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sujet; (Event 5 ; groupe #1) there's only power and those too weak to seek it

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Une fois de plus Lazarus Carrow la prenait de haut, si bien qu’elle lui adressa à peine un sourire d’indifférence lorsqu’il donna le feu vert pour l’assaut. On l’avait chargé de la basse besogne, de celle qui demandait le moins de neurones pour être accomplie correctement. Etre sous-secrétaire auprès du Magister devait être un des tâches les plus inutiles du gouvernement. Guider des bureaucrates et signer des parchemins idiots, voilà qui était tout à fait à la hauteur de cet hurluberlu à baguette. C’était à se demander si certaines familles méritaient de trôner parmi les hautes dynasties. Quoiqu’il en soit, Bellatrix Lestrange passa très vite à autre chose. Sa mission était celle du pillage. Néanmoins, il était évident qu’on ne dépêchait pas un personnage comme elle pour voler trois bricoles. Les galeries ne l’intéressaient pas. Il fallait atteindre la réserve pour en briser les protections. La principale cible : l’Epée de Nuada. Patiemment, longeant davantage les murs pour laisser à ses comparses le privilège de faire le show, la sorcière s’approcha de Draco Malefoy et de Bonnie Rowle.

Eux aussi étaient en charge du vol des pièces les plus intéressantes. Du reste, ils s’occuperaient sans doute des œuvres exposées avant de la rejoindre du côté du sous-sol, une fois les barrières magiques déjouées. Pour l’accompagner, un jeune ensorceleur avait été désigné, histoire de ne pas la laisser seule. D’une main ferme, mais potelée par l’effet du Polynectar, Bellatrix prit son neveu à la nuque et approcha ses lèvres rose bonbon de son oreille. « Mon petit cœur, il est temps de prendre ce dont on a besoin. Une fois cela fait, il faudra m’aider à transporter les pièces délicates. » Elle lui posa discrètement un baiser sur l’épaule avant de disparaître par l’escalier qui menait à la réserve du musée. Là, son acolyte se rua vers la caverne d’Ali Baba. Sûr de lui, il leva sa baguette et lança un sortilège aussi complexe qu’inefficace. L’éclair d’un blanc sirupeux implosa contre les protections mises en place par les agents de ce temple culturel et historique. Une large volute de fumée se matérialisa dans l’air, comme figée dans le temps. Madame Lestrange ne bougea pas, trop au courant de ce genre de réaction. Néanmoins, la jeunesse n’hésita pas une seule seconde, fascinée par ce phénomène inexpliqué. Dépliant son bras gauche, il tendit sa main vers le nuage qu’il toucha à peine. La fumée s’enroula autour de lui comme un serpent avant de pénétrer dans ses entrailles par ses orifices faciaux. Il semblait agoniser, retranché sur le sol en position de fœtus. Son corps se ratatinait sur lui-même, tant et si bien qu’on n’en distinguait désormais plus qu’une ossature de bonne constitution. Il était plutôt mignon, du temps de son vivant.

Cette pensée n’empêcha par notre sorcière de marcher sur ce tas d’os qui s’effritaient encore sous l’effet du contre sort. Laissant derrière elle ce semblant de cadavre fait de calcium et de haillons de chair, Bellatrix lança un « A toi, beauté » lança en direction de la porte, parole accompagné par un maléfice qui fit trembler le plafond en détruisant sauvagement l’entrée de la réserve.
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WIZARD • always the first casuality
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‹ inscription : 07/06/2015
‹ messages : 1824
‹ crédits : mathy.
‹ dialogues : #e95353.


‹ âge : trente-quatre
‹ occupation : guérisseuse au service d'infection par virus et microbe magique et co-présidente de l'association "Rosier's Disease Research Trust".
‹ maison : Serdaigle
‹ scolarité : 1980 et 1987.
‹ baguette : est en bois de charme, contient une plume de phénix et mesure 26,4 centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 3036
‹ réputation : je suis fragile et que j'ai été manipulée par mon compagnon.
‹ particularité : occlumens.
‹ faits : je suis de sang pur, que je fais partie de la famille Grimaldi, que je suis d'origine italienne, que j'adhère aux idées insurgées mais que je me suis résolue à ne jamais les rejoindre pour le bien être de ma fille, que je suis une ancienne guérisseuse et que je sais donc comment soigner les gens de diverses pathologies, que je me défends en duel, que j'adore lire, que j'apprécie les jolies choses.
‹ résidence : dans un petit studio sur le chemin de traverse que le gouvernement a bien voulu me donner pour mon implication de guérisseuse durant la guerre. La demeure des Grimaldi à Herpo Creek ainsi que mon appartement à la Bran Tower avaient été saisis. Je dispose toujours d'une résidence secondaire et tertiaire à Brighton (maison d'été) et à Florence (terres italiennes).
‹ patronus : un lapin, patronus de Thomas
‹ épouvantard : un entassement de corps, celui de mes enfants et des êtres qui me sont chers.
‹ risèd : ma famille heureuse et recomposée.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t1958-anna-loooove-me
Sourire de façade et réactions exagérées … Ce musée transpirait l’hypocrisie, saignait de mensonges et de faux-semblants. Tout ce qu’Anna détestait, tout ce qu’elle s’était toujours attachée à fuir. Mais aujourd’hui, elle était parmi eux, aujourd’hui elle avait choisi d’être là, et elle se fondait dans la masse avec une condescendance provocante. Lorsqu’elle croisait un regard, elle laissait ses lèvres dessiner d’elles-mêmes un rictus poli et sympathique. Ses cours de bonnes manières n'avaient pas été vains, elle avait fini par en conserver des automatismes … Dans ce combat contre les codes et l’étiquette, elle ne se sentait bien qu’en présence de ses amies. Pour elles, elle pourrait tout faire, y compris jouer un rôle une après-midi entière pour passer du temps en leur bonne compagnie. « Quel chauvinisme Anna ! Mais soit, commençons par où vous voudrez, les fleurs qui essayent d'arracher un bras ou l'art italien, tant qu'on va voir la galerie sur la mode sorcière romaine c'est ma seule exigence ! » L’interpellée haussa les épaules, pinça les lèvres et finit par dire. « On ne renie pas sa patrie. Ni ses passions » Le bord de ses lèvres se souleva en un sourire, attirant l’attention d’Astoria sur sa passion nouvelle pour la couture, et elle finit par guider ses amies vers l’exposition des tableaux de VanSquick, parce qu’il fallait bien commencer quelque part.

Alors qu’elle observait les tableaux d’un regard vide, elle fut bousculée par une personne et poussa contre son gré Anita contre le cordon doré qui empêchait les visiteurs de trop s’approcher des œuvres. La tête de son amie passa non loin d’une des fleurs carnivores, mais elle ne fut heureusement pas mordue. Anna s’excusa auprès de son amie et se retourna pour essayer de retrouver le fautif, mais impossible de mettre la main dessus ; elle ne l’avait pas vu. Elle n’était pas rancunière, et elle n’en avait pas vraiment envie aujourd’hui, elle n’en avait pas vraiment la force non plus. Elle poursuivit donc sa route, marchant lentement, jetant des coups d’œil par ci, par-là lorsqu’une explosion éclata dans le musée. « REQUISITION DES LIEUX, TOUT LE MONDE DEHORS ! » Une véritable noble se serait pliée à la peur, se serait baissée et se serait abandonnée à la soumission de l’instant. Mais tout ce qu’elle arrivait à sentir, elle, à l’instant présent était l’adrénaline qui battait dans sa poitrine, dans ses tempes, dans ses mains et dans chacune des cellules de son corps. Sa main droite était déjà refermée autour de sa baguette. Elle était plaquée contre un mur à cause du flot de visiteurs qui tentaient de sortir. Elle avait été séparée des filles, elle ne voyait plus Anita, ni Astoria. La pauvre petite, après tout ce qu’elle avait vécu. Elle devait absolument retrouver Astoria, coûte que coûte, elle ne partirait pas sans elle. « ASTORIA ! Tu es là ? Où es-tu ? » Gardant une prise ferme sur sa baguette, elle alla contre vent et marée, et crut entendre une voix semblable à celle de son amie. « Il faut qu'on parte ! » La salle se vidait. Anna espérait qu’ainsi elle arriverait plus facilement à retrouver Anita ou Astoria. Mais ce qu’elle avait oublié était le risque que représentait ce ‘vide’. Elle était à présent à découvert, une baguette à la main, tout agresseur verrait cela comme une menace, et il n’aurait pas tort …
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HUNTED • running man
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‹ inscription : 03/08/2015
‹ messages : 2056
‹ crédits : LUX AETERNA, astra, sia, tumblr, simon/mathydabest.
‹ dialogues : #336699


‹ âge : 38
‹ occupation : en fuite, déchue de tout type de privilèges.
‹ maison : Serpentard
‹ scolarité : 1976 et 1983.
‹ baguette : est en bois d'if, mesure 23,7 centimètres et possède un ventricule de dragon en son cœur.
‹ gallions (ʛ) : 3444
‹ réputation : je suis sans aucun scrupule.
‹ particularité : semi-Vélane.
‹ résidence : ici et là, clamant comme miens les différents cottages investis durant notre cavale.
‹ patronus : inexistant
‹ épouvantard : une vie silencieuse, ponctuée par des râles de douleur, et non plus par les rires des rares personnes auxquelles je tiens.
‹ risèd : une journée d'été, Artur m'aidant au jardin ; Owen Avery se moquant de l'activité sans chercher à dérober son regard attendri.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t2469-adele-you-re-gonna-wish-you-n
Bones senior resta en arrière, droit et fier, baguette magique toujours tendue vers le haut pour protéger la malle à fonds multiples du flot chaotique des visiteurs paniqués. Lèvres scellées, Alicia Spinnet se mit en marche lorsque Hudson pénétra l'intérieur du musée, coulant dans ses pas aussi sûrement que son ombre, et ne s'en détacha que lorsqu'il aboya à la volée : « REQUISITION DES LIEUX, TOUT LE MONDE DEHORS ! ». Les semelles d'Alicia couinèrent contre le parquet ciré tandis qu'elle entamait son premier tour de piste dans la salle principale du musée, observant du coin de l'oeil son père attendre la fin du décompte de Carrow pour barricader magiquement la porte qu'elle venait de faire exploser,  localisant les diverses caméras sorcières perchées au plafond. Sa propre mission se résumait au vol des artefacts magiques et à la diabolisation des insurgés. Un rictus gracia ses lèvres tandis que la verrière du musée explosait à grand fracas en plein milieu de la salle : si avec ça, les insurgés n'étaient pas suffisamment remarqués, leur joyeux groupe de trouble-fêtes ne lésinerait certainement pas à ternir un peu plus l'image des rebelles en s'attaquant directement à leurs invités de marque. En parlant de futures victimes. Un sortilège lancé à l'aveugle s'écrasa juste derrière elle, brisant le marbre d'un des murs, et orienta de façon hasardeuse Bones dans une toute autre direction. La chevelure de feu qui s'imprima sur ses rétines était reconnaissable entre mille : Grimaldi était ici, dos à elle, semblant prête à en découdre... mais clairement, lorsqu'il s'agissait de maintenir la garde, son ancienne élève manquait cruellement de technique. What a shame. Son sortilège de Croche-Pied envoya la rouquine à terre sans crier gare. « Tes professeurs ne t'ont jamais appris de ne pas tourner le dos dans ce genre de situation, ma Jolie ? ». La moquerie évidente dans la voix de Spinnet à peine entravée par le passé commun des deux femmes. Elles n'étaient pas mentor et élève ici, juste deux entités que la guerre opposait naturellement. Le pied de Spinnet s'écrasa contre la baguette magique de l'Italienne avant qu'elle ne puisse reprendre ses esprits, empoignant férocement son bras pour la forcer à se relever. Et à abandonner la baguette magique à terre, son pied risquant de briser cette dernière en deux si Anna s'évertuait à vouloir la garder en sa possession. La rousse avait beau faire une tête ou deux de plus qu'elle, Spinnet ne se laissa absolument pas impressionnée et se contenta de lui servir une expression malveillante et supérieure en pleine face : c'était elle, après tout, qui détenait une baguette magique contre la jugulaire de son opposante. Dans le mouvement, la capuche qui lui couvrait le visage se rabattit en arrière et dévoila les traits de  son ancienne Rebut. « Un pas de travers et je démolis ton joli minois. Avances ! », sans plus de cérémonie, Alicia poussa de sa main libre Grimaldi et lui colla entres les omoplates sa baguette magique, menaçante, pour lui rappeler que si elle osait seulement broncher, elle n'hésiterait pas à faire bien plus que de l'envoyer valser tout en bas des escaliers qu'elles venaient tout juste d'escalader. Arrivées dans la salle des mythes arthuriens, elle envoya valser l'otage esseulée aux pieds de trois sorcières déjà entravées par les bons soins de Victor et de Llewelyn. L'américaine n'avait pas choisi n'importe qui comme visage d'emprunt et le détail la fit soupirer de contentement, nice touch. Spinnet lança un sortilège de chaînes enchantées pour lier la cheville d'Anna à celle d'Ollivander. Mission ou pas, même avec le visage d'une autre, tout prétexte était bon pour contrarier cette pimbêche de l'Elite. « Vous aviez oublié celle-là. Où sont Hudson et John ? », lança-t-elle à Carrow, les sourcils froncés, le regard tourné vers les premiers artefacts exposés dans la galerie qui tiendrait lieu de prison aux sorciers de l'Elite. John, son père. Adele attendait l'arrivée de son géniteur, de Malfoy et de Rowle pour pouvoir commencer le pillage, espérant juste que ces idiots n'auraient pas déjà détruit la moitié des artefacts précieux du musée en cours de route.

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THIS TOO SHALL PASS, WE'RE RIGHT WHERE WE'RE MEANT TO BE. THERE'S THINGS I DON'T ASK: WHAT I DON'T KNOW CAN'T HURT ME.


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Damaged people are the most dangerous.
Because they know they can survive.
12 SEPTEMBER 2002 ; Event 5 (1)


Nyssandra en a brusquement blêmi. Pas à cause des explosions, des cris ou des même de la panique. Les potions de Bones la rendent imperméable à l'agitation de la foule, l'amusement ou la fureur des sauvages qui réquisitionnent le musée. C'est ... « Toi ! Je te parle. » ce sombre petit con qui la rend pâle de fureur. Who the hell was it thinking it was talking to ?

Ou peut-être qu'il ne pensait pas du tout. Parce qu'il faut être sacrément con pour foutre sa baguette magique juste sous le nez d'un Ollivander, même quand l'Ollivander en question s'appelle Eudoxie. « Désarme tes petits camarades et file moi leurs baguettes. Maintenant. » Et c'est sans doute le regard hautain, ponctué d'un reniflement dédaigneux qui lui vaut de vaciller sous le coup brutal de l'insurgé, soutenue par Eris. Et le goût ferreux du sang se déploie de la langue mordue jusqu'au fond de la gorge. « Ca va ? » demande Gwen et la chroniqueuse serre les dents, fureisue face à sa propre impuissance, mais elle esquisse tout de même un oui de la tête.

Avant d'avoir pu protester, les filles lui confient leurs baguettes et naturellement, ses doigts se crispent à s'en blanchir les phalanges contre le bois précieux, contre les objets chéris. Elle ne veut pas les donner. Ça suffit, les insurgés vont arrêter de leur prendre, elles vont arrêter de leur céder aussi facilement. Et il faut presque lui arracher les baguettes des mains .

Pas encore.
Ce rat est en train de malmener Gwen et Eris ET le chemisier de son amie (chemisier qui vaut sûrement plus que la vie de ce sauvage mal appris). Elle en a des fourmis dans les jambes. Le genre qu'elle voudrait évacuer en lui lançant son escarpin à stiletto dans la tête.
Ca suffit.
Assise sur le sol, les jambes repliées sur le côté, son regard suit froidement, effrontément les mouvements de leurs aggresseurs. Et discrètement, ce ne sont pas les visages qu'elle imprime (difficile de louper Elli Llewellyn jouer les brutes de bas étage, mais les autres ne sont qu'une bande d'anonymes contents d'avoir trois grains de gloire), mais les baguettes. Reconnaissables, inimitables. (Ils vont le regretter. Elle ne sait pas encore comment, mais ils vont regretter dès qu'elle aura débusqué leurs noms, leurs familles) (On ne touche pas à la famille de Nyssandra) (Jamais)

« Ca commence à devenir répétitif. »
Gwen a raison. Et Nyssandra en a assez.

Des coups.
Des blessures.
Des pertes.

Assez.
Assez.
Assez.
Assez.

Et la magie s'emballe, se déballe spontanément. Elle court dans le sang, incontrôlée comme celle d'un enfant, et va décrocher un lourd chandelier dont le cristal chute du plafond droit sur l'insurgé qui l'a frappé tantôt.


Dernière édition par Nyssandra Ollivander le Ven 16 Oct 2015 - 23:36, édité 1 fois
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HUNTED • running man
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‹ inscription : 21/07/2015
‹ messages : 1765
‹ crédits : whorecrux <3.
‹ dialogues : #006666 (owen) #A0A0A0 (selma)


‹ âge : 43
‹ occupation : dans l'ombre du Magister.
‹ maison : serpentard
‹ scolarité : 1971 et 1978
‹ baguette : est en bois d'acacia rigide, possède un cœur en ventricule de dragon et mesure vingt-neuf centimètres.
‹ gallions (ʛ) : 3188
‹ réputation : la magie noire a rongé mon âme, dilué toute conscience, accru ma folie.
‹ particularité : fou.
‹ faits : ma soeur jumelle vit dans mon esprit dérangé, secret dont seuls quelques chanceux ont connaissance, que je suis aussi dérangé que peut l'être un sbire de Voldemort, que je n'hésite jamais à user de violences quand bien même elles ne seraient pas nécessaires, car la souffrance et les hurlements me font vibrer comme aucune autre drogue au monde. Mais qu'elles me sont infligées souvent par la main du Magister elle-même, car dieu sait combien de fois je l'ai déçu au cours de mes années de bons et loyaux (haha) services.
‹ résidence : Herpo Creek, dans la maison de mes parents, vide et délabrée; ruines.
‹ patronus : irréalisable, autrefois une hyène bien qu'elle ne soit apparue qu'une seule et unique fois sous forme reconnaissable.
‹ épouvantard : le baiser du détraqueur.
‹ risèd : la fin de cette insurrection qui amène autant de satisfaction que de souffrance.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t2376-it-s-just-the-night-in-my-vei
Ils s'étaient eux-même mis sous scellés, bloquant la plupart des accès susceptibles d'offrir des issues aux otages. Des otages. Faire l'effort de les garder en vie et en état viable allait se révéler un défi de taille. Pris dans l'euphorie générale, cette peur panique qui courait les rangs des victimes, Owen sentait son esprit affaibli par la thérapie de Kirill s'évaporer et se diluer dans l'abnégation la plus totale. Fou avéré, il gardait habituellement un certain contrôle sur ses actes. Habituellement. Il n'osait scruter ses propres pensées, vides et silencieuses, terrassé par l'absence de Selma. Seul, face à ses envies, sans rien ni personne pour endiguer ou contrôler ses actions. Les pupilles dilatées, les gestes saccadés, il avisa trois jeunes sorcières dont l'une lui était familière -une fille sang-pure certainement, fille de, assurément. Astoria, son nom lui revenait à présent. Il en savait si peu sur elle que son sort ne l'intéressait guère. Leurs regards scintillaient la peur et cette constatation étira un rictus sournois sur les lèvres d'Hudson, tordant son visage en une expression encore plus inquiétante. On ne pouvait pas lui enlever cela : Hudson était inquiétant. Et ça lui convenait très bien, il s'en trouvait bien plus libre de ses mouvements. Les jeunes femmes amorcèrent une fuite qui se voulait discrète, lui confia les balais désillusionnés à une jeune recrue, un de ces enchanteurs dont on les avait affligés (mais qui pouvaient avoir leur utilité, visiblement). Un autre d'entre eux avait eu la chance d'accompagner Bellatrix, et intérieurement, il se demanda si sa famille le verrait revenir un jour. Pauvre de lui. Lui-même aboya au jeune homme de garder les balais près de lui, sous peine de perdre ses quatre membres à la fin de la journée. Alicia Spinnet se chargea de la sorcière rousse aux traits délicats, la mettant au sol et l'emmenant avec elle. La encore, impression de déjà vu. Dans sa chute, elle fit tomber sa baguette qui manqua d'être brisée. Lui-même lança un sortilège étrangleur à Anita et Astoria. Le sort ne dura que quelques maigres secondes, jusqu'à ce qu'il y mette fin, peu décidé à les tuer maintenant. Des otages morts n'avaient pas tellement de valeur. Il les garderait pour la fin. Les joues rouges, les lèvres bleues, certainement étourdies et des étoiles dans les yeux d'avoir ainsi manqué d'air, les deux nouvelles otages d'Owen eurent bientôt les poignets liés par des cordes qui avaient l'avantage de blesser sérieusement les chairs si elles tentaient de se rebeller.

« Allez, on traîne pas, la réception c'est en haut pour les collabos de mes deux. Grouillez vous bon sang on a pas que ça a faire ! » leur siffla-t-il à l'oreille en les poussant vers l'escalier, jetant un vague regard derrière lui. Le sol était parsemé de cadavres ou de corps remuant faiblement au sol, mal en point. Les débris de porte parsemaient le tout comme du parmesan sur un plat de pâte, et les entrées béantes avaient été renforcées par leurs propres sortilèges. Bien. Le temps pressait, ils n'avaient pas la journée et le temps ne les attendrait pas. « On avance, j'ai dit ! » fit-il en donnant un coup sec dans leur dos, faisant trébucher Astoria qui manqua de se manger une marche avant qu'il ne la retienne. Il eut la bonne surprise d'être cueilli dès son arrivée en haut par Lazarus. « C'est bon pour en haut, tu peux les amener là-bas. C'est sur, en bas ? » « Ça dépend pour qui » railla-t-il. Lazarus partit s'occuper de ses propres otages. Oh. Bon. Sang. Guenièvre, encore elle ?! Avec sa mine de sang-pure effarouchée, boudeuse juste comme il fallait pour une telle situation. Il n'en revenait pas d'avoir affaire à tant de conneries. Rabastan n'allait donc jamais rien foutre dans le crâne de ses gosses ?! Il était partagé entre l'affliction et l'effarement. Par Merlin ça ne serait pas sa faute si sa fille sautait aujourd'hui. Merde. Il ne serait pas responsable.  « Vous aviez oublié celle-là. Où sont Hudson et John ? » entendit-il de la voix de Spinnet qui jeta Anna sur le tas d'autres victimes. Il n'eut pas le loisir de se manifester à cette sous-être qu'il détestait plus que tout ces jours-ci, car un lustre gigantesque tomba du plafond et s'écrasa sur Carrow, acte magique sorti de nulle part.

Au même moment, Anita en profita pour essayer de se débattre, peu au fait de la nature de ses cordes compressives, tranchantes. Celles-ci se teintèrent de rouge lorsque la jeune femme gigota dans l'espoir de s'en débarrasser. Elle poussa un hurlement à en percer les tympans mais continua malgré tout, lacérant ses poignets et ses mains à mesure qu'elle arrivait, étonnamment, à s'en défaire. Malgré lui, Frank fut impressionné par l'audace de la jeune sorcière qu'il avait pris pour une pimbêche stupide et sans cervelle. Quoique, un tel acte de bravoure relevait plus de la connerie qu'autre chose... Elle se retrouva certes libres, mais les mains dans un tel état qu'il ne valait pas le coup de les lui laisser, songea-t-il dans un accès de cruauté. Owen la stoppa dans sa fuite et tenta de trancher net ses deux mains. Leuré par le mouvement de la jeune femme, il ne parvint qu'à amputer que quelques doigts. Il envoya Astoria balader au sol comme un vulgaire sac et se pencha sur Anita, dans un piètre état. « Va falloir cautériser ça maintenant, bravo, belle action jeune fille. Heureusement qu'on a pas besoin de ses mains quand on a le sang bleu et l'amour du Magister, hein ? » Il regarda la marre de sang se former autour de la jeune femme dont les yeux roulaient follement dans leurs orbites, flot continu auquel il mit un terme d'un sort cautérisant et certainement fort douloureux. Nouveau hurlement, qui fusa dans la pièce. « Que quelqu'un sorte Victor de là, on a besoin de tout le monde. » Et que ceux chargés des vols se sortent les doigts des fesses, ça traînait déjà trop à son goût. Ils allaient finir par se faire prendre.

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    Le cynisme de l'extrême solitude est un calvaire qu'atténue l'insolence.
    us and them ~


Dernière édition par Owen Avery le Jeu 15 Oct 2015 - 20:55, édité 2 fois
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11757
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
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12 SEPT. 2002 & EVENT #5
 
L’odeur du sang lui agresse les narines. Mais il passe la langue sur ses lèvres comme le ferait Tugwood : comme s'il s'en délectait.

Il ne veut pas savoir qui a été blessé ou pourquoi. Il ne doit pas savoir, ses nerfs à rude épreuve et son instincts de survie lui soufflent qu’il doit seulement de déserter la salle où étaient maintenues les otages. Impassible, il s’attèle à compartimenter pour se concentrer sur sa tâche, refoulant les sentiments derrière un mur d’acier pour ne pas flancher. Ils sont au complet – Trixie, Bonnie, Bones (Spinnet) et son père, prêts à priver l’Angleterre sorcière de ses richesses. « Mon petit cœur, il est temps de prendre ce dont on a besoin. Une fois cela fait, il faudra m’aider à transporter les pièces délicates. » C’est le signal qu’il attendait et, soldat docile, Draco (Tugwood) hoche la tête. « 20 minutes pour vider les galeries et on te rejoint. » Sous les yeux des prisonniers, la malle est posée au sol dans un bruit sourd, les sorts de dissimulation levés, les compartiments déverrouillés pour plus d’accessibilité. Un type la cogne du pied et ajoute, pour faire bonne mesure : « Ils ont d’belles pièces ces foutus collabo, on devrait les piller plus souvent », histoire de prétendre que la malle elle aussi a été subtilisée – ces gueux d’insurgés ne sont pas assez bien lotis pour s’en offrir. Après quoi, ils se disséminent, méthodiques. Déjà autour d’eux, les bras armés chargés de la destruction laminent à coups de couteaux les toiles de VanSquick, dont les fleurs montrent les crocs en se tordant (comme) de douleur.

Draco migre pour sa part dans la galerie des Mythes Arthuriens. Un Tempus fait flotter dans l’air le laps de temps imposé. Il s’attaque d’abord à l’orfèvrerie gobline, prenant soin de rester dans le champ de vision des appareils photos réglés avec soin. Les bijoux hors de prix flottent élégamment à travers la pièce, immobiles au cœur de cubes de verre qui eux, effectuent une lente rotation. Les cubes eux-mêmes, cependant, sont placés dans un champ prévu à l’attention des voleurs non avertis : des rayons tranchants, invisibles à l’œil lambda. Pas de place pour l’improvisation et la découverte, le procédé a été fixé à l’avance. Draco pointe sa baguette sur ses propres yeux, l’un après l’autre, et prononce à deux reprises : « Oculus Amplio. » Sa vision soudain accrue le déstabilise un instant et il cligne plusieurs fois les paupières pour s’y faire. Désormais à même de distinguer les rayons qui entourent le cube, il plonge la main dans l’un des sacs sans fond qui leur ont été remis. Normalement il devrait y trouver… ah, voilà : une paire de miroirs. En un tour de poignet, les deux objets sont mis en lévitation et placés face à face de façon à réfléchir les rayons lumineux, offrant un espace non protégé. « Diffindo. » Net, précis, le sort découpe une ouverture dans le verre. Il reste des sortilèges actifs : ceux visant à brouiller les images des appareils, mais ils importent peu et Draco peut glisser sa main dans l’ouverture pour capturer le premier bijou.

Il n’y a plus qu’à réitérer l’exercice à l’identique pour les neuf autres, à raison d'une minute maximum à accorder à chacun. Les gobelins paieraient une fortune pour récupérer ces trésors, qu’ils accusent les sorciers de leur avoir volés depuis des siècles – depuis la mort de leurs tout premiers propriétaires humains, à vrai dire. Such a shame, de si belles pièces entre les pattes de ces insupportables nains, ce sera clairement une perte pour le trésor sorcier. Mais un incontestable gain pour les caisses du Lord.

Ce n'est qu'après de longues minutes de travail qu'il prétend capter quelque chose et approche du coin du mur, au plafond, jusqu'à se retrouver juste sous l'un des appareils photo de surveillance. Une moue enragée parfaitement feinte précède un brusque mouvement de bras accompagné d'une explosion : l'appareil tombe en cendres, accompagné de gravats et de poussière arrachés au mur. Après avoir amplifié d'un Sonorus sa voix transformée au préalable, il s'exclame : « Y'a des putains d'appareil photo partout dans les galleries ! » Puisque les « insurgés » qu'ils sont sont supposés en découvrir l'existence.

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I'll be good, i'll be good • I thought I saw the devil looking in the mirror. Drop of rum on my tongue with the warning to help me see myself clearer. My past has tasted bitter for years now, so I wield an iron fist. Grace is just weakness or so I've been told. I've been cold, I've been merciless. But the blood on my hands scares me to death, maybe I'm waking up... today.
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De la résistance. Ce regard effronté, de la part de Nyssandra Ollivander, le même que celui de Gwen Lestrange. Quand est-ce que les gens allaient enfin apprendre à baisser les yeux ? Ca causerait des soucis si la moindre de ces demoiselles sang pures mourraient, mais elles auraient pu au moins avoir la décence d'avoir peur – tout se perdait, y compris le caractère effarouché des demoiselles de bonne famille (cela dit, connaissant Bella et Alecto, Lazarus voulait bien convenir que ce caractère n'avait peut-être jamais existé.). Mais déjà d'autres membres de l'équipe ajoutaient des otages. Il hocha la tête. « Llewellyn ». Des fois que quelques crétins n'auraient pas compris. Bones-Spinnet amena peu après une autre fille. « Frank est encore en bas, il arrive. John est dans le coin. » Il fit un geste vague pour designer la galerie.

Et en parlant de Avery-Hudson, le voilà qui débarquait. Peut-être cela eut-il pour effet de distraire Lazarus, qui cessa un instant de surveiller les otages, peut-être eurent-ils l'occasion d'en profiter alors qu'il demandait nonchalamment : « C'est qui celle-ci ? » en évoquant Anita, seule sang-mêlée du lot, dont il ignorait totalement l'identité. Peut-être que le chandelier était tout simplement mal fixé. Peut-être que la chance n'était tout simplement pas avec lui.

Il réfléchirait à ça plus tard, par exemple quand il ne serait plus à moitié assommé. Autour de lui, tout tournait un peu, mais il réussit à entendre. Owen devait faire mumuse avec une des filles. Une suffisamment stupide pour essayer de s'échapper, de faire plus que de la provoc à deux balles.

Ou peut-être que c'était elles les responsables. Quelqu'un s'approcha d'un pas pressé. Angus. « Ca va ? » « Non. Aide moi à dégager ce machin, tu veux. » « A te dégager, non, plutot ? » « Oh, la ferme. » Au prix d'un effort cliquetant de verre, il réussit à se mettre debout. Il avait la moitié du visage en sang et  pas mal de blessures aux bras, peut-être bien un poignet foulé ou même cassé mais il était debout.

« C'est le problème, vous voyez. Vous essayez de nous tuer, nous survivons, et l'histoire se répète, comme tu l'as dit, toi. Tu n'es jamais demandée pourquoi ça arrivait ? Je vais te dire pourquoi. » Il s'agenouilla devant Gwen Lestrange, un léger sourire aux lèvres, amusé – il était réellement terrifiant, Victor avait la gueule à ça : « C'est parce que la répétition vous tue. »  Ca ne possédait pas de sens précis, et peu importait, il faisait de l’esbroufe, du bluff, sanglant.  Le sang qu'il avait sur ses doigts dessina un trait fin sur la peau de la jeune femme. « Je suggère maintenant que tu la fermes. A moins que tu ne désires réellement faire la connaissance des pavés en bas. Ou que ton amie le fasse. Ou que vous y passiez toutes les deux. Ou toutes les trois. » Illui asséna une baffe. Même pas forte. Quelques gouttes de sang – le sien – éclaboussèrent les autres.

Il passa à une autre fille. Nyssandra. Encore. « Et toi...tu as lutté, hein, pour les baguettes, tout à l'heure, hm ? Tu es quoi ? Une fabricante ? » Il pencha la tête sur le coté, bonne imitateur d'un homme en train de chercher une réponse à une question évidente : « Ah, oui, je vois. Tu es une Ollivander. J'ai raison ? » Oui, bien sur, lui le savait. « Peu importe. On va solutionner le problème. Regarde.  » Il prit une baguette , celle d'une mamie glapissante - il y en avait pas mal, drôle comme les musées attiraient les vieilles - et la brisa en deux. « Tu es en colère, je sais. » Il en brisa une deuxième, une autre vieille poussa de hauts cris d'orfraie : « C'est toi, le chandelier, hein ? Je ne sais pas comment tu as fait – ni même ce que tu as voulu faire, mais c'était plutot bien joué. Dommage, je suis assez solide. Tout le monde s'en va, il n'y a personne qui reste. Sauf moi.  La question est : est-ce que toi tu vas survivre, du coup.  » Il finit de briser les baguettes des vieilles, et ouvrit la fenêtre : « Oh, eh, ça va, les vieilles carnes, vu le temps qu'il vous reste à vivre, vous n'en auriez eu de toute façon pas eu besoin pendant très longtemps. »  Les morceaux s'écrasèrent au sol. Pas de police magique, pour l'instant. Ca viendrait.  Ce serait le signal pour partir. Il se retourna et continua en pointant le groupe de jeunes femmes : « Les prochaines sont les votres si vous me parlez de nouveau comme votre copine l'a fait, vu ? »

Il revint vers les otages. Un peu en boitant. Il avait mal. Le sang coulait de sa bouche. Mais il souriait. Un vrai dingue. Il chopa Anna par le col. « C'est une  longue journée, vous voyez, et où elle va nous mener dépend juste de votre attitude. » Il la fit à moitié basculer, d'un coup, dans le vide. « Je te lâche, tu meurs. Pigé ? Même chose pour vous autres. La prochaine apprendra à voler sans balai. » Il maintint la sorcière quelques instants dans le vide, encore, avant de l'envoyer valdinguer, de nouveau, avec les autres otages. Puis il lança à Hudson : « Je vais faire un tour dans les autres galeries, je te les laisse. » Il jeta un œil navré à Anita : « Et fais un truc pour elle, on va pas la laisser trainer là comme ça, elle bouche le passage. » Aucune pitié.

Il traversa à grand pas  la galerie, et disparut dans une autre, celle de Van Squick. Les fleurs poussèrent des hurlements lorsqu'il commença à les détruire à grands coups de diffindo. Il vacillait un peu, de plus en plus même. Trop tard pour reculer.


Dernière édition par Lazarus G. Carrow le Ven 16 Oct 2015 - 13:57, édité 1 fois
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Elle sent ses amies s'agiter et la voix cynique et ennuyée de Guenièvre lui arrache un bref sourire : « Ça commence à devenir répétitif. » En effet. D'une fois à l'autre... elle a l'impression que rien ne change. Que tout est toujours semblable. Que le gouvernement ne fait rien, que rien ne change. Elle sent la magie vibrer, elle entend les cris résonner dans les murs, et quand elle relève la tête, c'est pour très attentivement observer la pièce. Elle n'a plus sa baguette, certes, mais cela ne veut pas dire qu'elle ne peut rien faire. Ses yeux accrochent sur la chevelure flamboyante d'une rouquine, dont la cheville est attachée à celle de sa meilleure amie, la liant à leur groupuscule d'otages. Les visages des soi-disant insurgés et pilleurs lui importent peu, franchement, ce n'est pas cela qu'elle regarde.

Ce sont les objets.

Il y a les coups – les gifles. Les hurlements d'une inconnue aux doigts désormais tranchés, une horrible odeur de chair brûlée envahissant l'air de la salle. Le visage paniqué et bleui d'Astoria. Elle entend les hommes aller et venir, mais celui qui l'intéresse, le seul, c'est celui qui s'intéresse à l'orfèvrerie gobeline. Pour peu, même, elle ne porterait aucune attention à celui qui est revenu les menacer de près, après que le plafonnier lui soit de façon bien avantageuse tombé sur la tête. Elle frémit à sentir son odeur, sa chaleur, et elle sait que si il la touche à nouveau, par Merlin, elle sait que sa magie n'attend que ça – que le moment pour se déballer, pour se relâcher, pour attaquer avec la fureur et la vigueur de son manque de contrôle. Et bien heureusement pour lui (oui, pour lui, parce qu'il aurait reçu bien pire qu'un chandelier de cristal), il quitte pour une autre pièce.
« Si j'étais vous, je ne toucherais pas cela. Sa voix porte assez pour être entendue par celui qui vient de détruire une caméra et qui est revenu à son travail, se penchant sur les deux dernières pièces à extirper de leurs cubes de verre. Une voix qui a pris une teinte légèrement hautaine, un accent froid qui ne ressemble pas à la voix d'Eris Burke. Ou qui, justement, ressemble bien à ce que peut être la voix d'Eris Burke. Les parures jumelles de Morgan et Morgause. Vous croyez vraiment que les siècles aient pu affaiblir les enchantements qui les entourent ? L'argent brille comme s'il avait été forgé hier par les gobelins et les rubis sont des yeux noirs qui peuvent lire jusque dans vos pensées... touchez-les et vous serez maudit. Sûre d'elle-même. La tête relevée, le regard fier – la moue légèrement dédaigneuse qui la fait tant ressembler à ses frères. Cela ne risque pas d'arranger votre cas, me direz-vous. Quel dommage que vous n'ayez personne ici qui soit capable de manipuler ces objets magiques sans risque de déclencher une onzième plaie d'Égypte. » Supposition éhontée, ramenant directement l'attention sur elle.
Parce que bien sûr qu'elle sait. Bien sûr qu'elle en est capable. Elle est une Burke. Princesse parmi les objets ensorcelés, les malédictions maîtrisées et les livres interdits, enfant élevée au cœur de la magie noire, des sortilèges ancestraux et de ce que le passé a de pire à offrir. L'accent supérieur se fait plus cajoleur, plus mielleux. « Si votre camarade me rend ma baguette et que mes amies sont libérées, je peux tout à fait vous aider. Ce serait dommage que vous échouiez, après tout. »


Dernière édition par Eris Burke le Ven 16 Oct 2015 - 0:34, édité 1 fois
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PRISONERS • bloodstains on the carpet
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‹ inscription : 13/09/2013
‹ messages : 8775
‹ crédits : faust.
‹ dialogues : seagreen.


‹ liens utiles : draco malfoy w/ lucky blue smith ; ginevra weasley w/ holland roden ; calixe davis w/ audreyana michelle ; uc w/ uc ; indiana alderton w/ nicola peltz ; heath ravka w/ im jaebum ; even li w/ jeon jungkook ; jelena kuodzevikiute w/ ariana grande.

‹ âge : 23 yo (05.06.80).
‹ occupation : ancien langue de plomb (spécialisé dans les expérimentations magiques) ; fugitif et informateur de la RDP entre le 26.05.03 et le 08.12.03 ; condamné à 22 ans à Azkaban pour terrorisme, au terme d'une assignation à résidence et d'un procès bâclé, tenu à huis-clos.
‹ maison : Slytherin — “ you need a little bit of insanity to do great things ”.
‹ scolarité : entre 1991 et 1997.
‹ baguette : un emprunt, depuis qu'il est en fuite. elle n'est que temporaire et il ne souhaite pas s'y intéresser ou s'y attacher, puisque la compatibilité est manquante.
‹ gallions (ʛ) : 11757
‹ réputation : sale mangemort, assassin méritant de croupir à vie en prison pour expier ses crimes et ceux de ses ancètres.
‹ particularité : il est occlumens depuis ses 16 ans.
‹ faits : Famille.
Narcissa (mère) en convalescence. sortie de son silence depuis peu pour réfuter l'annonce de son décès ; reconnue martyr. lutte pour que le jugement de son fils soit révisé.
Lucius (père) mort durant la tempête du 03.03.2004.
Spoiler:
 

‹ résidence : emprisonné à Azkaban depuis le 06.01.04. en fuite depuis le 08.05.04.
‹ patronus : inexistant.
‹ épouvantard : l'éxécution de juillet 02, ses proches en guise de victimes: leurs regards vidés par l'Imperium, la baguette de Draco dressée, les étincelles vertes des AK et leurs cadavres empilés comme de vulgaires déchets.
‹ risèd : un portrait de famille idéal, utopique.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t4710-draco-there-s-a-hole-in-my-so
there's only power

and those too weak to seek it
12 SEPT. 2002 & EVENT #5
 
Manipuler de tels objets n’est pas une sinécure – pas pour lui, dont l’attrait pour les artefacts ensorcelés ne tarit jamais, mais dont les élans doivent être étouffés ce soir : il n’est pas question de conserver quoi que ce soit, et si récompense il doit y avoir, c’est le Lord qui le décrétera. Alors bien que certaines des pièces soient justement conçues pour attiser le désir de possession, Draco barricade son esprit, remplit sa besace en calfeutrant l’envie sous une épaisse couche de détermination. Collectionneur avide et langue-de-plomb assidu, mais certes pas infaillible : il connait des classiques, mais les connaissances à acquérir sont extrêmement vastes, les fabulations nombreuses, et son champ d’expertise touche à l’étude des objets qu’il a en main, modernes ou historiques ; pas à la quête d’objets de légende. Non, il faudrait être un Burke pour déceler les caractéristiques des trésors du passé en un coup d’œil. Et c’est justement une Burke – bien que la plus questionnable de la famille – qui rompt sa concentration alors qu’il arrive à bout de sa tâche. Il ne l’entend pas l’interpeler, au départ : c’est la suite qui le fige. « Les parures jumelles de Morgan et Morgause. » Il a les doigts à quelques infimes centimètres des bijoux lors qu’elle mentionne la malédiction et, par instinct, il se fige. Derrière lui, une claque résonne, et des exclamations s’ensuivent, ça clame qu’elle dirait n’importe quoi pour se tirer d’affaire cette emmerdeuse, c’est vulgaire sorcière de salon, mais qu’elle ne s’y connait sans doute qu’en perles. Lui-même renifle de dédain, parce qu’Eris – ça veut tout dire. Miss potin, question crédibilité, ne l’a jamais vraiment convaincu. Mais c’est aussi une Burke et le temps presse. Par ailleurs, bien que les objets à dérober aient été listées à l’avance, le Musée s’est bien gardé de préciser au grand public l’ensemble de celles qui seraient exposées ; il y a donc une marge d’erreur à ne pas oublier. « Qui es-tu pour prétendre t’y connaître ? » lâche-t-il avec un dédain mi-sincère mi-calculé en jetant un rapide coup d’œil au temps qui s’écoule, indifférent à leur dilemme. Mais au fond, la décision de Draco est déjà prise. Nonobstant le peu d’entrain qu’il éprouve à l’idée d’être la cible d’une malédiction, il y a aussi une offre alléchante à la clé – un répit pour quelques otages. Seul obstacle : ils ne sont un groupe d’insurgés inconscients qu’en apparence. Sous les traits faussés par le polynectar, il y a une hiérarchie, et Draco ne fait pas partie des meneurs. Il interpelle le second ensorceleur – celui affublé des balais. « Rends-toi utile, tu es supposé t’y connaître. Elle dit vrai ? » Le type s’amène. Examine. « Elles me semblent en effet remarquablement conservées… » Traine. Draco piétine, sa mâchoire crispée sous le poids de l’impatience – ses précieuses minutes s’égrènent et un peu plus loin, Bones père, qu’il est supposé rejoindre pour la suite, commence à fatiguer face à la fougue des épées romaines récalcitrantes qui se débattent contre leurs chaînes. « Mais sans une évaluation plus poussée, des notes concrètes sur la malédiction et – » « Bon, ferme-la », grince-t-il finalement avant d'ajouter, plus bas : « Vas plutôt aider à vider la galerie romaine. » Ça compensera pour le retard qu'il prend de son côté. Au moins, si la majorité des mangemorts s’entendaient déjà à l’origine sur le fait que la paire d’ensorceleurs serait plus un fardeau qu’autre chose, l’énergumène vient juste de leur donner raison. « Deux pièces, deux rescapées », propose-t-il en fixant Burke, mais en attendant surtout l’aval d’Avery. Il ne peut pas se montrer plus clément et l’espace d’un instant, il craint de condamner la mère de son fils ; mais contrairement aux autres, elle a la sagesse de ne pas se débattre et de s’éviter la colère des ravisseurs. « Et au moindre soupçon de révolte, l’une des autres paiera le prix fort », précise-t-il avec un cruel détachement – mais l’avertissement vise à les convaincre de se tenir tranquille.

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HUNTED • running man
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‹ inscription : 03/08/2015
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‹ crédits : LUX AETERNA, astra, sia, tumblr, simon/mathydabest.
‹ dialogues : #336699


‹ âge : 38
‹ occupation : en fuite, déchue de tout type de privilèges.
‹ maison : Serpentard
‹ scolarité : 1976 et 1983.
‹ baguette : est en bois d'if, mesure 23,7 centimètres et possède un ventricule de dragon en son cœur.
‹ gallions (ʛ) : 3444
‹ réputation : je suis sans aucun scrupule.
‹ particularité : semi-Vélane.
‹ résidence : ici et là, clamant comme miens les différents cottages investis durant notre cavale.
‹ patronus : inexistant
‹ épouvantard : une vie silencieuse, ponctuée par des râles de douleur, et non plus par les rires des rares personnes auxquelles je tiens.
‹ risèd : une journée d'été, Artur m'aidant au jardin ; Owen Avery se moquant de l'activité sans chercher à dérober son regard attendri.
Voir le profil de l'utilisateur http://www.smoking-ruins.com/t2469-adele-you-re-gonna-wish-you-n
Obnubilée par les cris et le sang d'une sorcière, Adele-Alicia ne pouvait détacher son regard obscur de la scène. A force de confronter Avery et de le mettre en rage, la guérisseuse en avait presque oublié son sadisme. Presque. Une poigne ferme la tira soudainement en arrière, la dégageant in extremis de la course écrasante du lustre en cristal qui se trouvait juste au-dessus de leur tête quelques instants auparavant. « Bouges », la voix glaçante du jeune Angus Bones la mit en mouvement mais tout ce qu'Adele réussit à voir en se dirigeant vers la sortie fut le visage troublé et fulminant de Nyssandra Ollivander. La fille de l'Elite, celle qui ne maîtrisait pas sa Magie. Quelle garce. Bones aurait sans doute mieux fait de lui concocter une potion annulatrice de Magie, comme celle qui lui bridait parfaitement son don d'empathie aujourd'hui. Malgré tout, elle attendit que Bones senior eut dégagé Carrow de sous sa prison de cristal pour se mettre au travail : père et fille, prêts à dérober les artefacts les plus estimés des galeries adjacentes à la galerie des mythes arthuriens. La voix de Thugwood, portée par un sonorus, les informa de la présence des appareils photos magiques. Pour faire bonne figure, Angus et Adele-Alicia se stoppèrent nets et levèrent les yeux au ciel. Deux caméras, placées de part et d'autre du couloir arrondi, furent mises hors-service à grands coups de Confringo, la sorcière n'omettant pas de laisser les traits de Spinnet se déformer par la rage avant que les flammes explosives n'aillent calciner la caméra et lécher le plafond sculpté de suie. Pas besoin de feindre l'irritation et la colère, le simple fait de penser à l'expression narquoise de Nyssandra alimentait tout son corps d'adrénaline. Son père pénétra dans la galerie romaine et, malgré le timing, Alicia fit demi-tour. L'un des hommes de Shacklebolt-Llewelyn apparut d'un couloir adjacent « Toi ! Vas dans la galerie des vêtements ensorcelés et commences à les empaqueter, je te rejoins dans moins d'une minute ». Bones savait parfaitement qu'à cet instant, elle se laissait plus guider par ses sens que par sa logique. Par Merlin, savoir Ollivander ici et capable d'user de sa magie capricieuse l'horripilait au plus haut point.

Les couinements des chaussures résonnèrent de nouveau dans la galerie arthurienne et se dirigèrent tout droit vers les otages et « Deux pièces, deux rescapées » un Malfoy (Thugwood) qui négociait comme un bon samaritain plutôt que d'agir en véritable assoiffé de sang. Ce n'était certainement pas le moment de faire du social ! Bones-Spinnet lui passa devant et surplomba sa Némésis sans préavis pour pouvoir défaire les liens de cette dernière... Mais, par Merlin, ces hommes étaient de véritables idiots ! Nyssandra et la fille de Lestrange avaient déjà les mains libres, soigneusement dissimulées dans leurs dos. « Le vent de révolte est déjà là, Thugwood. Prends-en plutôt une pour pour tes bibelots plutôt que de les laisser se faire la malle sous tes yeux ! ». Ni une ni deux, Spinnet pointa sa baguette magique sous le nez d'Ollivander et lui jeta un Confundus avant de lui empoigner le bras, véhémente et l'air grimaçant. Ignorant les regards d'Avery et de Malfoy, encore plus ignorante des réactions du groupe d'otages, Bones poussa Ollivander vers l'extérieur de la galerie (et qui restait malgré le sortilège un brin trop  réfractaire à son goût – effet secondaire de cette nouvelle version de potion anti-empathie, peut-être?) et les firent prendre à gauche. Trois mètres entre la salle des mythes arthuriens et de la galerie romaine (au passage, elle put s'apercevoir que son père et le second ensorceleur avaient réussi à en immobiliser deux et s'attaquaient à la troisième) pour finalement finir, trois mètres plus loin encore, dans sa propre galerie. Quatre minutes de perdues, juste parce qu'elle n'avait pas supporté d'avoir frôlé la mort à cause d'un lustre détaché par la seule force de la magie capricieuse de la journaliste. En pénétrant dans la galerie, Ollivander et Spinnet découvrirent le carnage. Certaines robes continuaient d'être consumées tandis que certains présentoirs étaient entourés de barrières brisées,  les mannequins toujours recouverts de voiles et de tissus intacts, aux couleurs plus ou moins chatoyantes. Où avait bien pu passer le sorcier qu'elle avait envoyé en éclaireur quelques minutes plus tôt ? « Regardes ça, il a essayé d'aller plus vite que la musique... ». D'un coup sec, Bones jeta la sorcière sur le corps toujours tressautant de son camarade insurgé, dont les yeux révulsés ne faisaient aucun doute sur ses chances de survie : les doigts desserraient à peine leur étreinte autour du long châle verdoyant, dont les fibres étouffantes agissaient à la manière d'un boa constrictor. « Dés qu'il aura fini de s'étouffer, retires-là lui et rapportes-là moi avec son sac ! », faire passer les insurgés pour les pires raclures de la planète, done  : aucune pitié même pour les leurs. Le regard sévère, Spinnet fit quelques pas sur le côté pour pointer sa baguette magique vers la longue cape bordeaux devant laquelle son camarade venait de mourir  (ce crétin avait sûrement dû enrouler l'écharpe autour de son cou tout en désarmant les barrières préservant la cape empoisonnée) « Accio cape », et sans même la toucher, la cape s'enroula autour d'elle-même pour finir sa course dans le sac extensible qu'elle venait de lui présenter grand ouvert.

Jetant un regard vers les hautes fenêtres de sa galerie, Spinnet capta un mouvement qui annonçaient la fin de leur tranquillité… les sorciers tireurs d'élite de la Brigade de Police Magique commençaient à encercler les lieux. Ce qui voulait dire qu'en bas, tout s'embraserait dans très peu de temps.

• • •

THIS TOO SHALL PASS, WE'RE RIGHT WHERE WE'RE MEANT TO BE. THERE'S THINGS I DON'T ASK: WHAT I DON'T KNOW CAN'T HURT ME.


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