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sujet; [EVENT #4] end of an era
MessageSujet: [EVENT #4] end of an era   Dim 5 Juil 2015 - 0:13

FONDA • tomorrow's a mystery
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End of an era
where's your gavel, your jury ?



Extrait de la Gazette : « Suite aux derniers éléments de l’enquête et à l'augmentation drastique du taux de violences et des tentatives d'évasion, le Magister et les autorités ont décidé de stopper les achats de rebuts et de récupérer ceux qui résidaient encore chez leurs maîtres. Le gouvernement est revenu sur sa décision d'accorder une seconde chance aux prisonniers insurgés et sang-de-bourbe, estimant leur cas désespéré. Les principaux instigateurs du complot et l'ensemble des rebuts seront châtiés comme il se doit à 15 heures précises ce jour, devant l'accès sorcier du Ministère de la magie. Ils paieront ainsi leurs crimes, leur existence contre nature, et serviront d'exemples : quiconque s'oppose à l'ordre instauré par le gouvernement le paiera au centuple. » [ lire l'article complet ]

Elle était là, l’estrade. Terrifiante, dressée devant le ministère. Aujourd’hui, elle accueillerait tous ces fugitifs devenus esclaves des sorciers, ces déchets, ces rebuts, mais pas que. On murmurait tantôt avec anxiété, tantôt avec excitation, qu'elle serait actrice de leur fin à tous, verrait le dernier éclat de leur vie s’évaporer. Grande Faucheuse, le temps d’une journée. L'annonce était parue à peine une demi-heure plus tôt dans une édition spéciale de la Gazette, laps de temps trop court pour offrir le luxe d'une contre-attaque structurée. La communauté dans son ensemble était conviée à assister au macabre évènement, le Magister ayant ordonné qu’un maximum de sorciers et sorcières soient présents, insistant particulièrement sur le devoir des familles ayant possédé des rebuts.

La sécurité n'avait, évidemment, pas été laissée au hasard. Le Magister s'était lui-même chargé de mettre l'abattoir en quarantaine, et la Magie Noire crépitait tout atour de l'estrade, barrière infranchissable chargeant l'air de relents étouffants. Les condamnés devenaient intouchables dès l'instant où ils escaladaient les marches : un sort de protection par reconnaissance de baguette magique avait été placé, si bien que seuls les exécuteurs pouvaient user de magie une fois dans le champ d’action du dôme maléfique. Le reste était absorbé.

Les condamnés étaient déjà présents ; sales, épuisés et déconnectés de la réalité, entassés les uns sur les autres dans des cages placées de part et d'autre de l'estrade. Douloureusement conscients, ou non, de vivre les dernières secondes de leur vie. Ils avaient cru à ce projet d'évasion, ils avaient espéré une ultime fois mais en vain. Et ils avaient condamné tous les autres. « Rebut n°4789, rebut n°5894 et rebut n°7984, avancez. » D'animaux, ils étaient à présent réduits au statut de numéros : le Magister avait voulu les déshumaniser pour faire comprendre à tous qu’ils n’étaient rien. Comme si être esclaves des sorciers n’était pas déjà une humiliation suffisante. L'ouverture étroite de l'une des cages s'écarta pour laisser à un mangemort le loisir d'arracher les trois interpelés à leur piètre refuge. Ils furent frappés d'un sort à l'instant même où ils mirent les pieds au sol et n'opposèrent dès lors plus aucune résistance : à la place, ils montèrent sur l’estrade, le regard vide. Imperium, soufflait-on, et le soupçon était justifié. Le bourreau hocha la tête et trois mangemorts levèrent leur baguette. Un éclair vert toucha chacune des victimes, simultanément, et les corps échouèrent au sol, privés de vie. Des cris s'élevèrent, vite étouffés par instinct de survie : c'était bel et bien une exécution. L’air était pesant et un orage grondait au loin, belle journée pour mourir. L'action se répéta encore, et encore, et encore ; les cadavres s'entassèrent par dizaine, empilés de côté sans délicatesse. Parfois s'élevaient des encouragements sadiques, mais rares étaient ceux qui restaient imperméables à l'horreur de l'évènement. La foule demeurait majoritairement silencieuse, comme tétanisée.

Et tout à coup l'atmosphère changea. Glaciale. On arrivait aux derniers rescapés de la première cage. « Accusés n°9846 et n°1574, avancez. » Même manège... cibles différentes : il s'agissait cette fois de sorciers plus familiers. Des Rachetés. Quelques sanglots s'élevèrent, vite tus. « Reconnus coupables de trahison par le Magister. Sentence : baiser du Détraqueur. » Sans s'émouvoir des malaises qui firent chuter quelques spectateurs, le bourreau fit place à deux masses sombres de mauvais augure, et les laissa se pencher presque amoureusement sur leurs proies. Il fallait que tous apprennent que le Tyran ne tolérait pas la souplesse dont les sorciers n'avaient que trop fait montre à l'égard de leurs esclaves. Car Lord Voldemort soupçonnait une mutinerie de germer parmi toutes ces suiveurs. Il ne savait pas encore qui, précisément, y appartenait ; mais il les aurait, tôt ou tard.


précisions
insurgés : vous aurez peu de temps pour agir et il faudra frapper fort, attirer l'attention ailleurs pour mieux isoler votre cible. les cages sont férocement gardées et vous ne pourrez en sauver qu'une, mais l'enjeu en vaut la chandelle, car à l'intérieur sont notamment parqués Ginevra, Liam et June.


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MessageSujet: Re: [EVENT #4] end of an era   Dim 5 Juil 2015 - 19:25

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the end of an  era.
(play)

La chaleur.
Tu brûles. L'étouffement est proche. Le malaise s'approche, ricoche, t'écorche. Tu as chaud. Et tu passes ta langue sur tes lèvres, résistant à l'odeur de fièvre. Tu t'embrases, t’embarrasses de quelque chose, d'autre chose.  Tu ne peux plus nier, résister, fermer les yeux. Tu ne peux pas dire que tu ne sais pas. Ton cœur syncope, l'adrénaline te dope. Tu bats la mesure, accusant la démesure. Ça n'aurait pas dû se passer comme ça.  Ça n'aurait jamais dû. La magie noire filtre, s'infiltre. Magie primaire, bestial, animal, le Maître est partout, attrapant tout. Il explose de son poing les dernières limites, les derniers morceaux de rébellions. Le Maître se fait tout puissant, anéantissant le reste, vos restes.

Tu n'y crois pas. Tu ne veux pas y croire. Alors tu obéis. Tu te tais. Tu t'inclines. Parce qu'il est là. Parce que tu l'aimes. Parce que tu es son fils. Sous tes doigts, le bois s'enserre sur ta peau plus fort. Jusqu'à la mort. Tu les protégeras jusqu'à la mort. Lui. Elle. Et encore elle. Nyssandra ne peut pas savoir. Elle ne peut pas s'imposer. Elle ne peut pas te sauver.   Tu savais. Tu sais. Elle ne te pardonnera pas cette fois, hein?

Le noir te recouvre, te couvre. Tu n'es plus qu'un masque d'horreur, de douleur. Le serviteur des monstres, tu te camoufles dans les ombres pour devenir l'enfer sur terre. Tu Lui appartiens. Tu es mangemort. Le mot frappe sous le masque en fer. Tu dois devenir l'homme de fer. Tu dois rester froid. La cage est derrière toi, à quelques centimètres. Tu peux toucher les barreaux. Tu peux sentir l'haleine des bourreaux. Seul signe distinctif au milieu des numéros ? Le rouge sang. Le bois qui tranche, qui se mélange. Tu portes sur toi ton nom de cette baguette si distinctive, trop distinctive. Elle te reconnaîtra. Elle te haïra. Comme tous les autres. Comme tant d'autres. Tu ne mérites rien de mieux.

« Rebut n°4789, rebut n°5894 et rebut n°7984, avancez. ». Le spectacle commence, s'avance. Danse macabre, les rebuts ne t'inspirent pas vraiment. Tu ne crois qu'au dégout de ce nom, de ce mot. Les sorciers n'ont jamais été des animaux. La porte s'ouvre, la cage tombe, ils avancent. Ils ne sont rien. Ils ne sont plus rien. Faibles. Le mot te fait un peu frissonner, un peu détonner. Tu relâches l'attention. Tu n'as pas besoin de regarder. Le sort frappe. Ils sont des pantins sans fils, trop fragiles, pas vraiment libres. Les corps tombent. Morts. Ils sont morts. C'est fini. Les cris se taisent, s'apaisent. Il ne faut pas trop s'émouvoir. Ce ne sont pas des hommes. Ni eux. Ni toi. Ils tombent un à un, comme des mouches. Comme des damnés.  « Accusés n°9846 et n°1574, avancez. » , la voix tonne, résonne. Tes sourcils se plissent, ton échine se raidit. Il n'a pas osé, si ? Si. « Reconnus coupables de trahison par le Magister. Sentence : baiser du Détraqueur. » , les masses s'avancent. La rage est sourde dans ton ventre. La fureur s'accélère. Tes yeux clairs la cherchent. La chevelure brune se perd au milieu de la foule. Tu espères encore un peu qu'elle ne soit pas venue. Tu espères encore lorsqu'ils se penchent, gourmand de vie, anéantissant la salle d'une peur sale, animale.

Tu serres les dents. Tu te tais.
Tu obéis. Bon chien.
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MessageSujet: Re: [EVENT #4] end of an era   Dim 5 Juil 2015 - 19:55

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Le temps était si lourd, l'atmosphère si pesante que l'on aurait presque pu croire que les nuages noirs de Londres allaient s'abattre sur la foule présente et la compresser sans pitié, jusqu'à ce que nul ne tienne plus debout. L'estrade se dressait sous la coupole de plomb que formait le ciel et depuis bientôt cinq minutes s'y jouait le plus atroce des spectacles.

C'était presque comme un concert: un appel, un souffle de vent, le bruit d'un corps tombant au sol. un son, un sifflement, un coup mat et une pause. Trois temps, et on recommençait.

Hécate marchait à travers la foule sans regarder l'estrade, peu désireuse d'ajouter un aspect visuel à cette mélodie funeste. Vêtue de noir, les yeux en alerte, elle se contentait de rôder, comme tous les membres du ministère dispersés dans la foule afin d'assurer la sécurité de l'évènement. Si son nouveau maître, Rabastan Lestrange, ne l'avait pas personnellement conviée à  "faire partie de la fête", il y aurait fort à parier qu'elle serait parmi les badauds, à assister au massacre et à en absorber l'horreur. Mais elle avait une mission et en cela elle était plus chanceuse qu'eux. Elle n'avait pas à se concentrer sur les victimes qui s'amoncelaient, juste sur l'attitude et les regards de ceux qui les regardaient tomber.

Un numéro, un souffle de vent, un bruit de chute. Encore un. Un de moins.

Hécate ne plaignait personne sur cette scène et n'accordait que très peu d'importance à ce qui était en train de se produire. A temps de guerre, méthodes guerrières. Le sang avait coulé par la faute de ces rebuts et de leur sang viendrait le prix de cette dette. La loi du Talion avait ses défauts mais elle avait l'avantage d'être horriblement simple, horriblement arrangeante.

Si l'on vous mord, mordez plus fort. Si l'on vous frappe, frappez plus fort encore jusqu'à briser le crâne de votre ennemi.

Les insurgés, leurs alliés et ces rebuts étaient devenus ses ennemis à la seconde où ils avaient posé la mains sur sa famille et rien ne changerait jamais la disposition d'esprit dans lequel la jeune sorcière avait été placée par ce meurtre gratuit. Ils paieraient tous et l'addition serait salée, ils étaient d'ailleurs en train d'en avoir un avant goût.

Avançant toujours, baguette à la main, elle darda ses yeux noirs sur les spectateurs, à la recherche du moindre signe de rébellion. Une femme pleurait discrètement. Un homme, livide, serrait les poings à s'en faire blanchir les jointures. Comme s'il avait senti sa présence, l'inconnu se retourna et croisa les yeux de la jeune femme qui d'un geste sec de la tête, lui intima de reporter son attention sur l'estrade. Elle se moquait bien de la réaction de toute cette clique de fouines. En situation confortable, le peuple se taisait. A la moindre difficulté, au moindre danger, il s'aplatissait tel un tapis persan et suivait le cours du fleuve sans faire de vagues, mais se permettait de pleurer et de feindre l'indignation quand les mesures nécessaires étaient prises pour assurer la stabilité de cet état qu'il n'aidait pas à protéger. Tous autant qu'ils étaient, ils étaient aveugles, muets, sourds et en cela, aucun n'avait droit de cité.

Qu'ils regardent. Qu'ils apprennent. Qu'ils voient la mort en face. Peut-être ensuite seraient ils moins empotés, plus aptes à maîtriser leurs serviteurs et à empêcher la rébellion et la violence de se propager. Hécate était partisane de la pédagogie par l'exemple. Et quel exemple....

La jeune femme chercha son mentor des yeux et le trouva, debout sur le côté gauche de l'estrade la baguette à la main. Il aurait été surprenant que le chef du département de la justice en personne ne soit pas présent et il irradiait une aura de dangerosité mêlée de froideur que son costume ne faisait rien pour arranger. Hécate ne l'avait jamais vu vêtu de son uniforme de mangemort avant ce jour et elle eut la fugitive impression de découvrir une part de lui infiniment plus sombre que ce que le sorcier, pourtant cruel et débridé dans ses interrogatoires, voulait bien leur montrer au quotidien, assis dans son bureau. La couleur noir d'encre du tissus, la froideur des boucles de métal qui liaient la tunique sur le devant de la poitrine, le cuir, l'argent ciselé du masque imitant un crâne, tout indiquait que cet homme avait tué, savait tuer, et tuerait autant de fois que nécéssaire.

Il régnait sur l'estrade et l'éxécution: tel Cerbère, il gardait cet enfer par sa présence imposante. Un geste vers lui et ce serait la mort, tous le savaient. Alors qu'au loin, au dessus de la Tamise, le tonnerre grondait, Hécate croisa son regard et fit un léger geste de la tête en sa direction.

Rien a signaler pour le moment.

Hécate inspira profondément. Il n'y avait aucun signe d'agitation dans la foule stupéfaite et tétanisée mais la sueur froide qui lui coulait dans le dos et le geste nerveux de ses doigts, crispés sur sa baguette, lui indiquaient plus sûrement que n'importe quel artefact qu'une tempête arrivait et que l'orage ne resterait pas bien longtemps cantonné au ciel.


Dernière édition par Hecate Shacklebolt le Mer 8 Juil 2015 - 12:25, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: [EVENT #4] end of an era   Dim 5 Juil 2015 - 22:27

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End of an era

The rock won't stop after it starts to roll.
Until the end of the road.
05 JUILLET 2002 ; Event #4
 

Une demi-fiole, matin et soir. Et la Paix court dans ses veines.
Anesthésiant tout. Détruisant les parasites comme l'hôte.

Les nerfs n'ont pas tenu. C'était trop. Juste trop. La douleur, la révolte, la déception. La fin. C'était simplement trop. Alors Nyssandra a fait ce qu'elle fait de mieux : elle a abandonné. Quand elle a laissé les Rafleurs embarquer Jeremiah qu'elle voulait sauver. Quand il a tenté de se défendre et qu'elle n'a pas bougé le petit doigt, encaissant sa panique - la connaissant du fond du coeur - sans le prendre en pitié. Et, pire que tout, elle l'a abandonné quand elle a raconté au médicomage qu'elle a eu peur de lui, qu'elle angoisse à cause de lui. Que son état est de la faute de Jeremiah. Comme elle les hait ces travers égoïstes et pathétiques dans lesquels elle retombe comme une adolescente portant ses premiers talons aiguilles.

Mais il fallait survivre.
L'Ollivander ne peut pas raconter au médicomage que son empathie la démolit de l'intérieur, que les conséquences de la guerre commencent à la ronger aussi. Qu'elle a foutu un doigt dans l'engrenage et que ça lui bouffe le bras maintenant. Merlin sait ce que le gouvernement exigerait d'elle s'ils apprenaient pour son don. (Et elle pourrait aussi bien signer la fin de sa santé mentale)

La fin justifie-t-elle les moyens ?
Quand elle avale ses philtres de Paix, elle arrive presque à répondre que oui. Jeremiah est déjà mort. (Immonde petite égoïste, tu craches même sur les morts) Ce qu'elle raconte ne change rien à la situation pour lui. Pas vrai ?
Alors que, pour elle, c'est toute la différence entre aller se rouler en boule pour pleurer et maintenir sa façade, ne pas être soupçonnée par le gouvernement. Continuer à les aider. (Continuer à trahir Draco et Aramis)

Etre dans cette foule, dans la tribune réservée aux journalistes, à l'écart de l'estrade.

« Reconnus coupables de trahison par le Magister. Sentence : baiser du Détraqueur. » Sans sourciller, elle observe les réactions des gens - évitant l'air de rien de regarder l'horreur des âmes qui s'éteignent, de raviver le souvenir des émeutes de Janvier. Dans ses veines, la Paix court - mettant en sourdine la révolte des insurgés dans la foule, la douleur des prisonniers, l'horreur des spectateurs. Tandis que la plume à papote s'agite sur son parchemin ; elle arrive à faire la discussion avec ses voisins comme si de rien n'était, ou presque. Comme si son cœur ne se serrait pas tout seul à la vue du spectacle.

Empathe anesthésiée.


Dernière édition par Nyssandra Ollivander le Lun 6 Juil 2015 - 6:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [EVENT #4] end of an era   Lun 6 Juil 2015 - 0:36

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End of an era.



« The wickedness of men is that their power breeds stupidity and blindness. » ♱
- Gregory Maguire, Wicked

On fait parfois des promesses idiotes. On manque parfois de se taire, d’évaluer les conséquences des mots. Tu as promis de fuir dés que la Marque brulerait mais à peine apparue dans l’angle d’une rue, le souvenir se rappelle, cette sensation de lui appartenir. Tu n’es pas certaine de réellement ressentir le tatouage sur ta peau dissimulé par les longues manches couleur d’encre, pas même lorsque tu laisses tomber sur le sol le premier rubis sorti de ta poche. Le brun de tes cheveux, le noir de tes yeux, le rouge de tes lèvres. La métamorphose a fait de toi cette femme, si proche et pourtant différente. Les traits ne sont plus tout à fait les mêmes. Il y a quelque chose de dérangeant dans l’aspect identique de tes deux prunelles, dans ce qui se dégage de cette silhouette. On ne te cherchera jamais ainsi. Le pantalon est trop moulant, le haut trop décolleté. Le sourire trop charmeur. La démarche trop féline. Une autre. L’autre qui glisse, se fond, se mêle pour laisser tomber, ça et là, les rubis enchantés.

Dans la main de Lancelot, tu déposes quelques rubis, ils sont petits, taillés pour que les facettes renforcent l’étendue des effets. Et parmi eux, une pierre verte, un peu plus grande, dont le dessus est gravé d’un corbeau : « Tu garderas l’émeraude. Il faut que Six ramasse chaque pierre une fois le sortilège complètement épuisé. » Même Blair, la grande perche à la baguette illégitime, avait eu droit à une pierre spéciale, une ambre travaillée de sorte que tu puisses l’intégrer plus tard à un bijou plus complexe. L’heure n’était cependant pas aux explications. Il fallait piéger les alentours, autant que possible, malgré le temps qui filait, les exécutions programmées.

Du mauvais côté de la barrière. Tu as vu les tenues obscures, les masques. Parce qu’il ne fallait pas blesser la population, tu avais pris soin de ne rien intégrer de corrosif, de foncièrement noir, et secrètement tu espérais qu’enfin la population ouvre les yeux. Même si ton objectif actuel était surtout de brouiller la vue des potentiels enragés, éviter le meurtre gratuit au sein de la population.

« Serpensortia » L’animal longiligne s’extirpe de ta baguette. « Garde un oeil sur les plus jeunes. » ordonnes-tu. Pas de Daeva, il serait trop reconnaissable et la bestiole prend l’ordre. Tu ne pouvais pas te permettre de te faire griller maintenant. Victime, kidnappée, disparue. La colère du Lord serait terrible et tu serais sans défenses. Des détraqueurs, encore.


Fourchelangue ; italique.
(c) AMIANTE

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MessageSujet: Re: [EVENT #4] end of an era   Lun 6 Juil 2015 - 15:07

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Ils lui enlevaient Andrea. Elle toisa les deux hommes qui venaient de lui annoncer la nouvelle, faisant référence à un nouveau décret quelconque. Il était encore tôt, elle était en train de prendre son petit-déjeûner, Andel était absent, il n'était sûrement pas rentré de la nuit, elle avait tout juste eu le temps d'enfiler une robe de chambre satinée quand sa poignée s'était mise à vibrer bruyamment, et... « Mlle Valkov, vous nous avez entendu ? Il faut que nous allions chercher les rebuts qui logent ici. - Oui. Oui, bien sûr, allez-y. » Elle ouvrit la porte franchement et croisa ses bras au-dessus ses hanches alors qu'ils pénétraient dans l'appartement de la Bran Tower. Ça devait être une sacrée descente ici, tous les résidents avaient sûrement un voire plusieurs rebuts chez eux. Elle entendit Andrea crier depuis la petite chambre qu'elle partageait avec l'autre rebut, celui d'Andel, et ne pût s'empêcher de frissonner. Darja n'avait fait que lui infliger une considérable dose de souffrance et pourtant, elle ne voulait pas qu'elle parte. Andrea lui passait toujours un peu de baume au coeur, adoucissait ses journées, perçait la bulle de solitude dont elle s'était solidement enveloppée. Mais il n'y avait rien à faire. Ils les récupéraient tous. Se battre pour elle ferait naître des soupçons, et pourquoi se battrait-elle, après tout ? Ce n'était qu'une rebut, une esclave, une sorcière de moindre envergure qui mettait en danger une société dans laquelle elle, Darja, avait sa place. Ils les avaient maîtrisé et les poussaient vers la porte que la Langue-de-Plomb conservait ouverte. La rebut lança vers elle un regard inquiet et suppliant. Elle baissa les yeux. La porte se referma.
Elle la sentait mal, cette histoire, et elle avait probablement raison, car quelques minutes plus tard, elle posa soudainement sa main sur son avant-bras marqué. On l'appelait, et ce n'était jamais bon signe.

Voilà sa place. Près d'une cage, de sa cage. Son malaise s'est amplifié, son instinct gronde. Elle a beau ressembler ici à une gargouille immobile, sous sa robe noire et son masque de fer, elle sait que ça ne va pas durer. Ses yeux courent sur la foule pétrifiée. Elle y cherche de la colère, de la déception. Ils se sont habitués à un luxe qu'ils ne posséderont plus désormais : on a fait revenir tous leurs jouets au magasin. Nous avons constaté un défaut de fabrication, ils pourraient être dangereux pour votre santé. Ils la feraient bien rire s'ils prétendaient s'inquiéter réellement de leur sort. Les gens se font à tout, tant qu'on ne touche pas à leur confort. Tenez, on leur avait offert une idéologie complètement démente à appliquer à échelle nationale, et ils n'avaient pas bougé avant qu'on les taxe. Sales hypocrites. Bien entendu, elle n'était pas mieux, elle était peut-être même bien pire, mai l'essentiel c'était de ne pas se bercer d'illusions, non ?

On commença à appeler les rebuts. Ce n'était pas sa cage. Son cœur se mît à battre plus fort. Elle eût envie de hurler quand les premiers tombèrent. Elle remercia la présence de ce masque impassible et si épais qu'il ne pouvait rien laisser entrevoir. Elle participait à ce massacre, elle le défendait, elle en était l'une des ambassadrices, et elle se donna envie de vomir. Elle avait déjà tué, pourtant. Mais il y avait une différence entre se battre pour sa vie et l'abattage massif de personnes déjà soumises. Pourtant, elle ne pouvait pas bouger. Elle ne pouvait pas franchir la barrière, passer de l'autre côté. Ce n'était pas qu'elle avait peur des représailles... Elle ne pouvait pas l'expliquer, mais c'était comme ça. Elle était bloquée ici, avec ces criminels, criminelle elle-même. Et elle allait s'assurer que le spectacle se déroule comme il se devait, peu importe ce qu'elle en pensait, peu importe ce qui lui en coûterait.
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MessageSujet: Re: [EVENT #4] end of an era   Mar 7 Juil 2015 - 0:40

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Ça sentait la peur.

J'aimais cette odeur. Sans être un sadique de la pire espèce, j'avais toujours trouvé un certain plaisir dans cette pénible émotion. Elle marquait un rapport de force. Il suffisait d'être humain, de tenir sa baguette devant un sorcier désarmé et elle germait, elle pullulait comme du lierre. Évidemment, l'analyse ne valait pas l'acceptation. S'il suffisait d'inspirer la crainte pour être reconnu comme étant le sorcier le plus puissant, ça se saurait. Tom Jedusor avait cru cela toute sa vie. Tom Jedusor s'était fourvoyé toute sa vie.

Si l'on mise sur la peur, il faut s'attendre à voir un jour surgir un être imperméable à cette peur, doté d'un courage et d'une force d'âme à toute épreuve. Alors, ce qui était votre force deviendra votre faiblesse. De craint, vous deviendrez effrayé.

Tom Jedusor avait peur.

C'était la sienne que je sentais, pas celle des rebuts, ni celle de leurs maîtres, encore moins celle de la foule. Ça avait dû lui faire bizarre de ressentir un tel sentiment. La peur c'était comme se retrouver nu dans la rue, comme voir un sortilège de la mort vous passer à deux centimètres sous le nez, comme de sentir votre horcruxe se désagréger à travers votre cœur.

Tu m'étonnes qu'il avait pas aimé.

Plusieurs choses m'avaient attiré à cet événement. La curiosité, d'abord. "Va-t-il vraiment aller jusqu'au bout ? Va-t-il vraiment tous les tuer, lui qui continuait à poncer son image de Duce paternaliste et magnanime ?" Au vu des cadavres qui s'entassaient sur l'estrade, on dirait bien que oui. L'opportunité, ensuite. Je savais qu'à un moment donné quelque chose allait se produire, c'était obligé. L'occasion était trop belle. Je ne voulais pas manquer ça. Je désirais également rester discret, raison pour laquelle je regardais l'exécution depuis les limbes.

À travers les limbes on voit des choses pas banales. C'est comme de lire le journal avec un filtre spécial capable de révéler la vérité. Ou du moins une certaine forme de vérité. On voit des silhouettes sombres s'effondrer après qu'un éclair aveuglant les ait frappé en pleine poitrine. Puis on voit une autre silhouette, bien plus lumineuse, s’extirper de la première. Certaines disparurent immédiatement, gagnant une paix bien méritée après quelques dernières années de souffrances. D'autres, plus rares, restèrent ici bas avec moi, elle rejoignirent la cohorte de celles qui arpentaient déjà les lieux.

Le plus spectaculaire ce furent les détraqueurs.

Pour quelqu'un observant depuis les limbes, ces dévoreurs d'âmes apparaissent comme ils sont... Mais avec un petit quelque chose en plus. Par Merlin ! Ils m'avaient toujours fasciné. "Les Détraqueurs comptent parmi les plus répugnantes créatures qu'on puisse trouver à la surface de la terre." Tous les ouvrages traitant sur le sujet commencent ainsi, mais pas un pour être foutu d'expliquer ce qu'ils sont et comment ils ont été créés. La conception magique, comme l'acromentule ou le basilic ? Un sortilège visant des humains, comme avec les quintapeds ? Ou bien, et c'était l'hypothèse la moins plaisante, ils ont toujours été là, puisqu'ils sont ce qu'un sorcier peut devenir de pire. Mêmes les âmes des rares manzazuu que j'avais pu croiser au cours de ma carrière de nécromancien avaient été incapables de m'instruire sur leur sujet ; ou alors elles avaient refusés de le faire.

Les voir en œuvre, surtout depuis ma cachette, était quelque chose de stupéfiant. L'âme s'élevait et disparaissait intégralement en eux. C'était terriblement beau.

En tout cas à mes yeux. J'aurais donné cher pour savoir quelles têtes de déterrés se cachaient sous les masques des mangemorts. Mages noirs de pacotilles, engoncés dans leurs méridiennes et recouverts d'or et de soie... Avec tout ce luxe, que connaissaient-ils du sacrifice ultime ? Maintenant il savait ce que ça faisait. La gorge sèche, les boyaux qui se tordent, l'idée de la mort -dans le meilleur des cas- pour leurs petits chiens d'appartement. C'était ça le bras armé du Lord ?

J'aurais ri, si j'avais pu.
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MessageSujet: Re: [EVENT #4] end of an era   Mar 7 Juil 2015 - 4:47

Invité
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Il a une mission. Importante, la mission. N'empêche que ça le stresse. Il sent la tension, sent la peur de tous, et il serre frénétiquement la main de Blair dans la sienne pour tenter de garder son calme. Six aussi est anxieux, il le sent piailler et piétiner sur son épaule, ses serres s'enfonçant dans son t-shirt trop mince jusqu'à venir écorcher sa peau. La foule le stresse, les Mangemorts le stressent, les Détraqueurs le stressent.

Les deux adolescents ont été confié momentanément à Lucrezia, qui doit leur donner de quoi accomplir La Mission de détournement d'attention.
Une mission importante. Cruciale. Capitale.
Il a tellement peur.

Il entend les exécutions. Il entend la voix énoncer les numéros, les sentences. Ça aurait pu être lui. Être ses amis. Être Sam, être Blair, être... n'importe qui. Il se force à ne pas écouter. Il ne doit pas écouter. Ses yeux pâles regardent sa main, où tombent les rubis soigneusement taillés par la Serpentard, outils de leur diversion. « Tu garderas l’émeraude. Il faut que Six ramasse chaque pierre une fois le sortilège complètement épuisé. » Il hoche la tête pour signifier qu'il a compris, mais il marque tout de même un arrêt net dans son geste quand il voit de quelle émeraude elle parle. L'émeraude est superbe. Elle est à lui. Uniquement à lui. Verte, si jolie, avec le corbeau gravé dessus. Il lève des yeux heureux sur Lucrezia. « Compris. Kroâ ! Me-merci. » C'est tout ce qu'il peut dire.
Il est réellement touché, mais ce n'est pas le moment. Après, il la remerciera encore plus.
Lancelot donne la moitié des rubis à Blair. Leur chemin est clair : ils partent du même point, mais se séparent pour ensuite se retrouver à un endroit déjà établi. Juste à temps pour que les rubis s'activent et qu'ils puissent partir ensuite. Leurs têtes adolescentes ne détonnent pas, dans la foule, leurs traits tirés non plus. Il a abrité sa tignasse blonde sous une casquette des Tutshill Tornados (ils sont en tête du championnat, cette année encore) et ses bras maigres sont déjà basanés par le soleil, sa panoplie de taches de rousseur d'été décorant autant ses membres que son visage. Il pourrait passer pour le frère de son amie, même, les cheveux roux en moins.

Le jeune homme attrape son corbeau et le pose sur l'épaule de Blair, pour attacher un mouchoir à une de ses pattes, formant un petit baluchon. « Mets les rubis là-dedans. Si ça devient trop lourd, va les porter dans un coin caché, on reviendra les chercher plus tard, on trouvera un moyen. Kroââ. Tu ne t'approches pas des Mangemorts. Et tu rentres au QG dès que tu as fini. » Le corbeau pince ses doigts doucement, comme pour le rassurer, avant de s'envoler, ombre noire au plafond du Ministère, un dernier croassement passant son bec. Il ne peut pas s'empêcher d'être inquiet. Il serre Blair dans ses bras et l'embrasse sur la joue, crispant ses mains dans son dos. « À tantôt. » Une accolade nerveuse avant que les adolescents se séparent.


Dernière édition par Lancelot Lovett le Mar 7 Juil 2015 - 17:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [EVENT #4] end of an era   Mar 7 Juil 2015 - 6:36

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Des chiens, enragés, mordant leur proies, des bébés, des êtres inoffensifs, passifs, obligés, jusqu'à la mort. Voilà ce qu'on vous demandait d'être, qu'on te demandais d'être. Il te l'avais promis, il ferait de ta vie un enfer, il te détruirait. On te demandait d'être une chienne, d'obéir. Ce n'était pas dans ta nature, tu ne t’asseyais pas, ne mordait pas sur commandes. Tu avais des airs de louve, mais tu avais tout de la féline. Celle qui faisait mine de ne pas comprendre les ordres, ne faisant qu'à sa tête, n'ayant que la peur et la survie comme guides. Il t'avait pourtant coincée, punie. Tu n'avais pas le choix. Elle brûlait, la marque à ton bras alors que tu étais conviée à une réunion des mangemorts et qu'on te désignait comme l'une des exécutrices. La seule femelle, qu'on ne reconnaîtrait probablement même pas sous ton masque. Ce n'était pas moins toi qui tuerais les rebuts, qui aurait tué Tim s'il ne s'était pas enfuis. Tu sais que tu es testée, qu'il le fait exprès, qu'il te veut voir courber ton dos, suffoquer à ses côtés. Se prouver qu'il a été un meilleur professeur que tu ne le disais. Tu ne pouvais pas refuser ses ordres de trop haut, presque craché du ciel, de cette langue de serpent. Condamnation, la tienne.

Ne te fichais-tu pas de mourir ? Pas aujourd'hui. Pas alors que la rage que tu avais fait couler sur Rabastan c'était endormie  et que, quelque part, Felix était parmi les mangemorts vous encerclant. Tu ne le voyais pas, tu ne voulais pas le voir. Condamnée à tuée, à mettre à mort. Tu te sentais toi-même sous imperium, même si ce n'était pas le cas. Effrayée, tentant de te convaincre qu'il y avait une issue alors que tout se préparait. Que Draco montait sur l'estrade, passant le maléfice qu'ils avaient mis en place. Tu n'étais pas prête à ça. Rabastan ne vous avait pas encore rejoins. Tu serrais ta baguette dans ta main, nerveuse, tu tremblais, tentant de le rendre imperceptible, mais avec difficulté. Tu étais une feuille déchiquetée, carbonisée au vent. Par sa faute.  Tu le cherchais, ton bourreau aux yeux bleus. Ne le voyant nul part. Tu avais encore le temps de te sauver, de filer à la salle de bain, d'avaler du savon magique, pour le vomir, être complètement malade et devoir te désister. Une solution simple ne t'obligeant pas à rejoindre les insurgés. Bonne idée, tu esquissais un mouvement vers l'arrière, te frappant au torse de ton geôlier, te figeant devant le regard inquisiteur de Rabastan Lestrange. Tu étais au pied du mur. Te reculant, t'éloignant de lui, le fuyant, montant sur cette putain d'estrade. Tu le sentais dans ton dos, partout, sur toi, t'étouffant, te pesant dessus. Ce n'était pas que lui, l'air, une fois  passé la barrière crépitante de magie noire. Tu te sentais affreusement mal, tu sentais que tu allais craquer. Il l'avait sa vengeance. Tu n'avais qu'envie de te mettre à genoux, supplier qu'on arrête tout. Tu fixais le vide. Et dire que hier tu avais cru croire aimer peut-être la vie. Mort. Ta mort, immense, nombreuse.  Tu ne regardais rien, ni personne. Tes yeux bruns derrière le masque, tes cheveux noués. Tu n'étais personne, tu n'étais plus rien. Tu attendais la sentence, comme une rebut.

« Rebut n°4789, rebut n°5894 et rebut n°7984, avancez. »  Ils montaient, comme des morts vivants, sur l'estrade. Tu en frissonnais, tu n'étais pas une mangemort. Trop faible. Trop fragile. Le rebut 5894 se posait devant toi. Les cheveux bruns couvrant ses yeux, sa peau quelque peu basané. Il avait déjà l'air mort, mais pas autant que toi. Tu pointais ta baguette sur lui, serrais tes dents, attendant le signal. Informulé, informulable. T'arrachant quelque chose du creux de toi-même. Ce n'était pas la première fois que tu tuais, mais ce n'était pas moins dévorant. L'Avada Kedavra frappa sa poitrine, le renversant le laissant sans vie. Un haut le coeur remontant dans ta gorge, croisant tes mains tremblantes. Tu te sentais affreusement mal, ta poitrine oppressée, ta tête comme fracassée, quelque part, des fantômes jouant avec les fils. Tu te sentais sombrer, de sombres idées, pensées, naissant alors, malgré toi, malgré tout. Ton souffle se raccourcissant alors qu'on passait au baiser du détraqueur, vous laissant un peu de répit. Combien de vie devrais-tu enlever encore ? À quoi ressemblerait ta cervelle après tout ses meurtres ; deviendrais-tu comme Lestrange ? Ton regard, malade, dément, souffrant, se posait sur lui. Un appel à l'aide, auquel il ne répondrait pas. Il te laisserait crever, toi aussi, sur la scène. Il ne ressentait rien, tu deviendrais pareille. Un inferi, ton pire cauchemar, tout juste bonne à tuer.
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MessageSujet: Re: [EVENT #4] end of an era   Mar 7 Juil 2015 - 11:29

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Décliné nom, prénom, sang, fonction, statut  – Cedrella Guenièvre Lestrange, sang pur, employée à la préparation des ventes aux enchères, élite, adhérente. Le tout répété je ne sais plus combien de fois, j’y croirais presque moi-même tant ces mots n’ont plus aucun sens pour moi. Connaissiez-vous l’existence des contrats – bien sûr. En avez-vous parlez à quelqu’un – non. En êtes-vous sur ? Parfaitement sur. Avez-vous usé de l’imperium sur des propriétaires afin que ceux-ci libèrent leurs rebuts ? Non. On vous a vu assez proches de ces déchets sorciers avez-vous mis en place un plan massif d’évasion- Non, je n’ai fait que mon travail. Avez-vous été sous l’emprise d’un autre sorcier-Non. Etes-vous en relation avec des insurgés – non.  Si j’avais eu l’occasion j’aurai fait répéter ce mot à ma baguette mais ils me l’ont prises et ne semblent pas souhaiter me la rendre tout de suite. Combien de fois me l’a-t-il demandé ? Combien de fois m’a-t-il menacé de lâcher les détraqueurs sur moi… Je suis épuisée de ces interrogatoires, las de tout cela… Azkaban se rapproche de moi et je suis démuni, la vérité serait encore plus douloureuse que le mensonge. Mon frère, mon père auraient pu eux même se charger de m’interroger… je doute en réalité qu’Aramis soit au courant, Rabastan en revanche… Il savait, j’en étais certaine et il n’avait pas osé montrer le bout de son nez durant un de mes interrogatoires, ni même ce matin-là lorsqu’on m’avait annoncé que je serais au première loge d’un spectacle qui « devrait me plaire » si j’en croyais les deux rafleurs qui m’escortaient. Une escorte, la bonne blague, j’étais surveillée, épiée, le moindre de mes gestes, de mes regards étaient observés à la recherche d’un quelconque signe qui prouverait ma culpabilité. J’étais face à l’estrade, face au peloton d’exécution, j’avais en pleine ligne de mire les rebuts que j’avais moi-même vendu quelques mois, années plus tôt. Mon regard se pose sur les mangemorts, malgré leurs masques j’en reconnais certains… Aramis près des cages, mon père, Draco, ma famille presque au grand complet… Le bourreau appelle les premières victimes, leurs numéros, je connais leurs noms, leurs prénoms, leurs dossiers. Chacun d’eux. Ma respiration s’accélère, je recule d’un pas, la baguette du rafleur s’enfonce dans mes cotes il me murmure un « profites du spectacle ma jolie ». Un éclair vert fuse, un second… ils tombent, morts. Mon regard bleu est glacé d’horreur. Au fond je suis aussi responsable qu’eux de ce massacre… nous aurions dû les libérer bien plus tôt, avant qu’il ne prenne l’envie au magister de commettre ce meurtre de masse. Comment le peuple peut-il encore croire aux mensonges qu’on raconte dans la presse… Les détraqueurs qu’on jette sur eux, les exécutions publiques, tout cela me révulsait, je voulais fuir, loin, choisir la lâcheté pour une fois. Mon regard se pose que les prochains de la liste qui avancent et tout d’un coup je vois Liam dans une cage… Mon cœur s’arrête, ma vue se trouble. Il fait partie de ceux qu’on va tuer pour l’exemple, s’il meurt, je meurs avec lui. Je cherche ma baguette dans ma robe de sorcier, l’emplacement est vide. Non loin de lui il y a June… Ou est Severus, il ne peut pas laisser faire cela. Ils ne peuvent pas tous m’abandonner le même jour... Je vacille mais on me retient, on me force à regarder ces créatures immonde ôter le dernier espoir de ces malheureux, ôter la vie. Je suis en enfer et j’y ai une place de choix.
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