’adresser tes doléances à Hudson. » Le sang ne fit qu'un tour. Il laissa Draco à ses petites affaires, Llewelyn jouer les bons samaritains avec les otages. Il réitéra le sort d'Hécate, suspendit au plafond un sorcier terrorisé qui se planquait derrière un présentoir. Misérable cafard. Les bras battirent vainement dans l'air, mais déjà Hudson ne lui accordait plus un regard. Mouvement de baguette, et il scella de nouveau les poignets des otages restants, mêmes cordes, mêmes effets tranchants. Histoire d'en remettre une couche et de s'assurer que plus personne ne dégagerait ses mains encore une fois. « Un seul pet de travers et on vous explose la cervelle. Toi -il s'adressa à Llewelyn- surveilles les attentivement, s'il te plait. » S'il te plait. Bêtise sans nom que de laisser les otages à la surveillance d'Hécate et de ses compagnons, aucun n'aurait les tripes de punir comme il se devait les potentiels réfractaires mais...

...Bones-Spinnet filait déjà dans une galerie attenante, traînant avec elle une Ollivander un peu sonnée. Hudson amorça quelques pas dans l'intention de la suivre, décidé à lui faire payer en bonne et due forme, quand l'ambiance changea momentanément. Un grondement sourd résonna derrière eux, le faisant se retourner pour assister à l'arrivée spectaculaire d'une troupe de squelettes d'animaux étranges, lancés en pleine course dans leur fuite d'un adversaire encore invisible. Reliquats furieux, libérés par quelque fou n'ayant pas anticipé la débandade qu'allait provoquer l’annihilation des protections et sorts qui les entouraient. Par Morgane, comme s'ils avaient besoin de ça.

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    Le cynisme de l'extrême solitude est un calvaire qu'atténue l'insolence.
    us and them ~
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La gifle qui cueille son visage fait siffler ses oreilles, lui faisant plus ou moins comprendre ce que l'homme lui raconte - elle comprend seulement qu'il est sceptique. « On la f[...] prêtes à tout pour s'en s[...] camarade ne te suffit pas ? Tu [...] aussi bien qu'en perles ? » Elle a senti ses dents mordre sa langue, assez fort pour qu'elle goûte le sang dans sa bouche, et l'oeil qu'elle lève sur le Franck Hudson d'opérette est mauvais. Elle sent la magie couler, se déchaîner, et quelque chose en elle changer, sans qu'elle repère quoi, d'abord. Sans doute parce qu'elle peut seulement le voir lorsqu'une flopée de serpents, au corps d'un brun brillant, vient mordre l'air juste là où se trouvait la main de l'homme une seconde plus tôt – deux d'entre eux réussissant à atteindre la paume pour la traverser de leurs crocs venimeux. Ses cheveux. Elle n'ose pas lever une main hésitante pour les toucher, tentant de garder l'illusion qu'elles sont toujours attachées (bien que cela ne soit plus le cas depuis déjà quelques minutes), mais elle sent désormais le poids plus lourds de ses mèches sombres. Elle les sent se mouvoir, contre son dos, ses épaules, jusqu'à ce qu'une tête curieuse vienne effleurer son visage de sa langue siffleuse, avant de se lever pour la regarder. Des serpents. Ses cheveux sont devenus des serpents. Ses connaissances en créatures magiques et moldues sont trop peu évoluées pour reconnaître le lot de vipères péliade qui a pris la place de ses cheveux. Ses cheveux sont devenus des serpents.
(elle ne sait pas si elle doit en rire ou en pleurer)
Le cillement dans ses oreilles se tait, juste à temps pour qu'elle capte la question de celui qu'elle a interpellé plus tôt : « Qui es-tu pour prétendre t’y connaître ? Burke. » Pas besoin de son prénom, dans les circonstances. Même un insurgé sans culture mondaine sait parfaitement ce dont sa famille est capable, y compris sa membre la moins reconnue et la moins estimée pour ce genre de choses.

C'est un véritable tourbillon, dans la galerie où elles sont prisonnières – le temps que le voleur d'artefacts ait une confirmation de la véracité de ses dires, Nyssandra est entraînée dans une autre galerie. « Deux pièces, deux rescapées. Et au moindre soupçon de révolte, l’une des autres paiera le prix fort. On ne le dira pas deux fois. » Pas de réponse verbale, mais un assentiment silencieux de la tête, pour qu'il comprenne. Brusquement levée du sol, elle attrape sa baguette, dans le fouillis de celles confisquées par les insurgés (et le contact termine de la rassurer). Le tout juste avant d'être poussée sans ménagement jusqu'aux œuvres exposées restantes. Une main masculine vient s'enserrer autour de son cou, générant un frisson désagréable sur sa nuque, suivie de la pointe d'une baguette appuyée sur sa tempe : « Au travail. Rapide et efficace, pas d’entourloupe. » Un serpent vient se glisser sur la main ennemie, menaçant, main retirée avant que l'animal morde.

Partie non pertinente à la lecture pour les membres de l'event : Eris désamorce les objets en se remémorant les enseignements paternels, c'est superflu pour vous (rendez-vous à la fin)
Eris inspire profondément. Expire. Laissée seule, elle est moins tendue. Le cube a déjà été déjoué, il ne reste que la première parure – celle de Morgause. La voix de son père lui revient en tête, prêchant des mots qu'elle a entendu des centaines de fois, adressés à elle comme à ses frères – « Il y a sept étapes à suivre à la lettre. »
Reconnaissance des protections mineures. Sa baguette vole, ballet aérien – fait aller les Specialis Revelio autant que les Protego Revelio. Pas de sort de protection mineur, le musée protégeant déjà les artefacts. Sauf un seul, pour lequel elle retient un sourire malin. Un sort de Pistage. Ces insurgés vont avoir une sacré surprise, quand le directeur du musée va suivre à la trace leurs déplacements... Comme si une collection muséale était protégée par de simples vitrines de verre.
Désamorcer les protections mineures. Pas d'entourloupe.
(si ce n'est pas par ce bijou, c'est pas un autre qu'ils seront trahis)
Reconnaissance des protections majeures. Nouveaux sorts, plus puissants, qui font se cacher les têtes des vipères dans son col défait. Sa baguette tremble légèrement, n'aime pas se frotter à la magie qui enveloppe la parure, jusqu'à ce que l'objet s'illumine d'une maigre aura bleutée.
Désamorcer les protections majeures. Pas d'entourloupe. Son visage se réchauffe, devient rouge, et elle doit détourner le regard pour ne plus fixer les rubis, quelques secondes.
(elle se rapproche du cœur battant du danger)
Reconnaissances des ensorcellements, maléfices et malédictions. La baguette s'agite plus lentement, avec une nouvelle précision, faisant chanter la parure doucement. Le crin de licorne proteste, encore, contre ce qui est si sombre, si noir, ce qui se dessine dans l'esprit d'Eris.
Enveloppement des ensorcellements, maléfices et malédictions.
(elles doivent être ensemble)

La sorcière se rend précipitamment jusqu'à la parure de Morgane et applique les mêmes sorts que ceux de sa jumelle, suivant les mêmes étapes avec empressement – elle doit se dépêcher, les insurgés n'attendront pas. C'est lorsqu'elle atteint la cinquième étape que sa main tremble. Que des chuchotements se font entendre à son oreille, enjôleurs, et auxquels elle se force à ne pas porter attention. Eris se recule de deux pas. Ses yeux passent d'une parure à l'autre et quand elle lève la main, celle sans baguette, c'est pour apparemment tâter l'air - mais c'est un sort, qu'elle tâte, une toile tissée qui s'étire en des fils rouges et noirs devant ses yeux flous, jusqu'à ce qu'elle s'empare d'un nœud. (« Enlever la malédiction d'un objet, surtout quand on n'est pas celui qui l'y a apposé, surtout quand celle-ci date de plusieurs siècles, est suicidaire. Pire que la mort. Il ne faut jamais le faire. C'est la malédiction qui fait l'objet. ») « Oui, Papa. » Un murmure. Elle ne peut pas séparer les deux parures, mais c'est justement en trouvant ce sort qui les rend plus forte à deux qu'elles seront enveloppées (que l'un ne deviendra pas fou de désir pour sa sœur, que l'autre ne déclenchera pas de guerre sanglante supplémentaire, qu'un énième ne transformera pas toute eau qu'il touche de ses lèvres en poison mortel, que le dernier se transformera en être dont chaque acte de guérison en entraînera un de mort, et tant d'autres choses encore). Le nœud est approché de sa baguette et les sorts s'enchaînent, furieusement – fait trembler les parures, les fait hurler dans ses oreilles sans que quiconque puisse les entendre outre elle, les fait s'illuminer jusqu'à ce qu'elles se calment, se taisent, ravalent leurs malédictions. Elles attendront. Elles ont attendu si longtemps.

Manipulation.

Et hop, on recommence à lire

Sa voix est blanche, autant que son visage, lorsqu'elle se retourne vers les insurgés (elle a agit si rapidement qu'elle ne s'en est pas rendue compte, qu'elle n'a rien vu venir, rien entendu) : « ... relâchez mes amies. » Dans ses mains, les deux parures, enveloppées d'un halo d'un vert maladif, malsain, qui semble pulser au même rythme que son cœur. Prenez-les et partez. Une heure. Ils ont une heure pour les manipuler. Ensuite, elle ne peut rien garantir.
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La question de Guenièvre étira les lèvres d'Hécate.
Elle n'avait pas réponse à tout, mais à ça, oui. Eris Burke se tourna vers eux, insistant pour que l'on rêlache ses amies, mais Hécate agita le doigts en secouant la tête.

-Minute papillon la pillarde en stilettos, on discute et ta camarade pose une question intéressante. Ecoutes un peu et prends en de la graine. Pourquoi détruire de oeuvres d'art? je suis contente que tu poses la question Lestrange! Ouvrez vos esgourdes bande de tanches, c'est l'heure de la leçon de philo!

Ignorant Eris et la laissant aux bons soins de Malfoy -elle n'avait clairement pas dans l'idée de faire du zèle du côté de Burke pour le moment, chacun son scroutt à pétard -elle se leva et fit tourner sa baguette entre ses doigts comme un baton de majorette avant de repasser devant Anna et les autres filles, comme un professeur attentif voulant leur apprendre une chose précieuse et profonde.

-Je suppose qu'aucun d'entre vous ne connaît Lénine. Politicien et penseur moldu, leader de l'ex-URSS, prêcheur ultime du communisme visant à donner à chacun selon ses moyens, blablabla. Passionnant. Eh bien voyez vous Lénine avait une idée en tête, que reprit Staline -un autre moustachu- concernant l'art. Il y a d'un côté...l'art du peuple, celui qui profite à tous...et de l'autre côté...on à ça. Des statues romaine, des robes, de l'argenterie et tout un tas de babioles faites de, par et pour l'Elite. Moi ça me colle des ulcères et je suis pas la seule à qui ça retourne l'estomac. Vous êtes vulgaires, clinquants, tout comme les babioles de ce mausolée. Alors nous allons prendre ce qui peut se vendre et casser le reste. Paraît qu'il faut taper où ça fait mal  et puisque la perte de vos statues vous attriste plus que celle de vies humaines, on va vous le ravager, votre musée! comme ça ni pain, ni jeux! ça vous poussera peut-être à tous vous sortir les doigts du cul!


Avery, qui visiblement avait perdu les restes de sa -déjà inexistante- bonhomie, vint ré-attacher les otages. La jeune femme dissimula son mécontentement, cherchant dans un coin de son esprit une manière de faire en sorte que toutes ces jeunes demoiselles ne finissent pas manchottes ou mortes d'ici la fin de la soirée. Puis, le mangemort se tourna vers Hécate.

« Toi, surveilles les attentivement, s'il te plait. »

-C'est en court.

Elle n'aimait pas Avery. Complètement à la masse celui là. Hécate commençait à se dire en voyant le joyeux capharnaüm autour d'elle, qu'elle aurait mieux fait de rester au bureau, comme Rabastan le lui avait ordonné. Cela lui aurait évité de prendre part à cette foire! Se tournant de nouveau vers les otages, elle lança:

-Bon. Evitez de bouger les mains comme si vous étiez au Grand Guignol, sinon vous devrez vous en passer. Les liens tranchants c'est un autre type de marmelade que les chaines classiques.

Toujours armée de sa baguette, Hécate fit tournoyer Hayton sur lui même pour s'occuper, tout en réflechissant. L'arrivée des troupes de la BPM, qui devait désormais être imminente, serait peut-être un moyen de sauver la mise à ceux qu'elle voulait voir survivre: Anna, Romero, Guenièvre, Ollivander. Aramis était tireur d'élite, un sort bien placé enverrait sa soeur dans ses bras plus efficacement que la poste sorcière et elle aurait un ennui en moins à gérer. Resterait juste à le faire de manière discrète et efficace, en profitant de la confusion.
Quel bordel.
Mais par Merlin, Morgane, Viviane, Sémélé, Artémis et Marie Laveaux, quel bordel.

Et lorsqu'un grondement sourd retentit dans la gallerie, Hécate comprit que ça n'allait pas s'arranger. Ce n'est que lorsqu'un squelette de ce qui semblait être un griffon débarqua dans la salle qu'elle comprit l'ampleur du désastre.

-Pincez moi je rêve.

La créature cliquetas et se jeta en avant toutes griffes dehors, droit vers les proies les plus proches, c'est à dire les otages.
Tant pis pour Hayton.

D'un geste de baguette, Hécate envoya sa malheureuse victime droit sur la bête, un hurlement emplissant la pièce lorsque les os de sa machoire se refermèrent sur le crâne du pauvre homme dans un immonde craquement, le sang tâchant le marbre en une flaque sombre.

-Confringo!

Le sort fusa, rapide, et les os se disloquèrent, explosant avec fracas. Dans les galeries attenantes, le grondement continuait. Ce n'était qu'un émissaire. Venait la cavalerie. Hécate poussa un juron et cria en direction de ses subordonnés:

-Tout le monde dans la salle! prévenez les autres par sonorus, qu'ils se mettent à l'abri! et fermez moi cette putain de porte avant qu'on se retrouve acculés! Magnez vous!
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there's only power and those too weak to seek it

Damaged people are the most dangerous.
Because they know they can survive.
12 SEPTEMBER 2002 ; Event 5 (1)


Ca commence à devenir profondément ridicule tout ça. « Tu es quoi ? Une fabricante ? » Reniflement sarcastique de sa part. Peut-être qu'elle est simplement une sorcière digne de ce nom. Pas besoin d'être un génie pour savoir qu'une baguette magique est aussi importante et indispensable qu'une bonne paire de chaussures ou un sac à main bien assorti. Qu'est-ce qu'ils fument dans leur cavale, vraiment ? Quoi que ce soit, ça ne leur réussit visiblement pas. « Ah, oui, je vois. Tu es une Ollivander. J'ai raison ? Peu importe. On va solutionner le problème. Regarde. » Et elle regarde. Les yeux fauves se fixent sur l'insurgé défiguré et ne le lâchent plus alors qu'il détruit les baguettes de deux inconnues. Et les sourcils se froncent, les traits se froissent et la moue témoigne de la contrariété. « Tu es en colère, je sais. » Au point de vouloir déplier sa jambe libre pour lui asséner un coup de stiletto dans la cheville. Bien sûr qu'elle est en colère. Mais pas parce qu'il brise des baguettes anonymes (honnêtement, son père et ses frères en feraient une crise cardiaque, mais elle ? ha ha.). C'est parce qu'il la traite d'Ollivander. « C'est toi, le chandelier, hein ? » Communs chez les enfants, les épisodes de magie spontanée restent rares chez les adultes, réservés aux personnes stressées (haha le retour). Ca l'a surprise, elle-même (en bien, mais quel dommage qu'il n'ait pas perdu sa langue dans la manoeuvre, ça leur épargnerait ses longs discours). Comment a-t-il fait pour savoir qu'elle était responsable ? « Je ne sais pas comment tu as fait » Si elle le savait, elle le referait. « – ni même ce que tu as voulu faire » Ça, elle sait très bien, en revanche. « mais c'était plutot bien joué. » Evidemment que non, puisqu'en plus de bouger encore, de parler encore, il a le culot d'avoir frappé Gwen. « Dommage, je suis assez solide. Tout le monde s'en va, il n'y a personne qui reste. Sauf moi. La question est : est-ce que toi tu vas survivre, du coup. » La peur de mourir, celle d'avoir menti à Aramis (Merlin, elle a dit qu'elle ferait attention mais ce type a touché à ses amies, et ça rend furieuse) coule dans son dos, souffle contre sa nuque. Mais si le regard cille un instant, la moue s'accentue et souligne le dédain. Tseuh. Mentir est la première chose qu'on apprend au sein de l'Elite, de la bonne société de sang pur. De l'attaque de Llewellyn sur elle jusqu'aux émeutes, elle a toujours survécu. La peur est le seul vrai pouvoir qu'ils ont. Elle ne les laissera pas voir qu'ils ont du pouvoir. Plus jamais.

Elle ne leur laissera plus jamais quoi que ce soit sans rien faire.
« Si votre camarade me rend ma baguette et que mes amies sont libérées, je peux tout à fait vous aider. » La proposition inattendue d'Eris la fait presque s'étouffer d'angoisse. « Non. Eris, non., sa voix grince, basse et autoritaire - et elle n'a pas besoin de se concerter avec Gwen pour avoir qu'elles pensent exactement la même chose : Si tu fais ça, menace-t-elle tout bas (si tu nous abandonnes) : Je te jure que- » Mais la petite brune n'a pas le temps de terminer sa menace qu'une femme brune qu'elle n'a pas vue venir l'interrompt : « Le vent de révolte est déjà là, Thugwood. Prends-en plutôt une pour pour tes bibelots plutôt que de les laisser se faire la malle sous tes yeux ! »

Le sort de confusion la fait frémir tandis que la magie étend ses filaments sur son esprit, infiltre dans sa tête une voix insistante et douceureuse qui n'est pas la sienne. Cette fille vient vous sauver. Et Nyssandra, le regard vitreux, se laisse relever, un peu vacillante sur ses talons hauts et ses jambes engourdies. Cette fille vient vous sauver. La protestation de Gwen est à peine entendue, écho lointain qui ne fait aucun sens dans son esprit confus, entre ses neurones engourdis. Pourquoi est-ce que Gwen ne veut pas que cette fille les aide toutes les trois ? C'est parce qu'elle ne comprend pas, montre-lui l'exemple. Mais ... il faut lui expliquer que cette fille vient vous sauver. Le pas de l'Ollivander se fait plus lent. Et quand Adele-Spinnet la fait passer devant deux autres insurgés, Nyssandra a une hésitation plus franche, elle marque un temps d'arrêt. « Gwen et Eris, la voix est un murmure éteint, mécanique - loin de la protestation voulue : il faut leur expliquer que tu viens nous sauver. »

La galerie romaine offre un spectacle désolant. Cette fille vient vous sauv- Les robes aux tissus précieux qui se font dévorer par les flammes, les parures profanées qui gisent au sol ... Révoltant. « Regardes ça, il a essayé d'aller plus vite que la musique.. » Un couinement apeuré, pitoyable lui échappe lorsque Adele la pousse et qu'elle tombe sur l'homme agonisant. Sous elle, sa cheville tordue pulse d'une douleur anesthésiée par la montée d'adrénaline. Cette fille vient vous- Sous ses doigts, elle peut presque sentir le souffle de l'homme chercher à s'échapper. Cette fille vient vo- Cet homme meurt, cet homme est bientôt mort. Cette fille vient vo- Comme Eris, comme Gwen ! Ses amies vont mourir si elles ne retournent pas les chercher tout de suite. Elle n'aurait jamais dû accepter de suivre la sorcière, elle n'aurait pas dû décider de montrer l'exemple, elle aurait dû les convaincre de venir avec elles. Cette fille vient- Il va être trop tard. La nausée la prend soudainement. « Dés qu'il aura fini de s'étouffer, retires-là lui et rapportes-là moi avec son sac ! » Nyssandra secoue la tête avec difficulté : « Je- Non, s'il te plaît, demande-t-elle dans un hoquet. Je t'en supplie ... » Mais Adele ne lui accorde déjà plus d'attention, lançant un Accio sur une des capes exposées. Cette fille- ne vient pas pour sauver Gwen et Eris. Ses mains tremblent quand elle les pose sur l'écharpe, manifestation physique des deux volontés qui se disputent la primauté sur son esprit. Cette fille- vient pour l'éloigner de ses amies. Ses doigts sont maladroits quand elle obéit aux instructions, détachant le vêtement du cou violacé et malmené de l'homme. Cette fille- va lui faire perdre ses deux meilleures amies. Chancelante, Nyssandra ignore les plaintes de sa cheville malmenée tandis qu'elle se relève et se tourne vers l'autre. Cette fille- est en travers de son chemin.

Et sans crier gare, Nyssandra lance l'écharpe étrangleuse sur la brune juste avant de se jeter sur elle pour essayer de lui arracher sa baguette des mains.
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HUNTED • running man
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‹ scolarité : 1976 et 1983.
‹ baguette : est en bois d'if, mesure 23,7 centimètres et possède un ventricule de dragon en son cœur.
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‹ réputation : je suis sans aucun scrupule.
‹ particularité : semi-Vélane.
‹ résidence : ici et là, clamant comme miens les différents cottages investis durant notre cavale.
‹ patronus : inexistant
‹ épouvantard : une vie silencieuse, ponctuée par des râles de douleur, et non plus par les rires des rares personnes auxquelles je tiens.
‹ risèd : une journée d'été, Artur m'aidant au jardin ; Owen Avery se moquant de l'activité sans chercher à dérober son regard attendri.
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« Je- Non, s'il te plaît... je t'en supplie ... ». La voix de Nyssandra n'était  qu'un  crépitement de plus pour Bones. Explosions, cris, tintements clinquants : le capharnaüm provenant des pièces adjacentes relégué au second plan au profit du larcin qu'elle devait absolument compléter pour la gloire du Lord. Les richesses éparpillées au sol étaient bien plus hypnotiques que tout le reste. Les rouages logiques de son esprit élaboraient une nouvelle stratégie tandis qu'un dernier soupir était rendu à ses pieds.

L’orfèvrerie gobeline était la plus dangereuse du musée et, heureusement pour elle, prise en charge par le gamin Malfoy et l'héritière Burke. Les bijoux de sa galerie étaient seulement des parures ensorcelées par des magiciens d'un autre temps, croyants impies qui offraient ces richesses aux dieux et aux dames pour provoquer bonheur, amour, fertilité et opulence en toute circonstance. Pathétique mais hautement prisés par les collectionneurs et autres marchés parallèles des pays étrangers. Et les pires dangers (entendez par-là les protections des dernières richesses restées intactes) avaient été écartés par les talents de son collègue éphémère, indubitablement mort, seulement tué par son empressement maladif. Bones aussi était pressée mais pas au point de devenir une victime d’artefacts magiques comme lui : elle commanderait à l'héritière de les ramasser à sa place et... Oh, oh.

Je t'en supplie, la supplication d'Ollivander tomba finalement dans son esprit et résonna en elle comme le ferait un vieux disque rayé. C'était entêtant, perturbant, irritant. L'entendre supplier, s'abaisser, n'était pas digne de Nyssandra Ollivander. Même Adele Bones le savait. Jamais. Alors, la supplication se transforma en avertissement menaçant, en un instant.

Le pigment d'émeraude happa le regard obscur de l'insurgée qui, de nouveau sur le qui-vive, leva son avant-bras marqué par les serres de la fille Lestrange dans un mouvement purement défensif. L'étole somptueuse et meurtrière s'enroula automatiquement autour de ce dernier, enserrant les muscles de l'hybride dans une étreinte asphyxiante, détournant une nouvelle fois Adele de son observation critique d'Ollivander. Leurre infaillible qui permit à l'otage de se jeter brutalement contre elle. Équilibre déséquilibré, force portée par l'adrénaline, l'insurgée sentit les bras d'Ollivander la pousser en arrière et la tacler, sans rien pouvoir y faire. Alicia laissa échapper un grognement douloureux lorsque les deux sorcières s'écroulèrent au sol.

L'étoffe desserra son joug en ne sentant pas pulser les jugulaires sous ses fibres assassines, au moment même où le regard de Spinnet croisait l'or d'un lourd pendentif qui gisait au sol. A terre, sa Némésis l'avait jeté à terre. Des points lumineux vinrent ennuyés son champ de vision tandis que la journaliste repartait à la conquête de sa baguette magique. Si Adele fut choquée par la force de caractère dont avait fait preuve Ollivander pour se défaire des effets du Confundus, elle n'en laissa rien paraître, les traits de son visage déformés par la haine qu'elle ressentait pour la jeune femme. Bones  s'efforça de maintenir au minimum la puissance de sa magie enragée en visant la sorcière déchaînée, qui se défendait désormais comme une hyène. « Repulso ! », un éclair et le corps de Nyssandra fut propulsé à plusieurs mètres d'elle, poupée défaite, la robe satinée glissant aisément contre le parquet ciré de la galerie. « Espèce de garce ! », lâcha la voix choquée, acerbe, de l'ancienne poursuiveuse de Gryffondor. Spinnet empoigna l'écharpe étrangleuse et se releva, le regard enflammé par une détermination vengeresse. Si la manière douce ne fonctionnait pas avec l'empathe, alors, la manière forte serait l'alternative idéale pour la soumettre à l'obéissance la plus totale.

La formule de l'Impérium ne franchit jamais la barrière de ses lèvres.

« Les squelettes ont été libérés ! Ils attaquent ! ». Quoi ? Qu'est-ce que c'était encore que cette connerie ? Un juron s'échappa de sa gorge en sentant son épaule s'engourdir à cause de sa rencontre inopiné avec le sol. Quelques pas et Spinnet se retrouva aux côtés de Nyssandra. Tant pis pour la vengeance immédiate, elle lui ferait payer plus tard son acte rebelle. « Ne m'obliges pas à te défigurer. ». La main basanée d'Alicia attrapa la cheville meurtrie et, à contre-coeur, elle pointa l'If en direction de l'hématome qui s'y était formé. « Episkey ». Le sortilège alla soigner l'articulation délicate de la sorcière. « Tu es douée pour obéir à ton gouvernement, alors, obéis : ramasses ces bijoux tout de suite ! ». Avant de se relever, les mains agressives retirèrent les talons hors-de-prix portés par la brunette et les envoyèrent valser derrière elle. Si des squelettes venaient les freiner, elle ne voulait pas être responsable de la mort de l'empathe à cause d'une simple cheville foulée ! « Et par Merlin, tu recommences ça une seule fois et je demande à mes camarades d'achever l'une de tes amies ! Un sonorus, un seul, et elles sont mortes ! Tu m'as bien comprise ? ». La menace grondait sourdement dans la voix d'ordinaire chantante de son ancienne Rebut. Glaciale, sans pitié, comme l'était la véritable sorcière cachée sous le masque de la rébellion usurpée.

« Accio sac ! » Spinnet attrapa le sac du mort et le jeta sur Ollivander, asseyant son autorité tout en se relevant.

Mieux valait lui donner le rôle d'appât puisqu'elle était désarmée. Des squelettes, franchement !

• • •

THIS TOO SHALL PASS, WE'RE RIGHT WHERE WE'RE MEANT TO BE. THERE'S THINGS I DON'T ASK: WHAT I DON'T KNOW CAN'T HURT ME.




Dernière édition par Adele Bones le Lun 19 Oct 2015 - 13:04, édité 1 fois
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